LA PRISONNIÈRE DU DIABLE de Mireille Calmel.


Mai 1494, en Égypte. Une roue de pierre tourne, gardée par un ordre secret. Lorsqu’elle s’arrête, le nom de celui qui doit mourir apparaît sur la tranche. Celui dont le diable s’est emparé et qui sera exécuté par l’Ordre. La volonté de Dieu…
Juin 1494, à Utelle, sur les hauteurs de Nice. Hersande règne sur le sanctuaire de Notre-Dame. Elle reçoit enfin le billet délivré par la roue. Mais lorsqu’elle lit le message, elle vacille. Jamais ce nom n’aurait dû apparaître…
Quand vengeance et sorcellerie s’entremêlent, seules demeurent la force et la passion.

Mireille Calmel est sans contexte une des auteures françaises dont nous attendons les sorties avec patience et envie. J’ai toujours un train de retard sur ses parutions, mais c’est pour mieux les savourer. LA PRISONNIERE DU DIABLE est sensiblement différent de ses autres romans. Personnellement cela ne me dérange pas, j’adore quand les auteures s’essayent à autre chose.
Elle nous offre ici un thriller ésotérique dont je suis ravie d’avoir lu. Loin du roman historique où l’action prime en deçà, ce roman nous plonge dans le combat éternel et mystique des forces du Bien et du Mal. Sous couvert des confrontations entre Dieu et Satan, certains hommes et femmes deviennent les petites mains des deux puissances. Alors que Satan œuvre selon ses envies, Dieu suit un plan complexe au travers d’un ordre énigmatique qui depuis l’Egypte étend ses branches au monde.

 

Vésubie, région dans l’arrière pays niçois, Utelle, petit village, devient le théâtre de rebondissements tout aussi alarmant que déstabilisant. Myriam est une orpheline. Abandonnée le jour de sa naissance, recueillie par le prieur et confiée à Séverine, une bonne âme, Myriam n’a jamais manqué de rien. Au contraire elle est devenue une femme épanouie et heureuse. Au bras de Pascal, elle devient maman. Enceinte de leur troisième enfant, le sort s’acharne sur leur vie. Pascal, tailleur de pierre, est retrouvé sans vie, en bas de l’échafaudage. Le monde de Myriam s’écroule en un rien de temps. Malgré la générosité des villageois et leur peine, Myriam doit faire face aux exigences du Baron également endeuillé. En parallèle, au sanctuaire de Notre-Dame, il est reçu une étrange visiteuse, porteuse d’une missive ténébreuse. Hersande, la mère supérieure, devra se plier à cette exigence qui n’a aucun sens. Qui aurait pu prédire que l’avenir du monde se jouerait, ici, à Utelle, un joli village paisible ?

 

Après une mise en place de l’intrigue, du décor et des personnages qui est quelque peu longue, l’histoire prend un tournant radical. Les éléments s’entrecroisent au fil des différents points de vue créant, ainsi, un suspense efficace. La part historique que nous aimons retrouver dans les romans de Mireille Calmel est moindre mais pas absent. La part ésotérique est quant à elle génératrice de rebondissements. Elle est loin d’être omniprésente, juste par touche, de quoi intriguer le lecteur. Mireille Calmel s’appuie sur ces légendes qui faisaient légion au XVe siècle notamment au sein de la communauté paysanne où les histoires rejoignent la fiction et le réel. J’ai beaucoup aimé cette ambiance calfeutrée dans laquelle évolue l’histoire. La tension monte crescendo jusqu’au point final. Un huit clos captivant où courage, force, abnégation, bienveillance doivent faire face à la désolation, l’enfer et le machiavélisme.

 

Une chronique de #Esméralda.

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