GENTLEMIND, épisode 1 – un roman graphique de Diaz Canales, Valero et Lapone.


New-York, 1940. Navit, une jeune artiste désargentée, hérite d’un journal de charme quelque peu désuet : ‘Gentlemind’. Combative, intelligente et audacieuse, elle s’improvise patronne de presse et se lance le défi insensé d’en faire un magazine moderne. Hantée par le souvenir de son amant disparu sur le front en Europe, elle doit affronter la réalité d’une société américaine en plein âge d’or mais résolument machiste… Un récit profondément touchant, sur trois décennies, du rêve américain au féminin !

Gentlemind est sans contexte une merveilleuse découverte. Fresque sociale et féminine au cœur de l’Amérique des années 40, un entre deux âges où la femme tend à faire sa place dans un monde d’hommes.
Navit connaît l’amour dans les bras d’un artiste au cœur tourmenté. Muse adorée et vénérée, l’avenir avec lui semble serein. Elle intègre un cabaret et leur monde s’étiole. Il la quitte pour la guerre, elle le pleure. La vie continuant, elle se marie, la beauté aidant, à un bonhomme salace et égoïste. Un mariage où son intelligence est dénigrée. Puis le clap final retentit, la voici veuve, des tas de dettes, une ex-femme vorace et un petit journal pour homme en déclin. Elle veut absolument garder ce dernier et le remettre à flot. Une plongée dans un monde régit par les hommes et où elle se fera une place à la hauteur de ses talents.

 

Gentlemind est une très belle découverte. Navit est une femme incroyable. Sa force est un véritable atout dans un monde exclusivement masculin. Elle bouscule les codes tout en restant fidèle à elle même sans essayer de plaire à qui que ce soit. Une femme désarmante et attachante, cette figure féminine impose ses idées avec tact et conviction. Elle libère les paroles, reconnaît les talents, innove et met en lumière ces femmes bravant le quotidien . Actrice de l’évolution de la condition des femmes, Navit trouve enfin sa place au cœur d’une société patriarcale.  Diaz Canales et Valero proposent un scénario très intéressant et immersif dans la société américaine. Lapone le sublime avec un incroyable talent. Du noir, des couleurs, du mouvement pour des émotions en folie.

 

Une chronique de #Esméralda

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