LE SANCTUAIRE, un roman de Laurine Roux.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

LES ÉDITIONS DU SONNEUR

Collection : la grande collection

#68premièresfois


Le Sanctuaire : une zone montagneuse et isolée, dans laquelle une famille s’est réfugiée pour échapper à un virus transmis par les oiseaux et qui aurait balayé la quasi-totalité des humains. Le père y fait régner sa loi, chaque jour plus brutal et imprévisible.
Munie de son arc qui fait d’elle une chasseuse hors pair, Gemma, la plus jeune des deux filles, va peu à peu transgresser les limites du lieu. Mais ce sera pour tomber entre d’autres griffes : celles d’un vieil homme sauvage et menaçant, qui vit entouré de rapaces. Parmi eux, un aigle qui va fasciner l’enfant…
Dans Le Sanctuaire, ode à la nature souveraine, Laurine Roux confirme la singularité et l’universalité de sa voix.

 

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
160 pages
Disponible en numérique et broché
Sortie en aout 2020

 


MON AVIS

Niché au cœur des montagnes, leur sanctuaire est préservé de la désolation qui a dévasté le monde. A leurs pieds, tout n’est que mort et barbarie. Dans leur paradis préservé tout n’est que bonheur et souvenir lancinant d’une vie à jamais déchue. Gemma est née ici, dans cette maison sommaire faite de bric et de broc. Elle n’a rien connu de l’ancien monde et se laisse donc porter par l’autorité patriarcale. Sa vie se résume à diverses taches qui permettent de survivre et à la chasse dans laquelle elle excelle. Mais surtout elle ne doit jamais oublier que le mal vient dans haut par ces oiseaux de malheurs. Une cible qu’elle doit à tout prix atteindre, sans faiblir, sans se poser de questions.

 

Gemma est pourtant curieuse et ne semble plus se contenter des histoires de son père. Malgré tout tiraillée entre l’amour indéfectible qu’elle voue à son père et à sa loyauté et à son envie pressante et obsessionnelle de découvrir le ciel dont elle partira à sa rencontre lorsque le père sera parti à la conquête du monde dévasté.

 

Elle découvrira alors l’immensité et la beauté nichée dans les plumes. Ces oiseaux domestiqués par cet homme acariâtre, fou, obséquieux.

 

Ainsi tout fut remis en cause.

 

Laurine Roux signe un second roman totalement subjuguant et merveilleux. J’ai été captivée dès les premières pages, devenant ainsi spectatrice de cette famille unie au cœur de la survie imposée par un père un brin mégalo et surprotecteur. J’ai été avide et impatiente de découvrir le final. Cela aurait pu être une histoire banale, apocalyptique et dans l’ère du temps. Mais il aura fallu d’une seule et unique phrase pour transformer cette histoire en ce quelque chose de grandiose et de sublime. Voilà pourquoi mon cœur bat encore. Laurine Roux parle de la folie humaine avec douceur. Une intimité qui au départ se révèle chaleureuse mais qui au fil des pages devient douloureuse et violente. La nature a aussi une place importante et défie largement le rôle dévastateur que le père lui a assigné.

 

Un roman puissant où le libre arbitre malmené va tenter de se libérer à la force des ailes d’un aigle humanisé. Un rôle porté avec brio par la jeune Gemma qui a tout d’une héroïne lumineuse.

 

Une chronique de #Esméralda

OVER THE RAINBOW, un roman de Constance Joly.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Flammarion

#68premièresfois


Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes.


Over the Rainbow est le roman d’un amour lointain mais toujours fiévreux, l’amour d’une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d’être soi contre vents et marées.
Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
192 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

Constance Joly signe un récit romanesque tout aussi touchant que lumineux. Un vibrant hommage à liberté des mœurs, à ces hommes et femmes qui dès le début des années 70 osent s’affranchir des diktats d’une société normalisée et où justement le hors norme est systématiquement jugé.

 

Le récit se déroule entre le passé, le présent, des souvenirs celles de ce père, celle de cette petite fille maintenant adulte.

 

La vie virevolte, joyeuse , insouciante et merveilleuse dans le milieu bobo parisien. Une famille unie qui se désunie dans les larmes, l’incompréhension et collant cette fastidieuse étiquette de tromperie.

 

La vie continue chacun de leurs côtés et au milieu cette petite fille qui s’éveille dans ce monde plein d’interrogations.

