LA MÉMOIRE DE L’ART, un polar de Cyrille Thiers.


Le spécialiste de la nouvelle se lance enfin dans le roman ! Finaliste inattendu du Prix Littér’Halles en 2020 pour son recueil de nouvelles noires et policières, « On a toute la vie pour mourir », Cyrille Thiers vous propose aujourd’hui une première enquête palpitante dans le monde des grands maîtres de la peinture ! 1870, 1914, 1939. Ces trois conflits franco-allemands ont détruit des millions de vies, mais ils ont également affecté de façon dramatique le patrimoine artistique de nombreux pays.
Bombardements aveugles, pillages, destructions organisées, spoliations… Grâce au dévouement d’hommes et femmes hors du commun, nombre d’œuvres inestimables ont miraculeusement traversé ces périodes, tandis que d’autres étaient perdues à jamais.Pourtant, certains tableaux que l’on croyait disparus resurgissent de temps à autre…Max, un galeriste parisien, torturé par la terrible histoire de sa famille, va se retrouver embarqué malgré lui dans une quête dont les révélations risquent fort d’ébranler le milieu si conservateur de l’art et des grands musées. Entraîné par la pétillante Louise, il va devoir partir à la poursuite de sa propre mémoire, avant d’espérer localiser ces si mystérieuses toiles qui feront jaillir bien plus de questions que de réponses.
[Illustration de couverture : Brian Merrant, d’après « L’homme de Vitruve » par Léonard de Vinci (vers 1490)]

 
Voici deux thèmes que j’aime trouver dans mes lectures, mis en avant ici : l’art et les deux guerres mondiales (en autre). Tout un pan de cet aspect historique mis souvent au banc de la culture. Cyrille Thiers s’empare de ce sujet avec un incroyable culot et c’est cela qui m’a séduite. Pas tout à fait un Dan Brown, pas tout à fait un James Bond, L’ART DE LA MÉMOIRE est un excellent polar qui vous plongera dans les abysses méconnus de l’art.
Max est un galeriste parisien qui va voir sa renommée s’envoler grâce à sa dernière exposition, celle d’un jeune artiste prometteur. Max est tomber dans le monde de l’art, non pas par hasard, mais avec l’ultime conviction qu’ainsi il pourrait réparer les actes des ses aïeuls dont il n’est pas fier. Et c’est un joli pied de nez à toute la médisance dont il est l’objet de la part de sa mère. Max s’épanouit dans son métier. Dans l’immeuble qui appartient à la famille, il a ouvert une maison d’artiste où il accueille des peintres de tout horizon. Max et l’art, c’est toute une passion.

 

Après une soirée largement fêtée, il est accosté par une jolie femme. Une rencontre foireuse mais qui va s’ouvrir sur une aventure pittoresque. La jeune femme n’est autre que Louise évoluant dans le monde de l’art et ses limbes. Embarqué dans cet incroyable aventure, Max va découvrir un monde alambiqué où les apparences sont trompeuses. Courir après des faussaires d’une congrégation secrété, crée à la fin du 19e siècle est très cocasse.

 

Louise est une jeune femme passionnée par son métier. Son instinct est primordial et ses connaissances sans limite. Cette enquête va toutefois remettre ses principes en considération. De Paris aux Jacobins de Toulouse, dans les anciens conduits des passe-plats à des souterrains dignes d’un bunker ultra sécurisé, Louise et Max seront sur le pied de guerre.

 

Cyrille Thiers signe un premier polar très intéressant. Le contexte historique et l’enquête offrent une histoire palpitante. Très vite je me suis prise au jeu, suivant avec une certaine envie les élucubrations des protagonistes usant souvent d’un humour bienveillant et bienfaiteur. Le seul petit bémol est certainement l’aspect psychologique des personnages qui a mon sens manque de développement et de caractère. Je suis arrivée à la conclusion que cet aspect juvénile (peut-être voulu) contrebalancé le sérieux du sujet développé. Ce dernier est totalement maîtrisé par Cyrille Thiers. De l’action, quelques rebondissement et une énigme qui tient parfaitement la route ! Cyrille Thiers a le sens de la mise en scène toujours ancré dans des lieux réels. Le sens innée pour les intrigues que j’ai découvert dans son précédent recueil de nouvelles.

 

Un bon début pour cette saga.

