SAC A DIABLE, tome 1 : La Bruja a disparu ! une bande dessinée de Cardona et Mayen.

FANTASTIQUE

Cédric Mayen (scénario) Sandra Cardona (illustrations)

Éditions DARGAUD


Enfer et damnation ! La Bruja, la sorcière la plus puissante de sa sororité, a disparu ! Elle venait juste de créer un élixir capable de changer la face du monde…
Norah, sa nièce, inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles, décide de se rendre à son domicile. Alors qu’elle entre dans la maison de sa tante,
elle interrompt sans le vouloir un rituel d’invocation du Prince des Ténèbres, enclenché par erreur par Barbouillard, l’un des démons familiers de La Bruja.
Catastrophe : voilà le Diable coupé en deux, bloqué dans un pentacle et condamné à rester sur Terre ! S’il veut récupérer ses jambes et son trône, il doit passer par les cinq démons qui gardent la porte des Enfers. Norah veut bien l’aider, à une condition : qu’il lui donne un coup de main – ou plutôt de griffe – pour retrouver sa tante.
Et voilà comment le Diable se retrouve dans le sac à dos d’une jeune fille d’aujourd’hui, situation fâcheuse pour un personnage aussi illustre que lui…
Prenez un zeste de sorcières, ajoutez une pincée de démons, assaisonnez le tout avec une bonne dose d’humour et vous obtiendrez Sac à Diable, un excellent élixir à consommer sans modération !

 

Ma note : 3,5/5
48 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

La Bruja est une sorcière redoutée et renommée. Dans son repaire loin de tout, elle passe son temps à créer des potions magiques et la dernière sera son chef d’œuvre. Une goutte de ci, une pincée de ça, une patte par ci et une herbe par là, une incantation et sa potion sera une pure merveille.

 

Balai en main, direction le ciel pour une destination secrète. C’est ainsi que la Bruja disparaît.

 

C’est sa nièce, Norah, inquiète qui découvre la maison de sa tante dans un état catastrophique. Les petits compagnons esseulés de la sorcière ont lancé un sort qui évidemment s’est mal terminé. C’est ainsi que surgit dans la vie de Norah un démon, plus précisément la moitié d’un démon.

 

Avec l’aide de ce dernier, Norah part à la recherche de La Bruja et une drôle d’aventure l’attend.

 

Une bande dessinée haute en couleurs et où l’action est omniprésente. Une histoire à laquelle j’ai eu du mal à m’accrocher. Un scénario alambiqué qui part un peu dans tous les sens. Le format numérique n’aidant pas je n’ai pas su apprécié à la hauteur. Le personnage de Norah est intéressant notamment du fait qu’elle n’ait pas de pouvoirs magiques. Le diable est un sacré farceur et manipulateur. Je ne suis pas arrivée à cerner les aboutissants de ce premier tome et encore moins le fils rouge de cette saga. Petite déception pour ce premier tome où je m’attendais à de la magie en effervescence.
 

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

LE SANCTUAIRE, un roman de Laurine Roux.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

LES ÉDITIONS DU SONNEUR

Collection : la grande collection

#68premièresfois


Le Sanctuaire : une zone montagneuse et isolée, dans laquelle une famille s’est réfugiée pour échapper à un virus transmis par les oiseaux et qui aurait balayé la quasi-totalité des humains. Le père y fait régner sa loi, chaque jour plus brutal et imprévisible.
Munie de son arc qui fait d’elle une chasseuse hors pair, Gemma, la plus jeune des deux filles, va peu à peu transgresser les limites du lieu. Mais ce sera pour tomber entre d’autres griffes : celles d’un vieil homme sauvage et menaçant, qui vit entouré de rapaces. Parmi eux, un aigle qui va fasciner l’enfant…
Dans Le Sanctuaire, ode à la nature souveraine, Laurine Roux confirme la singularité et l’universalité de sa voix.

 

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
160 pages
Disponible en numérique et broché
Sortie en aout 2020

 


MON AVIS

Niché au cœur des montagnes, leur sanctuaire est préservé de la désolation qui a dévasté le monde. A leurs pieds, tout n’est que mort et barbarie. Dans leur paradis préservé tout n’est que bonheur et souvenir lancinant d’une vie à jamais déchue. Gemma est née ici, dans cette maison sommaire faite de bric et de broc. Elle n’a rien connu de l’ancien monde et se laisse donc porter par l’autorité patriarcale. Sa vie se résume à diverses taches qui permettent de survivre et à la chasse dans laquelle elle excelle. Mais surtout elle ne doit jamais oublier que le mal vient dans haut par ces oiseaux de malheurs. Une cible qu’elle doit à tout prix atteindre, sans faiblir, sans se poser de questions.

