L’HOMME EST UN ANIMAL MALADE, un thriller de Clément Beaumond.


Assassiner un être humain sera ma résurrection. Il mourra pour que je puisse renaître. Le monde qui m’entoure ne me stimule plus. Ma vie est monotone, sans envie. Je suis vide de sentiment. Je n’arrive plus à ressentir le moindre plaisir, pas même les pulsions les plus charnelles.
Je suis en quête de ce qui pourrait me redonner le contrôle de mon corps, de mon esprit. Après toutes mes vaines tentatives, il en resterait bien une que je n’ai pas encore essayée, la plus immorale, la plus interdite : le meurtre. Posséder l’essence d’un être humain, lui enlever son âme, avoir entre mes mains le pouvoir de vie et de mort. Serais-je stimulé par mon acte d’homicide ? Mais comment s’y prendre pour assassiner quelqu’un ? Comment cacher le cadavre ? Comment ne pas se faire attraper ? C’est une recherche de la jouissance à travers le morbide. Je suis un ancien étudiant en criminologie qui a tout abandonné.
Pas à pas, je décompose mon entreprise, mon dessein. Je vous emmène dans mon voyage vers la mort.

Lu dans le cadre des Prix des étoiles Librinova, ce thriller semble ne plus être dans la course car entre temps il a été édité par une maison d’éditions. Je vais tout de même vous en parler.
Son malaise grandissant, le narrateur par à la recherche d’un remède qu’il lui permettra de savourer sa vie, son bonheur. Se renfermant peu à peu dans ses démons, il tente quelques expériences qui ne lui procurent aucun grand frisson. Ne plus ressentir le plaisir de la jouissance, les gestes charnels, le langoureux ballet des corps, devient pesant. Grand observateur, il décortique les faits et gestes des personnes qui l’entourent, que cela soit au travail ou à l’extérieur. Et puis un soir c’est la révélation, la grande, l’éblouissante. Donner la mort, le ressuscite. Revenant de la mort à la lumière, ainsi il bascule du côté obscur. Mais avant de commettre l’irréparable, il s’impose une préparation où rien ne doit lui échapper afin d’éviter la case prison.

 

Ce thriller se lit comme un journal intime. Ses pensées, ses doutes, ses questions, son mal être deviennent obsessionnels. Son parcours devient le purgatoire de ses pulsions. Mais très vite le retour de la médaille se fait sentir. L’atmosphère s’appesantit au fil des pages, s’obscurcit au fur et à mesure que l’acte ultime devient une réalité. J’ai trouvé ce thriller très intéressant. Notamment dans le déroulement du scénario qui tient parfaitement la route. Quelques redondances sont à déplorer et il m’a manqué une certaine fluidité dans l’enchaînement des pensées et des rebondissements. Un thriller qui se lit facilement dont malheureusement je n’ai pas accroché comme je l’aurais souhaité. Clément Beaumond a de la suite dans ses idées. Peut-être que la nouvelle version a été travaillé par la maison d’éditions mettant davantage en valeur ce thriller qui a tout pour plaire. Un thriller qui plonge le lecteur dans les abysses de l’âme humaine mettant en avant le côté animal de l’homme. Le côté réflexion du narrateur est à la fois choquant et surprenant.

 

A se laisser tenter sans aucun doute.

 

Une chronique de #Esméralda.

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