La chronique des Bridgerton, tome 3 : Benedict de Julia Quinn

Romance historique – Intégrale sortie en mars 2021
Editions J’ai lu

Ma note : 5/5 mention « Incontournable 2021 »


Résumé : Comme le rapporte la mystérieuse lady Whistledown dans sa chronique mondaine, on a vu, lors du bal masqué organisé par les Bridgerton, Benedict, le cadet de la famille, en compagnie d’une ravissante inconnue.
Mais à minuit, la belle s’est enfuie. Depuis, il a beau la chercher dans tout Londres, elle semble s’être évaporée. Qui pourrait se douter que sous le masque de soie noire se cachait Sophie Beckett, fille illégitime du comte de Penwood, haïe par sa marâtre qui la cantonne à l’office ? Quand Benedict croisera de nouveau Sophie, saura-t-il la reconnaître sous ses habits de domestique?


L’avis de #Lilie :
Ah, la chronique des Bridgerton ! Pour moi, c’est devenu un petit rituel de me plonger dans un tome de cette saga dès que j’ai besoin d’une lecture réconfortante. Encore une fois, l’autrice a fait mouche grâce à cette histoire consacrée à Benedict, un personnage assez mystérieux mais tellement charismatique.

Nous retrouvons donc ici Benedict, le second fils de la famille Bridgerton. Protégé par ce statut de second, il n’est pas pressé de se marier et entend bien trouver la perle rare. Il pense l’avoir rencontrée lors d’un bal masqué mais après le douzième coup de minuit, elle a disparu. Près de deux ans après, au cours d’une soirée chez une connaissance, il rencontre Sophie, une servante malmenée par un groupe d’hommes ivres. Benedict prend sa défense et l’emmène avec lui. Immédiatement, un lien semble se créer entre eux mais vu leurs conditions sociales opposées, toute histoire d’amour semble compromise. Pourtant, pourront-ils lutter contre cette attraction ? Sophie est-elle vraiment une servante ordinaire ? Tous deux, sauront-ils s’accorder et se parler afin de permettre à une éventuelle histoire de voir le jour ?

Dès ma lecture du tome 1, j’ai apprécié le personnage de Benedict. C’est un homme qui semble intègre, avec un grand cœur, préoccupé par les siens malgré une certaine nonchalance apparente. Artiste dans l’âme, il a dans l’idée de trouver celle qui saura faire battre son cœur. Il cherche une épouse qui sera aussi son amie, sa confidente et sa maitresse. Exigeant, il refoule nombre de ses prétendantes jusqu’à sa rencontre avec la belle inconnue du bal. Sa fraicheur, le mystère autour de son identité et son humour vont tout de suite faire mouche. Malheureusement, elle disparaît, emportant avec lui tout espoir de vie heureuse. Quand il recroise Sophie deux ans plus tard, en habit de domestique, il ne la reconnaît pas mais entre eux, l’alchimie est évidente. Sophie n’a pas eu beaucoup de chance dans sa vie. Née « bâtarde », elle a été élevée dans la maison de son père mais n’a pas reçu d’amour. Haïe par sa belle-mère, elle devient même servante dans sa propre maison au moment de la mort de son père et est chassée du jour au lendemain. Ainsi, elle n’ose pas se livrer, de peur d’être de nouveau rejetée. Pourtant, sa rencontre avec Benedict va la bouleverser tant cet homme la trouble et semble la comprendre. Entre eux, une complicité naît rapidement, remplacée ensuite par une tension sexuelle et une attirance indiscutable. C’est une relation électrique, qui avance sur courant alternatif mais qu’on prend plaisir à voir prendre forme sous nos yeux.

Comme je le disais en introduction, encore une fois, je me suis prise au jeu et j’ai été piégée par ce tome des chroniques des Bridgerton. En effet, j’ai adoré les deux protagonistes, que ce soit au niveau de leurs caractères, de leurs joutes verbales ou dans leurs manières d’aborder la vie. On voit beaucoup Violet Bridgerton et on la découvre, telle une mère louve, prête à tout pour aider ses enfants à trouver le bonheur et à protéger les siens coûte que coûte. Il faut être honnête, l’intrigue est clairement une réécriture de Cendrillon mais ça ne m’a pas du tout dérangé tant Sophie semble loin de l’image que je me fais du personnage du conte de fées. Quand on se lance dans une saga avec des tomes compagnons, il y a toujours un risque de lassitude. Ici, ce n’est pas du tout le cas car l’histoire est très différente des deux précédentes. Comme toujours, la plume de l’autrice a réussi à me transporter dès les premières lignes et j’ai vraiment eu du mal à poser mon livre avant de l’avoir terminé.

Pour conclure, le tome 3 de « la chronique des Bridgerton : Benedict » est une jolie romance historique même si elle est librement inspirée de Cendrillon. Néanmoins, Sophie et Benedict sont deux héros hauts en couleur qui méritent d’être découverts et appréciés pour leurs valeurs et la pureté de leurs sentiments.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions J’ai lu

Retrouvez ici mon avis sur le tome 1 : Daphné et le Duc

Retrouvez ici mon avis sur le tome 2 : Anthony

 



Des noces à l’écossaise de Laura Black

Romance historique – Sortie en juin 2021
Editions Harlequin – Collection Victoria

Ma note : 3,5/5 mention « jolie découverte »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour m’avoir envoyé ce roman en service presse.

