ESPERLUETTE de Anne Vantal.


Cette lettre à Jordan, elle a brusquement éprouvé le besoin de l’écrire, après être retournée par hasard sur le « lieu du crime ». Une lettre pour parler d’elle, de lui, de leur passé. Il lui aura fallu des années pour trouver les mots de leur histoire, celle de gamins inséparables complices des mauvais coups, devenus lui petit escroc pervers et elle lâche aventurière. Jusqu’au funeste épilogue… Comment se pardonner, se racheter ?

 
Un symbole et une éternité de remords. Comme un point final, cette lettre livre des mots de joie, des mots d’amitiés, des mots de toujours où tel un serment terrifiant, ils rappellent sans cesse cette chute dans le néant.
Des mots tus, des mots silencieux, des mots épouvantés, des mots d’admiration, des mots paralysés, des mots paralysants. Exercice éprouvant tel un exorcisme pour ne pas effacer le passé mais l’accepter étant une partie entière d’elle.

 

Des mots plus grands que les yeux et le ventre, des mots éternels, des mots suppliants refaisant le monde « et si… »

 

Anne Vantal explore le temps de l’insouciance où les jeunes adultes deviennent les roi du monde. Un monde où la débrouillardise est synonyme de larcin.

 

Un récit court mais fort émouvant. Un récit percutant. Un récit qui sonne comme une vérité implacable. Un récit exutoire où les mots s’écoulent tels des larmes salvatrices. Une lettre puissante reliant le passé & et le présent pour un avenir meilleur où le bonheur aurait sa place.

 

Une lecture que j’ai beaucoup apprécié malgré son format assez court. Une lecture qui enserre vivement le cœur. Une plume fluide où les mots judicieux choisis insuffle peu à peu la peur qui se dévoile grâce à un coup de point magistral.

 

Tu m’as serrée dans tes bras, tu étais tout content de me voir accepter. Je n’ai pas songé à demander pourquoi  tu n’entraînais pas Greg dans cette histoire. Peut-être préférais-tu une fille pour une opération de ce genre, ou bien tu avais peur que Greg ne se moque de toi, après, parce que tu avais fréquenté un homo, je ne sais pas, je n’ai jamais su, je n’ai jamais plus eu l’occasion de te poser de questions.
 
Une chronique de #Esméralda

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