Promis, on reste amis ! de Juliette Bonte

Comédie romantique – Sortie le 7 avril 2021
Editions Harlequin – Collection &H

Ma note : 3,5/5 mention « petite déception »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Washington. Ils sont quatre amis qui partagent une maison… et tout le reste : les courses et le ménage, les rires et les peines, les bonnes nouvelles et les problèmes  !
Janhvi aimerait vraiment que sa vie sentimentale soit aussi simple et naturelle que le cycle migratoire des baleines. Malheureusement, elle lui donne autant de fil à retordre que la préparation de sa future exposition, et pour cause : elle vient de se faire larguer. Encore.
Peter aimerait vraiment guérir son addiction à Janhvi comme il soigne les animaux éclopés qui échouent dans son cabinet. Car il doit se rendre à l’évidence : à trop attendre, il est en train de passer à côté de sa propre vie.
Graham aimerait vraiment que la procédure d’adoption initiée avec son mari, Leandro, aboutisse enfin. Pour pouvoir être un père attentionné et présent  ; tout ce qu’il n’a pas eu la chance de connaître avec ses parents retranchés dans leur Écosse natale depuis son coming out.  
Leandro, lui, aimerait vraiment que le destin ait un meilleur sens du timing. Car devoir gérer le débarquement de ses beaux-parents, qui ignorent son existence, en plus des problèmes de cœur de ses amis, ça risque de faire beaucoup.


L’avis de #Lilie : Juliette Bonte est une autrice que j’aime beaucoup lire. Son dernier roman a fait beaucoup de bruits et a été assez unanimement accueilli par les lecteurs donc même si le résumé ne m’inspirait pas trop, j’ai décidé de me laisser tenter. Mes attentes étaient-elles trop hautes ou cette histoire n’était-elle pas faite pour moi ? Je ne sais pas trop mais toujours est-il que je n’ai pas été pleinement satisfaite par ma lecture.

Nous faisons ici connaissance avec quatre personnages très différents. Tout d’abord, il y a Janhvi, une jeune femme passionnée de vie marine et qui enchaine les échecs amoureux. Il y a ensuite Peter, son meilleur ami, amoureux d’elle depuis des années, qui ne sait plus trop où il en est. Il y a ensuite Graham, le guitariste taiseux, dont les parents n’acceptent pas l’homosexualité. Et il y a enfin Leandro, le mari de Graham, un homme au grand cœur et aux nombreuses angoisses. Ils sont tous à un tournant de leurs vies et pourtant, leur amitié pourra-t-elle résister aux épreuves qui les attendent ? Janhvi trouvera-t-elle chaussure à son pied ? Peter arrivera-t-il à faire un choix ? Est-ce que Graham saura trouver la force de parler avec ses parents ? Et Leandro, pourra-t-il réaliser son rêve, avec Graham, de fonder une famille ?

Janhvi est une femme pleine de vie, passionnée et passionnante. Venant juste de se faire larguer, elle en est à un point où elle s’interroge sur sa vie amoureuse. D’ailleurs, elle se pose aussi beaucoup de questions concernant son travail car sa patronne et elle n’ont pas du tout la même vision de l’exposition qui lui a été confiée. C’est un personnage à double facette, qui peut se montrer expansive et en même temps très renfermée, aimant peu les conflits. On sent qu’elle a besoin d’amour et de confiance pour avancer et pour ça, ses amis sont très importants. Peter, lui, est un peu perdu. Ami de longue date de Janhvi, il est tombé quasi tout de suite amoureux d’elle. Malheureusement, il n’ose pas se déclarer de peur de perdre le lien qui les unit. Il tente donc de rencontrer d’autres femmes mais on sent bien qu’elles n’ont, finalement, pas beaucoup de chance de conquérir son cœur. C’est un homme solide, sur qui on peut compter et qui est passionné par son travail de vétérinaire. Graham est un taiseux, tout l’opposé de son mari Leandro qui est expansif, organisé et qui a toujours des plans incroyables en tête. Ils vont tous les deux traverser des épreuves qui vont mettre leur couple à l’épreuve et qui seront, peut-être, un moyen de démontrer qu’ils sont faits l’un pour l’autre

Ce roman est une jolie comédie romantique. Les personnages ont tous des personnalités marquées et on alterne entre des moments teintés d’humour et des moments un peu plus sérieux. L’autrice fait le choix d’aborder de nombreux thèmes tels que la difficulté pour les homosexuels d’être acceptés, par leurs proches ou par la société, les amours refoulés mais aussi la destruction des océans. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire et à m’attacher aux protagonistes. Janhvi et Peter m’ont fait lever les yeux au ciel. J’ai préféré Graham et Leandro qui ont su me toucher. Cette histoire à quatre voix est très originale et différente de ce qu’elle a pu écrire auparavant. En effet, il y a peu de place pour la romance et l’amitié est clairement placée au premier plan. Néanmoins, même si tous les ingrédients étaient réunis, il m’a manqué un petit quelque chose, un « je ne sais quoi » qui fait que je referme ce livre avec un sentiment un peu mitigé.

Pour conclure, « Promis, on reste amis! » est une comédie romantique qui a su trouver son public mais qui n’a pas réussi à me convaincre totalement. Néanmoins, je reste fidèle à l’autrice et attendrai avec impatience son prochain roman.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin
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Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi

Littérature française contemporaine – Roman sorti en 2020
Editions Fayard

Ma note : 4/5


Résumé : L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.