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… Mon avis sur un précédent roman de Cyrille Thiers, clique sur la photo pour le découvrir.

HOT BLUE, une romance de Danielle Guisiano.


Après une longue absence, Elsa revient en Provence où elle retrouve ses amis. Emportée dans un tourbillon de soirées effrénées, elle profite de l’été et d’une liberté chèrement acquise.
Sa rencontre avec Lorn, un homme ambigu et mystérieux la trouble profondément. D’autant plus que ce dernier ne cache rien de son homosexualité. Précédé par une réputation sulfureuse, Lorn installe un climat équivoque qui remet en cause l’intégrité de la jeune femme.
Parce que parfois l’attirance ne s’embarrasse pas de principes, Elsa est-elle prête à relever un tel défi ?

L’histoire aurait pu être un conte de princesse. Un ex qui veut sa part du steak, un chevalier pas vraiment « blanc » et une princesse aussi paumée que le petit Poucet qui tente malgré sa bonne volonté et un désir à fleur de peau de tenir le cap sans se perdre.

 

Cela aurait pu être une histoire de princesse, mais c’est sans compter sur le talent indéniable de Danielle Guisiano qui a tendance (et là je minimise) à vouloir vous faire sortir de nos gonds.
Elsa (qui n’a rien à voir avec la Reine des Neiges) vient enfin de mettre un terme à la relation toxique qu’elle entretenait depuis quelques mois avec cet homme qui lui a été désigné par ses parents comme étant son futur mari. Elle a fui loin de la région parisienne où son avenir lui semblait terne. Direction la Provence, pas trop loin de la mer, où le joli mas de sa grand-mère, intrépide et de très bons conseils, l’accueille chaleureusement. Elsa se requinque et retrouve peu à peu goût à la vie. Pour cela elle peut compter sur son amie d’enfance qu’elle voyait uniquement pendant les grandes vacances. Elle enchaîne les fêtes et les beuveries se délestant ainsi de son passé.

 

Sa rencontre avec Lorn est résolument épique. Lui jouant au piano, elle se faufilant dans la maison de sa meilleure amie. Un instant, un choc, le coup de foudre ! Lui grognon et insultant ! La panoplie du parfait connard ! Sa réputation le précède. Homosexuel ses frasques l’ont terni d’être un homme sulfureux. Architecte de formation, il projette de partir à Los Angeles pour faire carrière dans le monde du cinéma. Contre toute attente et malgré tout, une relation naît entre les deux. Je te cherche moi non plus, des gestes, des regards équivoques. Loin de renoncer à son orientation sexuelle, Lorn n’est pas insensible aux charmes de la belle Elsa. Bien trop protecteur, attentionné, il sème le trouble. L’attirance est tout aussi réciproque. Le danger : y succomber ! Tomber à nouveau au cœur d’une relation toxique où l’attachement serait vain, est la pire histoire qu’Elsa voudrait construire. Et comme le dit si bien Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».

 

Danielle Guisiano signe une nouvelle romance de tonnerre. Très vite j’ai été accaparée par son histoire transportée par cette plume qui sait si bien mettre en évidence les émotions et leurs incongruités. Elle explore l’universalité des sentiments, leur non-sens et leur non-avenir. Elle leur apporte cette touche de sensualité et de romantisme et toujours ancrée dans la réalité des relations. Elle transfigure l’amour, le manipule avec grâce et lui donne tout son éclat. Les personnages sont tout aussi attachants qu’exaspérants. Leur chemin respectif est cabossé et leur rencontre remet tout en perspective. Insufflant une incroyable force à ses personnages et l’espoir, elle leur construit une histoire au-delà de la réalité. Pourtant l’amour est là, vivant et frétillant d’impatience attendant le bon moment pour exploser.

 

Une romance hors norme portée par des personnages qui le sont tout autant. Une histoire atypique que j’ai tout simplement adorée. Vous pouvez foncer !

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… Mon avis sur d’autres romance de Danielle Guisiano

TERRE NOYÉE, tome 2 : Les Veilleurs, un roman fantastique de Iléana Métivier.


Dévoiler les secrets pour vivre.
Grâce à ses amis, Annaëlle a échappé aux griffes de l’Élite. Sa cavale dans Capitalia commence, mais le filet se resserre rapidement autour des fugitifs. Comment s’échapper lorsque l’on vit sur le dernier îlot d’humanité ?

