LE PENSIONNAT DES INNOCENTES, un polar de Angela Marsons.

POLAR

Éditions POCKET

Prix Nouvelle Voix du Polar 2021

Traduit de l’anglais par Valérie Bourgeois


Avant de mourir, Teresa Wyatt a juste eu le temps de croiser le regard de son agresseur et de le reconnaître. Mais aussi de comprendre qu’il était trop tard… Pour elle, mais aussi pour ses amis, les cinq du pacte de Crestwood, liés par un secret. Un sombre secret que l’inspectrice Kim Stone va devoir déterrer pour rendre justice aux innocentes oubliées.
Bienvenue au Pays noir, dans une région engloutie par la désindustrialisation, le chômage et le charbon, là où tout n’est que poussière…
 
Ma note : 5/5 mention « surprenant »
464 pages
Disponible en numérique, broché et poche


MON AVIS

Voici mon coup de cœur de cette sélection du prix nouvelle voix du polar 2021. Angela Marsons signe un premier polar tonitruant.

 

Son héroïne, Kim Stone est un sacré bout de femme. Caractérielle, fonceuse, tête brûlée, casse-cou, insupportable, sa personnalité détonne dans le commissariat. Stone a de nombreuses blessures liées à son enfance qu’elle tente à tout prix à ne pas rouvrir car l’enfer s’abattrait sur sa vie. Névrosée par le travail, obsessionnelle dans la perfection, Stone paraît bancal sous cette carapace renforcée. Sa vie se résume à son boulot. Pas de famille qui mériterait son attention, seul ses coéquipiers font figure d’amis. Alors quand le meurtre de Teresa Wyatt l’entraîne dans les couloirs sombres et secrets du foyer pour jeunes filles de Crestwood, c’est un peu de sa vie qu’elle entrevoit. Une nouvelle enquête qui la pousse dans le ténébreux passé de Crestwood où les morts, ces filles ensevelies, ont de nombreuses choses à raconter. La vérité a un prix et elle est prête à tout pour la faire éclatée, tant pis pour les fâcheuses conséquences, elle devra composer avec.

 

Ce premier polar (et tome) est une véritable réussite à mes yeux. Je retrouve l’atmosphère que j’aime tant dans les polars. Une intrigue bien ficelée qui m’a mené par le bout du nez jusqu’à la dernière page. De nombreux personnages qui ont tous une place cruciale dans le scénario et pour une fois je ne me suis pas sentie perdu. Une héroïne qui en jette et malgré son sale caractère je me suis attachée. Un polar qui contre toute attente déborde de bons sentiments au milieu des cadavres qui s’agglutinent. Et c’est en cela qu’il est déroutant. Je ne me suis ennuyée à aucun moment. J’ai vite été prise au cœur de cette enquête où le passé est la clef de tout. Sous le ciel gris et charbonneux du Pays Noir où seule la désolation, la dépravation et la pauvreté règnent, Stone se démènera corps et âme pour rétablir la vérité.

 

Un polar qui m’a tout simplement captivé dès le départ et qui finit sur un final tonitruant et inattendu. LE PENSIONNAT DES INNOCENTES est sans aucun doute ma plus belle découverte de cette sélection 2021 et mon coup de cœur !

 

Une chronique de #Esméralda

POUR SEUL REFUGE, un polar de Vincent Ortis.

POLAR

Éditions Pocket

Prix Nouvelle voix du polar


De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde. Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien, accusé de viol avec tortures, et le juge qui l’a condamné. Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver. Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront
 
Ma note : 4,5/5 mention « frisson garanti »
368 pages
Disponible en numérique, poche et broché
1ere édition : septembre 2019

 


MON AVIS

Nichée au cœur du Montana, territoire hostile, cette cabane n’a rien d’accueillante surtout lorsqu’on est victime d’un enlèvement. La neige recouvre cette terre inhospitalière, dehors c’est la mort assurée. Pourtant il va tout tenter pour faire faux bond à son ravisseur, un homme aux allures de bûcheron. L’enferment n’aura duré que quelques jours au cours desquels il va en apprendre suffisamment pour comprendre de quoi il en retourne. Une histoire de vengeance personnelle ? La folie ? Le désespoir ? Tout autant de raisons pour le juge qui justifie en partie sa présence en ces lieux. Alors quand son ravisseur lui propose une drôle de porte de sortie, il saisit sa chance quitte à trouver la mort à l’extérieur.

 

Il a du apprendre par cœur des plans. Ce n’est pas un trésor qu’il trouvera au bout, mais la liberté. Contrairement à ce qu’il aurait pu penser, il ne sera pas seul. Un jeune homme enfermé depuis des semaines dans une grotte insalubre. Sale, répugnant, repoussant, nauséabond,il a vécu l’enfer. Est ce un juste retour de la vie ? Lui qui a fait tant de mal et à qui on en a fait autant. Victime du même ravisseur, il a du apprendre à son tour, les lieux exacts où sont enfouis du matériel de survie.