Résumé : Écosse, 1795
Pour sauver son père et sa tante de la misère, Prudence est prête à tout. Tout, y compris quitter sa paisible vie de recluse pour lier son destin à celui de Zane Mac Fergall, richissime séducteur écossais, qui semble lui aussi contraint à cette alliance pour régler les dettes de jeu de son lord de père. Un homme qui, sous ses dehors taciturnes, se sacrifie lui aussi pour les siens. Et qu’il devient dès lors plus difficile de tromper de la plus malhonnête des façons…


L’avis de #Lilie : La romance historique, est, je crois, une véritable révélation pour moi. Un peu hésitante au départ, je me suis lancée depuis un an dans la lecture de ces romances et je suis rarement déçue. Dans celle-ci, nous partons en Écosse et j’ai pu constater que les écossais ont un sacré caractère….. mais cachent aussi un grand cœur.

Nous faisons ici connaissance avec Zane Mac Fergall qui, à la suite d’une entourloupe de son beau père, doit se marier avec la fille d’un homme qu’il n’estime pas du tout. Pourtant, la cohabitation avec son épouse va se révéler pleine de surprises et cette dernière semble bien différente de la réputation qui lui colle à la peau…. Pourtant, les apparences peuvent parfois être trompeuses… Zane va-t-il succomber à son épouse ? Prudence va-t-elle se faire à la vie en Écosse ? Entre les deux protagonistes, un amour sincère va-t-il naître?

Prudence est une jeune femme qui a été abandonnée à sa tante quand elle était encore enfant. Elle a grandi dans un foyer simple et a appris à apprécier les choses de la vie. Quand elle se retrouve obligée d’épouser Zane, elle n’hésite pas longtemps car elle sait qu’elle pourra, ainsi, aider sa tante à améliorer son quotidien. Ce qu’elle n’a pas anticipé, c’est le charisme de son futur époux. Froid en apparence, tendre et chaleureux dans l’intimité, il est un personnage complexe qui ne se livrera pas facilement. Échaudé par la fin tragique de son premier mariage, il s’est forgé une carapace ne souhaite laisser personne atteindre son intimité et son cœur.

Cette romance historique m’a fait passer un bon moment. Tout d’abord, le cadre historique semble fidèle et l’autrice arrive à nous plonger dans l’ambiance du 18ème siècle, une période où les femmes n’avaient pas leurs mots à dire. L’intrigue est prenante et même si j’ai trouvé certains passages un peu « tirés par les cheveux », je ne me suis pas ennuyée une seconde tant les rebondissements sont nombreux. La romance prend toute sa place dans l’histoire et quelques scènes érotiques viennent faire monter la température. Émotionnellement, on passe par plusieurs phases car on espère, on est touché, on est désespéré et on retient, assez souvent, notre souffle. La narration est à la 3ème personne mais le narrateur suit tantôt Zane, tantôt Prudence, ce qui permet de mieux les comprendre et d’appréhender la situation, complexe, dans son intégralité. Dans l’ensemble, l’histoire est très agréable mais certains rebondissements m’ont fait lever les yeux au ciel. Malgré tout, c’est une jolie découverte et je compte bien lire les autres écrits de l’autrice sortis, ou à sortir, dans cette collection.

Pour conclure, « Des noces à l’écossaise » est une jolie romance historique avec des personnages passionnés, une intrigue surprenante et une plume addictive. Une lecture parfaitement dépaysante !

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

La dernière chamane de Julie Saurel

Romance fantastique – Sortie en mars 2021
Editions Plumes du Web – Collection Opale

Ma note : 4,5/5 mention « autrice à suivre »


Résumé : Un paiement. Rien qu’un petit paiement…
Dans un monde où les humains ont été réduits à l’esclavage et répartis en différentes castes sous le joug des Surnaturels, Jenny appartient au bas de l’échelle sociale : les Aturales. Elle n’est rien. C’est pourquoi les siens n’hésitent pas à la livrer au clan MacFillan, de puissants lycanthropes établis en Écosse, pour régler leur dette.
Mais celle qui ne devait être qu’une marchandise va vite faire tourner les sens des loups présents au château et ébranler bien des convictions. D’autant qu’elle se refuse à leur obéir. Surtout à ce rustre de Keir, le fils cadet des MacFillan, aussi collant qu’agaçant. Elle est particulière, il le sent. Le sait… et n’est pas le seul à s’en rendre compte.
Utilisée, convoitée et mise à prix, le danger rôde autour de la jeune femme, dont les alliés se révèlent plutôt surprenants. Pour sauver sa peau et dévoiler les secrets du château, Jenny est désormais prête à bousculer l’ordre établi.


L’avis de #Lilie : Dès sa sortie, ce roman m’a tapé dans l’œil. Je l’ai finalement lu rapidement grâce à l’organisation de lectures communes sur les réseaux sociaux et je ne regrette pas du tout de m’être lancée tant j’ai passé un bon moment en compagnie de Jenny et de Keir.

Nous faisons ici connaissance avec Jenny, une humaine qui a été donnée par les siens à un clan de loups-garous pour payer une dette. Dans ce monde, les humains sont réduits à l’esclavage et ils ne représentent rien de plus qu’une monnaie d’échange. Jenny a bien du mal à accepter cet état de fait et son arrivée dans la meute des MacFillan ne sera pas de tout repos pour elle ni pour les membres du clan. En effet, sa présence met tout le monde en émoi. Pourquoi ? Est-elle vraiment une simple humaine ? Pourquoi Keir se montre-t-il tantôt prévenant, tantôt si froid avec elle ?

Jenny est une héroïne qu’on peut qualifier de « badass ». En effet, elle n’est pas du genre à accepter sans rien dire le sort qui lui est réservé et elle est loin d’avoir sa langue dans sa poche. Rapidement, elle se rend compte qu’elle peut parler avec des fantômes et cette faculté est loin d’être une évidence ni un don répandu à l’époque où elle vit. Très vite, elle va attirer l’attention de Keir, le fils cadet de la meute qui va se mettre à la défendre et à prendre soin d’elle. Entre eux, c’est le jeu du chat et de la souris mais est-ce une bonne chose qu’ils se rapprochent ? C’est un personnage complexe qui m’a beaucoup plu. J’ai également beaucoup aimé Nathanael, un autre membre de la meute qui va se montrer tantôt touchant, tantôt maladroit mais surtout loyal et courageux.