Annaëlle et ses amis hors normes ont fui leur école qui ne prônait pas l’égalité des chances. En fuite sur l’île ils trouvent refuge dans une maison abandonnée. La discrétion est de mise mais ils se doivent de mener bien leur nouvelle mission : prévenir Capitalia de la supercherie. Comment alerter la population qui passe leur vie sur les écrans, comment éviter de se faire prendre dès le début de l’ouverture des hostilités, comment résister dans la clandestinité sur une île ? Tout autant de questions qui vont leur permettre, pas après pas, de découvrir tout un réseau, les veilleurs, qui pourront les aider sans aucun doute.
Malgré l’enthousiasme d’Annaëlle, la troupe est au bout du rouleau. Malgré le soutien inattendu et si espéré de ce réseau clandestin qui prône la liberté et l’égalité au sein de cette communauté littéralement transformée, Annaëlle et ses amis perdent le morale. La discrétion, l’attente d’un rebondissement de taille et l’inaction leur en font baver. Un seul espoir réside sur cette pseudo radio, sur un planisphère largement étudié et décortiqué et une fourchette en guise d’antenne. Une pseudo illusion dont ils espèrent qui leur ouvriront les portes du monde et de la vérité !

 

C’est avec un grand plaisir que je retrouve Annaëlle et sa bande d’amis extraordinaires. Iléana Métivier nous offre un second tome littéralement différent du premier. Elle nous plonge dans la longue attente de cet espoir qui sait se faire désirer. Quelques rebondissements jalonnent les chapitres bien différents de ceux que j’ai pu découvrir au cours du premier tome. Cette attente permet de mieux faire connaissance avec les personnages. J’ai découvert une Annaëlle malgré l’abattement, persévérante et ingénieuse. Elle s’élève désormais au rang de leader du groupe de rebelles. Sa ténacité et ses valeurs lui permettent d’échafauder des plans qui tiennent parfois la route sans compter sur les trahisons malveillantes.

 

Une nouvelle fois Iléana Métivier fait preuve d’une grande imagination sous couvert d’amitié, d’amour, de passion, de liberté et d’écologie. Une rébellion qui s’impose doucement et sûrement au cœur de Capitalia, mais le gouvernement veille à ce que leurs secrets restent tels quels. Quatre jeunes, fugitifs, deviennent le symbole d’un possible renouveau mais le chemin est encore long et périlleux. Une histoire entraînée par une plume qui a su me captiver et qui réserve encore de nombreuses surprises, je l’espère vivement. Une chouette suite où une nouvelle fois le mélange des genres s’unissent pour une histoire fantastique !

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site d’Iléana Métivier

… mes avis sur les précédents romans de l’auteure, clique sur les photos pour les lire.

SI TU PEUX … #1 – Coach me, une comédie romantique de Marlène Eloradana.


Elle est prête à tout pour lui résister…
Il a tout à apprendre pour la faire craquer…
Une comédie romantique au cœur de l’Ecosse.
 
Aider les gens à atteindre leurs objectifs, c’est ce qu’Amy sait faire de mieux. Lorsqu’elle accepte d’endosser le rôle d’une coach en séduction, elle ne sait pas dans quoi elle met les pieds. Ce n’est qu’en rencontrant son client qu’elle comprend l’ampleur de la tâche.
Identité : Cameron Roy.
Ce spécimen âgé de 27 ans à la personnalité atypique a une prédisposition à foirer tous ses rencards avant même qu’ils ne commencent. Sa vie sentimentale se résume en un seul mot : inexistante !
Sa mission ?
Redresser ce célibataire endurci, dompter sa langue bien trop pendue et faire de lui un séducteur hors pair. Et tout ça, sans tomber sous son charme, sans laisser son passé semer la zizanie et sans oublier ses propres objectifs.
Taux de réussite ?
En théorie… 100% ! En pratique… c’est une autre histoire !

Je suis très heureuse aujourd’hui de vous parler de la première romance de Marlène Eloradana, bloggeuse émérite que je suis depuis de nombreuses années. Elle a osé sauter le pas et c’est juste merveilleux. Bravo !

