LE FEU DES FORGES, une romance historique de Penny Watson Webb.


Norvège et France, 909
Jodelle a toujours tenu à son indépendance. Mère, amante hors des sacrements du mariage et forgeronne à Lisieux, elle possède un caractère aussi volcanique que son activité. Aussi, face aux hommes de Rollon, le terrible Viking venu occuper les terres cédées par le roi Charles, elle est bien déterminée à résister en fabriquant des armes pour tous les villageois. Jusqu’à ce qu’on lui amène un guerrier du Nord blessé, un homme aussi vulnérable que troublant, qu’elle ne peut se résoudre à condamner…

Penny Watson Webb fait partie de mes auteures favorites de romances historiques et française. Des histoires où les détails ont leur importance et où tous les aspects de la société mis en exergue sont respectés. Des recherches minutieuses qui apportent une touche non négligeable et que j’aime retrouver dans mes lectures.
Direction ce qui est de nos jours la Normandie, territoire cédé aux Vikings au cours de l’an 909 par le roi Charles, alors roi des Francs. Ainsi Paris sauvé de la barbarie du peuple du Nord, ces terres sont données dans le but premier de faire barrière à d’autres envahisseurs.
Les hommes jusqu’alors sous le pouvoir de Rollon prêtent allégeance au Roi Charles. Les jarls deviennent ainsi des duc chassant de leurs royaumes les anciens dirigeants.

Lisieux est une bourgade paisible où les maîtres sont à l’écoute des habitants. Jodelle est la maîtresse forgeronne. Veuve par deux fois, elle considère sa liberté comme acquise et ce n’est pas son nouvel amant, père de son futur enfant, qui lui dictera sa vie malgré tous les bons sentiments qu’elle ressent pour lui. Alors que les vikings sont en route pour prendre possession de leurs nouveaux biens, les seigneurs du château ne peuvent pas se résoudre à quitter les lieux. C’est arme au poing qu’ils les reçoivent. La défaite est là dans le sang. Le seigneur du château est abattu, les gens du village réfugiés dans les grottes avoisinantes attendant les nouvelles du château sont transis de peur. En guerriers victorieux, les viking partent à leur recherche. Jodelle ne peut pas se résoudre à être sous la coupe des barbares et s’enfuit avec sa grande fille et son fils. Rattrapés par les barbares, elle fait la connaissance de Rurik et son fils. Une rencontre aussi  violente que déstabilisante prémices de longues journées angoissantes.

Jodelle est une femme sûre d’elle et qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds. N’ayant pas sa langue dans sa poche et vivant comme une pécheresse, elle n’est pas très apprécié des gens du village. La tranquillité et le bien-être de ses enfants sont son unique préoccupation. Ils sont tout pour elle et elle est prête à tous les sacrifices pour leur sécurité et leur sérénité, même à accepter de devenir l’épouse du barbare qui a décidé qu’elle, ses enfants, sa maison et sa forge seraient à lui dorénavant.

Rurik est une force de la nature. Considéré par les siens comme étant un bersek, il est tout aussi craint que respecté. Main droite du nouveau duc qui est autre que son meilleur ami, Rurik est à l’aise pour dire ses pensées telles qu’elles sont. Sous cette carapace de dur à cuire, se cache un homme blessé par l’assassinat de sa femme et de son fils. A l’écoute, attentif aux dires de sa nouvelle femme, il a une sacrée patience et la main sur le cœur. Un homme loin d’être orgueilleux ou égoïste, il est prévenant. Au contraire, Jodelle est une femme au caractère alambiqué. Elle désire tout autant quitter ce nouveau foyer imposé mais elle est retenue par ses enfants. Ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée. Son caractère parfois excessif m’a fait grincer des dents même si cela est compréhensible par sa situation.

Rurik et Jodelle, c’est toute une histoire aussi complexe que passionnante. Entre leurs obligations respectives, leurs us et coutumes, leurs désirs et leurs convictions, ce duo est explosif. Une intrigue s’installe tout au long de l’histoire qui dans un premier temps ternira leur relation naissante.

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère associée à cette romance historique. D’un côté les vikings avec leurs bagages et de l’autre les habitants du village qui doivent s’adapter à leur nouveau environnement. Les détails du quotidien et de la société sont une mine précieuse pour l’amatrice d’histoire que je suis. Penny Watson Webb les met parfaitement en avant et elle ne laisse rien au hasard. Une romance historique époustouflante par cet aspect historique, addictive grâce à ce scénario haletant et captivant grâce aux personnages quelque peu turbulents.

Un nouveau sans faute pour l’autrice !

Une chronique de #Esméralda

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La chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony de Julia Quinn

Romance historique – Réédité le 6 janvier 2021
Editions J’ai Lu

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c’est donc elle qu’il épousera, et l’affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une sœur dont l’influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !


L’avis de #Lilie : Oyé, oyé chers lecteurs et chères lectrices, votre dévouée chroniqueuse poursuit sa découverte des membres des Bridgerton et va vous parler aujourd’hui du chef de la famille, Anthony ! Un peu fébrile avant de commencer ce tome, j’ai été totalement conquise par ce personnage ambivalent et si secret.

Anthony est l’aîné de la fratrie Bridgerton. Devenu le chef de famille après la mort de son père, il prend très à cœur ce rôle. Néanmoins, pour des raisons qui lui sont propres, il a mené, pendant longtemps, une vie de Libertin, devenant ainsi le célibataire le moins accessible de Londres. Pourtant, après le mariage de sa sœur, il décide qu’il est temps de se ranger et décide de se trouver une épouse. Il jette son dévolu sur Edwina Sheffield, le joyau de la saison. Le problème, c’est que pour l’atteindre, il faut convaincre sa grande sœur Kate, également célibataire et vivant dans l’ombre de sa cadette. Entre les deux, il y aura de l’électricité dans l’air et tout ne se déroulera pas comme ils l’auraient souhaité… Anthony arrivera-t-il à trouver une épouse et à vaincre ses angoisses ? Kate changera-t-elle d’avis sur Anthony ? Pourquoi est-elle si réticente à l’idée qu’il épouse sa sœur ? Et lui, pourquoi prend-il de plus en plus plaisir à passer du temps avec Kate ?

