Jackie et Lee de Stéphanie des Horts

Biographie – Livre sorti le 26 février 2020
Editions Albin Michel

Ma note : 3/5 mention « étonnant »


Résumé : Deux sœurs. Un destin.
Américaines. Chic. Glamour. Deux sœurs intelligentes et belles. La première aura tout, la seconde en rêvera. La première épouse un président et s’érige en symbole. La seconde s’unit à un prince sans fortune et sans gloire.
Jackie et Lee Bouvier entrent dans la légende. Leurs amants s’appellent Gianni Agnelli ou Aristote Onassis. Elles fréquentent Cecil Beaton, Andy Warhol, Mick Jagger. Elles lancent les Hamptons, font vibrer Palm Beach. Sur la côte amalfitaine, Benno Graziani shoote à tout va pour Paris Match, c’est la dolce vita… Et soudain, le drame : Dallas, 22 novembre 1963.  Jackie va enfin faire profil bas, songe Lee. Elle se trompe, Jackie se prend pour le soleil et Lee marche dans l’ombre de son aînée.
De l’Inde de Nehru à la Ve avenue, du bal Noir et Blanc de Truman Capote aux pontons de Martha’s Vineyard, Jackie Kennedy et Lee Radziwill s’affrontent à coups de secrets inavouables, de serments bafoués et de testaments que l’on préférerait oublier.
Alors, les sœurs Bouvier, des filles infréquentables ou les dernières princesses de l’Amérique ? Après La Panthère, Pamela et Les Sœurs Livanos, Stéphanie des Horts nous entraîne au cœur du clan Kennedy, dans le secret d’une relation ambivalente, entre passions, orgueil et jalousie.


L’avis de #Lilie : Voilà un livre dont je n’avais pas du tout entendu parler au moment de sa sortie. Je l’ai découvert grâce à ma cousine et à notre défi lecture. Quand elle m’a proposé cette biographie, j’ai été enthousiasmée à l’idée d’en savoir plus sur une des icônes de l’Amérique. Honnêtement, ma vision de Jackie Kennedy, née Bouvier, était très loin de la réalité.

Nous faisons donc connaissance avec deux sœurs, les sœurs Bouvier, Jackie et Lee. Dès leur plus jeune âge, elles nouent une relation fusionnelle, marquée en même temps par un amour incommensurable et un besoin permanent de se comparer. Très sûres d’elles, aspirant toutes deux à un grand destin, elles vont se construire avec l’obsession de trouver la lumière et attirer tous les projecteurs sur elles…. quitte à faire du mal à l’autre.

Jackie est celle qui, il faut bien l’avouer, est passée à la postérité. First lady, son côté toujours pomponnée et femme forte a traversé les ans. Néanmoins, je ne m’attendais pas du tout à découvrir une femme aussi calculatrice, manipulatrice et aussi peu authentique. J’avais découvert un pan de la personnalité de John F.Kennedy grâce au roman uchronique de RJ Ellory intitulé « Le jour où Kennedy n’est pas mort« . A cette occasion, je m’étais rendue compte que le Président assassiné n’était pas un modèle de vertu ni l’homme parfait qu’il voulait laisser paraître. Mais concernant Jackie, même si je me doutais que c’était un « sacré bout de femme » pour accepter tous les écarts de son mari, je ne la voyais pas du tout comme ça, aussi froide et aussi peu authentique.
Concernant Lee, elle a toujours jalousé sa sœur qui avait, selon elle, cette capacité à attirer la lumière. Pourtant, elle est plus belle, plus féminine, mais cette rivalité va la consumer et l’entraîner vers de nombreux excès en tout genre. Prête à tout pour être dans la lumière, elle va en oublier d’être juste heureuse….

Ce qui m’a le plus surpris dans ce récit, c’est la faculté avec laquelle les deux femmes vont agir en cherchant non pas à être heureuse mais en calculant, en permanence, le ratio « coût/bénéfice » de leurs actes. Ainsi, elles vont passer leurs vies à être en recherche de notoriété et surtout, à essayer de faire mieux que l’autre. J’ai l’impression que Lee est complètement passée à côté de sa vie, cherchant à tout prix à faire sa place alors que sa sœur avançait avec une apparente sérénité. La plume de l’autrice est incisive, engagée et elle nous montre les facettes sombres de ces deux femmes qui ont marqué le XXème siècle. Je regrette néanmoins que de nombreux évènements soient traités de façon si rapides et que les chapitres ressemblent plus à une accumulation d’anecdotes ou de moments donnés qu’à un récit linéaire. La temporalité m’a vraiment manqué et j’avoue avoir parfois été un peu perdue, par moment.