 

Une comédie romantique hilarante, je n’ai jamais autant ri, tendre et surtout addictive.
Cameron est ce jeune homme de 27 ans qui sort d’un autre monde. Accoutrement sorti tout droit du tiroir de son grand-père, un humour dévastateur qui met mal à l’aise et qui vexe sans détour. Une tête blonde et intelligente dans un corps qui ne demande qu’à être sculpté. Il n’a jamais connu le grand amour ni les petites amourettes d’un soir. Solitaire, seulement entouré de son frère jumeau, Travis, de Neil et de la déjantée meilleure amie, Cam ne sort pas tant que cela. Il faut dire que ses rencards se foirent au bout de quelques secondes. Il n’y va pas de main morte et dit littéralement ce qui lui passe pas la tête. Un véritable carnage ! Tenir sa langue dans sa poche est un véritable challenge qui lui permettrait de rencontrer la femme de sa vie. Et la belle rousse qu’il aperçoit sur le dance-floor est l’étincelle qui va allumer le feu ! Touché par l’attitude tristounette de son frère, Travis va mettre sur pieds un plan infaillible.ne pas atteindre le Graal.

 

Amy ne s’est toujours pas résolue à laisser la chance à une nouvelle relation. Depuis la découverte des goujateries de son mari suivi du divorce, Amy s’épanouit au côté de son chat et de Netflix, notamment la série Outlander. Boulot, apéro, sortie et dodo, son quotidien la rend sereine et surtout exit toute présence masculine. Amy est depuis devenue une femme libre. Le coaching est sa passion et le contrat que lui propose Travis est une première. Ne reculant pas devant ce défi, elle prend sa mission très au sérieux. Un coaching qui débute par un relooking de la dernière chance et l’apprentissage à bien tenir sa langue et avoir confiance en lui. Une véritable mission impossible ! Mais rien n’est impossible pour la belle Amy. Un caractère à la fois ferme et doux, elle surprend par sa répartie, ses moments de panique et ceux où elle s’effondre moralement. A eux deux, c’est un peu le feu qui attaque la glace. Un duo surprenant, hallucinant et mordant. Contre toute attente, ils vont apprendre à se connaître et au fil des rendez-vous une certaine alchimie va naître.

 

Marlène Eloradana signe une première romance excellente. Des personnages charismatiques et atypiques dont il est impossible de ne pas succomber. La douce et pimpante Amy. Le naïf et adorable Cam. Un Travis qui se la joue tombeur des cœurs et de culottes. Et tant d’autres qui vous charmeront en un claquement de doigts. L’histoire est adorable tout plein. L’auteure nous offre des moments poilants. Je crois que je n’oublierai jamais la scène dans la cabine d’essayage ! Une histoire touchante et qui fait sourire. Juste le combo gagnant. Pour les fans de la série Outlander vous allez adorer ce que vous y trouverez. Personnellement je n’y connais absolument rien (honte à moi, j’assume!). Une romance qui s’installe peu à peu offrant de très jolis moments romantiques. Pour une fois pas de bad boy ou du gars traumatisé par son passé, juste un homme simple et qui ne demande qu’à trouver l’amour et le vivre pleinement et follement, une femme qui aimera l’homme qu’il est, sans filtre. Un premier tome réussi et, vite, j’attends la suite avec impatience.

 

Une chronique de #Esméralda

 


NOS SENS INTERDITS, une romance de Estelle Every.


« La proposition indécente qu’elle ne devrait pas accepter… »
Après le décès de sa sœur, Julia reçoit une proposition dérangeante de la part de son riche et sexy beau-frère, Conor : devenir mère porteuse pour avoir cet enfant que sa sœur et lui n’ont jamais pu concevoir.
Tiraillée entre la morale et son envie d’aider Conor, le choix est difficile, surtout lorsqu’un évènement brutal redistribue les cartes. Et c’est sans compter sur son attirance pour Conor qui ne fait que grandir de jour en jour…
Quand l’amour s’oppose à la morale, Julia doit-elle suivre son coeur ou écouter sa raison ?