On avait déjà rencontré Anthony dans le tome 1 puisqu’il était le chaperon de Daphné et l’ami du Duc. Très protecteur, soucieux de sa famille, il a aussi un côté très angoissé que je n’avais pas perçu précédemment. Ici, on se rend compte qu’il se pose beaucoup (trop?) de questions et qu’il n’est pas l’homme qu’il paraît être. Sensible aux charmes féminins, il ne va pas rester indifférent à Kate, la sœur de celle qu’il souhaite épouser. Depuis toujours, Kate vit dans l’ombre d’Edwina et n’a jamais voulu se faire remarquer. Discrète, soucieuse de ses proches, elle n’a pas la langue dans sa poche et ne manque pas de répartie. Elle a une opinion bien arrêtée sur Anthony, d’après ce qu’elle a lu dans les chroniques de Lady Whistledown, mais le côtoyer va l’amener à troubler toutes ses certitudes. Enfin, il y a un autre personnage très important, c’est le chien de Kate, Newton, qui est un corgi plein de ressources, lui aussi, et très gaffeur.

La deuxième partie de cette intégrale m’a totalement conquise ! J’ai adoré Anthony qui est bien plus complexe qu’on pourrait le croire. C’est un homme, qui a profité de sa liberté, mais qui a néanmoins des valeurs et un vrai sens des responsabilités. Par moment, il se torture un peu trop l’esprit mais j’ai adoré voir l’évolution de sa relation avec Kate. Les autres membres de la famille sont peu présents mais quand ils sont là, on les remarque. La plume de l’autrice est toujours aussi piégeuse car quand on ouvre son livre, impossible de le poser. Le cadre historique est toujours agréable à redécouvrir, entre les bals et les parties de « pall-mall » en famille. On est tenu en haleine jusqu’au bout et j’ai refermé cette première intégrale avec une pointe de tristesse mais aussi avec un trop plein d’amour dans mon petit cœur !

Pour conclure, ce tome 2 est une excellente lecture qui met en avant un personnage qui n’est absolument pas celui qu’il semble être. Totalement conquise, je vais donc très rapidement poursuivre ma découverte des autres membres de la famille Bridgerton, Benedict et Colin patientant déjà dans ma bibliothèque….

Retrouvez l’univers de l’autrice ici
Retrouvez l’intrégale des tomes 1 et 2 sur le site des éditions J’ai lu
<– Retrouvez ici mon avis sur le tome 1, « Daphné et le Duc »

Les demoiselles du Cap Frehel, tome 3 : Audacieuse Urielle de Léna Forestier

Romance historique – Sortie le 1er mars 2021
Editions Harlequin – Collection Aliénor

Ma note : 4/5 mention « jolie conclusion »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour l’envoi de ce service presse papier et pour m’avoir permis de découvrir le dernier tome des aventures des Demoiselles du Cap Frehel.

Résumé : Manoir de Keroual, Bretagne, 1795
Gouvernante  ? Yaël lui offre de devenir gouvernante au manoir de Keroual  ! Pour qui la prend-il  ? Une simple domestique, apparemment. Urielle aura donc quitté les Antilles après la missive où il lui annonçait son veuvage et sa solitude pour jouer les simples spectatrices de sa descente aux enfers. Hors de question d’assister impuissante à la perte de cet ange blond qu’elle a toujours aimé et auprès duquel Charlotte Sénéchal gravite dangereusement. Même si cela implique d’accepter une si basse fonction, alors qu’une mission autrement plus importante pour la jeune République attend tout son talent…


L’avis de #Lilie : Quelle ambivalence avant de débuter la lecture de ce tome 3!! J’ai ressenti beaucoup de joie à l’idée de retrouver ces demoiselles qui m’ont, je le rappelle, fait succomber à la romance historique, genre que je n’avais, jusqu’alors, jamais lu ni découvert. Mais j’ai aussi éprouvé un petit pincement au cœur à l’idée de les laisser partir et de me dire que je ne les reverrai plus…. Néanmoins, l’autrice m’a, encore une fois, embarquée dans cette jolie romance remplie d’amour et d’émotions en tout genre.

Nous retrouvons ici Urielle, qui repart à Keroual. En effet, Yaël, le frère cadet d’Anne, leur a appris que son épouse venait de mourir et Urielle retourne en Bretagne pour retrouver celui qu’elle aime. Mais ces retrouvailles ne se dérouleront pas du tout comme elle l’espérait. Yaël est-il prêt à aimer de nouveau ou lui faudra-t-il du temps pour faire son deuil ? Pourra-t-il voir Urielle autrement que comme un membre de sa famille ? Pourquoi sa belle-mère et sa belle-sœur sont-elles encore chez lui ?

