L’AMANT DE LA SCALA, une romance historique de Marina Montemayer.


Milan, 1842
Propulsée dans les coulisses de la noblesse alors qu’elle n’est qu’une orpheline de basse extraction, Tecla ne pouvait espérer plus bel avenir : elle est désormais brodeuse dans un des ateliers de la Scala et doit confectionner les costumes de Nabucco, le premier opéra de Verdi ! Quand elle est sauvée des malfrats qui en voulaient à sa vertu par le séduisant et fantasque Hugo de Lys, sa vie bascule subitement. Son cœur ne bat désormais plus que pour le séduisant Français, un homme qui n’appartient hélas pas à son monde et qu’on lui révèle de surcroît être recherché par les autorités milanaises pour divers forfaits. 

Tecla orpheline a passé avec sœur, son enfance et sa jeunesse au sein d’un couvent où la rigueur était de mise. Elle n’était pas battue loin de là, elle devait apprendre les enseignements de bases, être et devenir une femme modèle, puis apprendre à broder. Milan, capitale de la broderie, les petites mains étaient réclamées par le monde. A sa majorité, elle quitte le couvent et retrouve sa sœur sortie un an plus tôt. Une nouvelle vie débute loin de la protection du couvent et de ses amies. Le jour même de sa sortie, elle rencontre sa future patronne. Un entretien au cours duquel elle fait fort impression notamment en démêlant une situation complexe avec une cliente du cabinet de broderie.
Une patronne ravie qui va la prendre rapidement sous son aile. Tecla cohabite avec sa sœur dans une chambre minuscule, louée à une femme acariâtre et mesquine. Tecla est troublée par la vie à l’extérieur du couvent. Bercée par ses lectures romanesques, ses premiers pas dans la ville la confrontent rapidement à la dangerosité. Prise en grippe par un commissaire obstiné, manipulateur et pourri jusque la moelle, Tecla a du mal à s’extirper d’entre ses griffes. Heureusement, la destinée lui permet de rencontrer des personnes généreuses qui vont l’extraire de cette mauvaise situation. Tecla évolue rapidement au sein du salon de broderie. Sa patronne n’hésite pas à lui confier d’autres tâches, notamment celle d’accueillir, de gérer les clientes et leurs commandes. L’entente entre les deux femmes est cordiale et bon enfant. Tecla se voit confier un projet titanesque consistant à retoucher d’anciens costumes de scènes pour le prochain opéra de Verdi à la Scala. Ainsi met elle un pied dans le monde de la bourgeoisie milanaise et rencontre l’énigmatique et charmant Hugo le Lys.

 

C’est la toute première fois que je lis une romance historique sur l’Italie et cela a été un pur ravissement. J’ai été éblouie par l’atmosphère à l’italienne, ces costumes, l’ambiance de la Scala, et puis ces personnages à la fois ubuesques, héroïques, scandaleux, timides et farouches. J’ai totalement été envoûtée par tous les détails, par le contexte historique, par la présence de ces grands personnages qui ont laissé leur marque dans la grande Histoire. L’auteure ne dépeint pas que la frénésie milanaise, elle évoque également les conditions difficiles des femmes et des injustices dont elles sont victimes. C’est une histoire romanesque où la passion et l’amour s’invitent et où l’action ajoute du piment. Effectivement on trouve un personnage mystérieux qui joue les robins de bois à la manière cape et d’épée ou James Bond. C’est à la fois inattendue dans ce genre d’histoire la rendant ainsi et dans une moindre mesure dangereuse. Je me suis attachée au personnage de Tecla qui vit une aventure extraordinaire à la manière de Cendrillon. Un joli conte à l’italienne qui m’a envoûtée. Les personnages secondaires ont également leurs petites histoires dans la grande apportant ainsi tout un panel de personnages du gentil au méchant. J’ai été tour à tour plongée dans les lumières chatoyantes de la Scala, des paysages et des tenues de ces dames. Je ne connaissais pas du tout cette auteure et je suis ravie de l’avoir découverte. J’ai beaucoup aimé sa manière d’introduire le lecteur dans ce monde atypique et surtout à Milan. J’ai adoré touts ces détails à la fois sur l’aspect historique et sur l’aspect sociétal. Je me laissera sans aucun doute séduire par les prochaines romances historiques de l’auteure.

 

Une chronique de #Esméralda

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