LE SOUFFLE DU BONHEUR, un roman feel-good de Linda Da Silva.

FEEL-GOOD BOOK

ÉDITIONS LEMART


Il n’est jamais trop tard pour partir à la conquête de son bonheur ! Le printemps s’installe tranquillement , avec son lot de giboulées. L’envie de partir loin devient de plus en plus pressante. Oublier ses soucis, faire de nouvelles rencontres, se donner une autre chance. Le rêve ! A la poursuite du bonheur, chacun hisse ses voiles au hasard d’une destination. Jusqu’où pouvons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? A chaque nouvelle épreuve, faut-il renoncer ? Des morceaux de vie qui enchantent, des joies, des chagrins, quelques confidences. Ensemble, pendant un road trip dans les Iles Lofoten en Norvège, pour le meilleur et pour le pire, tous vont tenter de laisse rentrer le Souffle du Bonheur dans leur vie.
Ma note : 4/5
225 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

Telle que sa jolie couverture, LE SOUFFLE DU BONHEUR est une histoire douce, langoureuse et qui explore la difficulté de la vie avec ce brin d’enthousiasme.

 

Ils vivent tous dans la région parisienne et se rejoignent pour un road trip particulier. Camping cars et guides, ils s’en vont parcourir et découvrir les îles Lofoten. Un endroit paradisiaque non loin du cercle arctique où les paysages vous coupent le souffle, les aurores boréales vous émerveillent et les gens vous ouvrent grand les bras.

 

Un groupe d’ami.e.s, une bande de copains qui enterre la vie de garçon de l’un des leurs, une jeune femme solitaire et taciturne, un vieux couple aussi amoureux que depuis leur rencontre et un père et son fils autiste.

 

Cette extraordinaire aventure a tout d’un conte moderne. Chaque personnages a une place particulière et leurs histoires vont au final en former qu’une. A travers ses personnages, Linda Da Silva va explorer les multitudes de la vie : la solitude, le deuil, la perte, les souvenirs, l’héritage, la passion, l’amitié, l’amour, la possessivité, les relations, le pardon. Dans leurs bagages, les aventuriers ont emporté leurs soucis, leurs tracas, leurs désespoirs, leurs espoirs, leurs désillusions, leurs doutes. Et tout au long de ce périple le bonheur fleurit : l’amour, la confiance en soi, l’espérance, le pardon, l’écoute, la reconquête, la persévérance, l’optimisme, l’acceptation. Douze histoires uniques et particulières se déroulant au cœur d’un paysage grandiose. Linda Da Silva a su m’émouvoir. Ses personnages sont touchants, parfois agaçants. J’ai été touchée par leurs parcours de vie, leurs souhaits et leurs quêtes du bonheur. Le papa et son fils autiste m’ont particulièrement émue et j’ai apprécié le fait que l’auteure n’est pas racontée n’importe quoi sur le sujet de l’autisme. Elle aborde également le sujet de la maladie neurodégénérative et de la dépression avec tact et surtout sans tomber dans le pathos. Et sans oublier les relations toxiques dont il difficile de se défaire.

 

Ce road trip a été une aventure extraordinaire. Des émotions en pagaille qui m’ont percutée et ce sentiment inéluctable que les rencontres opportunistes peuvent changer en un rien de temps votre vie. Un brin utopique et bienveillant, ce feel good porte en lui des messages forts et percutants.

 

Une véritable bouffée d’air vrai et oh mon dieu que cela fait du bien de lire ce genre de roman. C’est revigorant ! Un roman à dévorer cet été !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

SEULE LA HAINE, un thriller de David Ruiz Martin.

THRILLER

Éditions Taurnada

Collection Le Tourbillon des mots


Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet. Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois. Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix… Un thriller psychologique qui va vous retourner la tête !!!
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 et coup de cœur »
252 pages
Disponible en poche et en numérique
Nouveauté 2021

MON AVIS

Okay, cher lectrices, chers lecteurs, voici un huit clos totalement bluffant et hypnotisant. Laisser tomber tout ce que vous connaissez et laisser vous séduire par le suisse David Ruiz Martin !

 

Est-ce-qu’à 15 ans il est possible de saisir la profondeur du mal, de le manipuler aisément et de faire vivre un enfer sans pareil à un psychanalyste ? Elliot a 15 ans, certainement surdoué, et il a perdu il y a quelques mois son grand frère. Un grand choc, un bouleversement inattendu car rien n’a laissé paraître son malaise, son envie d’en finir avec la vie.

 

Elliot gamberge. Il veut à tout prix savoir les raisons qui ont poussé son frère à cet ultime geste. Il n’a laissé ni mots ni indices. Elliot va pousser le vice loin, très loin. Prendre en otage le psychanalyste de son frère, Larry Barney, dans le but précis d’en savoir davantage et surtout planter une belle graine de remords et autres dans l’esprit du psy.

