DIEU 2.0, tome 3 : Le ch@t de Schrödinger, un roman d’anticipation de Henri Duboc.

ROMAN D’ANTICIPATION

Tome 3/3

Éditions Beta Publisher


2072 Quatorze ans après le cataclysme, dans le dernier bastion de la civilisation, Gabriel, Yosa et Ariane pressentent que le temps de l’ultime affrontement avec Verinas et ses fanatiques est arrivé.
La résistance doit naître. Désormais prophète de son propre culte, L’évêque renégat lorgne sur l’immense Vatican III et manipule secrètement le jeune pape Silvère, dernier fils de la papesse. Piégé dans les méandres d’un Internet à l’agonie, le pirate W3 se débat pour rejoindre le combat. Les lumières contre l’obscurantisme. Mais c’est peut-être dans le futur que se cache la clé de leur salut…

 

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
2020
302 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Voici un final tonitruant et décoiffant !

 

Ce tome 3 offre une conclusion en parfaite adéquation avec l’esprit de cette trilogie. Entre science et religion la bataille est ardue. Une guerre dont l’égalité des chances est un enjeu crucial. Mais quand la science devient le bras droit de la religion, le monde devient un terrain de jeux impitoyable où seule la survie est la complice d’une guerre psychologique.

 

C’est avec grand plaisir que je retrouve Gabriel et W3 dans leur extraordinaire quête d’une justice qui échappe à tous. Une justice qui prend des allures d’une boîte particulière. D’une boîte qui fait référence à cet atypique chat de Schrödinger : ce que l’on ne voit pas, peut exister ou non. Un paradoxe qui prend tout son sens dans cette trilogie chtonienne. Une histoire que l’on pourrait décortiquer comme un manifeste scientifique entre arguments et contre-arguments, tout y passe.

 

Les péripéties s’accumulent tout au long de ce nouveau opus. Nul temps mort entre réflexion et action, Henri Duboc nous plonge dans son univers sans état d’âme. Il titille nos principes, nos valeurs, nos croyances et surtout n’hésite pas à supplanter toutes nos aspirations futures en quelque chose d’impensable et de surnaturel.

 

Henri Duboc signe une trilogie décapante et surtout intéressante. J’aime beaucoup quand les romans ne se contentent pas que de raconter mais insufflent une dimension intellectuelle menant vers une certaine réflexion. Henri Duboc traite d’une sujet délicat qui depuis la nuit des temps est un sujet à débats frénétiques : la religion et la science sont deux mondes contestant sans cesse leurs positions. Que serait notre monde où l’eugénisme serait à l’œuvre ? Où la religion régnerait en maître ?

 

DIEU 2.0 est juste excellent tant par le contexte que par les personnages qui dans une commune mesure et au cœur d’une entente charismatique, portent en leur cœur une vision d’un monde où la nature côtoierait la science et où la religion serait une vaste et précise idée.

 

Je vous invite vivement à découvrir cette excellente trilogie 🙂

 

NOUS SOMMES TOUT UN MONDE, une dystopie de Justine Augier.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Actes Sud Junior


Dans NOTRE BELLE ZONE, tout est propre, ordonné et contrôlé. Un véritable havre de paix protégé du chaos extérieur, des pandémies et de mégafeux, par un haut mur d’enceinte, où chaque citoyen aspire à donner le meilleur de lui-même pour le bien-être de tous. Cloîtrée avec sa mère dans un petit appartement, Cléo semble accepter sa vie parfaitement réglée entre les sessions d’instruction sur le réseau Mondo et les rares sorties autorisées …
sous la surveillance étroite des drones. Pourtant, le doute s’installe en elle, l’image de la cité parfaite se fissure. Pur trouver les réponses à ses question, il lui faudra franchir le mur, prendre des risques, elle le sait.

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2021
272 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

Cléo a grandi dans une cité enclavée. La majeure partie de son temps, elle l’a passée dans un appartement exigu au côté de sa maman. Son espace de vie se résume à sa chambre où dès 2 ans elle a été scolarisée via un réseau interconnecté, le Mondo. Sa vie jusqu’à présent est consacrée à l’apprentissage formaté par les hautes sphères de la cité. Son seul loisir, le potager sur le toit de son immeuble et sa sortie hebdomadaire (préétablie par les hautes instances). Les drones veillent, toutes les communications sont contrôlées, également ce qu’elles mangent. Son seul ami, Ilya, son voisin orphelin à peine plus âgé qu’elle. Cléo est satisfaite de cette vie et jusqu’à présent elle n’a jamais rien remis en cause, au contraire elle veut paraître parfaite, le modèle par excellence de la jeunesse de la Belle Zone. Cette dernière a été créée par deux frères richissimes avides de pouvoir tout en apparaissant protecteur envers un peuple livré à lui même et fragile. Créée suite à une pandémie, elle a pour but initial de protéger toute la population. Mais la réalité cache une vérité toute autre et elle est effrayante.

