THIERRY AU PAYS DES SINGES, un roman graphique de Miroslav Weissmuler.

ROMAN GRAPHIQUE

Éditions Vedrana


Suite à un drame dont il n’est pas impossible qu’il soit le seul responsable, le jeune Thierry se voit contraint de quitter précipitamment son foyer. Sa fuite le conduira jusqu’à une fastueuse pension forestière, dirigée par l’aristocrate Beau Sire et abritant une compagnie de singuliers personnages.

Jusqu’où Thierry l’ingénu sera-t-il prêt à aller pour entrer dans les bonnes grâces de son hôte ? L’amitié que lui offre celui-ci est-elle vraiment sans feinte ? Et qui est donc ce mystérieux Ambassadeur, à la venue duquel tout le monde se prépare fébrilement ? Qui lira ce livre le saura.

 

Ma note : 4/5
2020
60 pages
Disponible au format broché.

 


MON AVIS

Voici un roman graphique très singulier qui a le mérite de rebondir sur de nombreuses réflexions.

 

Le jeune Thierry a passé toute sa jeune vie dans l’arrière-boutique d’une boulangerie. Garçon à tout faire et défait semble-t-il de toutes libertés, c’est lors d’une entrevue particulière et secrète qu’il aspire à une autre vie. Une explosion plus tard, le voici libre de choisir sa vie. Ses pas le portent vers le pays des singes au cœur d’un hôtel atypique tenu par Beau Sire. Ses occupants ne sont, entre autre, que des singes et des guenons qui s’entraînent tous les jours durant à une sorte de spectacle-cérémonie. Thierry apprécie l’endroit dont il découvre les secrets, de biens étranges secrets. Lorsque l’Ambassadeur fait l’honneur d’être là, c’est un tout autre monde qui se dévoile.

 

Fable satirique entre autre, ce roman graphique à la particularité de remuer les sens et les tripes. Je ne sais pas si le but est de faire réagir vivement le lecteur où de titiller sa sensibilité, mais il est clair qu’il est impossible de rester de marbre. Je vais « à tatillon » dans mes suppositions mais l’auteur aborde plusieurs thèmes anarchiquement : la liberté, l’appropriation d’un être, l’esclavage domestique, la condition féminine, l’homophobie, la découverte de soi et peut être bien d’autres. Le ton est tout à la fois léger et sérieux. Une plume au style implacable usant d’un langage soutenu. Les illustrations à l’encre de chine sont délicates, parfois cyniques et toujours dans ce ton unique. Leur présence parfait un roman entier, singulier et estomaquant.

 

 

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