VIRGILE ET BLOOM, un roman ado de Joanne Richoux.

ROMAN FANTASTIQUE

Éditions Actes Sud Junior


Bloom, étudiante en psycho, s’est éprise de son professeur de violoncelle. Virgile est sexy, lunatique, et… mort. Un foutu vampire de 283 ans, du genre dépressif derrière des lunettes en forme de cœur. Problème, la mélancolie fait geler le sang des vampires et les tue. Sur un coup de tête, Bloom vole la voiture de sa sœur et emmène Virgile à Brocéliande. Il paraît que, là-bas, une communauté de monstres s’ébat joyeusement sous terre.
Est-ce que la jeune fille se lance dans ce voyage parce que la fin du monde approche ? Parce qu’elle n’a rien à perdre ? Ou simplement mue par ses sentiments naissants pour Virgile ?
Une romance sensuelle, déjantée, à l’énergie rock, qui se dévore comme une série.

 

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
Nouveauté 2021
304 pages
Disponible au format numérique et broché.

 


MON AVIS

A la lecture du résumé vous vous êtes dit encore une énième histoire de vampire dont l’humaine tombe amoureuse. Je ne peux que vous donnez raison mais c’est le seul point unique que vous pourrez contester. Je vous assure au-delà de cela, Joanne Richoux nous livre un roman engagé, combatif et turbulent.

 

Bloom est fascinée par la psychologie. Elle adore décortiquer les méandres des âmes malgré ses propres problèmes. Rebelle jusqu’au bout des cheveux, elle se fiche quelque peu des conventions et des règles qui régissent la société. Pour ses cours de violoncelle, elle fait appel à un gars bizarre mais doué, Virgile. Elle l’observe scrupuleusement pendant des semaines, tous les jeudis, et ses conclusions lui semblent évidente : Virgile est un vampire. Loin d’être effrayé par son secret éventé par la belle, Virgile, mélancolique jusqu’au bout des ongles, se laisse guider par la tempétueuse Bloom qui n’en revient toujours pas d’avoir mis le doigt sur une évidence qui reste malgré tout effrayante mais sensationnelle. Bloom dissimule très mal ses sentiments naissant envers le vampire qui ne semble pas réceptif et surtout mal à l’aise. Les voici donc direction Brocéliande où se cacherait une communauté extraordinaire. Un périple où les deux jeunes gens vont apprendre à se connaître et à se dévoiler. Un périple qui se conclura sur une nouvelle aventure où  le moindre faux pas pourra leur coûter la vie.

 

Une nouvelle fois Joanne Richoux a su me surprendre avec cette histoire déroutante et totalement fascinante. Un roman assez court qui va directement à l’essentiel sans se préoccuper de nombreux détails superflus. Elle revisite ce côté vampire en quelque chose de déconcertant, d’unique et d’extravagant. Des créatures toutes aussi étranges, entre mythologie et récit fantastique, Joanne Richoux nous propose tout au long de son récit énergique, un univers exceptionnel. Au-delà de l’aspect scénaristique, Joanne Richoux aborde plusieurs sous-thème tout à fait intéressant. Le tournant de mai 68, l’émancipation féminine, l’écologie et la condition humaine. Virgile et Bloom est sans contexte une histoire au message engagé au cœur d’un monde fantastique. Un roman ado qui se dévore. Porté par une plume qui met en exergue les sentiments des protagoniste et les les sujets développés, ce roman et son côté aventure sont hypers addictifs. De l’action et de la réflexion, quoi demander de plus !?

 

Un sacré coup de cœur pour moi et je ne peux que vous le recommander chaudement !

 

CIRCÉ LA MAGICIENNE, une bande dessinée de Marazano et de Delmas.

FANTASTIQUE

Éditions Dargaud

Richard Marazano (scénario) et Gabriel Delmas (dessin)

Dans le chant X de l' »Odyssée » d’Homère et dans toutes les formes ultérieures de ce mythe, la magicienne Circé est présentée comme une femme fatale qui utilise le plaisir pour corrompre les sens des hommes.
Dans un style graphique réaliste, le récit proposé ici, bien qu’assez fidèle dans sa chronologie, propose une vision résolument différente de la version d’Homère :
raconté du point de vue de Circé, il se place du côté des femmes soumises à la violence de la domination masculine et contraintes de se défendre.

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
64 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

C’est la curiosité qui m’a poussé à ouvrir cette bande dessinée. Ne connaissant pas vraiment le mythe de Circé, c’est sans apriori que je me suis lancée dans cette lecture.

 

Je suis d’abord surprise par la couleur noire qui est très présente, jouant les contraste avec des transparences ou des couleurs plus claires. Circé vit sur son île plongée dans les ombres d’un désir contrarié celui de plaire aux Dieux, dans la magie et ses animaux. Circé est de mon point de vue, une victime des rouages patriarcaux et cette pénombre reflète certainement son état d’esprit contrarié et persécuté. De cette noirceur découle une atmosphère loin d’être chaleureuse et sinistre.

 

L’arrivée d’Homère sur son île est une occasion en or de satisfaire, enfin et peut-être, les Dieux. Entre mirage et mysticité, Circé parvient à l’envoûter.

 

Si l’ensemble est, à mes yeux, lugubre, le scénario est totalement captivant et m’a permis de découvrir un mythe passionnant. Le point de vue féminin est, je suppose, singulier.

 

Une belle découverte que je vous recommande.

TEMPS MORT, un roman d’urban fantasy de Ariel Holzl.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Slalom

Dès 13 ans

Un roman fantastique de haute volée qui vous plonge dans les ténèbres de la ville lumière.
Sur les traces de son grand-oncle Théobald, Léo, 17 ans, bascule dans une fontaine des catacombes et se retrouve projeté dans une réplique négative de Paris. Auréolé d’un soleil noir, le Périmonde est un territoire où le temps n’a pas de prise et où règnent des clans aux pouvoirs puissants.
Léo n’a d’autre choix que de les affronter lors de la Chasse Sauvage, une course contre la montre où tous les coups sont permis. Heureusement, l’énigmatique Alma est là pour l’aider… mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
288 pages
Disponible en numérique et broché


MON AVIS

Voici une découverte extra-ordinaire. Un roman ado qui vous file les frissons à un claquement de doigts. Une couverture rouge sanguinolente et un titre totalement accrocheur (à mon sens) et une histoire qui ne manque pas d’originalité.

 

Léo a 17 ans. Par un malheureux concours de circonstances, il est accueilli chez son oncle qu’il ne connaît guère. Une rumeur sur son étrangeté et sa solitude sont son seul souvenir. Théobald est un homme bien intrigant. Son comportement est le reflet parfait de sa demeure. Lugubre, anormale, mystérieuse et cocasse. Cet oncle est un grand botaniste qui au milieu de sa serre devient un homme passionné et bienveillant. Mais tout cela c’est avant que de mystérieuses créatures débarquent de nulle part et mettent une pagaille sans nom au cours de laquelle Théobald se fait kidnapper. Revenu à lui rapidement après un mauvais coup sur la tête, Léo décide de suivre la mauvaise troupe. Cette filature le porte directement dans les catacombes de Paris et bien au-delà.

 

Imaginez une version de Paris plongée dans une lumière rouge et lugubre. Imaginez un Paris et les habitants figés dans un marbre déroutant qui ne se meut que deux fois dans la journée. Imaginez des créatures prêtent à tout pour survivre. Imaginez des hommes, des femmes, des enfants dont leur âme humaine a fondu comme neige au soleil. Des créatures hostiles et qui veillent à un certain équilibre. La cohabitation entre clans est bien difficile et le pire reste à venir car une terrible menace est sur le point d’émerger.

 

Léo est totalement déstabilisé par cet univers. Un entre deux-mondes où la loi de la physique n’existe plus. Un univers où la manipulation, la moquerie, l’humiliation, la violence sont légions. Un univers où il faut mieux avoir des alliés et une bonne endurance, quoique !

 

Ariel Holzl signe un roman totalement déroutant. J’ai vraiment été épatée par cet univers parallèle riche, sanguinaire et fantastique. Une agréable surprise portée par un anti-héros totalement charmant, attachant. Un jeune homme miné par la maladie qui dans la noirceur va s’épanouir. Une seconde chance, un second souffle, une vie bizarre mais sans souffrance. Ariel Holzl explore la souffrance d’une manière étonnante de sa jolie plume énergique et créative.

 

Une belle découverte et surtout un monde imaginaire époustouflant. De l’urban fantasy comme je l’aime !

 

Une chronique de #Esméralda

MAGIC, tome 1 : La fillette aux cheveux violets, une bande dessinée de Lylian et de Molinatti.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Fantastique

Éditions Dargaud

Lylian (scénario) et Molinatti (dessin)


Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle.
 Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes ! Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs.
Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment. Une série de Lylian et Audrey Molinatti qui offre une plongée dans une Angleterre victorienne particulièrement kawaï, où vivent sorcières et créatures magiques !

 

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Nouveauté 2021
49 pages
Disponible en numérique et en broché

 


MON AVIS

Comment ne pas succomber à cette magnifique couverture ?

Dès le départ j’ai été séduite par les dessins. Des couleurs pastels, des courbes toutes douces et cette petite fille tellement adorable que j’ai eu envie de lui pincer les joues. Evelÿne est petite fille malicieuse et qui du haut de ses 7 ans rend folle les sœurs qui l’ont accueillie à sa naissance. Evelÿne est une petite farceuse qui aime faire des blagues de mauvais goûts. Des statues qui parlent et qui se meuvent, des phénomènes surnaturels que les sœurs ne peuvent plus contenir. C’est donc avec tristesse qu’elle confie la garde à un drôle de bonhomme. Monsieur Farfadet est chapelier à Londres et sous ses airs mystérieux cachent une magnifique réalité.

Evelÿne est bien désappointée de quitter le couvent mais grâce à la présence de Benedict, son chat noir, elle va affronter cette étape avec sérénité.

Un univers magique où les pouvoirs se doivent d’être cachés sous peine de moqueries ou de représailles.

Une très belle histoire. J’ai de suite été charmée par le scénario et les illustrations. Ici le kawaï joue parfaitement son rôle rendant l’héroïne attendrissante et un décor subjuguant. Le scénario est totalement captivant et pour un premier tome, la suite est prometteuse avec davantage de magie, je l’espère vivement. Le fil rouge de l’histoire est en place, je n’ai plus qu’à patienter pour connaître la suite de cette incroyable aventure.

A découvrir dès 8-9 ans pour les plus jeunes lecteurs et les plus grands ne pourront que se régaler !

Une chronique de #Esméralda

L’ŒIL DU CHAOS, un roman fantastique de Jean-Marc Dhainaut.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Taurnada

Collection L’ombre des Mots


Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît,
les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
242 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Jean-Marc Dhainaut dans une toute nouvelle histoire.

 

Théo, jeune lycéen de 17 ans, se passionne pour la photo. Un week-end, il s’attelle à préparer un nouveau filtre à l’aide de miroir et d’un prisme faits maison. Le résultat n’est pas tout à fait excellent, mais peu importe son acharnement lui a permis de créer ce nouveau appareil photo. Théo est un jeune homme introverti et la photo lui permet d’exprimer une palette d’émotions. A bien regarder de plus près, ses nouvelles photos sont bien différentes des modèles originaux. Décontenancé par le résultat, il décide de manipuler son appareil et découvre avec effarement que les photos prises sont le reflet du moment exact 21 jours plus tard à la même heure. Et ce qu’il entrevoit c’est la fin du monde. Il tente désespéramment d’alerter ses parents et via son réseau social, les abonnés qui le suivent. Moqueries, insultes fleurissent sous les photos, mais Théo est persuadé qu’une grande catastrophe est imminente.

 

La chaleur, l’eau rationné, les écoles fermées, le monde vit au ralenti. Des aurores boréales peignent le ciel noir du Sud de la France, les animaux deviennent dingues et les gens commencent à se méfier. Puis soudain à la date fatidique, les avions tombent comme des mouches, le courant cesse, la télévision et les téléphones ne reçoivent plus rien. La fin du monde vient de retentir.

 

Théo séparé de ses parents et de son petit frère se doit à tout prix de les retrouver. Mais les gangs et les pilleurs sèment la terreur, nul endroit pour se sentir en sécurité. Épaulé et recueilli par un ermite, un ancien militaire solitaire, ils vont ensemble tenter le tout pour le tout et les rejoindre.

 

Ce road-trip aux airs d’apocalypses va vous tourmenter pendant longtemps. C’est un thème qui me subjugue tout autant qu’il m’effraie. Et puis notre quotidien se prête à la perfection à l’atmosphère créée par Jean-Marc Dhainaut. Outre cet aspect dont il nous fait irrémédiablement écho, l’aspect fantastique fait une timide apparition. Ce dernier est la marque de fabrique de l’auteur est à part quelques allusions ici et là, je ne peux que regretter ce choix. DANS L’ŒIL DU CHAOS est avant tout un roman d’aventure où l’homme et ses faiblesses sont au centre de cette histoire post-apocalypse. Il est question de survie, d’amitié, de courage, d’abnégation, de volonté et d’espoir.

 

J’ai pris du plaisir à lire le nouveau thriller de Jean-Marc Dhainaut. J’ai toutefois remarqué quelques redondances et un manque de fluidité qui entachent la lecture. Le thème est sans aucun doute intéressant. Il explore explicitement la surconsommation, l’environnement, l’écologie et les conséquences extrêmes de l’anthropocène.

 

Une lecture très surprenante où il est bien difficile de rester impassible.

 

Une chronique de #Esméralda

Les échos du temps, tome 1 : Automne de Juliette Pierce

Romance fantastique- Roman sorti en février 2021
Editions MXM Bookmark – Collection Infinity

Ma note : 4/5 mention « univers à découvrir »


Résumé : Il est venu pour la tuer, mais le destin en a décidé autrement !
Il existe deux types de sorcières. Les gentilles qui utilisent leurs pouvoirs pour faire le Bien, et les méchantes. En tant que descendant d’une lignée de chasseurs, l’objectif de Shade est de toutes les exterminer, sans distinction.
Sur les traces de sa première victime, c’est finalement lui qui tombe dans le piège tendu par Rune, la sorcière qu’il a prise en chasse. Lié à elle à cause d’un sort, il est contraint de se lancer à corps perdu dans une quête qui n’est pas la sienne. Rune arrivera-t-elle à dompter l’impatience de son ennemi ? Ses pouvoirs suffiront-ils à les protéger de la mort ?


L’avis de #Lilie : Voici ma deuxième « saga » de Juliette Pierce entamée en cette année 2021. Encore une fois, j’ai largement été influencée par les réseaux sociaux pour cette découverte mais ayant envie d’élargir mes lectures, je prends les avis là où je les trouve. Ici, je m’attendais à un roman fantastique, dans un monde de sorcières. J’ai découvert un univers riche et complexe mais regrette, un peu, que la romance prenne le pas sur l’intrigue politique.

Nous faisons ici connaissance avec Shade, un chasseur vivant à Paris et partant pour sa première mission en compagnie de son frère. Croisant une sorcière prénommée Rune, il tente de l’arrêter mais est pris au piège par cette dernière qui l’emmène dans son monde. Là-bas, Shade va découvrir une vie bien différente de celle qu’il vit, même s’il va aussi se rendre compte que simple humain ou sorcier, tous sont atteints des mêmes vices et mêmes envies de pouvoir. Shade et Rune vont-ils réussir à cohabiter ? Shade pourra-t-il rentrer dans son monde ? Rune est-elle prête à tous les bouleversements que va connaître sa vie ? Shade acceptera-t-il ses sentiments naissants pour Rune ?

Shade vient d’une famille de chasseurs et on sent que c’est un homme qui n’a pas eu une vie facile. Ses relations avec son frère semblent tendues et sa proximité avec sa sœur est touchante. Tout au long de sa « captivité », il va se montrer tantôt calculateur, tantôt prévenant, et on sent en lui un besoin de bien faire les choses et d’être le plus droit possible dans ses bottes. Sous son air arrogant se cache un homme très attachant. Rune, quand à elle, est une jeune femme pleine de fougue qui, en capturant son chasseur, va chambouler son destin. Appelée à la cour, elle va se rendre compte que les apparences sont souvent trompeuses et les jeux de pouvoirs toujours aussi présents, malgré la paix et l’harmonie de façade. Elle paraît un peu maladroite et naïve mais je la sens surtout dépassée par tout ce qui lui arrive.

Ce tome un est une jolie découverte même si, pour moi, il y a un petit problème de rythme. En effet, j’ai trouvé des passages très longs et d’autres très rapides. Il me semble que c’est le premier écrit de l’autrice et ces petits défauts ont été rectifiés par la suite (ayant lu « nos âmes louves » au printemps, je n’avais pas ressenti cela). En revanche, j’ai trouvé l’univers des sorcières dingues, très riches et très intéressant à découvrir. Les protagonistes principaux sont attachants et j’ai adoré les suivre même si je regrette que la romance ait pris le pas, à un certains moment, sur le reste. L’intrigue politique est un peu complexe et j’attends beaucoup du tome 2 pour savoir comment tout cela va finir. Niveau narration, l’alternance des points de vue est très intéressante et nous permet d’avoir une vue d’ensemble de la situation mais aussi, par moment, de nous poser des questions. Enfin, la plume de l’autrice est immersive car elle nous entraine totalement dans ce monde parallèle et elle est aussi un peu cruelle, en nous laissant, encore une fois, dans un état de stupéfaction et de doute total à la fin.

Pour conclure, « Automne » est un premier tome réussi car il entraine son lecteur dans une histoire avec peu de temps morts et se termine en apothéose. J’ai hâte de découvrir la suite et fin qui sort cet été pour savoir ce que l’autrice réserve à notre duo infernal mais aussi ce qui va advenir du monde des sorcières.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions bookmark
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La trilogie des gemmes, tome 1 : Rouge Rubis de Kerstin Gier

Fantastique jeunesse – Edition poche le 2 janvier 2017
Le livre de poche jeunesse

Ma note : 4/5 mention « prometteur »


Résumé : Gwendolyn est une adolescente comme les autres. Même s’il lui arrive de voir des fantômes dans les couloirs de son lycée. Et que certains membres de sa famille peuvent voyager dans le temps. Mais aucune famille n’est parfaite ! D’ailleurs, Gwendolyn ne se sent pas vraiment concernée. C’est sa cousine qui est censée développer cette capacité. Sauf qu’un jour, Gwen est prise de vertiges et s’évanouit. Quand elle revient à elle, tout semble bizarrement vieux autour d’elle. Comme si elle avait débarqué dans un autre siècle.


L’avis de #Lilie : J’ai entendu parler, pour la première fois, de la saga lors de son adaptation au cinéma. C’est ensuite une amie qui me l’a chaudement recommandé donc je me suis acheté le premier tome….. avant de le laisser dormir dans ma PAL pendant deux ans ! Ayant une envie, en ce moment, de découvrir des sagas « incontournables » en fantastique, je me suis décidée à le sortir et j’en suis ravie !