Nous avions découvert Urielle dans le tome 1. Amoureuse de Yaël, elle n’osait pas se dévoiler et la découverte qu’il avait mis une fille enceinte l’avait anéanti. Elle avait donc suivie sa sœur de lait, Anne, lors de sa fuite pour protéger son cœur et rester avec celle qui est sa meilleure amie. Néanmoins, elle n’hésite pas une seconde à revenir en France dès qu’elle apprend le décès de Liz. Pleine d’espoir, elle va vite être refroidie par la présence de Charlotte et Clarisse au manoir. De plus, Yaël ne semble pas être dans son assiette et sa proposition de la nommer gouvernante va quelque peu la déconcerter. Urielle est une jeune femme sérieuse, qui veut croire que la Révolution va permettre de changer les mentalités. Néanmoins, elle manque de confiance en elle et a parfois du mal à s’imposer. Yaël n’est plus le jeune homme fougueux et insouciant du tome 1. Père de famille, veuf, il a appris, en quelques mois, à devenir quelqu’un de responsable. Il est prêt à tout pour aider sa famille, en faisant tout ce qu’il peut pour obtenir l’amnistie pour sa sœur et son beau-frère, et en remettant le manoir sur de bons rails. Le retour d’Urielle va lui être bénéfique et il va, peu à peu, changer son regard sur celle qu’il a toujours considéré comme sa sœur. Enfin, Charlotte est une belle-mère très présente, tyrannique avec le personnel et qui semble décider à s’installer à Keroual. Mais pourquoi ? Est-ce seulement pour veiller sur son petit-fils ou a-t-elle des pensées un peu moins respectable ?

Ce tome 3 offre une jolie conclusion à cette trilogie. J’ai trouvé l’aspect historique un peu moins présent ici mais il est vrai que c’est une période un peu creuse, entre la fin de la Révolution et avant les remous qui amèneront le Premier Empire. Néanmoins, l’autrice met l’accent sur les changements qui s’opèrent au sein de la société française et la manière dont les citoyens les acceptent, ou non. On sent que les idées révolutionnaires ne sont pas unanimement acceptées et qu’une certaine nostalgie de l’ancien régime existe chez certains. J’ai beaucoup aimé Urielle, qui m’a touchée par sa sensibilité et son envie de bien faire. Yaël a bien évolué et même si parfois, il a des œillères, il a su me convaincre et se montrer à la hauteur de ses ainés. Ce tome est émotionnellement fort et l’intrigue connaît peu de temps morts. En bref, une jolie fin pour une jolie trilogie.

Pour conclure, c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai refermé ce tome 3 des Demoiselles du Cap Frehel. Cette trilogie historique est une réussite qui nous plonge au cœur des tourments de la société française en pleine Révolution et nous fait découvrir deux frères et une sœur aux tempéraments bien marqués et qui vont, tous les trois, nous offrir de belles histoires d’amour !


Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin
Retrouvez ici mon avis sur les 2 tomes précédents :

Les demoiselles du cap Frehel 2     les demoiselles du cap Fréhel

PÉCHÉS À LA CAPITALE, tome 1 : Des illusions parisiennes, une romance historique de Aurore Dumas.


Dans le Paris flamboyant du Premier Empire, saura-t-elle résister aux tentations pour ne pas perdre l’essentiel  ?
Paris, Normandie, XIXe siècle
Jérôme n’est plus l’homme qu’elle a connu et aimé… comme un frère. Élisabeth a le cœur au bord de l’abîme. Pourquoi a-t-elle quitté, à sa demande, sa paisible campagne normande pour devenir préceptrice à Paris, si c’est pour à peine le croiser au bras de la peu farouche Eva Dubreuil qui fait naître en elle un sentiment inédit  : la jalousie. Elle, qui rêvait de vivre une idylle avec Jérôme, se retrouve à assister à sa chute entre les griffes d’une prédatrice de la haute bourgeoisie. Une classe à laquelle appartient aussi le séduisant comte Hugues de Beaufort qui, lui, ne semble pas insensible à son charme…

Élisabeth a grandi à la campagne au milieu des champs et des animaux de la ferme. Le bonheur sans aucun doute, mais elle a toujours été terriblement attirée par les mondanités de la ville, de Paris. C’est au cours de son enfance qu’elle fait la connaissance de Jérôme, fils du meilleur ami de son père. Leurs pères respectifs meurent lors des guerres napoléoniennes. Les grades de ces derniers sont reconnus par l’Empire (le premier) et leurs héritiers en retirent un certain prestige.
Le petit peuple est fier de leurs hommes tombés aux combats. Estimes et honneurs sont le sujet de nombreuses discussions. Alors que les marchands les plus riches deviennent la bourgeoisie adoubée par l’Empereur, l’Aristocratie tente de sauver les apparences.

 

Élisabeth et Jérôme passent de longs mois ensembles. Ce dernier est mis au vert pour sa santé fragile et rejoint Élisabeth et sa mère. Tout au long de son séjour, il suit l’instruction dispensée par un précepteur. Ces moments d’études sont partagés avec Élisabeth qui est ravie. Puis Jérôme se doit de retourner auprès de son oncle à Paris où il doit rejoindre les bancs de l’école polytechnique. Après une première année en demi-teinte, il dévoile son goût pour l’art et le dessin. Son oncle ne s’opposant pas à son désir, Jérôme rentre afin à l’école des arts où il peut s’épanouir. C’est alors qu’il est rejoint par son amie, Élisabeth. Cette dernière est mise au service d’une famille bourgeoise et doit s’occuper des enfants quelque peu turbulents. Elle découvre ainsi le milieu qu’elle a toujours voulu connaître. Les bals, les jolies tenues de soirée, l’apparat, la richesse, elle s’émancipe au cœur de cet univers majestueux et merveilleux. Un véritable conte de fées. Elle fait la connaissance de la belle et intrigante Eva Dubreuil, fille unique adulée autant par sa beauté que pour son caractère de véritable peste et qui a jeté son dévolu sur le timide Jérôme. Le comte Hugues de Beaufort est hypnotisé par la belle Élisabeth. Sa fraîcheur, sa pudeur et sa manière de voir le monde l’ont séduit. C’est ainsi que Jérôme et Élisabeth s’éloignent l’un de l’autre. Ils n’apprécient plus leurs manières et leurs attirances pour ce vaste monde où les apparences ne sont que des illusions.

 

Aurore Dumas signe une très belle romance historique. J’ai beaucoup apprécié tout l’aspect historique qui m’a plongée au cœur du Premier Empire. Napoléon, les guerres, le petit peuple, la bourgeoisie, l’aristocratie, tous sont minutieusement décris. L’ambiance, les ambitions, les grands bals, les tenues, les aspirations, le mode de vie ont une place cruciale au cœur de cette romance. Le côté sentimental m’a paru brouillon. Il traîne en longueur et prend de nombreux chemins détournés. Même si cela est indispensable à l’histoire et à l’acceptation des sentiments, j’ai très vite été essoufflée. Cette lourdeur m’a empêché d’apprécier la lecture à sa juste valeur. L’évolution des personnages est timide du fait que très vite j’ai compris les aboutissants de cette idylle loin d’être assumée. Quelques rebondissements apparaissent tout au long des derniers chapitres remontant ainsi mon intérêt pour l’histoire.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture grâce à tout l’aspect historique du roman qui est détaillé. Vraiment bravo à l’auteure pour ces recherches. Mais le reste ne m’a pas séduite.

 

Une chronique de #Esméralda

THE CUPIDON BROTHERS, tome 3 : Elon, une romance fantastique de Estelle Every.


Il ne croit plus en rien, elle ne croit plus qu’en lui.
Il a renoncé à les défendre, elle ne vit que pour les aider.
Élon Cupidon, avocat chez Campbell & Partners, n’a plus d’illusions. Ses efforts pour les défendre sont du temps perdu, les humains ne veulent pas évoluer. Alors quand Sienna Fields s’introduit dans son bureau pour le supplier de prendre une nouvelle affaire, la première réaction de l’ange n’est pas celle que la jeune assistante sociale espérait…
Et si Sienna était la clé pour lui redonner la force de continuer ?

Elon est un homme de loi (son prénom lui va à merveille). La justice, la droiture font entièrement parti de lui. Aider les gens dans leurs difficultés, faire valoir leurs droits, c’est son dada. Mais très vite, il se rend compte que l’Homme adore se mettre dans les ennuis. Il aime se vautrer dedans et Il ne souhaite pas déroger à cette règle. Las de leurs attitudes autodestructrices, il baisse les bras. Les affaires se succèdent sans grand intérêt.
Puis un de ces matins discrets et longs, il découvre une jeune femme fouinant dans son bureau. Interdit par cette attitude, il n’hésite pas à la rabrouer. C’est alors qu’elle explique son geste désespéré. Il est le meilleur et elle compte sur lui pour défendre les intérêts de ce jeune homme incarcéré. Furieux par cette requête, il la rejette. Sienna est assistante sociale. Elle n’était pas prédestinée à cette vie, mais les aléas l’ont poussé à donner un sens à sa vie pour finalement venir en aide aux enfants les plus démunis, rejetés par la société, abandonnés. Son métier lui tient à cœur. Elle s’y épanouit et ne compte pas les heures qu’elle met en œuvre pour les aider au maximum. Entre la maison de retraite et l’orphelinat St-Mary, elle ne ménage pas sa monture. Du bénévolat essentiel. Sienna croit à la bonté, à cette seconde chance, à la vie. Son entrain et son enthousiasme sont entraînants et communicants.

 

Ils se revoient inopinément et Elon accepte ce dossier. De fil en aiguille, ils se rencontrent fréquemment. L’attirance, la manière d’aborder la vie, leurs discussions passionnantes les mettent en émoi. Mais la peur s’insinue entre eux. Celle de l’abandon, essentiellement. Ils représentent pour chacun l’espoir. Pour l’un panser ses blessures, pour l’autre s’ouvrir au monde et d’en accepter les défauts.

 

Estelle Every signe un tome 3 tonitruant. Rapidement j’ai été prise par les rebondissements de leur histoire commune. Le fil rouge commun aux tomes s’étoffe et offre d’agréables surprises. J’ai été heureuse de retrouver Eros et Caleb avec leurs moitiés. Les actions ne manquent pas. La romance s’installe progressivement laissant les sentiments s’épanouirent à leur rythme. La psychologie des personnages s’enrichissent tout au long des chapitres me laissant découvrir leurs blessures respectives. Elon, l’ange de la justice, apprend à se défaire de ses liens et à s’ouvrir au monde et à aimer même maladroitement. Estelle Every traite du sujet délicat de l’enfance. Les enfants abandonnés et délaissés donnent une touche terriblement dramatique à l’histoire mais sans tomber dans la gravité.

 

Une romance sous le signe de la passion, de la découverte et de la confiance. Une romance qui ne manque pas de piquant et de passion.

 

Une chronique de #Esméralda

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La chronique des Bridgerton, tome 1 : Daphné et le Duc de Julia Quinn

Romance historique – Réédition en janvier 2021
Editions J’ai Lu

Ma note : 4/5 mention « à savourer sans modération! »

Résumé : À la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l’enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l’a renié sans pitié. Le jeune Simon a donc grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu’à la mort de son père, et c’est désormais porteur d’un titre prestigieux qu’il revient en Angleterre où il est assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles. Mais Simon ne s’intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu’il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait qu’on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l’esprit du duc…


L’avis de #Lilie : Oyé, oyé, chers amis lecteurs, je suis sûre que vous n’avez pas pu passer à côté de l’évènement littéraire et télévisuel de ce début d’année 2021. Vous ne voyez pas ? Si je vous dis Angleterre, XIXème siècle, intrigues amoureuses….. Je parle bien sûr de « la chronique des Bridgerton » dont l’adaptation télévisuelle vient de redonner un coup de projecteur sur la romance historique. Pour ma part, je suis faible, je dois l’avouer, mais aussi très curieuse. En effet, je voulais savoir pourquoi cette série déchaînait tant les passions…. alors, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de l’oeuvre originelle, magnifiquement rééditée par les éditions J’ai lu, avant de passer au visionnage de la série. Concernant ma lecture, je n’ai pas été déçue, loin de là !