 

Gemma est pourtant curieuse et ne semble plus se contenter des histoires de son père. Malgré tout tiraillée entre l’amour indéfectible qu’elle voue à son père et à sa loyauté et à son envie pressante et obsessionnelle de découvrir le ciel dont elle partira à sa rencontre lorsque le père sera parti à la conquête du monde dévasté.

 

Elle découvrira alors l’immensité et la beauté nichée dans les plumes. Ces oiseaux domestiqués par cet homme acariâtre, fou, obséquieux.

 

Ainsi tout fut remis en cause.

 

Laurine Roux signe un second roman totalement subjuguant et merveilleux. J’ai été captivée dès les premières pages, devenant ainsi spectatrice de cette famille unie au cœur de la survie imposée par un père un brin mégalo et surprotecteur. J’ai été avide et impatiente de découvrir le final. Cela aurait pu être une histoire banale, apocalyptique et dans l’ère du temps. Mais il aura fallu d’une seule et unique phrase pour transformer cette histoire en ce quelque chose de grandiose et de sublime. Voilà pourquoi mon cœur bat encore. Laurine Roux parle de la folie humaine avec douceur. Une intimité qui au départ se révèle chaleureuse mais qui au fil des pages devient douloureuse et violente. La nature a aussi une place importante et défie largement le rôle dévastateur que le père lui a assigné.

 

Un roman puissant où le libre arbitre malmené va tenter de se libérer à la force des ailes d’un aigle humanisé. Un rôle porté avec brio par la jeune Gemma qui a tout d’une héroïne lumineuse.

 

Une chronique de #Esméralda

OVER THE RAINBOW, un roman de Constance Joly.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Flammarion

#68premièresfois


Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes.


Over the Rainbow est le roman d’un amour lointain mais toujours fiévreux, l’amour d’une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d’être soi contre vents et marées.
Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
192 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

Constance Joly signe un récit romanesque tout aussi touchant que lumineux. Un vibrant hommage à liberté des mœurs, à ces hommes et femmes qui dès le début des années 70 osent s’affranchir des diktats d’une société normalisée et où justement le hors norme est systématiquement jugé.

 

Le récit se déroule entre le passé, le présent, des souvenirs celles de ce père, celle de cette petite fille maintenant adulte.

 

La vie virevolte, joyeuse , insouciante et merveilleuse dans le milieu bobo parisien. Une famille unie qui se désunie dans les larmes, l’incompréhension et collant cette fastidieuse étiquette de tromperie.

 

La vie continue chacun de leurs côtés et au milieu cette petite fille qui s’éveille dans ce monde plein d’interrogations.

 

La maladie d’abord cachée, se révèle destructrice emportant ce sentiment de désolation suprême et d’impuissance.

 

Constance Joly délivre un sublime message de tolérance et d’abnégation. La vie dans la mort, la mort dans la vie. Les remords, peut-être, l’espérance, certainement, mais surtout l’humilité transparaît de la plume de l’auteure.

 

Un roman puissant qui puisse sa force au cœur d’un amour puissant perdurant malgré tout les tracas tout au long de ces années inoubliables qui ont forgé la femme qu’elle est devenue.

 

Un roman qui se vit.

 

Une chronique de #Esméralda

TANT QU’IL RESTE DES ÎLES, un roman de Martin Dumont.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

ÉDITIONS LES AVRILS

#68premièresfois


Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l’île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S’impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l’odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé. Elle ouvre d’autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l’inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
240 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

Ouvrir le roman de Martin Dumont s’est faire preuve d’une certaine humilité. Une nudité fragile où les artifices ne sont pas tolérés. Une abnégation précieuse. C’est éprouver une timidité doucereuse et s’affranchir d’une certaine manière de ces liens façonnés par les générations et s’est surtout ouvrir grand les bras à cet avenir fougueux et terrifiant.

 

Léni a dans le sang son île. Son enfance, ce café, sa mère à présent malade, sa première histoire d’amour, sa petite fille, les amis, les embruns, le vent, les tempêtes, le soleil, les oiseaux, les bateaux … Les souvenirs sont tout autant ancrés dans la roche que dans son cœur. L’île bénie entre toutes. Celle qui façonne des hommes, des durs à cuire, des pêcheurs, ceux qui domptent la mer, ceux qui la vénèrent, ceux qui consacrent leur vie à ce monde unique. Une île n’est pas faite pour être reliée à la terre ferme. Le clan des pour, le clan des contre. Une dualité sauvageonne, une dualité perverse dans cet espace clos où tout le monde se connaît.

