DEMI-VIE, Tome 3 : Ravages, un roman ado de Magali Laurent.

DYSTOPIE

Tome 3/4

Éditions de Mortagne


Le sacrifice d’Ysia a engendré le chaos. Dans un monde à la dérive, l’amour peut rapidement mener à la haine. Le Perfecto est tombé, ce qui a plongé le Jardin dans l’anarchie. Conscient du danger qui plane sur certains de ses membres, le groupe de Citoyens dirigé par Sacha franchit le champ de force, dans l’espoir de trouver une vie meilleure à l’extérieur.
Mais cette existence est-elle seulement possible ? Semée de mort et de violence, leur route les conduit à un bâtiment inquiétant. Pour percer les mystères de cet endroit, Sacha et ses camarades doivent s’allier à des rebelles qui vivent dans la forêt avoisinante, des individus ayant résisté à la demi-vie imposée il y a de nombreuses années. Toutefois, les intentions du chef de ces Affranchis restent difficiles à cerner, et lui faire confiance pourrait être risqué. L’ordre établi par la Nouvelle Cité mondiale a engendré des ravages incommensurables que le groupe de Sacha veut fuir à tout prix. Mais une poignée de Citoyens perdus peut-elle vraiment donner naissance à un peuple libre ?

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2022
404 pages
Disponible au format broché et numérique

 

 


MON AVIS

Ce troisième tome aurait pu très bien être le dernier, mais comme le souligne l’auteure il y avait, encore, matière à explorer. Est ce que j’aurais aimé cette fin ? Je dois vous avouez franchement que non. Un fin bien trop idyllique, bien trop douce, bien trop lisse, bien trop évidente. Finalement cette fin ne correspondait pas à mon état d’esprit dans lequel j’ai été plongée tout au long de la lecture.

 

Ce troisième tome se veut totalement explosif et pas seulement. Magali Laurent explore avec une certaine aisance la condition humaine et ses limites. Le libre arbitre devient une arme fatale dans ce monde régit par une dictature obscurantiste. Au travers de tous ces rebondissements il y a cette idée de libre arbitre, de mesurer la conséquence des actes, de l’ignominie et de la barbarie. Que vaut une vie ? Que vaut une demi-vie ? Et en quel nom les libertés doivent être contrôlées, séquencées, limitées ?

 

Toujours au travers de ses personnages qui gagnent en maturité, Magali Laurent nous fait vivre une aventure au-delà de l’espérance, de la volonté, de l’esprit. Une saga qui ouvre le débat sur un hypothétique avenir où l’homme pourrait perdre sa place suprême, sur l’écologie, sur la capacité à admettre les défaillances humaines et sur les moyens mis en place pour une adéquation universelle.

 

 
En bref :
* Une saga où les rebondissements sont nombreux ;
* Une dystopie qui mène vers la réflexion ;
* Des personnages qui évoluent sans cesse en fonction de leurs valeurs, convictions et espérances ;
* La vie au centre d’une histoire captivante
* Le libre arbitre comme arme.
 
Dans l’ensemble j’aime beaucoup cette saga. J’en attends beaucoup du quatrième et dernier tome. A découvrir !

DARIUS GORE, un roman ado de Charles Mazarguil.

FANTASTIQUE

Éditions Slalom


Bienvenue en Enfer !
Darius Gore est un ado de 195 ans qui vit à Pandémonium, la capitale de l’Enfer. Héritier d’une grande famille de démons, il ne se sent pourtant pas à sa place… Il n’apprécie pas les combats à mort entre deux cours, ne s’amuse plus aux matchs de headball, rase les murs dans la rue pour éviter toute confrontation.
Alors qu’il essaie de se faire oublier, il assiste au coup d’État de Croatoan, le Grand Prêtre de la Faucheuse. Témoin gênant, Darius va devoir fuir s’il tient à ses trois cœurs. Mais où se cacher quand les neuf cercles de l’Enfer obéissent à la plus puissante des créatures démoniaques ? Une seule solution s’offre au jeune fugitif : la Terre !

 

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2022
247 pages
Disponible au format broché

 

 


MON AVIS

Il était une fois un démon prénommé Darius. Du haut de ces quelques 195 années, Darius est en pleine crise existentielle. Un coup de foudre pour la belle Lilith qui n’a d’yeux que pour un autre. Un père accro à l’alcool de fées noyant son chagrin chaque jour que Dieu fait. Bref sa vie ressemble au chaos et les lieux ne confèrent pas à une certaine harmonie démoniaque. Et puis un jour, au mauvais endroit au mauvais et sa vie bascule. Témoin de la prise de pouvoir du cruel Croatoan, sa présence dérange largement le nouveau dieu des enfers. Fuite précipitée, emprisonné, refuite, un détour par la maison familiale et une porte dérobée plus tard, le voici arrivé sur Terre où par un heureux hasard les morts vivants mettent une pagaille sans nom.

