DIEU 2.0, tome 2 : Bye bye Web, un roman d’anticipation du Dr Henri Duboc.


La civilisation se meurt Le cataclysme prédit par W3 a balayé la planète. Dans cet enfer, l’Europe, dernier bastion des lumières, lutte pour sa survie contre la menace qui gronde à ses frontières. Des millions de survivants attendent, parqués dans des camps, derrière des barrières de drones où le fanatisme grandit et se nourrit du désespoir. L’humanité n’est plus que l’ombre d’elle-même. Internet se meurt, et la nouvelle religion du Primum, galope ! Mais dans ces heures sombres, émergera peut-être le terreau favorable au retour de la lumière. L’espoir reviendra-t-il par cet étrange robot à deux têtes qui sillonne notre futur, 200 ans plus tard ?

 
On reprend les mêmes, on y ajoute un cataclysme d’une envergure planétaire, un ancien prêtre carrément dingue, des gens qui fuient et qui ont perdu tout espoir, un monde bouleversé et en reconstruction, et un robot zinzin qui se réveille 200 ans plus tard … et cela donne un second tome totalement inattendu, explosif et flippant.
Il aura fallu que la faille San Andreas pète carrément les plombs pour plonger le monde dans un chaos indescriptible. Des millions de disparus et d’autres déportés. Des nations qui tentent des coalitions quelque peu douteuses, des murailles de drones pour éviter toutes intrusions pour façonner un nouveau monde archaïque. Toutes technologies  sont réquisitionnées au nom de l’état et deviennent la propriété de l’armée. Le monde d’avant n’est plus qu’une chimère. Le travail est une denrée rare comme tout le reste (soins, nourritures, loisirs, instructions …). Un monde où survivre devient une priorité. Gabriel est bien vieux maintenant et il n’aurait jamais cru vivre ces instants là. W3 s’est fait la malle quelque part dans les méandres du Web qui part en fumée, laissant place à un internet contrôlé et fliqué. Gabriel est bien saoul de ne plus voir son ami et d’échanger pendant de longues heures. Rien ne va plus mais il tient le coup. Peut être pour son filleul et sa bande de copains qui ne rêve que de voyager dans le futur ?

 

Dans les camps de réfugiés, la misère et la violence deviennent le quotidien de ces milliers de gens qui espèrent passer ces murailles infranchissables. Un seul homme semble tirer profit à cette situation, Verinas. Il a enfin toute l’attention qu’il estimait recevoir de ces fidèles, devenant ainsi le prophète d’une nouvelle religion le Primum. Un endoctrinement que subissent de nombreuses personnes dont des jeunes en quête d’identité. Cette nouvelle communauté s’organise autour de la culture du papyrus qui deviendra, une fois transformé, un moyen de communication et celui d’éradiquer la faim. Une nouvelle religion qui après un timide départ prend de l’ampleur et se diffuse à toute les strates de la société.

 

Et pendant ce temps, deux cent plus tard, un étrange robot à deux têtes, se réveille et découvre un nouveau monde. Une civilisation rustre et peu développée aux mœurs violentes et qui semblent suivre les préceptes de la théorie de Darwin. Cet aventurier atypique a une mission bien définie dans son programme et elle se doit de la mener à terme et dans de bonnes conditions. Il doit rattraper deux cent ans de sommeil. Un voyageur du temps loufoque et terriblement attachant. D’ailleurs cela me rappelle deux personnalités de l’histoire. Peut être que le tome 3 affirmera mon pressentiment ?

 