 

Un pont, entité diabolique ou porte du paradis ? Ce pont, objet d’une discorde, construction de l’homme, pleine de béton à l’allure majestueuse. Ce pont auteur de tant de discussion, passif dans ce décor sauvage, où la modernité est tout juste présente, reliant deux mondes à deux vitesses. Géant destructeur de la faune et de la flore. Géant non voulu empiétant peu à peu sur ce territoire protégé.

 

Léni raconte son histoire, son vécu, ses espoirs. Il ne prend aucune position. Fin observateur, il voit les hommes et les femmes de son île se battre contre les éléments naturels et industriels. Les hommes survivent à peine de la pêche, le tourisme n’est guère mieux et le chantier naval coule. La vie s’étiole, se meurt, et la rage s’enflamme.

 

J’ai été touchée par cette sensibilité qui s’égrène au fil des pages. Une émotion en filigrane qui s’intensifie et d’où il en dégage subtilement une beauté époustouflante. C’est avant tout un roman sur l’homme. Sur ses faiblesses et sur ses espoirs. Pudique et bluffant, Martin Dumont va vous faire aimer la mer et surtout l’île. J’ai refermé le roman avec ce sentiment d’apaisement intense et l’espoir que tout reste à faire et que rien n’est figé et surtout accepter de faire le deuil d’une vie connue pour accepter celle à venir.

 

Une magnifique lecture !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

LE MAL-ÉPRIS, un roman de Bénédicte Soymier.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

ÉDITIONS CALMANN LÉVY

#68premièresfois


« Ça lui ronge les tripes et le cerveau, plus fort que sa volonté – une hargne qui l’habite, une violence qui déferle tel un vent d’orage, puissante et incontrôlable. Il voudrait lâcher mais ne pense qu’à frapper. »
Paul est amer. Son travail est ennuyeux, il vit seul et envie la beauté des autres. Nourrie de ses blessures, sa rancune gonfle, se mue en rage. Contre le sort, contre l’amour, contre les femmes.
Par dépit, il jette son dévolu sur l’une de ses collègues. Angélique est vulnérable.
 
Ma note : 4/5
336 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021
Elle élève seule son petit garçon, tire le diable par la queue et traîne le souvenir d’une adolescence douloureuse.
Paul s’engouffre bientôt dans ses failles. Jusqu’au jour où tout bascule. Il explose.
Une radiographie percutante de la violence, à travers l’histoire d’un homme pris dans sa spirale et d’une femme qui tente d’y échapper.

MON AVIS

Voici un roman bien déroutant. Tant non pas par le sujet développé mais davantage par ce sentiment persistant et troublant qu’a laissé derrière lui ce personnage.

 

Très vite l’atmosphère se distille, insufflant cette oppression malsaine, peut-être nauséabonde, nous poussant à être le témoin involontaire et passif de cette vie délitée, macabre, douloureuse. Témoin de ses faux pas, de ses attentes idylliques, de ses névroses, de ce sentiment fort de persécution. Appartenir à quelqu’un ? Posséder quelqu’un ? Quelle place à l’amour dans ce schéma oppressif ? Est-il la somme des travers d’un père alcoolique et violent et d’une mère absente ?

 

Lui, Paul, est un homme commun qui a sombré depuis bien longtemps dans cette routine qui ne laisse plus la place à l’imprévu. Paul se sent certainement persécuté par cette société idéalisée dans cette beauté chérie et sommaire. Paul n’a pas de place. Il est l’homme sympa, peut être taciturne, délicat.

 

Elle, Angélique, a connu les déboires de l’amour. Cœur brisé, âme sensible, l’éternelle romantique, pulpeuse jusqu’au bout des ongles, elle croque la vie comme elle vient. Elle a appris à vivre avec le regard obséquieux des hommes. La convoitise, le désir, se sentir importante sont en quelque sorte ses piliers, ses protections.

 

Lui et Elle c’est une histoire qui s’enflamme et qui dérape. Virage serré, choc latéral, la vie d’Angélique part en vrille. L’isolement s’invite progressivement, la manipulation est rodée, la violence est l’ultime geste.

 

Elle a compris le mécanisme, elle a cerné le type, mais l’espoir même aussi mince qu’il soit, la pousse à croire à cet avenir meilleur, heureux.