 

Darius Gore est un roman totalement génial. Un anti-héros qui ne trouve pas sa place, ami avec un zombie-génie, ses repères ne sont que quelques rêves fugaces et un miroir bien étrange. Lui, le si tranquille démon, se retrouve au milieu d’une aventure qu’il ne voulait pas. Pas après pas, il se découvre courageux et intrépide. Une nouvelle facette qui lui sied à merveille. Grace à ses nouveaux amis terriens qui n’ont pas froid aux yeux, un cousin vaillant et fonceur, un zombie ridiculement irrésistible, un ange pas si angélique, une Mort magnanime, une prophétie annonçant l’Armageddon (c’est pour maintenant), un méchant cruellement méchant, des sorcières très sorcières, Darius Gore va remuer les Enfers.

 

J’ai complétement craqué pour cette lecture ! Et puis cette couverture, elle en jette ! Et l’histoire dépote ! Qui n’a pas lu des histoires de ce genre ?! Charles Mazarguil modèle à sa manière déjantée, humoristique, un thème qui était quelque peu vieillot. Il met le feu en Enfer et c’est curieusement irrésistible et captivant. L’Armageddon revisité avec une pincée d’imagination, d’inventivité et le tout porté par une plume addictive.

 

En bref :
  • un anti-héros qui se cherche et qui se trouve
  • des rebondissements à la pelle
  • des personnages secondaires totalement hilarants et irrésistibles
  • un thème re-sculpté et totalement rock’n roll
  • une histoire entraînante
  • un monde haut en couleur

 

Pour un final juste poignant et frustrant.  Je voudrais tellement une suite !

 

Viens faire un tour en Enfer, tu vas juste de poiler et vivre une lecture sensationnelle. T’as compris je recommande chaudement !

 

SPHÈRE, un thriller de Florent Rigout.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions L’Alchimiste


Lieutenant au Service des violences domestiques, Franck Bassa est soudainement catapulté sur une affaire de meurtre, celui d’un physicien du SNOLAB, le célèbre Centre d’études sur les neutrinos.
Le flic retrouve vite ses vieux réflexes. Armé de méthodes peu conventionnelles, en proie à son passé et en quête de rédemption, il plonge dans cette enquête obscure.
 
Pourquoi avoir tué ce physicien ? Sur quoi portent réellement les recherches du SNOLAB ? Pourquoi des sbires d’une multinationale tentaculaire le pourchassent-ils ?
Et pourquoi un gamin se découvre-t-il subitement surdoué, écrivant sur les murs des équations dignes des plus grands mathématiciens du monde ?
Noyé au milieu de la Physique de l’Intelligence Artificielle, Franck Bassa s’enfonce dans la plus folle enquête de sa vie, prêt à tout pour découvrir le lien qui unit tous ces mystères.
Dans ses histoires, Florent Rigout explore le domaine de l’hypothèse, cet infime halo de brouillard à la frontière entre science et science-fiction, entre savoir et philosophie. De là, il espère poser humblement quelques mots sur l’inexpliqué et amener de l’eau au moulin des rêves.
« Sphère » est son troisième roman.

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
333 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Si le départ a été laborieux notamment quant la mise en place parfois hasardeuse, la suite a montré que ce thriller méritait un engouement exemplaire.

 

Bassa ancien du GIGN, remisé suite à une blessure invalidante, s’est exilé au Canada suite à une rupture amoureuse douloureuse. Après de long mois de déroute et d’addiction, Bassa se reprend en main, tant bien que mal, et devient lieutenant au service des violences domestiques. Malgré tout, il adore son boulot et ses méthodes quelque fois injustifiées sont à la hauteur des résultats. Son rêve absolu, entrer à la criminelle, mais ce service lui est obstinément refusé. Par un quelconque et heureux hasard, il se voit confier une affaire. Un meurtre dans un laboratoire scientifique, le SNOLAB. Avec son air bougon et pas franchement avenant, Bassa saute de joie. Très vite il retrouve les sensations oubliées et les réflexes d’antan. Mais Bassa est loin de clore cette affaire qui n’est qu’une ramification de quelque chose de beaucoup plus grand.

 

Ainsi Bassa se trouve projeter dans une enquête hors norme où les corps s’amoncellent et où la vie d’une adolescent est mis en péril. Mais il ne s’attendait certainement pas à affronter « la main de Dieu ».

