AU COMMENCEMENT, IL Y EUT UNE FIN, un roman de Sophia Peignot.


Lorsque Léandro se réveille ce matin-là, elle a disparu. Elle s’est évaporée, comme si elle n’avait jamais existé.
Où est Lila ? Pourquoi est-elle partie ?
C’est en se lançant dans cette quête, dans cette tentative avide de comprendre l’impossible, que Léandro prendra le risque de se perdre.
Mais finalement, se perdre, n’est-ce pas parfois mieux se retrouver ?

Ce roman est une agréable surprise. Sophia Peignot nous transporte aux côtés d’un homme détruit par la vie. Léandro a une bonne situation. Avocat dans un cabinet renommé, il ne compte plus ses heures au détriment de sa vie maritale. Lisa a tout fait pour que son mari s’épanouisse dans sa carrière professionnelle.
Soirée, gala, toujours présente aux bras de son mari, elle a peu à peu sombré dans la solitude. Les amis qui sont devenus parents lui crèvent l’âme. La famille lui manque. S’effacer au profit de l’image de son mari l’a détruite. Léandro rentre tard, ses week-ends sont occupés à ses dossiers, les vacances il n’en prend plus, il ne la touche plus. Alors quand il se réveille ne sentant plus sa présence, il pense à une mauvaise blague. Les heures passent mais aucune nouvelle. La colère se fraie un chemin au point qu’il abandonne son travail pour retrouver la femme de sa vie. Ainsi débute une étrange aventure où rétrospective et questionnement parcheminent un chemin chaotique où l’absolue vérité sera sans équivoque cruelle.

 

Un roman moderne, dans l’heure du temps, ce temps chronophage qui anéantit, sans prêter gare, la vie simple où le bonheur s’étiole au lieu de s’épanouir. Un roman dans l’urgence au rythme soutenu où émotions et doutes accaparent le lecteur. Bien évidemment il est facile de s’approprier le personnage et de se poser personnellement la question « est ce que je lui ressemble ? ». L’auteur questionne avec subtilité la place que nous donnons aux priorités et à quelles priorités. Une vie simple mais foncièrement intense dans les moments de partage ou une vie bourlingué par les impératifs professionnels ? J’ai beaucoup aimé la construction de ce roman. L’intensité est omniprésente portée par une plume qui sans aucun doute plait. La thématique du roman est actuelle portée par un scénario original qui fonctionne très bien.

 

Une chronique de #Esméralda.

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