Jackie et Lee de Stéphanie des Horts

Biographie – Livre sorti le 26 février 2020
Editions Albin Michel

Ma note : 3/5 mention « étonnant »


Résumé : Deux sœurs. Un destin.
Américaines. Chic. Glamour. Deux sœurs intelligentes et belles. La première aura tout, la seconde en rêvera. La première épouse un président et s’érige en symbole. La seconde s’unit à un prince sans fortune et sans gloire.
Jackie et Lee Bouvier entrent dans la légende. Leurs amants s’appellent Gianni Agnelli ou Aristote Onassis. Elles fréquentent Cecil Beaton, Andy Warhol, Mick Jagger. Elles lancent les Hamptons, font vibrer Palm Beach. Sur la côte amalfitaine, Benno Graziani shoote à tout va pour Paris Match, c’est la dolce vita… Et soudain, le drame : Dallas, 22 novembre 1963.  Jackie va enfin faire profil bas, songe Lee. Elle se trompe, Jackie se prend pour le soleil et Lee marche dans l’ombre de son aînée.
De l’Inde de Nehru à la Ve avenue, du bal Noir et Blanc de Truman Capote aux pontons de Martha’s Vineyard, Jackie Kennedy et Lee Radziwill s’affrontent à coups de secrets inavouables, de serments bafoués et de testaments que l’on préférerait oublier.
Alors, les sœurs Bouvier, des filles infréquentables ou les dernières princesses de l’Amérique ? Après La Panthère, Pamela et Les Sœurs Livanos, Stéphanie des Horts nous entraîne au cœur du clan Kennedy, dans le secret d’une relation ambivalente, entre passions, orgueil et jalousie.


L’avis de #Lilie : Voilà un livre dont je n’avais pas du tout entendu parler au moment de sa sortie. Je l’ai découvert grâce à ma cousine et à notre défi lecture. Quand elle m’a proposé cette biographie, j’ai été enthousiasmée à l’idée d’en savoir plus sur une des icônes de l’Amérique. Honnêtement, ma vision de Jackie Kennedy, née Bouvier, était très loin de la réalité.

Nous faisons donc connaissance avec deux sœurs, les sœurs Bouvier, Jackie et Lee. Dès leur plus jeune âge, elles nouent une relation fusionnelle, marquée en même temps par un amour incommensurable et un besoin permanent de se comparer. Très sûres d’elles, aspirant toutes deux à un grand destin, elles vont se construire avec l’obsession de trouver la lumière et attirer tous les projecteurs sur elles…. quitte à faire du mal à l’autre.

Jackie est celle qui, il faut bien l’avouer, est passée à la postérité. First lady, son côté toujours pomponnée et femme forte a traversé les ans. Néanmoins, je ne m’attendais pas du tout à découvrir une femme aussi calculatrice, manipulatrice et aussi peu authentique. J’avais découvert un pan de la personnalité de John F.Kennedy grâce au roman uchronique de RJ Ellory intitulé « Le jour où Kennedy n’est pas mort« . A cette occasion, je m’étais rendue compte que le Président assassiné n’était pas un modèle de vertu ni l’homme parfait qu’il voulait laisser paraître. Mais concernant Jackie, même si je me doutais que c’était un « sacré bout de femme » pour accepter tous les écarts de son mari, je ne la voyais pas du tout comme ça, aussi froide et aussi peu authentique.
Concernant Lee, elle a toujours jalousé sa sœur qui avait, selon elle, cette capacité à attirer la lumière. Pourtant, elle est plus belle, plus féminine, mais cette rivalité va la consumer et l’entraîner vers de nombreux excès en tout genre. Prête à tout pour être dans la lumière, elle va en oublier d’être juste heureuse….

Ce qui m’a le plus surpris dans ce récit, c’est la faculté avec laquelle les deux femmes vont agir en cherchant non pas à être heureuse mais en calculant, en permanence, le ratio « coût/bénéfice » de leurs actes. Ainsi, elles vont passer leurs vies à être en recherche de notoriété et surtout, à essayer de faire mieux que l’autre. J’ai l’impression que Lee est complètement passée à côté de sa vie, cherchant à tout prix à faire sa place alors que sa sœur avançait avec une apparente sérénité. La plume de l’autrice est incisive, engagée et elle nous montre les facettes sombres de ces deux femmes qui ont marqué le XXème siècle. Je regrette néanmoins que de nombreux évènements soient traités de façon si rapides et que les chapitres ressemblent plus à une accumulation d’anecdotes ou de moments donnés qu’à un récit linéaire. La temporalité m’a vraiment manqué et j’avoue avoir parfois été un peu perdue, par moment.

Pour conclure, « Jackie et Lee » est un portrait au vitriol de deux sœurs qui avaient tout pour être heureuses et qui, tel Icare voulant approcher le soleil, se sont brûlées les ailes et n’ont pas eu la vie qu’elles auraient pu avoir.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Albin Michel

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