 

La maladie d’abord cachée, se révèle destructrice emportant ce sentiment de désolation suprême et d’impuissance.

 

Constance Joly délivre un sublime message de tolérance et d’abnégation. La vie dans la mort, la mort dans la vie. Les remords, peut-être, l’espérance, certainement, mais surtout l’humilité transparaît de la plume de l’auteure.

 

Un roman puissant qui puisse sa force au cœur d’un amour puissant perdurant malgré tout les tracas tout au long de ces années inoubliables qui ont forgé la femme qu’elle est devenue.

 

Un roman qui se vit.

 

Une chronique de #Esméralda

TANT QU’IL RESTE DES ÎLES, un roman de Martin Dumont.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

ÉDITIONS LES AVRILS

#68premièresfois


Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l’île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S’impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l’odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé. Elle ouvre d’autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l’inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
240 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

Ouvrir le roman de Martin Dumont s’est faire preuve d’une certaine humilité. Une nudité fragile où les artifices ne sont pas tolérés. Une abnégation précieuse. C’est éprouver une timidité doucereuse et s’affranchir d’une certaine manière de ces liens façonnés par les générations et s’est surtout ouvrir grand les bras à cet avenir fougueux et terrifiant.

 

Léni a dans le sang son île. Son enfance, ce café, sa mère à présent malade, sa première histoire d’amour, sa petite fille, les amis, les embruns, le vent, les tempêtes, le soleil, les oiseaux, les bateaux … Les souvenirs sont tout autant ancrés dans la roche que dans son cœur. L’île bénie entre toutes. Celle qui façonne des hommes, des durs à cuire, des pêcheurs, ceux qui domptent la mer, ceux qui la vénèrent, ceux qui consacrent leur vie à ce monde unique. Une île n’est pas faite pour être reliée à la terre ferme. Le clan des pour, le clan des contre. Une dualité sauvageonne, une dualité perverse dans cet espace clos où tout le monde se connaît.

 

Un pont, entité diabolique ou porte du paradis ? Ce pont, objet d’une discorde, construction de l’homme, pleine de béton à l’allure majestueuse. Ce pont auteur de tant de discussion, passif dans ce décor sauvage, où la modernité est tout juste présente, reliant deux mondes à deux vitesses. Géant destructeur de la faune et de la flore. Géant non voulu empiétant peu à peu sur ce territoire protégé.

 

Léni raconte son histoire, son vécu, ses espoirs. Il ne prend aucune position. Fin observateur, il voit les hommes et les femmes de son île se battre contre les éléments naturels et industriels. Les hommes survivent à peine de la pêche, le tourisme n’est guère mieux et le chantier naval coule. La vie s’étiole, se meurt, et la rage s’enflamme.

 

J’ai été touchée par cette sensibilité qui s’égrène au fil des pages. Une émotion en filigrane qui s’intensifie et d’où il en dégage subtilement une beauté époustouflante. C’est avant tout un roman sur l’homme. Sur ses faiblesses et sur ses espoirs. Pudique et bluffant, Martin Dumont va vous faire aimer la mer et surtout l’île. J’ai refermé le roman avec ce sentiment d’apaisement intense et l’espoir que tout reste à faire et que rien n’est figé et surtout accepter de faire le deuil d’une vie connue pour accepter celle à venir.

 

Une magnifique lecture !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

LE MAL-ÉPRIS, un roman de Bénédicte Soymier.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

ÉDITIONS CALMANN LÉVY

#68premièresfois


« Ça lui ronge les tripes et le cerveau, plus fort que sa volonté – une hargne qui l’habite, une violence qui déferle tel un vent d’orage, puissante et incontrôlable. Il voudrait lâcher mais ne pense qu’à frapper. »
Paul est amer. Son travail est ennuyeux, il vit seul et envie la beauté des autres. Nourrie de ses blessures, sa rancune gonfle, se mue en rage. Contre le sort, contre l’amour, contre les femmes.
Par dépit, il jette son dévolu sur l’une de ses collègues. Angélique est vulnérable.
 
Ma note : 4/5
336 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021
Elle élève seule son petit garçon, tire le diable par la queue et traîne le souvenir d’une adolescence douloureuse.
Paul s’engouffre bientôt dans ses failles. Jusqu’au jour où tout bascule. Il explose.
Une radiographie percutante de la violence, à travers l’histoire d’un homme pris dans sa spirale et d’une femme qui tente d’y échapper.