L’avis de #Lilie : Vous le savez, Virginie Grimaldi fait partie des autrices dont j’attend toujours la parution des romans avec une grande impatience. Malgré une lecture en demi-teinte de son roman précédent, je me suis lancée pleine d’entrain dans ma lecture. Même si j’ai passé un bon moment, je n’ai pas eu de coup de cœur pour celui-ci non plus.

Nous faisons ici connaissance avec deux femmes : d’un côté, il y a Lili, une jeune maman inquiète car sa fille est arrivée trop tôt et est placée en couveuse. De l’autre, il y a Elise, une maman un peu déboussolée par le départ de son deuxième enfant et qui se retrouve avec un appartement, et une vie, vide. Toutes les deux sont à un moment charnière de leurs vies de femme et de maman. Comment vont-elles le vivre ? Comment vont-elles surmonter les épreuves imposées par la vie ? Comment vont-elles s’adapter ?

Lili est une jeune femme inquiète, qui se jette corps et âmes, dès les premiers instants dans son rôle de maman. Elle culpabilise beaucoup de la naissance prématurée de sa fille et on voit à quel point elle va travailler sur elle, tout au long de l’histoire, pour prendre du recul et accompagner sa fille dans son combat. Concernant Elise, on comprend rapidement que pendant de longues années, toute sa vie a tourné autour de ses deux enfants. Désormais partis, une en Angleterre et l’autre à Paris, elle doit apprendre à vivre seule et à se refaire plaisir. Entre rencontres et nouveaux défis, sa nouvelle vie s’annonce pleine de rebondissements. C’est une femme qui va savoir évoluer tout au long de l’histoire, qui va se prendre en main et qui m’a très agréablement surprise.

Je ne peux pas parler d’autres personnages car le roman tourne vraiment quasi-exclusivement autour de ces deux femmes. La narration alterne entre l’une et l’autre et nous immerge totalement dans leur esprit. La plume de l’autrice est toujours aussi vive mais cette fois, elle joue plus sur la corde émotionnelle que sur celle de l’humour. En effet, elle nous parle longuement de la vie des parents en service de néonatologie, leurs angoisses, leurs espoirs et les rencontres qui peuvent être faites. Elle rend aussi hommage à tous ces hommes et ces femmes qui travaillent avec cœur pour sauver les enfants et rassurer les parents. C’est un roman rempli d’ondes positives même si certains passages peuvent être durs pour les mamans. Néanmoins, Virginie Grimaldi nous offre ici une ode à la vie et elle nous encourage à être soi-même et de suivre ses envies.

Pour conclure, « Et que ne durent que les moments doux » est un roman tout doux, mais aussi touchant, un roman pour les mamans et pour tous les lecteurs qui aiment déjà l’autrice.

Retrouvez tout l’univers de l’autrice ici !
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Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Roman français contemporain – Sortie poche en 2017
Editions Charleston

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait…


L’avis de #Lilie : J’ai découvert la plume de Clarisse Sabard l’hiver dernier et j’avoue avoir été séduit. Ainsi, j’ai envie, peu à peu, de lire tous ses romans et celui-ci est sorti de ma PAL grâce à ma cousine et notre challenge livresque. Encore une fois, je termine ma lecture conquise et avec le sourire aux lèvres.

Nous faisons ici connaissance avec Lola, une jeune femme qui vit à Paris et travaille avec ses parents. Adoptée quand elle était bébé, elle n’a jamais cherché à retrouver ses origines. Ainsi, lorsqu’elle apprend que sa grand-mère « biologique » est décédée et qu’elle a droit à un héritage, elle est méfiante et surprise. Elle se rend alors à Aubéry et finalement, c’est une véritable chasse au trésor, sur les traces de son passé, qui l’attend. Que va-t-elle découvrir au cours de sa quête ? Tous les secrets de famille doivent-ils être déterrés ? Est-ce une bonne idée de retourner dans le village qui a vu grandir son arrière grand-mère, sa grand-mère et sa mère ? Et pourquoi son cousin Vincent se montre-t-il aussi suspicieux ?

Lola est une jeune femme qui a tendance à vivre sur ses acquis. Travaillant avec ses parents, sans véritable perspective professionnelle, et célibataire depuis peu, elle est à un moment « clé » de sa vie. Le coup de téléphone du notaire tombe à pic et va lui donner l’occasion de reprendre sa vie en main. Lola est curieuse, passionnée, têtue et très attachante. C’est une héroïne moderne, avec des envies de liberté et en même temps très traditionnelle dans son attachement aux siens et dans son envie de trouver le grand Amour. J’ai aimé la suivre dans ses recherches et dans les lectures qui lui permettront de recomposer le passé de ses aïeuls. L’arrière grand-mère de Lola, Louise, elle, était une femme moderne, en avance sur son temps. Elle ne se contentait pas de la vie qui lui tendait les bras et elle va tout faire pour que son destin change. Travailleuse acharnée, elle va parfois manquer de discernement en ce qui concerne ses enfants mais on ne pourra jamais lui reprocher sa droiture et la continuité dans ses convictions. Elle a eu deux filles, Rose, la grand-mère de Lola, et Léonie. Rose est une jeune fille puis une jeune femme passionnée, fougueuse et pas toujours d’accord avec sa mère. Le destin va lui imposer de drôles d’épreuves qu’elle va tenter de relever en gardant la tête haute. Sa vie ne sera pas facile mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus ! Parmi les autres personnages importants, il y a tout d’abord Tristan, le meilleur ami de Lola, une épaule solide et une oreille attentive pour sa « chouquette » préférée. Enfin, il y a Frédérick, le notaire d’Aubéry, qui sera un atout pour Lola dans ses recherches, et le beau Jim, le meilleur ami de son cousin Vincent, un cousin bien mystérieux et méfiant vis-à-vis de cette cousine arrivée de nulle part.