 

Bénédicte Soymier signe un roman d’une puissance remarquable. J’ai vraiment été séduite par cette plume atypique qui joue avec les rythmes, les sons et la matière. Elle captive indéniablement et surtout instille cette part infime caractérisant ce personnage principal hors norme. Je suis sensible lorsque l’auteur développe le thème de l’amour toxique et de ses dérives. Est-ce que le roman de Bénédicte Soymier m’a touchée ? Certainement, même bien plus que je le soupçonne. Et malgré tout j’ai du mal à mettre mes mots sur ces maux. Indécise, mitigée, ne correspondent en rien à ce que je ressens. Je n’arrive pas à expliquer ce grand vide que j’éprouve quand je parle du roman, et ce n’est en rien négatif. C’est bien la première fois que je suis fasse à cela.

 

Un premier roman d’une qualité impressionnante.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

SEX & MOJITO, une chick lit de Jacinthe Canet.

CHICK LIT

LITTÉRATURE INDÉPENDANTE


Hello,
Alors pour te la faire courte (parce que non, ce n’est pas la taille qui compte), moi c’est Jacinthe Nitouche, Jaja si on est intimes, et après cette lecture, on le sera, tu verras. Je vis en coloc à Paname avec trois filles plus cinglées les unes que les autres dans un appartement que nous avons rêveusement surnommé «Bora-Bora». J’ai envie de dire que jusque-là tout va bien mais non. En fait, ma vie est partie en fricot chantier quand mes parents que j’aime d’amour et d’eau fraîche ont déménagé à l’autre bout du pays pour profiter de leur retraite, que mon taf a bien vrillé lui aussi et surtout que le mec dont je suis tombée amoureuse par accident a carrément mis un océan entre nous.
Ma note : 4/5
484 pages
Disponible en broché et numérique
Nouveauté 2021
Je ne te fais même pas croire qu’on part avec de bonnes chances de réussites, t’as vu ? Allez, viens… tu vas voir comme c’est dépaysant de pousser les portes du 4A. Bienvenue à Bora-Bora !

MON AVIS

Ma chère Jaja,

 

Je peux t’appeler ainsi. Même si je n’étais pas du tout prête à ta rencontre et à celle de tes 3 copines un peu déjantées sur les bords ! Quand tu m’as invitée à découvrir ton chez toi, ton Bora-Bora comme tu l’aimes tant à le crier, je crois que j’aurai pu faire, tu sais, ce fameux malaise vagal. Moi, la fille introvertie et qui a du mal avec l’humour tu as su faire travailler mes zygomatiques ! Il faut dire qu’il faut bien s’accrocher pour survivre à vos côtés. L’alcool à gogo (avec modération), vos blagues pourries, votre humour à faire défriser un mouton (le pauvre !) ou à réveiller les zombies, vos aventures délirantes et vos amourettes, il n’y a pas à dire j’ai cru avoir atterri dans la quatrième dimension.

 

Ma chère Jaja, je te comprends l’amour c’est vraiment nul surtout quand il fait aussi mal. Ton amoureux a le sang chaud qui le rend un tantinet trop protecteur, bien trop jaloux, peut être macho par moment et il est vraiment nul pour te dire ce qu’il ressent. Moi j’ai bien vu qu’il est dingue de toi et comme tu le dis ce n’était certainement pas le bon moment pour votre histoire. C’est con l’amour, ça te fait vivre les montagnes russes à longueur de journée. Un coup t’as froid le moment d’après t’as chaud ! T’es quand même une sacrée nana avec un caractère bien trempé. Il faut en avoir dans la culotte pour surmonter tes angoisses et réaliser tes rêves. Heureusement les filles sont là et le rhum aussi !

 

La vie n’est pas facile surtout quand LE choix de ta life se présente. Tu sais ce que tu vas perdre mais l’avenir est un chemin imprévisible où de nombreuses surprises (bonnes comme mauvaises) surgissent pour façonner ta vie. Je comprend ta peur ! Mais l’amitié est aussi forte entre vous, LE choix devient un imbroglio sans nom, un capharnaüm, les portes de l’enfer se sont ouvertes dans votre appartement trop cosy.

 

Ma chère Jaja, je ne te remercierai jamais assez pour avoir ouvert les portes de vos vies. Loufoqueries, bazar théâtral, désespérément drôle, elles sont terriblement attachantes voire attachiantes, vos vies. Vous croquez votre quotidien à pleine dent et ce lâcher prise est vraiment jouissif (ben oui quoi, tant que tu connais pas Jaja, tu peux pas comprendre !). La liberté d’aimer, de détester, de voire en grand, d’assumer la personne que tu es, de tomber, de te relever et de danser à pas d’heure, de chialer, d’être une femme enthousiaste. Merci Jaja pour cette terrible rencontre, je ne suis pas prêtre de m’en remettre.

