BÉLHAZAR un roman de Jérôme Chantreau.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Phébus

Lecture Babelio

Février 2013 : Bélhazar, un jeune homme sans histoire, décède lors d’un contrôle de police. Accident ? Bavure ? Suicide, comme l’avance le rapport officiel ? L’affaire en reste là. Passée sous silence, elle tombe dans l’oubli. Jusqu’à ce que Jérôme Chantreau décide de mener l’enquête. Professeur de français et de latin, il avait eu pour élève le jeune Bélhazar.
L’auteur se plonge dans le passé, interroge les souvenirs. Mais se heurte à la malédiction qui semble entourer ce drame. Que s’est-il vraiment passé ce soir d’hiver ? Et par-dessus tout, qui était Bélhazar ? Adolescent hypnotique ? Artiste précoce ? Dandy poète laissant derrière lui un jeu de piste digne d’Alice au pays des merveilles ?

 

Ma note : 3,5/5
Rentrée littéraire 2021
320 pages
Disponible en broché et en numérique

 


MON AVIS

Voici une lecture qui m’a échappé (un peu, beaucoup et passionnant). Il est évident pour moi dès les premières pages que Bélhazar sera à l’image d’une aventure éprouvante et hasardeuse.

 

Bélhazar n’aurait jamais dû exister. Mais par le plus bel des hasards et la générosité de la vie, il pointe le bout de son nez. Enfant unique, Bélhazar détonne dans le monde ultra étiqueté dans lequel nous vivons. Il est unique, rare. Un de ses enfants solaires qui émerveille. Bélhazar vit dans son monde où l’imagination, l’abstrait, ses manies de collectionner embellissent son univers. Bélhazar n’est pas un bon élève et se moque totalement de l’école. Son excentricité, son exubérance passionnent et envoûtent, illuminées par une aura magnétique.

 

Puis tel arrivé sur terre , il est reparti en un millième de seconde. Le temps d’un bang. Viens le temps de colère, du deuil et des souvenirs.

 

Jérôme Chantreau, un ancien professeur de Bélhazar, se décide de prouver qu’il ne s’est pas suicidé. Avec l’approbation des parents, il part à la rencontre de cet enfant extra-ordinaire et du jeune homme qu’il était devenu. La vie, la mort se confrontent, s’unissent dans ce ballet étrange où la vérité n’était, n’est, ne sera pas. Car la vie est un jeu auquel s’est adonné Bélhazar. Un jeu dont il avait conscience et dont il changeait les règles à sa convenance. Un jeu où mysticité et réalité se confondent.

 

Chantreau est obnubilé par la mort et les effets qu’elle apporte. Lui même confronté à cela (voir les autres romans), il définit son dernier roman comme la fin de sa trilogie sur la mort. La folie l’emporte souvent sur sa raison et se tourne vers la mysticité pour une explication rationnelle (quoique). Je pense que c’est à partir de ce point là que l’auteur m’a largué. Petit clin d’œil à Alice aux pays des Merveilles et à son lapin blanc. Je ne suis jamais contre ce genre d’apothéose grandiloquente, mais quand cela a un sens. Je me suis sentie étrangement bête de ne pas avoir pu entrer dans le même « délire ». L’auteur survole l’intimité de Bélhazar, alors qu’au contraire j’attendais davantage que de la subjectivité. Une fiction à partir d’un fait réel qui m’a décontenancée. J’ai toutefois apprécié la plume de l’auteur qui arrive à instiller un sentiment de peur et de mal être, de colère et de compassion.

 

Une lecture très mitigée pour moi, qui me laisse un arrière goût d’incompréhension. Je n’ai pas su tirer le meilleur d’une histoire qui à première vue s’avère être passionnante.

 

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