LES EPHEMERES, une romance de Lisa Calvi.


Lucie a tout pour être heureuse. Épouse et mère comblée, elle mène sa carrière de cheffe de cuisine d’une main de maître. Son quotidien est minutieusement orchestré, il n’y a pas de place pour l’imprévu, encore moins pour le lâcher-prise. Jusqu’au jour où elle rencontre Stan, cet artiste, plus jeune qu’elle, beau et audacieux, si épris de liberté.
Il réveille en elle des sensations qu’elle pensait éteintes. Lucie est irrémédiablement attirée par tout ce qu’il est, et résister à la tentation fait douloureusement voler en éclats ses convictions. Entre culpabilité et passion, jamais succomber n’aura été si difficile.

Lucie a toujours su qu’elle voudrait devenir cheffe et dès son plus jeune âge, elle va tout mettre en œuvre pour atteindre son rêve. Lucie aime le cadre rigide des cuisines, elle s’y sent à sa place. Elle aime bosser sous la tension. Mais ce qu’elle préfère est l’association des goûts pour former des plats mémorables.
Lucie a toujours bossé ne s’autorisant jamais des journées entières de farniente, de repos ou toutes autres futilités de son âge. Écoles, puis premiers postes et les heures s’enchaînent à une vitesse folle. Au milieu de ce rythme effréné, elle a su trouver l’amour et construire la famille dont elle a toujours voulu. Un mari qui la soutien et qui s’efface face à son métier prenant. Un mari toujours là pour l’épauler, la relever quand elle tombe, l’admirer dans ses projets. Leur petit garçon est le ciment de cette vie qui cours sans cesse. Lucie est une femme parfaitement accomplie. Généreuse, gentille, elle impressionne par ses talents et son enthousiasme sans faille. Une femme moderne et bien dans ses baskets. Et puis un jour sa vie bascule, l’annonce d’un décès prématuré d’un proche vient remettre insidieusement tout en question, même si elle n’en a pas rapidement conscience. Elle prend sous son aile son demi-frère qui sombre dans l’alcool et la drogue. Peu à peu, elle le remet à flot mais sa fragilité est bien trop présente pour le laisser seul dans les rues tentatrices de Paris. Elle décide alors de le suivre dans ses virées nocturnes pour veiller sur lui. Bars, pubs, clubs, soirées privées, Lucie tente de lâcher prise. Elle le rencontre, lors d’une ces soirées, beau comme un Dieu, Stan. Un peu plus jeune qu’elle, son aura l’attire irrésistiblement. Si irrévérencieuse, si libre, si sauvage, un esprit bohème dans le corps d’un athlète. La tentation est bien trop grande pour y résister indéfiniment. Lucie est face à un dilemme dont elle sait qu’elle ne s’en sortira jamais indemne. La passion, la folie, l’amour un cocktail explosif  dont les conséquences seront imprévisibles.

 

Il est toujours délicat de lire une romance sur l’infidélité, par ce qu’il s’agit vraiment de ça dans cette histoire. Personnellement cela m’a mise mal à l’aise et qu’il m’est difficile de comprendre que l’amour sincère n’est pas réserver à une seule et unique personne. C’est peut-être vieux jeux, c’est possible. Pourtant j’aurai tant voulu que cette romance me transporte au delà de mes convictions et valeurs. J’ai longtemps cherché un sens à cette histoire et je pense qu’il faut se focaliser sur cet amour puissant qui bouleverse tant de vies. J’ai dans un premier temps espéré que l’histoire allait se tourner vers le polyamour, mais il n’en est rien. La puissance des sentiments est tout autant destructive qu’envoûtante, charnelle que passionnante, éblouissante qu’agaçante. Une situation où le sentiment de malaise grimpe en flèche entre la moralité et la fidélité et cet amour dévorant.

 

Je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher au personnage de Lucie et à m’imprégner de son énergie. Je peux comprendre qu’elle soit dans une situation vraiment pas aisée. Son comportement est souvent paradoxal et ambivalent. L’atmosphère devient pesante au fil des chapitres. C’est asphyxiant, anxiogène, pas confortable du tout. Si l’auteure voulait nous faire ressentir cela, alors c’est le jackpot ! Mais voilà, pour ma part je ne suis pas du tout adepte de cela dans la romance. Le thème m’a dérangée et j’en conclus que la romance de Lisa Calvi n’était pas du tout faite pour moi. J’ai tout de même apprécié le dénouement dont je tiens à préciser est totalement choupinou. Et une mention spéciale pour la tata déjantée et le demi-frère trop gay !

 

Je ne peux que vous recommander cette lecture si le thème principal ne vous fait pas peur et que vous adorez ce genre de lecture. Vous serez sans aucun doute emporter par la plume de Lisa Calvi.

 

Une chronique de #Esméralda

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