 

YMCA dans ton corps !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

NEVERNIGHT, tome 2 : Les Grands jeux, un roman fantasy de Jay Kristoff.

FANTASY

ÉDITIONS DE SAXUS


Mia est devenue la plus douée des assassins.
Pour accomplir sa vengeance, elle est prête à tout, même à l’impossible.
Le retour de la saga Nevernight par le génial Jay Kristoff.
Jay Kristoff poursuit son incroyable saga Nevernight avec ce deuxième tome : Les grands jeux.
Mia est fait maintenant partie des Lames de Notre-Dame du Saint Meurtre au sein de L’Église rouge. Mais beaucoup pensent qu’elle n’a pas mérité ce titre.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir absolument »
Traduit de l’anglais (Australie) par Sébastien Guillot
793 pages
Disponible en numérique, broché et relié
Nouveauté 2021
Elle commet des assassinats au nom de l’organisation, mais au fond d’elle son objectif est resté le même : se venger des responsables de l’assassinat de sa famille. Après une confrontation avec un mystérieux ennemi, Mia commence à douter des vraies motivations de L’Église rouge.
Lorsqu’il est annoncé que Scaeva et Duomo vont faire une apparition aux Grands Jeux de Sépulcra, la cité des morts, Mia choisit de défier l’Église rouge et se fait délibérément enlever afin d’être vendue à une troupe de gladiateurs. Par ce moyen et en gagnant les Grands Jeux, elle pourra s’approcher au plus près des assassins de sa famille et enfin accomplir sa vengeance. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…

MON AVIS

Il n’y a pas à dire mais Jay Kristoff est un auteur dingue. Dingue de nous faire vivre une pareille aventure. Dingue avec son imagination débordante. Dingue avec son personnage principal qu’il manipule telle une marionnette. Dingue ! Dingue !

 

Voici un fantasy qui vire quand même vers la dark fantasy qui te scotchera. Y a pas à dire, Jay Kristoff maîtrise à la perfection un scénario tendu du slip. Et le pire dans tout ça c’est quand t’arrive à ce fichu point final et même à plus de 700 pages tu le maudis ce point. Là ! T’as qu’une seule envie, t’enfermer avec l’auteur et lui tirer les vers du nez. C’est que même j’en deviendrais méchante. Ils sont maso ces auteurs qui finissent avec de tels cliffhangers ! Et moi pauvre loque que je suis devenue qui devra attendre sagement 2022. Voici pour les éloges ! Et plus sérieusement mon avis donne ça !

 

Après les aventures de Mia au sein de l’Église Rouge qui a suivi la formation pour devenir une Lame et accomplir sa terrible vengeance, se voit confier des missions de la plus haute importance. Tuer de sang froid est devenu son dada. Un coup de lame par ci un autre par là. Une simple vie de tueuse ! Quelque fois ses missions se pimentent de la plus agréable des manières, mais toujours à ses risques et périls. Le sang gicle, les bombes explosent, les gens crient, la foule devient folle et Mia tue sans remord. De retour à Sépulcra, sa nouvelle mission se révèle coriace et qui débouche sur une rencontre inopinée, inattendue et violente. Cette dernière fait surgir de douloureux souvenirs et blessures non pansées. Après un combat mémorable où Mia sort vainqueur, sa captive deviendra une aide précieuse pour ce plan machiavélique panifié après les dernières révélations. Mia n’a plus le choix et à l’obligation de tout mettre en œuvre pour atteindre son objectif : tuer Scaeva et Duomo, les assassins de son père. Et peu importe que l’Église Rouge n’est pas ce qu’elle dit être et qu’elle les défie, mais plus rien de l’arrêtera. Vivre avec la peur ou vaincre sa peur, il suffit juste de devenir une esclave qui devra combattre la mort !