Pour conclure, « Jackie et Lee » est un portrait au vitriol de deux sœurs qui avaient tout pour être heureuses et qui, tel Icare voulant approcher le soleil, se sont brûlées les ailes et n’ont pas eu la vie qu’elles auraient pu avoir.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Albin Michel

MAUVAIS SANG, un roman ado de Catherine Dabadie.


Giacomo a dix ans quand il découvre, après une descente de la police chez lui en pleine nuit, une vérité difficile à avaler : son père n’est pas qu’un simple carrossier à la sortie de la ville, il exerce des activités autrement plus lucratives et beaucoup plus illégales aussi. Il a juré fidélité à une autre « famille » : la mafia.
Son père en prison, le garçon grandit dans une culture machiste et, à l’adolescence, son oncle Riccardo l’initie aux opération de racket chez les commerçants, le pizzo. Jusqu’au jour où l’une d’elles finit mal. L’adolescent est arrêté et un juge décide d’une mesure d’éloignement dans le nord de l’Italie. Le petit caïd se retrouve du jour au lendemain coincé dans un vaste domaine viticole… dirigé par des femmes. Sous sa nouvelle identité, Giacomo devenu Otto se cherche, entre conflit de loyauté avec son clan, velléités d’émancipation et idylle secrète avec la belle Livia.

Giacomo découvre que son père fait parti de la mafia. Une de ses têtes dirigeante qui baigne dans toutes sortes de complots et d’affaires criminelles. Alors que ce père est à la fois un héros, effrayant et mystérieux, Giacomo, à peine adolescent, fait la connaissance de ce milieu. Un héritier qui se doit d’être formé, éduqué selon les lois du clan. Rackets, agressions, son quotidien devient une suite de violence, de soumission, à laquelle il n’adhère pas tant que ça.
Sa vie se délite. Sa mère sombre. Son avenir est tout tracé. Son adolescence ne lui appartient plus. Un impayé et un tabassage à mort plus tard, Giacomo est reconnu coupable. N’étant pas encore mineur, un juge consciencieux de l’univers dans lequel évolue Giacomo, lui offre une chance de se reconstruire ailleurs sous une nouvelle identité, loin de sa mère, loin des siens, loin du clan.

 

Déstabilisé par ce ce nouveau cadre, ces femmes investies et son nouveau collège, Otto a du mal à s’adapter. Une inaction qui le rend mal à l’aise. La suspicion, le mal être, il est difficile pour lui de se défaire des liens du sang, du clan. Comme si tout cela n’était qu’une illusion et que cette beauté allait devenir son point faible. Et puis il rencontre la belle Livia. Rayonnante, atypique, amoureuse de la nature et des mots qui s’envolent vers les nuages. Sa douceur, sa gentillesse, son aura le séduisent en un claquement de doigt. Peut-être qu’il a droit lui aussi à sa part d’amour et de bonheur ? Si le clan ne lui met pas la main dessus.

Cette fille me souriait comme si on s’était déjà connus et qu’elle était contente de me retrouver. Tout son être irradiait et je l’ai laissée m’inonder de sa lumière. Je me suis demandé si c’était ça, un instant de grâce.

Catherine Dabadie signe un roman ado bouleversant. Elle aborde le thème des liens familiaux avec perte et fracas Le courage et la force contribuent au détachement de liens consolidés de générations en générations. L’amour, renfort improbable dans ce monde de brutes, adoucit ce monde de violences et lois d’un autre siècle. Héros moderne catapulté dans un monde dérivant où son libre arbitre est confronté aux règles séculaires. Une plume acérée aux mots justes et à l’intonation parfaite résonnent avec clarté. Douloureux et passionnant, MAUVAIS SANG, captive.

 

Une chronique de #Esméralda

ON S’ÉTAIT PROMIS, un premier roman de Yolène Jullien.


Victoire est une trentenaire, métisse afro-caribéenne, fougueuse et pétillante. Raphaël est quarantenaire, franco-italien, un vrai dandy, marié et père de deux enfants. Leurs différences deviendront rapidement une source d’attractions irrésistibles. Une relation qui bouleversera leur perception des codes de l’amour et de l’amitié remettant en cause leurs croyances profondes. Mais lorsque les doutes et les peurs s’entremêlent, tout se complique rapidement. On s’était promis raconte une relation fusionnelle pleine de promesses et d’attentes, mais aussi de désillusions ; un amour passionnel et controversé.

La couverture et le résumé m’ont immédiatement broyé les tripes. L’infidélité fait parti de ces thèmes que je n’aime pas aborder dans la littérature. Cette appréhension me titille et me fait grincer les dents. Pourquoi je l’ai lu ? Il fait partie de la sélection des romans qui concourent pour le prix des étoiles de Librinova. Faisant fi de mes préjugés moralisateurs, je me lance à mon rythme dans cette première lecture pour le prix 2021.
Contre toute attente je suis vite happée par la plume de Yolène Jullien. Elle apporte son sujet avec tact et finesse et ne rentre pas franco dans cette relation qui peut être malsaine. Victoire est une jeune trentenaire, maman et déjà divorcée. Cette métisse est fière de ses origines et le fait savoir à quiconque l’interpelle à ce sujet. Elle a développé un sens du caractère affirmé, surtout lorsqu’elle est dans son droit. C’est une jeune femme qui la plupart du temps est discrète et n’aime pas se faire remarquer. En les hommes, elle n’y croit plus vraiment et ne cherche absolument pas à avoir une relation sérieuse et durable, ce n’est pas pour autant qu’elle profite de la vie. Victoire est calme, réfléchie et intelligente. Intérimaire, elle mène ses missions avec succès dans les différents postes qui lui sont proposés. Son dernier en date, le poste de marketing dans une entreprise familiale qui crée des chaussures de luxe. La première fois est toujours un moment délicat quand elle se présente dans une entreprise. Les regards face à sa silhouette soignée, des chuchotements malveillants. Elle a toujours eu du mal à s’y faire. Très vite elle est qualifiée d’hautaine alors qu’elle a tout simplement du mal à s’intégrer. Dans son bureau isolé, au milieu des cartons orphelins, elle fait la rencontre de Raphaël. La quarantaine, bien apprêté, le sourire aux lèvres, le sens du phrasé enrôleur, la panoplie du parfait dandy italien. Une belle amitié naît ainsi. Des moments de partages, d’échanges en tout genre sur des sujets qui leur importent, une jolie complicité où l’amour n’a absolument pas sa place. Il surgit là, par inadvertance, au cours d’une soirée. Un moment gênant, où les sentiments ne peuvent plus se contenir. Un étrange revirement de situation concédant à la folie de l’amour. Des mots doux, des yeux tentateurs, des caresses furtives, des rencontres secrètes, des corps qui s’aiment et qui se chérissent. L’évidence est là , fulgurante, irraisonnable mais tellement réelle, palpable. Alors que les corps s’élèvent au cœur d’une sphère charnelle, la raison, elle, chavire dans les abysses. Alors que la séparation de Raphaël et de sa femme est amorcée. La peur et les doutes s’installent et peu à peu s’échinent à détruire les parcelles de bonheur. Doucement, les sentiments basculent, s’étiolent. L’incompréhension, les cris, les larmes, les mots qui blessent se déchaînent jusqu’à ce point de non retour où leur histoire devient le fantôme de leurs promesses.

 

Yolène Jullien signe un très beau roman où elle met avec finesse en exergue les sentiments de ses personnages. Elle aborde le thème des relations amoureuses passionnelles et parfois toxiques avec une extrême délicatesse. Même si parfois, j’ai eu cette impression de tourner en rond, je comprend que l’auteure a voulu mettre l’accent sur ce tourbillon de sentiments dévastateurs. Elle aborde aussi le sujet du goshting « qui est l’acte qui consiste à mettre fin à une relation avec une personne en interrompant sans avertissement ni explication toute communication et en ignorant les tentatives de reprise de contact de l’ancien partenaire. Wikipédia » Une solution radicale qui peut détruire les personnes qui en sont victimes. Un premier roman prometteur qui traite d’un sujet difficile et d’actualité.