 

Un flingue, des photos, des mots, beaucoup de mots qui touchent leur cible, laissent derrière eux cette trace indélébile de la douce folie. Un venin puissant, mélancolique, dramatique. Jouer avec les valeurs morales, tendre cette toile d’araignée jusqu’à ce moment fatal où la détente du pistolet claque !

 

Elliot est une âme désespérée et il voit en Larry son bourreau, celui qui a détruit sa vie.

 

David Ruiz Martin signe un thriller psychologique d’une beauté morbide. Celle qui vous fait frissonner, celle qui vous scotche, celle qui vous sidère et subjugue. Une plume un tantinet machiavélique (et c’est un doux euphémisme) qui vous embarque dans un huis clos terrifiant. Un huis clos qui m’a surpris dans la manière de sa construction. Si vous pensez pièce close, alors certes le roman débute ainsi mais il se termine tout autre. L’auteur met en exergue tout l’aspect psychologique. Tendancieux, féroce, faible, puissant, manipulé, sournois, vil, machiavélique … tout autant d’aspect qui rend le scénario d’une qualité irréprochable.  Une histoire de dingue porté par un personnage diabolique.

 

Un thriller détonnant qui m’a capturé dès les premières pages pour ne plus me lâcher ! Un thriller qui va vous foutre les chocottes !

 

A découvrir sans tarder !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

QU’IMPORTE LE NAVIRE, un roman de Sharon Bala.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

ÉDITIONS MÉMOIRE D’ENCRIER

Traduit par Véronique Lessard et Marc Charron


Mahindan et son fils de six ans, Sellian, débarquent sur l’île de Vancouver, fuyant la guerre au Sri Lanka avec quelque cinq cents réfugiés, portés par le rêve d’une vie nouvelle. Le bruit court que parmi les boat-people se trouvent des terroristes. Emprisonnés, les réfugiés voient leur passé resurgir et la chance d’obtenir le droit d’asile se dissiper. Inspiré de faits vécus, Qu’importe le navire est un roman d’une force inouïe où chaque décision est question de vie ou de mort.
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 »
436 pages
Nouveauté 2021
Disponible en broché

MON AVIS

QU’IMPORTE LE NAVIRE est un roman bouleversant. Entre fiction et non-fiction, il vous embarque dans ce boat people où l’avenir ancré à ces passés multiples et douloureux crache l’inacceptable, l’horreur et l’inhumain. Ce navire qui vomit l’impensable et pourtant regorge de cet espoir salutaire, d’une vie paisible loin des bombes et des massacres. Ce navire est le témoin silencieux et passible de ces hommes, des ces femmes, de ces enfants marqués par la guerre civile. Il apporte le nauséabond et la peur sur cette terre ni accueillante ni chaleureuse. L’île de Vancouver apparaissait comme la terre promise pourtant à leur arrivée qui n’avait rien de surprenante, les autorités prennent ces vies et les parquent. Le terrorisme devient l’apanage d’une sécurité intransigeante qui en oublie l’humanité. Ces bombes sur pieds deviennent les effigies de cette nouvelle mode où l’explosion devient le porte parole de ces voix belliqueuses.

 

Mahindan a tout perdu, sa femme, son garage, sa famille, ses amies, sa culture, son pays. Il ne lui reste que Sellian, son unique fils, sa vie, son espoir, cette chaîne qui le retient inlassablement sur cette terre d’épouvante. Tamouls, ils ont fui leur pays, leur terre natale en proie aux feux et à la folie des hommes perdus  dans cette guerre impitoyable de territoire, de religion, de culture. Ils sont tous tamouls sur ce fichu bateau, certains de grès et de force ont participé à cette guerre mais, chut, c’est un secret ! Les âmes peinent et leurs fardeaux les accablent depuis trop longtemps. Mahindan s’écroule lorsqu’on emporte son fils  loin de lui avec les femmes et les enfants. Ses papiers en main, pourtant il va devoir prouver sa bonne foie. Aidé par un avocat dont c’est sa spécialisation et accompagné par une stagiaire tamoule, Priya, Mahindan va franchir les obstacles judiciaires à leurs côtés. Séquestré, enfermé dans cette légalité taciturne et inviolable, Mahindan va apprendre l’anglais, découvrir ce monde chéri de dehors au travers des émissions télévisées, et le contempler par le biais de ce bus, seul lien tangible d’une réalité abstraite et déshonorante.

 

Qui sommes nous pour juger ces hommes ces femmes, ces enfants ? Nous sommes tous des enfants d’immigrés.