Nous faisons ici connaissance avec toute la tribu des Bridgerton. En effet, cette famille est composée de huit enfants, quatre filles et quatre garçons et chaque tome de la saga en mettra un en lumière. Ici, nous nous concentrons sur Daphné, quatrième enfant mais première fille. En âge d’être mariée, sa mère la présente à tous les bons partis encore célibataires afin qu’elle convole en juste noces. Néanmoins, la jeune femme ne veut pas se marier sous prétexte qu’il le faut mais bien parce qu’elle le veut. Sa rencontre avec le Duc de Hastings, Simon, va chambouler ses certitudes et son petit cœur… Ensemble, ils vont mettre au point un stratagème afin d’éloigner tous leurs prétendants et qu’on les laisse tranquilles. Mais ce stratagème va-t-il vraiment fonctionner? Leur piège ne risque-t-il pas de se refermer sur eux ? Peut-on berner son cœur ? Et les sentiments, se contrôlent-ils ?

Daphné est une jeune femme « moderne ». En effet, même si elle est pleinement consciente qu’elle va devoir se marier, elle n’entend pas prendre cette décision à la légère. En effet, elle souhaiterait se marier par amour, et trouver un partenaire de vie avec qui elle entretiendrait de la complicité et ainsi créer une famille à leur image. Ayant trois grands frères, elle a aussi appris à ne pas se laisser marcher sur les pieds. C’est une jeune femme déterminée, pleine de vie et qui va, par sa vivacité d’esprit, attirer l’attention de Simon. Lui, il est celui que tout le monde surnomme le Duc, grand séducteur dans l’âme, qui est parti jeune à la conquête du monde et qui n’entend pas se laisser mettre la corde au cou. Son passé le hante, malgré tout ce qu’il a pu accomplir, et il ne peut se résoudre à se conformer à ce qu’on attend de lui. Sa rencontre avec Daphné va tout bousculer car elle va lui faire envisager l’inenvisageable….. Ce tome est également l’occasion de découvrir les trois grands frères très protecteurs, Anthony, Benedict et Collin. J’ai hâte d’en savoir plus sur eux car ils ont tous un tempérament bien trempés et je sens qu’ils cachent des fêlures, ou bien des choses, derrières leurs larges carrures. Enfin, nous faisons vaguement connaissance avec Lady Whistledown, une chroniqueuse mondaine qui partage tous les derniers potins de l’aristocratie britannique à travers ses articles. Autant critiquée qu’adulée, on en sait pour le moment peu sur elle et je n’ai, pour ma part, aucune idée de son identité.

N’ayant pas vu la série, je n’avais que peu d’a priori sur l’histoire (oui, oui, j’ai réussi à fuir toutes les discussions autour des épisodes ou intrigues développées). Du coup, je suis plutôt très agréablement surprise par ce premier tome qui m’a totalement embarquée. En effet, la plume de l’autrice est vive, accrocheuse et elle capte très facilement son lecteur grâce à de nombreux rebondissements. Le narrateur externe alterne entre Daphné et Simon, ce qui permet de les suivre dans leurs prises de décisions. Je me suis beaucoup attachée aux différents personnages et à la tribu des Bridgerton. Le contexte historique semble assez fidèle à la réalité, avec les mœurs et les coutumes de l’époque. J’ai beaucoup aimé l’évolution de la relation entre les deux protagonistes principaux même si leur côté borné m’a aussi, par moment, fait lever les yeux aux ciels…. Néanmoins, j’ai trouvé ici tout ce que je recherche dans une romance historique : un cadre historique qui semble réaliste, des protagonistes avec du caractère, une intrigue qui tient en haleine et une romance qui ne va pas trop vite.

Pour conclure, je suis ravie d’avoir pu découvrir le tome 1 de « la chronique des Bridgerton » avant d’avoir vu la série car il semblerait que celle-ci ait pris des libertés par rapport à l’écrit. En tout cas, je pense poursuivre cette saga au rythme des rééditions prévues cette année et me lire un tome par mois. Adeptes des romances historiques, ne laissez pas passer ce « classique » du genre !



Retrouvez l’intégrale des tomes 1 et 2 sur le site des éditions J’ai lu
Retrouvez l’univers de l’autrice sur son site officiel

Les chevaliers des Highlands, tome 1 : le chef de Monica McCarty

Romance historique – Tome 1 sorti en mars 2013
Éditions France Loisirs
Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5

Résumé : Robert de Bruce, qui revendique le trône d’Écosse, doit rallier à sa cause les meilleurs guerriers : les Highlanders.
Découvrez les guerres de pouvoir et intrigues amoureuses liées à cette lutte. Le plus valeureux des Highlanders, c’est Tormod MacLeod, mais seul son clan lui importe. Lorsqu’une nuit, la sensuelle Christina Fraser se glisse dans son lit, il ne soupçonne pas qu’on le piège. Il est obligé d’épouser la belle et doit jurer fidélité à Robert.
Comment va-t-il vivre avec cette épouse qui s’est jouée de lui ?


L’avis de #Lilie : Je dois avouer que cette lecture est totalement influencée par les réseaux sociaux ! En effet, après avoir entendu nombres de louanges à son sujet sur Bookstagram, j’ai succombé à cette magnifique édition proposée par France Loisirs. Je me suis donc lancée dans le tome 1 pleine d’espoir……. et j’en ressors pleinement conquise !!

Nous faisons ici connaissance avec Tormod MacLeod, dit Tor, un chef de clan des highlands charismatique et respecté. Il a été choisi par Robert de Bruce afin de rallier les chevaliers des Highlands à sa cause et pour entraîner une armée capable de mettre en fuite le roi d’Angleterre. Une réunion au sommet a donc lieu avec les grands chevaliers écossais et notamment Andrew Fraser qui entend marier une de ses deux filles à Tor. Même si tout ne se passera pas comme prévu, Cristina Fraser devient l’épouse de Tor et va découvrir la dure vie de femme de chef de clan. Entre Tor et Cristina, est-ce seulement un mariage de raison ou des sentiments apparaîtront-ils, au fil du temps ? Pourquoi Tor se montre-t-il aussi fermé, aussi secret ? Est-il capable d’aimer ? Et Cristina, est-elle celle qu’il lui faut ?

De premier abord, Cristina peut passer pour une petite chose toute fragile. Éduquée par un père violent et peu attentionné, elle se réfugie dans les livres et rêve de trouver un chevalier qui saurait prendre soin d’elle. Ses premières rencontres avec Tor lui laissent penser qu’il est peut-être ce chevalier aimant et prêt à tout pour elle mais elle va rapidement se rendre compte que la vie de femme mariée n’est pas toujours un long chemin tranquille. Voulant plaire à son mari, elle va prendre très au sérieux son rôle de châtelaine, en essayant de se rendre utile. Malheureusement pour elle, son mari n’est pas affable et ne l’encourage pas beaucoup quand elle prend des initiatives. De même, il a beaucoup de mal à partager avec elle, que ce soit ses affaires privées ou publiques. Il est très secret, réservé, et ne sait pas faire confiance. Le seul endroit où ils s’accordent, c’est quant ils sont dans l’intimité de leur chambre à coucher, sous les draps. Là, une connexion incroyable apparaît tout de suite et va ébranler notre chevalier, qui n’en est pourtant pas à sa première partenaire. Cristina va se montrer patiente, à l’écoute et surtout, elle va tout faire pour l’aider à s’ouvrir et lui apprendre à ouvrir son cœur. Mais n’est-ce pas antinomique, avec son rôle de chefs des chevaliers Highlands, des chevaliers féroces dont le but est de mener le combat et mourir pour défendre leur clan ?

Ce roman est un excellent premier tome. Tout d’abord, il pose clairement les bases des tomes à venir en faisant une large présentation des différents protagonistes. Personnellement, j’ai eu un peu peur au début de tous ces noms et finalement, au fil de la lecture, les pièces ont fini par s’emboîter et je m’y suis retrouvée. J’ai beaucoup aimé le couple de Cristina et Tor même si ce dernier m’a aussi profondément agacé avec son comportement digne d’un ours des cavernes. Cristina, elle, va se montrer patiente, courageuse et c’est une protagoniste que j’ai adoré car malgré sa frêle allure, elle n’est pas une poupée de porcelaine qu’on laisse dans un coin. La plume de l’autrice est assez envoûtante et très visuelle. En effet, en quelques lignes, on est plongés dans l’ambiance, un peu rude, des highlands et j’ai été ravie de ce voyage dans cette région que je ne connais pas, mais aussi dans le temps. Enfin, il y a quelques scènes de sexe qui sont explicites et font clairement monter la température. Elles ne sont pas là pour faire jolies et sont utilisées pour faire évoluer la relation entre nos deux protagonistes. Il n’y en avait ni trop, ni pas assez, l’équilibre a bien été trouvé, pour moi.

Pour conclure, je termine le tome 1 du chevalier des Highlands avec en même temps la joie d’avoir découvert une autrice à la plume envoûtante, et la tristesse de laisser Cristina et Tor. Heureusement pour moi, j’ai encore deux tomes à découvrir avec cette édition et neuf autres tomes pour avoir la saga complète. Adeptes des romances historiques, laissez-vous tenter par cet univers riche, plein de passion, d’amour et de trahison !

Retrouvez cette édition sur le site de France Loisirs
Retrouvez le tome 1 sur le site des éditions « J’ai lu »

 

LE DIABLE DE FALAISE, une romance historique de Anna Lyra.


Falaise, Normandie, 1026
 
Par tous les feux de l’enfer  ! Ni nonne ni pucelle, Norine entend juste que son père, l’ancien maître tanneur Fulbert, cesse de la seriner au sujet d’épousailles. Elle a aimé un homme. Robin, l’écuyer du duc de Normandie. Ou devrait-elle plutôt le nommer Robert, le diable de Falaise, le cavalier de l’Apocalypse, le traître qui a ravi son innocence, son cœur et sa confiance… pillé son bonheur. Robert –  frère parjure de l’héritier légitime Richard III  –, félon dont la folie coûtera au castel et à ses villageois des jours bien obscurs.

Anna Lyra fait partie de ma liste d’auteurs dont je lis toutes leurs sorties sans préalablement regarder le résumé, car je suis certaine de passer un excellent moment de lecture.

J’ai connu Anna Lyra avec ses précédentes romances historiques sur les vikings. D’ailleurs j’en garde de très bons souvenirs. Aujourd’hui, la voici avec une nouvelle romance éditée dans la très jolie collection Aliénor des éditions Harlequin.
Changement de décor et direction le duché de Normandie début XIe siècle. Terres données à Rolon, yarl, par le roi de Francie en 911, dans le but de faire cesser les différentes intrusions vikings. Ses descendants se sont installés faisant prospérer les terres pendant de longues années, mêlant leurs traditions avec celles de l’Église.

Robert, frère cadet, de feu le duc, se voit confié par son père, les Terres de Falaise ainsi que la Bible ornée de gemmes. Alors que Richard III, frère ainé et héritier, devient le Duc de Normandie. Toutefois une discorde nait entre les deux frères. Robert ne compte pas léguer les terres de Falaise à son frère et encore moins la Bible. Désaccord qui les porte sur le terrain glissant de la guerre.

Alors que Falaise se réveille doucement, l’ost de Robert entoure le château. Accompagné par ses plus fidèles amis, Robert est en route pour prendre par surprise les occupants du château. Sur le chemin, il va maladroitement faire la connaissance d’une belle demoiselle. Si cette dernière est effrayée par la silhouette toute en armure, lui est subjugué.

Les jours passant, Robert n’a qu’une idée en tête revoir sa belle. Ne sachant qui elle est et où elle habite, son désir semble vain. Alors qu’il rentre dans la boutique du tanneur du bourg, il est fort surpris de la trouver derrière le comptoir. C’est ainsi qu’il devient, Robin, l’écuyer du Duc en mission. De rencontres en rencontres, l’attachement se profile. Mais lorsque la vérité éclate au sujet de Robin, le monde de Norine s’effondre.

Honorine, dite Norine, est une jeune femme libre. Un exploit pour l’époque. Non soumise à un mari, elle dirige depuis la cécité soudaine de son papa, la tannerie. Elle a sous ses ordres des hommes qui acceptent quelque peu de travailler pour elle. Tout en s’occupant de son père, elle fait tourner la boutique, marchande les peaux, les vends … Malgré le fait que son père la pousse à se marier, cette dernière s’y oppose fermement. Elle veut à tout prix garder cette liberté même choquante aux yeux de tous. Elle ne veut rendre de compte à personne. Elle veut jouir de sa vie comme elle l’entend. La rencontre avec Robin va quelque peu changer la donne. Ses sentiments bien enfouis vont clore au contact du mystérieux homme. Serait-elle prête à revoir sa conception de sa vie ? Serait-elle prête à s’abandonner à l’amour ? Robin, alias Robert, lui sera prêt à tout pour l’avoir auprès d’elle !

Anna Lyra signe une sublime romance historique. Des personnages totalement ordinaires au cœur d’un décor strict où les mœurs prévalaient sur toutes les raisons du cœur. Un contexte historique époustouflant. Une multitude de détails, que ce soit sur les us et coutumes, l’habillement, le langage, les décors, je me suis régalée. Un véritable contexte historique où j’ai pu énormément apprendre. Et cela n’est pas négligeable. Bien évidemment on y retrouve de l’action, des rebondissements, de la passion et de l’amour. Tirée d’une histoire réelle, Anna Lyra explore cette époque avec une incroyable facilité. Elle maîtrise à la perfection son histoire et son scénario nous offrant une romance addictive et magnifique. Je ne peux que vous suggérez de lire LE DIABLE DE FALAISE, ville d’ailleurs qui existe toujours avec les ruines du château. Vous passerez un agréable moment de lecture, j’en suis convaincue.

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site des éditions Harlequin

… le site d’Anna Lyra.

… mes avis sur d’autres romances d’Anna Lyra, clique sur les photos pour les lire.

LE SEIGNEUR DES COLLINES, une romance historique de Geovane Vaudrey.


Malgré la teneur de ses sentiments, elle se refuse à lui révéler qui elle est vraiment…
Héritière de la septième colline, et promise à un heureux mariage princier, Léandra se pensait à l’abri du danger. Du moins, jusqu’à ce que son futur époux la trahisse et l’abandonne au profit d’une alliance plus avantageuse. Rejetée par les siens, elle est alors contrainte de fuir son propre royaume pour protéger l’enfant qu’elle porte secrètement en elle.

Et, lorsque le séduisant Gabriel de Caritas Sparo, seigneur de la cinquième colline, lui porte secours et la recueille chez lui, elle n’hésite pas à se faire passer pour la fille d’un marchand. Cet homme aux yeux clairs, qui la trouble plus que de raison, multiplie bien vite les petites attentions à son égard. Et, bien que Léandra sente son cœur battre de concert avec le sien, elle ne peut se résoudre à lui révéler son identité, au risque de perdre sa liberté…

 
Léandra est l’héritière de la septième colline, dernière colline de ce royaume improbable. Fille aînée de la sororité, c’est elle qui diligentera la colline avec son futur époux. Une alliance solide avec les autres collines qui renforcera la position de cette dernière au sein du royaume. Un mariage arrangé mais c’est ainsi que se déroule les futures épousailles. Bien évidemment c’est son père qui lui choisira son futur époux et elle n’a pas mot à dire à cette décision.
Elle rêve secrètement au jeune prince qu’elle croise souvent aux bals et souhaite avec avidité que ce son père le nommera. Elle idolâtre depuis des années. Alors quand son père déclare son choix, elle n’en croit pas ses yeux. D’ici quelques mois elle sera la femme de l’homme auquel elle a toujours pensé. Les fiançailles célébrées, elle profite de ces quelques jours pour apprendre à le connaître. Et l’alchimie est rapidement au rendez-vous au point de déraper. Mais un événement tragique va tout remettre en cause. Le mariage est annulé. Son promis devra se marier à son ennemie. Peinée et abasourdie par ce revirement de situation, le chagrin la submerge. Et lorsqu’elle comprend qu’elle porte l’enfant de son ex-fiancé, sa vie de princesse s’écroule. Bannie de la septième colline, son père l’envoie dans un couvent à la frontière française où une fois qu’elle aura accouché, elle devra y abandonner son enfant. Les semaines défilent, et l’amour pour ce petit être s’amplifie. Elle répugne ce lieux et les femmes qui le dirige. Prenant son courage à deux mains, elle s’enfuit. Son but : trouver un toit, mettre au monde son enfant et travailler. C’est au cours de sa fuite qu’elle rentre sur les terres du seigneur de la cinquième colline, Gabriel de Caritas Sparo. Par un grand hasard, ce dernier l’aide à mettre au monde son fils. Cachant son identité, elle s’installe à la cours de ce dernier et devient servante tout en s’occupant de son fils. Ce mensonge voulu lui confère une certaine liberté qu’elle chérit. Et si les sentiments s’en mêlaient ?

Voici une lecture que j’ai pris plaisir à découvrir. L’auteur rentre rapidement dans le sujet au point où je me suis posée la question sur l’avenir de cette histoire. Elle ne manque pas de surprises. Le personnage de Léandra est totalement attachant. D’une jeune fille soumise à son père, les différents événements qui vont jalonner cette période de sa vie font lui permettre de se révéler femme. S’épanouissant, elle prend ainsi ses propres décisions quitte à déshonorer son éducation. Une princesse n’est pas une servante, elle ne parle pas au petit peuple et ne le côtoie pas, elle n’allaite pas son enfant et encore moins s’en occupe. Léandra passe outre tout cela et s’accomplit en tant que femme. Par ailleurs elle se méfie des hommes suite à sa mésaventure et Gabriel ne fait pas exception. Pourtant entre eux, il se passe se quelque chose, cette petite étincelle, précurseur d’une belle histoire. Gabriel est également un homme à part et un seigneur mal aimé par ceux des collines voisines. De nombreuses rumeurs circulent à son sujet. Son temps, il le passe à trouver des solutions pour que ses sujets ne manquent de rien. Un homme fiable, courageux et vaillant.

Geovane Vaudrey signe une belle romance tout aussi inattendue. L’éditeur l’a classé comme étant une romance historique, malheureusement, cet aspect n’est pas très présent. Peu importe, après tout j’ai passé un agréablement moment en compagnie de Léandra et de Gabriel.

Une chronique de #Esméralda

L’insoumise d’Aquitaine, noces occitanes d’Eléonore Fernaye

Romance historique – Livre sorti le 1er janvier 2021
Editions Harlequin – Collection Aliénor
Service presse

Ma note : 4.5/5 mention « envoûtant »

Avant de commencer je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Aquitaine, 1160
Pour conserver son domaine, Adelaïde, dame de Sanxay, est prête à tout. Tout, y compris désobéir à la duchesse Aliénor d’Aquitaine et au roi Henri, bien qu’elle soit leur vassale. Son veuvage lui sied, et elle refuse de se conformer à l’union qu’on veut lui voir prendre avec Bouchard de Missé, le dernier fils d’un seigneur désargenté de Mayenne. Une seule solution lui est alors possible : feindre une union avec un homme de confiance, Messire Arnault, frère de son défunt époux, qui a toujours été très bon pour elle. Même si ce dernier, en retraite monastique, risque fort de la congédier avec rudesse…


L’avis de #Lilie :
Vous devez le savoir maintenant, j’adore les parutions de la collection Aliénor. Jusqu’à présent, toutes mes lectures se déroulaient au moment de la révolution française. J’étais donc contente de changer d’époque avec celle-ci et je n’ai pas été déçue !

Nous faisons ici connaissance avec Adelaïde, une dame qui a la charge de son domaine après la mort de son père et de son fiancé. Célibataire, le roi décide de la marier avec un seigneur sans domaine. Ne voulant pas se laisser dicter sa conduite, elle tente de contourner la demande royale en faisant appel au frère de son défunt fiancé prénommé Arnault. Néanmoins, rien ne se passera comme elle l’attendait…. Arnault va-t-il accepter la proposition d’Adelaïde ? Que va-t-il se passer quand le prétendant officiel va arriver ? Arnault et Adelaïde sont-ils capables de jouer la comédie et de duper leurs cœurs ?

Adelaïde est une jeune femme forte, fière, indépendante, qui n’a pas l’habitude de se laisser dicter sa conduite. La demande royale va la mortifier tant elle était loin de s’imaginer qu’on la forcerait à se marier. En se tournant vers Arnault, elle choisit de renouer avec son passé mais elle va aussi s’aventurer dans un jeu dangereux à plus d’un titre. Tout d’abord, elle doit le convaincre de l’épouser, mais juste pour un temps. Ensuite, elle va devoir accepter de partager la gestion de son domaine, elle qui a pris l’habitude de tout gérer seule. Enfin, elle va se rendre compte que le cœur a des raisons que la raison ignore. En effet, même si sur le papier, son idée paraissait séduisante, il y a des choses que l’on ne contrôle pas…. Arnault, quand à lui, s’est retiré dans un monastère après la mort de son frère. On comprend rapidement qu’il est rongé par un évènement de son passé et la venue d’Adelaïde va le chambouler et remettre en question toutes ses certitudes. Prévenant, galant, il est un mari parfait même s’il doit se contenir pour ne pas effrayer sa dulcinée. La relation entre les deux protagonistes évolue sur courant alternatif et j’ai trouvé ça bien car ils avancent pas à pas, en apprenant à se connaître, à s’apprivoiser et à se découvrir.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman. Tout d’abord, le cadre historique est très bien posé et j’ai littéralement été transportée au Moyen-Age. J’ai vu le château, les chevaliers, les dames avec leurs grandes coiffes, bref, l’autrice a réussi à m’entraîner dans cette époque que l’on imagine sombre. Sa plume est donc très visuelle et elle joue avec le lecteur en nous faisant passer de l’espoir au désespoir en l’espace de quelques paragraphes. Les points de vue des protagonistes sont alternés, ce que j’adore car cela permet de suivre leurs réflexions et l’évolution de leurs sentiments. J’ai lu qu’une suite était prévue. Si c’est bien le cas, j’en suis ravie car je me suis beaucoup attachée aux personnages et j’ai bien envie de savoir ce qui peut encore leur arriver.

Pour conclure, « l’insoumise d’Aquitaine » est une jolie romance historique qui tient toutes ses promesses grâce à des protagonistes qui ont du caractère, une intrigue qui tient le lecteur en haleine et un cadre historique parfaitement décrit. Vivement la suite !

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

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