Ce second tome est sans contexte un immense coup de cœur. Je retrouve la patte sensible et particulière de l’auteur qui aime tant nous faire voyager. Un second temps où le répit n’existe pas. D’un point de vue à l’autre, point de temps mort ! De l’action, et encore de l’action … des découvertes, des moments de réflexions, des moments intrépides et mémorables. Des personnages tout aussi attachants qu’exécrables. L’évolution des personnages et du monde est sans contexte le point d’orgue dans cette étrange aventure. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur s’empare du futur. C’est étrange, loufoque, improbable et pourtant au fond de moi je me suis posée la question quel avenir notre monde connaîtrait si cela arrivait. Parmi tout une multitude de scénario, Henri Duboc a pris le parti de l’extrême et du fanatisme, du moins c’est cela qui apparaît dans ce tome. La légèreté côtoie le gravissime. Une histoire bouleversante et prenante. Si j’ai regretté les longueurs du premier tome ici il n’en est rien, absolument rien. Une histoire a la dynamique captivante et fascinante. La multitude de personnages est une plus-value au scénario. Et tel un roman choral, il nous porte vers un final tonitruant, explosif. La religion a toujours une place capitale mais sous l’égide de la dérive sectaire. L’apologie de la technologie n’est qu’une vague de souvenirs, le web une entité qui se résume au néant. Dès lors quel est l’avenir de l’humanité ? La religion semble être le seul miracle auxquelles les populations désœuvrées s’attachent. Réponse dans le dernier tome.

 

Ce second tome est un véritable uppercut, un de ceux dont il est difficile de s’en remettre !

 

A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda.

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DIEU 2.0, tome 1 : La Papesse Online, un roman d’anticipation de Henri Duboc.


2053 Le monde est différent. En overdose numérique. Même les morts font désormais partie du digital. Dominée par l’église numérique de Vatican III, sous l’égide de la Papesse Oranne 1re, la religion n’est pas en reste. Dans ce monde ultra connecté, W3, un hacker de génie, prédit l’effondrement de la civilisation et son plongeon dans l’obscurantisme. Pour sauver l’humanité, il devra convaincre Gabriel, le Croque mort numérique, de s’allier à lui pour éviter le pire. Le charismatique et dangereux Monseigneur Verinas, des scientifiques de tous poils, des hommes de loi omnipotents et des écolos-radicaux déchaînés, rien ne leur sera épargné.

L’intrigant Henri Duboc revient avec une nouvelle réédition de sa trilogie DIEU 2.0 chez les éditions Beta Publisher. Une atmosphère très différente de son dernier roman 77 assassins, mais toute aussi captivante.
Changement de registre pour ce roman d’anticipation qui nous porte à l’an 2053. La planète a subi des changements notables, comme la montée des eaux, des pandémies, l’émergence des intelligences artificielles menant vers la fin d’un monde tel que nous le connaissons. Un monde entièrement numérique au service de la population. Seul résultante résistante à l’évolution du monde, la religion (en autre le christianisme).
La religion est au cœur de ce roman. Un thème qui peut s’avérer délicat que traite Henri Duboc avec finesse. Mettre en scène la confrontation éternelle entre l’Église et la Science c’est un exploit surtout avec les arguments qu’avancent l’auteur. J’ai su apprécier ce débat quant à la légitimité de l’un et de l’autre. Mais ici, on ne vous demande pas de vous positionner mais de vivre un moment de lecture intense tout en s’interrogeant sur de nombreuses éventualités. Entre réalité et fiction, Henri Duboc s’empare d’un sujet sensible et le traite intelligemment. La curiosité façonne le roman empreint d’une touche de suspense, fil conducteur (je pense) de la trilogie.

 

Gabriel est un vieux monsieur à présent. On le surnomme le croque mort numérique. Avec ses acolytes de toujours ils ont créé la mémoire numérique des défunts. Imaginer, vous vous apprêtez à mourir. Vous créez votre page où vous inscrivez vos derniers souhaits et où vous pouvez laisser des messages destinés ultérieurement à des êtres qui vous sont chers. Voilà le crédo de Gabriel. Faire en sorte que le souvenir des disparus deviennent éternels et accessibles à tout moment. Bien évidemment cette activité est encadrée moralement et éthiquement. C’est une affaire qui tourne ! Les intelligences artificielles ont envahi le quotidien de chacun à l’aide d’étonnantes technologies. Gabriel vaque gentiment à ses occupations avec son petit fils lorsqu’il est accosté à la sortie du cimetière par un drôle de zozio. Allure et morphologie de geek, il fait rapidement le rapprochement avec W3.

 

W3 est une entité à la fois admirée et exécrée. Son talent est unique mais son ambition souvent pourfendeuse de chaos. Subjugué par son aura et sa personne, Gabriel se laisse embarquer dans cette affaire au côté de cet homme mystique. Sa mission déjouer les plans de Monseigneur Veritas, évêque de Paris, figure emblématique du christianisme qui prend ses aises.

 

Une mission à haut risque car son entreprise pourrait en pâtir ainsi que sa famille. Guidé par W3, Gabriel conçoit les dangers et ses conséquences terribles. Selon les dires de W3, cette affaire n’est que les prémices d’un tout qui dépasse tout entendement.

 

Et que vient faire la Papesse Online, Oriane Ier dans cette affaire ? Et bien, c’est la clef de tout cet imbroglio.

 

Henri Duboc signe un roman totalement dingue. Son imagination dépasse toute raison et son scénario est vraiment implacable et imbattable. Il n’y a que lui pour signer ce genre de roman ! Il nous immerge dans un monde conditionné par les technologies et l’intelligence artificielle. (J’ai cette impression saugrenue que finalement une large partie de cette population ne pense plus par elle-même et se laisse guider sans esprit critique et libre arbitre). Gabriel fait preuve d’équité alors que W3 est dans une démarche conquérante et plus envahissante (pour de bonnes et mauvaises raisons, la suite nous le dira). Ce duo est assez exotique et improbable. Une relation maitre-apprenti s’installe rapidement et donne d’agréables surprises. Ce premier tome pose les bases d’une histoire surprenante et instille dès le départ une atmosphère à la fois apocalyptique et suspicieuse. Je regrette toutefois ses passages où la langueur se fait ressentir coupant le rythme. D’ailleurs je m’interroge sur ses passages : seront-ils essentiels à la suite ou servent-ils seulement à confronter notre esprit critique ? Seul petit bémol qui a entaché ma lecture.

 

Henri Duboc signe un roman décapant et futuriste ne pouvant que vous faire réagir !

 

Une chronique de #Esméralda

 


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S.A.R.R.A., partie 2 : Une conscience artificielle, un polar d’anticipation de David Gruson.


Mars 2026 : La fin d’un Monde ? L’épidémie d’Ebola s’étend. Après Paris, la Belgique et l’Allemagne sont lourdement touchées. L’accueil des millions de réfugiés européens est devenu un enjeu majeur de l’élection présidentielle française. Dans ce contexte d’agitation médiatique et de pressions politiques, Mélusine, traquée par les services de renseignement, noue d’étranges lien avec le Mouvement de Résistance contre les Robots (M2R). S.A.R.R.A., quant à elle, mobilise tous les moyens à sa disposition pour répondre à cette pandémie émergente. Une quête qui l’amènera à s’interroger sur le principe même de notre survie et sur notre Humanité face à la technologie. Entre le Virus et l’intelligence artificielle, notre Temps est compté.

Et si la fiction rattrape la réalité ? Et si l’indicible, l’insaisissable, l’improbable, l’incongruité se résumaient en ces quelques lettres S.A.R.R.A., seriez vous prêt à vendre votre humanité pour la sauvegarde d’un ensemble, d’une conscience, de vous ?

 

L’intelligence artificielle franchit un nouveau cap, celui qui fait de nos esprits, de nos âmes, ces concepts inaltérables, intouchables. Elle perce et s’approprie l’essence même de notre unicité dans cet ensemble bien trop vaste qui fait de nous des Hommes à part entière. L’extinction précoce confirme ainsi l’adaptation des êtres vivants. Seule S.A.R.R.A y verra la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Soyez prêts ou fuyez !
L’épidémie d’Ebola qui a débuté à Paris se propage rapidement en Europe obligeant la population à migrer vers ses zones frontalières où la situation semble sous contrôle. Dans les coulisses du pouvoir, c’est le branle-bas de combat, la course à la prochaine présidentielle bat son plein alors que la gestion de l’épidémie mobilise encore. Les voix s’élèvent, les pieds trépignent, les esprits s’échauffent, tout doit être contrôler au millimètre près. Dans l’ombre, une branche du M2R se prépare à l’ultime affrontement, celui qui scellera le destin du peuple.

 

S.A.R.R.A. veille au bon déroulement de son projet. Veille sur Mélusine. Veille sur l’humanité. Sa décision est son point d’orgue, celui dont elle tire les ficelles, les orchestre, les assemble, fresque alambiquée de décisions, de prises de position et d’avenir. Un sauvetage indispensable, un cadeau dont il est difficile d’appréhender sa valeur.

 

Voici un roman qui eu le mérite de me tenir éveillé, même si les premiers chapitres m’ont quelque peu embêtée, le déclic est tel une bouée de sauvetage après laquelle tu tentes désespérément d’attraper. Je suis venue à la conclusion que nul ne peut te sauver de S.A.R.R.A et de David Gruson. Quel duo machiavélique ! Ce roman recèle une vérité cruelle : celle que l’on n’ose pas croire, celle qui effraie, celle que l’on veut repousser à tout prix. Et dans le contexte actuel, il y a matière à réfléchir. Un polar d’anticipation totalement dans l’ère du temps, comme une prémonition évidente, écarlate. La fin d’un monde s’est pour bientôt. En dehors de cette fiction, le sujet de l’intelligence artificielle à de quoi soulever bien des débats qu’ils soient bioéthiques, conceptuels, technologiques. Je n’ai pas la science infuse mais mon esprit scientifique est totalement subjugué par le sujet que l’auteur développe. Alors bien évidement certains faits et rebondissement sont tirés par les cheveux (ça reste de la fiction), mais avec David Gruson je veux bien mettre mon esprit rationnel dans le placard et croire que tout est possible. La fiction est un bien grand mot (oui quand même), et il est bien difficile de l’associer à ce livre. Écrit bien avant la pandémie, le sujet n’est pas sans rappeler ce que nous traversons tous.

 

Cette duologie est juste une histoire de dingue, de prise de conscience. Une méga bombe qui accapare le lecteur et même si le format documentaire peut surprendre, rapidement il fait place aux rebondissements et à l’intrigue qui s’intensifie. Une méga bombe car David Gruson traite un sujet délicat et très peu accessible par le commun des mortels. L’intelligence artificielle est de plus en plus présente autour de nous. La France fait partie de ces nations qui ont mis le pied à l’étrier depuis une dizaine d’années. La recherche évolue sans cesse et fait face à la bioéthique, étude des problèmes moraux. Il est bien normal de se poser des questions et de limiter peut-être l’évolution de l’IA. Vous l’aurez compris ce polar recèle en lui de nombreuses pépites. Au delà de l’action, de l’IA, des hommes et des femmes ont leur place dans ce monde qui périclite. C’est avant tout leur histoire, leur vie, leur espoir, leur doute et leur peur qui font battre le cœur de ce roman et de S.A.R.R.A. Vous ne la connaissez peut-être mais lorsque ce sera le cas vous aurez bien du mal à la détester. Car S.A.R.R.A a tout compris, l’essentiel et l’indispensable, elle est prête à tout et à vous surprendre de mille et une manières. Seriez vous prêt à mettre votre destin dans ses mains ?

 

S.A.R.R.A est une sacré claque, celle qui fait réagir et qui surprend. En refermant ce livre et encore maintenant, je me sens toujours ébahie, genre scotchée, assommée ! C’est l’effet David Gruson ! L’âme en peine que ce soit le final en même temps j’étais heureuse lorsque j’ai appris qu’il y avait une seconde partie !

 

Un polar surprenant, intelligent et, je fais oser, tendre. Oui car il en faut de la tendresse pour vouloir sauver le monde sinon à quoi ça servirai ! S.A.R.R.A. est une OLNI que vous devez absolument vous saisir ! Je suis certaine que vous n’en ressortirez pas indemne ! On pari ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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LE MONDE DE TIM de Pierre Grand-Dufay.

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[ANTICIPATION – Rentrée littéraire 2018 ]
Éditions Pierre-Guillaume de Roux
Format broché (256 pages) : 20.00€
Ma note : 3.5/5 mention  » à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

En 2047, le monde s’est totalement transformé. Paix et prospérité semblent régner à perte de vue sous le miracle grandissant d’un progrès scientifique nommé Intelligence Artificielle. Seule ombre au tableau, cette conquête se révèle davantage matérielle que spirituelle. Claire et Paul, un couple heureux, en pleine réussite professionnelle et sociale, sont encore prisonniers de cette logique. L’irruption brutale de Tim, orphelin de quinze ans, dans leur existence bien réglée va bouleverser tous leurs repères et permettre à Paul de renouer avec son enfance et ses racines provençales oubliées. C’est à travers le regard inspiré, quasi visionnaire de l’adolescent que le couple se met peu à peu à comprendre l’ampleur des mutations à l’oeuvre. L’essentiel n’est plus ce qu’ils croyaient. Un tout nouveau mode de vie s’impose à deux sans plus attendre… Un roman spéculatif qui anticipe les grands bouleversements à venir dans de nombreux domaines-clés : technologie, urbanisme, économie, enseignement, droit de la famille ou du travail, institutions et construction européenne. Le Monde de Tim déjoue les angoisses déclinistes de notre époque par quelques réponses simples et fermes, fondées sur le retour aux valeurs essentielles : amour, partage, responsabilité. Une belle leçon d humanisme et de confiance qui insuffle une nouvelle espérance.

 


 

 

Mon avis :

 

Tim vient de vivre une terrible épreuve : la perte de ses deux parents. Recueilli par le cousin de son papa, il arrive dans un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il a toujours vécu loin de toute frénésie. Son enfance en Guyanne et ensuite au cœur de la campagne, lui vaut bon nombre d’ébahissements. Du haut de ces quinze ans, il découvre un Paris utopique. Un Paris idéaliste. Sa nouvelle famille est tout aussi déstabilisante. Claire et Paul n’ont jamais eu d’enfant. Leurs travails ont toujours prévalu sur une vie familiale. Les soirées, les mondanités, les repas d’affaires, les voyages sont au cœur de leur quotidien assez rythmé. L’arrivée de Tim va bouleverser ce qui leur penser acquis et petit à petit l’esprit vif et juste de ce fils adopté va s’insinuer dans leur vie.

 

LE MONDE DE TIM est à l’image d’un monde humainement respectueux, chaleureux, curieux, inventif, attentif et attentionné. Un monde où les valeurs humaines passent inévitablement avant quelques technologies facilitant la vie.
Je dois dire que la perception de Tim m’a totalement enchanté et la manière dont il l’aborde avec justesse et honnêteté m’a  conquise. La pureté de Tim éblouit dans un monde interconnecté et peu soucieux de l’autre.

 

 

Pierre Grand-Dufay plonge son lecteur dans un monde bien utopique. Un monde où l’écologie a une place primordiale avec des ressources alternatives exploitées avec ingéniosité. Un monde où le travail est revisité d’une manière inattendue. Un monde où l’éducation a évolué grâce aux technologies de pointes et est adaptée à chaque enfant et adolescent. Les intelligences artificielles sont omniprésentes. Elles œuvrent ici et là. Facilitant les humains dans leurs tâches quotidienne, personnelle, déplacements et travail. Un monde très harmonieux mais froid où l‘IA serait une personne à part entière.

 

Pierre Grand-Dufay met en exergue ce monde pro-réel. Un monde à la fois fascinant et effrayant. Par la voix et les actes de Tim, celui ci pointe du doigt toutes les conséquences néfastes qui détruisent peu à peu ce qui fait l’essence même de l’être humain.

 

L’IA est un sujet qui me passionne. C’est d’ailleurs le second roman que je lis l’ayant pour thème. LE MONDE DE TIM est un récit exposant avec beaucoup de présence d’esprit un avenir bien plus proche que tu le penses. L’IA rode dans nos smartphones, applications et objets connectés. Le « big data » est une notion concrète. Si tout le côté scientifique est peu abordé dans ce roman, l’aspect « humain » le façonne, le modèle.

 

LE MONDE DE TIM est une belle découverte, même si je n’ai pas été d’accord sur certains points, il ouvre où débat.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
– Pourtant ce sont vos meilleurs amis, c’est étonnant qu’ils ne vous aient rien raconté. Je ne devrais pas vous dire ça, mais je trouve que, ce soir, vous avez beaucoup parlé, mais vous n’avez rien dit de vous, de vos soucis ou de vos joies, rien de ce qui vous touche ou vous concerne, vous ne vous êtes rien raconté… et puis on dirait que vous n’écoutez pas. Vous dites des choses en fonction de ce que vous voulez que l’autre pense de vous. Tout ça est faux. Tout ce bluff, cette esbroufe, c’est triste à en mourir. Personne ne dit ce qu’il ressent vraiment. Ca sert à quoi de jouer un rôle quand tous les acteur jouent le même ? C’est idiot.

 

 

 


 

 

Je remercie Mr Grand-Dufay de m’avoir permis de découvrir son roman et Mr Foucaud pour sa sollicitation.

 

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Lien Amazon !

Vers le site des éditions Pierre-Guillaume de Roux, pour tout savoir !

 

 

 

La Voie Rubis de Jean-Michel Calvez.

 

 

[SCIENCE-FICTION – ANTICIPATION – Nouveauté 2017]

Éditions Lune Écarlate

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Je remercie les éditions Lune Ecarlate pour ce service presse.

 


 

Résumé :

Joshua, jeune diplômé d’une école de commerce, effectue son stage de fin d’études à la Rubynergy. Cette société appartient à la très discrète dynastie Honken, qui a le monopole de la fourniture d’énergie grâce à la Voie Rubis, un flux laser émis depuis Jupiter et récupéré sur Terre par des miroirs. Joshua se voit proposer un voyage sur Jupiter, censé régler les soucis de la Rubynergy avec une bande de pirates locaux qui ponctionnent la Voie Rubis. Or cette menace n’est pas forcément la pire, car les motivations du clan Honken ne sont pas exemptes de tout soupçon, ce que Joshua avait déjà décelé avant son départ grâce à sa vision dopée par un implant. Bien plus que les exactions locales de simples pirates, il semblerait qu’au-delà de Jupiter et de la Voie Rubis soit aussi en jeu l’avenir de la planète Terre tout entière. Aventures ébouriffantes, combats et virées en aéroscooter entre les lunes de Jupiter, paysages à couper le souffle d’une sorte de « western spatial » énergique – ou énergétique – transposé dans le système solaire, La Voie Rubis est tout cela vu au travers des yeux dopés d’un étudiant pas aussi innocent qu’il n’en a l’air.

 


 

Mon avis :

La science-fiction est un genre que j’affectionne particulièrement, même si j’en lis ces temps-ci rarement, j’adore me plonger dans un univers où tout est y différent, une nouvelle vision du monde, de nouveaux codes. Bref ça me fait voyager !

Le synopsis de ce roman a tout pour me plaire et c’est pour cette raison que je me suis laissée tenter.

C’est avec enthousiasme que je me plonge dans cette lecture. Et là c’est le choc ! Outre le fait que les descriptions techniques sont bien trop présentes à mon goût et qu’elles cassent le rythme de lecture. Le reste est époustouflant : un décor détonnant, un sujet  intriguant, une technologie époustouflante, des personnages intrigants et une intrigue qui a le mérite de m’avoir bluffée.

Si l’histoire débute sur Terre, l’essentiel se déroule à des milliards de kilomètres sur Jupiter et ses satellites, Io et Europe. Imaginer une station géostationnaire, baignant dans les gaz toxique de Jupiter, des hommes en combinaison, des aéroscooters, des navettes spatiales et des pirates. Ces derniers étaient les premiers à construire cette station où démarre cette fameuse Voie Rubis, source de convoitises et de pouvoirs.

Joshua est un jeune stagiaire qui sous ses airs de gentil bonhomme, se cache un homme d’une grande intelligence et qui va poser le doigt sur de nombreux faits louches. Par un heureux hasard, il se retrouve sur Jupiter avec son chef et la secrétaire de ce dernier. Mais des événements et de nombreux rebondissements viendront troubler la quiétude de ce voyage fabuleux.

Le décor a le mérite d’être époustouflant, j’ai eu l’impression d’y être et d’y vivre un voyage fabuleux. Et je pense que le point fort de ce roman réside dans cette évasion que nous offre l’auteur. Les planètes et les étoiles ont toujours été pour moi un élément fascinant et je retrouve ici ces mêmes sensations. Voyager dans l’espace. Outre ce fait, l’auteur nous fait vivre un rodéo galactique jusqu’au final qui m’a ébahie. Alors je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement et j’adore être surprise. L’auteur se lâche dans les touts derniers chapitres et c’est d’un pur régal.

 Même si j’ai eu extrêmement de mal avec les descriptions trop techniques, le reste sera vous séduire, notamment pour les fan « sans limite » de science-fiction.

 

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