On est passé à deux doigts du coup de cœur. Selon moi, il y a un petit problème de rythme dans le roman. En effet, j’ai trouvé le début de l’histoire très lent mais c’était nécessaire pour poser les bases de l’univers et nous présenter les personnages. A un moment donné, tout s’accélère et là, on est submergé par les informations et je regrette de ne pas avoir eu plus de détails sur certains passages mais aussi sur les dons des chamanes. Ainsi, j’ai trouvé un petit déséquilibre qui me laisse un peu sur ma faim mais croyez-moi, cette lecture est quand même très bonne. En effet, la plume de l’autrice est fluide, visuelle et elle nous présente des protagonistes hauts en couleurs et un univers très original. J’avoue qu’une suite serait la bienvenue tant j’ai été frustrée de devoir laisser Jenny et Keir. Pour certains, la romance prend le pas sur le côté fantastique. Personnellement, ça ne m’a pas dérangé car c’est une relation « ennemie to lover » qui se construit pas à pas mais aussi à grand renfort de piques et d’humour.

Pour conclure, « la dernière chamane » est une jolie découverte. Julie Saurel signe un premier roman réussit qui a su me transporter dans le temps et en Écosse. Adeptes de romances fantastiques avec une héroïne badass, n’hésitez plus et laissez-vous tenter !

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Plumes du Web

Les échos du temps, tome 1 : Automne de Juliette Pierce

Romance fantastique- Roman sorti en février 2021
Editions MXM Bookmark – Collection Infinity

Ma note : 4/5 mention « univers à découvrir »


Résumé : Il est venu pour la tuer, mais le destin en a décidé autrement !
Il existe deux types de sorcières. Les gentilles qui utilisent leurs pouvoirs pour faire le Bien, et les méchantes. En tant que descendant d’une lignée de chasseurs, l’objectif de Shade est de toutes les exterminer, sans distinction.
Sur les traces de sa première victime, c’est finalement lui qui tombe dans le piège tendu par Rune, la sorcière qu’il a prise en chasse. Lié à elle à cause d’un sort, il est contraint de se lancer à corps perdu dans une quête qui n’est pas la sienne. Rune arrivera-t-elle à dompter l’impatience de son ennemi ? Ses pouvoirs suffiront-ils à les protéger de la mort ?


L’avis de #Lilie : Voici ma deuxième « saga » de Juliette Pierce entamée en cette année 2021. Encore une fois, j’ai largement été influencée par les réseaux sociaux pour cette découverte mais ayant envie d’élargir mes lectures, je prends les avis là où je les trouve. Ici, je m’attendais à un roman fantastique, dans un monde de sorcières. J’ai découvert un univers riche et complexe mais regrette, un peu, que la romance prenne le pas sur l’intrigue politique.

Nous faisons ici connaissance avec Shade, un chasseur vivant à Paris et partant pour sa première mission en compagnie de son frère. Croisant une sorcière prénommée Rune, il tente de l’arrêter mais est pris au piège par cette dernière qui l’emmène dans son monde. Là-bas, Shade va découvrir une vie bien différente de celle qu’il vit, même s’il va aussi se rendre compte que simple humain ou sorcier, tous sont atteints des mêmes vices et mêmes envies de pouvoir. Shade et Rune vont-ils réussir à cohabiter ? Shade pourra-t-il rentrer dans son monde ? Rune est-elle prête à tous les bouleversements que va connaître sa vie ? Shade acceptera-t-il ses sentiments naissants pour Rune ?

Shade vient d’une famille de chasseurs et on sent que c’est un homme qui n’a pas eu une vie facile. Ses relations avec son frère semblent tendues et sa proximité avec sa sœur est touchante. Tout au long de sa « captivité », il va se montrer tantôt calculateur, tantôt prévenant, et on sent en lui un besoin de bien faire les choses et d’être le plus droit possible dans ses bottes. Sous son air arrogant se cache un homme très attachant. Rune, quand à elle, est une jeune femme pleine de fougue qui, en capturant son chasseur, va chambouler son destin. Appelée à la cour, elle va se rendre compte que les apparences sont souvent trompeuses et les jeux de pouvoirs toujours aussi présents, malgré la paix et l’harmonie de façade. Elle paraît un peu maladroite et naïve mais je la sens surtout dépassée par tout ce qui lui arrive.

Ce tome un est une jolie découverte même si, pour moi, il y a un petit problème de rythme. En effet, j’ai trouvé des passages très longs et d’autres très rapides. Il me semble que c’est le premier écrit de l’autrice et ces petits défauts ont été rectifiés par la suite (ayant lu « nos âmes louves » au printemps, je n’avais pas ressenti cela). En revanche, j’ai trouvé l’univers des sorcières dingues, très riches et très intéressant à découvrir. Les protagonistes principaux sont attachants et j’ai adoré les suivre même si je regrette que la romance ait pris le pas, à un certains moment, sur le reste. L’intrigue politique est un peu complexe et j’attends beaucoup du tome 2 pour savoir comment tout cela va finir. Niveau narration, l’alternance des points de vue est très intéressante et nous permet d’avoir une vue d’ensemble de la situation mais aussi, par moment, de nous poser des questions. Enfin, la plume de l’autrice est immersive car elle nous entraine totalement dans ce monde parallèle et elle est aussi un peu cruelle, en nous laissant, encore une fois, dans un état de stupéfaction et de doute total à la fin.