Cette lecture est un gros coup de cœur pour moi. Il est vrai que ce roman avait tout pour me plaire : des secrets de famille, une histoire intergénérationnelle, un peu d’amour, un peu d’humour, bref tout était réuni pour faire un carton plein ! J’ai aimé le fait que l’intrigue se déroule sur plusieurs temporalités, dans le présent mais aussi dans le passé de Louise et Rose. Cette alternance permet d’éviter la monotonie et aussi d’éclairer les choix qui ont été faits à l’époque. La plume de l’autrice est très visuelle et elle nous immerge totalement dans son récit. On entre très facilement dans cette histoire de famille et dès le départ, ma curiosité a été attisée. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et même si j’avais deviné une partie du secret, je me suis régalée jusqu’au bout. C’est aussi un roman « féministe » dans la mesure où les différentes générations de femmes sont au centre de l’intrigue et elles illustrent la vie de nombreuses femmes au fil de ces époques, avec les contraintes et les préjugés qui existaient à l’époque.

Pour conclure, « Les lettres de Rose » est un joli roman évoquant les secrets de famille mais aussi la vie de plusieurs femmes au cours du XXème siècle, des femmes qui n’ont pas eu la vie facile mais qui ont choisi de vivre selon leurs propres règles.

Retrouvez ce roman sur Amazon

Embrassons-nous sous les étoiles de Sarah Morgan

Romance contemporaine – Sortie le 5 mai 2021
Éditions Harlequin – Collection &H

Ma note : 4/5 mention « lecture doudou »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir envoyé ce roman en service presse.

Résumé : Un bonheur est si vite arrivé  !
L’homme idéal, Flora l’a trouvé en Jack. Dès le moment où il a pénétré dans son magasin de fleurs, cet homme attentionné et diablement séduisant n’a plus jamais quitté ses pensées, ni son cœur. Seulement, Flora s’aperçoit bien vite qu’elle ne peut entrer dans sa vie sans se comparer sans cesse à une autre  : la défunte épouse de Jack, Becca, une ballerine de renommée internationale avec qui il a eu deux enfants. Pour être avec lui et se faire accepter des siens, Flora va devoir faire taire ses incertitudes et déployer tout l’amour dont elle est capable. Et vite, car Jack la convie bientôt à son voyage familial en Écosse, chez la meilleure amie de Becca…


L’avis de #Lilie : Sarah Morgan fait partie des valeurs sûres de la romance contemporaine. Avec elle, pas de mauvaise surprise et on est quasiment sûrs de passer un bon moment de lecture. Son dernier roman ne fait pas exception même si l’autrice fait de plus en plus le pari d’aborder des thèmes difficiles dans ses histoires. Néanmoins, cela ne m’a pas empêché de me régaler.

Nous faisons ici connaissance avec Flora, une fleuriste qui a des rêves plein la tête mais qui a appris à se contenter du minimum. Un jour, Jack pousse la porte du magasin où elle travaille et entre eux, une connexion se crée immédiatement. Veuf, papa de deux filles, il a parfois du mal à garder le cap et veut absolument impliquer Flora dans sa vie. Mais sera-t-elle acceptée par les filles ? Pourra-t-elle trouver sa place dans cette famille ? Un avenir commun est-il envisageable ?

Flora est une jeune femme qui a perdu sa mère quand elle était enfant et elle a été élevée par sa tante, qui ne lui a pas donné beaucoup d’amour. Ne voulant pas faire de vagues, elle a très tôt appris à éviter les conflits en faisant de son mieux pour aller dans le sens de son interlocuteur. Sa rencontre avec Jack va tout bouleverser car leur attraction est évidente mais elle a bien du mal à percer la carapace de ses filles. La plus petite, Molly, est encore affectée par la mort de sa maman mais Flora va essayer de trouver des astuces pour se rapprocher d’elle. Vive, émotive, la fillette est pleine de ressources et très attachante. La tâche va s’avérer plus compliqué avec Izy, qui est déjà ado et qui semble intérioriser beaucoup de choses. Entre les deux femmes se joue le rôle de maitresse de maison et ni l’une ni l’autre ne semble prête à lâcher prise. Jack, qui est le seul homme au milieu de toutes ces femmes, a parfois du mal à se rendre compte de tout ce qui se joue sous son toit. Ayant la tête dans le guidon, il ne se rend pas compte du mal-être de sa fille ainée et il garde pour lui de nombreuses choses, de peur de faire fuir Flora. Trouveront-ils la bonne partition pour pouvoir avancer ?