 

Et c’est en cela que Sharon Bala interroge son lecteur par le biais des personnages de Priya et de Grace. Priya est née au Canada mais ses parents sont d’origine tamoule. Origine souvent tue, le passé n’est que le passé et vivre à ses côtés est considéré comme malsain. Priya découvre ainsi tout un pan de ces vies qui auraient pu être la sienne, celles de ses parents, de sa famille. Un héritage lourd auprès duquel elle va s’épanouir et considéré sa vie sous un autre angle. Grace est d’origine japonaise et a comme grand rôle d’accorder ou non l’asile à celles et ceux qui viennent d’accoster. Elle a oublié ses origines et refusent catégoriquement d’en parler.

 

QU’IMPORTE LE NAVIRE a cette obligation de vous émouvoir, de vous exposer les faits, de vous questionner et de vous faire ouvrir les yeux. Depuis de nombreuses années, ces bateaux miséreux sillonnent les mers à leurs risques et périls. Dans notre confort moderne, il est plus facile d’oublier la pauvreté visible qu’à la télé. Nous vivons dans ce monde éphémère où cela ne doit pas nous atteindre. Que faisons nous assis sur notre canapé, derrière notre ordinateur ou notre téléphone, rien, seule une poignée d’associations, de bénévoles osent tendre leurs mains. Est ce suffisant ?

 

D’une beauté étrange et même surréaliste Sharon Bala nous livre ici un roman d’une force singulière qui vous broie les tripes. Un roman d’une puissance inqualifiable où la différence devient ce moteur de haine et d’injustice.

 

A découvrir de toute urgence !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

FILLES UNIQUES, tome 1 : Paloma, un roman graphique de Beka et Camille Méhu.

ROMAN GRAPHIQUE

ÉDITIONS DARGAUD

Beaka (scénario)

Camille Méhu (dessins, couleurs)


Apolline, Céleste, Chélonia et Sierra sont scolarisées dans le même établissement. Ces jeunes filles ont un point commun : elles sont isolées, mises à l’écart par les autres, parfois harcelées. Un jour, Chélonia décide de les réunir pour leur faire une proposition. Elle aimerait fonder avec elles le « club des mal-barrées ». Sa raison d’être : leur permettre de briser leur solitude et de devenir plus fortes, en somme, pour enfin « exister pleinement ».
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 »
56 pages
Disponible en cartonné et en numérique
Nouveauté 2021
Leur premier objectif consiste à convaincre Paloma de les rejoindre. Adolescente rebelle et solitaire, celle-ci a épuisé plusieurs familles d’accueil. Elle vit désormais chez Liselotte, une femme habituée à héberger des jeunes en difficulté. Les quatre nouvelles amies pourront-elles l’aider à surmonter son passé ?
Dans ce premier tome d’une série en cinq volets, servi par le trait subtil et les couleurs sensibles de Camille Méhu, les BeKa abordent avec justesse les thèmes de l’adolescence difficile et des dysfonctionnements familiaux.

MON AVIS

Ce premier tome a été un sacré coup de cœur ! En commençant je n’aurai jamais cru ressentir autant d’émotions et d’empathie pour ces quatre filles uniques et mises au banc de la société. Ce premier tome est consacré à Paloma. Depuis son plus jeune âge, elle écume les familles d’accueil, trimballant derrière elle un foutu passé où sa voix n’a pas été entendue. 

 

Sous l’impulsion de Chélonia, une geek pleine de surprises, celle ci décide de créer ce groupe de filles. Elle les a longuement observées et en est arrivée à la conclusion qu’elle étaient toutes rejetées par ce système de normalisation. Mais Paloma n’est pas d’accord. Elle préfère être solitaire et affronter la vie telle qu’elle se présente. Faire confiance aux autres n’est pas sa tasse de thé, elle a bien été trop déçue par le passé. Rebelle dans l’âme, elle mène la vie dure à Liselotte, une vieille dame qui a le cœur sur la main et l’âme généreuse. Pas à pas, cette dernière va apprivoiser la jeune fille et Chélonia, Apolline et Céleste vont tout tenter pour que cette dernière intègre leur super groupe.

 

J’ai été sensible à l’histoire de Paloma, cette petite fille qui a été blessée très jeune par la vie. Elle a beaucoup de mal à s’attacher et à donner sa confiance aux adultes qui l’entourent. Un cœur blessé et une âme en flamme, Paloma préfère l’effervescence d’un groupe à la solitude. Une jeune de fille de caractère et aux idées bien arrêtées qui pourtant va se laisser tenter par se regain d’intérêt. Le scénario des Beka est sensationnel et profond. Ils traitent avec cette honnêteté ôtée de filtres les difficultés à l’intégration et à la différence, mais ils souhaitent également mettre en évidence qu’après un mauvais départ dans la vie, les chances sont, là, présentes et qu’il faut savoir en saisir la main tendue. Une scénario sensible et terriblement touchant mis en lumière par les illustrations sublimes de Camille Méhu qui retranscrit à merveille les émotions des personnages.

 

Une joli coup de cœur pour ce roman graphique, hâte de découvrir les aventures des autres filles uniques !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

TU N’AURAS PAS LE DERNIER MOT, une comédie romantique de Aëla Liper.

COMÉDIE ROMANTIQUE

ÉDITIONS HARLEQUIN

COLLECTION &H


Qui a dit qu’on ne pouvait pas trouver l’amour à la bibliothèque ?
 
En ce moment, la vie de Loeiza est aussi palpitante qu’un fondant au chocolat sans chocolat. Son projet le plus excitant cette semaine ? Commencer le tome 2 de sa saga préférée, qu’elle a enfin pu emprunter à la médiathèque, et retrouver l’héroïne badass qui (elle au moins !) ne vit pas son existence par procuration.
Ma note : 4/5
208 pages
Disponible en numérique
Nouveauté 2021
Mais, entre les pages du livre, elle découvre un petit mot à son attention signé de la main d’un inconnu. Le mystérieux correspondant a trouvé sa liste des « choses à faire avant 35 ans », qu’elle avait oubliée dans le tome 1 (voilà où elle l’avait mise !), et semble vouloir l’aider à les réaliser. L’occasion rêvée pour Loeiza de pimenter un peu son quotidien, avec un tout nouvel objectif en tête : découvrir l’identité de cet homme mystère…

MON AVIS

Loeiza, la trentaine passée, et toujours pas de bébés. Ce n’est pas qu’elle subit la pression, elle arrive très bien à se la mettre toute seule. Son copain est un gros nounours tout aussi pantouflard. Ce qui l’intéresse le sport à la télé, dans la réalité c’est le canapé qui en fait ! Loeiza et son amoureux, les papillons se sont envolés depuis presque une éternité. La routine les accapare, dodo boulot et rien d’autres ! Pourtant Loeiza rêve de tout un tas d’autres choses. Vivres des expériences inédites et accomplir son rêve le plus cher : écrire un livre. Et tout cela elle l’a compilé sur une liste qu’elle garde précieusement. Malheureusement cette dernière a disparu de la surface de la terre depuis quelques jours. Moral en berne et le boulot n’arrange pas la situation, elle attend désespéramment le roman réservé à la bibliothèque de l’entreprise pour reprendre du poil de la bête. Une sacrée saga qu’elle adore et qu’elle dévore en un rien de temps. Alors que le fameux sésame est arrivé dans sa boîte mail, c’est d’un pas léger et insouciant qu’elle va récupérer son précieux trésor. Les pages défilent, et oh ! surprise, une lettre lui est adressée, accompagnée de sa liste de choses à faire. Interloquée et puis curieuse, elle décide d’en parler à sa meilleure amie (et collègue) dans un premier temps. Les idées (bonnes et mauvaises) fusent au point de devenir une jolie obsession. Sa vie continue à tourner pendant qu’elle mène l’enquête et sous l’impulsion de l’auteur mystérieux de la lettre, elle ose enfin cocher sa « to do list ». Et l’une de ses nouvelles décisions l’amène directement à un cour d’écriture. Elle est aux anges ! Elle va faire la rencontre de nouveaux collègues, puisque ces séances sont organisées par l’entreprise. Elle se liera d’amitié avec un comptable qui lui tourne peu à peu la tête. Loeiza se sent bien dans ses pompes et elle respire à nouveau. Le stress s’est fait gentiment la malle et enfin elle ose prendre du temps pour elle et ses désirs. Mais surtout elle n’oublie pas de jouer les enquêtrices. La révélation sera-t-elle une douche froide ou pas ?!

 

Je découvre pour la première fois la plume de Aëla Liper qui a su me captiver dès les premières lignes. Sa romance est douce et pleine de surprises. J’adore le personnage de Loeiza. Pimpante, renversante, maladroite, sa fougue est un vrai plaisir. Malgré sa timidité, elle fonce dans des situations rocambolesques. Sa prise en main est audacieuse et merveilleuse. Elle arrive à se détacher de cette routine « morbide ». Il va lui falloir du courage pour affronter tout de même les conséquences de sa nouvelle vie. Aëla Liper parle d’amitiés, de folies, d’amour incontrôlable et de la vie et de ses injustices. Le mystère s’installe au fil des pages étoffant un scénario doucereux et voluptueux. Une histoire intrigante et passionnante où je me suis laissé prendre au jeu rapidement. Les personnages secondaires apportent la douce folie et l’exubérance qui manque à Loeiza. Une comédie romantique aux charmantes senteurs de la Bretagne.

 

Un feel good book plein de charme, idéal pour se laisser porter lors de vos soirées d’été.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

LE CLAN DES CABOSSÉS, tome 1 : Petite peste, un roman enfant de Jo Witek.