Pour conclure, « Automne » est un premier tome réussi car il entraine son lecteur dans une histoire avec peu de temps morts et se termine en apothéose. J’ai hâte de découvrir la suite et fin qui sort cet été pour savoir ce que l’autrice réserve à notre duo infernal mais aussi ce qui va advenir du monde des sorcières.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions bookmark
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Nos âmes louves, tome 1 : Dans le noir de Juliette Pierce

Romance fantastique – Sortie le 26/02/2021
Editions Black Ink – Collection Fantas’Ink

Ma note : 4.5/5 mentions « original » et « incontournable 2021 »


Résumé : Freya vit avec sa meute dans les forêts glaciales de Norvège. Maudite par les dieux nordiques, elle est incapable de se transformer en louve. Contre toute attente, le beau Caïn, héritier d’une puissante meute rivale, devient son allié. Mais leur relation bascule lors d’une terrible nuit qui la force à s’enfuir et abandonner les siens.
Comme si être une demi-louve ne suffisait pas, la mort de sa mère, son alpha, ne lui laisse pas le choix. Elle doit retourner sur ses terres, affronter Caïn et prendre les rênes de sa meute.
Résolue à suivre sa destinée, Freya voit sa détermination faillir lorsqu’un alpha à l’aura ténébreuse débarque en ville pour lui proposer un mystérieux pacte. L’encre sur sa peau l’hypnotise plus que de raison et elle perd pied.
Tiraillée entre son cœur et son destin, elle remet tout en question. Les dieux nordiques l’ont déjà privée de sa nature de loup ; seraient-ils capables de la précipiter vers sa chute ? Aujourd’hui, ils la mettent en garde : certaines passions finissent dans le sang.


L’avis de #Lilie : J’ai découvert ce roman sur Bookstagram. Cette année, en lecture, j’ai envie de nouveauté, de changement, et comme je le dis fréquemment, je me rends compte que je ne lis pas assez, à mon goût, de romans se passant dans des univers fantastiques. J’ai donc craqué, au moment de la sortie du tome 2, pour m’offrir la duologie de « Nos âmes louves« . Je tiens à signaler ici le travail remarquable des éditions Black Ink qui préparent des couvertures magnifiques et savent magnifier l’objet livre grâce à des illustrations au début de chaque chapitre. Concernant l’histoire, en toute honnêteté, malgré tout ce que j’avais entendu dessus, j’étais loin d’imaginer toutes les surprises réservées par l’autrice et je ne m’attendais pas à tant de rebondissements.

Nous faisons ici connaissance avec Freya, fille de deux alphas d’une tribu norvégienne de loups-garous. Malheureusement pour elle, elle est maudite et incapable de se transformer en loup. Ayant besoin de prendre l’air, elle disparaît en Grèce le temps d’un été mais la disparition de sa mère l’oblige à revenir au pays et à modifier ses projets. Une fois de retour, elle se retrouve avec plein de questions en tête et coincée entre Caïn, son promis de toujours, et Lev, un alpha venu du Danemark, soit disant sur demande de la mère de Freya. Que lui veut ce bel alpha arrivé en ville ? Ses intentions sont-elles bonnes ? Et Caïn, où en est-elle avec lui ? Sa mère est-elle vraiment morte, comme tout le monde semble le penser ? Pourquoi les Dieux semblent-ils si en colère ?

Freya est une jeune Syk, c’est-à-dire une jeune loup-garou qui a son âme de loup mais qui ne peut pas se transformer. Même si elle fait partie intégrante de la meute, Freya souffre de ce « handicap » et a bien du mal à se décider sur son futur. Têtue, courageuse, elle a beaucoup de cœur et a tendance à foncer avant de réfléchir. L’arrivée de Lev va la perturber mais aussi l’obliger à se poser les bonnes questions concernant son avenir. Lev, c’est un bel alpha arrivant d’une grande meute danoise. Brun, musclé, tatoué, il va tout de suite mettre les sens de notre héroïne sans dessus-dessous. Venu à la demande de la mère de Freya, il va l’aider dans sa quête, se montrant prévenant, attentif et un brin charmeur avec elle. Mais Freya a-t-elle raison de lui faire confiance alors que sa vie est en pleine transformation ? Concernant Caïn, c’est l’ami de toujours, devenu son amoureux au fil du temps et une épaule sur laquelle elle a toujours pu s’appuyer. Fils d’alphas d’une meute rivale, il n’est pas l’héritier donc son union avec la jeune Syk pourrait lui permettre de devenir, malgré tout, alpha. Étudiant en médecine, il a la tête sur les épaules et tient plus que tout à celle qui est son amour de toujours. Mais que s’est-il passé avant l’été pour que Freya s’éloigne ? Joue-t-il franc-jeu avec elle ? Pourquoi voit-il Lev comme une menace?

Autant le dire haut et fort, j’ai été totalement conquise par ce roman. Tout d’abord, la plume de l’autrice est magique, tout comme l’univers dans lequel elle nous plonge. Mélange entre bit-lit et mythologie nordique, l’univers proposé et très riche, détaillé mais aussi très bien expliqué. Dès le départ, on est en totale immersion auprès des meutes et des différents personnages. On ressent tout de suite une ambiance un peu pesante, remplie de mystères, qui n’aura de cesse de s’épaissir au fil des chapitres. L’intrigue est racontée du point de vue de Freya et j’ai trouvé intéressant de pouvoir suivre ses questionnements et de la voir évoluer. La fin arrive presque trop vite et quand la mention « à suivre » apparaît, j’ai eu envie de hurler, de crier tant Juliette Pierce nous laisse, ainsi que ses personnages dans une situation incroyablement frustrante et inconfortable pour eux. Je ne regrette pas mon choix d’avoir le second tome sous la main afin de ne pas rester dans cette incertitude insupportable !! Un grand bravo à l’autrice pour avoir su jouer avec mes nerfs et pour m’avoir subjuguée avec cette lecture !

