DU SEL DANS LES OREILLES – Journal de bord, un récit de Lia Capman.


Idylliques, les voiliers qui se dessinent à l’horizon comme autant de symboles de liberté? « Lever l’ancre » et « mettre les voiles », qui n’en a jamais rêvé? D’une plume malicieuse et piquante, trempée dans la Manche, la femme du capitaine malmène le journal de bord. En levant le voile sur les dessous de la plaisance, elle nous fait succomber à l’envoûtement des mers et des îles. Ce carnet de voyage d’un humour rafraîchissant a le vent en poupe et se lit d’un seul trait.

Les voiliers, c’est bien jolis mais de loin et tant qu’à faire depuis la terre ferme. Ma seule expérience s’est résumée à un sacré mal de mer pendant laquelle j’ai tant bien que mal dormi dans une espace cabine, pendant que maman faisait une crise d’angoisse et ma sœur et mon père cassaient la croûte. Je ne suis bien que sur le plancher des vaches !
Prendre la mer avec Lia Capmann et son capitaine relève d’une grande aventure. Bien arrimée à mon canapé (oufff !) j’ai apprécié de ne pas souffrir des mêmes maux que la femme du capitaine. Hissez haut matelot ! Et hauts les cœurs moussaillon ! Lia Capman nous délivre dans son journal de bord minutieusement tenu les déboires d’une aventure mais aussi les merveilleuses rencontres.

 

D’un humour bienveillant et parfois moqueur, la femme du capitaine égrène au fil des jours tous les petits détails qui ne vendent pas forcément du rêve. La liberté a un coût et elle se mérite. Traverser la Manche le long des côtes françaises est un périlleux voyage qui se gagne à force d’huile de coude, de peur et de sueur.

 

Pas de piraterie, quelques camaraderies mais le souvenir grandiose lorsque le point de chute apparaît salvateur et générateur de bonheur.

 

Filant au grès du vent favorable ou du moteur capricieux, l’horizon est un paradis. Les désagréments se désagrègent au fil des flots vaincus et des orages grogneurs.

 

Déconcertant, ce journal de bord offre du rêve dans une réalité parfois cauchemardesque. Balade oxygénante au grès des paysages merveilleux, bucoliques, romantiques, la femme et le capitaine vivent une expérience qui alimentera les soirées au coin du feu bien des années plus tard.

 

DU SEL DANS LES OREILLES est en quelque sorte un natur writing dédié à la mer. On s’y sent seul, en osmose avec les éléments, confiant, apeuré, paniqué, mais l’élan de liberté est bien là, au plus profond des tripes qui inlassablement fait battre le cœur.

 

Voyage exquis à découvrir !

 

Une chronique de #Esméralda

2 réflexions sur “DU SEL DANS LES OREILLES – Journal de bord, un récit de Lia Capman.

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