ROMAN ENFANT

Éditions ACTES SUD JUNIOR

Illustration : Walter Glassof

Lecture dès 9 ans


Écartez-vous, Jessie et sa bande débarquent !
Avec son franc-parler et son culot pas possible, Jessie fait trembler le petit monde de Valras-Plage et mène à la baguette le Clan des Cabossés. Des gamins hors des clous comme elle, avec qui personne ne veut traîner : Manuel qui bégaie, Arthur qui est un peu moche, Alice trop belle et trop timide. Mais derrière cette petite peste, n’y aurait-il pas un cœur tendre ?
“Faire des bêtises, rigoler ou sauver le monde”, c’est la devise d’un clan pas comme les autres. On a tous en nous quelque chose de cabossé !
Ma note : 4,5/5
128 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

Ah les vacances, quand on est môme c’est juste merveilleux, parfois barbant le temps de se faire des copains et des copines, mais après c’est le paradis. J’y trouve mes plus beaux souvenirs de gamine : des sardines qui s’échappent par le siphon, des parties de pêches et de pétanques, les auto-tamponneuses, les booms , les garçons … et la casquette de ma mamie, éternel symbole de surveillance.

 

Jessie, Alice, Manuel et Arthur sont tous des cabossés. Jessie est une terreur qui aime régner sur la petit ville de Valras-Plage, Alice est très timide, Manuel bégaie et Arthur n’est pas très beau.

 

C’est à l’initiative de Jessie que le clan des cabossés voit le jour et pour lequel elle recrute ses acolytes. Sillonnant le bord de plage et les rues de Valras à bord de la Jessie’s rosalie, la bande prend leur revanche sur ce monde qui ne tolère pas la différence. Mais Jessie va un peu trop loin et les trois ami.e.s ne sont pas certains du bon sens de ces actions. Entre eux, ils doivent se serrer les coudes et l’amitié prévaut sur la normalité.

 

Voici un roman pour les jeunes lecteurs ( et les plus vieux aussi) débordant de malice et de pertinence. Il ouvre la discussion sur la différence, l’inclusion, l’amitié et ce qui est bien et mal. Quatre personnalités atypiques qui se sentent inlassablement rejetées. Entre eux, la franchise est de prime et ne blesse aucunement. Accepter sa différence est parfois difficile et le clan est un sacré baume pour ces enfants. Outre la bande on y ressent toute l’atmosphère liée à l’ambiance de la plage et des vacances. C’est un grand bol d’air iodé et je vous assure que cela fait un bien fou. En tant qu’adulte, je me suis remémorée tous ces vacances d’enfance. Quelle nostalgie !

 

Ce premier tome est idéal à mettre dans votre valise de vacances. Lecture que vous pouvez partager avec votre enfant ou neveu et nièce. Les chapitres courts et les illustrations sont appréciables et permettent d’enchaîner sur la compréhension du texte ce qui me semble nécessaire et juste.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA


OUPS, J’AI EMBRASSÉ MON BOSS ! une comédie romantique de Julia Nole.

COMÉDIE ROMANTIQUE

ÉDITIONS HARLEQUIN

COLLECTION &H


Bosser ou flirter ? Il faut choisir… en théorie !
 
Daphné devrait être aux anges : elle vient de décrocher le job de ses rêves dans une super boîte. Alors, pourquoi n’est-elle pas plus excitée que ça ? La réponse est simple et tient en un mot : Benjamin. Son nouveau patron n’est autre que le mec canon avec qui elle a scandaleusement flirté hier soir. Quelle idée aussi d’aller boire un verre dans le bar en face du bureau la veille de son entretien d’embauche ! Et dire qu’ils avaient prévu de se revoir ce soir…
Ma note : 4,5/5 mention « à croquer »
141 pages
Disponible en numérique
Nouveauté 2021

Daphné ne va quand même pas se pointer à leur rendez-vous comme si de rien n’était. Non, elle doit faire une croix sur Benjamin. Et ça implique de ne surtout pas se laisser déconcentrer par ses yeux bleus déroutants et son adorable petit sourire…

MON AVIS

Daphné avait la vie qu’elle rêvait. Un petit copain connu sur les bancs de la fac, un appartement, un boulot qu’elle affectionnait et qu’elle partageait avec son compagnon. Jusqu’au jour où le ciel lui tombe sur la tête. Douche froide instantanée et la voici qu’elle remet tout en question. Trois années se sont écoulées depuis cette terrible mésaventure et Daphné est toujours sur la défensive. Boulot, boulot, métro, dodo. Heureusement qu’elle peut compter sur sa meilleure amie pour lui remonter le moral et la secouer.

 

Alors que Daphné vient sur le nouveau lieu de travail de son amie, elle fait la connaissance d’un homme séduisant. Faisant fi de son entêtement à fuir la gente masculine, elle ose, enfin, à vivre. Des regards, les mots, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas flirté. Alors que la journée se conclut sur un prochain rendez-vous, Daphné est aux anges. Rêve qui bascule au cauchemar lorsque le lendemain elle passe son entretien d’embauche. En face d’elle se tient l’homme qu’elle a séduit le soir d’avant. Bien évidemment elle remet tout en question et ne s’autorise absolument pas à avoir une relation autre que professionnelle avec un homme de la même société. Son quotidien devient rapidement l’enfer. L’attirance est là, bien trop présente. S’autorisera-t-elle enfin à avoir droit, elle aussi, au bonheur ?

