LES YEUX D’IRIS, un thriller de Magali Collet.

THRILLER PSYCHOLOGIQUE

Éditions Taurnada – Collection Le Tourbillon des mots


Un meurtre et un suicide. Trois hommes. Trois femmes. Des retrouvailles. Un pacte. Tout se paye, même l’amitié.

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
244 pages
Disponible au format numérique et poche


MON AVIS

Trois hommes, trois femmes, liés par un événement tragique, la violence.

 

Morgane s’est exilée après une déception amoureuse en Irlande. Entre guide et leçons de français, elle s’est épanouie. C’est le cœur lourd mais l’âme en paix qu’elle rejoint la France après cet appel téléphonique qui lui a rappelé son engagement. De retour chez son frère Fred, tout semble aller pour le mieux. Mais cette tranquillité n’est qu’une façade qui masque à merveille la colère de son frère et l’amertume de Morgane. Quelques jours après son arrivée, les choses sérieuses débutent. Un repas et quatre convives atypiques : Julie la pimbêche, Bastien le vicelard, Audrey la timide et Mickaël le friqué. Entre eux les rires fusent, les discussions s’emballent, les yeux charment, les gestes aguichent et les mots se murmurent comme un rappel à l’ordre. Un manifeste où les états d’âmes n’auront pas de place, il est temps de passer à l’acte, la vengeance est un plat savoureux mais qui se mange froid. Tout est prêt, les souvenirs à fleur de peau, les yeux haineux et les corps armés. Qui vivra verra, le chaos absolu.

 

Je découvre la plume de Magali Collet . Une écriture rythmée et acerbe qui n’a pas son pareil pour décrire l’horreur sous toutes ses coutures. La violence latente, la violence physique, la violence psychologique, un mélange détonnant que s’empare Magali Collet avec non pas une certaine retenue mais avec une force démoniaque. Les événements sombres s’enchaînent dans un dédale sans fin. Ils éclatent, éclaboussent, arrachent le peu d’espoir. Un maelstrom de flash back, de mots, de scènes, de rires, de douleurs et d’espoir celui gravé dans les ténèbres, un pacte où l’ultime but sera la liberté. Les chaînes de l’intrigue se resserrent impitoyablement sur les personnages jusqu’à l’essoufflement qui surgira d’entre les balles. Magali Collet mène avec brio son thriller psychologique. Captivant, je me suis laissée entraîner tout au long de cette intrigue qui je ne vous cache pas, m’a totalement scotchée. Je regrette immensément ce final ouvert à toutes suggestions et conjectures. Magali Collet s’attaque à des sujets extrêmement sensibles où la violence est le maître mot, l’amitié fait figure d’ancre dans la réalité. Un thriller qui monte crescendo pour nous surprendre littéralement.

 

Une très belle découverte malgré une fin bancale.

 

Vous n’êtes pas prêt de voir ce qui se cache derrière les yeux d’Iris.

 

LES EAUX NOIRES, un thriller de Estelle Tharreau.

THRILLER PSYCHOLOGIQUE

Éditions Taurnada – Collection Le tourbillon des mots


Lorsque les eaux noires recrachent le corps de la fille de Joséfa, personne ne peut imaginer la descente aux enfers qui attend les habitants de la Baie des Naufragés. L’assassin restant introuvable, à l’abri des petits secrets et des grands vices, une mécanique de malheur va alors tout balayer sur son passage…
Les révélations d’un corbeau, la détresse d’une mère et le cynisme d’un flic alimenteront l’engrenage de la rumeur, de la suspicion et de la haine. Joséfa réussira-t-elle à survivre à la vérité ?

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
285 pages
Disponible au format numérique et poche

 


MON AVIS

Joséfa déjà veuve vient de perdre son unique fille. Recrachée par la mer, le corps, vêtu de dentelle, a souffert. Joséfa déjà désœuvrée par une vie difficile va se laisser couler dans les limbes, ensevelie dans le noir le plus sombre et se raccrocher à cette seule idée, question : qui est le meurtrier. Joséfa est ainsi dire « une morte-vivante ». Sa peine a pris possession de son corps et elle en fait son œuvre la plus belle. Elle devient la femme désespérée, folle que tout le monde redoute. Son rituel quotidien est un fil auquel elle est relié, un monde qui à tout moment peut céder. Les mois filent et les réponses ne viennent pas. Les nuits succèdent au jour de l’enfer. Quelques portent finissent par s’ouvrir : une mallette contenant une écharpe et un bijou et des voisins qui semblent en savoir davantage sur la vie de sa fille. Alors que surgit un corbeau, ses messages vont réveiller les démons. Joséfa en sera le vecteur. Les enfers enflent et se répandent aussi vite dans cette ville du bout du monde, prémices d’un mal bien plus sournois.

 

Estelle Tharreau signe un nouveau thriller psychologique qui a le mérite de défriser. Cette fois-ci l’aspect psychologique est davantage mis en avant. Chaque personnage est minutieusement et finement construit. L’atmosphère est dès le départ froide avec la description de cette ville sans charme coincée entre deux montagnes et une mer sombre. L’essentiel du thriller se déroule sur le bord de mer désuet voire frappé de malédictions. Un lieu austère, froid, abandonné, loin de tout, surplombé par cette mer agitée, noire. Une sorte de huis clos sensationnel.  Il n’y a pas véritablement d’actions, proprement dit, mais elle se révèle plutôt dans les mots insufflés, les messages du corbeau, les différents échanges. Ainsi le rythme est plutôt essoufflé permettant à l’intrigue de s’étoffer pas après pas dans une certaine langueur. Paradoxalement, c’est cette intrigue qui va captiver, entraver, le lecteur sans le lâcher jusqu’au point final. C’est dans ce sens qu’Estelle Tharreau nous offre un thriller bien différent de « la peine du bourreau » mais tout aussi immersif. Un thriller qui explore la condition humaine dans ses travers, qui joue avec la vérité et qui se pare de son plus bel atout pour vous séduire.

 

Un thriller détonnant et captivant, vous ne regarderez plus vos voisins du même œil. Allez donc savoir quels secrets cachent-ils.

LES TROIS ÉPOUSES DE BLAKE NELSON, un thriller de Cate Quinn.

THRILLER

Éditions Cité de la Presse – Collection Sang d’Encre

Traduit de l’anglais par Maxime Berré
#Babelio

Blake Nelson est retrouvé mort dans le désert. La police soupçonne sa femme l’avoir tué. Mais laquelle ?
RACHEL, PREMIÈRE ÉPOUSE
« Pardonne-moi, Seigneur, j’ai menti à un policier aujourd’hui. Je lui ai dit que Blake n’avait jamais levé la main sur moi. »

TINA, SŒUR-ÉPOUSE
« Quand les flics m’ont embarquée, j’ai cru qu’ils nous arrêtaient pour polygamie. À Vegas, je me faisais arrêter pour racolage. Ici, c’est parce que je suis mariée. »
EMILY, SŒUR-ÉPOUSE
« “ Tu peux être toi-même ici ”, m’a dit Blake. Ce qu’il voulait dire, je pense, c’est que je pouvais être à lui. »
Contre la volonté de sa famille et les règles de l’Église mormone, Blake Nelson a épousé trois femmes. Tous les quatre vivent dans un ranch miteux perdu au beau milieu de l’Utah, dans l’attente de la Fin des Temps. Personne ici ne les dérangera. Jusqu’à ce que le corps de Blake soit retrouvé dans un sale état.
Bienvenue chez les mormons !

 

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Nouveauté 2021
536 pages
Disponible au format numérique et broché

 


MON AVIS

Et bien voilà un thriller qui m’a fait passé un super moment de lecture !

 

Construit comme un roman choral, LES TROIS ÉPOUSES DE BLAKE NELSON, nous plonge au cœur du quotidien d’une famille mormone atypique puisqu’elle est polygame. Trois épouses au profil totalement différent. Rachel, la première épouse, est celle qui compte le plus dans le couple. Le mari doit en principe se référer à son avis pour l’arrivée d’une nouvelle femme et autres éléments conjugaux. Rachel est une femme qui se cache derrière des principaux moraux qu’elle a acquis tout au long de son enfance et qui n’avaient rien de normal. Rachel est une femme stricte et dure, soumise aux désidératas de son mari. Ils vivent dans un ranch perdu en plein désert de l’Utah où il se préparent à la fin du monde comme indiqué dans la bible des Mormons.

 

Emily, la seconde épouse, est une jeune femme élevée selon le dogme du catholicisme. La misère a toujours accompagné sa vie, elle qui rêvait de paillette, du grand amour. Sa vulnérabilité a séduit Blake. Son côté enfantin et nubile n’est pas du goût de Rachel qui lui reproche son côté mensonger et loufoque.

 

Tina, la troisième et dernière épouse est à l’image de ces femmes dévergondées qui aiment le sexe à outrance. Elle a grandi dans les rues de Vegas entre défonce et passe.

 

Vous en conviendrez que ces trois femmes sous le même toit est propice à des scènes de ménage sensationnelles et épiques. Alors lorsqu’il est découvert le corps sans vie de Blake au bord de la rivière et à moitié dévoré par les bêtes sauvages, les soupçons fleurissent aussi vite qu’un orage. Mais l’inattendu subvient et les trois épouses pourraient devenir les meilleurs amies dans la douleur et la mort.

 

Cat Quinn signe un premier thriller d’une très grande qualité et remarquable par son style d’écriture et par son scénario. La communauté des mormons est un sujet qui me passionne dans la littérature et Cate Quinn l’aborde avec précision grâce à un tas de détails qui font la force de ce thriller. L’authenticité est pour moi un gage de qualité que j’aime retrouver dans mes lectures. Le thriller se construit tout autour de ce culte et de ces trois épouses. Comme je le signifie plus haut, les points de vues s’organisent tel un roman choral. L’intrigue et les rebondissements se forment ainsi au rythme des personnages, des découvertes et des suspicions, du passé et du présent. Un excellent thriller qui ne serait rien si le final ne serait pas explosif et stupéfiant. J’ai apprécié les trois épouses pour leur différence mais aussi car leur liaison est avant tout chaotique et qu’elle tend à s’apaiser dans des alliances anticonformistes. Elle sont toutes les trois à la recherche de la vérité quitte à déranger le passé pour mieux avancer dans cette quête qui ouvre les portes de l’enfer. Au-delà de l’intrigue, il est question d’amitié et d’humanité qui dépassent la question du culte.

 

Un thriller captivant qui se dévore facilement, au cœur d’un monde où les apparences sont aussi effroyables que la réalité.

 

A découvrir sans aucun doute !

 

THE LAST ONE TO DIE, un thriller fantastique de Cynthia Murphy.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Slalom

Traduit de l’anglais par Timothée Roblin


Elle pensait vivre le meilleur été de sa vie… ce sera peut-être le dernier.
Niamh, 17 ans, a travaillé comme une dingue pour pouvoir se payer des cours d’été dans la plus grande école d’art dramatique de Londres. Elle s’imagine découvrir une ville accueillante mais se heurte à une ambiance glaçante :
de nombreuses jeunes filles, dont ses nouvelles amies, se font violemment agresser. Toutes ont le même profil, celui de Niamh… qui va se retrouver au cœur du plus effrayant des films d’horreur !
Un thriller haletant sur fond de légendes urbaines.
 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
272 pages
Disponible au format numérique et broché

 

MON AVIS

THE LAST ONE TO DIE aurait pu faire partie de ces coups de cœur mémorables mais malheureusement et j’en suis convaincue, ce thriller n’était pas du tout fait pour moi. Mais, peut-être, vous, vous y succomberiez !

Niamh a toujours voulu être actrice et son rêve est sur le point de se réaliser. Direction Londres pour un été qu’elle a longtemps convoité. Un été dans la plus prestigieuse école d’arts dramatiques. Niamh, à force de travail, a pu s’offrir ce stage. Dès son arrivée dans la capitale, elle est subjuguée par toute cette euphorie. Alors qu’elle attend pour l’attribution de sa chambre sur le campus, elle est abordée par une fille de son âge. Elles font rapidement connaissance et se dirigent chacune vers leur chambre respective. Dans la confusion Niamh a pris des documents de sa nouvelle amie et décide donc de lui rendre. Mais une effroyable découverte l’attend dans la chambre de son amie, son cadavre. Ainsi commence ce périple londonien. Ne se laissant pas abattre Niamh décide de rester sur place et de profiter au maximum de son stage. Malheureusement ceci n’était que les prémices d’une suite de morts inexpliquées.

Court-elle un véritable danger en restant ici ?

Cynthia Murphy nous plonge dans un Londres lugubre où sa jeune héroïne va devoir faire face à l’inexplicable. Sous fond de légendes urbaines, Niamh et ses ami.e.s, au périple de leurs vies, vont être confrontés à la mort, à la magie et à l’horreur. Ce thriller fantastique s’adresse à un lectorat jeune. Mes attentes concernant le thriller fantastique sont trop élevées pour me satisfaire complétement (seul Cédric Sire est à mes yeux au top level). Et ceci explique en grande partie pourquoi je n’ai pas été entièrement satisfaite. Pourtant tous les ingrédients sont là pour vous envoûter en un claquement de doigt. Une héroïne paniquée et au bord du gouffre qui tient malgré tout à rester et, en quelque sorte, à affronter cette chose qui lui pourri son existence. Des personnages secondaires qui l’épaulent à leur manière. Un flic qui tombe pile-poil au moment opportun. Un décor qui laisse songeur. Un cimetière qui fout la trouille. Et des morts, beaucoup de morts. La disparition d’objets insolites. Et une légende urbaine qui semble véritablement réelle. Les rebondissements s’enchaînent sans hésitation et le final, effectivement est la hauteur : explosif, sanglant, horrible et effrayant. Tout est réuni pour vous faire passer un moment glaçant de lecture. Une écriture qui sait vous faire frémir et qui va, certainement, vous hanter pendant trèèèèèèèès longtemps.

Une lecture que je conseille vivement pour les novices.

SUR LES RAILS, un roman de Julien Hervieux.

POLAR

Éditions Filatures


Samuel “Sam” Ramiro est un directeur marketing déchu suite à un scandale créé de toutes pièces par son ancien employeur pour laisser son poste à son fils. Pour maintenir son train de vie et prendre sa revanche sur une société qui l’a publiquement humilié, Sam décide de devenir conseiller pour… l’économie souterraine. De la prise de contact avec un petit dealer jusqu’à la transformation de son réseau en véritable entreprise criminelle à succès, le livre est inspiré de faits réels…
 
Ma note : 4,5/5
222 pages
Nouveautés 2021
Disponible en numérique et broché.

 


MON AVIS

Ce roman est une véritable et sacrée surprise. Julien Hervieux explore l’économie souterraine d’une manière atypique. Le résultat est époustouflant et le roman ne manque pas de rythme et de rebondissements.

 

Sam a baigné toute sa vie dans le monde du marketing. Placer un produit, la publicité adéquate, les arguments, les mots, le packaging, il sait utiliser tous ces éléments dans le seul but d’enrichir l’entreprise sans état d’âme. Licenciement licencieux, Sam ne baisse pas pour autant les bras. Il connaît son métier sur le bout des doigts et même si la société lui a tourné le dos, il va s’en remettre au petit banditisme.

 

Sa cible, un jeune de la cité. Son profil a retenu son attention.
A sa sortie de prison, il se voit accoster par cet homme terriblement bien apprêté qui lui propose un business surprenant. Le rejetant un premier temps, il va toutefois reconsidérer son plan.

 

Mais le parcours pour atteindre des objectifs hors normes va être semé d’embûches. Contrôler le quartier, recruter des personnes de confiances, écouler la marchandise ne sont pas des choses faciles. Oui mais il a Sam comme associé, alors tout est possible.

 

Bienvenue dans les entrailles du marché souterrain. Sous fond de trafic de drogues, Julien Hervieux nous plonge dans un monde inconnu. Entre manipulations et règlements de compte, cet univers de violence et de concurrence est tout aussi attrayant et abject. Julien Hervieux décortique les mécanismes de ce monde parallèle. Le duo marche à la perfection. A juste mesure, l’un s’entête à avoir le pouvoir sur l’autre. Un tandem surprenant et une méthodologie à toute épreuve. Les frissons s’invitent tout au long du roman et les rebondissements ont cette tendance à accaparer le lecteur. Une plume efficace et qui a su créer une atmosphère particulière. Les personnages sont pour l’un mystérieux et machiavélique et pour l’autre fougueux, dangereux et imprévisible. Un scénario captivant qui m’a tenu en haleine tout au long des chapitres. L’univers des trafiquants est bien jugé, en tout cas, cela correspond  aux idées que j’ai pu me faire par rapport à des séries télé ou documentaires. Ce dernier est loin d’être glauque ou sanglant mais on ressent rapidement la tension qui augmente. Un certain humour noir s’invite dans les chapitres conférant à certaines situations un aspect burlesque et à d’autres un aspect sombre.

 

Julien Hervieux nous propose un polar totalement atypique, notamment par un scénario hors-norme et des personnages à la hauteur de leurs rôles. Une lecture qui m’a captivé du départ à la fin qui bien évidemment nous en claque une bien bonne.

 

A découvrir sans aucun doute !

 

TRANSACTION, un thriller de Christian Guillerme.

THRILLER

Éditions Taurnada

Collection le tourbillon des mots

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines. L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires. Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels. Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ? Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !
 
Ma note : 2,5/5
Nouveauté 2021
250 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Aïe voici un avis qui va piquer ! Il m’arrive, parfois, de sortir de ma lecteur totalement mitigée et c’est ce qui s’est produit avec le dernier thriller de Christian Guillerme. La quatrième de couverture envoie du lourd mais c’est sans les paillettes dans les yeux que j’ai refermé le livre.

 

Décor, simple, basique, la citée-banlieue avec ses tours décrépies et toute la désolation que l’on peut y trouver. Trois potes qui se connaissent depuis les bancs du primaire : la meuf victime de violence conjugale, le blanc qui zone toute la journée à la recherche d’un emploi, et le troisième (en surpoids et de couleur) qui travaille dans la même entreprise que son père. Ce dernier s’est fait avoir en achetant un produit sur un site qui bien évident n’est absolument pas conforme à ses attends. Encouragé par ses deux autres potes, il met à vendre cet objet sur un site également dans le but de refourguer la mauvaise came à un autre pigeon. Et là, bingo ! Voilà que l’affaire se conclut. Oui mais le pigeon est un brin psychopathe !

 

L’idée est originale il n’y a pas de doute. Mais (oui il va en avoir plusieurs), malgré la plume totalement addictive de Christian Guillerme qui en met plein les yeux et qui accroche avec tout un tas de rebondissements, la magie n’a pas du tout opéré.

 

Dés le départ je me trouve projeter dans un début confus qui part dans tous les sens. L’entrée en matière est perturbante et j’ai quand même compris pourquoi après quelques chapitres. Christian Guillerme a choisi une manière atypique (quoique pas nouvelle) d’aborder son scénario. Pourquoi pas, je ne suis pas contre ce procédé du moment que cela fonctionne. Mais ce sentiment de confusion persiste et ça, ce n’est pas bon signe !

 

J’embraye, je passe la seconde et la c’est la Bérézina. Les personnages principaux sont d’une caricature affligeante. J’ai en face de moi un roman social qui va, tout de même dans une moindre mesure, détailler la vie dans la cité et tout le tralala. J’avoue que là, j’ai eu du mal, beaucoup de mal. Je conçois que cela permet de mieux discerner l’état d’esprit et leurs traits de caractères. Mais non, ça ne fonctionne pas !

 

Je suis dure aujourd’hui 😦

 

A la troisième vitesse, je suis face à un psychopathe, un vrai de vrai, qui enterre ses victimes dans son jardin. Sa montée en puissance fait flipper. Calculateur, manipulateur, sa vengeance est terrible et disproportionnée (oui mais c’est un psychopathe alors va donc … pour la terrible vengeance sanglante !).

 

J’essaie de ne pas être narquoise 😦

 

Mon tout, fait un ensemble très bancal à mes yeux. Un thriller/roman social, c’est pas du tout ma came. Et malgré toutes les fois où je me suis refaite l’histoire (oui ça m’arrive tout le temps), je n’ai trouvé aucun élément auquel me rattacher et me dire « ah ouais, ça c’est top! ». J’avais beaucoup aimé Urbex Sed Lex et je lirai son prochain sans aucun doute. Je n’aime pas m’arrêter sur un avis aussi mitigé que celui d’aujourd’hui. Je n’étais pas au rendez-vous avec Transaction. Je ne peux toutefois que vous invitez à vous faire votre propre avis (surtout que tous les autres avis sont flatteurs). Vous apprécierez, sans doute, le rythme, les rebondissements et l’atmosphère angoissante qui s’égraine au fil des pages jusqu’à son apothéose.

 

 

L’ŒIL DU CHAOS, un roman fantastique de Jean-Marc Dhainaut.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Taurnada

Collection L’ombre des Mots


Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît,
les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
242 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Jean-Marc Dhainaut dans une toute nouvelle histoire.

 

Théo, jeune lycéen de 17 ans, se passionne pour la photo. Un week-end, il s’attelle à préparer un nouveau filtre à l’aide de miroir et d’un prisme faits maison. Le résultat n’est pas tout à fait excellent, mais peu importe son acharnement lui a permis de créer ce nouveau appareil photo. Théo est un jeune homme introverti et la photo lui permet d’exprimer une palette d’émotions. A bien regarder de plus près, ses nouvelles photos sont bien différentes des modèles originaux. Décontenancé par le résultat, il décide de manipuler son appareil et découvre avec effarement que les photos prises sont le reflet du moment exact 21 jours plus tard à la même heure. Et ce qu’il entrevoit c’est la fin du monde. Il tente désespéramment d’alerter ses parents et via son réseau social, les abonnés qui le suivent. Moqueries, insultes fleurissent sous les photos, mais Théo est persuadé qu’une grande catastrophe est imminente.

 

La chaleur, l’eau rationné, les écoles fermées, le monde vit au ralenti. Des aurores boréales peignent le ciel noir du Sud de la France, les animaux deviennent dingues et les gens commencent à se méfier. Puis soudain à la date fatidique, les avions tombent comme des mouches, le courant cesse, la télévision et les téléphones ne reçoivent plus rien. La fin du monde vient de retentir.

 

Théo séparé de ses parents et de son petit frère se doit à tout prix de les retrouver. Mais les gangs et les pilleurs sèment la terreur, nul endroit pour se sentir en sécurité. Épaulé et recueilli par un ermite, un ancien militaire solitaire, ils vont ensemble tenter le tout pour le tout et les rejoindre.

 

Ce road-trip aux airs d’apocalypses va vous tourmenter pendant longtemps. C’est un thème qui me subjugue tout autant qu’il m’effraie. Et puis notre quotidien se prête à la perfection à l’atmosphère créée par Jean-Marc Dhainaut. Outre cet aspect dont il nous fait irrémédiablement écho, l’aspect fantastique fait une timide apparition. Ce dernier est la marque de fabrique de l’auteur est à part quelques allusions ici et là, je ne peux que regretter ce choix. DANS L’ŒIL DU CHAOS est avant tout un roman d’aventure où l’homme et ses faiblesses sont au centre de cette histoire post-apocalypse. Il est question de survie, d’amitié, de courage, d’abnégation, de volonté et d’espoir.

 

J’ai pris du plaisir à lire le nouveau thriller de Jean-Marc Dhainaut. J’ai toutefois remarqué quelques redondances et un manque de fluidité qui entachent la lecture. Le thème est sans aucun doute intéressant. Il explore explicitement la surconsommation, l’environnement, l’écologie et les conséquences extrêmes de l’anthropocène.

 

Une lecture très surprenante où il est bien difficile de rester impassible.

 

Une chronique de #Esméralda

SEULE LA HAINE, un thriller de David Ruiz Martin.

THRILLER

Éditions Taurnada

Collection Le Tourbillon des mots


Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet. Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois. Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix… Un thriller psychologique qui va vous retourner la tête !!!
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 et coup de cœur »
252 pages
Disponible en poche et en numérique
Nouveauté 2021

MON AVIS

Okay, cher lectrices, chers lecteurs, voici un huit clos totalement bluffant et hypnotisant. Laisser tomber tout ce que vous connaissez et laisser vous séduire par le suisse David Ruiz Martin !

 

Est-ce-qu’à 15 ans il est possible de saisir la profondeur du mal, de le manipuler aisément et de faire vivre un enfer sans pareil à un psychanalyste ? Elliot a 15 ans, certainement surdoué, et il a perdu il y a quelques mois son grand frère. Un grand choc, un bouleversement inattendu car rien n’a laissé paraître son malaise, son envie d’en finir avec la vie.

 

Elliot gamberge. Il veut à tout prix savoir les raisons qui ont poussé son frère à cet ultime geste. Il n’a laissé ni mots ni indices. Elliot va pousser le vice loin, très loin. Prendre en otage le psychanalyste de son frère, Larry Barney, dans le but précis d’en savoir davantage et surtout planter une belle graine de remords et autres dans l’esprit du psy.

 

Un flingue, des photos, des mots, beaucoup de mots qui touchent leur cible, laissent derrière eux cette trace indélébile de la douce folie. Un venin puissant, mélancolique, dramatique. Jouer avec les valeurs morales, tendre cette toile d’araignée jusqu’à ce moment fatal où la détente du pistolet claque !

 

Elliot est une âme désespérée et il voit en Larry son bourreau, celui qui a détruit sa vie.

 

David Ruiz Martin signe un thriller psychologique d’une beauté morbide. Celle qui vous fait frissonner, celle qui vous scotche, celle qui vous sidère et subjugue. Une plume un tantinet machiavélique (et c’est un doux euphémisme) qui vous embarque dans un huis clos terrifiant. Un huis clos qui m’a surpris dans la manière de sa construction. Si vous pensez pièce close, alors certes le roman débute ainsi mais il se termine tout autre. L’auteur met en exergue tout l’aspect psychologique. Tendancieux, féroce, faible, puissant, manipulé, sournois, vil, machiavélique … tout autant d’aspect qui rend le scénario d’une qualité irréprochable.  Une histoire de dingue porté par un personnage diabolique.

 

Un thriller détonnant qui m’a capturé dès les premières pages pour ne plus me lâcher ! Un thriller qui va vous foutre les chocottes !

 

A découvrir sans tarder !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

… ET POUR LE PIRE, un thriller de Noël Boudou.

Thriller

Éditions Taurnada

Collection Le tourbillon des mots


Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…
MA NOTE 4,5/5 mention « à découvrir de toute urgence »

173 pages
Disponible en numérique et broché.
Nouveauté 2021

MON AVIS

86 ans, toutes ses dents et toute sa tête, Vincent n’attend qu’une seule chose avant de pouvoir trépasser, se venger. Une vengeance qu’il rumine depuis vingt années. Pas un seul jour, il ne vit pas avec le souvenir de sa chère Bénédicte, l’amour de sa vie, sauvagement tuée par une bande de bon à rien. Il revoit ce qu’a dû endurer sa femme : les sévices, les brûlures, les viols, les lacérations, les humiliations, la mort lente. Il hurle la douleur de sa perte. Il pleure sa disparition, jour après jour. Il noie sa tristesse dans la boisson. Il est devenu le vieux grincheux, celui que l’on montre du doigt, celui qu’on évite à tout prix. Sa solitude est brisée lorsque la belle « sunshine », Magalie, son aide ménagère, passe des petits moments avec lui. Son neveu malgré sa servitude n’est qu’un petit avorton qu’il adore enquiquiner. Vincent et toute sa douceur de vivre se sont enfuis ce maudit jour. Il se prépare. Plus que quelques jours et son plan se mettra en marche. Il n’a pas peur de la mort, il l’attend avec impatience, les bras grands ouverts. Seul petit bémol, ses nouveaux voisins. Il n’y a rien contre eux, même pas leur origine évidente, au contraire cela lui rappelle de merveilleux souvenirs. Ce qui l’embête c’est le fait qu’ils écoutent ses confidences. Malgré toute son énergie à les éviter, il ne veut pas que les malheurs, les siens, s’abattent sur cette magnifique famille. Il faut dire que les bras de ce papa seraient la force qu’il lui manque. Et puis la maman, flic, a plus d’un tour dans son sac. Une team exceptionnelle pour un boulot machiavélique !

 

Je crois que j’ai été accaparée dès les premiers instants par ce vieux monsieur et son caractère exécrable. Un véritable ronchonneur qui n’a pas sa langue dans sa poche et surtout qui ne déroge pas à ce qu’il a planifié. Sa douleur est évidente et son moyen de l’évincer est d’une certaine façon honorable. Qui n’a pas rêvé de se faire soi-même justice ?! Malgré son grand âge, il n’a pas perdu le nord. Son côté acariâtre, fonceur, têtu, et un peu maso sur les bords, j’approuve à 100%. Il est loin le papi pantouflard. En dehors de ce contexte de vengeance « terrible de la mort qui tue », une autre histoire tisse sa toile et je l’ai trouvée splendide. Elle contrecarre parfaitement l’image du papi en tenu de camouflage apprêté de son fusil. Un thriller que j’ai tout simplement adoré. Le scénario est hors du commun (non mais franchement un papi en commando, il fallait le faire). De l’action, de nombreux rebondissements, une intrigue magnifiquement bien ficelée et surtout des voisins au top. J’ai apprécié le rythme que donne Noël Boudou à son histoire. Une plume vive, souvent agrémentée d’un humour tranchant, qui sait nous mener par le bout du nez.

 

Si au départ c’était pour le meilleur … ET POUR LE PIRE a su me séduire par son originalité. Un personnage atypique motivé par un puissant sentiment de vengeance. Un cocktail explosif qui t’explose à la figure, là, gentiment pendant que toi t’es bien installé.

 

Je recommande vivement et chaleureusement. Vous n’allez pas être déçus !

 

UNE CHRONIQUE D’ESMERALDA

UNE ARÊTE DANS LA GORGE, un thriller de Christophe Royer.


Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 
Après une retraite bien méritée en Irlande, loin de tout, Nathalie Lesage reprend du service. Au revoir Paris, bonjour Lyon. Une mutation qu’elle souhaitait pour oublier les événements passés. Son grade de commandant va lui causer certain soucis pour se faire accepter au sein de la nouvelle brigade dirigée par une bonne femme pas commode. Mais les défis ne l’ont jamais fait peur.
Je retrouve une Nathalie Lesage moins intrépide mais toujours prête à se mettre dans des situations pas possibles. Plus détendue et toutefois mal à l’aise, Nathalie doit mettre les bouchées doubles et surtout utiliser tout son bon savoir pour rentrer dans les clous et se faire accepter. Premier jour, elle tombe nez à nez avec une ancienne camarade de la promotion, se trouve affubler d’une ventre sur patte à la carrure de rugbyman et à l’entrain un peu douteux mais rafraîchissant, et un meurtre. Ainsi s’amorce une nouvelle course contre la montre afin de débusquer le meurtrier. Un meurtre, puis deux, puis trois d’une violence inouïe. Une aide providentielle et bien mystérieuse et de nombreux indices qui la porteront vers le coupable. Au cœur de Lyon, ce qui s’apparentait à une vengeance découlera vers un trésor inestimable. Êtes-vous prêts à le découvrir ?

 

Je suis très heureuse de retrouver le personnage de Nathalie Lesage dans ce nouveau thriller proposé par Christophe Royer. Un personnage à la fois différent mais qui a conservé son entrain pour les ennuis et son bon sens. Elle est rejoint par ce nouveau acolyte, un bleu qui contrebalance la morosité de Nathalie. Totalement essentiel il apporte cette touche de folie tout en apportant celle de la stabilité. L’intrigue quoique bien ficelée n’a malheureusement pas su me satisfaire. Un peu trop de facilité et l’ésotérisme et quelque peu aux abonnés absents. Un peu trop calme pour moi qui aime les rebondissements, les clash et les surprises. J’ai beaucoup apprécié l’effort que l’auteur a porté à son décor en mettant à nu un patrimoine méconnu de Lyon : les arêtes de poissons. Un véritable mystère quant à son rôle et à sa construction. Rajouté à cela, une histoire de franc-maçons et vous avez un cocktail explosif ! Sauf que pour le coup niveau ésotérisme, il n’est pas véritablement au rendez-vous. J’en attendais davantage comme par exemple sur les traboules. J’ai tout de même apprécié ma lecture, même avec mes exigences. J’ai passé un bon moment de lecture sans toutefois ressentir ce frisson que j’affectionne. Le côté historique de la ville de Lyon m’a passionnée. Je suis admirative des recherches certainement employées par l’auteur pour planter ce décor et cette ambiance qui auraient pu tendre à créer un suspense plus haletant.

 

Une chronique de #Esméralda

 


… Lien Kindle

… le site des éditions Taurnada

… mon avis sur le précédent thriller de Christophe Royer, clique sur l’image pour le découvrir.