 

Ce duo improbable va se devoir de trouver une certaine entente pour atteindre leur but, la liberté. Un chemin chaotique où la vie sauvage a tout ses droits.

 

Vincent Ortis signe un premier polar totalement époustouflant. Un roman où les différents points de vue trouvent leur place à tour de rôle et avec lequel le scénario trépidant s’imbrique avec une belle efficacité. Une atmosphère glaçante et anxiogène s’installe au fil des chapitres. Les personnages dégagent une aura malfaisante. Il est vraiment très difficile de s’attacher à eux. J’omettrai un bémol pour le personnage de Carter, lieutenant de police. Pugnace et tenace, Carter va démêler tout cet imbroglio invraisemblable. Ce polar me donne l’image d’un purgatoire. Cette sorte de quête atypique a tout du chemin de croix où soit la vie soit la mort les attendent au bout.

 

Un polar efficace à 200% et un auteur à découvrir sans faute !

 

Une chronique de #Esméralda

UNE FAMILLE PRESQUE NORMALE, un polar de M.T. Edvardsson.

POLAR

Éditions POCKET

Prix Nouvelle Voix du Polar

Traduit du Suédois par Rémi Cassaigne


Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.

Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…
 
Ma note : 3/5
624 pages
Disponible en numérique, broché et poche

MON AVIS (du 14 février 2020)

Thriller aussi énigmatique qu’accaparant, UNE FAMILLE PRESQUE NORMALE est au cœur d’une intrigue loin d’être évidente et qui délivre tour à tour une parcelle de vérité. Et encore, nous sommes loin des surprises. Seul le pont final délivrera le lecteur.
Effectivement il faut faudra attendra le point final pour que la lumière se fasse sur cet imbroglio d’énigmes. M.T. Edvarsson sait tenir en haleine son lectorat. Quelle idée magnifique de nous faire découvrir l’envers du décor en donnant la voix à ses personnages principaux. Trois parties de l’intrigue, trois points de vue et trois meilleures manières de titiller ma curiosité.

Adam Sandell, le papa et pasteur, se transforme en enquêteur de terrain afin de disculper sa fille Stella. Porte-parole de sa famille, il tente le tout pour le tout. Adam a toujours été un papa attentionné et un mari aux petits oignons. Tout au long de sa pseudo enquête, il se remémore son passé. Son adolescence, sa révélation pour Dieu, sa rencontre avec sa future femme Ulrika, ses doutes, ses craintes, son optimiste, sa paternité, son rôle de papa. Cette rétrospective a pour but d’établir le profil de ce papa qui peu à peu devient intransigeant, surtout envers sa fille. Un homme maladroit qui ne la comprend plus et qui malgré ses efforts se trouve face un mur. Souvent abattu face à la perte de contrôle sur l’avenir de sa fille à la forte personnalité, Adam se voit attribuer le rôle du méchant parent. Il ne trouve plus ce lien qui autrefois rendait leur relation magnifique.
Au fil de ses pérégrinations, Adam doute de plus en plus. Ses questions n’ont pas de réponses. Un flou artistique qui ne prend sens qu’à la fin.

Stella fille unique a toujours était la petite princesse à son papa. Elle l’admirait avec force. Elle a eu une enfance dorée et douce. Pourtant en grandissant, Stella ne se sent pas à sa place. Elle s’interroge sur son identité au sein de la société et elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne rentre dans aucun modèle. La perception de la vie en générale et de sa vie en particulier ne tournent pas selon un axe préétabli. Stella est un électron libre. Émotive, elle gère très mal son impulsivité. Elle aime contrôler sa vie au risque de se mettre dans des situations compliquées. Stella n’a pas de limite et assume complétement.

Ulrika la maman est une femme prise par ses remords. Très peu présente dans la vie de sa fille depuis toute petite à cause de son travail d’avocate, Ulrika s’interroge beaucoup sur l’évolution de sa fille et son rôle dans celui-ci. Pourtant dans les dernières péripéties, elle fait preuve de repenti.

UN FAMILLE PRESQUE NORMALE est un thriller assez surprenant notamment sur la construction du récit. Les trois voix apportent chacune leurs pierres à l’édifice pour un résultat sensationnel. D’un côté l’intrigue principale qui est à savoir « est ce que Stella est coupable » et de l’autre l’auteur qui dissèque la famille et ses secrets. Ces deux parties sont complémentaires car elles permettent d’établir la personnalité de chacun des protagonistes. Il est bon de savoir que l’auteur n’use pas de redondance. Sans l’une et l’autre partie, ce thriller n’aurait aucun intérêt et serait grandement ennuyeux. Là aussi, l’alternance entre le passé et le présent qui est parfaitement maîtrisé, met à jour leurs secrets.

UNE FAMILLE PRESQUE NORMALE est un excellent thriller. J’ai pris du plaisir à le lire mais il m’a manqué indéniablement de l’originalité et cette petite chose qui me scotche et qui me laisse sans voix. Ce thriller est le premier traduit en France de cet auteur et je me laisserai volontiers séduire par son prochain roman.

Une chronique de #Esméralda

Celle qui ne pardonnait pas de Christophe Vasse

Roman policier – Sortie en juin 2021
Éditions les Nouveaux Auteurs

Ma note : 4/5 mention « roman à rebondissements »


Avant de commencer, je tiens à remercier GH David pour l’organisation du blogtour et la maison d’édition « les nouveaux auteurs » pour m’avoir envoyé ce roman en service presse.

Résumé : Toulouse. Une étudiante est retrouvée morte dans son lit, enveloppée dans un drap blanc immaculé, soigneusement coiffée, une fleur blanche glissée entre les mains. Peu de temps après, la capitaine Gabrielle Berthelot reçoit une carte énigmatique au dos de laquelle sont inscrits les mots : « PRENEZ SOIN D’ELLE ». Aux côtés de son nouveau binôme, Marc Darbanville, elle se lance à la poursuite du tueur. Mais le prédateur n’est peut-être pas celui qu’elle croit, et les démons du passé se liguent aux monstres du présent. Gabrielle est une battante, une guerrière. Mais aujourd’hui, c’est toute une légion qui se dresse devant elle.


L’avis de #Lilie : Christophe Vasse fait parti des auteurs qui montent dans l’univers des romans policiers. J’ai son premier roman dans ma PAL mais comme souvent, je repousse le moment de le découvrir. Lorsqu’on m’a proposé de participer à un blogtour afin d’aider au lancement de son nouveau « bébé », je n’ai pas hésité longtemps et je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans l’aventure.

Nous faisons ici connaissance avec Gabrielle, capitaine de gendarmerie qui vient de perdre son binôme, celui avec qui elle faisait équipe depuis longtemps et qui était comme un membre de sa famille. A l’arrivée de Marc, elle va se montrer hostile mais une affaire de tueur en série va leur tomber dessus et les obliger à travailler ensemble. Comment vont-ils s’en sortir ? Vont-ils arriver à travailler ensemble ? Pourquoi Gabrielle semble-t-elle toujours si froide ?

Gabrielle est une femme qui n’a pas l’habitude de se laisser marcher sur les pieds. On la sent en même temps forte et fragile, tentant de cacher ses faiblesses derrière un fort caractère et une capacité de travail assez incroyable. On la découvre au fil des pages et c’est un personnage qui vaut le détour, tant sa volonté de réussir est impressionnante. Concernant Marc, c’est un père de famille qui semble entretenir une relation compliquée avec son épouse. Il a, au début, un peu de mal à cerner sa supérieure mais il va, grâce à sa capacité d’écoute et son empathie, arriver à percer ses défenses et l’inciter à lui faire confiance. Tous les deux, ils forment une équipe de flics complices, complémentaires et prêts à tout pour résoudre leur enquête.

Pour une découverte, je n’ai pas été déçue. L’auteur arrive à nous immerger totalement dans son histoire et à créer une ambiance intrigante sans qu’elle ne devienne jamais angoissante. Le narrateur externe suit tantôt les enquêteurs, tantôt le tueur, tantôt les victimes et tantôt des personnages mystérieux dont nous comprenons l’identité qu’à la toute fin. Ce procédé nous permet de suivre un grand nombre de protagonistes et d’aiguiser la curiosité du lecteur. Telle une toile d’araignée, cette intrigue complexe mêle enquête de police et drames personnels pour nos deux enquêteurs. L’univers crée est donc riche et permet à l’auteur de s’amuser en tentant de nous perdre à travers de nombreux détails. Pourtant, tel un puzzle, tout s’emboîte quasi-parfaitement à la fin et on referme le livre en se demandant quand on aura la chance de retrouver Gabrielle et Marc ?

Pour conclure, « Celle qui ne pardonnait pas » est un très bon roman policier ayant pour cadre la ville rose. Venez, vous aussi, vous lancer à la poursuite de ce tueur en série et découvrir un duo de flics détonnant et étonnant.

Retrouvez ce roman sur le site des Nouveaux Auteurs

 

 


… ET AVEC VOTRE ESPRIT, un polar de Alexis Laipsker.

POLAR

Éditions Pocket

Prix nouvelle voix du polar 2021


Les esprits les plus brillants de la planète sont kidnappés. Machination, complot ou expérience scientifique ?
 » Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène ! « 
C’est sur ces mots de son assassin que, en pleine fac de Strasbourg, un Prix Nobel de chimie se voit férocement massacré et dépouillé – littéralement – de son cerveau.

Quatre jours plus tard, dans la région lyonnaise, un célèbre physicien disparaît des radars. Pour le lieutenant Vairne, pro du poker et obsédé de mathématiques, la probabilité qu’il s’agisse d’une coïncidence n’excède pas 15 %.
Probabilité que le carnage continue ? Sang pour sang…

 

 

Ma note : 4,5/5 mention « bluffant »
464 pages
Disponible en poche, numérique et broché
1ere édition : février 2020

 


MON AVIS

Le lieutenant Vairne est un électron libre. Respecter la hiérarchie ce n’est pas son fort. Il en fait souvent à sa tête. Alors quand à la DGSI, on lui demande d’enquêter sur la disparation d’un physicien renommé travaillant sur un dossier classé secret défense, Vairne n’hésite pas à la vue des éléments à se rendre sur place. Et sur place c’est nada, pas d’indice, aucun préambule à cette enquête où seul le flair et les pressentiments prévalent. Et la décapitation à Strasbourg en fait parti.

 

Et lorsqu’un jour il reçoit l’appel d’une gendarme de la région de Aix il y a comme un petit et mince espoir que beaucoup de choses vont changer !

 

Vairne est un type carrément obsessionnel. Dans le genre qu’il mange des probabilités à toutes les sauces. Enfant abandonné il a grandi dans les foyers. Un jour il s’est pris de passion pour le poker où il atteint les hautes sphères pour ensuite se décider à entrer dans la police. C’est un mec caractériel, un brin dragueur, à l’humour ravageur. Il n’a pas peur se s’attirer les foudres de quiconque qui jugerait son comportement inapproprié. Bref c’est un mec qui a de la trempe et dont son jugement est sans faille.

 

Cette enquête va le pousser dans ses retranchements notamment concernant la confiance qu’il va accorder à cette acolyte surprise.

 

Alexis Laipsker signe un premier polar que je définirai comme étant classique. Trois enquêtes distinctes qui peu à peu vont fusionner pour n’en donner qu’une. On retrouve tout l’univers correspondant au déroulement d’une enquête policière : l’aspect scientifique, le terrain, la mise en danger, la résolution, etc … Un polar qui lit se aisément. J’ai très vite été happée par l’intrigue palpitante qui grâce à de cours chapitres et à des points de vue différents ne laissent place à aucun moment calme. La personnalité des personnages porte cette enquête sur un autre chemin plus personnel. J’aime bien ces passages où finalement on va comprendre les réactions de chacun face à des situations rocambolesques. Vairne est un sacré oiseau mais je l’ai tout de même apprécié. C’est un polar assez bluffant notamment à la fin, même si j’avais pressenti quelques éléments de la résolution, il s’avère toutefois que les motifs aussi simples soient-ils m’ont interloqué. Il m’a manqué tout de même un brin de surprise dans cette enquête de haut niveau.

 

Un premier polar intéressant pour un auteur à suivre sans aucun doute.

 

Une chronique de #Esméralda

LA MÉMOIRE DE L’ART, un polar de Cyrille Thiers.


Le spécialiste de la nouvelle se lance enfin dans le roman ! Finaliste inattendu du Prix Littér’Halles en 2020 pour son recueil de nouvelles noires et policières, « On a toute la vie pour mourir », Cyrille Thiers vous propose aujourd’hui une première enquête palpitante dans le monde des grands maîtres de la peinture ! 1870, 1914, 1939. Ces trois conflits franco-allemands ont détruit des millions de vies, mais ils ont également affecté de façon dramatique le patrimoine artistique de nombreux pays.
Bombardements aveugles, pillages, destructions organisées, spoliations… Grâce au dévouement d’hommes et femmes hors du commun, nombre d’œuvres inestimables ont miraculeusement traversé ces périodes, tandis que d’autres étaient perdues à jamais.Pourtant, certains tableaux que l’on croyait disparus resurgissent de temps à autre…Max, un galeriste parisien, torturé par la terrible histoire de sa famille, va se retrouver embarqué malgré lui dans une quête dont les révélations risquent fort d’ébranler le milieu si conservateur de l’art et des grands musées. Entraîné par la pétillante Louise, il va devoir partir à la poursuite de sa propre mémoire, avant d’espérer localiser ces si mystérieuses toiles qui feront jaillir bien plus de questions que de réponses.
[Illustration de couverture : Brian Merrant, d’après « L’homme de Vitruve » par Léonard de Vinci (vers 1490)]

 
Voici deux thèmes que j’aime trouver dans mes lectures, mis en avant ici : l’art et les deux guerres mondiales (en autre). Tout un pan de cet aspect historique mis souvent au banc de la culture. Cyrille Thiers s’empare de ce sujet avec un incroyable culot et c’est cela qui m’a séduite. Pas tout à fait un Dan Brown, pas tout à fait un James Bond, L’ART DE LA MÉMOIRE est un excellent polar qui vous plongera dans les abysses méconnus de l’art.
Max est un galeriste parisien qui va voir sa renommée s’envoler grâce à sa dernière exposition, celle d’un jeune artiste prometteur. Max est tomber dans le monde de l’art, non pas par hasard, mais avec l’ultime conviction qu’ainsi il pourrait réparer les actes des ses aïeuls dont il n’est pas fier. Et c’est un joli pied de nez à toute la médisance dont il est l’objet de la part de sa mère. Max s’épanouit dans son métier. Dans l’immeuble qui appartient à la famille, il a ouvert une maison d’artiste où il accueille des peintres de tout horizon. Max et l’art, c’est toute une passion.

 

Après une soirée largement fêtée, il est accosté par une jolie femme. Une rencontre foireuse mais qui va s’ouvrir sur une aventure pittoresque. La jeune femme n’est autre que Louise évoluant dans le monde de l’art et ses limbes. Embarqué dans cet incroyable aventure, Max va découvrir un monde alambiqué où les apparences sont trompeuses. Courir après des faussaires d’une congrégation secrété, crée à la fin du 19e siècle est très cocasse.

 

Louise est une jeune femme passionnée par son métier. Son instinct est primordial et ses connaissances sans limite. Cette enquête va toutefois remettre ses principes en considération. De Paris aux Jacobins de Toulouse, dans les anciens conduits des passe-plats à des souterrains dignes d’un bunker ultra sécurisé, Louise et Max seront sur le pied de guerre.

 

Cyrille Thiers signe un premier polar très intéressant. Le contexte historique et l’enquête offrent une histoire palpitante. Très vite je me suis prise au jeu, suivant avec une certaine envie les élucubrations des protagonistes usant souvent d’un humour bienveillant et bienfaiteur. Le seul petit bémol est certainement l’aspect psychologique des personnages qui a mon sens manque de développement et de caractère. Je suis arrivée à la conclusion que cet aspect juvénile (peut-être voulu) contrebalancé le sérieux du sujet développé. Ce dernier est totalement maîtrisé par Cyrille Thiers. De l’action, quelques rebondissement et une énigme qui tient parfaitement la route ! Cyrille Thiers a le sens de la mise en scène toujours ancré dans des lieux réels. Le sens innée pour les intrigues que j’ai découvert dans son précédent recueil de nouvelles.

 

Un bon début pour cette saga.

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… Mon avis sur un précédent roman de Cyrille Thiers, clique sur la photo pour le découvrir.

JUSTAN LOCKHOLMES, tome 1 : Le mystère de la Logia, un polar de C.D. Darlington


Détective de renom, Justan Lockholmes est une pointure. Aucun coupable ne lui échappe et sa vérité triomphe toujours !
Pourtant, lorsqu’une certaine Elisabeth Smith,
une jeune femme à la vie des plus banales, met tragiquement fin à ses jours, rien ne va plus.
Un cas insoluble, des éléments sans le moindre sens, un assistant à la vivacité toute relative et
une touche de latin.
Voilà que la vie du jeune Justan bascule
et que tout se complique !

L’histoire débute sur le résumé banal et affligeant de la vie de Elisabeth Smith qui l’est tout autant. Un vie sans grand intérêt où la jeune femme se laisse porter par les divers courants qui jalonnent sa triste vie. En voyage de noces et suite à l’autorisation de son mari, elle part se promener le long de la plage après une halte à la vue d’un numéro de cirque. Et puis là, Plouf !!! plus rien ! Seul un chapeau et quelques étoffes sont le signe de son existence qui tant à s’être achever d’une brutale façon.
C’est ainsi que Justan Lockholmes apparaît, tel la lumière sortit des ténèbres venant éclairer par son savoir indiscutable une scène de meurtre? de suicide? d’enlèvement ? Tout le monde sait, Justan est LE détective à la mode. Son savoir, son sens de déductions, sa prestance, son charme mènent à bout toutes les enquêtes qu’il diligente. Il a appris auprès du meilleur et c’est un honneur pour lui de servir sa ville et ses habitants. La disparition de Elisabeth Smith est un sacré casse-tête. Malgré ses conclusions, il n’est pas convaincu de son résultat. Les années défilent et voici que ce nom réapparaît sur un mur ensanglanté du domicile d’un riche personnage où une prestigieuse parure (semi-parrure) a disparu. Quelque peu embarrassé  et bousculé par le chef de la police, Justan se doit absolument de résoudre rapidement cette enquête qui fleure bon les ennuis et les imprévus.

 

Voici un polar que je qualifierai d’atypique. Ce premier tome m’a permis de faire la connaissance de Jérémy alias Justan, cela sonne tellement « so british ». Un jeune homme prétentieux, égoïste, manipulateur, finaud, largement con sur les bords, pédant … Mais il devient intéressant de découvrir au fil des pages que tout cela sonne comme une mauvaise blague dans le but évident de camoufler qui il est. Un jeune garçon défavorisé, élevé par un clochard dingue. La panoplie parfaite et surfaite d’un gentleman qui flippe dans son slip à la moindre goutte de sang et dont l’élaboration de ces plans est foireuse, vraiment foireuse. Justan a de la gueule, il sait en jouer et cela fait tout son charme. Toutefois et heureusement qu’il est rejoint au cours de son enquête par deux femmes (vive la parité !) et le fils du chef de la police un brin loufoque et aux tournures de phrases qui font sourire (c’est trop mignon mais je suis sûre qu’il cache quelque chose le type !).  Trois personnages qui contrebalancent la personnalité de Justan et qui sauve les pots cassés. J’ai beaucoup aimé l’histoire, quelques rebondissement servent la trame et surtout quelques points restent non résolus (histoire à suivre !). J’ai déduit que cette histoire d’Elisabeth Smith sera le fil rouge des tomes à venir. (Enfin je l’espère ….). Juste un petit bémol qui m’a quelque peu dérangée. L’auteure saute du coq à l’âne dans un chapitre. Grrrrr ! Il faut suivre certes mais la visuelle que je suis (oui je suis chiante) aurait aimé un petit saut de ligne. Et hop ! comme ça, on sait qu’il y a une nouvelle idée qui va être développée. (Voilà la seconde casse-bonbons est close !). Pour en revenir j’ai été charmée par les personnages à la fois loufoque et attachants. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui se développera plus tard. Une intrigue à la sauce anglaise. Quelques références fleurissent ici et là, mais je n’ai pas porté grande attention, elles ne font pas l’histoire ! Une intrigue où les rebondissement enhardissent un scénario « Chapeau melon et botte de cuir », sauf que le James Bond n’est pas celui que l’on attend !

 

Un polar à l’humour franc et sans froufrou auquel j’ai été sensible et ça, ça me plaît !

 

Une chronique de #Esméralda.

Cap Canaille de Christophe Gavat

Roman policier – livre sorti le 4 novembre 2020
Éditions Fayard

Ma note : 4/5 mention « haletant »


Résumé : Ancien du 36, désormais en poste à Marseille, Henri Saint-Donat est confronté à son premier « barbecue », règlement de comptes en vogue parmi les trafiquants de la cité phocéenne, qui consiste à enfermer un corps dans le coffre d’une voiture à laquelle on met le feu.
Flanqué d’équipiers hauts en couleur, le commandant commence l’enquête, mais la piste de la guerre des gangs ne donne rien. Lorsque l’identité de la victime est enfin confirmée, les choses prennent un nouveau tour : Henri a connu cette personne autrefois à Paris, et elle n’avait pas du tout le profil pour finir sa vie dans une voiture incendiée par des dealers marseillais…


L’avis de #Lilie : Vous le savez, je n’aime pas lire toujours la même chose. En effet, éclectique dans mes goûts littéraires, j’alterne mes lectures afin de ne pas tomber dans la monotonie. Lorsque j’ai vu que les éditions Fayard permettaient de découvrir le nouveau Prix du Quai des Orfèvres via la plateforme Netgalley, je n’ai pas hésité longtemps car ma curiosité et mon envie de découvrir une nouvelle plume ont été les plus fortes.

Nous faisons ici connaissance avec Henri Saint-Donat,un commandant de police parisien tout juste débarqué à Marseille. Quand il découvre son premier « barbecue », l’horreur est au rendez-vous. Non seulement le mode d’exécution est barbare mais la victime est une ancienne connaissance de Saint-Donat. Comment cette personne s’est-elle retrouvée à terminer sa vie dans le coffre d’une voiture ? Pourquoi cette affaire semble-t-elle avoir de nombreuses ramifications qui vont mettre en alerte un certain nombre de services ? Pourquoi Saint-Donat reste-t-il si secret ?

Henri Saint-Donat a pendant longtemps bossé au « 36 ». Lorsque les services de police ont quitté ce lieu « mythique », il décide qu’il est temps de demander sa mutation. Il arrive donc à Marseille, deuxième plus grande ville de France, haut lieu du grand banditisme et des règlements de compte en tout genre. Là-bas, il retrouve Lucie, la fille d’un de ses anciens « patrons » et il fait la rencontre de Basile, un jeune inspecteur plein de fougue et passionné. Tous les trois vont être embarqués dans une folle histoire où braquage, barbecue, règlements de compte et trafics de drogue se mêlent. De Paris à Marseille, nos flics ne vont avoir de cesse de démêler les fils de cette toile qui part dans toutes les directions, sans jamais les mener nulle part.

Le prix du quai des orfèvres permet de découvrir de nouvelles plumes du polar. Il est incontesté que Christophe Gavat fait son entrée par la grande porte avec ce roman riche en références, très bien documenté et surtout haletant jusqu’au bout. On sent qu’il sait de quoi il parle tant le jargon policier est maîtrisé et expliqué en toute simplicité. J’ai beaucoup aimé le fait que ce roman mette les protagonistes au cœur de l’histoire. En effet, on va suivre nos trois flics dans leur recherche de la vérité mais aussi dans leurs vies personnelles, avec toutes les préoccupations qu’ils peuvent avoir. Au niveau de la construction du récit, les courts chapitres donnent du rythme, et envie de tourner les pages. Le narrateur externe suit alternativement les flics et ceux qui sont recherchés, que ce soit dans le passé ou dans le présent. Ces changements de point de vue ne m’ont pas du tout dérangés et ont même aiguisé encore plus ma curiosité. J’ai été un peu déçue par la résolution de l’enquête, qui m’avait tant tenue en haleine. L’épilogue, en revanche, permet de donner une jolie conclusion à cette histoire.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec « Cap Canaille« . Situé sur la route des crêtes, cette haute falaise est ici mise en lumière pour être le théâtre d’un règlement de comptes qui mènera le lecteur de Paris à Marseille, en faisant quelques détours dans des coins plus reculés. Amoureux d’histoires mettant en scène des flics avec du caractère et des personnalités hautes en couleur, laissez-vous séduire par ce roman que vous aurez bien du mal à lâcher une fois qu’il sera commencé.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Fayard

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S.A.R.R.A., partie 2 : Une conscience artificielle, un polar d’anticipation de David Gruson.


Mars 2026 : La fin d’un Monde ? L’épidémie d’Ebola s’étend. Après Paris, la Belgique et l’Allemagne sont lourdement touchées. L’accueil des millions de réfugiés européens est devenu un enjeu majeur de l’élection présidentielle française. Dans ce contexte d’agitation médiatique et de pressions politiques, Mélusine, traquée par les services de renseignement, noue d’étranges lien avec le Mouvement de Résistance contre les Robots (M2R). S.A.R.R.A., quant à elle, mobilise tous les moyens à sa disposition pour répondre à cette pandémie émergente. Une quête qui l’amènera à s’interroger sur le principe même de notre survie et sur notre Humanité face à la technologie. Entre le Virus et l’intelligence artificielle, notre Temps est compté.

Et si la fiction rattrape la réalité ? Et si l’indicible, l’insaisissable, l’improbable, l’incongruité se résumaient en ces quelques lettres S.A.R.R.A., seriez vous prêt à vendre votre humanité pour la sauvegarde d’un ensemble, d’une conscience, de vous ?

 

L’intelligence artificielle franchit un nouveau cap, celui qui fait de nos esprits, de nos âmes, ces concepts inaltérables, intouchables. Elle perce et s’approprie l’essence même de notre unicité dans cet ensemble bien trop vaste qui fait de nous des Hommes à part entière. L’extinction précoce confirme ainsi l’adaptation des êtres vivants. Seule S.A.R.R.A y verra la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Soyez prêts ou fuyez !
L’épidémie d’Ebola qui a débuté à Paris se propage rapidement en Europe obligeant la population à migrer vers ses zones frontalières où la situation semble sous contrôle. Dans les coulisses du pouvoir, c’est le branle-bas de combat, la course à la prochaine présidentielle bat son plein alors que la gestion de l’épidémie mobilise encore. Les voix s’élèvent, les pieds trépignent, les esprits s’échauffent, tout doit être contrôler au millimètre près. Dans l’ombre, une branche du M2R se prépare à l’ultime affrontement, celui qui scellera le destin du peuple.

 

S.A.R.R.A. veille au bon déroulement de son projet. Veille sur Mélusine. Veille sur l’humanité. Sa décision est son point d’orgue, celui dont elle tire les ficelles, les orchestre, les assemble, fresque alambiquée de décisions, de prises de position et d’avenir. Un sauvetage indispensable, un cadeau dont il est difficile d’appréhender sa valeur.

 

Voici un roman qui eu le mérite de me tenir éveillé, même si les premiers chapitres m’ont quelque peu embêtée, le déclic est tel une bouée de sauvetage après laquelle tu tentes désespérément d’attraper. Je suis venue à la conclusion que nul ne peut te sauver de S.A.R.R.A et de David Gruson. Quel duo machiavélique ! Ce roman recèle une vérité cruelle : celle que l’on n’ose pas croire, celle qui effraie, celle que l’on veut repousser à tout prix. Et dans le contexte actuel, il y a matière à réfléchir. Un polar d’anticipation totalement dans l’ère du temps, comme une prémonition évidente, écarlate. La fin d’un monde s’est pour bientôt. En dehors de cette fiction, le sujet de l’intelligence artificielle à de quoi soulever bien des débats qu’ils soient bioéthiques, conceptuels, technologiques. Je n’ai pas la science infuse mais mon esprit scientifique est totalement subjugué par le sujet que l’auteur développe. Alors bien évidement certains faits et rebondissement sont tirés par les cheveux (ça reste de la fiction), mais avec David Gruson je veux bien mettre mon esprit rationnel dans le placard et croire que tout est possible. La fiction est un bien grand mot (oui quand même), et il est bien difficile de l’associer à ce livre. Écrit bien avant la pandémie, le sujet n’est pas sans rappeler ce que nous traversons tous.

 

Cette duologie est juste une histoire de dingue, de prise de conscience. Une méga bombe qui accapare le lecteur et même si le format documentaire peut surprendre, rapidement il fait place aux rebondissements et à l’intrigue qui s’intensifie. Une méga bombe car David Gruson traite un sujet délicat et très peu accessible par le commun des mortels. L’intelligence artificielle est de plus en plus présente autour de nous. La France fait partie de ces nations qui ont mis le pied à l’étrier depuis une dizaine d’années. La recherche évolue sans cesse et fait face à la bioéthique, étude des problèmes moraux. Il est bien normal de se poser des questions et de limiter peut-être l’évolution de l’IA. Vous l’aurez compris ce polar recèle en lui de nombreuses pépites. Au delà de l’action, de l’IA, des hommes et des femmes ont leur place dans ce monde qui périclite. C’est avant tout leur histoire, leur vie, leur espoir, leur doute et leur peur qui font battre le cœur de ce roman et de S.A.R.R.A. Vous ne la connaissez peut-être mais lorsque ce sera le cas vous aurez bien du mal à la détester. Car S.A.R.R.A a tout compris, l’essentiel et l’indispensable, elle est prête à tout et à vous surprendre de mille et une manières. Seriez vous prêt à mettre votre destin dans ses mains ?

 

S.A.R.R.A est une sacré claque, celle qui fait réagir et qui surprend. En refermant ce livre et encore maintenant, je me sens toujours ébahie, genre scotchée, assommée ! C’est l’effet David Gruson ! L’âme en peine que ce soit le final en même temps j’étais heureuse lorsque j’ai appris qu’il y avait une seconde partie !

 

Un polar surprenant, intelligent et, je fais oser, tendre. Oui car il en faut de la tendresse pour vouloir sauver le monde sinon à quoi ça servirai ! S.A.R.R.A. est une OLNI que vous devez absolument vous saisir ! Je suis certaine que vous n’en ressortirez pas indemne ! On pari ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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… Mon avis sur la partie 1 « Une intelligence artificielle », clique sur la photo pour le découvrir.

LE VIEUX AU CŒUR FROID, un roman de Jim Nisbet.


Un sans-abri qui vit sous la culée d’un pont, accro à la vodka martini, tueur à gages pour de l’argent qu’il dépense aussitôt en beuveries, dialogue en permanence avec son double imaginaire : l’intelligence financière – chantre du capitalisme libéral et débridé. Avec pour toile de fond les plages, les bars et les rues sombres de San Francisco, un roman raconté à une vitesse folle d’une voix bravache.
La plus belle oeuvre de Jim Nisbet à ce jour, rappelant Jim Thompson au meilleur de sa forme et Tarantino au plus irrévérencieux. Une lettre d’amour dure et tendre aux bas-fonds d’une ville, une histoire de suspense brute et cocasse, qui ne vous laissera pas indifférent. Jim Nisbet a écrit ce livre à l’apogée de la crise des subprimes. S’il était alors fou de rage et impuissant face à la crise, il était également lassé des clichés propres au roman noir, au polar et au thriller. Le roman est donc né de l’idée de rompre une fois de plus avec ces codes, davantage encore que dans ses livres précédents, notamment le dernier publié : Petit traité de la fauche. Ce qui donne un texte singulier, où les dialogues entre le personnage et son double imaginaire s’entremêlent, de la même façon qu’ils font partie intégrante du récit. Ce roman est un tour de force. Mystery People Magazine Et puisque je parle de San Francisco, je dois mentionner Jim Nisbet, auteur de romans noirs qui vont là où peu d’écrivains osent voyager […] Laissez-moi vous dire que seul Nisbet a pu s’en tirer avec deux monologues intérieurs non-stop dans la tête d’un tueur à gages sans abri, schizophrène et accro aux martinis […] des accents d’humour noir et suffisamment de suspense pour vous faire lire ces pages en une seule fois. ZoomStreet. Nominé par les lecteurs de SpineTingler pour le prix 2013 du meilleur roman. Staff Pick ! City Lights Books.

La quatrième de couverture en jette et promet un bon moment de lecture. Dès les premières lignes j’ai su que j’allais avoir beaucoup de mal à me faire au style narratif et j’allais devoir ramer pour arriver au point final. En règle général il m’en faut énormément pour baisser les bras et laisser tomber une lecture. Mon entêtement et moi, nous nous sommes motivés. LE VIEUX AU CŒUR FROID est un flop pour moi.
Dès les premières lignes nous sommes mis dans l’ambiance où plutôt dans la tête de ce clochard accro aux martinis et accessoirement pour survivre à l’argent qu’il compte sans cesses en nombre de martinis. Une étrange rencontre qui j’espère évoluera vers le meilleur. Le monologue prend rapidement de la vigueur rendant le style narratif rythmé. Ce personnage n’a rien de sympathique, dénigrant à tout va la société et ses travers. Humour noir garanti auquel je n’ai pas été sensible. Atmosphère étouffante au point de devenir aussi dingue que le héros en guenilles qui se trouve une passion pour le meurtre qui se traduit en nombre de martinis bus. La limite entre la réalité et l’irréalité est très flou, au point qu’il est difficile de s’imprégner de l’histoire. Je suppose que l’auteur dépeint une société moribonde pressée par la société de consommation. Malheureusement je n’ai été en rien sensible. Je suis passée à côté de cette lecture qui n’était vraiment pas faite pour moi. Je vous invite à découvrir sur Amazon des avis très très positifs.

 

Une chronique de #Esméralda