MON AVIS

Voici un roman bien déroutant. Tant non pas par le sujet développé mais davantage par ce sentiment persistant et troublant qu’a laissé derrière lui ce personnage.

 

Très vite l’atmosphère se distille, insufflant cette oppression malsaine, peut-être nauséabonde, nous poussant à être le témoin involontaire et passif de cette vie délitée, macabre, douloureuse. Témoin de ses faux pas, de ses attentes idylliques, de ses névroses, de ce sentiment fort de persécution. Appartenir à quelqu’un ? Posséder quelqu’un ? Quelle place à l’amour dans ce schéma oppressif ? Est-il la somme des travers d’un père alcoolique et violent et d’une mère absente ?

 

Lui, Paul, est un homme commun qui a sombré depuis bien longtemps dans cette routine qui ne laisse plus la place à l’imprévu. Paul se sent certainement persécuté par cette société idéalisée dans cette beauté chérie et sommaire. Paul n’a pas de place. Il est l’homme sympa, peut être taciturne, délicat.

 

Elle, Angélique, a connu les déboires de l’amour. Cœur brisé, âme sensible, l’éternelle romantique, pulpeuse jusqu’au bout des ongles, elle croque la vie comme elle vient. Elle a appris à vivre avec le regard obséquieux des hommes. La convoitise, le désir, se sentir importante sont en quelque sorte ses piliers, ses protections.

 

Lui et Elle c’est une histoire qui s’enflamme et qui dérape. Virage serré, choc latéral, la vie d’Angélique part en vrille. L’isolement s’invite progressivement, la manipulation est rodée, la violence est l’ultime geste.

 

Elle a compris le mécanisme, elle a cerné le type, mais l’espoir même aussi mince qu’il soit, la pousse à croire à cet avenir meilleur, heureux.

 

Bénédicte Soymier signe un roman d’une puissance remarquable. J’ai vraiment été séduite par cette plume atypique qui joue avec les rythmes, les sons et la matière. Elle captive indéniablement et surtout instille cette part infime caractérisant ce personnage principal hors norme. Je suis sensible lorsque l’auteur développe le thème de l’amour toxique et de ses dérives. Est-ce que le roman de Bénédicte Soymier m’a touchée ? Certainement, même bien plus que je le soupçonne. Et malgré tout j’ai du mal à mettre mes mots sur ces maux. Indécise, mitigée, ne correspondent en rien à ce que je ressens. Je n’arrive pas à expliquer ce grand vide que j’éprouve quand je parle du roman, et ce n’est en rien négatif. C’est bien la première fois que je suis fasse à cela.

 

Un premier roman d’une qualité impressionnante.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

Un jour de plus de ton absence de Mélusine Huguet

Littérature française contemporaine – Sortie en février 2021
Editions Charleston

Ma note : 4/5 mention « jolie découverte »


Résumé : « Félicitations, madame Loiseau. Vous allez être maman ! »
Fonder une famille avec Antoine, c’est le rêve de Jade depuis le tout premier jour de leur amour. Elle devrait nager en plein conte de fées : Antoine est fou de joie, ils ont la trentaine, des situations professionnelles stables, un appartement avec une chambre supplémentaire et des familles aimantes, toutes prêtes à accueillir cette nouvelle vie. Une seule ombre plane sur ce tableau idyllique : celle du mensonge qui dévore progressivement Jade…

Un roman qui aborde avec finesse et force certaines des questions les plus sombres de notre société à travers le parcours d’une héroïne bouleversante, modèle de résilience et d’espoir.


L’avis de #Lilie : J’ai connu Mélusine Huguet comme blogueuse et lorsque j’ai appris qu’elle allait être publiée, je n’ai pas hésité longtemps avant de foncer en librairie pour me procurer son premier bébé. Le sujet avait tout pour me plaire alors je me suis lancée, le cœur battant, espérant ne pas être déçue. Je referme le livre avec le cœur lourd, quelques larmes au coin des yeux mais avec la sensation d’avoir passé un excellent moment de lecture.

