CARNAVAL, un roman de Hector Mathis.


Lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable, Sitam quitte tous ceux qui partageaient son existence. Quelques mois plus tard, conscient de son erreur, il cherche à retrouver sa compagne. Mais après de multiples tentatives infructueuses, il se résigne à mener une vie solitaire. Alors qu’il semble abandonner tout espoir, un coup de fil de son vieil ami Benji l’oblige à quitter Paris pour revenir dans sa banlieue natale : la grisâtre.
Un des leurs est mort. Il faut l’enterrer. Ce voyage en banlieue replonge Sitam dans le passé et son enfance. Ils étaient un groupe de copains qui ont grandi entre la déconne, les problèmes d’argent et une soif immodérée d’aventure. Sitam retrouve ses anciens compères, s’aperçoit de l ’attraction qu’exerce sur eux la banlieue et de la dureté de l’existence qui s’est imposée à eux…
Carnaval est la suite de K.O. mais il peut se lire sans avoir parcouru une seule ligne de ce premier roman. On retrouve, encore plus sûr, le style tout à fait musical, dansant, polyrythmique de l’auteur. Pourquoi Carnaval ? Pour la fête bien sûr, et pour le grand défilé des détraqués, incarnés par tous ces personnages hauts en couleur. Dans la célébration comme dans les enterrements, le rire frôle le désespoir.

Hector Mathis revient avec son nouveau roman qui ne peut vous laisser indifférent. Poète maudit talentueux, Hector Mathis nous porte au grès des pas qui martèlent le bitume, ceux qui rythment les vies, ceux qui s’ancrent pour l’éternité, ceux qui résonnent dans les cœurs des anges déchus.
Poète génial qui invoque les souvenirs, les tendres, les beaux, les pas beaux, les rigolos, les monstrueux fondateurs de vies qui s’étiolent sur la musique de la déchéance , bienheureuse et bienfaitrice de vies qui vont à vau-l’eau.

 

Poète qui sublime les mots et ces petits riens. Poète malheureux pris au tourment d’une vie en noir et blanc, gris confettis et serpentin, illusion affable et vorace de la petite mort.

 

Sitam, jeune héros, narrateur et pourfendeur d’un réalité banalisée, vulgarisée, chante sa vie au fil des souvenirs, dévore le bitume, « la grisâtre » avant qu’ils ne le prennent. Mort-vivant, la maladie, le désespoir, le deuil, Sitam, ombre de lui-même, s’épanche au son de ses pas douloureux, incompris. Il court, il rattrape la vie, la maudit, la vénère, la bannie, l’exècre. Il court vers le beau, le merveilleux, l’impromptu, l’incongru avant l’effondrement.

 

CARNAVAL est sans contexte un roman à découvrir de toute urgence. Impitoyablement insaisissable, bouleversant, cruellement beau, Hector Mathis subjugue, envoûte. Tableau monochrome où la joie et l’euphorie se contemplent au travers de réalités humaines au rythme endiablé d’une plume provocante, enjôleuse et rieuse.

 

Une chronique de #Esméralda

 


… Lien Kindle

… Le site des éditions Buchet Chastel

… Mon avis sur le premier roman d’Hector Mathis (clique sur l’image pour le découvrir).

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s