 

Captive et esclave, c’est au cœur de l’arène qu’elle prouvera sa valeur ! Elle, la petite corneille, va devoir voir la mort en face, celle que l’on enlève impunément, celle qui soudoie, celle qui ensanglante. Pas de pitié dans ce monde où les femmes ne sont que des demi-portions. Pourtant certaines se révèlent coriaces, acharnées, combatives, féroces et véloces. La petite Corneille est une rusée et ses ombres ne l’ont pas quittée, une aide précieuse et providentielle. Dans l’arène il n’y a pas d’amitié, il n’y a pas d’amour, il n’y a que ce sang poisseux, ces corps étêtés, et ces spectateurs qui se délectent du spectacle. La mort dans toute sa finesse, dans toute sa rudesse. La mort soulève la foule, la mort unit dans la vie, la mort est le totem des vivants. Mia, tout au long de cette quête et ce périple, va prendre conscience de la valeur de la vie. Son tempérament aussi fougueux va s’atténuer et prendre la mesure de la survie. Mia va découvrir au delà de son obsession de vengeance, que la vie c’est aussi l’amour, se laisser aller dans les bras et se laisser porter par les autres. Elle va apprendre à avoir confiance dans les autres.

 

Ce second tome est une sacrée bombe. Un page turner à vous faire tourner la tête et vous rendre dingue. Le schéma narratif est tout autant phénoménal. Le style de l’auteur est atypique et addictif. J’ai tout simplement kiffé, adoré (tout ce que vous voulez !).

 

Un second tome toutefois bien plus sombre et axé sur la psychologie de Mia et tout cela porté par un scénario haletant qui vous vivre cette aventure hallucinante en passant par une multitude d’émotions et qui bien évidemment vous donne des envies de meurtre à ce fameux point final.

 

Moi je vous dis : Foncez !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA


JOURS DE SABLE, un roman graphique de Aimée de Jongh.

ROMAN GRAPHIQUE

ÉDITIONS DARGAUD


Washington, 1937. John Clark, journaliste photoreporter de 22 ans, est engagé par la Farm Security Administration, l’organisme gouvernemental chargé d’aider les fermiers victimes de la Grande Dépression. Sa mission : témoigner de la situation dramatique des agriculteurs du Dust Bowl. Située à cheval sur l’Oklahoma, le Kansas et le Texas, cette région est frappée par la sécheresse et les tempêtes de sable plongent les habitants dans la misère.
En Oklahoma, John tente de se faire accepter par la population. Au cours de son séjour, qui prend la forme d’un voyage initiatique, il devient ami avec une jeune femme, Betty. Grâce à elle, il prend conscience du drame humain provoqué par la crise économique. Mais il remet en question son rôle social et son travail de photographe…
Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur et incontournable 2021 »
288 pages
Disponible en broché et en numérique
Nouveauté 2021


MON AVIS

Comme la plupart du temps j’ai choisi cette lecture pour sa couverture et non pas pour son résumé. J’aime être surprise au cours de mes lectures et quand elle se terminent par un immense coup de cœur, c’est le Graal ultime.

 

Les États-Unis subissent de plein fouet la grande dépression. Un contexte économique tendu où les plus pauvres, les ouvriers, les agriculteurs, les petites mains peinent à survivre.

 

John est photographe non pas par choix mais par conviction qu’au moins une fois dans sa vie son père, également photographe de renom, puisse être fier de son fils. Pourtant John a le talent, la patience, et l’œil. Une certaine beauté résulte de ses clichés. Dernièrement, il vient d’être employé par la FSA. Son but : rendre état de la population résidant au cœur du Dust Bowl, ancienne région agricole riche et prospère qui subit depuis quelques années une sécheresse sans pareille occasionnant régulièrement des terribles tempêtes de sables.

 

Cet objectif lui semble noble. Une aide précieuse pour ces habitants. Mais ces premiers pas dans ce village à semi abandonné est un choc. Le sable omniprésent, des habitants inquiets et inquiétés, la méfiance, la peur, la désillusion. Ces habitants vivent ici depuis des générations. L’élevage et l’agriculture y sont tel un eldorado qui vireront bientôt au cauchemar, à l’enfer. Les enfants vaquent à leur occupation, il n’y a plus école depuis de nombreux mois. Les hommes tentent tant bien que mal à faire vivre leurs familles, les femmes sont démunies.

 

Ses premières approches sont maladroites. Il essuie de nombreux refus. Navré de ce porte à faux, il se remet en question est tente à nouveau une nouvelle approche. Les portes s’ouvrent timidement, leurs histoires fleurissent, leurs maux s’épanchent. Quitter leurs terres est l’unique solution pour ainsi préserver les enfants qui s’essoufflent, les vies qui s’étiolent.

 

Les photos s’agglutinent. Des clichés vibrants, parfois mis en scène (rarement), des familles décharnées.

