ÉCLATS/CICATRICES, une bande dessinée historique de Erik de Graaf.


Un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Esther et Victor, anciens amants, se retrouvent dans un cimetière. Ils ne se sont plus revus depuis l’invasion des Pays-Bas par les troupes hitlériennes. Tous deux sont marqués par les années de guerre qu’ils tentent, vaille que vaille, de se transmettre en mots.
Leurs récits, chargés en émotion, portent sur les choix – souvent impossibles – qu’ils ont dû faire, les êtres chers qu’ils ont perdus et, surtout, la bataille qu’ils ont menée avec leur conscience. Des amis proches ont en effet opté pour la résistance, d’autres pour le Front de l’Est. Sans oublier qu’Esther est Juive.
Éclats est la première partie de cette histoire sur la perte. Perte de l’innocence, des rêves, de la jeunesse et, bien sûr, de la liberté.
Cicatrices clôt le diptyque.
Le récit tout en subtilité d’Erik de Graaf illustre que le bien et le mal vivent chacun des zones grises, celles de la condition humaine.

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler de ce diptyque dans son ensemble et non individuellement. Direction le Pays-Bas, à l’aube de la seconde Guerre Mondiale. Pays neutre mais qui se voit rapidement en 1939 rentrer dans la guerre malgré lui. Envahi sans sommation par les Allemands, le Pays-Bas rend les armes rapidement. L’armée n’était pas préparé et surtout comptait sur sa neutralité.
Esther et Victor est un jeune couple. La guerre va rapidement les séparer. Victor rejoint les rangs de son armée dans un premier temps. Surveillant les points stratégiques, après la déroute de l’armée il rejoint sa famille. Si au cours de la première année les Allemands ont une position d’envahisseur calme, cela change du tout au tout. Les juifs sont enfermés alors que la résistance s’organise. Très vite un réseau voit le jour, alors que de plus en plus de néerlandais rejoints les Allemands, des traîtres.

 

Victor est un jeune homme insouciant rattrapé par la terrible réalité. Alors qu’Esther, elle doit faire face avec sa sœur à la perte de sa famille et au placement dans une nouvelle famille qui est sensée les protéger de l’holocauste. Les chemins d’Esther et de Victor se sépare tragiquement tandis que leurs amis paient le lourd tribut de la guerre.

 

A la fin de chaque bande dessinée, on découvre les coulisses et j’ai appris que Erik de Graaf retrace les souvenirs de sa famille, entre autre, tout au long de ses deux bandes dessinées. Un scénario chamboulant comme le sont les récits de la Seconde Guerre Mondiale axé sur les hommes et les femmes qui l’ont subie et qui ont dû faire des choix. Les thèmes abordés comme le souvenir, la liberté, la mort et la reconstruction sont explorés avec subtilité rendant les émotions touchantes. Les illustrations de Erik de Graaf sont atypiques, à la fois simples et complexes toutes en ligne et courbe. Des couleurs tendres et pastels conférant une atmosphère intimiste. Le récit alterne entre les passé et le présent. Un passé noir et un présent qui tente à revenir à la lumière. Ce diptyque est intéressant même si le sujet est connu et il peut l’être davantage pour les jeunes lecteurs, la bande dessinée me semble t’il étant davantage évocateur pour eux. J’ai beaucoup apprécié les carnets de lectures où l’auteur argumente ses choix d’approfondir tels ou tels éléments. J’ai également apprécié le style des illustrations original dans le style rétro.

 

Une belle découverte où j’ai appris un peu plus sur l’histoire du Pays-Bas au cours de cette période dont on ne doit rien oublier.

 

Une chronique de #Esméralda

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s