LA MÉMOIRE DE L’ART, un polar de Cyrille Thiers.


Le spécialiste de la nouvelle se lance enfin dans le roman ! Finaliste inattendu du Prix Littér’Halles en 2020 pour son recueil de nouvelles noires et policières, « On a toute la vie pour mourir », Cyrille Thiers vous propose aujourd’hui une première enquête palpitante dans le monde des grands maîtres de la peinture ! 1870, 1914, 1939. Ces trois conflits franco-allemands ont détruit des millions de vies, mais ils ont également affecté de façon dramatique le patrimoine artistique de nombreux pays.
Bombardements aveugles, pillages, destructions organisées, spoliations… Grâce au dévouement d’hommes et femmes hors du commun, nombre d’œuvres inestimables ont miraculeusement traversé ces périodes, tandis que d’autres étaient perdues à jamais.Pourtant, certains tableaux que l’on croyait disparus resurgissent de temps à autre…Max, un galeriste parisien, torturé par la terrible histoire de sa famille, va se retrouver embarqué malgré lui dans une quête dont les révélations risquent fort d’ébranler le milieu si conservateur de l’art et des grands musées. Entraîné par la pétillante Louise, il va devoir partir à la poursuite de sa propre mémoire, avant d’espérer localiser ces si mystérieuses toiles qui feront jaillir bien plus de questions que de réponses.
[Illustration de couverture : Brian Merrant, d’après « L’homme de Vitruve » par Léonard de Vinci (vers 1490)]

 
Voici deux thèmes que j’aime trouver dans mes lectures, mis en avant ici : l’art et les deux guerres mondiales (en autre). Tout un pan de cet aspect historique mis souvent au banc de la culture. Cyrille Thiers s’empare de ce sujet avec un incroyable culot et c’est cela qui m’a séduite. Pas tout à fait un Dan Brown, pas tout à fait un James Bond, L’ART DE LA MÉMOIRE est un excellent polar qui vous plongera dans les abysses méconnus de l’art.
Max est un galeriste parisien qui va voir sa renommée s’envoler grâce à sa dernière exposition, celle d’un jeune artiste prometteur. Max est tomber dans le monde de l’art, non pas par hasard, mais avec l’ultime conviction qu’ainsi il pourrait réparer les actes des ses aïeuls dont il n’est pas fier. Et c’est un joli pied de nez à toute la médisance dont il est l’objet de la part de sa mère. Max s’épanouit dans son métier. Dans l’immeuble qui appartient à la famille, il a ouvert une maison d’artiste où il accueille des peintres de tout horizon. Max et l’art, c’est toute une passion.

 

Après une soirée largement fêtée, il est accosté par une jolie femme. Une rencontre foireuse mais qui va s’ouvrir sur une aventure pittoresque. La jeune femme n’est autre que Louise évoluant dans le monde de l’art et ses limbes. Embarqué dans cet incroyable aventure, Max va découvrir un monde alambiqué où les apparences sont trompeuses. Courir après des faussaires d’une congrégation secrété, crée à la fin du 19e siècle est très cocasse.

 

Louise est une jeune femme passionnée par son métier. Son instinct est primordial et ses connaissances sans limite. Cette enquête va toutefois remettre ses principes en considération. De Paris aux Jacobins de Toulouse, dans les anciens conduits des passe-plats à des souterrains dignes d’un bunker ultra sécurisé, Louise et Max seront sur le pied de guerre.

 

Cyrille Thiers signe un premier polar très intéressant. Le contexte historique et l’enquête offrent une histoire palpitante. Très vite je me suis prise au jeu, suivant avec une certaine envie les élucubrations des protagonistes usant souvent d’un humour bienveillant et bienfaiteur. Le seul petit bémol est certainement l’aspect psychologique des personnages qui a mon sens manque de développement et de caractère. Je suis arrivée à la conclusion que cet aspect juvénile (peut-être voulu) contrebalancé le sérieux du sujet développé. Ce dernier est totalement maîtrisé par Cyrille Thiers. De l’action, quelques rebondissement et une énigme qui tient parfaitement la route ! Cyrille Thiers a le sens de la mise en scène toujours ancré dans des lieux réels. Le sens innée pour les intrigues que j’ai découvert dans son précédent recueil de nouvelles.

 

Un bon début pour cette saga.

 

Une chronique de #Esméralda

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JUSTAN LOCKHOLMES, tome 1 : Le mystère de la Logia, un polar de C.D. Darlington


Détective de renom, Justan Lockholmes est une pointure. Aucun coupable ne lui échappe et sa vérité triomphe toujours !
Pourtant, lorsqu’une certaine Elisabeth Smith,
une jeune femme à la vie des plus banales, met tragiquement fin à ses jours, rien ne va plus.
Un cas insoluble, des éléments sans le moindre sens, un assistant à la vivacité toute relative et
une touche de latin.
Voilà que la vie du jeune Justan bascule
et que tout se complique !

