DJANGO MAIN DE FEU de Efa et Rubio.


Django Reinhardt est une légende. Mais Django ? « celui qui réveille » ? est aussi né deux fois. Une première fois dans la neige, durant l’hiver 1910 dans une famille de nomades stationnée à Liberchies, en Belgique. La seconde à Saint-Ouen, près de Paris, à l’automne 1928, quand l’incendie de sa caravane lui mutila la main gauche.
Le scénariste Salva Rubio et le dessinateur Efa avaient déjà signé ensemble un remarquable biopic sur Monet en 2017, rendant hommage à l’obsession du peintre pour la lumière. De même, ce biopic consacré à la jeunesse du musicien prodige met en scène la passion et l’obstination de celui qui s’est toujours considéré comme le plus grand guitariste du monde. Dans ce récit-partition, en découpant les cases comme des accords, le dessinateur anime la romance d’une vie en vibrations aquarellées pour mieux accompagner le cheminement musical et technique de l’inventeur du jazz manouche. De la musette au jazz, du violon au banjo puis à la guitare, la destinée de Django est celle de sa main de feu, habitée par le « duende » qui brûle dans l’âme du musicien manouche. Celle d’un miraculé qui renaît de ses cendres, plus éblouissant que jamais. Musique !

 
Django Reinhardt est une légende. Celle qui se murmure au coin de feu, celle qui s’écoute au son des guitares, celle qui illumine tout un peuple. Une légende qui vogue au grès des vents éternels.
Si nous connaissons la figure emblématique du jazz manouche, son enfance, celle qui a façonné l’homme, est plus discrète. Une enfance sur les routes à voguer de villes en villes où spectacles et autres joyeuseries remplissent les ventres. Roulottes brinquebalantes et un amour pour la liberté suffissent à simplement vivre. Django grandit et son amour pour la musique devient plus impérieux. Le violon ne le suffisant plus, il veut à tout prix un banjo qui lui est refusé. Django, garçon turbulent et les idées bien en tête, joue les perturbateurs au grand dam de sa mère. Il se révolte peu à peu. Sa mère décide alors de lui offrir ce banjo qui calme les tensions. Il revit et très vite devient un musicien hors norme. S’ensuit ensuite de nombreuses  péripéties dont le plus grave sera l’incendie de sa roulotte où il perd l’usage quasi complète de sa main gauche. Mais Django est un homme têtu et acharné, il n’abandonnera jamais la musique.

 

Salva Rubio décrit avec malice et parfois espièglerie, la vie d’un enfant atypique qui fera fi de toutes les difficultés dressés sur son chemin. Un scénario qui retrace les moments clés d’une vie qui se révélera hors norme. De cases en cases, la musique en fond sonore, Rubio lève le brouillard sur ce petit homme devenu grand. Sublimée par le pinceau de Efa, cette biographie est vraiment magique et magnifique. Sans outre passer les éléments et les documents de recherche, le duo d’artistes a su mettre en exergue les moindres détails.

 

DJANGO MAIN DE FEU est une de ces biographie graphiques qui font voyager avec aisance et curiosité les lecteurs dans la vie d’un homme en devenir.

 

Une chronique de #Esméralda
Source dupuis.com

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