Pour conclure, « Nos âmes louves, tome 1 : Dans le noir » est une romance fantastique mêlant l’univers des loups-garous et la mythologie nordique. Si vous recherchez une histoire avec une héroïne forte, arrivée à un point clé de sa vie et devant affronter son destin, n’hésitez plus et embarquez direction la Norvège !

Retrouvez ce roman sur le site de Black Ink Editions

LE FEU DES FORGES, une romance historique de Penny Watson Webb.


Norvège et France, 909
Jodelle a toujours tenu à son indépendance. Mère, amante hors des sacrements du mariage et forgeronne à Lisieux, elle possède un caractère aussi volcanique que son activité. Aussi, face aux hommes de Rollon, le terrible Viking venu occuper les terres cédées par le roi Charles, elle est bien déterminée à résister en fabriquant des armes pour tous les villageois. Jusqu’à ce qu’on lui amène un guerrier du Nord blessé, un homme aussi vulnérable que troublant, qu’elle ne peut se résoudre à condamner…

Penny Watson Webb fait partie de mes auteures favorites de romances historiques et française. Des histoires où les détails ont leur importance et où tous les aspects de la société mis en exergue sont respectés. Des recherches minutieuses qui apportent une touche non négligeable et que j’aime retrouver dans mes lectures.
Direction ce qui est de nos jours la Normandie, territoire cédé aux Vikings au cours de l’an 909 par le roi Charles, alors roi des Francs. Ainsi Paris sauvé de la barbarie du peuple du Nord, ces terres sont données dans le but premier de faire barrière à d’autres envahisseurs.
Les hommes jusqu’alors sous le pouvoir de Rollon prêtent allégeance au Roi Charles. Les jarls deviennent ainsi des duc chassant de leurs royaumes les anciens dirigeants.

Lisieux est une bourgade paisible où les maîtres sont à l’écoute des habitants. Jodelle est la maîtresse forgeronne. Veuve par deux fois, elle considère sa liberté comme acquise et ce n’est pas son nouvel amant, père de son futur enfant, qui lui dictera sa vie malgré tous les bons sentiments qu’elle ressent pour lui. Alors que les vikings sont en route pour prendre possession de leurs nouveaux biens, les seigneurs du château ne peuvent pas se résoudre à quitter les lieux. C’est arme au poing qu’ils les reçoivent. La défaite est là dans le sang. Le seigneur du château est abattu, les gens du village réfugiés dans les grottes avoisinantes attendant les nouvelles du château sont transis de peur. En guerriers victorieux, les viking partent à leur recherche. Jodelle ne peut pas se résoudre à être sous la coupe des barbares et s’enfuit avec sa grande fille et son fils. Rattrapés par les barbares, elle fait la connaissance de Rurik et son fils. Une rencontre aussi  violente que déstabilisante prémices de longues journées angoissantes.

Jodelle est une femme sûre d’elle et qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds. N’ayant pas sa langue dans sa poche et vivant comme une pécheresse, elle n’est pas très apprécié des gens du village. La tranquillité et le bien-être de ses enfants sont son unique préoccupation. Ils sont tout pour elle et elle est prête à tous les sacrifices pour leur sécurité et leur sérénité, même à accepter de devenir l’épouse du barbare qui a décidé qu’elle, ses enfants, sa maison et sa forge seraient à lui dorénavant.

Rurik est une force de la nature. Considéré par les siens comme étant un bersek, il est tout aussi craint que respecté. Main droite du nouveau duc qui est autre que son meilleur ami, Rurik est à l’aise pour dire ses pensées telles qu’elles sont. Sous cette carapace de dur à cuire, se cache un homme blessé par l’assassinat de sa femme et de son fils. A l’écoute, attentif aux dires de sa nouvelle femme, il a une sacrée patience et la main sur le cœur. Un homme loin d’être orgueilleux ou égoïste, il est prévenant. Au contraire, Jodelle est une femme au caractère alambiqué. Elle désire tout autant quitter ce nouveau foyer imposé mais elle est retenue par ses enfants. Ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée. Son caractère parfois excessif m’a fait grincer des dents même si cela est compréhensible par sa situation.

Rurik et Jodelle, c’est toute une histoire aussi complexe que passionnante. Entre leurs obligations respectives, leurs us et coutumes, leurs désirs et leurs convictions, ce duo est explosif. Une intrigue s’installe tout au long de l’histoire qui dans un premier temps ternira leur relation naissante.

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère associée à cette romance historique. D’un côté les vikings avec leurs bagages et de l’autre les habitants du village qui doivent s’adapter à leur nouveau environnement. Les détails du quotidien et de la société sont une mine précieuse pour l’amatrice d’histoire que je suis. Penny Watson Webb les met parfaitement en avant et elle ne laisse rien au hasard. Une romance historique époustouflante par cet aspect historique, addictive grâce à ce scénario haletant et captivant grâce aux personnages quelque peu turbulents.

Un nouveau sans faute pour l’autrice !

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site des éditions Harlequin

… mes avis sur d’autres romances historiques de Penny Watson Webb, clique sur les photos pour les découvrir.

La chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony de Julia Quinn

Romance historique – Réédité le 6 janvier 2021
Editions J’ai Lu

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c’est donc elle qu’il épousera, et l’affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une sœur dont l’influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !


L’avis de #Lilie : Oyé, oyé chers lecteurs et chères lectrices, votre dévouée chroniqueuse poursuit sa découverte des membres des Bridgerton et va vous parler aujourd’hui du chef de la famille, Anthony ! Un peu fébrile avant de commencer ce tome, j’ai été totalement conquise par ce personnage ambivalent et si secret.

Anthony est l’aîné de la fratrie Bridgerton. Devenu le chef de famille après la mort de son père, il prend très à cœur ce rôle. Néanmoins, pour des raisons qui lui sont propres, il a mené, pendant longtemps, une vie de Libertin, devenant ainsi le célibataire le moins accessible de Londres. Pourtant, après le mariage de sa sœur, il décide qu’il est temps de se ranger et décide de se trouver une épouse. Il jette son dévolu sur Edwina Sheffield, le joyau de la saison. Le problème, c’est que pour l’atteindre, il faut convaincre sa grande sœur Kate, également célibataire et vivant dans l’ombre de sa cadette. Entre les deux, il y aura de l’électricité dans l’air et tout ne se déroulera pas comme ils l’auraient souhaité… Anthony arrivera-t-il à trouver une épouse et à vaincre ses angoisses ? Kate changera-t-elle d’avis sur Anthony ? Pourquoi est-elle si réticente à l’idée qu’il épouse sa sœur ? Et lui, pourquoi prend-il de plus en plus plaisir à passer du temps avec Kate ?

On avait déjà rencontré Anthony dans le tome 1 puisqu’il était le chaperon de Daphné et l’ami du Duc. Très protecteur, soucieux de sa famille, il a aussi un côté très angoissé que je n’avais pas perçu précédemment. Ici, on se rend compte qu’il se pose beaucoup (trop?) de questions et qu’il n’est pas l’homme qu’il paraît être. Sensible aux charmes féminins, il ne va pas rester indifférent à Kate, la sœur de celle qu’il souhaite épouser. Depuis toujours, Kate vit dans l’ombre d’Edwina et n’a jamais voulu se faire remarquer. Discrète, soucieuse de ses proches, elle n’a pas la langue dans sa poche et ne manque pas de répartie. Elle a une opinion bien arrêtée sur Anthony, d’après ce qu’elle a lu dans les chroniques de Lady Whistledown, mais le côtoyer va l’amener à troubler toutes ses certitudes. Enfin, il y a un autre personnage très important, c’est le chien de Kate, Newton, qui est un corgi plein de ressources, lui aussi, et très gaffeur.

La deuxième partie de cette intégrale m’a totalement conquise ! J’ai adoré Anthony qui est bien plus complexe qu’on pourrait le croire. C’est un homme, qui a profité de sa liberté, mais qui a néanmoins des valeurs et un vrai sens des responsabilités. Par moment, il se torture un peu trop l’esprit mais j’ai adoré voir l’évolution de sa relation avec Kate. Les autres membres de la famille sont peu présents mais quand ils sont là, on les remarque. La plume de l’autrice est toujours aussi piégeuse car quand on ouvre son livre, impossible de le poser. Le cadre historique est toujours agréable à redécouvrir, entre les bals et les parties de « pall-mall » en famille. On est tenu en haleine jusqu’au bout et j’ai refermé cette première intégrale avec une pointe de tristesse mais aussi avec un trop plein d’amour dans mon petit cœur !

Pour conclure, ce tome 2 est une excellente lecture qui met en avant un personnage qui n’est absolument pas celui qu’il semble être. Totalement conquise, je vais donc très rapidement poursuivre ma découverte des autres membres de la famille Bridgerton, Benedict et Colin patientant déjà dans ma bibliothèque….

Retrouvez l’univers de l’autrice ici
Retrouvez l’intrégale des tomes 1 et 2 sur le site des éditions J’ai lu
<– Retrouvez ici mon avis sur le tome 1, « Daphné et le Duc »

Les demoiselles du Cap Frehel, tome 3 : Audacieuse Urielle de Léna Forestier

Romance historique – Sortie le 1er mars 2021
Editions Harlequin – Collection Aliénor

Ma note : 4/5 mention « jolie conclusion »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour l’envoi de ce service presse papier et pour m’avoir permis de découvrir le dernier tome des aventures des Demoiselles du Cap Frehel.

Résumé : Manoir de Keroual, Bretagne, 1795
Gouvernante  ? Yaël lui offre de devenir gouvernante au manoir de Keroual  ! Pour qui la prend-il  ? Une simple domestique, apparemment. Urielle aura donc quitté les Antilles après la missive où il lui annonçait son veuvage et sa solitude pour jouer les simples spectatrices de sa descente aux enfers. Hors de question d’assister impuissante à la perte de cet ange blond qu’elle a toujours aimé et auprès duquel Charlotte Sénéchal gravite dangereusement. Même si cela implique d’accepter une si basse fonction, alors qu’une mission autrement plus importante pour la jeune République attend tout son talent…


L’avis de #Lilie : Quelle ambivalence avant de débuter la lecture de ce tome 3!! J’ai ressenti beaucoup de joie à l’idée de retrouver ces demoiselles qui m’ont, je le rappelle, fait succomber à la romance historique, genre que je n’avais, jusqu’alors, jamais lu ni découvert. Mais j’ai aussi éprouvé un petit pincement au cœur à l’idée de les laisser partir et de me dire que je ne les reverrai plus…. Néanmoins, l’autrice m’a, encore une fois, embarquée dans cette jolie romance remplie d’amour et d’émotions en tout genre.