 

Daphné est une femme droite dans ses bottes. Elle adore passionnément son boulot et ne vit qu’au travers de lui. C’est une femme entraînante qui aime tout de même s’amuser, même si ces moments sont rares. Elle a un certain humour et je la trouve malgré tout d’un calme olympien alors que sous cette carapace d’apparence sereine, c’est une sacrée tempête.

 

Lui, Benjamin, est l’archétype du mal devant lequel on aime se pâmer. J’ai été touchée par sa sensibilité. Il sait prêter attention aux personnes qui vivotent dans son entourage proche. Il sait être terrible quand la situation l’exige.

 

Daphné et Benjamin sont un duo où leurs blessures ont façonné leurs personnalités respectives mais qui après moult échanges vont tenter de les surmonter.

 

Je suis très heureuse de retrouver Julia Nole dans ce registre. Si j’ai connu Julia à ses débuts, elle proposait à ses lectrices des romantics suspenses, mais elle excelle tout autant dans la comédie romantique. Avec cette nouvelle romance, le ton est donné dès les premières pages. L’univers est sans contexte celui du boulot et des histoires d’amour. A mes yeux c’est un mélange très intéressant et qui par contre me semble complexe dans la réalité. Les romances sont bien connues pour mettre en avant un sujet toujours délicat et le pari est réussi. Les protagonistes évoluent dans le monde de la publicité et du marketing, un monde macho et surtout misogyne. De nombreuses péripéties arrivent à notre charmant duo et viennent pimenter une histoire hyper attendrissante. Une nouvelle fois je suis charmée par la plume de Julia qui sait comment nous faire vivre les montagnes russes émotionnelles. Une mention spéciale pour les meilleurs ami.e.s de nos héros qui sérieusement m’ont bien fait rire. Ils apportent cette touche de légèreté dans les tourments sensationnels de Daphné et de Benjamin.

 

Une nouvelle comédie romantique à déguster dès à présent ou pendant vos vacances d’été. Détente garantie et ça c’est le top !!

 

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA


THE BLACK HOLES & NUIT COULEUR LARME, bandes dessinées de Borja Gonzalez.

ROMANS GRAPHIQUES

Éditions Dargaud

Scénario, dessin, couleurs : Borja Gonzalez


The black holes :
De nos jours, Gloria, Laura et Cristina, trois adolescentes, forment un groupe de punk appelé « The Black Holes ». Attitude, présence, instinct et musicalité, rien ne leur manque !
Mais à peine ont-elles commencé à répéter qu’une étrange présence surgit dans leur présent : une réminiscence aussi puissante que mystérieuse de quelque chose qui s’est passé il y a 160 ans et qui poursuit l’une d’entre elle. Et ce qu’elles ne savent peut-être pas, c’est que le temps est une autoroute à double sens…
Ma note : 3/5
Disponible en numérique et broché
Nuit couleur larme :
Dans une ville théâtre d’une vague de disparitions soudaines et inexpliquées, Teresa est libraire spécialisée en fantastique, occultisme, horreur. Une de ses clientes régulières est Matilde, jeune fille timide habillée comme une otaku. Une nuit, dans la forêt, Teresa lance une incantation trouvée dans un livre et fait apparaître Laura, une démone dont le pouvoir est de réaliser le voeu de qui l’a appelée. Mais Teresa ne sait pas quoi demander ! Or, Laura ne peut repartir sans réaliser sa mission. Commence alors une cohabitation des plus étranges, souvent drôle, toujours décalée…

MON AVIS

Une fois n’est pas coutume, j’ai à nouveau entamé une série par le tome 2. A la fin de ce dernier, je n’étais pas très convaincu et j’avais ce sentiment d’avoir loupé quelque chose. C’est au détour d’un post Instagram que j’ai trouvé la solution. Alléluia !

 

Ni une ni deux, me voici à lire The Black Holes. Ce premier tome met en image un groupe de trois filles qui ne se ressemblent absolument pas. Elles ont décidé de créer un groupe de musique, punk. Il est bien difficile pour elles de se mettre d’accord. En parallèle de cela, l’une d’entre elles va vivre des situations extraordinaires qui se recoupent avec des événements survenus il y a 160 ans. Passé et présent se croisent et se décroisent et un mystérieux et gentil squelette semble en être le point commun.

 

Le second tome se déroule à la suite de mystérieuses disparitions dont Cristina, une des filles du groupe de musique. Teresa, libraire, aime la magie occulte et tout ce qui s’en approche. Un soir, elle décide de tenter une incantation qui après quelques couacs réussie. La voici affublée d’un génie, Laura, qui est là pour réaliser un vœu qu’elle s’empressera d’exaucer. Mais Teresa ne sait pas quoi dire et choisir. Laura s’installe chez Teresa et fait la connaissance d’une habituée de la libraire, Mathilde, une ado curieuse.

 

Voici deux bandes dessinées qui sortent totalement des codes. Vous seriez surpris de découvrir des personnages au visages uniques, blancs. Je ne vous cache pas que au début j’ai cru à une mauvaise blague, cherchant l’erreur là où elle n’était pas. L’évidence est telle qu’effectivement Borja Gonzalez a décidé d’occulter les traits des visages. Est ce que cela entraîne une incompréhension des émotions ? Aucunement et c’est en cela qu’excelle les bandes dessinées. Les émotions sont transmises par un jeu de couleur, la posture des personnages et les bulles. Tout le contexte émotionnel est bien et bel présent mais d’une manière inattendue. Ce qui m’a laissé sur ma faim c’est le scénario. Alors oui je n’ai pas tout compris et j’ai encore cette impression d’être passée carrément à coté. C’est très frustrant et embêtant ! Néanmoins l’auteur a le sens de la poésie et vous captive en un claquement de doigts et donc à la sortie du troisième tome, je ne manquerai pas de le découvrir et, peut être et enfin, mettre le doigt sur ce qui me manque aujourd’hui.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

L’ENFANT CÉLESTE, un roman de Maud Simonnot.

LITTÉRATURE – FICTION

Éditions de L’Observatoire

#68premièresfois


Sensible, rêveur, Célian ne s’épanouit pas à l’école. Sa mère Mary, à la suite d’une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C’est là en effet qu’à la Renaissance, Tycho Brahe – astronome dont l’étrange destinée aurait inspiré Hamlet – imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel. En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s’effacent peu à peu leurs blessures.
Ma note : 4/5 mention « lecture intrigante »
176 pages
2020
Disponible en numérique et broché
Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature. L’Enfant céleste évoque aussi la tendresse inconditionnelle d’une mère pour son fils, personnage d’une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman.

MON AVIS

Plume poétique d’une finesse extrême, plume enchanteresse, voyageuse, méticuleuse, enfantant la beauté d’une femme esseulée, d’une mère subjuguée et d’un enfant rêveur, insolite, unique.

 

Mary éternelle romantique, déboussolée par cette rupture brutale, sauvage. L’amour s’est enfui tel un courant d’air laissant derrière lui cet âpre sentiment d’une solitude ingrate, décharnée. L’envie file, l’âme décline, Mary sombre avec tout son monde, celui de son fils. Célian est un petit zèbre, un génie qui ne trouve pas sa place dans notre société où la différence est méjugée, méconnue et effrayante. Célian se passionne pour la nature, les oiseaux, les plantes. Haut comme trois pommes il connaît d’innombrables sujets mais ne sait pas écrire. Il adore le récit de la vie de Tycho Brahe, astronome de la cours danoise du XVIe siècle. Éminente figure de l’astronomie, Tycho Brahe est aux yeux de Célian l’exception qui défit la règle.

 

Ainsi se mêlent les réflexions, les doutes, les espoirs de Mary avec la vie de Tycho Brahe et celle hors norme de Célian.

 

Poésie, nature, vie, sont le tableau exquis de ces trois vies qui se cherchent. La démesure, la tristesse, l’envie exorcisent les émotions induites par cette société grisâtre, sans âme. Une île paradisiaque, sans cocotier et lagon, perdue entre le Danemark et la Suède, dans le détroit de l’Öresund, l’île de Ven réconcilie leur vie. La mer, la nature, les balades, l’apesanteur exaltante où la vie prend son temps, se fortifie, se reconstruit. Un moment hors du temps, une échappée belle où le tout devient cette facilité salvatrice. Mer et terre en parfaite harmonie, où l’Homme est accueilli tel quel.

 

Un premier roman à la beauté extraordinaire, celle qui transcende, celle qui fourmille le long de l’épiderme et vous capture pour ce voyage unique où l’intime est en son cœur. Un aparté sensible et douloureux, magnifique et naturel. Mary et Célian, ce duo au diapason, qui l’un avec l’autre, vont s’épanouir et soigner leurs blessures. Un voyage hors de ce temps hurlant, de cette frénésie brutale de la vie. Un second souffle pour une chance éternelle d’être en accord avec son corps et sa tête.

 

J’ai été charmée par cette nouvelle découverte même si encore à l’instant présent je n’ai pas su me saisir de son entièreté. J’ai découvert Tycho Brahe, astronome célèbre, dont on lui prête les caractères de Hamlet. Cette typicité est quelque peu étrange et je m’interroge encore sur sa place au cœur de ce roman.