 

Puis il rencontre la jolie Betty, veuve et enceinte. Elle lui montre la beauté cachée derrière la solitude des sables mouvants. Elle lui apprend l’entraide. Elle lui prouve que la famille est sacrée au delà des souffrances. Elle lui prouve que la vie se doit d’être vécue pour soi.

 

Ce roman graphique est de cette beauté parfaite qui met en exergue la douloureuse réalité. La fiction est mise en œuvre pour décrire une réalité historique prégnante et difficile. Les illustrations sont bouleversantes. Le sable s’infiltre partout, s’invite dans les moindres interstices, mordant la poindre parcelle de vie. Le personnage de John est touchant. Touchant dans sa solitude, son dévouement, son désœuvrement, son empathie, son histoire. Un personnage sombre qui va se révéler au côté de l’éblouissante Betty débordante de gentillesse et d’amour.

 

JOURS DE SABLE est émouvant. Ce foisonnement de vies fauchées par la triste réalité, produit de la main de l’homme. Je suis sortie de cette lecture subjuguée. Un roman graphique foudroyant et terriblement humain !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

EXTINCTIONS, LE CRÉPUSCULE DES ESPÈCES, une bande dessinée de Jean Baptiste de Panafieu et de Alexandre Franc.

ROMAN GRAPHIQUE

ÉDITIONS DARGAUD & ÉDITIONS DELACHAUX ET NIESTLÉ

SCÉNARIO : De Panafieu

ILLUSTRATIONS : Franc


Sur une île de l’océan Arctique, les journalistes Emma et Luis vont pendant deux mois suivre une équipe scientifique qui étudie le risque mortel que fait peser le réchauffement climatique sur la faune et la flore.
Comment des espèces entières sont-elles amenées à disparaître ? Que dit la science de la sixième extinction de masse que nous vivons aujourd’hui ? Quelles étaient les cinq premières ? Comment se sont-elles produites et dans quel contexte ? Et après nous, le déluge ?…
 
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
128 pages
Disponible numérique et cartonné
Nouveauté 2021
Le biologiste Jean-Baptiste de Panafieu et le dessinateur Alexandre Franc nous offrent une description détaillée de ces phénomènes aussi fascinants qu’inquiétants. Avec humour et précision, ils expliquent la disparition des espèces actuelles et les conséquences de cette sixième extinction.

MON AVIS

En démarrant la lecture de ce roman graphique j’étais loin de me douter qu’il allait me faire flipper et me mettre mal à l’aise à ce point là. Si vous pensez que cela est péjoratif, vous vous trompez. Je pense que l’auteur a réussi son pari de nous ouvrir les yeux sur l’avenir de notre planète.

 

Grâce à deux journalistes quelque peu maladroits et une équipe scientifique, nous suivons leurs pérégrinations sur cette île de l’océan Arctique. Pas à pas, nous découvrons les traces du passé. Les différentes extinctions au nombre de cinq et les différentes évolutions des espèces vivantes. Bien évidemment le sujet dérive sur notre époque et les signes précurseurs de la sixième extinction qui nous ne leurrons pas à débuter depuis plusieurs décennies (l’anthropocène). Le plus ennuyeux est le fait que l’homme est à l’origine de cette sixième extinction. Et je vous assure que j’ai sacrément eu les boules. La surexploitation des terres , la surconsommation, la surpêche, l’augmentation de la température contribuent malheureusement à cela. L’auteur glisse tout de même de l’optimisme en suggérant que malgré la fin de la vie telle que nous la connaissons, elle saura s’adapter et évoluer. Les Hommes ne seront plus nous et les espèces vivantes aussi.

 

J’ai adoré ce roman graphique qui vulgarise la science. La science qui explique notre monde avec une telle simplicité est vraiment à mettre dans les mains de tous. J’ai beaucoup aimé les illustrations qui se veulent naturelles et singulières. Parfois des photographies ou des documents se glissent dans les planches. Le scénario accessible se veut parfois coquasse et l’ambiance conviviale. 

 

Une lecture qui ouvre les yeux et jette un grand froid. Je me suis sentie démunie face à cette situation et étrangement apeurée face à cet avenir délicat. Tout cela est si inévitable ! Une lecture qui interroge le lecteur et soulèvera bon nombres de débats. En parler entre nous c’est déjà un premier pas et peut être que collectivement une solution s’imposera. Mais dans notre monde individualiste et capitaliste (de mon point de vue pas celui de l’auteur) il me semble ardu de mettre en œuvre une solution de préservation. Si le protocole de Kyoto est de bonne augure, le temps joue en notre défaveur. Nos enfants et nos petits enfants seront les témoins d’une nouvelle ère qui malheureusement ne s’annonce pas sous des meilleurs auspices.

 

A découvrir de toute urgence !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

SI TU PEUX…, tome 2 : Play me une comédie romantique de Marlène Eloradana.

COMÉDIE ROMANTIQUE

Littérature indépendante


Elle est déterminée à le mettre à genoux…
Il est sûr qu’elle craquera bien avant lui…
Une colocation où tous les coups sont permis !
La relation de Travis et Zoey est mouvementée. Trois mois ont passé depuis leurs retrouvailles, et ils n’ont rien trouvé de mieux que de parier sur celui qui fera craquer l’autre en premier.
Désormais colocataires et prêts à tout pour gagner ce pari fou, Travis et Zoey pourraient bien découvrir que ce jeu de séduction s’avère plus dangereux qu’il n’y paraît.

 

Ma note : 4,5/5 mention « à croquer »
376 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021
Entre passé et présent, suivez-les dans leur folle aventure aux côtés de leur bande d’amis totalement déjantée.

 

Peut-on mourir de frustration ou de combustion spontanée ? Survit-on à une nuit d’Halloween en plein cœur des Highlands ? Toutes les réponses dans Play me !

MON AVIS

Bon ok, je craque complémentent pour ce tome. Un brin taquine, un brin coquine, cette nouvelle histoire est portée par des personnages totalement atypiques, irrésistibles et imprévisibles.

 

L’amour, ça se gagne à la sueur de son front ou grâce à de l’huile de coude, en tout ça se mérite chèrement ! Et Travis va devoir payer le prix fort. Frustration bonjour ! Tout bon sens salut ! C’est connu par amour on ferait n’importe quoi, des bizarreries et compagnie.

 

Travis est un tombeur de ses dames. Il ne s’est jamais engagé et promis monts et merveilles. Gérant d’un bar branché, stripteaseur à ses temps perdus, mannequin et mécène, sa vie est trépidante. Sans compter sur son frère jumeau qui n’en rate pas une et sa bande d’amis loufoques. Alors quand il recroise par un heureux hasard Zoey, (voir tome 1.5), il pense à sa bonne étoile, à cette seconde chance qui pourrait changer sa vie. Zoey est son amour de jeunesse qui s’est évaporé du jour au lendemain de la surface de la terre. Il y a trois mois en arrière elle lui propose un pari fou qu’il relève haut la main, mais en voici un nouveau pari dont il serra difficile de tenir. Sa nouvelle colocataire a tout pour le faire craquer, elle ne manque pas d’idées saugrenues. Une barre de striptease dans son salon, des tenues affriolantes et tant d’autres … Il riposte tant bien que mal : un billard pour une partie sexy qui se termine en queue de lapin (vous ne pourrez comprendre que si vous lisez cette romance déjantée). D’ailleurs c’est ma scène préférée. Oh mon dieu mais quelle fou rire ! Nom d’une carotte ! (Je délire toute seule !). Entre eux la guerre est ouverte et les batailles sont mémorables. Tout au long de leur périlleuse aventure on découvre les facettes de chacun, leurs faiblesses, leurs blessures, leurs espoirs. Ils sont charmants tous les deux parfois maladroits. Très vite une certaine osmose née entre eux, vraiment le truc dingue qui te laisse pantois et qui te subjugue. Ce jeu du chien et du chat dure une grande partie du livre mais laisse la place à l’évolution des sentiments. On rentre dans leur intimité qui est joliment décortiquée. Les blessures du passé surgissent et ont modelé leur manière d’appréhender une éventuelle relation. Il y a ce coté désarmant où j’ai eu l’impression que tout pourrait s’écrouler en un claquement de doigt. Je leur ai souhaité tellement de bonheur qu’ils ont du le ressentir.

 

Marlène Eloradana signe une nouvelle romance tout aussi déjantée que désarmante ! J’ai adoré ces moments intenses où le cœur se met à battre frénétiquement et ne se calme qu’après. Montagne russe garantie ! J’aime cette magie palpable entre eux et qui vous met des papillons dans les yeux. J’aime cette alchimie unique qui se développe tout au long des pages. J’aime ces affronts coquins, ces piques maladroites qui sont à l’image des protagonistes. J’ai beaucoup apprécié d’en apprendre davantage sur toute cette bande atypique et sur le couple Amy/Cameron.

 

Ce tome 2 est une pure merveille. L’ambiance, l’histoire et les personnages créent une romance unique que j’ai juste dévorée !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA