La trilogie des gemmes, tome 1 : Rouge Rubis de Kerstin Gier

Fantastique jeunesse – Edition poche le 2 janvier 2017
Le livre de poche jeunesse

Ma note : 4/5 mention « prometteur »


Résumé : Gwendolyn est une adolescente comme les autres. Même s’il lui arrive de voir des fantômes dans les couloirs de son lycée. Et que certains membres de sa famille peuvent voyager dans le temps. Mais aucune famille n’est parfaite ! D’ailleurs, Gwendolyn ne se sent pas vraiment concernée. C’est sa cousine qui est censée développer cette capacité. Sauf qu’un jour, Gwen est prise de vertiges et s’évanouit. Quand elle revient à elle, tout semble bizarrement vieux autour d’elle. Comme si elle avait débarqué dans un autre siècle.


L’avis de #Lilie : J’ai entendu parler, pour la première fois, de la saga lors de son adaptation au cinéma. C’est ensuite une amie qui me l’a chaudement recommandé donc je me suis acheté le premier tome….. avant de le laisser dormir dans ma PAL pendant deux ans ! Ayant une envie, en ce moment, de découvrir des sagas « incontournables » en fantastique, je me suis décidée à le sortir et j’en suis ravie !

Nous faisons ici connaissance avec Gwendolyn, une adolescente presque comme les autres. Un jour, elle découvre que ce n’est pas sa cousine mais elle qui a hérité du gêne du voyage dans le temps. A partir de là, sa vie va se transformer. Qu’impliquent ces voyages dans le temps ? Pourquoi son entourage est-il si secret ? Gwendolyn est-elle en danger ? Peut-elle faire confiance à Gideon ?

Gwendolyn fait partie d’une famille de voyageurs dans le temps. Néanmoins, depuis sa plus tendre enfance, on lui répète que c’est sa cousine Charlotte qui voyagera et non elle. Pourtant, un beau jour, c’est elle qui est propulsé dans le passé, alors qu’elle ne s’y attendait pas. Elle va devoir désormais apprendre vite et surtout faire attention à qui elle peut accorder sa confiance. Au départ, je n’ai pas accroché à son personnage mais on la voit évoluer au fil du roman, tentant de faire de son mieux et ce qu’on attend d’elle. Néanmoins, son effronterie pourrait lui jouer des tours dans les prochains tomes. J’ai beaucoup aimé Leslie, la meilleure amie de notre héroïne qui est malicieuse, pleine de vie et très débrouillarde. Enfin, on fait connaissance avec Gideon, le « binôme » de Gwendolyn, qui est, au départ, assez fragilisé par son changement de partenaire. Très proche de Charlotte, il a bien du mal à faire confiance à celle qui l’accompagnera finalement dans sa quête. Un peu hautain, il se radoucit en voyant le courage dont fait preuve Gwendolyn et en se montrant protecteur envers elle.

Ce premier tome m’a un peu déstabilisée au départ. En effet, j’ai trouvé que l’intrigue prenait du temps pour se mettre en place. De plus, beaucoup de mystères entourent les voyageurs du temps mais les bases de la saga sont, il me semble, posées. En revanche, j’ai constaté une montée en intensité au niveau de l’action, de l’épaisseur de l’intrigue et à la fin, l’épilogue fait hurler le lecteur. L’autrice sait nous tenir en haleine et nous donner envie de nous procurer la suite. L’écriture est très accessible, ce livre étant dédié, à la base, à des adolescents, et l’univers décrit est riche. Il nous réserve encore, je le sens, bien des surprises !

Pour conclure, j’ai adoré la magie de « Rouge rubis« . Même si la mise en route est un peu longue, c’est une histoire prometteuse, un véritable « page-turner » qui nous immerge dans un monde où les fantômes existent et les voyages dans le temps sont possibles. De nombreuses questions sont en suspens, ça tombe bien, le tome 2 m’attend !

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TERRE NOYÉE, tome 2 : Les Veilleurs, un roman fantastique de Iléana Métivier.


Dévoiler les secrets pour vivre.
Grâce à ses amis, Annaëlle a échappé aux griffes de l’Élite. Sa cavale dans Capitalia commence, mais le filet se resserre rapidement autour des fugitifs. Comment s’échapper lorsque l’on vit sur le dernier îlot d’humanité ?

Annaëlle et ses amis hors normes ont fui leur école qui ne prônait pas l’égalité des chances. En fuite sur l’île ils trouvent refuge dans une maison abandonnée. La discrétion est de mise mais ils se doivent de mener bien leur nouvelle mission : prévenir Capitalia de la supercherie. Comment alerter la population qui passe leur vie sur les écrans, comment éviter de se faire prendre dès le début de l’ouverture des hostilités, comment résister dans la clandestinité sur une île ? Tout autant de questions qui vont leur permettre, pas après pas, de découvrir tout un réseau, les veilleurs, qui pourront les aider sans aucun doute.
Malgré l’enthousiasme d’Annaëlle, la troupe est au bout du rouleau. Malgré le soutien inattendu et si espéré de ce réseau clandestin qui prône la liberté et l’égalité au sein de cette communauté littéralement transformée, Annaëlle et ses amis perdent le morale. La discrétion, l’attente d’un rebondissement de taille et l’inaction leur en font baver. Un seul espoir réside sur cette pseudo radio, sur un planisphère largement étudié et décortiqué et une fourchette en guise d’antenne. Une pseudo illusion dont ils espèrent qui leur ouvriront les portes du monde et de la vérité !

 

C’est avec un grand plaisir que je retrouve Annaëlle et sa bande d’amis extraordinaires. Iléana Métivier nous offre un second tome littéralement différent du premier. Elle nous plonge dans la longue attente de cet espoir qui sait se faire désirer. Quelques rebondissements jalonnent les chapitres bien différents de ceux que j’ai pu découvrir au cours du premier tome. Cette attente permet de mieux faire connaissance avec les personnages. J’ai découvert une Annaëlle malgré l’abattement, persévérante et ingénieuse. Elle s’élève désormais au rang de leader du groupe de rebelles. Sa ténacité et ses valeurs lui permettent d’échafauder des plans qui tiennent parfois la route sans compter sur les trahisons malveillantes.

 

Une nouvelle fois Iléana Métivier fait preuve d’une grande imagination sous couvert d’amitié, d’amour, de passion, de liberté et d’écologie. Une rébellion qui s’impose doucement et sûrement au cœur de Capitalia, mais le gouvernement veille à ce que leurs secrets restent tels quels. Quatre jeunes, fugitifs, deviennent le symbole d’un possible renouveau mais le chemin est encore long et périlleux. Une histoire entraînée par une plume qui a su me captiver et qui réserve encore de nombreuses surprises, je l’espère vivement. Une chouette suite où une nouvelle fois le mélange des genres s’unissent pour une histoire fantastique !

 

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LES NOCTURNES, tome 3 : L’illumination, un roman jeunesse et fantastique de Anthony Lucchini.


 
Le temps des rêves est révolu.
Vive celui des cauchemars !
Alors que Rémus arrive au bout de son plan pour prendre la place qui lui revient de droit, Rémi et ses amis ne sont plus ceux qu’ils étaient.
Désormais, un monde les sépare et c’est seuls qu’ils doivent faire face à leur pire démon : eux-mêmes.
Dans cet affrontement final entre l’Ombre et la Lumière, qui verra son rêve se réaliser ? Et qui verra sa vie lui échapper ?
Une chose est certaine, personne n’en ressortira indemne.

Voilà, voilà, une nouvelle saga qui se termine ! Toujours ce pincement au cœur, dire au-revoir à cet univers formidable et à tous ces personnages qui sont devenus au fil des tomes attachants est bien triste.
Le final du tome m’avait totalement scotchée, j’étais donc très curieuse de voir au cela allait me porter !
Je retrouve donc Rémi, Vanessa, Erwan et Eva pour de nouvelles aventures qui frôlent l’hystérie.
Finies les aventures oniriques à la découverte de mondes tout aussi merveilleux qu’étranges. Les choses sérieuses ont pris le pas, et nos héros devront faire preuve de courage et de force pour affronter leurs pires cauchemars. Les égos prennent possession de LaBas délivrant au cœur des songes de nos protagonistes de biens sombres cauchemars. Entre manipulations et complots, les heures à venir s’avèrent difficiles. La noirceur s’empare de la moindre parcelle de vie, les horreurs s’infiltrent, les monstres s’imposent, les coups foisonnent. La mort rôde car si un Ego vient à mourir il en sera de même pour l’autre Alter.

 

Rémi prend conscience de ses nouveaux pouvoirs, ils enflent en lui et se mêlent à sa colère grandissante. Rémus, son égo, ne le lâche pas une seule seconde et tous les coups bas sont permis. La pitié n’existe pas, le plus fort régnera sur le monde.

 

Qui seront les grands vainqueurs ? Les Dieux, Rémi, Rémus, les Ego ?

 

Anthony Lucchini explore tout au long de sa surprenante trilogie le monde des rêves. Son univers est vraiment extraordinaire et son histoire davantage bluffante. Il arrive à concilier d’une manière inattendue ces deux mondes. L’un fantastique peuplé d’un monde imaginaire riche et varié où de nombreuses aventures s’y profilent. L’autre réel qui au fil des pages va avoir son propre ascendant sur ce dernier et vice versa. Des enjeux d’une nouvelle envergure apparaissent dès la fin du tome 2 et se dévoilent tout au long de ce tome ci. Les personnages sont attachants et j’ai su apprécier leurs propres personnalités. Vanessa est celle qui a la tête sur les épaules, intelligente, elle apporte une vision différente sur les problèmes rencontrés. Rémi est ce jeune homme timide qui n’a pas véritablement confiance en lui. Cette histoire relève de sa quête identitaire, un chemin ardu. Eva est un peu la folle du groupe, sa spontanéité est rafraichissante. Et elle adore les chats ! Erwan est le joyeux trublion de la bande. Un peu naïf, il ne se prend jamais au sérieux. Sa bêtise devient très vite légendaire. Une bande très hétéroclite qui fonctionne à merveille. J’ai beaucoup apprécié les différents univers proposés par Anthony Lucchini et surtout j’ai été surprise par l’histoire elle-même qui ne laisse rien appréhender. Une trilogie que je recommande à toutes celles et ceux qui adorent l’imaginaire. Vous allez adorer rêver !

 

Une chronique de #Esméralda

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 3 : A la recherche des origines, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 3
Cyprien, le fils d’Anton, a découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola ! Curieux, il l’emprunte, mais est heureusement rattrapé par Igor et Andrea. Ils se retrouvent avec Nola avant de repartir rapidement dans leur monde. Malheureusement, d’autres Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait…
Cette fois-ci, Nola voit débarquer trois individus qui s’enfuient immédiatement, non sans lui avoir demandé s’ils étaient bien en Pandoccident… C’en est trop pour Nola qui réclame des explications ! Elle découvre alors que l’histoire de leurs deux mondes – Pandorient et Pandoccident – est plus compliqué et terrible que ce qu’elle supposait.

Alors que le tome 4 est sorti il y a quelques semaines de cela, je me suis plongée dans les aventures du tome 3. Et une nouvelle fois c’est juste parfait !
A contrario des deux premiers tomes, cette nouvelle aventure se passe sur Terre. Cyprien fait une nouvelle boutade et s’introduit dans le passage secret qui l’amène directement dans la maison de Nola. Très discret mais vite découvert, ce dernier est prié illico presto de retourner sur Pandorient au risque qu’on lui « lave les racines ». Mais Cyprien a vraiment du mal à garder le secret et par inadvertance il déballe tout.

 

Voilà que Nola voit débarquer dans sa chambre trois entités au discours hallucinant et qui n’ont rien de gentils. Déboussolée et inquiète, son stoïcisme est  rapidement ébranlé par l’arrivé d’Anton, le sorcier, et Igor, Andréa et leur maman. Débute ainsi une course poursuite où les origines des deux mondes sont enfin révélées.

 

Une nouvelle fois je suis conquise ! Carbone nous offre un scénario plus complexe qui permet d’appréhender les origines de Pandorient. L’histoire se précise davantage pour mon plus grand des bonheurs. Les illustrations sont toujours aussi merveilleuses et enchanteresses. Une super pépite à découvrir absolument autant les petits que les plus grands. J’adore tout dans cette bande dessinée, autant l’histoire que les illustrations. Un pur moment de bonheur ! De l’humour, de l’action à gogo !

 

Une lecture de #Esméralda.

 

Source dupuis.com

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TERRE NOYÉE, tome 1 : L’élite, un roman fantastique de Iléana Métivier.


TOME 1/3
Transpercer les mystères pour survivre.
En 2182, Capitalia, dernier îlot d’humanité, abrite quelques centaines d’âmes. Lorsque l’École de l’Élite lui propose de rejoindre ses rangs, l’opportunité dont rêve Annaëlle s’offre enfin à elle : un apprentissage rude, mais passionnant entouré de camarades matures !
Bien vite, ses espoirs s’envolent. D’étranges lueurs dans leur regard, des dessins de créatures innommables, une respiration rauque et profonde derrière sa porte de chambre… Malgré sa peur, Annaëlle est décidée à percer les terribles secrets des autres élèves et à comprendre l’Élite, qui gère beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît à Capitalia.

Annaëlle est, et tant d’autres, la nouvelle génération de Capitalia, îlot concentrant les derniers survivants. Plus d’un siècle s’est écoulée, depuis que l’énorme vague a anéanti la Terre. Annaëlle est une jeune femme vive d’esprit et dont l’intelligence semble contenu par la société. L’éducation est restreinte tout autant que les loisirs. Le numérique semble régir ces hommes et ces femmes. Les interactions entre la population est restreinte. Peu de liberté dans ce monde et Annaëlle se la joue rebelle.
D’une curiosité avide et en constance recherche de l’insolite, ses pas la conduisent vers l’unique librairie ou peu à peu elle prend ses quartiers. Une rencontre insolite va la porter au cœur d’une école peu commune : l’Elite. Isolée de toute civilisation au cœur d’un parc immense, Annaëlle y est intégrée pour son plus grand bonheur. Des premiers jours accablants par le rythme et surtout un instinct de survie qui s’est réveillé pour de nombreuses raisons. Un sombre mystère semble régir les lieux et les pas qu’elle entend le soir longeant sa chambre la conforte dans cet étrange sentiment de danger. Elle se lie d’amitié avec sa voisine de chambre adorable qui l’aide peu à peu à se faire accepter au sein de ce groupe. Mais la certitude qu’on lui cache de terribles secrets persiste et un événement crucial va lui confirmer. Elle perce leur secret et le danger la pousse à s’échapper de ce lieu insolite. Heureusement, elle pourra compter sur la générosité et l’aide de quelques nouveaux amis insolites.

 

Iléana Métivier signe un nouveau roman tout aussi hallucinant que engagé. L’environnement a une place d’honneur et c’est avec force et conviction qu’elle défend sa position et c’est tout à son honneur. Insidieusement et avec tact, elle parle de la surconsommation et de ses dérives et les conséquences néfastes qu’elles engendrent sur notre planète. Bien évident le côté fantastique du roman est le moteur d’une histoire originale. Une grande surprise car je ne connaissais pas l’auteure dans ce registre là et cela marche parfaitement associé aux valeurs et principes qu’elle partage. Je ne veux pas trop vous parler de ce côté fantastique car cela vous spolierai totalement. Je peux vous dire que c’est surprenant et que bien évidemment je ne m’attendais pas à cela. Le début du roman plante le décor et tire le portrait d’une jeune femme rebelle qui veut à tout prix et par n’importe quel moyen se désolidariser de cette société contrôlée et manipulée. Elle tend à un avenir riche en découverte et pour ça elle ne va pas être déçue. Bien des mystères doivent être résolus, mais cela sera l’affaire du prochain tome.

 

Iléana Métivier signe un roman fantastique atypique et qui mérite d’être découvert. Sa plume fluide vous laisse dévorer l’histoire en un tour de main. Le personnage principal est attachant avec un caractère bien trempé. Sans compter de son entourage qui laisse présager des moments forts et inoubliables.

 

L’auteure change de registre et bravo, c’est une parfaite réussite ! Hâte de lire ce tome 2 !

 

Une chronique de #Eméralda

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Projet Espoir, tome 2 : Les suppliciés de Charlène Gros-Piron

Fantasy – Livre sorti le 26 mai 2020

Auto-édition

Service presse

Ma note : 4,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier chaleureusement Charlène Gros-Piron pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce tome 2.

Résumé : Je savais que Rome serait un guêpier. Je le savais.Non seulement j’ai perdu une heure de souvenirs cruciaux impliquant Joachim, mais en plus de ça, l’abbé Sight a décidé de faire de moi son nouveau jouet. Comme si j’allais obéir en bon petit soldat. Je suis loin de tout comprendre, mais je suis bien décidée à remédier au problème. Toutes nos règles sont en train d’éclater, l’Obscurité gagne du terrain et je sens que l’enfer va se déchaîner. La question est : jusqu’à quel point ? À qui puis-je réellement me fier ?

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert le tome 1 un peu par hasard et j’ai été totalement happée par cet univers fantastique. Impatiente de retrouver Daphné et son équipe, je me suis lancée pleine d’envie et d’entrain dans ce tome 2 qui m’a réservé des surprises….. et quelques sueurs froides !!

Ce tome reprend là où on avait laissé Daphné et Joachim.Sauf que Daphné a une perte momentané de mémoire et ne se rappelle plus ce qu’il lui est arrivé dans les dernières heures!! Rapidement, elle comprend qu’à Rome, les événements sont en train de dégénérer et que tout ne se passe pas comme elle l’avait prévu. Entre danger et suspicions, qu’est-ce qui attend Daphné et son équipe ? Pourquoi les Obscurs se rapprochent-ils autant de la basilique St Pierre ? Sont-ils les seuls dangers présents ?

J’ai retrouvé avec joie le personnage de Daphné, qui est, pour moi, un protagoniste qu’on pourrait presque qualifier d’anti-héros. En effet, elle n’est pas du genre à rentrer dans le moule ou à se laisser faire. Elle a toujours sa personnalité bien trempée et ses angoisses, une fois la nuit tombée. Néanmoins, elle est viscéralement attachée à son équipe et sa relation avec Joachim va connaitre un nouveau tournant. En se rapprochant, ils vont être plus forts et réussir à s’apaiser mutuellement. Pourtant, rien ne sera simple pour eux tant leur hiérarchie va les malmener, que ce soit avec des missions dangereuses ou en remettant leurs paroles en doute. On découvre ici une nouvelle facette de Joachim, bien plus avenant que dans le tome 1. On en apprend également plus sur le passé de « Moucheron » et d’Anita, qui seront des compagnons de fortune fidèles. Tous ensemble, ils vont forment une équipe solide, solidaire et remarquablement bien organisée. Avec leurs spécificités, ils se complètent merveilleusement bien et forment un groupe quasi-indestructible.

Ce tome 2 est assez dingue. En effet, il est plus sombre que le premier et croyez-moi, je ne pensais pas que cela était possible. L’étau autour de Daphné et de son équipe se resserre et ils vont connaitre un grand nombre d’aventures et de mésaventures. La noirceur étend son emprise et au fil des pages, on se met à douter de tout le monde. L’autrice nous emmène dans les dédales de la cité des anges et nous captive grâce à une plume fluide, dynamique et très visuelle. Encore une fois, on hurle en arrivant à la fin car elle nous laisse sur un événement qui nous fait frissonner et nous frustre au plus haut point !! Les questions en suspens sont nombreuses et la menace plane toujours…. que nous réserve la suite ? Telle est la question….

Pour conclure, ce tome 2 du « projet espoir » est une belle réussite. L’autrice joue avec son lecteur en nous embarquant dans une aventure tortueuse et sombre qui n’a pas fini de nous surprendre. Je n’ai qu’une chose à ajouter : vivement le tome 3 !!

 

Retrouvez ici mon avis sur le tome 1 : « Touchée »
Retrouvez l’univers de l’autrice ici
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LA BOITE A MUSIQUE, tome 2 : Le secret de Cyprien de Carbone et de Gijé.


TOME 2
Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu’à y retourner. Lorsqu’elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d’assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n’y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel… On en veut au roi !

Je craque beaucoup et passionnément pour cette bande dessinée. Les illustrations de Gijé sont ensorcelantes et magnifiques.

 

Après avoir découvert le monde extraordinaire de Pandorient, Nola ne résiste pas à y retourner malgré les avertissements de ses nouveaux camarades.
Nola débarque en pleine fête où le roi Hectorian Ier doit se montrer. Très vite la petite fille se fait remarquer parmi la foule très hétéroclite. Apeurée par cette foule enjouée, intriguée et émerveillée, elle est rapidement rejointe par ses amis qui la sauvent in extrémis des regards un tantinet appuyant. Chez ses amis, elle y fait la connaissance du sorcier Anton. Un grand monsieur dont son allure inquiète. Sous cette immense silhouette se cache pourtant un homme attachant et parfois rigolo. Sorcier aguerri, il lui donne une potion qui lui permet de passer inaperçu au sein de la population de Pandorient. Ils se retrouvent ainsi dans l’antre du vieux sorcier et rencontrent Cyprien le fils de ce dernier. Victime d’un chantage ignoble, la bande va vite comprendre qu’il s’agit d’un complot de grande envergure. Arriveront ils à le déjouer à temps ?

 

Une nouvelle fois l’histoire est vraiment sympathique. On découvre Nola avec un étonnant pouvoir où son empathie y est au cœur. Cyprien est adorable et craquant. Le fil rouge de l’histoire continue à s’étoffer. Carbone sait faire durer le suspense. De l’action et de jolis sentiments superbement mis en évidence par le pinceau de Gijé. Une bande dessinée où mille et une couleur fourmillent et envoutent. J’en suis complétement gaga.

 

Allez le mois prochain je lis le tome 3, avant la sortie en octobre du tome 4.

 

Une chronique de #Esméralda

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… mon avis sur le premier tome (clique que l’image pour le lire).

LES COULOIRS DÉMONIAQUES de Jean-Marc Dhainaut.


Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible.
Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui.
A-t-il oublié la menace qui y rôde ?
Une enquête d’Alan Lambin – Tome 4

Nom d’une pipe ! Y a pas à dire les aventure d’Alan Lambin, elles ont de quoi vous remuer le sang ! Jean-Marc Dhainaut confirme son talent hors pair, son nouveau thriller fantastique est une sacrée bombe ! Et à découvrir depuis le tome 1, s’il vous plaît !
Le temps à filer au doux son d’une promesse silencieuse. Depuis sa dernière affaire dans les affres d’une mine, Alan a littéralement tout abandonné. A part quelques conférences ici et là et la promotion de ses livres, Alan n’a plus touché à ses gadgets et fourni la paix aux nombreux foyers qui auraient pu en nécessiter. 15 années se sont écoulées ainsi dans une certaine quiétude loin de ces nuits à la chasse aux fantômes. Mais certaines promesses faites à une petite fille à la poupée étêtée s’en souvient. Et elle l’appelle de tout son cœur. Marie n’a plus rien à perdre, son âme, on lui a prise quand elle n’avait pas toutes ses dents dans cet hôpital sinistre non loin d’une mine.

 

Son meilleur ami et partenaire ainsi que sa compagne veulent lui remettre le pieds à l’étrier et cette nouvelle affaire a tout pour le séduire car il a connu ces lieux quinze ans plus tôt.

 

Couloirs sombres, portes qui claquent, morgue effrayante, enfants démoniaques, des cris, du sang, des pleurs, des phénomènes paranormaux, un shadow-man, des visions, et tant d’autres rythment une histoire hors du commun. Un suspense omniprésent et haletant qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Ce tome ci est de loin mon préféré avec La Maison bleu horizon. On retrouve un Alan confronté avec ses plus vielles peurs et ses doutes. Cette mission il n’en voulait pas, mais peu à peu l’obligation se fait pressante et puis vient l’abnégation et le désœuvrement face à ses forces inattendues et bien plus féroces. L’héritage qu’il a reçu de sa grand-mère maternelle et celui à venir clôt à merveille, telle une boucle bouclée. Ce tome se présente comme la fin de quelque chose d’inédit et le legs d’un flambeau qui se doit de continuer. En tout cas je l’espère fortement ! Il n’y a pas à dire j’ai passé un pur moment de lecture ! De l’intensité, une bonne dose de peur et un auteur qui sait parfaitement vous mener par le bout du nez et le tour est joué ! Un thriller fantastique totalement époustouflant que je vous recommande vivement !

 

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LA PRISONNIÈRE DU DIABLE de Mireille Calmel.


Mai 1494, en Égypte. Une roue de pierre tourne, gardée par un ordre secret. Lorsqu’elle s’arrête, le nom de celui qui doit mourir apparaît sur la tranche. Celui dont le diable s’est emparé et qui sera exécuté par l’Ordre. La volonté de Dieu…
Juin 1494, à Utelle, sur les hauteurs de Nice. Hersande règne sur le sanctuaire de Notre-Dame. Elle reçoit enfin le billet délivré par la roue. Mais lorsqu’elle lit le message, elle vacille. Jamais ce nom n’aurait dû apparaître…
Quand vengeance et sorcellerie s’entremêlent, seules demeurent la force et la passion.

Mireille Calmel est sans contexte une des auteures françaises dont nous attendons les sorties avec patience et envie. J’ai toujours un train de retard sur ses parutions, mais c’est pour mieux les savourer. LA PRISONNIERE DU DIABLE est sensiblement différent de ses autres romans. Personnellement cela ne me dérange pas, j’adore quand les auteures s’essayent à autre chose.
Elle nous offre ici un thriller ésotérique dont je suis ravie d’avoir lu. Loin du roman historique où l’action prime en deçà, ce roman nous plonge dans le combat éternel et mystique des forces du Bien et du Mal. Sous couvert des confrontations entre Dieu et Satan, certains hommes et femmes deviennent les petites mains des deux puissances. Alors que Satan œuvre selon ses envies, Dieu suit un plan complexe au travers d’un ordre énigmatique qui depuis l’Egypte étend ses branches au monde.

 

Vésubie, région dans l’arrière pays niçois, Utelle, petit village, devient le théâtre de rebondissements tout aussi alarmant que déstabilisant. Myriam est une orpheline. Abandonnée le jour de sa naissance, recueillie par le prieur et confiée à Séverine, une bonne âme, Myriam n’a jamais manqué de rien. Au contraire elle est devenue une femme épanouie et heureuse. Au bras de Pascal, elle devient maman. Enceinte de leur troisième enfant, le sort s’acharne sur leur vie. Pascal, tailleur de pierre, est retrouvé sans vie, en bas de l’échafaudage. Le monde de Myriam s’écroule en un rien de temps. Malgré la générosité des villageois et leur peine, Myriam doit faire face aux exigences du Baron également endeuillé. En parallèle, au sanctuaire de Notre-Dame, il est reçu une étrange visiteuse, porteuse d’une missive ténébreuse. Hersande, la mère supérieure, devra se plier à cette exigence qui n’a aucun sens. Qui aurait pu prédire que l’avenir du monde se jouerait, ici, à Utelle, un joli village paisible ?

 

Après une mise en place de l’intrigue, du décor et des personnages qui est quelque peu longue, l’histoire prend un tournant radical. Les éléments s’entrecroisent au fil des différents points de vue créant, ainsi, un suspense efficace. La part historique que nous aimons retrouver dans les romans de Mireille Calmel est moindre mais pas absent. La part ésotérique est quant à elle génératrice de rebondissements. Elle est loin d’être omniprésente, juste par touche, de quoi intriguer le lecteur. Mireille Calmel s’appuie sur ces légendes qui faisaient légion au XVe siècle notamment au sein de la communauté paysanne où les histoires rejoignent la fiction et le réel. J’ai beaucoup aimé cette ambiance calfeutrée dans laquelle évolue l’histoire. La tension monte crescendo jusqu’au point final. Un huit clos captivant où courage, force, abnégation, bienveillance doivent faire face à la désolation, l’enfer et le machiavélisme.

 

Une chronique de #Esméralda.

METAMORPHOSES, tome 3 : Symbiose de Lilly Sébastian.


Christina est à présent prisonnière dans un établissement de recherche hautement sécurisé.
Tous ses amis et Jude la croyant morte, elle ne peut compter que sur elle-même pour s’enfuir et déjouer la machination orchestrée par Iphigénia et quelques puissants membres du gouvernement.
Mais sa haine et son obstination à retrouver Jude et Féline seront elles suffisantes ?

 
Un dernier tome où tout s’emballe. Révélation, jalousie, convoitise, secret et manipulation sont au rendez-vous pour un final tonitruant. Et au point final, les seuls mots que j’ai pu dire : j’en veux encore !
Le second tome se finissait sur un cliffhanger de malade. A m’en tirer les cheveux et à maudire tous les bon dieux et muses, pour ne pas dire Lilly Sebastian. Je ne vous cache pas que j’ai la rancune tenace dans ces situations là !

 

On reprend les mêmes personnages on en rajoute d’autres, quelques gentils et beaucoup de méchants. Rajouter à cela un scénario totalement dingue et une auteure de génie et voilà, que Symbiose ne pouvait qu’être un pur régal.

 

Les rebondissements s’accélèrent et les enjeux encourus deviennent vitaux. La survie est le moteur crucial que ce soit pour Christina, emprisonnée, et Jude. Une course frénétique et essentielle pour défaire cette emprise néfaste. Des monstres, de plus en plus nombreux, surgissent et anéantissent le peu d’espoir qui leur reste. Rien ne va plus dans le monde des métamorphes. Les clans sont acculés.

 

On découvre dans ce dernier tome, une Christina déterminée et en phase avec ce qu’elle est et ce qu’elle va devenir. Sa confiance en elle grandit d’une manière très efficace et audacieuse. Elle prend en main son avenir et retrouver Jude, Féline et sa liberté devient primordiale. Au milieu du chaos, de ses tourments, de sa tristesse, de sa solitude, de sa colère et de sa haine, elle s’accroche à un seul et unique espoir, les revoir.

 

Jude reste fidèle à lu même. Têtu, borné, entêté, un brin maso et toujours la main sur le cœur.

 

Ce dernier tome est explosif et surprenant. C’est un réel crève cœur de laisser cette bande d’énergumènes, là, sur la bas côté de la route. J’en voulais encore un chouia plus. C’est ça quand on adore une saga, que voulez vous que je vous dise de plus ? A part, foncez ! Bien sûr ! Lilly Sebastian a l’art et la manière de vous rendre totalement accro. Des personnages attachants et borderline. Un univers fantastique totalement maîtrisé. Un scénario hallucinant et haletant. Et une plume addictive. Voilà un combo gagnant qui m’a séduite dès les premières pages. Un sacré roman fantastique, épatant, charismatique, envoûtant et sensationnel ! A déguster !

 

Une chronique de #Esméralda

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