 

Voici un thriller bien sympathique malgré un début décousu et répétitif. Bassa est un personnage charismatique, râleur, emmerdant, malgré tout attachant, têtu, brusque mais on ne peut lui enlever sa générosité et son empathie. Florent Rigout met en place son intrigue doucement. Il faut dire qu’elle évolue dans le monde scientifique. On peut compter sur Bassa pour vulgariser tout cet imbroglio de charabia inaccessible au commun des mortels. Bienvenue dans le monde ultra select de neutrino et de noosphère. L’intrigue s’intensifie et s’étoffe, et c’est là que le thriller devient intéressant. De nombreux rebondissements jalonnent le processus intellectuel indu à l’enquête. Et rapidement j’ai pu entrer dans cette histoire totalement dingue. Entre spiritisme, philosophie, réel et hypothèse, l’intrigue prend un chemin totalement inattendu. J’ai pu apprécier tout le développement au sein d’indices présageant le pire. J’ai adoré tout l’aspect scientifique qui est vulgarisé. Les quelques sauts dans le passé donnent une dimension spatio-temporel agréable malgré le peu d’approfondissement. L’action devient omniprésent conférant ainsi le rythme adéquat à ce très bon thriller qui je pense est le premier d’une saga (?).

 

En bref :
  • un monde hyper intéressant si vous n’avez pas peur des mathématiques et de la physique
  • un personnage totalement irrésistible
  • une intrigue laborieuse et qui tient en haleine
  • une réflexion intense quant aux conséquences sur l’utilisation abusive d’avancé technologique
  • une écriture incisive et accaparante
 
Une très belle découverte pour moi. J’ai passé un agréable moment et j’espère vivement qu’il y aura une suite aux aventures de Bassa.

 

A découvrir sans aucun doute. J’espère que vous l’apprécierez autant que moi.

LA PROMESSE DU DRAGON, un roman fantasy de Elin Bakker.

FANTASY JAPONAISE

Éditions Beta Publisher


Un dragon libéré Une servante sauvée Le chaos a été réveillé. Melinn sert le mystérieux ordre de Kashin. Enfermée dans leur temple depuis près de treize ans, la jeune femme vit dans la servitude et le renoncement. Toutefois, lorsque son extravagante maîtresse maîtresse décède au cours d’un rituel étrange, la vie de la jeune servante bascule. Elle devra être sacrifiée pour la ramener à la vie !
Pour échapper à son sort, Melinn décide de passer un pacte avec Aiko, un esprit retenu captif par l’ordre de Kashin depuis des décennies : sa vie contre sa liberté. Le marché est simple, mais les apparences sont trompeuses. Surtout lorsque l’esprit en question est voué à détruire le monde.

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2022
288 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Bienvenue dans un monde peuplé d’esprits, de dragons et de Yokai. Un monde mirifique, extraordinaire, mais surtout dangereux pour ceux qui n’écoutent pas les légendes.

 

Mellin est une jeune orpheline qui a été achetée à ses 13 ans par l’ordre Kashin. Un ordre pieux et intransigeant où les esclaves doivent obéir au doigt et à l’œil à toutes demandes de leurs maîtres et maîtresses. Mellin suit quotidiennement un rythme imposé par sa maîtresse. La force de son caractère s’est forgée jours après jours. Néanmoins, elle n’oublie pas la beauté du monde, la bonté et l’émerveillement. Alors que sa maîtresse décède dans des circonstances mystérieuses, Mellin doit faire face à un terrible choix, mourir pour permettre à sa maîtresse de revivre, ou passer un pacte avec l’esprit le plus craint et être libre. Sans remord, Mellin choisi la seconde option malgré la contrepartie, consistant à accompagner l’esprit dans un lieu tenu secret.

 

Ainsi débute la nouvelle vie de Mellin. Aventure, déboire, découverte deviennent son quotidien. Elle découvre un monde se soustrayant aux yeux de simples gens : des esprits, des yokais. Le monde qu’elle a découvert dans ses lectures existe bel et bien. Gentils, méchants, méfiance, jalousie, convoitise un monde des possibles aux mille couleurs. Mellin est rapidement à l’aise avec tout cela et son aisance va bien au-delà.

 

Pas à pas et au travers des multiples péripéties qu’ils vont rencontrer tout au long de cette quête, Mellin et Aiko, l’esprit, vont développer une certaine affection, respect et admiration.

 

Elin Bakker nous plonge dans un décor époustouflant et dans une histoire portée par deux anti-héros. Une lecture captivante, des personnages qui se dévoilent peu à peu et une prophétie qui nous tient en haleine tout du long. Une histoire haute en couleurs et dépaysante. Elin Bakker nous plonge dans le monde mythologique japonais au travers de son histoire. Des légendes, des mythes qui résonnent d’une façon admirable. Une très jolie approche de ce monde qui finalement, à part les mangas, est peu présente dans la littérature française. (Si vous avez des références je suis preneuse).

