A TROP AIMER, un roman bouleversant de Alissa Wenz.


Elle le rencontre, et c’est un émerveillement. Tristan est un artiste génial qui transforme le rêve en réalité. À ses côtés, la vie devient une grande aire de jeux où l’on récite des poèmes en narguant les passants. Il ne ressemble à personne, mais cette différence a un prix. Le monde est trop étriqué pour lui qui ne supporte aucune règle.
Ses jours et ses nuits sont ponctués d’angoisses et de terreur. Seul l’amour semble pouvoir le sauver. Alors elle l’aime éperdument, un amour qui se donne corps et âme, capable de tout absorber, les humeurs de plus en plus sombres, de plus en plus violentes.
Jusqu’à quel point ? Au point de s’isoler pour ne plus entendre les insultes, au point de mentir à ses proches, au point de s’habituer à la peur ? Est-ce cela, aimer quelqu’un ?
Un premier roman d’une rare justesse sur l’emprise amoureuse.

Définition aimer :
  • 1.
    Éprouver de l’affection, de l’amitié, de la sympathie pour (qqn).
     
  • 2.
    Éprouver de l’amour, de la passion pour (qqn).
Quand on lit la définition de « aimer » dans le dictionnaire, ce verbe promet monts et merveilles, délices et passions. En aucun cas il est fait mention de la perversité de ce verbe, de ce qu’il induit, de ce qu’il réserve. Alissa Wenz aborde avec une infinie sagesse et un tact hors norme, la facette de l’amour destructeur, toxique.

 

Elle l’aime au premier regard, violemment, intensément. Une réciprocité digne des plus belles histoires de princesses. Un amour fort, puissant, prenant, ultime. Deux âmes, deux corps qui se rencontrent dans la multitude d’étincelles, celles qui créent le big-bang des émotions et des sentiments. Une valse conduite sur le même tempo. Un rythme charmant, passionnel où chaque geste, chaque mot sont une magie envoûtante. Un pas après l’autre, l’émerveillement constant. Lui photographe, elle chanteuse. Un monde d’artistes pour un monde d’artiste où les nuits s’étiolent aux rêves fous des amoureux. Et puis un jour un mot malvenu, un regard assassin, des cris, des mots plus forts attaquant l’âme, l’engrenage est en marche.

 

Elle se plie à ses volontés, à son humeur, à sa manière de vivre, à son rythme l’éloignant au final de tout son entourage. Les questions sans réponses fleurissent, l’impression d’être la seule responsable, les larmes qui deviennent des rivières, le sommeil qui fuit, l’obligation d’être absolument là, partout, de se plier à ses exigences pour éviter ses crises. Elle n’existe plus qu’au travers de ses états, de cette démesure, anéantissant le peu d’elle, le peu d’elle.

 

La maladie, comme excuse, la maladie qui empire mais n’excuse plus rien. Les corps qui s’aiment au cœur de cette violence abyssal, les âmes souffrantes, déchirées qui ne vivent plus.

 

Ce elle, ce il, c’est nous, c’est vous. C’est l’amour passionnel, destructeur. Celui qui devrait se vivre dans l’explosion de couleurs, s’engouffre dans le noir absolu. Un roman percutant, douloureux, mais si beau dans ces mots qui dissent tout et rien. Ces mots qui sonnent, qui martèlent les âmes comme un S.O.S qui sèment le chaos désespérant. Alissa Wenz signe un premier roman terriblement éprouvant. Une finesse perfide et sublime qui rend hommage à ses femmes qui on dit STOP et encourage celles à se poser des questions, à ouvrir les yeux et enfin à franchir le pas, le premier pas. Un roman incroyable qui fait mal et qui émerveille. Alissa Wenz rentre dans la cour des grands avec un premier roman cinglant.

 

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommandez ce roman Je pourrai vous en parler pendant des heures, mais je vais me contenter de ces quelques mots. Ouvrez-le, vous serez conquis !

 

Il vint. Il aima mes chansons. Il m’aima.
Il aima mes textes tissés de ratages sentimentaux, de tendresse voluptueuse, de volcans inassouvis.
Il aima mon engagement sur scène.
Le soir même, il m’envoya un message dans lequel il me disait à quel point le concert l’avait bouleversé, atteint. Une claque, pour ainsi dire. « Tu es violente, tu sais. »
Ces mots provoquèrent en moi des frissons sans égal, charnels, animaux.
Il n’y avait aucun doute : Tristan était violemment épris.
Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site des éditions Denoël

… mon avis sur un récit d’Alissa Wenz, clique sur la photo pour le découvrir.

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