CECI N’EST PAS UN ROMAN D’AMOUR de Axelle Moanda.

20180715_120140

 

[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]
Éditions Edistart – Collection « un autre moi »
Format broché ( 168 pages) : 15.00€
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 


 

Le résumé :

 

Ceci n’est pas un roman d’amour ? Pourtant Nadine aime son mari, Fabien aime son compagnon, Clémence aime ses parents, et Danyella aime sa meilleure amie ! Si ce n’est pas de l’amour, ça… Et puis, Isabelle et Gilles évoquent leur rencontre et leurs luttes communes contre les fantômes et les fantasmes ; quant à Olivia, elle ne cache rien de sa relation labyrinthique avec Anthony ! Si ce n’est pas un roman, ça… Alors, vraiment, ceci n’est pas un roman d’amour ?
Non, rien à voir. Il y est bien question d’amour, et ces histoires sont drôles, émouvantes, profondes, atypiques, riches, étonnantes…, mais vous ne trouverez dans ces pages ni amants maudits, ni happy ends. Plutôt un miroir des relations contemporaines, et une question : « Et vous, comment aimez-vous ? ».

 


 

Mon avis :
Effectivement ce roman n’est pas un roman d’amour. Enfin si, mais pas comme on s’y attend. Ce n’est pas le roman d’amour qui te fait vivre une passion chevaleresque, où tout y est beau et très beau et encore plus beau.

 

Axelle Moanda parle de l’amour de tous les jours. Celui qui s’éveille, celui qui s’épanouit, celui qui perdure, celui qui sera éternel. Elle parle de l’amour omniprésent dans les foyers. Le tien, le mien, le vôtre, le notre, le leur. Celui qui fait battre ou détruit notre cœur d’Homme.

 

Sous forme de témoignage (tout en restant une fiction), Axelle Moanda relate l’amour au sein d’un couple : homme/femme ; enfant/parent ; ami/ami ; petit enfant/grand parent ; fratrie … Séparément, le duo décrit sa vision de l’amour. Finalement ce qui est intéressant est de voir que la signification même de l’amour n’est pas unique. Il possède une palette d’aspects qui peuvent s’accorder un tant soit peu, s’équilibrer pour être en harmonie ou alors s’entrechoquer pour vibrer intensément et se déchirer. C’est en cela que ce court roman est exceptionnel : la démonstration que l’amour peut être unique dans touts les différences. Il n’est pas seulement l’amour avec un grand A, il peut s’écrire de maintes manières. Simple lecteur que tu es, tu es mis face à des aveux quelque peu incongrus. Certains sont beaux, magnifiques, déchirants, incompréhensibles, frustrants et douloureux. Axelle Moanda place son lecteur dans une position inconfortable de voyeurisme mais rien de malsain n’en ressort. Elle traite par deux fois du polyamour, de l’enfance, de l’amitié et de l’homosexualité. Tout autant de sujet actuel.
Ce récit littéraire est un petit bijou. Il n’y a pas de « il était une fois » pour terminer par « ils finirent heureux et eurent beaucoup d’enfant ». C’est la réalité, la vraie vie sans filtre, sans emphase, sans métaphore grandiloquente.
C’est pertinent et simplement juste ! A découvrir !

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Viviane
36 ans, mariée

 

Juan est un homme romantique, passionné…intense
Il l’a toujours été. Il tient cela de sa mère. Elle a du sang espagnol.
J’ai découvert très tôt cet aspect de sa personnalité. Quelque temps après notre rencontre, qui a lieu lors d’un vernissage. Ce soir-là nous avons parlé peinture, ri, bu beaucoup de champagne.
Il m’a proposé de me raccompagner, j’ai accepté après avoir fait quelques « recherches ». […]
Sa nature passionnée donnait une vigueur peu commune à notre relation. Juan était en outre très sûr de lui. Tout a été très vitre : fiançailles, mariage, installation dans son appartement. Tout cela en moins de deux ans. […]
Je n’ai presque plus de contacts avec mes amies d’avant. Enfin, si je peux considérer ces personnes ainsi. Comme Juan me l’a fait justement remarquer, c’était soit des pique-assiettes, soit des envieuses qui n’avaient de cesse de le faire des reproches.
Elle ont eu beaucoup de mal à accepter que j’arrête de travailler. Certaines m’ont même dit de faire attention, que mon mari cherchait à me mettre sous cloche. Quelle drôle d’idée, n’est-ce pas ?Tout ce qu’il fait, c’est prendre soin de moi et veiller à ce que je me consacre à ma passion. […]
Je vous l’ai dit, c’est un passionné. Ses emportements sont tout aussi intense que son repentir est sincère. Il me couvre de fleurs, de cadeaux, se confond en excuses, alors qu’il n’a rien fait de mal, le pauvre chéri. Et puis, ce n’est pas comme s’il me frappait.
[…]

 

Juan
39 ans, marié avec Viviane

 

Je remercie le ciel chaque jour qui passe de m’avoir donné une femme qui soit un tel modèle de perfection. Jamais elle ne se relâche ; enfin, ça lui est arrivé à la suite d’un traitement médical. Il n’a suffi que d’une remarque pour qu’elle se mette au régime ! Elle est toujours bien mise, elle va à l’institut de beauté se faire masser, coiffer, maquiller, elle sent toujours bon, elle fait du sport, cuisine divinement bien, peut aussi bien vous parler d’art que d’économie. Je vous le dis, c’est un modèle de perfection que je me dois d’égaler autant que faire se peut, tous les jours, même le dimanche. […]
Je vous jure Viviane, Miss perfection. Miss je-vous-fais-un-soufflé-comme-les-poules-pondent, capable d’écrire un livre de recette, le seul soir où je lui demande d’être fidèle à sa réputation, le seul soir où je lui demande de me soutenir, de m’aider, le seul soir où j’ai besoin qu’elle soit là pour moi, cette, cette, cette bécasse trouve le moyen de trop saler le plat ! Jai réussi à faire bonne figure pendant le dîner quand je voyais nos convives se resservir à boire, mais dès qu’ils sont partis j’ai explosé.
Je suis toujours là pour elle ! Toujours ! Je la couvre de bijoux, de vêtements de marque, je réponds et parfois même devance le moindre de ses désirs, je fais tout pour lui plaire, pour être à la hauteur de la femme qu’elle est, pour qu’elle soit fière de marcher à mes côtés, fière de porter mon nom, je la soutiens dans son projet de livre alors que j’en ai rien à fiche, mais quand il s’agit de mon avenir, de mon futur, y a plus personne hein ! Elle est là pour dépenser la tune, mais quand il faut la gagner, madame est dans ses livre ! Putain !
Veuillez m’excuser. Je me suis emporté.
Mon côté espagnol.
pages 89 à 96

 

 


 

 

Je remercie Gwendoline Rousseau qui, lors d’une rencontre furtive, m’a accordé sa confiance.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Edistart, pour tout savoir !

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s