 

Un roman qui se dévore avec une facilité déconcertante. En fait, j’en veux encore !!!

 

En bref :
  • tu veux découvrir un monde atypique qui sort de l’ordinaire et qui n’est pas courant ;
  • Des personnages hyper attachants et trop mignon, même le méchant ! ;
  • Un monde peuplé de créatures originales ;
Alors fonce, ce roman est fait pour toi !

 

Et quand tu arriveras au final, n’oublie pas que seules les étoiles (et l’auteure) sont responsable de cette fin et de tes larmes qui couleront.

 

Une très très belle découverte !

L’HOMME SANS FIL, un roman d’Alissa Wenz.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Denoël


« S’amarrer dans des villes inconnues, ne pas savoir où il va dormir, voilà ce qu’il aime. L’exaltation du nouveau. C’est exactement ce qu’il ressent quand il entre dans des réseaux informatiques. Oui, c’est la même chose, se dit-il, c’est un acte de foi. […] Les journaux l’appellent ainsi : le hacker sans abri. »
En 2010, le jeune soldat Bradley Manning est accusé d’avoir divulgué des documents
classés secret-défense, révélant d’importantes bavures de l’armée américaine. Il risque alors la prison à perpétuité.
Qui se souvient aujourd’hui d’Adrian Lamo, l’homme qui l’a dénoncé ? Hacker hors pair, Adrian Lamo est une légende dans son domaine. Mais le génie adulé, l’insolent vagabond, s’isole progressivement. Happé par les univers parallèles dont il se fait l’architecte, Adrian Lamo s’extrait peu à peu de la vie. Il perd dangereusement le fil du réel, entraînant dans sa chute ceux qui l’admiraient.
Avec une grande finesse, Alissa Wenz explore la part sombre de notre humanité et compose le portrait saisissant d’un antihéros 2.0.

 

 

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Nouveauté 2022
272 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Inspiré de faits réels, L’HOMME SANS FIL reste un récit romancé qui a le mérite de voguer entre l’irréalité et la réalité, subterfuge saisissant et impitoyable.

 

Vous avez tous entendu cette affaire en 2010, même si en France elle n’a pas eu un retentissement exemplaire, aux États-Unis c’est la goutte qui a fait déborder le vase. Bradley Manning a vendu ou fourni des documents sécurisés à Wikileaks. Adrian Lamo est celui qui l’a dénoncé.

 

Ce récit narre la vie de cet homme hors-norme. Un homme vagabondant d’est en ouest, nord, sud. Les lieux insalubres sont son toit. Son sac à dos, sa vie. Son ordinateur l’ouverture sur un monde numérique. Son talent, hacker les grandes entreprises, mettre en lumière les failles et gracieusement les réparer. Adrian Lamo est un génie d’une honnêteté désarmante. Il améliore ce monde, il pointe du doigt les défaillances. Adrian est un homme complexe, insaisissable. Sa vision du monde est sans contexte atypique. Il le construit à sa manière, jouant avec l’illégalité. Le seul unique et faux pas le mène en enfer.

 

Alissa Wenz a le talent extraordinaire de narrer des histoires qui le sont tout autant. Captivée dans ma bulle, je lis avec une certaine frénésie, inquiétude et envie cette histoire qui n’en est une que parce qu’elle à été écrite. Se souvenir que ce n’est pas réel, qu’à moitié. Se plonger dans un univers unique, impénétrable, anonyme. Se dire que cet homme, malgré tout, est un homme bon qui a joué avec son erreur et s’est perdu dans les limbes d’un monde qui ne voulait plus de lui. Imaginer l’enfer, l’appréhender, le vivre et le chérir car il est le seul endroit où la vie semble paisible. Perception d’un monde où la trahison ne ressemble plus qu’à une certaine déchéance. Tomber sans jamais pouvoir se relever, juste cette envie de devenir enfin une personne, une seule personne et ne plus avoir à porter cette fichu casquette.

 

Un fil décousu, sensible, ténu. Un fil sans un homme, perdu, oublié, isolé. Un fil relié à l’ignominie. Un fil qui se casse dans cette chambre crasseuse, déshumanisée.

 

Portrait saisissant d’un homme simple et dont le bonheur ne tenait qu’au son des touches de son ordinateur. Un homme aux mille questions, aux mille angoisses mais dont le cœur débordait de générosité.

 

Immense coup de coup de cœur pour le nouveau roman d’Alissa Wenz que je t’invite vivement à découvrir !

DE L’OR DANS LES COLLINES, un roman de C. Pam Zhang.

LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

Western

Éditions Seuil – Collection Cadre Vert

Traduction de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude
#Babelio

Au crépuscule de la ruée vers l’or, deux sœurs traversent les États-Unis avec les restes de leur père et un fusil pour tout bagage…
Lucy et Sam, filles d’immigrants chinois, sont désormais orphelines.
Ma est partie depuis un moment, Ba vient de mourir dans la nuit. Les deux fillettes livrées à elles-mêmes entament alors un long périple au cœur d’une nature inhospitalière, peuplée d’individus agressifs et souvent racistes, à la recherche de l’endroit idéal pour enterrer leur père. L’une est raisonnable et avide de connaissances, l’autre arbore et assume une identité de garçon, refusant de se plier aux règles du monde. Très vite hors-la-loi dans un univers qui ne veut pas d’elles, Lucy et Sam vont se confronter au rêve amer de l’Ouest américain, portées par leur imaginaire où se mêlent tigres et bisons géants.
C Pam Zhang est née en 1990 à Beijing, en Chine, puis est arrivée aux États-Unis à l’âge de quatre ans. Elle a étudié à la Brown University, à Providence et à Cambridge. Ses nouvelles ont paru dans The New Yorker, The New York Times, McSweeney’s Quaterly, Best American Short Stories, entre autres. Son premier roman, De l’or dans les collines, a été nominé dans plus de dix prix littéraires aux États-Unis, dont le Booker Prize, et a déjà été traduit dans dix-sept pays.

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2022
336 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

C Pam Zhang nous entraîne au cœur d’un western complexe et multiculturel. Sam et Lucy sont les dignes héritières d’un passé houleux et tu. Façonnées par la vie sauvage et dure des contrées de l’ouest, à roulotte, sur une mule ou un cheval, dans des cabanes insalubres, elles se sont construites sur des légendes où le courage et la valeur de l’homme prédominent. Ba et Ma, mutiques sur leur origine, sur leurs passés respectifs, construisent la vie de leurs filles sur ces non-dits. Lucy est intelligente, belle. Sam est devenu par la force de la vie, un garçon manqué. Leurs vies prennent deux chemins différents. L’une veut de l’or, l’autre la reconnaissance.

 

Terres désolées, assoiffées, noires, sèches, rudes aux couleurs de l’or, celui tant cherché, convoité, source de toutes les violences commises par l’homme. Ces terres voient défiler ces deux sœurs décharnées à la recherche de la terre promise, du signe, qui leur permettra de mettre en terre leur père. Des pas, des milliers de pas, le ciel, le soleil sans pitié, le vent murmurant, témoins d’une agonie, d’une souffrance silencieuse. Une quête qui les portera au-delà de cette misérable errance. L’une découvrira la richesse du paraître l’autre celle laborieuse et dérobée.

 

Et tel un cercle vicieux va leurs vies emprisonnées par leurs choix et leurs passés. Un lourd héritage silencieux trimballant l’oubli, le désœuvrement, l’égoïsme.

 

Ce roman m’a totalement déstabilisée notamment par sa construction et sa forme. L’écriture rude, franche, saccadée confère un style atypique. Mais au travers de cette rigueur, il y a cet amour camouflé, bienveillant qui s’est malheureusement perdu en route. J’ai adoré ces longues envolées où la nature est au cœur de la description. Cette longue lettre d’amour murmuré par le vent. Cette eau torrentielle aboutissant tout espoir. Cette terre brûlante discriminatoire aux reflets d’or. Et ce feu grondant dans les veines de ces jeunes filles.

 

Ce roman est vraiment grandiose.

QUEEN BEE, une romance de Gaïa Alexia.

ROMANCE CONTEMPORAINE

Éditions Hugo Roman Collection New Romance


Depuis quelques mois, Henri n’est plus que l’ombre de lui-même. Gendarme, il assure sans entrain ses gardes de nuit dans un petit village au nord de Paris, jusqu’à ce qu’une disparue ressurgisse dans sa vie avec perte et fracas.
 
Comment Joana Mancini a-t-elle pu être déclarée morte et enterrée des années plus tôt alors qu’elle se tient face à lui ? Et comment peut-elle être aussi irrésistiblement insupportable ?
Joana est bien vivante. Plus que ça, même. Elle est la reine des abeilles, cette instagrammeuse star, qui enchaîne placements de produits et soirées VIP, coupes de champagne et toasts au caviar. Si son sourire est toujours intact face à l’objectif, en off, la réalité est moins reluisante. Joana fuit : son passé, les problèmes, l’amour…

 

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2021
405 pages
Disponible au format numérique, broché et audio

 

 


MON AVIS

Queen Bee virevolte sur son nuage où le monde est bien joli, bien mignon. La reine picore ici et là, une photo par là, un placement de produits par-ci, la vie d’influenceuse est riche et vaste. Plus qu’on ne pourrait le croire. Le paraître doit être parfait et irréprochable. Seule compte le sourire et les yeux qui pétillent, ainsi sont comblées les abeilles. Joana gère sa vie du mieux qu’elle peut mais il se pourrait qu’elle soit vraiment dans la mouise. Mais chut, personne ne doit le savoir. Alors quand elle reçoit cette lettre l’informant de la disparation d’une être cher, c’est tout son monde qui s’étiole. Elle ne trouve rien de mieux que de noyer son chagrin dans l’alcool et de se rendre en taxi dans son village natal. Vraiment éméchée, sa course se poursuit dans un cimetière où sa haine déferle et rencontre une pierre tombale d’un autre monde, la sienne, et un gendarme plutôt sexy.