Nous faisons ici connaissance avec Gwendolyn, une adolescente presque comme les autres. Un jour, elle découvre que ce n’est pas sa cousine mais elle qui a hérité du gêne du voyage dans le temps. A partir de là, sa vie va se transformer. Qu’impliquent ces voyages dans le temps ? Pourquoi son entourage est-il si secret ? Gwendolyn est-elle en danger ? Peut-elle faire confiance à Gideon ?

Gwendolyn fait partie d’une famille de voyageurs dans le temps. Néanmoins, depuis sa plus tendre enfance, on lui répète que c’est sa cousine Charlotte qui voyagera et non elle. Pourtant, un beau jour, c’est elle qui est propulsé dans le passé, alors qu’elle ne s’y attendait pas. Elle va devoir désormais apprendre vite et surtout faire attention à qui elle peut accorder sa confiance. Au départ, je n’ai pas accroché à son personnage mais on la voit évoluer au fil du roman, tentant de faire de son mieux et ce qu’on attend d’elle. Néanmoins, son effronterie pourrait lui jouer des tours dans les prochains tomes. J’ai beaucoup aimé Leslie, la meilleure amie de notre héroïne qui est malicieuse, pleine de vie et très débrouillarde. Enfin, on fait connaissance avec Gideon, le « binôme » de Gwendolyn, qui est, au départ, assez fragilisé par son changement de partenaire. Très proche de Charlotte, il a bien du mal à faire confiance à celle qui l’accompagnera finalement dans sa quête. Un peu hautain, il se radoucit en voyant le courage dont fait preuve Gwendolyn et en se montrant protecteur envers elle.

Ce premier tome m’a un peu déstabilisée au départ. En effet, j’ai trouvé que l’intrigue prenait du temps pour se mettre en place. De plus, beaucoup de mystères entourent les voyageurs du temps mais les bases de la saga sont, il me semble, posées. En revanche, j’ai constaté une montée en intensité au niveau de l’action, de l’épaisseur de l’intrigue et à la fin, l’épilogue fait hurler le lecteur. L’autrice sait nous tenir en haleine et nous donner envie de nous procurer la suite. L’écriture est très accessible, ce livre étant dédié, à la base, à des adolescents, et l’univers décrit est riche. Il nous réserve encore, je le sens, bien des surprises !

Pour conclure, j’ai adoré la magie de « Rouge rubis« . Même si la mise en route est un peu longue, c’est une histoire prometteuse, un véritable « page-turner » qui nous immerge dans un monde où les fantômes existent et les voyages dans le temps sont possibles. De nombreuses questions sont en suspens, ça tombe bien, le tome 2 m’attend !

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TERRE NOYÉE, tome 2 : Les Veilleurs, un roman fantastique de Iléana Métivier.


Dévoiler les secrets pour vivre.
Grâce à ses amis, Annaëlle a échappé aux griffes de l’Élite. Sa cavale dans Capitalia commence, mais le filet se resserre rapidement autour des fugitifs. Comment s’échapper lorsque l’on vit sur le dernier îlot d’humanité ?

Annaëlle et ses amis hors normes ont fui leur école qui ne prônait pas l’égalité des chances. En fuite sur l’île ils trouvent refuge dans une maison abandonnée. La discrétion est de mise mais ils se doivent de mener bien leur nouvelle mission : prévenir Capitalia de la supercherie. Comment alerter la population qui passe leur vie sur les écrans, comment éviter de se faire prendre dès le début de l’ouverture des hostilités, comment résister dans la clandestinité sur une île ? Tout autant de questions qui vont leur permettre, pas après pas, de découvrir tout un réseau, les veilleurs, qui pourront les aider sans aucun doute.
Malgré l’enthousiasme d’Annaëlle, la troupe est au bout du rouleau. Malgré le soutien inattendu et si espéré de ce réseau clandestin qui prône la liberté et l’égalité au sein de cette communauté littéralement transformée, Annaëlle et ses amis perdent le morale. La discrétion, l’attente d’un rebondissement de taille et l’inaction leur en font baver. Un seul espoir réside sur cette pseudo radio, sur un planisphère largement étudié et décortiqué et une fourchette en guise d’antenne. Une pseudo illusion dont ils espèrent qui leur ouvriront les portes du monde et de la vérité !

 

C’est avec un grand plaisir que je retrouve Annaëlle et sa bande d’amis extraordinaires. Iléana Métivier nous offre un second tome littéralement différent du premier. Elle nous plonge dans la longue attente de cet espoir qui sait se faire désirer. Quelques rebondissements jalonnent les chapitres bien différents de ceux que j’ai pu découvrir au cours du premier tome. Cette attente permet de mieux faire connaissance avec les personnages. J’ai découvert une Annaëlle malgré l’abattement, persévérante et ingénieuse. Elle s’élève désormais au rang de leader du groupe de rebelles. Sa ténacité et ses valeurs lui permettent d’échafauder des plans qui tiennent parfois la route sans compter sur les trahisons malveillantes.

 

Une nouvelle fois Iléana Métivier fait preuve d’une grande imagination sous couvert d’amitié, d’amour, de passion, de liberté et d’écologie. Une rébellion qui s’impose doucement et sûrement au cœur de Capitalia, mais le gouvernement veille à ce que leurs secrets restent tels quels. Quatre jeunes, fugitifs, deviennent le symbole d’un possible renouveau mais le chemin est encore long et périlleux. Une histoire entraînée par une plume qui a su me captiver et qui réserve encore de nombreuses surprises, je l’espère vivement. Une chouette suite où une nouvelle fois le mélange des genres s’unissent pour une histoire fantastique !

 

Une chronique de #Esméralda

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LES NOCTURNES, tome 3 : L’illumination, un roman jeunesse et fantastique de Anthony Lucchini.


 
Le temps des rêves est révolu.
Vive celui des cauchemars !
Alors que Rémus arrive au bout de son plan pour prendre la place qui lui revient de droit, Rémi et ses amis ne sont plus ceux qu’ils étaient.
Désormais, un monde les sépare et c’est seuls qu’ils doivent faire face à leur pire démon : eux-mêmes.
Dans cet affrontement final entre l’Ombre et la Lumière, qui verra son rêve se réaliser ? Et qui verra sa vie lui échapper ?
Une chose est certaine, personne n’en ressortira indemne.

Voilà, voilà, une nouvelle saga qui se termine ! Toujours ce pincement au cœur, dire au-revoir à cet univers formidable et à tous ces personnages qui sont devenus au fil des tomes attachants est bien triste.
Le final du tome m’avait totalement scotchée, j’étais donc très curieuse de voir au cela allait me porter !
Je retrouve donc Rémi, Vanessa, Erwan et Eva pour de nouvelles aventures qui frôlent l’hystérie.
Finies les aventures oniriques à la découverte de mondes tout aussi merveilleux qu’étranges. Les choses sérieuses ont pris le pas, et nos héros devront faire preuve de courage et de force pour affronter leurs pires cauchemars. Les égos prennent possession de LaBas délivrant au cœur des songes de nos protagonistes de biens sombres cauchemars. Entre manipulations et complots, les heures à venir s’avèrent difficiles. La noirceur s’empare de la moindre parcelle de vie, les horreurs s’infiltrent, les monstres s’imposent, les coups foisonnent. La mort rôde car si un Ego vient à mourir il en sera de même pour l’autre Alter.

 

Rémi prend conscience de ses nouveaux pouvoirs, ils enflent en lui et se mêlent à sa colère grandissante. Rémus, son égo, ne le lâche pas une seule seconde et tous les coups bas sont permis. La pitié n’existe pas, le plus fort régnera sur le monde.

 

Qui seront les grands vainqueurs ? Les Dieux, Rémi, Rémus, les Ego ?

 

Anthony Lucchini explore tout au long de sa surprenante trilogie le monde des rêves. Son univers est vraiment extraordinaire et son histoire davantage bluffante. Il arrive à concilier d’une manière inattendue ces deux mondes. L’un fantastique peuplé d’un monde imaginaire riche et varié où de nombreuses aventures s’y profilent. L’autre réel qui au fil des pages va avoir son propre ascendant sur ce dernier et vice versa. Des enjeux d’une nouvelle envergure apparaissent dès la fin du tome 2 et se dévoilent tout au long de ce tome ci. Les personnages sont attachants et j’ai su apprécier leurs propres personnalités. Vanessa est celle qui a la tête sur les épaules, intelligente, elle apporte une vision différente sur les problèmes rencontrés. Rémi est ce jeune homme timide qui n’a pas véritablement confiance en lui. Cette histoire relève de sa quête identitaire, un chemin ardu. Eva est un peu la folle du groupe, sa spontanéité est rafraichissante. Et elle adore les chats ! Erwan est le joyeux trublion de la bande. Un peu naïf, il ne se prend jamais au sérieux. Sa bêtise devient très vite légendaire. Une bande très hétéroclite qui fonctionne à merveille. J’ai beaucoup apprécié les différents univers proposés par Anthony Lucchini et surtout j’ai été surprise par l’histoire elle-même qui ne laisse rien appréhender. Une trilogie que je recommande à toutes celles et ceux qui adorent l’imaginaire. Vous allez adorer rêver !

 

Une chronique de #Esméralda

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 3 : A la recherche des origines, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 3
Cyprien, le fils d’Anton, a découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola ! Curieux, il l’emprunte, mais est heureusement rattrapé par Igor et Andrea. Ils se retrouvent avec Nola avant de repartir rapidement dans leur monde. Malheureusement, d’autres Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait…
Cette fois-ci, Nola voit débarquer trois individus qui s’enfuient immédiatement, non sans lui avoir demandé s’ils étaient bien en Pandoccident… C’en est trop pour Nola qui réclame des explications ! Elle découvre alors que l’histoire de leurs deux mondes – Pandorient et Pandoccident – est plus compliqué et terrible que ce qu’elle supposait.

Alors que le tome 4 est sorti il y a quelques semaines de cela, je me suis plongée dans les aventures du tome 3. Et une nouvelle fois c’est juste parfait !
A contrario des deux premiers tomes, cette nouvelle aventure se passe sur Terre. Cyprien fait une nouvelle boutade et s’introduit dans le passage secret qui l’amène directement dans la maison de Nola. Très discret mais vite découvert, ce dernier est prié illico presto de retourner sur Pandorient au risque qu’on lui « lave les racines ». Mais Cyprien a vraiment du mal à garder le secret et par inadvertance il déballe tout.

 

Voilà que Nola voit débarquer dans sa chambre trois entités au discours hallucinant et qui n’ont rien de gentils. Déboussolée et inquiète, son stoïcisme est  rapidement ébranlé par l’arrivé d’Anton, le sorcier, et Igor, Andréa et leur maman. Débute ainsi une course poursuite où les origines des deux mondes sont enfin révélées.

 

Une nouvelle fois je suis conquise ! Carbone nous offre un scénario plus complexe qui permet d’appréhender les origines de Pandorient. L’histoire se précise davantage pour mon plus grand des bonheurs. Les illustrations sont toujours aussi merveilleuses et enchanteresses. Une super pépite à découvrir absolument autant les petits que les plus grands. J’adore tout dans cette bande dessinée, autant l’histoire que les illustrations. Un pur moment de bonheur ! De l’humour, de l’action à gogo !

 

Une lecture de #Esméralda.

 

Source dupuis.com

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