Comme je le disais en introduction, les romans de Sarah Morgan se lisent tous seuls et ils sont l’assurance de passer un bon moment. Néanmoins, je remarque depuis quelques parutions qu’elle aborde de plus en plus des thèmes sombres, difficiles. Ici, elle nous parle de la difficulté de faire le deuil, de perdre un membre de sa famille et du poids du silence dans les familles. L’ambiance générale du livre est donc loin d’être légère mais il n’empêche que la plume de l’autrice nous embarque de New-York à l’Angleterre et on ne se sent pas oppressé au cours de la lecture. Au contraire, c’est une histoire pleine d’optimisme, peut-être un peu naïve, mais qui fait du bien et qui nous fait croire que rien n’est jamais perdu. Flora est une héroïne que j’ai beaucoup aimé car elle n’hésite pas à se donner corps et âmes pour faire fonctionner son couple et essayer de se faire accepter. Nous suivons alternativement Flora, Izy et Clare, la marraine d’Izy, ce qui nous permet de mieux les comprendre. Je regrette de ne pas avoir eu les pensées de Jack car je dois avouer que j’ai parfois eu du mal à le cerner.

Pour conclure, « Embrassons-nous sous les étoiles » est une parfaite lecture d’été avec des personnages attachants et une jolie histoire qui vous entrainera des rues encombrées de New-York aux berges d’un lac anglais, en pleine nature.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

Nous, les magnifiques de Julie de Lestrange

Littérature française contemporaine – Sortie le 21 avril 2021
Editions Mazarine

Ma note : 4/5 mention lecture « doudou »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Mazarine qui, via une masse critique Babelio, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Ensemble, envers et contre tout.
Alexandre a réussi.
Il partage son temps entre son métier, sa famille, et des projets qui fourmillent.
Dans cette course effrénée, il ne voit pas que son monde se délite, petit à petit.
C’est l’histoire d’un homme qui pensait tout connaître de l’existence.
C’est aussi l’histoire de Marco, Claude, Anouk, et Sophie.
Des amis que l’on garde pour la vie,
Et de nos défaites, dont jaillissent les plus grandes espérances.


L’avis de #Lilie : Quelle joie de revoir Alexandre et toute la bande. Telle une bande de copains que l’on prend plaisir à revoir régulièrement, je me suis lancée avec joie et enthousiasme dans la lecture de ce nouveau roman….. mais j’ai ressenti un petit pincement au cœur au moment de leur dire au revoir car la boucle semble bouclée.

Nous retrouvons donc Alexandre et Sophie, dix ans après « Danser encore« . Ils sont partis vivre en province, leurs enfants, Nathan et Juliette, ont bien grandi et comme tous les couples, la routine semble avoir raison d’eux. Dans le même temps, Alexandre apprend que son père vient de refaire sa vie mais sa nouvelle belle-mère n’est pas « celle » qu’il attendait. Quand Sophie perd son boulot, tout bascule, sa vie qui semblait toute tracée n’est plus si « évidente ». Dans quelle direction la vie d’Alexandre va-t-elle basculer ? Acceptera-t-il les changements qui s’imposent ? Son couple peut-il survivre à cette crise ?

Ici, nous suivons principalement Alexandre car il est vrai que c’est sa vie à lui qui bascule dans cette histoire. En quittant Paris, il a tiré un trait sur sa carrière de journaliste et a monté une entreprise avec Damien, un autre passionné comme lui. Depuis, il se donne corps et âmes pour sa boîte et se repose beaucoup sur Sophie pour la gestion du quotidien. Mais quand cette dernière traverse une épreuve et change son comportement, Alexandre va devoir admettre qu’il doit, lui aussi, s’impliquer dans sa famille et dans son couple. Sophie est à un tournant de sa vie. La non-reconduction de son contrat va avoir un effet dévastateur sur elle. Elle va remettre beaucoup de choses en cause et s’interroger réellement sur le sens à donner à sa vie. On voit beaucoup moins Marco et Anouk. Néanmoins, ils sont toujours là, en toile de fond, présents pour nos deux « héros ». Par contre, on voit beaucoup plus Claude, le père d’Alexandre et Anouk, que l’on avait découvert dans le tome précédent. Lui aussi est à un tournant de sa vie et j’ai aimé suivre cet homme qui, à la retraite, décide, enfin, de profiter de la vie.

Ce roman m’a fait l’effet d’une lecture doudou. Vous savez, ce sont ces histoires réconfortantes où on rencontre des protagonistes authentiques, attachants, qui pourraient être nos amis, nos cousins ou nos voisins. Le fait de les retrouver après autant d’années est aussi une manière de se rassurer. La plume de l’autrice est toujours aussi efficace et une fois la lecture entamée, difficile de voir les pages se tourner. L’intrigue est assez banale, car elle parle de situations pouvant arriver à toute personne autour de la quarantaine, mais au final, on a envie de savoir si tout va bien se passer. L’autrice aborde des thèmes difficiles tels que la répartition des tâches dans la famille, l’adolescence, le changement de vie et, une nouvelle fois, le deuil. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, ce tome 3 n’a pas de goût de réchauffé, j’ai pris beaucoup de plaisir à le découvrir et je regrette de l’avoir déjà terminé.

Pour conclure, « Nous les magnifiques » est une belle occasion de suivre de nouveau des personnages qui ont évolué sur trois tomes et quelques décennies. A voir si l’autrice aura envie de prolonger, encore un peu, les aventures d’Alexandre, Anouk, Sophie et Marco ou si elle va les laisser vieillir en paix….. seul l’avenir nous le dira mais personnellement, je leur ai dit « au revoir » avec tristesse, comme si je quittais des amis que je prenais plaisir à retrouver régulièrement.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Mazarine

Retrouvez ci-dessous mes avis sur les tomes précédents :

hier encore       danser encore

Le poids du silence d’Audrey Martinez

Romance contemporaine – Sortie le 12 avril 2021
Auto-édition

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Avant de commencer, je tiens à remercier Audrey Martinez pour sa confiance et pour m’avoir confié son dernier roman en service presse.

Résumé : ♥ Elle l’a quitté, il refuse de l’abandonner. ♥

« Elle est partie.
J’ai encore du mal à le réaliser.
Je déambule dans l’appartement à la recherche d’un indice, d’une explication.
Je ne comprends pas.
Je ne comprends rien. »


Lorsqu’Ethan rentre chez lui, sa fiancée lui apprend qu’elle le quitte. Sous le choc, le cœur en miettes, il peine à accepter cette décision. L’ancien militaire est persuadé qu’Olivia lui a menti et qu’elle lui cache quelque chose. Il refuse de laisser leur histoire partir en fumée et de perdre celle qu’il aime.

Mais est-il prêt à affronter la terrible vérité ?


L’avis de #Lilie : Voilà un moment que je voyais le nom d’Audrey Martinez passer sur les réseaux sociaux. Autrice auto-éditée, ses romances sont très appréciées par les chroniqueurs et chroniqueuses et cela attisait ma curiosité. Un appel à SP à l’occasion de la sortie de son dernier roman m’a permis de « sauter le pas » et de découvrir sa plume et son univers. Une chose est sûre, j’en redemande !!

Nous faisons ici connaissance avec Ethan, un ancien militaire reconvertit dans la sécurité privée. En rentrant de déplacement, il trouve sa fiancée Olivia prête à le quitter et à rompre leurs fiançailles. Alors qu’ils nageaient dans le bonheur, elle s’en va. Mais pourquoi ? Est-ce qu’elle ne l’aime plus ? Pourquoi cette décision si soudaine et ce silence face aux interrogations d’Ethan ? Que cache Olivia ?

Ethan est un bel homme, qui pourrait jouer de ses charmes, mais ce n’est pas son tempérament. Il est calme, réfléchit, intègre et surtout profondément amoureux de l’amour de sa vie, Olivia. Quand elle part, tout son monde s’écroule et il n’arrive pas à comprendre les raisons de son départ. Têtu, il va tout faire pour essayer de la reconquérir et comprendre ce qui l’a poussée à partir. Olivia est une jeune femme pleine de vie, très belle, qui n’a pas eu une vie facile. Ayant perdu ses parents jeunes, elle a trouvé auprès d’Ethan et de ses parents une famille de substitution et son départ va d’autant plus surprendre tout le monde. Mais Olivia peut-elle encore rester auprès d’eux? Acceptera-t-elle de se confier sur ce qui la ronge au plus profond d’elle même ? C’est un personnage qui m’a beaucoup touché car on sent son mal-être et on la voit peu à peu sombrer. Acceptera-t-elles les mains tendues ? C’est à vous de le découvrir !

Cette lecture a été, pour moi, un véritable uppercut émotionnel. En effet, j’ai pleuré, vraiment, j’ai eu des papillons dans le ventre, j’ai frémi et espéré tout au long de ma lecture. Vous l’aurez compris, la plume de l’autrice m’a totalement conquise et je me suis laissée embarquer sans aucune résistance. L’intrigue connaît peu de temps morts et l’alternance des points de vue permet de mieux cerner les deux protagonistes. Même si j’ai rapidement compris les tenants et les aboutissants du secret d’Olivia, j’ai été tenue en haleine jusqu’au bout et j’ai été dans l’incapacité totale de poser ma liseuse avant d’avoir terminé ! Je compte bien poursuivre ma découverte de l’univers de l’autrice très prochainement et voir si la magie opèrera de nouveau.

Pour conclure, « le poids du silence » est une magnifique histoire où les émotions viendront vous saisir sans que vous vous en rendiez compte. Entre l’amour, le poids du secret et de la culpabilité, préparez-vous à une lecture prenante et marquante.

Retrouvez l’univers d’Audrey Martinez sur son site officiel
Retrouvez ce roman sur Amazon

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Danser, encore de Julie de Lestrange

Littérature française contemporaine – Sortie en 2018
Éditions Mazarine

Ma note : 4/5 mention « lecture réconfortante »


Résumé : Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ?
Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.
Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et  plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne  à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité. 


L’avis de #Lilie : Voilà un moment que ce roman dormait dans ma liseuse. Ayant besoin de lectures réconfortantes et qui font du bien au moral, j’ai eu envie de le découvrir, enfin, et de retrouver tous les personnages que j’avais tellement apprécié dans « Hier encore, c’était l’été« .

Nous retrouvons donc Alexandre, devenu père de famille et marié à Sophie, qui travaille comme contractuelle dans un ministère. Inquiets pour leur fils Nathan, ils jonglent entre vie de famille, vie de couple et vie professionnelle. Il y a aussi Marco, le cousin de Sophie, qui a toujours autant de mal à se poser et à accepter de grandir. Enfin, il y a Anouk, la petite sœur d’Alexandre, femme au grand cœur et au tempérament de feu. Mais sont-ils heureux, désormais, en tant qu’adultes ? Quelles épreuves la vie leur réserve-t-elle ? Ont-ils trouvé le bonheur ? Peuvent-ils toujours compter les uns sur les autres ?

Alexandre, que l’on voyait beaucoup dans le tome précédent, a enfin réussi à se stabiliser. Domicilié en banlieue parisienne, il vit à cent à l’heure, entre les métros blindés, son travail de journaliste qui ne s’arrête jamais et les soucis de santé de son fils. On le découvre papa poule, inquiet, faisant de son mieux pour s’investir auprès de ses enfants et de son épouse Sophie. Cette dernière est une mère qui essaye de mener de front toutes ses « carrières ». Un peu désemparée face à la maladie de son fils, elle peut néanmoins compter sur son mari qui est une épaule solide et une oreille attentive. Marco m’a, de nouveau, fait lever les yeux au ciel. Toujours en colère, nonchalant, il n’entend pas se poser et aimerais que la vie soit facile. Malheureusement, la vie va lui rappeler que parfois, elle peut être cruelle et qu’il faut savoir choisir ses priorités. Enfin, il y a Anouk, qui est partie vivre à Londres et qui fait toujours des choix de vie qui lui ressemblent. Elle cache toujours sa sensibilité derrière sa fougue et sa vitalité. Néanmoins, elle reste cette jeune femme battante, en quête de justice et tentant de faire de son mieux, quoiqu’il en coûte.

Vous l’aurez compris, j’ai retrouvé tous les personnages avec joie, avec l’impression de les avoir quittés hier. Ils ont grandi, mais moi aussi, et je suis ravie de les avoir retrouver avec un peu plus de maturité mais surtout, toujours aussi unis. La plume de l’autrice est toujours aussi fluide et on navigue, en fonction des chapitres, entre chacun des protagonistes. Ils traversent des épreuves qui pourraient tous nous arriver et ils sont tous à un moment de leur vie où ils se questionnent sur l’avenir. J’ai tourné les pages sans même m’en rendre compte et j’ai eu, de nouveau, un pincement au cœur en arrivant à la fin. Heureusement, Julie de Lestrange nous fait un beau cadeau en sortant, cette année, un nouveau roman qui nous permettra de tous les retrouver…. J’ai hâte !!

Pour conclure, si vous avez aimé « Hier encore, c’était l’été« , vous ne pourrez qu’aimer « Danser, encore« . C’est une jolie histoire d’amitiés, avec de belles valeurs et une histoire réconfortante car elle donne envie, une fois le livre terminé, d’appeler tous ses proches pour leur dire à quel point on les aime.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Mazarine
Retrouvez le en format poche ici
<– Retrouvez ici mon avis sur les premières aventures d’Alexandre, Marco et Sophie.

               

 



Nos âmes louves, tome 1 : Dans le noir de Juliette Pierce

Romance fantastique – Sortie le 26/02/2021
Editions Black Ink – Collection Fantas’Ink

Ma note : 4.5/5 mentions « original » et « incontournable 2021 »


Résumé : Freya vit avec sa meute dans les forêts glaciales de Norvège. Maudite par les dieux nordiques, elle est incapable de se transformer en louve. Contre toute attente, le beau Caïn, héritier d’une puissante meute rivale, devient son allié. Mais leur relation bascule lors d’une terrible nuit qui la force à s’enfuir et abandonner les siens.
Comme si être une demi-louve ne suffisait pas, la mort de sa mère, son alpha, ne lui laisse pas le choix. Elle doit retourner sur ses terres, affronter Caïn et prendre les rênes de sa meute.
Résolue à suivre sa destinée, Freya voit sa détermination faillir lorsqu’un alpha à l’aura ténébreuse débarque en ville pour lui proposer un mystérieux pacte. L’encre sur sa peau l’hypnotise plus que de raison et elle perd pied.
Tiraillée entre son cœur et son destin, elle remet tout en question. Les dieux nordiques l’ont déjà privée de sa nature de loup ; seraient-ils capables de la précipiter vers sa chute ? Aujourd’hui, ils la mettent en garde : certaines passions finissent dans le sang.


L’avis de #Lilie : J’ai découvert ce roman sur Bookstagram. Cette année, en lecture, j’ai envie de nouveauté, de changement, et comme je le dis fréquemment, je me rends compte que je ne lis pas assez, à mon goût, de romans se passant dans des univers fantastiques. J’ai donc craqué, au moment de la sortie du tome 2, pour m’offrir la duologie de « Nos âmes louves« . Je tiens à signaler ici le travail remarquable des éditions Black Ink qui préparent des couvertures magnifiques et savent magnifier l’objet livre grâce à des illustrations au début de chaque chapitre. Concernant l’histoire, en toute honnêteté, malgré tout ce que j’avais entendu dessus, j’étais loin d’imaginer toutes les surprises réservées par l’autrice et je ne m’attendais pas à tant de rebondissements.

Nous faisons ici connaissance avec Freya, fille de deux alphas d’une tribu norvégienne de loups-garous. Malheureusement pour elle, elle est maudite et incapable de se transformer en loup. Ayant besoin de prendre l’air, elle disparaît en Grèce le temps d’un été mais la disparition de sa mère l’oblige à revenir au pays et à modifier ses projets. Une fois de retour, elle se retrouve avec plein de questions en tête et coincée entre Caïn, son promis de toujours, et Lev, un alpha venu du Danemark, soit disant sur demande de la mère de Freya. Que lui veut ce bel alpha arrivé en ville ? Ses intentions sont-elles bonnes ? Et Caïn, où en est-elle avec lui ? Sa mère est-elle vraiment morte, comme tout le monde semble le penser ? Pourquoi les Dieux semblent-ils si en colère ?

Freya est une jeune Syk, c’est-à-dire une jeune loup-garou qui a son âme de loup mais qui ne peut pas se transformer. Même si elle fait partie intégrante de la meute, Freya souffre de ce « handicap » et a bien du mal à se décider sur son futur. Têtue, courageuse, elle a beaucoup de cœur et a tendance à foncer avant de réfléchir. L’arrivée de Lev va la perturber mais aussi l’obliger à se poser les bonnes questions concernant son avenir. Lev, c’est un bel alpha arrivant d’une grande meute danoise. Brun, musclé, tatoué, il va tout de suite mettre les sens de notre héroïne sans dessus-dessous. Venu à la demande de la mère de Freya, il va l’aider dans sa quête, se montrant prévenant, attentif et un brin charmeur avec elle. Mais Freya a-t-elle raison de lui faire confiance alors que sa vie est en pleine transformation ? Concernant Caïn, c’est l’ami de toujours, devenu son amoureux au fil du temps et une épaule sur laquelle elle a toujours pu s’appuyer. Fils d’alphas d’une meute rivale, il n’est pas l’héritier donc son union avec la jeune Syk pourrait lui permettre de devenir, malgré tout, alpha. Étudiant en médecine, il a la tête sur les épaules et tient plus que tout à celle qui est son amour de toujours. Mais que s’est-il passé avant l’été pour que Freya s’éloigne ? Joue-t-il franc-jeu avec elle ? Pourquoi voit-il Lev comme une menace?

Autant le dire haut et fort, j’ai été totalement conquise par ce roman. Tout d’abord, la plume de l’autrice est magique, tout comme l’univers dans lequel elle nous plonge. Mélange entre bit-lit et mythologie nordique, l’univers proposé et très riche, détaillé mais aussi très bien expliqué. Dès le départ, on est en totale immersion auprès des meutes et des différents personnages. On ressent tout de suite une ambiance un peu pesante, remplie de mystères, qui n’aura de cesse de s’épaissir au fil des chapitres. L’intrigue est racontée du point de vue de Freya et j’ai trouvé intéressant de pouvoir suivre ses questionnements et de la voir évoluer. La fin arrive presque trop vite et quand la mention « à suivre » apparaît, j’ai eu envie de hurler, de crier tant Juliette Pierce nous laisse, ainsi que ses personnages dans une situation incroyablement frustrante et inconfortable pour eux. Je ne regrette pas mon choix d’avoir le second tome sous la main afin de ne pas rester dans cette incertitude insupportable !! Un grand bravo à l’autrice pour avoir su jouer avec mes nerfs et pour m’avoir subjuguée avec cette lecture !

Pour conclure, « Nos âmes louves, tome 1 : Dans le noir » est une romance fantastique mêlant l’univers des loups-garous et la mythologie nordique. Si vous recherchez une histoire avec une héroïne forte, arrivée à un point clé de sa vie et devant affronter son destin, n’hésitez plus et embarquez direction la Norvège !

Retrouvez ce roman sur le site de Black Ink Editions

Doucement renaît le jour de Delphine Giraud

Littérature française contemporaine – Sortie le 14/01/21
Éditions Fleuve

Ma note : 3.5/5


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Fleuve qui, via la plateforme Netgalley, m’ont donné la possibilité de découvrir le nouveau roman de Delphine Giraud.

Résumé : Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent. Qui est cet enfant ? Acculé, son père lui avoue qu’il s’agit de Mat, son petit frère. Victime d’un accident à l’âge de deux ans, il est resté tétraplégique et communique peu avec le monde extérieur. Connie l’a effacé de sa mémoire. Emportée par son désir de connaître son frère et de rattraper le temps perdu, elle oublie alors une question essentielle: pourquoi ses parents ont-ils préféré lui cacher l’existence de Mat pendant si longtemps ? Elle ignore encore ce qu’il en coûte de remuer le passé…


L’avis de #Lilie : Conquise par son premier roman, j’avais hâte de retrouver la plume de Delphine Giraud. Cette nouvelle parution a fait grand bruit au moment de sa sortie. C’est donc très enthousiaste et pleine d’attente que j’ai entamé ma lecture….et c’est un peu déçue que je la termine. En effet, même si cette histoire a beaucoup de points positifs, je n’ai pas été totalement convaincue.

Nous faisons ici connaissance avec Connie, une jeune femme qui mène sa vie comme elle l’entend. Elle semble heureuse jusqu’au jour, où en faisant un footing, elle manque d’être percutée par un cycliste. A partir de là, une impression de déjà-vu va s’insinuer en elle et l’obséder… Au final, elle va découvrir l’existence de son frère Mat, tétraplégique depuis l’enfance, qu’elle avait totalement effacé de sa mémoire. Mais pourquoi ne se souvient-elle pas de lui ? Les retrouvailles vont-elles bien se passer ? Que va découvrir Connie en fouillant dans les méandres de sa mémoire ? Pourra-t-elle avancer après avoir déterrer son passé ?

Connie est une jeune fleuriste qui sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Elle ne laisse personne entrer dans son cercle proche et semble très heureuse comme ça. Pourtant, ses retrouvailles avec Mat, son petit frère, et sa rencontre avec David, un séduisant pompier, vont tout bouleverser. Mat est placé dans un établissement spécialisé pour les personnes en situation de handicap. Il s’entend très bien avec une infirmière du nom de Babeth, qui est comme une deuxième maman pour lui. Doté lui aussi de son petit caractère, il n’aspire qu’à croquer la vie à pleine dent et à redécouvrir cette sœur dont il a été si longtemps privé. Nous rencontrons aussi Phil, le père de Connie et Mat, qui se retrouve empêtrer dans un mensonge qui dure depuis trop longtemps. Il y a également Helen, la mère des enfants qui ne semble pas épanouie dans sa vie familiale, Annie, la nourrice un peu trop présente, Firmin, le nouvel employé de Connie qui sera un peu le Jiminy Cricket de notre héroïne, et Jannelle, la meilleure amie toujours présente.

Ce second roman est une petite déception pour moi. Tout d’abord, j’ai mis du temps à réussir à entrer dans l’histoire et à m’attacher aux protagonistes. Je n’aime pas beaucoup Connie et il est vrai que quand je n’accroche pas au personnage principal, j’ai du mal à lâcher prise. Néanmoins, passé le premier tiers, j’ai aimé voir l’évolution de la relation entre ce frère et cette sœur si longtemps séparés. Les chapitres alternent entre passé et présent, permettant ainsi au lecteur de mieux comprendre l’histoire de cette famille. La plume de l’autrice est fluide, facile à lire et très visuelle. Émotionnellement, l’autrice essaie de jouer avec nos nerfs afin de nous faire passer par plusieurs états en l’espace de quelques pages. Elle aborde les thèmes des secrets de famille, le handicap, la reconstruction et la difficulté d’être une bonne mère. Malgré ces thématiques lourdes et difficiles, elle nous entraîne au fil des pages dans une histoire positive et elle nous incite au pardon et à toujours aller de l’avant en profitant de chaque moment.

Pour conclure, même si je n’ai pas été pleinement convaincue par « Doucement renaît le jour », je recommande cette lecture à tous ceux qui aiment découvrir de nouvelles autrices qui nous parlent de sujets difficiles en nous insufflant de l’espoir et la volonté d’aller de l’avant.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Fleuve

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Le tatoueur d’Auschwitz d’Heather Morris

Témoignage – Livre sorti en 2018
Editions France Loisirs

Ma note : 4.5/5 mention « lecture poignante »


Résumé : Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.
Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.
Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l’horreur du monde.
L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.


L’avis de #Lilie : La seconde guerre mondiale et la shoah sont des thèmes qui m’ont toujours intéressée. J’ai du mal à comprendre comment de telles horreurs ont pu se produire et donc, je lis, assez régulièrement, des témoignages ou des histoires ayant ce contexte historique. Pourtant, ce livre a dormi dans ma PAL pendant plus de deux ans avant que je me décide à l’en sortir grâce à sa sortie en poche et au « raz de marée » qu’il a provoqué en librairie. Une chose est sûre, il fait avoir le cœur bien accroché au moment de sa lecture car certains passages sont crus et cruels.

Nous faisons ici connaissance avec Lale, un jeune slovaque qui a, pour seul « défaut » d’être juif. En avril 1942, il est déporté pour le camp d’Auschwitz, et très vite, il comprend que pour survivre, il va falloir être malin. Un jour, il croise le regard de Gita et à partir de là, tout va changer pour lui car il est évident qu’il a envie de sortir du camp pour une seule et bonne raison : vivre au grand jour son amour pour la jeune femme. Mais quelles épreuves va-t-il devoir supporter ? L’amour peut-il vraiment aider à survivre ? Lale et Gita auront-ils leur happy end ?

Peu de temps après son arrivés, Lale est « recruté » pour devenir tatoueur d’Auschwitz. Ce poste le protège un peu car il est en permanence en relation avec des SS et il a aussi l’occasion de côtoyer des personnes de l’extérieur du camp. Lale est malin et il va essayer de tirer profit des vices des uns et des autres pour avancer et survivre. Néanmoins, il ne sera pas à l’abri des trahisons ou des coups bas mais il va tout faire pour sortir de ce camp de la mort vivant. On ne sait pas grand chose de Gita, pendant un long moment. En effet, elle reste très mystérieuse et même si ses sentiments pour Lale semblent apparaître très vite, elle ne se dévoilera que très tardivement. Elle aussi, elle a fait preuve de beaucoup de courage et ses amitiés dans son block vont l’aider à tenir le coup.

Ce témoignage a été écrit par Heather Morris qui est une journaliste australienne. Lale lui a confié son histoire après le décès de Gita et l’autrice a fait un gros travail pour le mettre en confiance puis pour remettre de l’ordre dans les souvenirs racontés. Ce qui m’a frappé, c’est la rapidité et la facilité avec laquelle je suis rentrée dans cette histoire. Les faits racontés sont, par moment, difficiles à lire mais nous montrent que l’horreur a existé, à une époque qui n’est pas si lointaine. Je me suis beaucoup attachée à Lale, un peu moins à Gita et je me suis régalée pendant environ les trois quarts du livre. La fin m’a semblé un peu rapide, à partir de la libération du camp, et j’aurais aimé, je pense, avoir plus de détails sur leur vie d’après. Néanmoins, c’est un témoignage de plus sur les horreurs nazies et c’est aussi un moyen de dire « il ne faut pas oublier, pour ne pas que cela se reproduise »….

Pour conclure, « Le tatoueur d’Auschwitz » est un témoignage bouleversant sur les conditions de vie des déportés dans les camps de travail nazi. Malgré les monstruosités décrites, le message délivré est un message d’espoir et d’amour car Lale n’a jamais baissé les bras ni cessé d’y croire.

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