Nous retrouvons ici Urielle, qui repart à Keroual. En effet, Yaël, le frère cadet d’Anne, leur a appris que son épouse venait de mourir et Urielle retourne en Bretagne pour retrouver celui qu’elle aime. Mais ces retrouvailles ne se dérouleront pas du tout comme elle l’espérait. Yaël est-il prêt à aimer de nouveau ou lui faudra-t-il du temps pour faire son deuil ? Pourra-t-il voir Urielle autrement que comme un membre de sa famille ? Pourquoi sa belle-mère et sa belle-sœur sont-elles encore chez lui ?

Nous avions découvert Urielle dans le tome 1. Amoureuse de Yaël, elle n’osait pas se dévoiler et la découverte qu’il avait mis une fille enceinte l’avait anéanti. Elle avait donc suivie sa sœur de lait, Anne, lors de sa fuite pour protéger son cœur et rester avec celle qui est sa meilleure amie. Néanmoins, elle n’hésite pas une seconde à revenir en France dès qu’elle apprend le décès de Liz. Pleine d’espoir, elle va vite être refroidie par la présence de Charlotte et Clarisse au manoir. De plus, Yaël ne semble pas être dans son assiette et sa proposition de la nommer gouvernante va quelque peu la déconcerter. Urielle est une jeune femme sérieuse, qui veut croire que la Révolution va permettre de changer les mentalités. Néanmoins, elle manque de confiance en elle et a parfois du mal à s’imposer. Yaël n’est plus le jeune homme fougueux et insouciant du tome 1. Père de famille, veuf, il a appris, en quelques mois, à devenir quelqu’un de responsable. Il est prêt à tout pour aider sa famille, en faisant tout ce qu’il peut pour obtenir l’amnistie pour sa sœur et son beau-frère, et en remettant le manoir sur de bons rails. Le retour d’Urielle va lui être bénéfique et il va, peu à peu, changer son regard sur celle qu’il a toujours considéré comme sa sœur. Enfin, Charlotte est une belle-mère très présente, tyrannique avec le personnel et qui semble décider à s’installer à Keroual. Mais pourquoi ? Est-ce seulement pour veiller sur son petit-fils ou a-t-elle des pensées un peu moins respectable ?

Ce tome 3 offre une jolie conclusion à cette trilogie. J’ai trouvé l’aspect historique un peu moins présent ici mais il est vrai que c’est une période un peu creuse, entre la fin de la Révolution et avant les remous qui amèneront le Premier Empire. Néanmoins, l’autrice met l’accent sur les changements qui s’opèrent au sein de la société française et la manière dont les citoyens les acceptent, ou non. On sent que les idées révolutionnaires ne sont pas unanimement acceptées et qu’une certaine nostalgie de l’ancien régime existe chez certains. J’ai beaucoup aimé Urielle, qui m’a touchée par sa sensibilité et son envie de bien faire. Yaël a bien évolué et même si parfois, il a des œillères, il a su me convaincre et se montrer à la hauteur de ses ainés. Ce tome est émotionnellement fort et l’intrigue connaît peu de temps morts. En bref, une jolie fin pour une jolie trilogie.

Pour conclure, c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai refermé ce tome 3 des Demoiselles du Cap Frehel. Cette trilogie historique est une réussite qui nous plonge au cœur des tourments de la société française en pleine Révolution et nous fait découvrir deux frères et une sœur aux tempéraments bien marqués et qui vont, tous les trois, nous offrir de belles histoires d’amour !


Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin
Retrouvez ici mon avis sur les 2 tomes précédents :

Les demoiselles du cap Frehel 2     les demoiselles du cap Fréhel

PÉCHÉS À LA CAPITALE, tome 1 : Des illusions parisiennes, une romance historique de Aurore Dumas.


Dans le Paris flamboyant du Premier Empire, saura-t-elle résister aux tentations pour ne pas perdre l’essentiel  ?
Paris, Normandie, XIXe siècle
Jérôme n’est plus l’homme qu’elle a connu et aimé… comme un frère. Élisabeth a le cœur au bord de l’abîme. Pourquoi a-t-elle quitté, à sa demande, sa paisible campagne normande pour devenir préceptrice à Paris, si c’est pour à peine le croiser au bras de la peu farouche Eva Dubreuil qui fait naître en elle un sentiment inédit  : la jalousie. Elle, qui rêvait de vivre une idylle avec Jérôme, se retrouve à assister à sa chute entre les griffes d’une prédatrice de la haute bourgeoisie. Une classe à laquelle appartient aussi le séduisant comte Hugues de Beaufort qui, lui, ne semble pas insensible à son charme…

Élisabeth a grandi à la campagne au milieu des champs et des animaux de la ferme. Le bonheur sans aucun doute, mais elle a toujours été terriblement attirée par les mondanités de la ville, de Paris. C’est au cours de son enfance qu’elle fait la connaissance de Jérôme, fils du meilleur ami de son père. Leurs pères respectifs meurent lors des guerres napoléoniennes. Les grades de ces derniers sont reconnus par l’Empire (le premier) et leurs héritiers en retirent un certain prestige.
Le petit peuple est fier de leurs hommes tombés aux combats. Estimes et honneurs sont le sujet de nombreuses discussions. Alors que les marchands les plus riches deviennent la bourgeoisie adoubée par l’Empereur, l’Aristocratie tente de sauver les apparences.