Nous faisons ici connaissance avec Jade qui semble avoir une vie parfaite. Mariée à l’homme qu’elle aime, exerçant un métier dans lequel elle s’épanouit, rien ne semble pouvoir obscurcir son avenir. Pourtant, quand elle apprend qu’elle est enceinte, elle se renferme sur elle-même, mettant tous ses proches à distance et ne profitant pas de ces moments privilégiés avec son mari. Que s’est-il donc passé ? Pourquoi, alors que ce bébé était attendu par le couple, Jade ne se réjouit-elle pas ? Pourquoi s’éloigne-t-elle de tout le monde ?

En apparence, Jade a tout pour être heureuse et pourtant sa grossesse la plonge dans un déni et une profonde mélancolie. Ayant l’envie de se rendre utile, elle va s’engager dans une association qui vient en aide aux femmes battues et on comprend rapidement qu’elle cache un secret….. Jade est une femme désemparée, qui semble avoir perdu la flamme qui l’animait et aussi toute confiance en elle. Tel un escargot entrant dans sa coquille, elle se montre méfiante vis-à-vis de ses proches alors qu’elle a, plus que jamais, besoin d’eux. Ses réactions pourraient paraître exaspérantes mais selon moi, chacun gère la douleur comme il peut…. Autour d’elle, il y a son mari Antoine, amoureux, prévenant et totalement dingue de son enfant à naître. Il y a aussi Louise, sa meilleure amie, cousine d’Antoine, qui est une idéaliste de l’amour et une femme forte, positive, qui a toujours envie d’aller de l’avant. Enfin, il y a Annie, la responsable de l’association qui va devenir une oreille attentive et une épaule de soutien pour Jade.

Je suis passée à deux doigts du coup de cœur. En effet, j’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice qui est dynamique et très visuelle. Les courts chapitres nous incitent à tourner rapidement les pages et il y a peu de temps morts. Même si Jade est au cœur de l’histoire, on suit des intrigues en parallèle qui permettent d’éviter toute forme de lassitude. Concernant son secret, l’autrice dissémine des indices au fil des pages mais honnêtement, j’avais totalement fait fausse route. C’est un livre écrit par une femme qui parlera, sans nul doute, à la plupart d’entre elles. Il y a des sujets graves qui sont traités tels que le rapport à la maternité ou la manière dont peuvent être traitées les femmes au sein de leur foyer. Au 21ème siècle, la place des femmes est toujours un sujet d’actualité et je sens qu’il le sera encore pour un petit bout de temps…. Le seul bémol que je mettrai concerne la fin, que j’avais imaginé autrement. Je peux comprendre le choix de terminer l’histoire comme ça mais pour ma part, cela me laisse un petit goût d’inachevé.

Pour conclure, « un jour de plus de ton absence » est un joli premier roman qui parle de maternité et qui nous montre à quel point les secrets peuvent empoisonner la vie. J’attends avec impatience le prochain livre de Mélusine car sa plume m’a totalement conquise et j’espère pouvoir la relire bientôt.

Retrouvez tout l’univers de l’autrice ici
Retrouvez ce roman sur le site des éditions Charleston

L’ENFANT CÉLESTE, un roman de Maud Simonnot.

LITTÉRATURE – FICTION

Éditions de L’Observatoire

#68premièresfois


Sensible, rêveur, Célian ne s’épanouit pas à l’école. Sa mère Mary, à la suite d’une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C’est là en effet qu’à la Renaissance, Tycho Brahe – astronome dont l’étrange destinée aurait inspiré Hamlet – imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel. En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s’effacent peu à peu leurs blessures.
Ma note : 4/5 mention « lecture intrigante »
176 pages
2020
Disponible en numérique et broché
Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature. L’Enfant céleste évoque aussi la tendresse inconditionnelle d’une mère pour son fils, personnage d’une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman.

MON AVIS

Plume poétique d’une finesse extrême, plume enchanteresse, voyageuse, méticuleuse, enfantant la beauté d’une femme esseulée, d’une mère subjuguée et d’un enfant rêveur, insolite, unique.

 

Mary éternelle romantique, déboussolée par cette rupture brutale, sauvage. L’amour s’est enfui tel un courant d’air laissant derrière lui cet âpre sentiment d’une solitude ingrate, décharnée. L’envie file, l’âme décline, Mary sombre avec tout son monde, celui de son fils. Célian est un petit zèbre, un génie qui ne trouve pas sa place dans notre société où la différence est méjugée, méconnue et effrayante. Célian se passionne pour la nature, les oiseaux, les plantes. Haut comme trois pommes il connaît d’innombrables sujets mais ne sait pas écrire. Il adore le récit de la vie de Tycho Brahe, astronome de la cours danoise du XVIe siècle. Éminente figure de l’astronomie, Tycho Brahe est aux yeux de Célian l’exception qui défit la règle.

 

Ainsi se mêlent les réflexions, les doutes, les espoirs de Mary avec la vie de Tycho Brahe et celle hors norme de Célian.

 

Poésie, nature, vie, sont le tableau exquis de ces trois vies qui se cherchent. La démesure, la tristesse, l’envie exorcisent les émotions induites par cette société grisâtre, sans âme. Une île paradisiaque, sans cocotier et lagon, perdue entre le Danemark et la Suède, dans le détroit de l’Öresund, l’île de Ven réconcilie leur vie. La mer, la nature, les balades, l’apesanteur exaltante où la vie prend son temps, se fortifie, se reconstruit. Un moment hors du temps, une échappée belle où le tout devient cette facilité salvatrice. Mer et terre en parfaite harmonie, où l’Homme est accueilli tel quel.

 

Un premier roman à la beauté extraordinaire, celle qui transcende, celle qui fourmille le long de l’épiderme et vous capture pour ce voyage unique où l’intime est en son cœur. Un aparté sensible et douloureux, magnifique et naturel. Mary et Célian, ce duo au diapason, qui l’un avec l’autre, vont s’épanouir et soigner leurs blessures. Un voyage hors de ce temps hurlant, de cette frénésie brutale de la vie. Un second souffle pour une chance éternelle d’être en accord avec son corps et sa tête.

 

J’ai été charmée par cette nouvelle découverte même si encore à l’instant présent je n’ai pas su me saisir de son entièreté. J’ai découvert Tycho Brahe, astronome célèbre, dont on lui prête les caractères de Hamlet. Cette typicité est quelque peu étrange et je m’interroge encore sur sa place au cœur de ce roman.

 

Un roman sur la construction et l’épanchement des sentiments. Une fiction captivante et unique !

 

Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves.

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Roman français contemporain – Livre sorti en poche en 2019
Editions le Livre de Poche

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.


L’avis de #Lilie : Si je dois être tout à fait honnête, pendant longtemps, je me suis demandée pourquoi tout le monde vantait les mérites de ce roman. La quatrième de couverture ne me tentait pas plus que ça et j’ai toujours tendance à me méfier des livres qu’on veut « à tout prix nous faire lire ». A l’occasion d’un swap, j’ai reçu ce livre avec ce petit mot de ma binôme : « je suis sûre que tu vas aimer, lance-toi! ». Il n’aura pas dormi longtemps dans ma PAL car le Booklanta m’aura donné l’occasion de le sortir et quelle claque ! Je ne m’attendais à rien et j’ai été totalement conquise !

Nous faisons ici connaissance avec Violette Toussaint, une femme qui n’a pas été épargnée par la vie. Gardienne de cimetière après avoir été garde-barrière, elle vit seule, entourée de ses chats et de ses amis, aux portes de son cimetière. Un jour, un homme vient frapper à sa porte afin de répondre aux dernières volontés de sa mère. Pourquoi veut-elle reposer ici alors qu’elle vivait à Marseille ? Qu’est-ce qui a amené Violette à devenir gardienne de cimetière? Pourquoi est-elle seule ? Notre vie est-elle toute tracée ou le hasard nous joue-t-il, par moment, des tours ?

Violette est une femme profondément humaine. Oreille attentive, avec le cœur sur la main, elle a appris, au fil du temps, à se protéger sans pour autant se fermer aux autres. Depuis le départ de son mari, elle vit seule mais elle a sa routine, ses habitudes, qui lui permettent de tenir bon. Les drames, elle en a connu et plus d’une fois, elle s’est sentie abandonnée ou méprisée. Désormais, elle essaie de vivre sa vie pour elle, comme elle l’entend. C’est un personnage très humain qui m’a beaucoup touché. Autour d’elle, il y a Philippe Toussaint, son mari absent, très difficile à cerner. Il y a aussi Julien, qui entre dans sa vie grâce aux hasards de la vie, la mère de ce dernier, Irène, qui n’a pas eu une vie toute tracée, et il y a Gabriel, ce mystérieux Gabriel auprès de qui Irène veut reposer pour l’éternité.

C’est un roman qui parle de personnes, de leurs vies, de leurs choix et des conséquences qu’ils peuvent avoir sur notre destin. A chaque chapitre, on suit un personnage à un moment de sa vie. Même si cela peut paraître perturbant au départ, on prend vite le pli et ce qui nous semble anecdotique au départ prend tout son sens quelques pages plus loin. Je vais peut être y aller fort mais ce livre est magique à plus d’un titre. Tout d’abord, quand on le commence, on a bien du mal à le poser. Ensuite, la manière dont les destins s’entremêlent et dont chaque pièce du puzzle prend progressivement sa place est superbement fait. Enfin, c’est une histoire qui reste en tête pendant un moment. Honnêtement, je comprend maintenant tout l’engouement qui peut exister. Malgré les 664 pages, on ne s’ennuie pas une seconde et on va de surprises en surprises. Emotionnellement, préparez-vous à rire, à verser quelques larmes, à avoir le ventre qui se tord avant de ressentir ces petits papillons qui font tant de bien. En bref, une belle histoire magistralement menée jusqu’à la dernière ligne.

Pour conclure, « Changer l’eau des fleurs » est une magnifique découverte et un roman qui a déjà su séduire une grande partie de ses lecteurs. Amoureux de belles histoires où on parle de la vie, de coups du sort et de  » vraies » personnes, laissez-vous tenter, si ce n’est pas déjà fait, par la plume de Valérie Perrin. Pour ma part, c’est un gros coup de cœur et je découvrirai avec joie les autres écrits de l’autrice.

Retrouvez ce roman sur le site du livre de poche

Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi

Littérature française contemporaine – Roman sorti en 2020
Editions Fayard

Ma note : 4/5


Résumé : L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.


L’avis de #Lilie : Vous le savez, Virginie Grimaldi fait partie des autrices dont j’attend toujours la parution des romans avec une grande impatience. Malgré une lecture en demi-teinte de son roman précédent, je me suis lancée pleine d’entrain dans ma lecture. Même si j’ai passé un bon moment, je n’ai pas eu de coup de cœur pour celui-ci non plus.

Nous faisons ici connaissance avec deux femmes : d’un côté, il y a Lili, une jeune maman inquiète car sa fille est arrivée trop tôt et est placée en couveuse. De l’autre, il y a Elise, une maman un peu déboussolée par le départ de son deuxième enfant et qui se retrouve avec un appartement, et une vie, vide. Toutes les deux sont à un moment charnière de leurs vies de femme et de maman. Comment vont-elles le vivre ? Comment vont-elles surmonter les épreuves imposées par la vie ? Comment vont-elles s’adapter ?

Lili est une jeune femme inquiète, qui se jette corps et âmes, dès les premiers instants dans son rôle de maman. Elle culpabilise beaucoup de la naissance prématurée de sa fille et on voit à quel point elle va travailler sur elle, tout au long de l’histoire, pour prendre du recul et accompagner sa fille dans son combat. Concernant Elise, on comprend rapidement que pendant de longues années, toute sa vie a tourné autour de ses deux enfants. Désormais partis, une en Angleterre et l’autre à Paris, elle doit apprendre à vivre seule et à se refaire plaisir. Entre rencontres et nouveaux défis, sa nouvelle vie s’annonce pleine de rebondissements. C’est une femme qui va savoir évoluer tout au long de l’histoire, qui va se prendre en main et qui m’a très agréablement surprise.

Je ne peux pas parler d’autres personnages car le roman tourne vraiment quasi-exclusivement autour de ces deux femmes. La narration alterne entre l’une et l’autre et nous immerge totalement dans leur esprit. La plume de l’autrice est toujours aussi vive mais cette fois, elle joue plus sur la corde émotionnelle que sur celle de l’humour. En effet, elle nous parle longuement de la vie des parents en service de néonatologie, leurs angoisses, leurs espoirs et les rencontres qui peuvent être faites. Elle rend aussi hommage à tous ces hommes et ces femmes qui travaillent avec cœur pour sauver les enfants et rassurer les parents. C’est un roman rempli d’ondes positives même si certains passages peuvent être durs pour les mamans. Néanmoins, Virginie Grimaldi nous offre ici une ode à la vie et elle nous encourage à être soi-même et de suivre ses envies.

Pour conclure, « Et que ne durent que les moments doux » est un roman tout doux, mais aussi touchant, un roman pour les mamans et pour tous les lecteurs qui aiment déjà l’autrice.

Retrouvez tout l’univers de l’autrice ici !
Retrouvez ce roman sur le site des éditions Fayard
Retrouvez-le également en format poche ici

LE DOORMAN, un roman de Madeleine Assas.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

ACTES SUD

Domaine français

#68premièresfois


Quand on lui propose un poste de doorman, de portier dirions-nous à Paris même si ces fonctions ne se ressemblent pas d’une rive à l’autre de l’Atlantique, Ray est déjà intégré, attaché à New York. Ce poste lui est proposé par une femme, propriétaire au 10 Park Avenue, cette tour de Babel qui fut à l’origine un grand hôtel. Et c’est là que cet homme passera cinquante ans de sa vie, au cœur d’une ville où il ne cessera de se promener et d’observer ce qui ne se passe nulle part ailleurs tant il s’agit du reflet d’un imaginaire collectif incomparable.
Ma note : 4/5 mention  » à découvrir »
384 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

LE DOORMAN est un premier roman étouffant, bouleversant, hypnotique, merveilleux.

 

Raymond, alias Ray, a quitté sa terre natale par la force de la guerre. Exil douloureux au doux goût amer de regrets et de tristesse. A Oran, en Algérie, il n’est pas bon d’être un pied noir. Il embarque après de très longs mois d’indécision, sur ce bateau le portant à Marseille. Un train après, il se trouve à Paris d’où il prendra l’avion, direction New York où l’attend un petit logement, il trouve rapidement un boulot sur les quais. Il y rencontre Salah qui deviendra son ami pour la vie. A eux deux ils vont user le pavé et découvrir les rues sinistres, merveilleuses, endroits paradisiaques, morbides de la Grosse Pomme. Et puis un jour il devient doorman.

 

La particularité de ce roman est là où vous ne penseriez jamais la trouver. C’est un roman qui se mérite, il vous usera dans un premier temps et puis il vous attendrira. Pas après pas, Ray va déambuler au rythme de la ville. Pas après pas, il va se construire cet avenir qu’il chérit tant. Pas après pas, il va devenir cet homme qu’il souhaite. Un homme qui a pris du recul sur cette vie semée de malheur, une vie où le poids du passé l’écrase inlassablement. Le tohu-bohu de la ville masque cette solitude affligeante, masque les pleurs de la solitude, anéanti la tristesse ancrée dans son âme, dans son corps. Pas après pas, chemin de résilience, Ray s’abandonne enfin, se réconcilie. Il découvre l’amitié, l’amour, la lecture, les petites merveilles qui se cachent ici et là dans le tumulte bouillonnant d’une ville qui ne dort jamais. Observateur, méticuleux, Ray est une de ces personnes qui a la main sur le cœur. Sa générosité, il ne la partage qu’avec les êtres qui lui sont chers, et ils se comptent sur les doigt d’une main. Pages après pages, la prose de Madeleine Assas s’adoucit et prend le temps de partager ce charivari émotionnel. Si dans un premier temps, j’ai été troublée par la rigidité du personnage et de ces rues où seul le rectiligne paraît, dans un second, j’ai été envoûtée par la volupté du laisser-aller, de la transparence des émotions. Ray est devenu ce personnage attachant et vivre cette aventure à ses côtés a été tel un doux rêve éveillé. J’aurais voulu lui épargner cette fameuse journée où toute la ville est recouverte de poussière, j’aurais souhaité lui tenir la main et l’apaiser, lui certifier que tout irait pour le mieux dans cet avenir proche. Ray est ce témoin des transformations de la ville, des citadins, de ce cycle perpétuel parfois dérangeant souvent merveilleux. La pauvreté bannit par la richesse, entassée dans ces quartiers où la chance n’est qu’un éternel mirage. Ray, vagabond, se soustrait à l’étau de la vie la menant là où il le souhaite.

 

Un récit où la ville devient une cité aux mille merveilles porté par un personnage charismatique aux fêlures marquées par son héritage. Madeleine Assas signe un premier roman d’une beauté magistrale. Oser pousser les portes du 10 demande un certain courage et une certaine endurance, et si vous lui laissez cette chance que je lui ai accordée alors vous découvrirez un univers intime, tumultueux, vigoureux mais d’une noblesse et d’un pugnacité redoutable.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Roman français contemporain – Sortie poche en 2017
Editions Charleston

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait…


L’avis de #Lilie : J’ai découvert la plume de Clarisse Sabard l’hiver dernier et j’avoue avoir été séduit. Ainsi, j’ai envie, peu à peu, de lire tous ses romans et celui-ci est sorti de ma PAL grâce à ma cousine et notre challenge livresque. Encore une fois, je termine ma lecture conquise et avec le sourire aux lèvres.

Nous faisons ici connaissance avec Lola, une jeune femme qui vit à Paris et travaille avec ses parents. Adoptée quand elle était bébé, elle n’a jamais cherché à retrouver ses origines. Ainsi, lorsqu’elle apprend que sa grand-mère « biologique » est décédée et qu’elle a droit à un héritage, elle est méfiante et surprise. Elle se rend alors à Aubéry et finalement, c’est une véritable chasse au trésor, sur les traces de son passé, qui l’attend. Que va-t-elle découvrir au cours de sa quête ? Tous les secrets de famille doivent-ils être déterrés ? Est-ce une bonne idée de retourner dans le village qui a vu grandir son arrière grand-mère, sa grand-mère et sa mère ? Et pourquoi son cousin Vincent se montre-t-il aussi suspicieux ?

Lola est une jeune femme qui a tendance à vivre sur ses acquis. Travaillant avec ses parents, sans véritable perspective professionnelle, et célibataire depuis peu, elle est à un moment « clé » de sa vie. Le coup de téléphone du notaire tombe à pic et va lui donner l’occasion de reprendre sa vie en main. Lola est curieuse, passionnée, têtue et très attachante. C’est une héroïne moderne, avec des envies de liberté et en même temps très traditionnelle dans son attachement aux siens et dans son envie de trouver le grand Amour. J’ai aimé la suivre dans ses recherches et dans les lectures qui lui permettront de recomposer le passé de ses aïeuls. L’arrière grand-mère de Lola, Louise, elle, était une femme moderne, en avance sur son temps. Elle ne se contentait pas de la vie qui lui tendait les bras et elle va tout faire pour que son destin change. Travailleuse acharnée, elle va parfois manquer de discernement en ce qui concerne ses enfants mais on ne pourra jamais lui reprocher sa droiture et la continuité dans ses convictions. Elle a eu deux filles, Rose, la grand-mère de Lola, et Léonie. Rose est une jeune fille puis une jeune femme passionnée, fougueuse et pas toujours d’accord avec sa mère. Le destin va lui imposer de drôles d’épreuves qu’elle va tenter de relever en gardant la tête haute. Sa vie ne sera pas facile mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus ! Parmi les autres personnages importants, il y a tout d’abord Tristan, le meilleur ami de Lola, une épaule solide et une oreille attentive pour sa « chouquette » préférée. Enfin, il y a Frédérick, le notaire d’Aubéry, qui sera un atout pour Lola dans ses recherches, et le beau Jim, le meilleur ami de son cousin Vincent, un cousin bien mystérieux et méfiant vis-à-vis de cette cousine arrivée de nulle part.

Cette lecture est un gros coup de cœur pour moi. Il est vrai que ce roman avait tout pour me plaire : des secrets de famille, une histoire intergénérationnelle, un peu d’amour, un peu d’humour, bref tout était réuni pour faire un carton plein ! J’ai aimé le fait que l’intrigue se déroule sur plusieurs temporalités, dans le présent mais aussi dans le passé de Louise et Rose. Cette alternance permet d’éviter la monotonie et aussi d’éclairer les choix qui ont été faits à l’époque. La plume de l’autrice est très visuelle et elle nous immerge totalement dans son récit. On entre très facilement dans cette histoire de famille et dès le départ, ma curiosité a été attisée. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et même si j’avais deviné une partie du secret, je me suis régalée jusqu’au bout. C’est aussi un roman « féministe » dans la mesure où les différentes générations de femmes sont au centre de l’intrigue et elles illustrent la vie de nombreuses femmes au fil de ces époques, avec les contraintes et les préjugés qui existaient à l’époque.

Pour conclure, « Les lettres de Rose » est un joli roman évoquant les secrets de famille mais aussi la vie de plusieurs femmes au cours du XXème siècle, des femmes qui n’ont pas eu la vie facile mais qui ont choisi de vivre selon leurs propres règles.

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