 

Une chronique de #Esméralda

Mon désir le plus ardent de Pete Fromm

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Littérature Nord-Américaine – Sortie format Totem le 2 mai 2019

Editions Gallmeister

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Résumé : Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l’heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l’enfant qu’ils désirent de tout leur cœur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

 

L’avis de #Lilie : Je remercie Léa du Picabo River Book Club pour avoir proposé ce livre en « poche du mois » car elle m’a, une nouvelle fois, permis d’explorer un nouvel univers littéraire et de découvrir un roman rempli d’amour et d’émotions.

Nous faisons ici connaissance avec Maddy. Passionnée de nature, elle ne s’intéresse pas aux garçons de son âge, jusqu’à sa rencontre avec Dalton. A partir de là, leurs vies vont être bouleversées et ils vont tout faire à deux. Pourtant, l’enfant désiré tarde à venir et Maddy se sent, au fil des jours, de plus en plus diminuée. Que va-t-il lui arriver ? Leur vie de couple surmontera-t-elle les épreuves que la vie va leur imposer ?

Le personnage de Maddy est un peu atypique. Ce n’est pas une héroïne « classique » dans la mesure où sa passion, c’est la nature. Son amour pour Dalton va la transformer mais elle ne perdra jamais ni son franc-parler ni sa fierté. J’ai trouvé qu’elle était très attachante malgré une apparence un peu rude car c’est une femme qui veut s’assumer et qui a du mal à admettre quand ça ne va pas. Forte tête, elle peut paraître excessive mais personnellement, j’étais assez admirative de sa force de caractère. Quand à Dalton, on le découvre au fil des pages. Lui aussi passionné de nature, il ferait tout pour sa famille. Éperdument amoureux, il a parfois du mal à communiquer avec son épouse. Pourtant, on le sent entier, intègre, travailleur et cherchant toujours à faire au mieux pour ses proches. J’ai été touchée par ce personnage et par ce couple, dont l’amour transparait au fil des pages.

Avec ce roman, je suis passée à deux doigts du coup de cœur à cause de la narration, un peu particulière. En effet, c’est une narration qui part souvent dans des digressions, ou dans des phrases très longues, et qui, parfois, fait perdre le fil de l’histoire. Après un petit temps d’adaptation, je me suis néanmoins régalée et j’ai eu beaucoup de mal à poser le livre. Les personnages sont touchants et l’émotion transparaît entre les lignes. Leur parler vrai est également un point fort, qui peut être dérangeant pour certains, mais pour ma part, cela donnait une dose de sincérité supplémentaire à l’histoire. J’ai également trouvé l’écriture très visuelle car je me suis retrouvée en plein cœur des États-Unis, le long des rivières. Enfin, je dois dire que ce roman est une belle histoire d’amour, loin des clichés, juste un bel amour, vrai, entre deux personnes avec un tempérament de feu.

Pour conclure, « Mon désir le plus ardent » est un roman nord-américain que je recommande à tous les amateurs de romans d’amour et d’histoires bouleversantes. Ici, vous serez propulsés en plein cœur du Wyoming avec deux protagonistes sincères, touchants et haut en couleur. De mon côté, j’ajoute Pete Fromm à la liste des auteurs à suivre car cette première lecture m’a largement convaincue !

 

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Le doux parfum des marguerites d’Amélie B.

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Romance contemporaine – livre sorti le 17 mai 2019

Auto-édition

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Je remercie Amélie B pour sa confiance et pour m’avoir confié son cinquième roman en service presse.

Résumé : Hannah a tout pour être heureuse : un père bienveillant, une grand-mère aimante, un amie pétillante, un quotidien confortable à Saint-Tropez, et une passion dévorante : le surf. Seul l’amour manque à ce tableau presque parfait… jusqu’à ce qu’elle rencontre Mathias, jeune trentenaire récemment installé en ville. Sous des airs durs et une humeur changeante, il cache une gentillesse qui séduit immédiatement la jeune fille. Mais… Mathias est-il aussi sincère qu’il le prétend ? Lors d’un voyage en amoureux, Hannah va découvrir avec horreur ses véritables intentions…

 

Mon avis : Grande fan de la plume d’Amélie B, j’attendais avec impatience son nouveau roman. Quelle nouvelle surprise nous réservait-elle ? Dans quel univers allait-elle nous emmener ? Je peux d’ores et déjà vous dire que ce cinquième opus est plus sombre que ses précédents car c’est un romantic suspense. En effet, on a  une intrigue qui nous tient en haleine pendant une bonne partie de l’histoire, repoussant, au final, la romance au second plan. Ce changement ne m’a pas déstabilisée, j’ai même trouvé cela très intéressant.

On fait ici la rencontre d’Hannah. C’est une jeune fille aisée, qui vit sur un yacht à St Tropez. Avec son amie Jessica, elles profitent de la vie. Un jour, Hannah tombe sur Mathias et le coup de foudre est au rendez-vous. Pourtant, le jeune homme semble bien trop lisse et ses excès d’humeur vont vite nous interroger. Que cache-t-il ? Quelles sont ses intentions vis-à-vis d’Hannah ?

Hannah a souffert, dans sa jeunesse, du manque d’attention de sa mère. Elle a en revanche une belle relation avec son père et sa grand-mère maternelle. Elle profite du luxe, dont elle a toujours eu l’habitude, mais je l’ai trouvée moins « pimbêche » que sa copine Jessica. En effet, même si elle sait profiter des avantages procurés grâce à l’argent, elle n’en joue pas pour l’exposer à tout va aux yeux de tous. Je l’ai trouvée très touchante dans sa quête et très altruiste avec Manuel, ce jeune espagnol qu’elle rencontre à Ibiza. Quand à Matthias, je l’ai trouvé détestable. Dès le début, c’est un protagoniste qui m’a mise mal à l’aise et qui va vous faire vivre d’intenses émotions. Au fil des pages, un véritable mystère se tisse autour de lui et on va de surprise en surprise. Je ne peux pas vous en dire plus sous peine de gâcher une bonne partie de l’intrigue…

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Comme toujours, la plume de l’autrice nous entraine là où on ne s’y attend pas. Contrairement à ses autres livres, elle explore ici le thème du romantic suspense autour de la relation entre Hannah et Mathias et tout ce qui en découle. J’ai été agréablement surprise par ce changement de style et surtout par l’ambiance oppressante que l’autrice a su créer. Comme toujours, sa plume est fluide et addictive ; on a envie d’aider Hannah à en savoir plus et enfin à y voir plus clair. D’Ibiza à New-York, on voyage en sa compagnie, on souffre, on espère et on se réjouit à ses côtés. Si je devais mettre un bémol, je dirais que je reste assez mitigée sur la fin que je ne voyais pas comme cela et qui ne me satisfait pas totalement car je n’ai pas les réponses à toutes mes questions. Mais l’autrice nous réserve peut-être de nouvelles surprises ?

Pour conclure, j’ai, encore une fois, passé un bon moment en compagnie du nouveau roman d’Amélie B. En explorant un nouveau genre, elle sait nous surprendre et nous entraine dans une folle histoire qui vous emmènera aux quatre coins du monde. Ce roman est une belle lecture d’été qui saura vous faire passer un bon moment et vous étonnera jusqu’à la dernière page !

 

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Love in Provence de Tamara Balliana

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Chick-lit – Sortie le 29 aout 2017

Montlake Romance – Autoédition

Lecture personnelle

 

Résumé : Cassie est américaine et travaille comme consultante pour le groupe hôtelier Richmond. Son rêve ultime ? Diriger un jour un hôtel. Quand ses patrons l’envoient en France pour une dernière mission avant de lui confier un établissement, elle saute dans le premier avion pour Marseille, bien décidée à faire ses preuves.

Malgré son habitude des voyages, lorsqu’elle se retrouve dans le Lubéron, au cœur de la Provence des cartes postales, l’expérience est très différente de ce à quoi elle s’attendait ! Le mistral, la gastronomie à la française et le chant des cigales la plongent dans un univers dont elle n’avait jamais osé rêver.

Sa collègue Olivia va l’entraîner à la rencontre des personnages hauts en couleur de sa nombreuse famille, et Cassie ne restera pas insensible au charme troublant de Damien, le sexy directeur de l’hôtel. Son plan de carrière bien huilé résistera-t-il à ses aventures lubéronnaises, et à l’amour ?

 

Mon avis : Voilà quelques mois que j’entends parler de la plume de Tamara Balliana. J’ai donc décidée de me lancer dans sa nouvelle saga en ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Je peux vous dire que cette lecture a été une révélation pour moi, une vraie bouffée d’oxygène qui vous emporte loin, très loin de votre quotidien.

Nous suivons dans ce roman Cassie, une jeune américaine ambitieuse qui a accepté de venir travailler dans un hôtel français du Lubéron afin d’atteindre son rêve ultime : obtenir la direction d’un hôtel américain à l’issue de cette mission. Dès son arrivée, elle comprend que le Sud de la France est très différent de tout ce qu’elle a connu jusqu’à présent. Suite à une erreur de réservation, elle est dans l’impossibilité de loger à l’hôtel et se retrouve à cohabiter avec Olivia, la gouvernante générale de ce dernier, et toute sa petite famille. Elle va alors faire connaissance avec Papet, Mamée, Rose, Vincent et découvrir des valeurs et une solidarité familiale qui lui sont totalement inconnus. De plus, le directeur de l’hôtel, le beau Damien, ne la laisse pas insensible. Finalement, Cassie ne va-t-elle pas trouver dans le Lubéron plus que ce qu’elle cherchait ? Voudra-t-elle quitter cette région à l’issue de sa mission ? Finalement, est-ce que la Provence ne serait pas le lieu où elle trouvera enfin l’amour ?

Cassie est, en apparence, le stéréotype de l’américaine : ambitieuse, ne sachant pas cuisiner, n’ayant jamais mis les pieds à la campagne, n’ayant aucun sens de l’orientation mais travailleuse et cherchant à mener à bien sa mission. On se rend pourtant compte au fil des chapitres que c’est une femme moderne, tiraillée entre l’amour et sa volonté de mener à bien sa carrière, se questionnant sur l’opportunité de se lancer dans une relation de couple ou rester dans une relation pour s’amuser. J’ai beaucoup aimé ce personnage plein de ressources, gaffeuse par moment et qui essaie toujours de faire au mieux. Sa meilleure amie Olivia, chez qui elle loge, est une jeune femme qui n’aime pas se prendre la tête, fidèle à sa famille et à ses amis. On en sait finalement peu sur elle mais j’ai appris qu’elle était l’héroïne de « Love me if you Cannes » donc j’attendrai un peu pour en savoir plus ! Au niveau des personnages masculins, deux se détachent : d’un côté, on a Damien, le directeur de l’hôtel, et de l’autre, il y a Vincent, le cousin d’Olivia. Damien a tout du gendre idéal : un super boulot, il sait cuisiner, est un peu maniaque sur les bords et respectueux avec les femmes. Vincent, quand à lui, est mécanicien, un peu brut de décoffrage et il ne prend pas de pincettes quand il a quelque chose à dire. Vous l’avez compris, le cœur de notre héroïne va balancer entre ces deux beaux mâles mais…..ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus !!

Ce roman est un coup de cœur. Les recommandations que j’ai lues sur divers blogs ou groupes de lecture n’étaient pas vaines. En effet, la plume de l’auteure est addictive, efficace et elle vous plonge littéralement en plein cœur du Lubéron. Pendant ma lecture, je pouvais sentir l’ambiance des petits villages provençaux et entendre l’accent chantant des membres de la famille d’Olivia. Le roman est découpé par mois de l’année, ce qui permet d’avoir des chapitre longs, mais pas trop. Tout est écrit du point de vue de Cassie mais cela n’a absolument pas dérangé tellement c’est un personnage qui révèle ses mystères au fur et à mesure. J’ai également apprécié que la romance ne soit pas le cœur de l’histoire. En effet, ce roman est une chick-lit qui donne le sourire et qui permet de s’interroger sur l’équilibre famille/travail.

Pour conclure, je dois dire que ce roman a été mon rayon de soleil des derniers jours. La plume de l’auteure m’a envoutée et je n’avais qu’une obsession : rentrer du travail pour poursuivre ma lecture ! Cette chick-lit est bien construite, efficace et surtout elle donne le sourire. Si vous ne connaissez pas encore Tamara Balliana, n’attendez plus pour succomber à « Love in Provence ». Pour ma part, grâce à NetGalley, je poursuis l’aventure et enchaine avec « Love me if you Cannes » !

 

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Le carnaval des illusions de Jo Rouxinol

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Littérature française – livre sorti le 22 juillet 2016

Auto-édition

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie réalisme

 

Je remercie les organisateurs du Prix des Auteurs Inconnus qui m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Plongée dans l’agitation d’un établissement scolaire, Eva fait ses premières armes dans l’enseignement en tant que surveillante. Elle se concentre sur le quotidien, parfois brutal, pour s’extraire d’un passé douloureux et s’empêcher de partir à la dérive. Mais le souvenir de son immersion au cœur d’une favela brésilienne continue de l’obséder bien après son retour à Paris. Avant, après, ici, là-bas, la jeune Eva navigue à vue entre ses identités multiples et nous entraîne dans un monde foisonnant de vie, jusqu’à ce que l’envers du décor impose sa sombre réalité et balaie ses illusions.

Des bidonvilles cariocas aux banlieues françaises, elle affronte une violence sans frontières qui la mènera au bout de la quête d’elle-même.

 

Mon avis : Lors de la présélection des romans pour le prix des Auteurs Inconnus, les dix premières pages m’avaient emballée. Au final, je dois dire que ce roman est une belle surprise, un roman envoutant et percutant.

Nous suivons dans cette histoire Eva, élevée dans la passion du Brésil dès son plus jeune âge par sa maman. A l’âge adulte, elle rencontre Daniel, un musicien brésilien et elle décide de le rejoindre à Rio pour aller à la rencontre de cette culture qui l’a bercée mais aussi pour vivre son histoire d’amour. En parallèle, on la retrouve comme assistante d’éducation dans un collège de région parisienne, préparant le CAPES de lettres modernes. Pour ceux qui ne connaissent pas cet univers, on est plongé en immersion dans le quotidien d’une vie scolaire et dans toutes les difficultés auxquelles font face les adultes mais aussi les adolescents.

Eva est une jeune femme forte, intègre, qui veut découvrir le Brésil afin de se rapprocher de sa maman. Décédée quand elle était jeune, sa mère l’a élevée en la baignant dans cette culture brésilienne. On la suit dans les rues de Rio, des favelas aux plages de Copacabana et surtout, on ressent son amour pour Daniel. Dans son travail, Eva essaie de le faire du mieux qu’elle peut, en essayant d’être juste. J’ai beaucoup aimé Eva et je me suis un peu retrouvée en elle à l’époque où j’étais assistante d’éducation. Heureusement pour moi, je n’ai pas eu à traverser les mêmes épreuves et les mêmes dilemmes moraux.

Ce roman est construit avec un va et vient, qui, à chaque fois, nous transporte des rues de Rio à l’enceinte du collège. Un peu déstabilisant au départ, j’ai finalement été transportée dans cette histoire criante de réalisme. La plume de l’auteur est fluide, entrainante, sincère et très visuelle, c’est à dire que j’arrivais à me représenter les lieux visités et les situations rencontrées. Il permet également d’en apprendre beaucoup sur la culture brésilienne et sur la vie dans les favelas. Ce roman aborde aussi le thème de l’amour, sous plusieurs formes et il amène à s’interroger sur ce qu’on attend de l’amour, ce qu’on est prêt à accepter…. Enfin, il met en lumière tout ce qui peut se passer dans les établissements scolaires français : le harcèlement virtuel et les dégâts engendrés par les réseaux sociaux, la violence à laquelle certains élèves ou professeurs sont confrontés. Je remercie l’auteur d’avoir mis en lumière cette réalité qui est bien souvent sous-estimé.

Pour conclure, cette lecture est une agréable découverte et je la recommande à tous les amoureux de la culture brésilienne ou à tous ceux qui cherchent une belle histoire qui parle d’amour. Ce roman porte très bien son titre car de désillusions, il va en être question, mais nul doute qu’il vous emportera, le temps de quelques pages, loin des soucis du quotidien.

 

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L’homme d’après d’Emily Jurius

l'homme d'après

New romance – epub sorti le 1er décembre 2017

Auto-édition

Service presse

 

Je remercie Emily Jurius pour sa confiance et pour m’avoir confié son roman en service presse.

Résumé :  » Est-il possible d’aimer au premier regard? »

Garance est une jeune maman de trois enfants mariée à son premier amour. Elle mène une existence paisible et profite de chaque instant avec bonheur. Tout s’effondre autour d’elle le jour où ce dernier meurt subitement. Son chagrin la détruit. Mais Garance est courageuse et pour sauver sa famille du désespoir, pour se sauver elle-même, elle décide de changer de vie.

Quelque part dans ce nouveau pays, avec cette nouvelle langue, dans cette nouvelle maison, entourés de cette nouvelle famille, les enfants réapprennent à vivre. La routine du quotidien est un réel apaisement pour Garance.

Jusqu’au jour où elle croise le regard d’un homme qui en un instant va éveiller en elle un sentiment oublié, un souffle de vie.

Tristan est jeune, puissant, médiatique mais terriblement seul. Il est aussi mystérieux, ténébreux et tenace.

Garance est chamboulée mais très vite les aspects les plus sombres de la personnalité de Tristan se révèlent à elle, la mettant face à ses propres angoisses.

Comment résister quand l’amour est déjà là; mais surtout, comment accepter… l’homme d’après ?

 

Mon avis : Je connaissais la plume d’Emily Jurius pour avoir commencé à lire sa saga Lust. J’étais donc impatiente de la relire avec cette nouvelle histoire qui s’annonce forte en émotion.

Garance est une trentenaire détruite depuis la mort de son mari. Heureusement, elle a ses enfants qui lui donnent la motivation pour continuer à vivre. Ayant touché des dommages et intérêts suite à la perte de son époux, elle investit cet argent dans un hôpital puis dans une piscine menacée de fermeture. Ce lieu étant un endroit où elle aime venir avec ses enfants, elle décide d’y investir une partie de ses économies afin de le sauver. Professionnellement, elle trouve peu à peu un nouvel équilibre. Un soir, elle sent le regard sur elle d’un bel homme prénommé Tristan. Entre eux, le courant passe mais le jeune homme est très mystérieux et surtout n’est pas habitué au bonheur. Est-ce que Garance est celle qui lui permettra de gouter enfin au bonheur ?

Garance est une jeune femme moderne, courageuse qui m’a beaucoup plu. Déstabilisée après la mort d’Edouard, elle va se reconstruire peu à peu grâce à ses enfants, puis le travail et enfin grâce à Tristan. Caractérielle, elle n’est pas le genre de femme à se laisser faire et elle n’hésite pas à être très têtue vis-à-vis de lui. Je l’ai trouvée très attachante et j’ai beaucoup apprécié qu’elle reste droite dans ses bottes et ne change pas d’avis à la moindre occasion.

Quand à Tristan, wahou !!! Ce bel apollon nous donne des sueurs froides et pour la peine, j’irai bien faire un tour à la piscine pour voir s’il n’y a pas le même dans les parages !! Tristan est donc un nageur professionnel qui entraine dans la piscine dont Garance est actionnaire. Ayant grandi dans un contexte familial un peu particulier, il n’est pas habitué au bonheur et ne sait pas comment s’y prendre pour mener une relation amoureuse. Sa rencontre avec Garance va tout changer et va lui montrer que l’amour est possible pour tous. J’ai apprécié sa personnalité complexe même s’il m’a parfois déstabilisé. En effet, il y a des moments dans la vie où il y a des dilemmes à surmonter entre vie de famille et vie de sportif et on se rend compte que cela ne doit pas être simple à gérer. J’ai trouvé que Tristan se fondait assez facilement dans son rôle de chef de famille et il m’a beaucoup touché dans la pureté de son amour.

Je tiens également à parler des enfants de Garance qui sont très présents dans l’histoire et qui ont également chacun leurs personnalités. Ces enfants aiment leur maman et ils sont prêts à tout pour la rendre heureuse.

Ce roman est clairement une histoire de reconstruction. Du côté, elle cherche à savoir si elle trouvera « l’homme d’après ». Pour Tristan, toute la question est de savoir s’il a droit lui aussi au bonheur. C’est une histoire touchante, émouvante et encourageante sur les secondes chances. Ce roman, même s’il n’aborde des thèmes faciles, est une bouffée d’optimisme qui fait du bien et qui permet de nous laisser croire que rien n’est jamais perdu dans la vie. La plume d’Emily Jurius m’a une nouvelle fois transportée et une fois le livre lancé, on ne peut pas le laisser de côté trop longtemps car je dois avouer qu’il a un côté addictif.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amoureux de belles histoires d’amour et à tous ceux qui ont envie de croire aux deuxièmes chances. On ne ressort pas indemne de cette lecture ; on en ressort plein d’optimisme, avec l’envie de croquer la vie à pleine dents.

 

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