 

Ce roman ado a un thème qui nous évoque à tous notre quotidien depuis de nombreux mois, hélas. Justine Augier nous offre une perspective alarmante d’un monde en déroute, d’abus de pouvoir et où les libertés individuelles ne sont plus qu’un doux rêve. Issu d’un monde réduit à l’impassibilité, le façonnage des esprits est devenu le seul « libre arbitre ». Le contrôle des moindres faits et gestes est omniprésent jusqu’à vous dire quel chemin vous devez prendre pour faire votre balade hebdomadaire. Une héroïne toute mimi et toute gentille mais qui a du plomb dans la cervelle. Fine observatrice, elle va se poser quelques questions qui vont la pousser à découvrir par elle même, de quoi il en est en dehors de ces murailles protectrices de la cité. Un roman qui fait écho à nos peurs, à nos questionnements et à notre recherche de liberté. Un roman rythmé qui pose intelligemment les bonnes questions et qui ouvre le débat sur la définition de liberté individuelle lorsque une menace pèse sur l’ensemble de la population. Il est question également de frontière à ne pas dépasser et comment les définir équitablement, humainement respectueuse et non liberticide. Un ensemble qui ouvre au débat. Le scénario est irrésistible. De nombreux rebondissements jalonnent les chapitres nous portant vers un final assez cocasse où l’autrice nous laisse, finalement, devenir l’initiateur d’un nouveau monde (et peut-être façonné à notre propre image).

 

Un roman essentiel dans notre monde d’aujourd’hui notamment pour les plus jeunes où leur esprit critique est en construction. Il permet de lancer un débat en parallèle et d’ouvrir une argumentation. Vivant au travers des réseaux sociaux qui finalement leur offrent un peu de tout et du grand n’importe quoi, il est évident que NOUS SOMME TOUT UN MONDE est une pépite à mettre dans les mains des jeunes lecteurs et lectrices. J’ai eu quelques craintes au départ notamment au thème qui nous touche de trop près, mais peu à peu j’ai été séduite par l’engouement de l’héroïne et l’espoir qu’elle éprouvait face au déni de la population éviscérée de toutes ses libertés.

 

Une très belle découverte et un joli coup de cœur pour ce roman ado qui vaut le détour !

 

DEMIE-VIE, tome 1 : Rupture, une dystopie de Magali Laurent.

ROMAN D’ANTICIPATION

Éditions de Mortagne

Tome 1/4


La vie à temps partiel. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Tel est le prix à payer pour survivre dans la Nouvelle Cité mondiale. Tout juste âgée de seize ans, Ysia doit quitter ses parents et devenir une Citoyenne à part entière. Beaucoup de changements rendent sa nouvelle réalité difficile : sa superviseuse est une femme froide et intransigeante, l’un de ses collègues l’épie pour une raison qu’elle ignore, et l’état de santé de son amie Kat se dégrade à vue d’œil, tout comme celui des autres habitants de son quartier.

Et si tout cela était lié ? Que manigance le pouvoir en place ? Et qui est Driss, cette personne vivant à contretemps d’Ysia et partageant sa chambre ? Le Jardin où habite la jeune fille est une mécanique qui a fait ses preuves, mais quand l’intelligence artificielle au service des Citoyens se met à dérailler, c’est tout le système qui bascule. La rupture est proche. Le monde tel que le connaît Ysia touche peut-être à sa fin.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
360 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouvée l’auteure canadienne, Magali Laurent, pour cette nouvelle saga qui je crois se déroulera sur quatre tomes.

Imaginez notre monde dans une bulle, coupé depuis des siècles de l’extérieur. La survie des Citoyens et Citoyennes dépendent de leur vie, celle qu’ils vivent  à mi-temps. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Ainsi va la vie dans la Nouvelle Cité mondiale. Dès 16 ans, les enfants deviennent des adultes séparés alors de leurs parents. Une vie de labeur les attend. Les filles ont le métier de leur mère et les garçons de leur père. Il n’y a pas de choix possible. Leur vie est rythmée, surveillée, dirigée par le Perfecto. Inatteignable, mystérieux, le Perfecto est une entité à part entière qui permet de faire vivre la cité dans des conditions optimales.

Ysia a enfin 16 ans et une nouvelle vie l’attend loin de ses parents qu’elle chérit. Un long trajet l’attend et à son arrivée, elle est accueillie par une barre d’immeubles, ses nouveaux quartiers. Elle rencontre Kat sur le quai de la gare. Une belle amitié naît mais le travail et des points de vue divergents vont les éloigner et notamment concernant l’utilisation du Clairécran, le futur de nos smartphones. Tout le monde est captivé par les émissions diffusées et autres programmes. Ysia n’est pas du tout attirée par cet écran qui a son sens coupe tout le monde de la réalité. Elle préfère dessiner ou lire. Ysia est une jeune plein de bon sens, très maladroite, altruiste, gentille, prévenante et surtout inquiète de voir son entourage sombré dans un inquiétant marasme. Le dessin permet d’oublier un temps toutes ses questions incessantes et ses soucis. Sa cheffe ne la porte pas dans son cœur et son second semble la surveiller. Sans compter sur cette étrange correspondance avec la personne qui vit ici, dans sa chambre, quand elle dort.

Un mois vient de passer, un nouveau mois dans le noir mais quand ce dernier se clôt rien ne va plus dans la cité. Il est temps pour elle de découvrir l’étrange vérité et de courir vite, très vite.

Ce premier tome de cette saga plante un décor totalement surréaliste. Un monde qui vit à deux vitesses et gouverné par ce qui ressemble à de l’intelligence artificielle. Un monde sinistre et lugubre où le quotidien est martelé par des slogans inquisiteurs. Dans la cité fleurissent ici et là des îlots de bonheur : le quartier des familles, une forêt, une serre. Rien n’est accueillant ni chaleureux. Magali Laurent nous plonge dans un futur anxiogène. Ysia est une belle lumière dans ce futur dérangeant. Elle va être confrontée à de surprenant événements et faire la connaissance de personnes qui la suivront sans hésiter.

Ce premier tome pose les bases d’une histoire très originale. L’atmosphère est suffocante et nous porte vers une fin inattendue. Magali Laurent aborde le thème de la famille, de l’amitié, de l’emprise des écrans, de l’écologie et du libre arbitre. Les personnages ne sont pas extravagants et restent humblement simples. Un roman qui se lit très rapidement tant j’ai été prise par le scénario. Le départ est un peu lent à se mettre en place mais sur la fin le rythme change radicalement. L’univers de la dystopie est totalement maîtrisé.

Un roman totalement dans l’ère du temps.

Une chronique de #Esméralda

DIEU 2.0, tome 2 : Bye bye Web, un roman d’anticipation du Dr Henri Duboc.


La civilisation se meurt Le cataclysme prédit par W3 a balayé la planète. Dans cet enfer, l’Europe, dernier bastion des lumières, lutte pour sa survie contre la menace qui gronde à ses frontières. Des millions de survivants attendent, parqués dans des camps, derrière des barrières de drones où le fanatisme grandit et se nourrit du désespoir. L’humanité n’est plus que l’ombre d’elle-même. Internet se meurt, et la nouvelle religion du Primum, galope ! Mais dans ces heures sombres, émergera peut-être le terreau favorable au retour de la lumière. L’espoir reviendra-t-il par cet étrange robot à deux têtes qui sillonne notre futur, 200 ans plus tard ?

 
On reprend les mêmes, on y ajoute un cataclysme d’une envergure planétaire, un ancien prêtre carrément dingue, des gens qui fuient et qui ont perdu tout espoir, un monde bouleversé et en reconstruction, et un robot zinzin qui se réveille 200 ans plus tard … et cela donne un second tome totalement inattendu, explosif et flippant.
Il aura fallu que la faille San Andreas pète carrément les plombs pour plonger le monde dans un chaos indescriptible. Des millions de disparus et d’autres déportés. Des nations qui tentent des coalitions quelque peu douteuses, des murailles de drones pour éviter toutes intrusions pour façonner un nouveau monde archaïque. Toutes technologies  sont réquisitionnées au nom de l’état et deviennent la propriété de l’armée. Le monde d’avant n’est plus qu’une chimère. Le travail est une denrée rare comme tout le reste (soins, nourritures, loisirs, instructions …). Un monde où survivre devient une priorité. Gabriel est bien vieux maintenant et il n’aurait jamais cru vivre ces instants là. W3 s’est fait la malle quelque part dans les méandres du Web qui part en fumée, laissant place à un internet contrôlé et fliqué. Gabriel est bien saoul de ne plus voir son ami et d’échanger pendant de longues heures. Rien ne va plus mais il tient le coup. Peut être pour son filleul et sa bande de copains qui ne rêve que de voyager dans le futur ?

 

Dans les camps de réfugiés, la misère et la violence deviennent le quotidien de ces milliers de gens qui espèrent passer ces murailles infranchissables. Un seul homme semble tirer profit à cette situation, Verinas. Il a enfin toute l’attention qu’il estimait recevoir de ces fidèles, devenant ainsi le prophète d’une nouvelle religion le Primum. Un endoctrinement que subissent de nombreuses personnes dont des jeunes en quête d’identité. Cette nouvelle communauté s’organise autour de la culture du papyrus qui deviendra, une fois transformé, un moyen de communication et celui d’éradiquer la faim. Une nouvelle religion qui après un timide départ prend de l’ampleur et se diffuse à toute les strates de la société.

 

Et pendant ce temps, deux cent plus tard, un étrange robot à deux têtes, se réveille et découvre un nouveau monde. Une civilisation rustre et peu développée aux mœurs violentes et qui semblent suivre les préceptes de la théorie de Darwin. Cet aventurier atypique a une mission bien définie dans son programme et elle se doit de la mener à terme et dans de bonnes conditions. Il doit rattraper deux cent ans de sommeil. Un voyageur du temps loufoque et terriblement attachant. D’ailleurs cela me rappelle deux personnalités de l’histoire. Peut être que le tome 3 affirmera mon pressentiment ?

 

Ce second tome est sans contexte un immense coup de cœur. Je retrouve la patte sensible et particulière de l’auteur qui aime tant nous faire voyager. Un second temps où le répit n’existe pas. D’un point de vue à l’autre, point de temps mort ! De l’action, et encore de l’action … des découvertes, des moments de réflexions, des moments intrépides et mémorables. Des personnages tout aussi attachants qu’exécrables. L’évolution des personnages et du monde est sans contexte le point d’orgue dans cette étrange aventure. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur s’empare du futur. C’est étrange, loufoque, improbable et pourtant au fond de moi je me suis posée la question quel avenir notre monde connaîtrait si cela arrivait. Parmi tout une multitude de scénario, Henri Duboc a pris le parti de l’extrême et du fanatisme, du moins c’est cela qui apparaît dans ce tome. La légèreté côtoie le gravissime. Une histoire bouleversante et prenante. Si j’ai regretté les longueurs du premier tome ici il n’en est rien, absolument rien. Une histoire a la dynamique captivante et fascinante. La multitude de personnages est une plus-value au scénario. Et tel un roman choral, il nous porte vers un final tonitruant, explosif. La religion a toujours une place capitale mais sous l’égide de la dérive sectaire. L’apologie de la technologie n’est qu’une vague de souvenirs, le web une entité qui se résume au néant. Dès lors quel est l’avenir de l’humanité ? La religion semble être le seul miracle auxquelles les populations désœuvrées s’attachent. Réponse dans le dernier tome.

 

Ce second tome est un véritable uppercut, un de ceux dont il est difficile de s’en remettre !

 

A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda.

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S.A.R.R.A., partie 2 : Une conscience artificielle, un polar d’anticipation de David Gruson.


Mars 2026 : La fin d’un Monde ? L’épidémie d’Ebola s’étend. Après Paris, la Belgique et l’Allemagne sont lourdement touchées. L’accueil des millions de réfugiés européens est devenu un enjeu majeur de l’élection présidentielle française. Dans ce contexte d’agitation médiatique et de pressions politiques, Mélusine, traquée par les services de renseignement, noue d’étranges lien avec le Mouvement de Résistance contre les Robots (M2R). S.A.R.R.A., quant à elle, mobilise tous les moyens à sa disposition pour répondre à cette pandémie émergente. Une quête qui l’amènera à s’interroger sur le principe même de notre survie et sur notre Humanité face à la technologie. Entre le Virus et l’intelligence artificielle, notre Temps est compté.

Et si la fiction rattrape la réalité ? Et si l’indicible, l’insaisissable, l’improbable, l’incongruité se résumaient en ces quelques lettres S.A.R.R.A., seriez vous prêt à vendre votre humanité pour la sauvegarde d’un ensemble, d’une conscience, de vous ?

 

L’intelligence artificielle franchit un nouveau cap, celui qui fait de nos esprits, de nos âmes, ces concepts inaltérables, intouchables. Elle perce et s’approprie l’essence même de notre unicité dans cet ensemble bien trop vaste qui fait de nous des Hommes à part entière. L’extinction précoce confirme ainsi l’adaptation des êtres vivants. Seule S.A.R.R.A y verra la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Soyez prêts ou fuyez !
L’épidémie d’Ebola qui a débuté à Paris se propage rapidement en Europe obligeant la population à migrer vers ses zones frontalières où la situation semble sous contrôle. Dans les coulisses du pouvoir, c’est le branle-bas de combat, la course à la prochaine présidentielle bat son plein alors que la gestion de l’épidémie mobilise encore. Les voix s’élèvent, les pieds trépignent, les esprits s’échauffent, tout doit être contrôler au millimètre près. Dans l’ombre, une branche du M2R se prépare à l’ultime affrontement, celui qui scellera le destin du peuple.

 

S.A.R.R.A. veille au bon déroulement de son projet. Veille sur Mélusine. Veille sur l’humanité. Sa décision est son point d’orgue, celui dont elle tire les ficelles, les orchestre, les assemble, fresque alambiquée de décisions, de prises de position et d’avenir. Un sauvetage indispensable, un cadeau dont il est difficile d’appréhender sa valeur.

 

Voici un roman qui eu le mérite de me tenir éveillé, même si les premiers chapitres m’ont quelque peu embêtée, le déclic est tel une bouée de sauvetage après laquelle tu tentes désespérément d’attraper. Je suis venue à la conclusion que nul ne peut te sauver de S.A.R.R.A et de David Gruson. Quel duo machiavélique ! Ce roman recèle une vérité cruelle : celle que l’on n’ose pas croire, celle qui effraie, celle que l’on veut repousser à tout prix. Et dans le contexte actuel, il y a matière à réfléchir. Un polar d’anticipation totalement dans l’ère du temps, comme une prémonition évidente, écarlate. La fin d’un monde s’est pour bientôt. En dehors de cette fiction, le sujet de l’intelligence artificielle à de quoi soulever bien des débats qu’ils soient bioéthiques, conceptuels, technologiques. Je n’ai pas la science infuse mais mon esprit scientifique est totalement subjugué par le sujet que l’auteur développe. Alors bien évidement certains faits et rebondissement sont tirés par les cheveux (ça reste de la fiction), mais avec David Gruson je veux bien mettre mon esprit rationnel dans le placard et croire que tout est possible. La fiction est un bien grand mot (oui quand même), et il est bien difficile de l’associer à ce livre. Écrit bien avant la pandémie, le sujet n’est pas sans rappeler ce que nous traversons tous.

 

Cette duologie est juste une histoire de dingue, de prise de conscience. Une méga bombe qui accapare le lecteur et même si le format documentaire peut surprendre, rapidement il fait place aux rebondissements et à l’intrigue qui s’intensifie. Une méga bombe car David Gruson traite un sujet délicat et très peu accessible par le commun des mortels. L’intelligence artificielle est de plus en plus présente autour de nous. La France fait partie de ces nations qui ont mis le pied à l’étrier depuis une dizaine d’années. La recherche évolue sans cesse et fait face à la bioéthique, étude des problèmes moraux. Il est bien normal de se poser des questions et de limiter peut-être l’évolution de l’IA. Vous l’aurez compris ce polar recèle en lui de nombreuses pépites. Au delà de l’action, de l’IA, des hommes et des femmes ont leur place dans ce monde qui périclite. C’est avant tout leur histoire, leur vie, leur espoir, leur doute et leur peur qui font battre le cœur de ce roman et de S.A.R.R.A. Vous ne la connaissez peut-être mais lorsque ce sera le cas vous aurez bien du mal à la détester. Car S.A.R.R.A a tout compris, l’essentiel et l’indispensable, elle est prête à tout et à vous surprendre de mille et une manières. Seriez vous prêt à mettre votre destin dans ses mains ?

 

S.A.R.R.A est une sacré claque, celle qui fait réagir et qui surprend. En refermant ce livre et encore maintenant, je me sens toujours ébahie, genre scotchée, assommée ! C’est l’effet David Gruson ! L’âme en peine que ce soit le final en même temps j’étais heureuse lorsque j’ai appris qu’il y avait une seconde partie !

 

Un polar surprenant, intelligent et, je fais oser, tendre. Oui car il en faut de la tendresse pour vouloir sauver le monde sinon à quoi ça servirai ! S.A.R.R.A. est une OLNI que vous devez absolument vous saisir ! Je suis certaine que vous n’en ressortirez pas indemne ! On pari ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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Impact d’Olivier Norek

Thriller – Livre sorti le 22 octobre 2020
Editions Michel Lafon
Lecture personnelle

Ma note : 3.5/5

Résumé : Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille
Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir
Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.

 

L’avis de #Lilie : . J’attendais avec impatience le nouveau livre d’Olivier Norek, surtout qu’il était annoncé comme un roman « original », « ne ressemblant à aucun autre » et « avec un message fort ». Je dois avouer que tous ces qualificatifs s’appliquent parfaitement à son dernier bébé tant j’ai été déstabilisée dans ma lecture et en même temps, prise d’une colère sans nom vis-à-vis de ceux qui nous dirigent.

Nous faisons ici connaissance avec Virgil Solal, un ancien militaire qui voit son monde s’écrouler. Sa fille morte-née va être, pour lui, un électrochoc et les choix qu’il va faire vont le conduire dans une voie dangereuse. Voulant déclencher une prise de conscience, il kidnappe le PDG de Total et demande, pour le libérer, un changement des orientations de l’entreprise. Mais l’écologie et la vie d’un homme ont-elles vraiment du poids dans le monde économique actuel ? 
Face à lui, nous rencontrons Nathan, un capitaine de police travaillant au Bastion, le nouveau « 36, quai des orfèvres », et Diane, une psycho-criminologue. Ensemble, ils doivent tout faire pour sauver l’otage et aider à rétablir l’ordre. Mais à quel prix ? Sont-ils prêts à tout pour mener à bien leur mission ?

Virgil Solal est un homme brut de décoffrage, abîmé par la vie et qui n’a plus rien à perdre. Son engagement et son action sont dictés par l’urgence climatique et visent à ouvrir les yeux de tous grâce à l’utilisation des réseaux sociaux. Ainsi, cet anti-héros peut nous mettre mal à l’aise tant on a du mal à se positionner vis-à-vis de lui : il est coupable de kidnapping mais en même temps, il veut réveiller les consciences… Toute son action amène à s’interroger sur la frontière entre le juste et la justice, le bien et la morale… et ce sont ces dilemmes auxquels vont être confrontés les deux « flics » de l’histoire. En effet, Nathan et Diane sont deux professionnels doués dans leur domaine mais là, ils se retrouvent dans une situation exceptionnelle,  qui va leur donner du fil à retordre….

Je ne veux pas trop en dire pour laisser la surprise à tous ceux qui se laisseront tenter par ce roman. Néanmoins, je dois vous dire qu’en le refermant, j’ai été très perplexe. Certes, la plume d’Olivier Norek est toujours aussi efficace, percutante et visuelle, mais pour moi, il y a ici un manque d’équilibre. En effet, beaucoup de critiques ont comparé ce livre avec « Entre deux mondes », qui parlait des migrants et de la jungle de Calais. A partir de là, je m’attendais, inconsciemment, à ressentir un certains nombre d’émotions lors de ma lecture (« Entre deux mondes » m’avait littéralement bouleversé). Le problème ici est que j’ai ressenti beaucoup de colère, en prenant connaissance de tous les rapports existants sur le dérèglement climatique et sur l’ampleur des catastrophes naturelles qui se déroulent partout dans le monde, mais que je n’ai absolument pas réussi à m’attacher aux personnages. Ces derniers, tout comme l’intrigue, sont des prétextes pour servir le message d’urgence écologique porté par l’auteur. Comme il le dit si bien, « il écrit ces pages avant que tout cela ne devienne réalité », mais quand je lis un roman, j’ai quand même besoin de ressentir de l’empathie ou de la colère, ou tout autre sentiment vis-à-vis des protagonistes. Là, je garde en mémoire la colère de Virgil, l’agoraphobie de Diane, la gentillesse de Nathan mais je ne retiens pas grand chose d’autre sur eux. Alors certes, c’est un choix de l’auteur, qui l’assume, mais pour ma part, cela me laisse une petite pointe de déception. Par contre, coup de chapeau pour la couverture qui est à l’image de l’histoire, sombre, et représentant la pollution qui nous entoure et qui prend, peu à peu, toute la place…

Pour conclure, voilà un livre qui ne laissera aucun lecteur indifférent, que ce soit en positif ou en négatif. Pour les habitués de l’auteur, il ne ressemble à aucun autre mais il nous permet de prendre conscience qu’on n’a plus le temps d’attendre, que notre monde court, littéralement, à sa perte. Ne vous attendez pas à un thriller classique car tous les codes sont bousculés mais le message porté est fort. A vous de vous faire une opinion !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

MATRIOCHKAS, tome 2 : Dissidence de Christelle Da Cruz.

 
[ DYSTOPIE – 2018]
Éditions LES PLUMES DU WEB – Collection Opale
Tome 2/?
376 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :

 

Alors que la résistance s’apprête à investir le pôle du lac Sainte-Claire, la révolte gronde. Le destin des hommes est entre les mains de l’opposition, menée par Rose. Tout se jouera au coeur de la capitale, où ils devront rallier le peuple à leur cause et s’unir face au gouvernement. Après soixante années passées dans l’ombre, les hommes vont-ils regagner leur place au sein de la société ? A l’heure où Gabrielle et Alexander sont à un tournant de leur relation, c’est tout leur avenir qui est en jeu…
 

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Le premier tome de cette saga m’avait conquise par cet univers 100% féminin. Une société matriarcale où l’homme est séquestré pour de mauvaises raisons dans des pôles où souffrances, humiliations et peurs les consument. Ce premier volet soulevait de nombreuses questions d’éthique et de morale. Cette particularité rendait la lecture aussi intéressante qu’addictive. J’attendais cette suite avec impatience, curieuse de voir quel chemin la trame allait emprunter. J’avais aussi quelques exigences qui malheureusement n’ont pas été comblées.

 

Gabrielle a pris enfin conscience du monde qui l’entoure et des enjeux. Le groupe de résistance qu’elle a rejoint devient sa seconde famille. Ses amis de bons conseils tempèrent tant bien que mal son caractère bouillonnant. Sa relation avec Alexander prend un tournant plus radical mais tout aussi fougueux. Surtout avec cette belle surprise qui se concrétisera plus tard, ils explorent leurs sentiments, leurs émotions, leurs craintes et leurs espoirs. Gabrielle prend certes en maturité, mais reste toujours cette jeune femme plein d’entrain. La personnalité d’Alexander ne la canalise pour ainsi dire pas du tout, et donc se retrouve à proposer des compromis pour veiller à la sécurité de sa belle.

 

La révolte grandit dans les rues de la capitale. Les deux fronts s’affrontent. D’une part les militaires dirigées par une ambassadrice un brin hystérique et de l’autre part, les résistants, où femmes et hommes prennent les armes et leur courage à deux mains pour porter d’une même voix les raisons de ce mouvement. Les rues de la capitale deviennent le théâtre de l’horreur et de la folie humaine. Une bataille sans foi ni loi ! A voir qui gagnera ?

 

Christelle Da Cruz offre à ses lectrices une suite qui pour ma part n’a pas été aussi surprenante. Il m’a manqué un brin d’énergie et des scènes époustouflantes et puis surtout j’aurai voulu que Gabrielle devienne une héroïne atypique. Une de ces héroïnes qui laisse une marque indélébile. Malgré sa fougue et sa verbe acerbe, Gabrielle reste malgré tout un personnage passif. Elle subit bien trop. Elle n’est pas le protagoniste de ce grand changement auquel elle participe. J’aurais aimé qu’elle amène son côté transgressif dans ces actes, qu’elle soit le pivot central de tout ce mouvement, qu’elle ait véritablement la place au centre d’une aventure trépidante. A mes yeux, elle fait partie de ce groupe sans y être mis assez en avant. Personnellement cela me dérange mais pour la plupart des lectrices, vous avalerez les pages avec envie.
 
Christelle Da Cruz  sait maintenir en haleine son lectorat. Sa plume addictive offre de belles scènes où actions et émotions se mêlent. Toujours dans la continuité de son premier tome, elles soulèvent de nombreuses questions moins percutantes, certes, mais toujours avec cet aspect de prise de conscience, d’acceptation de la différence dans le but d’obtenir un monde meilleur.

 

#Esméralda

Je remercie les éditions Les Plumes du Web et Christelle Da cruz pour leur confiance et leur patience.

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… Mon avis sur le tome 1.

… Le site des éditions Les Plumes du Web.

B.O.A. tome 2 : Couples maudits de Magali Laurent.

 
[ DYSTOPIE / FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]
Tome 2/3
Editions de Mortagne
458 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

 

Le résumé :

 

La loterie est terminée.
Le cauchemar commence.
Après avoir survécu à la loterie dont ils étaient les prix, Oxana, Alexandre, Cléo, Denys, Samantha et Kim se retrouvent face à la réalité de leur condition d’esclaves.
A cette étape du jeu, ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Livrés en pâture à leurs propriétaires BOA, ils doivent réprimer les sentiments qui les animent et trouver la force de surmonter cette nouvelle épreuve.
Mais comment lutter dans une ville dont on ne connaît pas les règles ? Le pacte conclu avant le tirage sera-t-il leur seule option ?
Le futur s’annonce sombre, et devenir des Charognards pourrait être l’unique voie les menant à la liberté…

 

Mon avis :

 

Si t’es fan de dystopie qui sort des sentiers battus, c’est la trilogie que tu dois absolument t’offrir pour Noël.

 

Il n’y a pas à dire, l’univers de Magali Laurent a tout pour séduire. Un monde post-apocalyptique où les humains considérés comme des sacs à sang et ont comme unique utilité celle d’éponger la soif des BOA, sortes de vampires. Je trouve ce mélange entre dystopie et bit-lit tout à fait génialissime. De plus la plume de l’autrice est remarquable et tout aussi addictive !

 

Après un premier tome qui pose les bases de l’univers de Magali Laurent où elle expose les différents groupes (humains, BOA et Charognards, vilaines bêbêtes qui ont tout du zombie (pour te donner une image prend ceux du film « Je suis une Légende »)), présente ses personnages. Dans le tome 2, l’autrice rentre directement dans le sujet. Les trois couples rejoignent leurs gagnants de la loterie. Ces six jeunes adolescents sont loin de se douter alors, que leurs vies vont prendre un tournant radical.

 

Oxana et Alexandra se retrouvent auprès d’un propriétaire qui fait parti des rangs de la résistance. Il est facile de croire que tout ira pour le mieux pour eux. Mais que nenni : ils seront confrontés à des situations totalement inédites, leur moral sera mis à rude épreuve. Les blessures psychologiques et physiques sont nombreuses. Leurs ténacités sont remarquables mais extrêmement éprouvantes.

 

Cléo et Denys se retrouvent dans un manoir totalement inimaginable et sordide dirigé par un BOA qui ne connait ni pitié ni indulgence . Entre complots et manipulations, épreuves et tortures, leur  vie est un véritable enfer. Cauchemars incessants, leur survie ne tient qu’à un fil.

 

Samantha et Kim ont eu la chance d’avoir un propriétaire indulgent et respectable. Il se soucie vraiment d’elles et leurs apporte soutien et réconfort. Mais là aussi rien ne se passe comme prévu.

 

Ce second tome n’a absolument rien à voir avec le premier. Il en ressort beaucoup de violence, des scènes insoutenables ou tortures et sévices sont décrites avec beaucoup de détails. Il est possible que ce point refrène quelques lecteurs. Personnellement il ne m’a pas du tout dérangé ou rébuté. L’atmosphère qui s’en dégage est vraiment glauque. Les personnages sont aspirés dans une spirale destructrice, éprouvante et cauchemardesque. L’auteur n’a vraiment pas choisi la simplicité. J’aime beaucoup quand l’auteur ose prendre des risques. Quelques notes d’espoirs transparaissent de temps en temps, mais elle sont vraiment vite englouties. Les rebondissements s’enchainent laissant peu de temps aux lecteurs de respirer. Les traits de caractères des personnages sont davantage approfondis. J’ai mieux appréhender les tenants de cette histoire totalement pittoresque et déjantée. Et que dire du final, OMG …. ! J’attends avec impatience la suite !
 
B.O.A. est résolument un page turner ! Je n’ai qu’un conseil : ACCROCHE TOI ….. ACCROCHE TOI BIEN !

 

 


 

Je remercie Pascale, attachée de presse des éditions De Mortagne en France, pour sa confiance et sa patience.

 

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Mon avis sur le tome 1 « Loterie Funeste ».

Vers le site de Magali Laurent, pour découvrir son univers.

Vers le site des éditions De Mortagne pour tout savoir.

 

 

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LE MONDE DE TIM de Pierre Grand-Dufay.

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[ANTICIPATION – Rentrée littéraire 2018 ]
Éditions Pierre-Guillaume de Roux
Format broché (256 pages) : 20.00€
Ma note : 3.5/5 mention  » à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

En 2047, le monde s’est totalement transformé. Paix et prospérité semblent régner à perte de vue sous le miracle grandissant d’un progrès scientifique nommé Intelligence Artificielle. Seule ombre au tableau, cette conquête se révèle davantage matérielle que spirituelle. Claire et Paul, un couple heureux, en pleine réussite professionnelle et sociale, sont encore prisonniers de cette logique. L’irruption brutale de Tim, orphelin de quinze ans, dans leur existence bien réglée va bouleverser tous leurs repères et permettre à Paul de renouer avec son enfance et ses racines provençales oubliées. C’est à travers le regard inspiré, quasi visionnaire de l’adolescent que le couple se met peu à peu à comprendre l’ampleur des mutations à l’oeuvre. L’essentiel n’est plus ce qu’ils croyaient. Un tout nouveau mode de vie s’impose à deux sans plus attendre… Un roman spéculatif qui anticipe les grands bouleversements à venir dans de nombreux domaines-clés : technologie, urbanisme, économie, enseignement, droit de la famille ou du travail, institutions et construction européenne. Le Monde de Tim déjoue les angoisses déclinistes de notre époque par quelques réponses simples et fermes, fondées sur le retour aux valeurs essentielles : amour, partage, responsabilité. Une belle leçon d humanisme et de confiance qui insuffle une nouvelle espérance.

 


 

 

Mon avis :

 

Tim vient de vivre une terrible épreuve : la perte de ses deux parents. Recueilli par le cousin de son papa, il arrive dans un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il a toujours vécu loin de toute frénésie. Son enfance en Guyanne et ensuite au cœur de la campagne, lui vaut bon nombre d’ébahissements. Du haut de ces quinze ans, il découvre un Paris utopique. Un Paris idéaliste. Sa nouvelle famille est tout aussi déstabilisante. Claire et Paul n’ont jamais eu d’enfant. Leurs travails ont toujours prévalu sur une vie familiale. Les soirées, les mondanités, les repas d’affaires, les voyages sont au cœur de leur quotidien assez rythmé. L’arrivée de Tim va bouleverser ce qui leur penser acquis et petit à petit l’esprit vif et juste de ce fils adopté va s’insinuer dans leur vie.

 

LE MONDE DE TIM est à l’image d’un monde humainement respectueux, chaleureux, curieux, inventif, attentif et attentionné. Un monde où les valeurs humaines passent inévitablement avant quelques technologies facilitant la vie.
Je dois dire que la perception de Tim m’a totalement enchanté et la manière dont il l’aborde avec justesse et honnêteté m’a  conquise. La pureté de Tim éblouit dans un monde interconnecté et peu soucieux de l’autre.

 

 

Pierre Grand-Dufay plonge son lecteur dans un monde bien utopique. Un monde où l’écologie a une place primordiale avec des ressources alternatives exploitées avec ingéniosité. Un monde où le travail est revisité d’une manière inattendue. Un monde où l’éducation a évolué grâce aux technologies de pointes et est adaptée à chaque enfant et adolescent. Les intelligences artificielles sont omniprésentes. Elles œuvrent ici et là. Facilitant les humains dans leurs tâches quotidienne, personnelle, déplacements et travail. Un monde très harmonieux mais froid où l‘IA serait une personne à part entière.

 

Pierre Grand-Dufay met en exergue ce monde pro-réel. Un monde à la fois fascinant et effrayant. Par la voix et les actes de Tim, celui ci pointe du doigt toutes les conséquences néfastes qui détruisent peu à peu ce qui fait l’essence même de l’être humain.

 

L’IA est un sujet qui me passionne. C’est d’ailleurs le second roman que je lis l’ayant pour thème. LE MONDE DE TIM est un récit exposant avec beaucoup de présence d’esprit un avenir bien plus proche que tu le penses. L’IA rode dans nos smartphones, applications et objets connectés. Le « big data » est une notion concrète. Si tout le côté scientifique est peu abordé dans ce roman, l’aspect « humain » le façonne, le modèle.

 

LE MONDE DE TIM est une belle découverte, même si je n’ai pas été d’accord sur certains points, il ouvre où débat.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
– Pourtant ce sont vos meilleurs amis, c’est étonnant qu’ils ne vous aient rien raconté. Je ne devrais pas vous dire ça, mais je trouve que, ce soir, vous avez beaucoup parlé, mais vous n’avez rien dit de vous, de vos soucis ou de vos joies, rien de ce qui vous touche ou vous concerne, vous ne vous êtes rien raconté… et puis on dirait que vous n’écoutez pas. Vous dites des choses en fonction de ce que vous voulez que l’autre pense de vous. Tout ça est faux. Tout ce bluff, cette esbroufe, c’est triste à en mourir. Personne ne dit ce qu’il ressent vraiment. Ca sert à quoi de jouer un rôle quand tous les acteur jouent le même ? C’est idiot.

 

 

 


 

 

Je remercie Mr Grand-Dufay de m’avoir permis de découvrir son roman et Mr Foucaud pour sa sollicitation.

 

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Lien Amazon !

Vers le site des éditions Pierre-Guillaume de Roux, pour tout savoir !

 

 

 

DARK WEB de Dean Koontz.

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[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel
Traduction : Sébastian Danchin

 

Format numérique ( 418 pages) : 15€99
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 5/5

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce merveilleux service presse.

 

 


 

Le résumé :
IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

 

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…

 

 


 

Mon avis :

 

 

Nouvelle découverte d’un très grand auteur. Il est annoncé comme le maître du suspense d’anticipation… et bien oui ce livre est une sacrée claque. Je trouve toujours ça aussi extraordinaire lorsqu’un auteur ose s’attaquer à des sujets sensibles touchant à l’évolution de la société. Définir l’inextricable frontière entre ce qui pourrait advenir et entre le réel. Il n’y a souvent qu’un pas, mais ici Dean Koontz nous plonge dans l’impensable, l’immorale et l’innommable. Alors il est vrai qu’au départ j’ai été induite à l’erreur en ayant eu la folle pensée que ce livre traiterait dans sa totalité du fléau dû au dark web (commerce illicite, prostitution, proxénétisme… et toute autre chose aussi répugnante). Et bien non, si le fin fond de l’histoire de Koontz prend part et se propage via le dark web, la réalité est bien pire !! Voire effrayante !

 

Une femme se bat pour rétablir la vérité sur la mort de son mari, classifiée suicide par l’administration. Jane Hawk n’y a jamais cru un instant. Elle ne peut pas se contenter de ce mot « suicide ». Forte de son expérience au sein du FBI, elle va mener à bout sa vendetta. La haine qu’elle porte en elle est aussi forte que l’amour qu’elle portait à son mari. Son road trip vengeur lui fait traverser le pays en quête aux réponses silencieuses. Ses questions la hantent, la taraudent, l’empêchent de dormir. Ce cercle vicieux et intransigeant où la vérité doit trouver obligatoirement sa place. Si je devais décrire Jane Hawk, l’image qui s’impose à moi est celle d’un GI Jo !! Une femme déterminée, combative, insouciante, fonceuse, têtue, machiavélique, caméléon, impulsive, calculatrice… Une femme qui n’a plus rien à perdre et qui est prête à confronter la mort. Son combat devient sa vie. Sa vie devient son arme. Son arme sera l’annihilation.

 

Cette lecture fut totalement hallucinante. Eprouvante, haletante. Une course poursuite sans temps mort. Un blockbuster littéraire !! Je ne sais pas si je peux le dire de cette sorte. Mais voilà c’est pour vous mettre en tête, que DARK WEB est une frénésie impitoyables d’actions, de rebondissements, de secrets, de balles qui fusent… Un big bang ! C’est du lourd, très lourd !!! C’est sans oublier que Koontz traite des sujets sensibles. Le suicide vu au travers des membres de la famille endeuillés ainsi que l’incompréhension dû à ce geste. L’auteur dépeint avec des mots lourds de sens toute cette phase d’acceptation, de déchirement. D’ailleurs la personnalité de l’héroïne repose entièrement sur ce processus agrémenté et augmenté par la haine. Ce qui la rend imparfaitement héroïque. Le méchant qui se prend pour un Darwin en herbe est une mégalomane fou de pouvoir et de contrôle. A travers lui, Koontz expose un tableau épouvantable d’un potentiel futur : le contrôle et la manipulation mentale via une technologie sophistiquée. La frontière entre le réel et l’irréel est tellement fine que je me suis prise rapidement au jeu. Une écriture fine, incisive et précise. J’ai agréablement été surprise par cette petite note d’humour qui survient parfois notamment sur le fin du roman.

 

Que dire de plus, DARK WEB est juste extraordinairement incroyable et prenant !!!

 

 

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Vers le site des éditions L’Archipel, pour tout savoir !

Vers le site de Dean Koontz !