L’histoire débute sur le résumé banal et affligeant de la vie de Elisabeth Smith qui l’est tout autant. Un vie sans grand intérêt où la jeune femme se laisse porter par les divers courants qui jalonnent sa triste vie. En voyage de noces et suite à l’autorisation de son mari, elle part se promener le long de la plage après une halte à la vue d’un numéro de cirque. Et puis là, Plouf !!! plus rien ! Seul un chapeau et quelques étoffes sont le signe de son existence qui tant à s’être achever d’une brutale façon.
C’est ainsi que Justan Lockholmes apparaît, tel la lumière sortit des ténèbres venant éclairer par son savoir indiscutable une scène de meurtre? de suicide? d’enlèvement ? Tout le monde sait, Justan est LE détective à la mode. Son savoir, son sens de déductions, sa prestance, son charme mènent à bout toutes les enquêtes qu’il diligente. Il a appris auprès du meilleur et c’est un honneur pour lui de servir sa ville et ses habitants. La disparition de Elisabeth Smith est un sacré casse-tête. Malgré ses conclusions, il n’est pas convaincu de son résultat. Les années défilent et voici que ce nom réapparaît sur un mur ensanglanté du domicile d’un riche personnage où une prestigieuse parure (semi-parrure) a disparu. Quelque peu embarrassé  et bousculé par le chef de la police, Justan se doit absolument de résoudre rapidement cette enquête qui fleure bon les ennuis et les imprévus.

 

Voici un polar que je qualifierai d’atypique. Ce premier tome m’a permis de faire la connaissance de Jérémy alias Justan, cela sonne tellement « so british ». Un jeune homme prétentieux, égoïste, manipulateur, finaud, largement con sur les bords, pédant … Mais il devient intéressant de découvrir au fil des pages que tout cela sonne comme une mauvaise blague dans le but évident de camoufler qui il est. Un jeune garçon défavorisé, élevé par un clochard dingue. La panoplie parfaite et surfaite d’un gentleman qui flippe dans son slip à la moindre goutte de sang et dont l’élaboration de ces plans est foireuse, vraiment foireuse. Justan a de la gueule, il sait en jouer et cela fait tout son charme. Toutefois et heureusement qu’il est rejoint au cours de son enquête par deux femmes (vive la parité !) et le fils du chef de la police un brin loufoque et aux tournures de phrases qui font sourire (c’est trop mignon mais je suis sûre qu’il cache quelque chose le type !).  Trois personnages qui contrebalancent la personnalité de Justan et qui sauve les pots cassés. J’ai beaucoup aimé l’histoire, quelques rebondissement servent la trame et surtout quelques points restent non résolus (histoire à suivre !). J’ai déduit que cette histoire d’Elisabeth Smith sera le fil rouge des tomes à venir. (Enfin je l’espère ….). Juste un petit bémol qui m’a quelque peu dérangée. L’auteure saute du coq à l’âne dans un chapitre. Grrrrr ! Il faut suivre certes mais la visuelle que je suis (oui je suis chiante) aurait aimé un petit saut de ligne. Et hop ! comme ça, on sait qu’il y a une nouvelle idée qui va être développée. (Voilà la seconde casse-bonbons est close !). Pour en revenir j’ai été charmée par les personnages à la fois loufoque et attachants. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui se développera plus tard. Une intrigue à la sauce anglaise. Quelques références fleurissent ici et là, mais je n’ai pas porté grande attention, elles ne font pas l’histoire ! Une intrigue où les rebondissement enhardissent un scénario « Chapeau melon et botte de cuir », sauf que le James Bond n’est pas celui que l’on attend !

 

Un polar à l’humour franc et sans froufrou auquel j’ai été sensible et ça, ça me plaît !

 

Une chronique de #Esméralda.

Cap Canaille de Christophe Gavat

Roman policier – livre sorti le 4 novembre 2020
Éditions Fayard

Ma note : 4/5 mention « haletant »


Résumé : Ancien du 36, désormais en poste à Marseille, Henri Saint-Donat est confronté à son premier « barbecue », règlement de comptes en vogue parmi les trafiquants de la cité phocéenne, qui consiste à enfermer un corps dans le coffre d’une voiture à laquelle on met le feu.
Flanqué d’équipiers hauts en couleur, le commandant commence l’enquête, mais la piste de la guerre des gangs ne donne rien. Lorsque l’identité de la victime est enfin confirmée, les choses prennent un nouveau tour : Henri a connu cette personne autrefois à Paris, et elle n’avait pas du tout le profil pour finir sa vie dans une voiture incendiée par des dealers marseillais…


L’avis de #Lilie : Vous le savez, je n’aime pas lire toujours la même chose. En effet, éclectique dans mes goûts littéraires, j’alterne mes lectures afin de ne pas tomber dans la monotonie. Lorsque j’ai vu que les éditions Fayard permettaient de découvrir le nouveau Prix du Quai des Orfèvres via la plateforme Netgalley, je n’ai pas hésité longtemps car ma curiosité et mon envie de découvrir une nouvelle plume ont été les plus fortes.

Nous faisons ici connaissance avec Henri Saint-Donat,un commandant de police parisien tout juste débarqué à Marseille. Quand il découvre son premier « barbecue », l’horreur est au rendez-vous. Non seulement le mode d’exécution est barbare mais la victime est une ancienne connaissance de Saint-Donat. Comment cette personne s’est-elle retrouvée à terminer sa vie dans le coffre d’une voiture ? Pourquoi cette affaire semble-t-elle avoir de nombreuses ramifications qui vont mettre en alerte un certain nombre de services ? Pourquoi Saint-Donat reste-t-il si secret ?

Henri Saint-Donat a pendant longtemps bossé au « 36 ». Lorsque les services de police ont quitté ce lieu « mythique », il décide qu’il est temps de demander sa mutation. Il arrive donc à Marseille, deuxième plus grande ville de France, haut lieu du grand banditisme et des règlements de compte en tout genre. Là-bas, il retrouve Lucie, la fille d’un de ses anciens « patrons » et il fait la rencontre de Basile, un jeune inspecteur plein de fougue et passionné. Tous les trois vont être embarqués dans une folle histoire où braquage, barbecue, règlements de compte et trafics de drogue se mêlent. De Paris à Marseille, nos flics ne vont avoir de cesse de démêler les fils de cette toile qui part dans toutes les directions, sans jamais les mener nulle part.

Le prix du quai des orfèvres permet de découvrir de nouvelles plumes du polar. Il est incontesté que Christophe Gavat fait son entrée par la grande porte avec ce roman riche en références, très bien documenté et surtout haletant jusqu’au bout. On sent qu’il sait de quoi il parle tant le jargon policier est maîtrisé et expliqué en toute simplicité. J’ai beaucoup aimé le fait que ce roman mette les protagonistes au cœur de l’histoire. En effet, on va suivre nos trois flics dans leur recherche de la vérité mais aussi dans leurs vies personnelles, avec toutes les préoccupations qu’ils peuvent avoir. Au niveau de la construction du récit, les courts chapitres donnent du rythme, et envie de tourner les pages. Le narrateur externe suit alternativement les flics et ceux qui sont recherchés, que ce soit dans le passé ou dans le présent. Ces changements de point de vue ne m’ont pas du tout dérangés et ont même aiguisé encore plus ma curiosité. J’ai été un peu déçue par la résolution de l’enquête, qui m’avait tant tenue en haleine. L’épilogue, en revanche, permet de donner une jolie conclusion à cette histoire.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec « Cap Canaille« . Situé sur la route des crêtes, cette haute falaise est ici mise en lumière pour être le théâtre d’un règlement de comptes qui mènera le lecteur de Paris à Marseille, en faisant quelques détours dans des coins plus reculés. Amoureux d’histoires mettant en scène des flics avec du caractère et des personnalités hautes en couleur, laissez-vous séduire par ce roman que vous aurez bien du mal à lâcher une fois qu’il sera commencé.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Fayard

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S.A.R.R.A., partie 2 : Une conscience artificielle, un polar d’anticipation de David Gruson.


Mars 2026 : La fin d’un Monde ? L’épidémie d’Ebola s’étend. Après Paris, la Belgique et l’Allemagne sont lourdement touchées. L’accueil des millions de réfugiés européens est devenu un enjeu majeur de l’élection présidentielle française. Dans ce contexte d’agitation médiatique et de pressions politiques, Mélusine, traquée par les services de renseignement, noue d’étranges lien avec le Mouvement de Résistance contre les Robots (M2R). S.A.R.R.A., quant à elle, mobilise tous les moyens à sa disposition pour répondre à cette pandémie émergente. Une quête qui l’amènera à s’interroger sur le principe même de notre survie et sur notre Humanité face à la technologie. Entre le Virus et l’intelligence artificielle, notre Temps est compté.

Et si la fiction rattrape la réalité ? Et si l’indicible, l’insaisissable, l’improbable, l’incongruité se résumaient en ces quelques lettres S.A.R.R.A., seriez vous prêt à vendre votre humanité pour la sauvegarde d’un ensemble, d’une conscience, de vous ?

 

L’intelligence artificielle franchit un nouveau cap, celui qui fait de nos esprits, de nos âmes, ces concepts inaltérables, intouchables. Elle perce et s’approprie l’essence même de notre unicité dans cet ensemble bien trop vaste qui fait de nous des Hommes à part entière. L’extinction précoce confirme ainsi l’adaptation des êtres vivants. Seule S.A.R.R.A y verra la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Soyez prêts ou fuyez !
L’épidémie d’Ebola qui a débuté à Paris se propage rapidement en Europe obligeant la population à migrer vers ses zones frontalières où la situation semble sous contrôle. Dans les coulisses du pouvoir, c’est le branle-bas de combat, la course à la prochaine présidentielle bat son plein alors que la gestion de l’épidémie mobilise encore. Les voix s’élèvent, les pieds trépignent, les esprits s’échauffent, tout doit être contrôler au millimètre près. Dans l’ombre, une branche du M2R se prépare à l’ultime affrontement, celui qui scellera le destin du peuple.

 

S.A.R.R.A. veille au bon déroulement de son projet. Veille sur Mélusine. Veille sur l’humanité. Sa décision est son point d’orgue, celui dont elle tire les ficelles, les orchestre, les assemble, fresque alambiquée de décisions, de prises de position et d’avenir. Un sauvetage indispensable, un cadeau dont il est difficile d’appréhender sa valeur.

 

Voici un roman qui eu le mérite de me tenir éveillé, même si les premiers chapitres m’ont quelque peu embêtée, le déclic est tel une bouée de sauvetage après laquelle tu tentes désespérément d’attraper. Je suis venue à la conclusion que nul ne peut te sauver de S.A.R.R.A et de David Gruson. Quel duo machiavélique ! Ce roman recèle une vérité cruelle : celle que l’on n’ose pas croire, celle qui effraie, celle que l’on veut repousser à tout prix. Et dans le contexte actuel, il y a matière à réfléchir. Un polar d’anticipation totalement dans l’ère du temps, comme une prémonition évidente, écarlate. La fin d’un monde s’est pour bientôt. En dehors de cette fiction, le sujet de l’intelligence artificielle à de quoi soulever bien des débats qu’ils soient bioéthiques, conceptuels, technologiques. Je n’ai pas la science infuse mais mon esprit scientifique est totalement subjugué par le sujet que l’auteur développe. Alors bien évidement certains faits et rebondissement sont tirés par les cheveux (ça reste de la fiction), mais avec David Gruson je veux bien mettre mon esprit rationnel dans le placard et croire que tout est possible. La fiction est un bien grand mot (oui quand même), et il est bien difficile de l’associer à ce livre. Écrit bien avant la pandémie, le sujet n’est pas sans rappeler ce que nous traversons tous.

 

Cette duologie est juste une histoire de dingue, de prise de conscience. Une méga bombe qui accapare le lecteur et même si le format documentaire peut surprendre, rapidement il fait place aux rebondissements et à l’intrigue qui s’intensifie. Une méga bombe car David Gruson traite un sujet délicat et très peu accessible par le commun des mortels. L’intelligence artificielle est de plus en plus présente autour de nous. La France fait partie de ces nations qui ont mis le pied à l’étrier depuis une dizaine d’années. La recherche évolue sans cesse et fait face à la bioéthique, étude des problèmes moraux. Il est bien normal de se poser des questions et de limiter peut-être l’évolution de l’IA. Vous l’aurez compris ce polar recèle en lui de nombreuses pépites. Au delà de l’action, de l’IA, des hommes et des femmes ont leur place dans ce monde qui périclite. C’est avant tout leur histoire, leur vie, leur espoir, leur doute et leur peur qui font battre le cœur de ce roman et de S.A.R.R.A. Vous ne la connaissez peut-être mais lorsque ce sera le cas vous aurez bien du mal à la détester. Car S.A.R.R.A a tout compris, l’essentiel et l’indispensable, elle est prête à tout et à vous surprendre de mille et une manières. Seriez vous prêt à mettre votre destin dans ses mains ?

 

S.A.R.R.A est une sacré claque, celle qui fait réagir et qui surprend. En refermant ce livre et encore maintenant, je me sens toujours ébahie, genre scotchée, assommée ! C’est l’effet David Gruson ! L’âme en peine que ce soit le final en même temps j’étais heureuse lorsque j’ai appris qu’il y avait une seconde partie !

 

Un polar surprenant, intelligent et, je fais oser, tendre. Oui car il en faut de la tendresse pour vouloir sauver le monde sinon à quoi ça servirai ! S.A.R.R.A. est une OLNI que vous devez absolument vous saisir ! Je suis certaine que vous n’en ressortirez pas indemne ! On pari ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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…Le site des éditions Beta Publisher

… Mon avis sur la partie 1 « Une intelligence artificielle », clique sur la photo pour le découvrir.

LE VIEUX AU CŒUR FROID, un roman de Jim Nisbet.


Un sans-abri qui vit sous la culée d’un pont, accro à la vodka martini, tueur à gages pour de l’argent qu’il dépense aussitôt en beuveries, dialogue en permanence avec son double imaginaire : l’intelligence financière – chantre du capitalisme libéral et débridé. Avec pour toile de fond les plages, les bars et les rues sombres de San Francisco, un roman raconté à une vitesse folle d’une voix bravache.
La plus belle oeuvre de Jim Nisbet à ce jour, rappelant Jim Thompson au meilleur de sa forme et Tarantino au plus irrévérencieux. Une lettre d’amour dure et tendre aux bas-fonds d’une ville, une histoire de suspense brute et cocasse, qui ne vous laissera pas indifférent. Jim Nisbet a écrit ce livre à l’apogée de la crise des subprimes. S’il était alors fou de rage et impuissant face à la crise, il était également lassé des clichés propres au roman noir, au polar et au thriller. Le roman est donc né de l’idée de rompre une fois de plus avec ces codes, davantage encore que dans ses livres précédents, notamment le dernier publié : Petit traité de la fauche. Ce qui donne un texte singulier, où les dialogues entre le personnage et son double imaginaire s’entremêlent, de la même façon qu’ils font partie intégrante du récit. Ce roman est un tour de force. Mystery People Magazine Et puisque je parle de San Francisco, je dois mentionner Jim Nisbet, auteur de romans noirs qui vont là où peu d’écrivains osent voyager […] Laissez-moi vous dire que seul Nisbet a pu s’en tirer avec deux monologues intérieurs non-stop dans la tête d’un tueur à gages sans abri, schizophrène et accro aux martinis […] des accents d’humour noir et suffisamment de suspense pour vous faire lire ces pages en une seule fois. ZoomStreet. Nominé par les lecteurs de SpineTingler pour le prix 2013 du meilleur roman. Staff Pick ! City Lights Books.

La quatrième de couverture en jette et promet un bon moment de lecture. Dès les premières lignes j’ai su que j’allais avoir beaucoup de mal à me faire au style narratif et j’allais devoir ramer pour arriver au point final. En règle général il m’en faut énormément pour baisser les bras et laisser tomber une lecture. Mon entêtement et moi, nous nous sommes motivés. LE VIEUX AU CŒUR FROID est un flop pour moi.
Dès les premières lignes nous sommes mis dans l’ambiance où plutôt dans la tête de ce clochard accro aux martinis et accessoirement pour survivre à l’argent qu’il compte sans cesses en nombre de martinis. Une étrange rencontre qui j’espère évoluera vers le meilleur. Le monologue prend rapidement de la vigueur rendant le style narratif rythmé. Ce personnage n’a rien de sympathique, dénigrant à tout va la société et ses travers. Humour noir garanti auquel je n’ai pas été sensible. Atmosphère étouffante au point de devenir aussi dingue que le héros en guenilles qui se trouve une passion pour le meurtre qui se traduit en nombre de martinis bus. La limite entre la réalité et l’irréalité est très flou, au point qu’il est difficile de s’imprégner de l’histoire. Je suppose que l’auteur dépeint une société moribonde pressée par la société de consommation. Malheureusement je n’ai été en rien sensible. Je suis passée à côté de cette lecture qui n’était vraiment pas faite pour moi. Je vous invite à découvrir sur Amazon des avis très très positifs.

 

Une chronique de #Esméralda

Impact d’Olivier Norek

Thriller – Livre sorti le 22 octobre 2020
Editions Michel Lafon
Lecture personnelle

Ma note : 3.5/5

Résumé : Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille
Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir
Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.

 

L’avis de #Lilie : . J’attendais avec impatience le nouveau livre d’Olivier Norek, surtout qu’il était annoncé comme un roman « original », « ne ressemblant à aucun autre » et « avec un message fort ». Je dois avouer que tous ces qualificatifs s’appliquent parfaitement à son dernier bébé tant j’ai été déstabilisée dans ma lecture et en même temps, prise d’une colère sans nom vis-à-vis de ceux qui nous dirigent.

Nous faisons ici connaissance avec Virgil Solal, un ancien militaire qui voit son monde s’écrouler. Sa fille morte-née va être, pour lui, un électrochoc et les choix qu’il va faire vont le conduire dans une voie dangereuse. Voulant déclencher une prise de conscience, il kidnappe le PDG de Total et demande, pour le libérer, un changement des orientations de l’entreprise. Mais l’écologie et la vie d’un homme ont-elles vraiment du poids dans le monde économique actuel ? 
Face à lui, nous rencontrons Nathan, un capitaine de police travaillant au Bastion, le nouveau « 36, quai des orfèvres », et Diane, une psycho-criminologue. Ensemble, ils doivent tout faire pour sauver l’otage et aider à rétablir l’ordre. Mais à quel prix ? Sont-ils prêts à tout pour mener à bien leur mission ?

Virgil Solal est un homme brut de décoffrage, abîmé par la vie et qui n’a plus rien à perdre. Son engagement et son action sont dictés par l’urgence climatique et visent à ouvrir les yeux de tous grâce à l’utilisation des réseaux sociaux. Ainsi, cet anti-héros peut nous mettre mal à l’aise tant on a du mal à se positionner vis-à-vis de lui : il est coupable de kidnapping mais en même temps, il veut réveiller les consciences… Toute son action amène à s’interroger sur la frontière entre le juste et la justice, le bien et la morale… et ce sont ces dilemmes auxquels vont être confrontés les deux « flics » de l’histoire. En effet, Nathan et Diane sont deux professionnels doués dans leur domaine mais là, ils se retrouvent dans une situation exceptionnelle,  qui va leur donner du fil à retordre….

Je ne veux pas trop en dire pour laisser la surprise à tous ceux qui se laisseront tenter par ce roman. Néanmoins, je dois vous dire qu’en le refermant, j’ai été très perplexe. Certes, la plume d’Olivier Norek est toujours aussi efficace, percutante et visuelle, mais pour moi, il y a ici un manque d’équilibre. En effet, beaucoup de critiques ont comparé ce livre avec « Entre deux mondes », qui parlait des migrants et de la jungle de Calais. A partir de là, je m’attendais, inconsciemment, à ressentir un certains nombre d’émotions lors de ma lecture (« Entre deux mondes » m’avait littéralement bouleversé). Le problème ici est que j’ai ressenti beaucoup de colère, en prenant connaissance de tous les rapports existants sur le dérèglement climatique et sur l’ampleur des catastrophes naturelles qui se déroulent partout dans le monde, mais que je n’ai absolument pas réussi à m’attacher aux personnages. Ces derniers, tout comme l’intrigue, sont des prétextes pour servir le message d’urgence écologique porté par l’auteur. Comme il le dit si bien, « il écrit ces pages avant que tout cela ne devienne réalité », mais quand je lis un roman, j’ai quand même besoin de ressentir de l’empathie ou de la colère, ou tout autre sentiment vis-à-vis des protagonistes. Là, je garde en mémoire la colère de Virgil, l’agoraphobie de Diane, la gentillesse de Nathan mais je ne retiens pas grand chose d’autre sur eux. Alors certes, c’est un choix de l’auteur, qui l’assume, mais pour ma part, cela me laisse une petite pointe de déception. Par contre, coup de chapeau pour la couverture qui est à l’image de l’histoire, sombre, et représentant la pollution qui nous entoure et qui prend, peu à peu, toute la place…

Pour conclure, voilà un livre qui ne laissera aucun lecteur indifférent, que ce soit en positif ou en négatif. Pour les habitués de l’auteur, il ne ressemble à aucun autre mais il nous permet de prendre conscience qu’on n’a plus le temps d’attendre, que notre monde court, littéralement, à sa perte. Ne vous attendez pas à un thriller classique car tous les codes sont bousculés mais le message porté est fort. A vous de vous faire une opinion !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

L’ÉTOILE D’ORION de Aymeric Janier.


SPECTRE
Derrière cet acronyme se cache une organisation
aussi redoutable que mystérieuse, née sur la sol américain,
en réaction à « l’incident du 20 janvier 1986 ».
Ses agents, recrutés dans le plus grand secret,
au terme d’une sélection draconienne,
lui sont inféodés corps et âme.
Sous couvert d’éliminer les menaces extérieures,
l’organisation, tentaculaire, nourrit
en réalité un tout autre dessein.
Face à ce monstre aux multiples visages
va se dresser un improbable trio.
Trois individus pris dans une toile mondiale
et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité,
au péril de leur vie.
– Contenu numérique exclusif ! –

Et si tout ce que vous connaissiez, n’était qu’une vaste machination. Manipulation, assassinat et infiltration sont au cœur d’un polar qui va en défriser certain.

 

Le monde, 1988, disputé par deux mégas puissances, l’URSS et les Etats-Unis. La guerre froide est déclarée, chacun retient son souffle face aux pions avancés d’une part et d’autre.
Alors que les pays du Moyen et Proche orient tentent de se défaire du communisme russe, ils trouvent une aide précieuse , matérielle et financière, auprès des Etats-Unis. Au cœur de cette instabilité, la religion détourne peu à peu les véritables raisons et instaure insidieuse les préceptes du « djihadisme moderne ».

 

Alors que l’URSS semble au plus mal, le jeune colonel Alexeï Loulikov met en garde sa hiérarchie contre les décisions prise dans l’avenir en Afghanistan. Dérouté et remisé, Alexeï est mis sur la touche. Rien ne lui paraissait plus judicieux que son honnêteté. Et ce sont bien bien des années plus tard que son pressentiment tend à se légitimer.

 

Aaron Sydner est un jeune soldat aguerri et reconnu par ses pairs. Sa force psychique, ses valeurs et ses préceptes patriotiques font de lui un soldat parfaitement intègre. Passé à tabac et enlevé, son entrée dans l’agence top secrète « L’étoile d’Orion » est digne des plus grands films cinématographiques d’action. Un recrutement ardu et machiavélique où la mort ne l’attendait pas très loin. Agent SPECTRE, sa mission se rendre au Pakistan, déloger la tête pensante du groupe « le sabre noir » et le tuer. Une mission parfaite pour cet homme sur de lui et arrogant. Un espion qui va pourtant s’interroger et tomber sur une révélation qui va tout chambouler.

 

Phyllis Danbury est la journaliste par définition rare et méticuleuse. Prédestinée à obtenir le prix Pulitzer, elle ne compte pas les heures à enquêter, analyser et à rédiger. Son travail, elle a dans la peau. Belle et intelligente elle fait de nombreux émules et jaloux. Envoyée à Zurich par son rédacteur en chef pour prendre la température concernant le nouveau rebondissement entre l’Afghanistan et l’URSS, c’est une toute autre affaire qu’elle va révéler.

 

Le danger rôde de toute part et les indices accablants s’accumulent, une course contre le temps est lancée, mais que faire quand la plus grande puissance au monde met tout en œuvre pour étouffer cette affaire. Coûte que coûte leur survie à tous les trois ne tient qu’à un fil ténu. Arriveront-ils à faire éclater la terrible et édifiante vérité ?

 

Le premier polar d’Aymeric Janier est un véritable petit bijou. Une immersion dans un monde anxiogène où le monde politique façonne d’une certaine manière le côté historique riche. Basé sur des faits réels, la fiction ouvre une parenthèse où l’action est au cœur d’un polar d’espionnage intense. Le contenu numérique accessible via un Code QR met en évidence le côté historique du roman sans toutefois interférer dans le déroulement du récit. Ce dernier est rythmé entre les phases d’action et d’autres propices aux réflexions intellectuelles. Les personnages évoluent dans la précipitation. Il se dégagent d’eux une certain attachement malgré l’aversion du départ notamment pour celui d’Aaron. L’intrigue s’enrichit au fil des chapitres sans toutefois dévoiler le grand jeu. Pris dans la tourmente des mots d’Aymeric Janier, ce polar se lit d’une traite. Captivant et addictif, le dénouement devient le principal objectif du lecteur. Je regrette malgré tout cette fin un peu trop succincte. L’essentiel ne s’y trouvant pas, éclairant juste sur les points non développés du départ. (Je sais parfois je suis trop exigeante, voire machiavélique mais pas insatisfaite). Néanmoins les points forts de ce polar se trouvent dans le contexte géopolitique et historique. Une fiction portée par un scénario retentissant et entraînant. Des personnages dont leurs forces se trouvent dans l’inattendu. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R. J. Ellory

Uchronie/thriller – Livre sorti le 4 juin 2020

Editions Sonatine

Service Presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Sonatine qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : La vérité est plus forte que tout.
C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s’aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.
Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?

 

L’avis de #Lilie : J’ai eu la chance de rencontre R.J. Ellory à l’automne dernier. A cette occasion, il avait évoqué son nouveau roman qui venait de sortir en version originale et il avait expliqué aux lecteurs présents qu’il avait voulu parler de Kennedy car, selon lui, les européens ont une image un peu biaisée de lui. Il voulait donc, dans son nouveau roman, apporter un nouvel éclairage sur la personnalité de l’ancien Président et il avait voulu imaginer ce qui aurait pu se passer s’il n’avait pas été assassiné en novembre 1963.

Ce roman est donc une uchronie, c’est à dire une réécriture de l’histoire en modifiant un événement du passé. On découvre que Kennedy est toujours en vie en juillet 1964. Il prépare la convention des démocrates pendant laquelle il espère obtenir la possibilité de briguer un second mandat. Pourtant, cette possibilité n’est pas une évidence. Pourquoi ? Qui est l’homme derrière l’image du Président ? Est-il celui qu’il semble être ?

En parallèle, le lecteur fait connaissance avec Mitch Newman. Photographe free-lance, il vivote et n’a pas de véritable objectif dans sa vie. Un jour, il apprend que son ex petite-amie, Jean, s’est suicidée. Intrigué, il se rend chez elle et comprend très vite que ce suicide n’en est peut-être pas un. Que va découvrir Mitch ? Quelle était la dernière « enquête » de Jean  ? Qu’est-ce qui pourrait expliquer son geste ?

Mitch a tout du reporter paumé. Pourtant, quand on lui annonce la mort de Jean, il prend les choses en main et replonge, la tête la première, dans le frisson de l’investigation. Il est persévérant, débrouillard, un peu tête brûlée mais aussi un homme sensible, avec des valeurs qui souhaite, plus que tout, que la vérité éclate. Au fil de ses investigations, qui l’entraîneront de Washington à Dallas, il va mettre le doigt sur des choses qui le dépassent mais il ne lâchera rien tant qu’il n’aura pas toutes les réponses à ses questions. L’autre protagoniste majeur du roman, c’est John Fitzgerald Kennedy. On découvre ici un autre aspect du président qui a, il faut bien l’avouer, une image de « Golden boy ».  Derrière son grand sourire, on découvre un homme avec une vie pas si parfaite, ponctuée par ses infidélités et de nombreux problèmes de santé. Il est également fragilisé politiquement car sa réélection est loin d’être acquise et on entraperçoit tous les rouages qui se mettent en marche pour essayer de l’emmener vers la victoire.

C’est la première fois que je lis un roman de RJ Ellory. Ainsi, je ne peux pas comparer celui-ci avec ses romans plus noirs mais je dois dire que j’ai passé un excellent moment de lecture. Tout d’abord, il nous livre ici une uchronie sur fond de thriller politique qui est palpitante. En effet, on en apprend plus sur l’entourage du Président et sur tous les services qui ont pu l’aider dans sa fonction. L’enquête menée par Mitch est intéressante, pleine de rebondissements et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.  Ensuite, j’ai été captivée par la plume de l’auteur. Très documentée, en prenant appui sur des personnes ayant existé, il livre ici une autre réalité et aussi un nouveau regard sur JFK. Les chapitres s’enchaînent, passent de protagonistes en protagonistes et loin de nous perdre, cette technique nous embarque dans une course folle dont la conclusion est surprenante. 

Je recommande donc « le jour où Kennedy n’est pas mort » à tous les amateurs d’uchronie et de thrillers politiques. Ce roman est une belle réussite qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’à la fin même s’il écorne, sans aucun doute, l’image quasi-parfaite que l’on pouvait avoir de JFK.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Sonatine

 

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LES OMBRES DU MAL de Céline Spreux.


Juillet 2017, région des 3 frontières en France. Alors que l’été s’annonce caniculaire, un corps est découvert dans un Clos. La brigade de gendarmes de Briey va se retrouver confrontée à un tueur en série dont la créativité n’a d’égale que la cruauté. À leurs côtés, Erin MacMillan, profileuse du Département des Sciences Comportementales à la réputation borderline, aura la lourde charge de les seconder dans cette chasse sans répit. Et elle est loin d’imaginer en débarquant à Briey à quel point la noirceur des événements va faire écho à ses propres ténèbres…

 
Un polar sombre où l’on va de surprise en surprise. Une atmosphère hollywoodienne et des personnages qui cachent bien leur jeu et emplis de doutes. Une lecture haletante où le couperet final est à tomber.
La brigade de recherche de Briey est composé de Paul Royer (capitaine), de Enzo Ritoni (lieutenant), de Marina Alvarez (sous-lieutenant) et de Thomas Massole. Un groupe de joyeux trublions où les caractères de chacun se complètent à merveille. L’humoriste à l’accent italien détend l’atmosphère, Marina est la mama du groupe qui les goinfre de toutes sortes de gourmandises, Paul la tête sur les épaules les mène d’une main de fer et Thomas qui joue le héro solitaire au détriment des autres. Une brigade qui ne ménage pas leurs efforts pour arrêter les meurtriers. Contacté par le procureur de la République, Paul se rend sur une scène de crime. Une jeune femme est retrouvée nue, pendue, écorchée vive et les tripes à l’air et fait troublant ses tétons sont manquants. Un début de casse-tête qui de jour en jour va empirer car de nouveaux corps apparaissent. La situation s’enlise dans les conjectures. Erin MacMillian rejoint le groupe de recherche. Profileuse mise à pied suite au dérapage de sa dernière enquête, elle rend service à la brigade. Elle fait figure dans son milieu d’être la meilleure, mais son caractère borderline fait souvent très peur.

 

Céline Spreux joue la transparence dès le départ mais là où elle va vous surprendre c’est dans le déroulement et l’avancement de l’enquête. L’atmosphère qui s’installe se veut peu à peu glaçante. Les réminiscences du passé d’Erin surgit au travers de rêves qui nous en apprend davantage sur sa personnalité. Un polar qui nous plonge dans les méandres et le fonctionnement d’un tueur en série. Les motivations, les phases d’euphorie, de colère, de doutes sont mises subtilement en valeur. Une immersion dans le mal, le plus pur. Les surprises et les rebondissements sont captivants.

 

Un polar qui se lit d’une traite tant j’ai été captivé par l’intrigue et les personnages qui soient principaux ou secondaires. Une superbe intrigue qui ne vous laissera pas insensible et puis cette atmosphère particulière qu’insuffle Céline Spreux est idéale pour ce mettre dans l’ambiance. Un très bon moment de lecture que je vous recommande. J’espère retrouver Paul et Erin (surtout) dans de nouvelles aventures car il réside encore de quelques mystères.

 

Une chronique de #Esméralda

Surface d’Olivier Norek

Policier/thriller – livre sorti le 4 avril 2019

Editions Michel Lafon

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable »

 

Résumé : ICI, PERSONNE NE VEUT PLUS DE CETTE CAPITAINE DE POLICE.
LÀ-BAS, PERSONNE NE VEUT DE SON ENQUÊTE.

 

L’avis de #Lilie : Le moins que l’on puisse dire, c’est que le résumé du dernier roman d’Olivier Norek est très succinct… Cela peut attirer comme cela peut rebuter…. A titre personnel, j’avais eu des informations sur l’histoire lorsque j’avais eu la chance de participer à une rencontre avec l’auteur en septembre dernier. Intriguée, je l’ai été dès le début… époustouflée, c’est ainsi que j’ai terminé.

Nous faisons ici connaissance avec Noémie. Elle est chef d’équipe à la PJ Parisienne et au cours d’une intervention, elle est défigurée. Obligée de se reconstruire, elle se retrouve fragilisée par ses supérieurs qui décident de l’envoyer à Decazeville, dans l’Aveyon. Elle espère ne pas y rester longtemps mais la découverte d’un cadavre vieux de 25 ans va titiller son instinct de flic. Néanmoins, en rouvrant une enquête si ancienne, Noémie ne risque-t-elle pas de déterrer des secrets que beaucoup souhaiteraient oublier ?

Au départ, Noémie représente parfaitement l’image que je me fais des policiers parisiens : toujours dans l’action, ne tenant pas en place, avec une envie d’être en permanence sur le terrain. Sa mutation dans l’Aveyron va l’obliger à mettre son côté bougeotte de côté…. ou pas ! Car oui, ce cadavre qui resurgit va mettre en émoi toute la communauté. Son côté téméraire et tenace ne va pas plaire à tout le monde et elle va bien être obligée de s’imposer pour aller au bout de ses idées. Tout au long de l’histoire, en filigrane, on suit également la reconstruction de cette jeune femme, son difficile parcours pour son acceptation de cette nouvelle « elle », celle qu’elle est désormais.

Ce roman, qui est le deuxième que je lis de l’auteur, est incroyable. En effet, tous les ingrédients d’un bon polar sont présents : une intrigue bien ficelée, des faux-semblants, des rebondissements mais surtout un rythme haletant ! En effet, il y a peu de temps morts dans ce roman et une fois plongé dedans, il est difficile de le lâcher. La plume de l’auteur est très visuelle et on sent qu’il sait de quoi il parle quand il nous décrit certaines opérations de police… Loin d’être une critique de nos campagnes, ce roman nous incite, au contraire, à aller voir au-delà de la « surface », au-delà des apparences.

Pour conclure, si vous êtes amateur de polar, n’hésitez plus et plongez vous sans attendre dans la lecture de « Surface », un roman prenant et haletant qui ne vous laissera sûrement pas de marbre !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon