TURBULENCES de David Szalay


Douze vols, douze voyageurs en transit à travers la planète, douze destins individuels liés les uns aux autres. Après Ce qu’est l’homme, finaliste du Man Booker Prize, l’écrivain britannique David Szalay nous emmène aux quatre coins du monde, explorant ce lieu de passage par excellence qu’est l’aéroport. De Londres à Madrid, de Dakar à São Paolo, à Toronto et à Doha, ce sont des fragments d’existence qui tissent le récit pour finalement se rejoindre.
Avec une impressionnante économie de moyens et une grande subtilité, Szalay en saisit l’essence, captant chez chacun de ces êtres, en suspens à des milliers de mètres d’altitude, les zones de turbulences auxquelles la vie les expose.
En offrant une vision panoramique en perpétuel mouvement, Turbulences esquisse un portrait de l’humanité en temps de crise, et nous interroge sur notre place et notre rapport aux autres dans ce vaste réseau interconnecté qu’est le monde d’aujourd’hui.
Traduit de l’anglais par Etienne Gomez.

 
TURBULENCES est à mes yeux un de ces romans que je range dans la catégorie hors du commun. Il vous scotche sans que vous vous en rendiez compte. Sa compagnie se révèle autant de l’éphémère qu’il vous laisse cet étrange sentiment qu’il a touché une partie de vous.

Tout commence à Londres et tout se termine à Londres. 12 vies, 12 hommes et femmes liés par ce lien invisible où rencontres inopinés, discussions succinctes, regards forment les chaînons d’un grand ensemble.

David Szalay se contente d’exprimer l’essentiel, ne rentrant pas dans des descriptions qui pourraient alourdir le rythme. Justement le rythme est important, miroir de ces relations passagères, introduisant rapidement une nouvelle situation, dans un nouveau aéroport, un nouveau pays avec ces coutumes et ces us. L’essentiel au delà des mots, se trouvent dans les gestes, les attitudes, les réactions innées qui peuvent être violentes, doucereuses.

TURBULENCES est comme un diaporama de ces instants volés, riches, croisés, intenses. Des clichés, des photos instantanées qui pourraient couvrir un mur entier. Il y ce quelque chose de majestueux, d’impénétrable et de merveilleux.

Une boucle bouclée qui ne devait se jouer qu’une seule fois. Aussi vaste le monde soit-il, ces liens ont su transcender l’espace et se l’approprier. Il y a ce quelque chose de magique dans le roman de David Szalay, ce quelque chose qui est lié à l’infinité de possibilités de communions intrinsèques. Je me suis sentie moins seule. Un vaste champs où l’avion serait le moteur improbable d’histoires exceptionnelles.

Amour, amitié, reconnaissance, fraternité, colère, tout autant de turbulences qui dans le désordre le plus total forme une histoire magnifique.
 
A découvrir absolument !

Une chronique de #Esméralda

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