 

Élisabeth et Jérôme passent de longs mois ensembles. Ce dernier est mis au vert pour sa santé fragile et rejoint Élisabeth et sa mère. Tout au long de son séjour, il suit l’instruction dispensée par un précepteur. Ces moments d’études sont partagés avec Élisabeth qui est ravie. Puis Jérôme se doit de retourner auprès de son oncle à Paris où il doit rejoindre les bancs de l’école polytechnique. Après une première année en demi-teinte, il dévoile son goût pour l’art et le dessin. Son oncle ne s’opposant pas à son désir, Jérôme rentre afin à l’école des arts où il peut s’épanouir. C’est alors qu’il est rejoint par son amie, Élisabeth. Cette dernière est mise au service d’une famille bourgeoise et doit s’occuper des enfants quelque peu turbulents. Elle découvre ainsi le milieu qu’elle a toujours voulu connaître. Les bals, les jolies tenues de soirée, l’apparat, la richesse, elle s’émancipe au cœur de cet univers majestueux et merveilleux. Un véritable conte de fées. Elle fait la connaissance de la belle et intrigante Eva Dubreuil, fille unique adulée autant par sa beauté que pour son caractère de véritable peste et qui a jeté son dévolu sur le timide Jérôme. Le comte Hugues de Beaufort est hypnotisé par la belle Élisabeth. Sa fraîcheur, sa pudeur et sa manière de voir le monde l’ont séduit. C’est ainsi que Jérôme et Élisabeth s’éloignent l’un de l’autre. Ils n’apprécient plus leurs manières et leurs attirances pour ce vaste monde où les apparences ne sont que des illusions.

 

Aurore Dumas signe une très belle romance historique. J’ai beaucoup apprécié tout l’aspect historique qui m’a plongée au cœur du Premier Empire. Napoléon, les guerres, le petit peuple, la bourgeoisie, l’aristocratie, tous sont minutieusement décris. L’ambiance, les ambitions, les grands bals, les tenues, les aspirations, le mode de vie ont une place cruciale au cœur de cette romance. Le côté sentimental m’a paru brouillon. Il traîne en longueur et prend de nombreux chemins détournés. Même si cela est indispensable à l’histoire et à l’acceptation des sentiments, j’ai très vite été essoufflée. Cette lourdeur m’a empêché d’apprécier la lecture à sa juste valeur. L’évolution des personnages est timide du fait que très vite j’ai compris les aboutissants de cette idylle loin d’être assumée. Quelques rebondissements apparaissent tout au long des derniers chapitres remontant ainsi mon intérêt pour l’histoire.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture grâce à tout l’aspect historique du roman qui est détaillé. Vraiment bravo à l’auteure pour ces recherches. Mais le reste ne m’a pas séduite.

 

Une chronique de #Esméralda

THE CUPIDON BROTHERS, tome 3 : Elon, une romance fantastique de Estelle Every.


Il ne croit plus en rien, elle ne croit plus qu’en lui.
Il a renoncé à les défendre, elle ne vit que pour les aider.
Élon Cupidon, avocat chez Campbell & Partners, n’a plus d’illusions. Ses efforts pour les défendre sont du temps perdu, les humains ne veulent pas évoluer. Alors quand Sienna Fields s’introduit dans son bureau pour le supplier de prendre une nouvelle affaire, la première réaction de l’ange n’est pas celle que la jeune assistante sociale espérait…
Et si Sienna était la clé pour lui redonner la force de continuer ?

Elon est un homme de loi (son prénom lui va à merveille). La justice, la droiture font entièrement parti de lui. Aider les gens dans leurs difficultés, faire valoir leurs droits, c’est son dada. Mais très vite, il se rend compte que l’Homme adore se mettre dans les ennuis. Il aime se vautrer dedans et Il ne souhaite pas déroger à cette règle. Las de leurs attitudes autodestructrices, il baisse les bras. Les affaires se succèdent sans grand intérêt.
Puis un de ces matins discrets et longs, il découvre une jeune femme fouinant dans son bureau. Interdit par cette attitude, il n’hésite pas à la rabrouer. C’est alors qu’elle explique son geste désespéré. Il est le meilleur et elle compte sur lui pour défendre les intérêts de ce jeune homme incarcéré. Furieux par cette requête, il la rejette. Sienna est assistante sociale. Elle n’était pas prédestinée à cette vie, mais les aléas l’ont poussé à donner un sens à sa vie pour finalement venir en aide aux enfants les plus démunis, rejetés par la société, abandonnés. Son métier lui tient à cœur. Elle s’y épanouit et ne compte pas les heures qu’elle met en œuvre pour les aider au maximum. Entre la maison de retraite et l’orphelinat St-Mary, elle ne ménage pas sa monture. Du bénévolat essentiel. Sienna croit à la bonté, à cette seconde chance, à la vie. Son entrain et son enthousiasme sont entraînants et communicants.

 

Ils se revoient inopinément et Elon accepte ce dossier. De fil en aiguille, ils se rencontrent fréquemment. L’attirance, la manière d’aborder la vie, leurs discussions passionnantes les mettent en émoi. Mais la peur s’insinue entre eux. Celle de l’abandon, essentiellement. Ils représentent pour chacun l’espoir. Pour l’un panser ses blessures, pour l’autre s’ouvrir au monde et d’en accepter les défauts.

 

Estelle Every signe un tome 3 tonitruant. Rapidement j’ai été prise par les rebondissements de leur histoire commune. Le fil rouge commun aux tomes s’étoffe et offre d’agréables surprises. J’ai été heureuse de retrouver Eros et Caleb avec leurs moitiés. Les actions ne manquent pas. La romance s’installe progressivement laissant les sentiments s’épanouirent à leur rythme. La psychologie des personnages s’enrichissent tout au long des chapitres me laissant découvrir leurs blessures respectives. Elon, l’ange de la justice, apprend à se défaire de ses liens et à s’ouvrir au monde et à aimer même maladroitement. Estelle Every traite du sujet délicat de l’enfance. Les enfants abandonnés et délaissés donnent une touche terriblement dramatique à l’histoire mais sans tomber dans la gravité.

 

Une romance sous le signe de la passion, de la découverte et de la confiance. Une romance qui ne manque pas de piquant et de passion.

 

Une chronique de #Esméralda

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