LES ÂGES PERDUS, tome 1 : Le fort des Landes, une bande dessinée de Le Gris et Poli.


À la veille de l’An Mil, le feu du ciel se déchaîne sur la Terre et la plonge dans une nuit éternelle. Les villes sont rayées de la carte. Les humains se réfugient dans des grottes. Le temps de l’Obscure est venu…
Quelques milliers d’années plus tard, tandis que le soleil est réapparu, la vie reprend enfin ses droits. Mais les savoirs anciens ont disparu. Pour survivre, des clans nomades se forment et se partagent les territoires et les ressources selon des règles établies.
Un homme, Primus, a trouvé le moyen de faire pousser une plante, l’engrain. Sa découverte permettrait aux siens de ne plus jamais connaître la faim. Mais elle remet en cause la coutume et le pouvoir des autres clans…
À la mort de Primus, il appartient à sa fille, Elaìne de Moòr, de prendre en main le destin de son peuple et de le préserver de la destruction.

La bande dessinée s’ouvre une scène d’une quiétude parfaite. Un moine, l’abbaye de Cluny, absorbé par son travail de transcription. C’est un 31 décembre de l’an 999. Une journée annoncée comme la dernière du monde. L’apocalypse se déchaîne. Des boules de feu détruisent tout, anéantissant une civilisation entière et plongeant le monde dans les ténèbres les plus profondes. Des hommes et des femmes survivent, se retranchant dans des grottes. Perdus dans la nuit, les décennies et des siècles défilent. Alors quand la lumière apparaît c’est un univers hostile qui se révèle.
Des clans se forment et des forts surgissent, lieux de sécurité propice à la chasse et au repos. En route pour le fort des Landes, Primus accompagné de sa fille, Elaine, et de guerriers aguerris, trahit le Conseil gérant les clans et les coutumes. Poussé par une seule et unique raison, découvrir que les semences ont germé et ainsi convaincre que la faim ne sera plus un problème pour tous les clans. Mais rien ne se passe comme convenu, le fort est saccagé et les morts s’amoncellent. Il est temps pour Elaine et les deux guerriers survivants de tenir leur promesse et de rejoindre les terres du Sud. Une longue marche les attends et les dangers guettent leur passage.

 

J’ai de suite été séduite par la couverture. J’aime ce genre de bande dessinée qui navigue sur différents genres : anticipation, apocalyptique, dystopie, aventure. Je ne vous cache pas que je l’ai tout simplement dévorée. Des illustrations sombres où la finesse des traits force le contraste entre la brutalité et la beauté. Un univers hostile et glauque où les loups, les ours et autres animaux ne sont plus tels que nous les connaissons. Des coutumes qui collent parfaitement à l’image des personnages qui n’ont rien de rustres ou de barbares mais faits de violence quand ils se doivent de survivre. Elaine est une jeune femme consciente du danger qui règne dans son monde. Une guerrière aguerrie qui sait prendre des décisions cruciales, tel un chef de clan. Un scénario prenant qui laisse place à une aventure pittoresque. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère prenante et angoissante régnant tout au long de ces 56 pages. Une superbe mise en bouche qui laisse présager une suite à la hauteur de ce qui est promis.

 

A découvrir absolument.

 

Une chronique de #Esméralda

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