 

Un roman sur la construction et l’épanchement des sentiments. Une fiction captivante et unique !

 

Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves.

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

INDICE DES FEUX, un recueil de nouvelles de Antoine Desjardins.

FICTIONS

Éditions La Peuplade

#68premièresfois


Soumise à la frénésie incendiaire du XXIe siècle, l’humanité voit sa relation au monde déséquilibrée et assiste avec impuissance à l’irréversible transformation de son environnement. Explorant cette détresse existentielle à travers sept fictions compatissantes, Antoine Desjardins interroge nos paysages intérieurs profonds et agités. Comment la disparition des baleines noires affecte-t-elle la vie amoureuse d’un couple ?
Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir absolument »
360 pages
Nouveauté 2021
Disponible en broché
Que racontent les gouttes de pluie frappant à la fenêtre d’un adolescent prisonnier de son lit d’hôpital ? Et, plus indispensable encore, comment perpétuer l’espoir et le sens de l’émerveillement chez les enfants de la crise écologique ? Autant de questions, parmi d’autres, que ce texte illustre avec nuance et tendresse, sans complaisance ni moralisme. Indice des feux peint les incertitudes d’un avenir où tout est encore à jouer.

MON AVIS

Oracle, magicien, hypnotiseur, troubadour, serait-il tout cela ? Antoine Desjardins, québécois, avec l’accent et tout et tout !, nous livre un tableau apocalyptique d’un monde qui se délite, se métamorphose. Entre mythe, légende, réalité, ces sept nouvelles ouvrent une porte sur l’infini abyssale entre notre monde et ce futur alambiqué où la noirceur se faufile à la vitesse grand V. Indice des feux est la réponse exponentielle à nos plus grandes peurs, inquiétudes. Antoine Desjardins aime décortiquer ces sentiments puissants et paralysants, sans filtre et avec cette force cataclysmique qui soulève le cœur.

 

L’eau, la terre, le feu, le vent, les êtres vivants se conjuguent au pluriel et œuvrent pour ces précieuses histoires. A la fois puissant, nauséabond, intrigant, cruel, affligeant, ironique, précieux, Antoine Desjardins nous coupe le souffle jusqu’à cette asphyxie spectaculaire. Un recueil qui m’a captivée dès les premières lignes. Même les expressions québécoises et cette manière de parler m’ont séduite, telle une douce mélopée envoûtante. Une verbe particulière voguant entre le mystique et la réalité offrant ce moment intime où la réflexion prend le dessus. Car le réel prend le dessus sur la fiction. Il interroge le lecteur : l’environnement, la maladie, la mort, le futur, le présent, tout s’imbrique et tisse sa toile mortelle.

 

Un recueil superbe, extraordinaire et d’une justesse époustouflante. Une recueil qui vous poussera dans vos retranchements, vous donnera parfois des maux de cœur, vous titillera au rythme de ces mots, tout simplement, superbes !

 

A BOIRE DEBOUT
Sa vie lui file entre les doigts. La maladie, fougueuse, ne lui laissera aucune chance. Corps emprisonné dans ce lit qui devient au fil des jours, ce bateau extraordinaire qui le portera ailleurs où ses mots seront à la hauteur de ses maux.

 

COUPLET
Ils attendent dans les prochains mois un heureux événement. Les journées défilent et l’angoisse s’installe sournoisement. Quel monde offriront-ils ?

 

ÉTRANGER
Un homme saoul et complètement largué tend à se remettre sur les rails et reconquérir tout ce qu’il a perdu. Sa femme, sa maison, sa vie merveilleuse.

 

FEUX DOUX (ma préférée)
Le petit dernier de la fratrie est un génie. Toute sa vie il a fait ce qu’on attendait de lui : études dans les grandes écoles, prédestiné à devenir une personne influençant notre monde. Un sauveur ! Il n’a jamais rien dit suivant le chemin qu’on lui traçait. Puis peu à peu il va se délivrer de ces chaînes invisibles et va découvrir le monde, qui il est. Et si au bout du chemin, il découvrait enfin le vrai bonheur que pensera sa famille ?

 

FINS DU MONDE
Petit garçon, il n’avait pas le droit d’aller là-bas. Zone interdite sous peine de subir le courroux de sa mère. Puis un jour, celui où il n’aura plus peur et pousser par une bande de gamins ingrats, il franchira la limite et découvrira un monde où tout devient possible mais où la moindre faute prise sera la fin de tout.

 

GÉNÉRALE
A Saint-Édouard-de-Napierville, Chez Angèle les oiseaux sont les rois de son domaine. Alors qu’ils ont disparu sans aucune explication tangible, c’est la panique à bord.

 

ULMUS AMERICANA
C’est l’histoire d’un orme qui se sent étrangement seul jusqu’au jour où un homme apparaît.

 

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA