BLACK HATERS, tome 1 : Action, une romance dystopique de Manon Donaldson.


Son avenir à elle était tout tracé, son futur à lui ne pouvait être plus incertain.
Appartenir à l’Élite est synonyme d’une perfection dénuée de libre-arbitre.
Nellyanna, fille du Conseiller Mavoy, s’apprête à célébrer le mariage fastueux de sa sœur aînée.
À cette occasion, elle croise Lander, un homme mystérieux déterminé à brouiller tous ses repères.
Mais l’événement de l’année est perturbé par un attentat perpétré par les Black Haters, un groupuscule œuvrant dans l’ombre, réclamant justice et vérité auprès de ce gouvernement qui les opprime autant qu’il les dissimule au peuple.
Le destin de Nellyanna, kidnappée par les rebelles, bascule quand elle comprend que son monde est bâti sur des secrets inavouables.
Lander signera-t-il sa perte ou sa liberté ? Et quelle est cette vérité qui lui échappe ?

Nellyanna est la fille cadette du conseilleur Malvoy, une des grandes voix qui régissent le Conseil. L’Élite est composée de patriarches qui se passent le pouvoir de génération en génération et de père en fils. Nellyanna grandit au cœur de préceptes rigoureux où la place des filles et des femmes est régie d’une main de fer. Un enseignement à part des garçons. Et puis vient le temps des bals, des fiançailles et des mariages, tout cela gouverné par un code qui ne laisse aucune marge à la liberté et au libre arbitre. Mariages arrangés selon le rang de naissance et ce qu’a à offrir le futur époux. Les femmes sont conditionnées dès leur plus jeune âge aux paraître, à la gouvernance d’une maison, à l’éducation des enfants et à l’organisation de l’avenir.
Nellyanna n’échappera pas à la règle. Pourtant si son secret serait découvert, elle risquerait le bannissement. C’est le cœur brisé qu’elle doit se conformer aux obligations de l’Élite. Nellyanna est une jeune femme généreuse qui aime découvrir le monde qui l’entoure. Elle s’offusque quand elle est réprimandée face à sa curiosité, notamment en ce qui concerne la politique (qui est une affaire d’homme). Elle prend du plaisir à comprendre le monde qui l’entoure mais elle est loin de tenir toutes les cartes en main. Elle aime discuter avec le personnel de la maison. Une âme rebelle dans une société où l’apparence est de rigueur. Elle accepte très mal les convenances des uns et des autres, préférant souvent s’isoler pour éviter les vagues déferlantes qu’elle pourrait créer. Alors que le mariage « forcé » de sa grande sœur est sur le point de se concrétiser, Nellyanna fait la rencontre du mystérieux Lander qui semble en savoir long sur elle. Horrifiée que son secret soit dévoilée, prenant son courage à deux mains et malgré tous les risques qu’elle encoure, elle décide de répondre à l’invitation de cet homme tout aussi attirant que dangereux. Charismatique, impressionnant, instinctif, impulsif, fougueux, Lander est ce genre d’homme qui repousse autant qui attire. Alors que Nellyanna s’assoupit dans cette chambre inconnue, un incendie se déclare, l’obligeant à quitter les lieux précautionneusement afin d’éviter tout soupçon malencontreux. Regroupées dans une salle, les familles voient leurs vies partir en éclat. Les Black Haters, ce groupuscule qui désire faire éclater la vérité, sèment le chaos et kidnappent les héritiers des Conseillers.

 

C’est ainsi que Nellyanna se retrouve parmi ces hommes qu’elle connaît trop peu dans cette pièce nauséabonde. Les intimidations, les manipulations, les humiliations débutent, laissant surgir en leur sein la colère, l’abnégation et les interrogations. Un imbroglio de suspicions, de prises à partie où les voix s’élèvent et se confrontent. Les morts s’amoncellent vers cette vérité cruelle. Nellyanna s’épuise à comprendre, à survivre, à trouver une raison valable à sa présence ici, à l’homme qui l’a trahie, à l’homme qui la sauvera peut-être, à ce futur qui s’annonce, à ce choix qu’elle devra faire.

 

Manon Donaldson signe une nouvelle romance totalement addictive. Un univers complexe où deux camps s’opposent et au milieu cette héroïne qui n’a pas demandé à l’être. L’auteure met en avant l’aspect psychologique qui figure tout au long de sa romance. Elle pose bien évidemment les bases d’une histoire plus complexe qui se délitera au fils des tomes. Il est difficile à la fin de ce tome de tout appréhender et laisse entrevoir de nouvelles pistes. Une romance choc portée par une plume efficace au point qu’il est bien difficile de s’arrêter de lire. Des personnages complexes qui ne nous facilitent pas la vie. A la fois attachant et exécrable, ils adorent nous rendre dingue au point de ne pas savoir sur quel pied danser. Une romance tonitruante où l’action règne. J’avoue avoir frôlé l’arrêt cardiaque de nombreuses fois. Une romance rocambolesque au cœur de cet univers qui fait froid dans le dos. Une finalité en pointillée … Affaire à suivre !

 

Une romance de #Esméralda

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… mes avis sur d’autres romance de Manon Donaldson.

LE SPIROU DE CHRISTIAN DURIEUX – PACIFIC PALACE.


Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d’un lac qui l’est tout autant. Spirou regrette déjà d’y avoir fait engager à ses côtés Fantasio, viré comme un malpropre du Moustique. Car l’ex-journaliste reconverti en groom n’a vraiment pas la vocation et ne rate pas une occasion de fâcher M. Paul, leur supérieur hiérarchique.
Mais trop tard pour faire machine arrière : un véritable huis clos est décrété et l’hôtel se retrouve sans clientèle et avec un personnel réduit pour accueillir discrètement Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans. Dans ses bagages, d’imposants gardes du corps mais aussi Elena, fille du « Grand Guide » au regard envoûtant, dont Spirou tombe instantanément amoureux.
/>Alors que Fantasio ne rate pas une occasion de provoquer l’entourage du tyran, Spirou essaie de comprendre l’étrange ballet politicien qui se joue presque sous ses yeux.
Avec Pacific Palace, Christian Durieux nous livre un Spirou très personnel, entre subtile fable politique et douloureuse romance, une bande dessinée pleine d’ambiance mais avec une véritable intrigue politico-policière.

Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu un quelconque Spirou durant ma jeunesse et c’est piquée par la curiosité que j’ai décidé d’ouvrir celui-ci. Spirou et Fantasio, compagnons inséparables et improbables, ne me sont pas inconnus malgré tout. Christian Durieux propose un huis clos à la fois saugrenu et palpitant. Une intrigue policière que Spirou en bon enquêteur qu’il est, va percer à jour. Et Fantasio en tout gros balourd qu’il est va jouer au journaliste échevelé.
Le Pacific Palace est un endroit paisible au cœur d’une nature qui l’est tout autant. Spirou est groom alors que Fantasio l’a rejoint après ses déboires au Moustique. Pas très à l’aise dans ce nouveau job, l’esprit farfelu du journaliste ne manque pas de mettre dans tout ses états Monsieur Paul, le dirigeant du prestigieux hôtel.

 

Alors que les chambres se vident de ses occupants, une étrange atmosphère s’installe dans les couloirs de l’hôtel. Seuls, une femme de chambre, des cuisiniers ainsi que Spirou et Fantasio sont restés afin d’accueillir un bien étrange homme et sa famille.

 

Le dictateur Iliex Korda sauva son pays, le Karajan, d’un sombre destin. Après des années de pouvoir celui-ci est renversé et est dans l’obligation de s’enfuir avec sa femme et sa fille. Recueilli par la France, ce qui ne manque pas de faire des vagues, Korda trouve refuge dans le prestigieux hôtel. Alors que sa présence est revendiqué par la population et que les échauffourées sont de plus en plus nombreux, les chambres de l’hôtel deviennent le théâtre de pourparlers discrets. Pendant ce temps Spirou ne manque pas de remarquer la belle Elena, la fille. Discrète, elle le met en garde contre les apparences et de se méfier de tout.

 

Alors qu’une violente tempête s’abat sur la région, l’évacuation des lieux est sommée. Rien n’aurait été plus simple si des coups de feu n’auraient pas retenti.

 

Christian Durieux signe une magnifique bande dessinée. Il me semble que l’on retrouve les traits de caractère des personnages fétiches de Rob-Vel. Les traits physique sont toutefois modelés selon Christian Durieux. Il confère au scénario une atmosphère sombre où les interrogations s’amoncellent. Une intrigue très intéressante et surprenante qui m’a prise de court. Des moments intimistes qui s’opposent volontiers au déchaînement des événements et des situations ubuesques provoquées par Fantasio. J’ai beaucoup apprécié cette lecture tout autant pour l’aspect du scénario que pour les personnages.

 

Une chronique de #Esméralda

Source Dupuis.com

L’HOMME DE LA SITUATION, une bande dessinée de Lou Lubie.


Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ?
Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au cœur de ses pires angoisses…
Une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ?
Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Au cœur de notre société patriarcale, l’homme a une place de choix qui lui laisse prétendre à avoir ce qu’il souhaite, à diriger et à croire que tout lui est dû. Manu a toujours été cet homme, sûr de lui. Un enseignant exceptionnel et apprécié par ses collègues et sa hiérarchie. Alors qu’un poste est à pourvoir au sein de l’établissement où il enseigne, il croit avec conviction et force qu’il lui sera attribué sans détour. Lorsque la décision lui est rendue, c’est le coup en trop qu’il le blesse. Désabusé et en colère, son monde s’écroule sans préavis et dans une violence inouïe.
Mis au repos forcé, il ne parvient plus à comprendre ce monde et sa compagne qui ne souhaite plus le voir. Les heures s’écoulent tel un sablier sans fin où les doutes, les questions se bousculent. Une attente qui le met à mal à l’aise et où les réponses tardent. Par une journée morose, il fait la connaissance d’une famille singulière qui occupe un vieil hôtel. Par devoir, il devient le percepteur de cette famille désœuvrée. Déscolarisés les enfants reprennent ainsi goût à l’apprentissage. Renouant ainsi avec sa profession et sa vocation, le goût de vivre semble renaître. Mais les angoisses sont toujours là, voraces, accaparantes. Sera-t-il prêt à les accepter pour enfin vivre ?

 

Lou Lubie signe une bande dessinée vraiment incroyable. J’étais loin de m’imaginer les thèmes qu’elle aborde avec cette force aussi inespérée et que foudroyante. Une prise de conscience et le portrait de cet homme qui finalement doit faire face à ses états d’âmes. Tel un thriller et grâce à une atmosphère angoissante, le héros doit gérer une situation complexe. Un scénario implacable et des illustrations précises qui ne manquent pas de détails notamment dans l’expression des visages. Une très belle découverte qui traite un sujet d’actualité et qui pour une fois met au cœur de l’action un homme qui s’effondre.

 

A découvrir !

Source Dupuis.com

LE DERNIER ATLAS Tome 2 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


TOME 2/3
Dans l’intrigue de cette uchronie, l’Algérie n’a eu son indépendance qu’à la suite de la catastrophe de Batna, en 1976, qui aurait fait 6.000 morts et conduit au démantèlement du nucléaire mobile, les Atlas, des robots géants. Au cœur du parc de Tassili en Algérie où l’Umo a surgi, la menace se précise dans le deuxième tome de cette trilogique.
Tandis que Françoise Halfort, l’ancienne reporter de guerre vient d’accoucher à 53 ans d’une fille qui porte une marque sur le front, le George Sand, le dernier Atlas, a finalement décollé de l’Inde où il gisait depuis des décennies. Autour d’Ismaël Tayeb, le bandit investi d’une nouvelle mission, l’équipage se met en route pour affronter le titan surnaturel à bord du robot volant. Entre l’indienne charismatique et sa discrète assistante, diplômée en génie civil et en géopolitique, l’ancien mécano et l’ingénieur nucléaire, le truand russe et le cul-de-jatte aventurier, la fresque anime sa galerie de héros atypiques.

 
Y a pas à dire, je craque carrément pour cette trilogie. Le tome 2 confirme mon coup de cœur pour le premier tome. LE DERNIER ATLAS est totalement stupéfiant !
Toujours axé sur l’action, le scénario m’a entraînée au cœur d’une histoire qui se tourne davantage vers la science fiction. Tous les personnages du premier tome sont mis à contribution et chacun tour à tour, dans un espace-temps défini, est au cœur de leur propre histoire qui tend, je suppose, à être réuni dans le troisième et dernier tome. Entre Nantes, le dernier Atlas et l’Algérie, j’ai navigué avec une aisance quasi mystique au rythme des différents points de vue. Même si les éléments du scénario se précisent, je reste encore dans le flou en referment  mon e-book. Un suspense haletant et accaparant. Un scénario trépidant et des illustrations à la hauteur jouant parfaitement la carte entre la brutalité et la douceur dans les lignes tout en courbe. L’aspect historique est moindre par rapport au premier tome mais demeure en filigrane tout au long de la lecture.

Je ne vous cache pas que je suis raide dingue de cette trilogie ! Un caïd en passe de devenir un héros. Son patron rêve de devenir le roi du monde ! Un indienne qui apprivoise un robot hors norme. Un russe pas commode. Des anciens, vieux de la vieille, qui déboulent. Les petites mains du caïd empêtrées dans deux missions sauvetage. Une ancienne journaliste qui fuit pour préserver son bébé qui porte une marque mystérieuse et évocatrice d’ennui. Une course poursuite effrénée où tout en chacun va devoir tout faire pour se préserver. 

LE DERNIER ATLAS est sans équivoque LA bande dessinée à découvrir. Un univers intransigeant. Des personnages tout aussi attachants que détestables. Une histoire addictive ! 

Une chronique de #Esméralda

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DANS LES YEUX DE LYA Tome 1 et Tome 2 de Cunha et de Carbone.


TOME 1 – EN QUÊTE DE VERITE
À la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie. Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan.
Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Lya rêve de cette vengeance depuis qu’elle a découvert ces papiers dans les affaires de ses parents. Mûrie depuis de nombreuses années et amplifiée par ce sentiment d’injustice et de haine qu’elle ressent depuis son réveil à l’hôpital. Sa vie a littéralement changé et se trouver sur un fauteuil roulant paralysée ne faisait pas partie de ses plans d’avenir.
Portée par ce manque de vérité, elle a décidé depuis quelques temps de jouer à  l’espion et de démasquer le responsable de son état. Ses trouvailles l’ont portée à ce cabinet d’avocats réputés. Elle l’intègre en étant stagiaire et en fin limier qu’elle est tente à tout pris de trouver les réponses à ses questions. Aidée par son meilleur ami, Antoine, leur plan devrait se dérouler à la perfection. Sauf qu’une certaine secrétaire se met au travers de leur projet. Ennemie ou amie ? Tout est possible !

 

Ce premier tome pose les bases d’une extraordinaire aventure qui tend à révéler de lourds secrets. Il est axé sur les personnages et leurs caractères, en somme des présentations approfondies. Lya est une jeune femme marquée par cet événement tragique, l’accident. Sous cette colère se cache de nombreuses blessures qu’elle tente de panser. Elle ne manque pas d’idées pour mettre son plan à exécution. Elle est déterminée, entêtée, obstinée mais le résultat en vaut la chandelle, alors autant foncé ! Antoine est un jeune homme introverti. Il n’a d’yeux que pour son amie de toujours et se laisse mener par la baguette. Il est prêt à tout pour elle.

 

Le scénario de Cunha est très addictif. Je me suis laissée porter par cette superbe aventure dont l’héroïne sort des sentiers battus. Le sujet douloureux est contrebalancé par cette héroïne des temps modernes. Les dessins de Carbone sont captivants et arrivent à transmettre tout un panel d’émotions intéressantes. Cette première mise en bouche est sans aucun doute appétissante. ET le second tome vous captivera tout autant !


TOME 2 – SUR LES TRACES DU COUPABLE
Lya va peut-être enfin connaître l’identité du chauffard qui l’a renversée la veille de ses 17 ans. Elle tient dans ses mains le dossier subtilisé dans le bureau de maître Martin de Villegan. C’est pour ce dossier qu’elle s’est faite embaucher comme stagiaire dans ce cabinet d’avocats. Tout ça pour ça. Mais Lya peut compter sur ses deux alliés fidèles, Adèle sa collègue dévouée et Antoine son meilleur ami. Sur le terrain, l’enquête pour la vérité vire à la série noire.

Ce second tome est tout autre. Place à l’action où les découvertes toutes aussi importantes viennent étouffer de nombreuses suspicions. Rejoint par une nouvelle alliée de taille, Antoine et Lya, récoltent peu à peu de nouveaux indices.
La traque se déroule sur le terrain et les dangers fleurissent de plus en plus sur leur chemin. Vont-ils enfin découvrir la terrible vérité ?

 

Ce second tome se poursuit sur un rythme beaucoup plus énergique. L’action et la réflexion ont entièrement leur place. Le suspense s’installe progressivement rendant peu à peu l’atmosphère inquiétante. La découverte de ce secret devient périlleuse, pourtant les protagonistes foncent tête baissée. J’ai adoré leur manière un peu orthodoxe et naïve de jouer aux espions. Leur amateurisme fait sourire. Le plus important reste, cependant, cette histoire de quêtejustifiée. Que fera t-elle lorsqu’elle aura la vérité sous les yeux ?

 

Un second tome trépidant et frénétique. Une très très belle suite !

 

Une chronique de #Esméralda

LES BADASS, tome 1 : Cœur de voleur de Khéméia B.


Tome 1
Il n’était pas prévu que Diana, une leader née, Sophie, une hackeuse talentueuse, Aliya, la reine du flingue et Angel, une combattante émérite, forment un jour un club digne de robin des bois. Mais les circonstances de la vie les ont réunies et voilà qu’elles se retrouvent à voler aux riches, qui eux-mêmes ont volé, pour mieux redistribuer l’argent à ceux qui auraient dû l’avoir en premier lieu.
Diana n’a généralement qu’une chose en tête : la mission et rien d’autre que la mission. Jusqu’à ce qu’un certain Caleb croise sa route et lui mette des bâtons dans les roues. Parce que, soyons honnêtes, lui piquer sa bagarre, c’est lui mettre des bâtons dans les roues, non ?
Entre attirance et méfiance, Diana fait de son mieux pour ne pas perdre la tête. Surtout que leur mission les emmène dans un terrain bien plus miné qu’elles ne l’imaginaient. Est-ce que les badass ne se sont pas frottées à un adversaire plus dangereux qu’elles ?
Mais bon.
Diana aime le danger.
Alors autant foncer.

Hilarant, touchant et bouleversant, vous allez dévorer cette lecture en un tour de main. Khéméia B. a mis toute son énergie et son imagination au service des lectrices. Et je puis vous assurer que le point final vous allez dégainer … plus vite que votre ombre.
Diana est une survivante comme ses 3 amies. Une femme forte, intelligente, débordante de courage, vaillante, une femme de caractère qui suit une ligne de conduite bien précise. Elle n’est pas la cheffe d’un groupe obscur où le profit régente leur vie. Les Badass sont un groupuscule qui met en œuvre leur talent pour protéger les plus faibles et surtout faire en sorte que les richesses dérobées par les milliardaires sans scrupules retrouvent en toute quiétude les comptes des associations dont ils étaient initialement destinataires. En bref, ce sont quatre super ninjas prêtes à tout affronter dans le but que le monde soit meilleur. Diana et ses amies vivent en clandestinité. Leurs têtes sont mises à prix. Malgré cela, elles continuent à braver les dangers. Diana est une femme charismatique qui doit gérer une brochette de filles assez atypiques.

 

Taciturne serait le bon adjectif pour décrire Sophie. Froide aussi conviendrait parfaitement. Sophie est mutique et les seuls mots qui découlent de ce petit bout de femme ont une force de persuasion assez efficace. Sophie est la hackeuse de service et son sang-froid est une option très précieuse.

 

Râleuse est celui d’Angel. La petite blonde a toujours un mot pour mettre le boxon au sein de ce groupe d’intrépides. Aussi râleuse qu’efficace, Angel ne sait pas faire dans la dentelle et tape dans le tas.

 

Angoissée est celui de Aliya. La brune est loin d’avoir régler ses comptes avec son passé. Toujours sur le qui-vive. Le moindre grain de sable dans les rouages de ce groupe lui provoque de terribles angoisses où le passé reprend ses droits. Aliya peut compter sur ses acolytes pour la remettre dans le droit chemin.

 

Et lui dans tout ce bordel, c’est Caleb et son sens de l’humour bien à lui qui vient, là, tomber du ciel, mettre la pagaille. Caleb est énigmatique et sa belle gueule perturbe, un peu, beaucoup, passionnément, la belle Diana. Et pourtant ce n’est pas le moment de tomber amoureuse. Elle a beaucoup de problèmes à gérer. Des dollars qui s’envolent, un Tarzan qui se la joue 007, et une probable dissolution du groupe car le danger est bien trop proche d’elles. Si elles n’ont pas encore perdu leur tanga en dentelle dans tout ce fouillis, leur amitié est bien plus forte que la mort. Œil pour œil, dent pour dent, Les Badass sont tout aussi flippantes qu’attachantes. Vous allez les adorer !

 

Humour, passion, danger, action, amour, amitiés, la nouvelle romance de Khéméia B est un super condensé d’émotions. De quoi y perdre son latin et surtout sa tête. Une ambiance à la Mrs et Mr Smith toute aussi tonitruante que drollissime. On sursaute, on fond d’amour, on rage, on crie, on pleure et on fulmine. Khéméia B garde le meilleur pour la fin. Dans le style cliffhanger de malade, elle y met le paquet pour ma plus grande frustration. J’adore les retournements de situations et surtout aller de surprises et surprises. Le combo parfait, à me yeux, pour ne pas s’ennuyer. Les filles sont génialissimes et le beau gosse ….. chuuuuttttttt, je ne vous dirai rien, même sous la torture ! 

 

Bref, une romance qui envoie dans tous les sens. J’adore, j’adore, j’adore et j’en redemande !!!!!!

 

Une chronique de #Esméralda.

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LE DERNIER ATLAS Tome 1 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


Tome 1/3
Ismaël Tayeb est lieutenant dans un gang criminel. Son grand patron lui donne un ordre qu’il ne peut refuser : trouver une pile nucléaire… Pour cela il va devoir remettre en marche et voler le dernier Atlas, un de ces immenses robots français qui géraient des constructions titanesques jusqu’au milieu des années 70, mais qui, suite à un grave incident à Batna durant la guerre d’Algérie, ont tous été démantelés… à l’exception du George Sand.
Au même moment, Françoise Halfort, ex- reporter de guerre, se retrouve confrontée dans le parc de Tassili à un phénomène écologique et sismique sans précédent qui va bouleverser l’équilibre du monde… Un récit-fleuve, intensément feuilletonnant, à lire d’urgence !

 

 
Un premier tome totalement génial, accaparant, subjuguant et hallucinant.
Vous ne le savez pas, mais il y a 20 ans en arrière (oui je suis vieille), les bandes-dessinées étaient mon dada. J’en lisais à la pelle et avait ma préférence pour Lanfeust de Troy et XIII. Au fils du temps, cette passion s’est estompée et reportée sur les romans.

 

J’étais loin de me douter du plaisir que j’ai pris en lisant ce premier tome. LE DERNIER ATLAS est une uchronie se reposant sur des faits réels. L’Algérie, colonie française, qui réclame son indépendance, une ville au sud-Est d’Alger, Batna, théâtre de nombreux événements. Si ce point temporel est le point de départ de l’intrigue, le fil de l’histoire appartient à la fiction.

 

Le gouvernement français décide de construire des Atlas. D’énormes robots capables de soulever des charges phénoménales et ainsi de construire des immeubles impressionnant à l’architecture unique. Ces robots malheureusement suite à des accidents notables doivent être démantelés. Ismaël Tayeb a eu la chance d’en avoir vu un au cours de son enfance, même si cela relève d’un mauvais souvenir. Il n’en retient que la majesté de ces machines. Tayeb n’a rien d’un ange. Lieutenant au sein d’une grande organisation, il vit de larcin en tout genre et de commerce illicite. Il se dénote par son intelligence et par sa capacité à garder un calme olympien dans toutes les situations. Quand « Dieu le père », un russe exilé, décide de l’embarquer dans une nouvelle affaire en lien avec les djihadistes, Tayeb se trouve confronter à « quelque chose de plus grand ». Suivre son pressentiment devient une obsession qui le portera en Indes. Un défi pour sauver l’humanité ? Qui le suivra dans cette quête improbable ?

 

En parallèle Françoise Halfort, ancienne journaliste, se trouve sur les terres de Batna dans le désert afin d’étudier d’étranges curiosités. Des oiseaux agglutinés au même endroit, des insectes difformes avec une marque aux formes étranges, des tremblements de terre. Et les surprises sont loin de s’arrêter là !

 

Ce premier tome introduit avec habileté les personnages, l’environnement et une intrigue qui promet monts et merveilles par la suite. Bien évidemment les scénaristes, Vehlmann et De Bonenval,  cultivent parfaitement l’ambiguïté et la curiosité qui poussent le lecteur à aller de l’avant. Un scénario sombre qui plonge le lecteur dans une atmosphère noire et glauque où le mal règne sans partage et concession. Le scénario ne doit l’intensité qu’aux dessins de Tanquerelle et Blanchard qui saisissent sur le papier avec une étonnante et effroyable facilité les émotions des personnages. Des traits parfois plus grossiers et caricaturaux quand cela s’y prêtent et d’autre part des traits plus fins et harmonieux et angéliques.

 

En bref, je suis vraiment enchantée par ce premier tome. Un histoire rocambolesque et des personnages intrigants qui n’ont pas encore révélé toutes leurs facéties. Le tome 2 sortira début avril et surtout n’ayez crainte de vous le procurer en version numérique, le rendu est top !

 

Une chronique de #Esméralda