 

Lui, c’est Henri, sa vie est son enfer. Il n’est rien, seul ses amis sont devenus son point d’ancrage celui qui lui permet de ne pas sombrer. Engagé dans un foutu pacte depuis six mois, Henri avance tant bien que mal. Cette rencontre avec cette fille survoltée et agaçante va venir réchauffer son cœur.

 

Est-ce qu’une histoire est possible entre la reine des abeilles et un gendarme ? Seuls certains semblent y croire, les concernés ont vraiment la tête ailleurs !

 

Queen Bee est la première romance que je lis de Gaïa Alexia et je suis vraiment ravie de cette rencontre. Elle aborde avec générosité des thèmes comme la quête identitaire, le deuil, les relations toxiques, les relations filiales et l’image de soi. La plume de l’auteure est juste sublime et nous fais vivre une expérience de lecture inédite. J’aime lorsque les émotions transparaissent de cette manière avec franchise, frivolité et parfois exubérance. J’adore quand les personnages se découvrent, s’apprivoisent et mettent le temps nécessaire pour aller de l’avant. Les façades des personnages s’effritent lentement pour dévoiler sans fard le naturel. Et c’est totalement magnifique. Une romance slow burn explosive qui m’a totalement captivé. Mention spéciale pour les deux pépés qui n’en ratent pas une et qui rappellent que l’innocence est un don rare à préserver et à valoriser. Une romance qui dégage de la tendresse malgré les troubles-faits de la vie et qui concède de la place aux secondes chances. J’ai apprécié l’atmosphère champêtre. Même à la campagne il se passe des choses étonnantes, attrayantes et de ouf !

 

Une chouette romance où l’importance d’être soi-même est au cœur des émotions tumultueuses.

 

SEXY DEVIL, une romance de Sara June.

ROMANCE CONTEMPORAINE

Éditions Harlequin – Collection &H


Elle devait le haïr de toutes ses forces… mais elle le désire de tout son corps.
 
Cela fait maintenant plusieurs jours que Madison a été traînée de force dans ce bâtiment désaffecté, où elle est retenue prisonnière. Et, au-delà de ses repères, c’est son bon sens qu’elle commence à perdre. Car, depuis que Vince a posé les yeux sur elle, elle n’a plus qu’une envie : sentir sa peau contre la sienne…
Pourtant, c’est la dernière personne en qui elle devrait placer sa confiance. Il a beau être le seul parmi toutes ces brutes à se soucier de son bien-être, il reste avant tout le bras droit du boss de la Mano, l’organisation mafieuse qui l’a kidnappée.
Et fantasmer sur ses bras musclés ou sur le tatouage sombre qui recouvre ses épaules n’est pas la meilleure des idées. Surtout alors qu’elle a prévu de s’échapper et que, pour y arriver, elle ne doit en aucun cas regretter ce qu’elle laisse derrière elle…

 

Ma note : 4,5/5 mention « mon premier crush »
Nouveauté 2021
251 pages
Disponible uniquement au format numérique

 


MON AVIS

Premier coup de cœur de cette nouvelle année avec cette romance qui sérieusement a eu le mérite de me happer en un tour de main et me captiver tout au long de l’histoire.

 

Madison est orpheline depuis le décès de son père. Après avoir vendu tout un tas de choses pour éponger les dettes de son père, elle a pris un logement dans le Bronx. N’ayant pu finir ses études de médecine, elle survit tant bien que mal en travaillant dans un dispensaire. C’est un de ses soirs alors qu’elle rentrait qu’elle fut témoin d’un meurtre et qui lui valut son enlèvement par deux hommes. Quelque peu malmenée et brutalisée, elle apprend très vite qu’elle est aux mains de la Mano, l’une des plus dangereuses organisations mafieuses du pays. Malgré sa peur évidente, elle observe sans relâche dans le seul et unique but de s’échapper. Présentée au boss de la Mano et contre toute attente, elle se voit confier une drôle d’affectation : devenir le médecin de la branche. Entre crainte et émerveillement de devenir enfin médecin, Madison se pose tout un tas de questions. Le danger, la violence, les regards menaçants, les coups de feu, la menace du FBI, tout un tas d’élément qu’elle a du mal à digérer. Mais avoir son cabinet est un rêve absolu. Peu à peu elle trouve sa place dans le gang et se lie d’amitié avec une des filles, mais celui qui l’impressionne et qui la tétanise, c’est Vince, un des bras droit du boss.

 

Vince est un homme assez secret et surtout très directif. La violence s’inscrit sur ses traits mais sa manière de protéger Madison tend à repousser sa noirceur. Un homme a l’état brut qui se contente de peu. Partir à sa découverte, c’est explorer des terres sauvages où aucune règle règne.

 

Vince et Madison, c’est le feu qui rencontre l’eau. C’est explosif, magnétique, subjuguant.

 

Mais une limite ne doit pas être franchie. Celle de l’espoir !

 

Je découvre pour la première fois la plume de Sara June et je peux vous assurer que c’est un véritable délice. Les émotions, les sentiments sont d’une intensité incroyable. Elles te scotchent à ta tablette et tu n’as qu’une seule envie, c’est de savoir, d’avancer, de découvrir et de vivre cette aventure dans le vif. Entre romantic suspense et dark romance, Sara June nous plonge dans un monde où la violence est reine. Mais vous allez y croiser autre chose : l’envie, l’addiction, la passion, l’amitié, la découverte des sens. Une romance trépidante, vibrante et vivante. Bien que dès le départ j’avais compris ce qui allait immanquablement se passer, je me suis laissé porter par une histoire juste wow ! Je me suis régalée. Les personnages sont intéressants et attachants. La violence est là mais elle reste dans la limite du supportable. Bref j’ai vraiment kiffé, et cela faisait longtemps que je n’avais pas une romance de cet acabit.

 

Si t’aimes le danger et les romances qui chahutent pas mal, alors je ne peux que te dire de foncer !

 

NOËL DÉSASTREUX, MARIAGE HEUREUX, une romance de noël de Christelle Da Cruz.

ROMANCE CONTEMPORAINE

Éditions Harlequin – Collection &H Digital


Noël sera peut-être raté… mais au moins il sera pimenté !
Cat le savait : passer Noël dans les Pyrénées pour préparer le mariage de la mère de Maxime, son meilleur ami, promettait des vacances chaotiques. Son rôle de témoin l’occupe déjà à plein temps, et voilà qu’elle doit en plus garder les trois petits monstres de Maxime en attendant que ce dernier revienne de New York.
Mieux encore : elle est obligée de se coltiner Gaspard, l’un de ses amis, un mec coincé, rabat-joie et psychorigide. Et ça, c’est la goutte de lait qui fait déborder le chocolat chaud ! Le pire, c’est qu’elle arrive encore à le trouver canon avec son petit air de Lenny Kravitz. Après tout, quitte à passer un séjour en enfer, pourquoi ne pas en profiter pour apprécier la chute de son joli fessier sur les pistes de ski…

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
230 pages
Disponible uniquement au format numérique

 

 

MON AVIS

Cat est sans aucun doute une nana joviale qui ne rate aucune fête, qui croque la vie sans embarras, qui aime rigoler, rester en pyjama si le cœur lui en dit, dévorer des romans, en écrire. L’honnêteté prime et lui vaut parfois quelques coups de gueule. Bref, c’est une femme qui dépote qui a du caractère et du mordant. Malmenée pendant son enfance, elle voue un culte à celle de Maxime, son meilleur ami (et non pas plus si affinité),  dont les enfants ont une place particulière dans son cœur. Trois gnomes qu’elle adore autant qu’elle déteste. Pas d’amoureux à l’horizon, il faut dire que son charisme peut en refroidir quelques uns. Pas de chaussure à son pieds et elle s’en accommode parfaitement.

 

Ces vacances sont loin d’être de tout repos. La préparation du mariage de la mère de Maxime, s’occuper des enfants et devoir faire face à un homme aussi irrésistible qu’irascible, Cat et son impatience finissent par exploser. Gaspard est un homme de nature introvertie. Sa timidité l’embarrasse et le propulse dans des situations parfois rocambolesques.  Gaspard et Cat, ennemies to lovers, sont sans cesse entrain de se chercher des noises. Comme on dit « qui châtie aime bien ». Il aura fallu une panne en télésiège pour remettre les pendules à zéro.

 

Christelle Da Cruz signe une romance noël trépidante et totalement géniale. Un village dans les Pyrénées. De la neige à gogo. Des enfants exécrables mais attendrissants. Une grand-mère olé olé. Un sapin énorme. Des bonnets de noël hilarants. Une chute de ski épique. Et des sentiments à profusion qui ne savent pas encore leur signification. Christelle Da Cruz met le paquet et nous éblouit. Une histoire toute simple mais qui a le mérite de faire briller nos yeux, de nous faire rire, de nous attendrir. Elle aime jouer sur les apparences et les mots qui cachent finalement une toute autre réalité. Une romance qui se lit au coin du feu. J’ai adoré l’ambiance, ce petit jeu instillé par les protagonistes, les personnages secondaires qui détonnent. Cat dynamise l’ensemble alors que Gaspard fait office de catalyseur. J’adore leur punchline et leur manière de s’en approprier. Leurs persévérance est tout à leur honneur et leur résilience aussi.

 

Une romance qui se dévore avec envie 😉

GODS OF LOVE, une romance de Eugénie Dielens.

ROMANCE PARANORMALE

Éditions Hugo Poche – Collection New Romance (Fyctia)


Éros et l’amour, c’est une histoire qui dure. Cela fait des millénaires qu’il l’insuffle aux âmes meurtries et leur redonne goût à la vie, laissant des esprits soulagés dans son sillage. Il est fait pour ça, il est né pour ça. Ironiquement, ce sentiment lui est pourtant interdit.
Alors à force d’assister aux histoires des autres, c’est presque par nécessité qu’il vole au secours des cas les plus désespérés, pour leur apporter ce que lui ne pourra jamais vivre.
Lorsqu’il rencontre Kaléa, il sent qu’il pourra lui procurer l’aide dont elle a besoin: le cœur brisé, la jeune femme refuse farouchement de se laisser bercer par ses beaux mots et sa voix envoûtante. La faire de nouveau aimer devient un défi personnel qu’Éros est prêt à relever. Peu importe le prix.
Mais si, avant de vouloir guérir le cœur des autres, Éros devait avant tout apaiser le sien ?

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
381 pages
Disponible au format poche et numérique


MON AVIS

La couverture est terriblement irrésistible et le titre totalement aguicheur. Oui je sais parfois être totalement futile, mais souvent le cœur choisi pour moi et tous les ingrédients étaient réunis pour me donner envie de lire cette nouvelle romance chez Hugo Romans.

J’avoue ne pas avoir lu le résumé et quand j’ai débuté ma lecture, j’ai été surprise de tomber dans un univers fantastique. Eugénie Deliens nous plonge dans le monde des Dieux et des Déesse de l’Olympe. J’adore !!! Plus précisément, elle met en exergue les dieux de l’Amour qui sont sept et que l’on nomme les Érotes (Wikipédia te renseigne sur eux par ICI ). Notre monde moderne à généraliser le Dieu de l’Amour sous sa forme choupinette de Cupidon. Si nous connaissons Éros plus communément, ce n’est pas le cas des autres. Voici donc une famille complète qui a pour mission de répandre l’amour auprès d’une personne. Éros a choisi Kaléa et plus précisément son cœur dissonant.

Kaléa est une jeune femme au parcours terriblement triste. Sa vie s’est délitée rapidement et se remettre sur pied a été une terrible épreuve pour la jeune femme. Décoratrice intérieur est sa passion et son métier. Malgré les temps durs et la culpabilité la rongeant insidieusement, elle se doit de continuer. Pas après pas, accompagnée de sa meilleure amie et de son père, elle reprend goût à la vie. Mais elle ne se sentira jamais entièrement elle. En l’amour, elle n’y croit plus et s’accrocher à la vie est particulièrement difficile.

La cible d’Éros est un véritable mystère. Sa mission a quelque peu dérapé mais son entêtement lui permettra de découvrir l’impensable et de faire de sa vie éternelle une nouvelle aventure totalement inattendue.

Eugénie Dielens nous livre une magnifique romance où les secondes chances sont possibles. Ce côté fantastique (des dieux) est sans contexte un atout appréciable. Deux mondes inattendus qui se confrontent, se dévoilent et se découvrent. L’auteure ne s’approprie absolument pas du mythe mais le façonne d’une manière inopinée et surtout moderne. J’adore cette audace et je trouve le résultat très abouti. J’ai été très vite embarquée dans l’histoire de ce duo improbable qui côte à côte va découvrir le pouvoir des sentiments et des émotions. Il y a tout ce parcours de résilience et d’acceptation de chaque part qui est abordé avec humilité. Une histoire terriblement bouleversante. Mais les frères d’Éros sont là pour changer la donne et apporter ce côté de légèreté tout à fait appréciable. Une romance captivante qui se lie d’une traite. Les personnages sont attachants et totalement adorables. Une histoire percutante qui donne de l’espoir et ce n’est pas négligeable.

Un univers atypique porté par des personnages charismatiques et troublés par les aléas de la vie. Une ode aux secondes chances et porteuse d’espoir. Une lecture que je valide grandement !