Julia a une vie paisible d’étudiante qui doit galérer pour joindre les deux bouts. Bref une vie banale qu’elle partage avec son colocataire adorable. Elle s’est toujours sentie de trop auprès de sa mère qui a toujours eu une préférence pour son aînée. Une artiste accomplie, mariée à un architecte américain et installée outre-Atlantique. Alors quand l’annonce de sa mort frappe, c’est tout un monde qui s’écroule. Une mère anéantie et une Julia qui tente de garder la tête hors de l’eau. Si sa relation avec sa sœur était distendue, ce n’est pas pour autant qu’elle ne la portait plus dans son cœur. Malgré leur grand écart d’âge, elle aurait aimé et apprécié l’adulte qu’elle était devenue.
Alors quand son beau-frère lui fait part d’une proposition qui aux premiers abords est indécente, Julia ne sait plus sur quel pied danser. Entre ses études et ses deux boulots, elle arrive tant bien que mal à vivre, mais l’hospitalisation de sa mère la met dans une situation financière difficile. Il est bien vrai que la proposition de Conor est alléchante, elle a besoin de cet argent mais qu’en est-il de ses valeurs, de ses convictions. Conor a de bons arguments. Continuer à voir vivre sa sœur à travers un petit bout de chou est un joli rêve. Mais porter cet enfant qui ne sera jamais le sien est émotionnellement dangereux.

 

Julia se donne du temps pour réfléchir et décide de traverser l’Atlantique avec Conor.

 

Julia est irrésistiblement attirée par Conor. Une attraction condamnable et condamnée. Elle apprend au fil des jours à le connaître. Son arrogance, sa prestance, son aplomb, son silence, ses non-dits, sa colère, son amour, ses désillusions et ses rêves. Julia découvre un homme complexe mais terriblement attachant. Sa gentillesse, sa prévenance, sa douceur et ses mots ne la dissuadent pas d’accomplir ce geste d’altruisme. Ses sentiments s’amplifient, son corps, le traître ne s’embarrasse pas des convenances, il le veut à tout prix et la raison est prête à se faire la malle. Pourtant elle garde bien à l’esprit que le fantôme de sa grande sœur est partout, en lui, dans ses murs, dans ce projet totalement dingue et dans ce qu’il représente.

 

Est-ce que la détermination de Julia sera ébranlée ?

 

Estelle Every signe une nouvelle romance totalement et carrément hallucinante. Cette proposition indécente devient le moteur d’un scénario qui tour à tour subjugue et choque. La moralité n’a qu’à bien se tenir ! Julia est une femme attachante malgré ses frasques et ses envies, elle continue à se chercher. Ses principes et ses convictions la poussent dans ses retranchements dont elle arrive à se délivrer. L’amour ne se contrôle pas. L’attirance est aussi abjecte que merveilleuse et reste l’élément primaire à toute prise de conscience future. Julia est torturée entre ses propres envies et désirs et la réalité d’une situation enlisée et malsaine. Conor et ses airs mystérieux m’ont fait sortir de mes gonds. Ses prises de positions par la force et son charisme m’ont hérissé les poils. Un magnétisme évident mais une personnalité invasive et désarmante. Une froideur poussée à l’extrême et un comportement proche de la connard-attitude ! Deux personnages antagonistes mais qui s’appairent à merveille !

 

Estelle Every signe une romance déstabilisante ! Elle m’a poussé dans mes retranchements où finalement la moralité n’a peut-être pas lieu d’être ! Au départ, je n’étais pas du tout sûre d’aimer. Au fil des chapitres l’évidence est apparue comme une sacrée gourmandise prête à se faire croquer et dévorer. La lumière se fait sur certaines zones d’ombre et les mots sont lâchés ! L’amour se distille à petite dose. Une romance que j’ai finalement adorée. Estelle Every n’a pas son pareil pour nous faire vivre une histoire de dingue toujours portée par une plume qui nous fait vivre une multitude d’émotions. Le thème abordé n’était pas gagné d’avance. Estelle Every a su faire preuve de magnanimité. Voilà, voilà, encore un excellent moment de lecture. Hâte de lire le point de vue de Conor !

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site d’Estelle Every

… mes avis sur les précédentes romances d’Estelle Every, clique sur les photos pour les découvrir.

TOY BOYS, tome 2 : Dans nos mémoires, une romance de Laetitia De Zelles


Au lendemain de son réveil à l’hôpital, Eléa est complètement perdue. Elle ignore tout de sa rupture avec Milan et souffre du manque provoqué par son absence. Privée d’un an et demi de souvenirs, elle n’a qu’un seul but : retrouver la mémoire et celui qu’elle aime.
De son côté, Milan cherche à se reconstruire : nouveau travail, nouvelle région, nouvelles occupations… Averti de l’amnésie de celle dont il ne veut plus prononcer le nom, il jure de ne pas s’en mêler. Rester éloigné semble la plus sûre façon de ne pas succomber.
En ce mois de décembre, les cœurs d’Eléa et Milan ne sont pas à la fête. Alors, quand à la peine vient s’ajouter l’attitude étrange de ses proches, la jeune femme pense perdre pied. Et que dire de cette colère qui ne la quitte pas ? Entre souvenirs vivaces et mémoire perdue, l’amour sortira-t-il vainqueur de cette terrible épreuve ?
Ce roman est un tome 2. Vous trouverez le tome 1 sous le titre Toy Boys, paru chez City éditions (Collection Eden).

Retour à la case départ pour Eléa, à ce jour fatidique où leur accident de la route signera leur perte. Un an et demi, disparu, envolé. Pschittttt ! Plus rien. Juste ce sentiment douloureux de l’absence, de la perte, de l’incompréhension. Comment ont-ils pu se quitter ? Ils s’aimaient tant, s’adoraient avec passion et fougue. Comment, pourquoi, de quelle manière ? Tout autant de questions qui la submergent. Entourée par son père, son beau-père, sa mère et sa meilleure amie, leurs regards, leurs compassions, leurs chuchotements, l’exacerbent au plus haut point ! Elle veut à tout prix savoir la vérité et elle ira la chercher même en enfer.
Eléa et son entêtement légendaire s’arment pour une guerre où la vérité sera aussi acérée qu’une lame. Pas à pas, de souvenirs en souvenirs, Eléa affronte ses démons ceux qui l’ont envoyée au cœur d’une vie dans laquelle elle ne se reconnaîtra pas. Une déchéance dont elle ignore l’origine. Sera t’elle prête à tout affronter ?

 

Milan a fui, a claqué la porte. Malgré tout l’amour qui lui porte, il n’a pas pu la sauvée. Abattu, désœuvré, il se réfugie dans le boulot à des centaines de kilomètres de Bordeaux. Il continue à vivre difficilement. Un coup de fil va changer la donne. Eléa, son accident, son amnésie et si c’était la chance qu’il espérait tant ?

 

Ce second tome est placé sous le signe de la douleur. La reconstruction d’Eléa se fait pas à pas. Entre vision d’un passé qui lui fait froid dans le dos. Entre découvertes qui la laissent perplexe. La vie d’Eléa est devenue un véritable bordel où la tragédie et l’impuissance façonnent les nombreux aléas. Laetitia de Zelles prend son temps pour mettre en avant chaque étape que franchit son héroïne. Je ne vous cache pas que cela m’a énormément frustrée et agacée. Je voulais à tout prix retrouver les personnages du premier tome et leur complicité. J’ai retenu mon souffle longtemps, attendant ce moment fatidique où ce semblant d’étincelle annonciatrice d’espoir allait surgir. Alléluia ! (oui il arrive, à la page ….. :p nan ! Je ne dirai rien même sous la torture !)
L’aspect psychologique est finement détaillé, souvent rude et parfois attendrissant. Ce nouveau tome est très très différent du premier. L’auteur se tourne davantage vers le romantic suspense. Et je ne peux qu’apprécier ce petit détour vers ce sous genre. Ne vous inquiétez pas, la romance reprend ces droits vers la fin. Laetita de Zelles signe une romance complexe où la psychologie des personnages est mise en avant avec talent. Entre rebondissements de dingue et des moments langoureux propice à l’introspection, « Dans nos mémoires » est sans aucun doute une sacrée histoire portée par une plume qui sait vous rendre accro. Et la cerise sur le gâteau, un autre tome est prévu mais sur un autre personnage. Je suis joie !!!! 😉

 

Ce second tome clôt à merveille l’histoire intrépide, passionnelle et sensationnelle de Eléa et Milan. Laissez-vous tenter !

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site de Lætitia De Zelles

… mes avis sur les précédents tomes, clique sur les photos pour les découvrir.

CE SOIR-LA NOUS ÉTIONS IMMORTELS, une romance de Laure Arbogast.


Le temps efface les plus belles promesses ★
Alex mène la vie dont rêve la plupart des gens : il occupe un poste à responsabilités, possède une belle voiture et sort avec la femme idéale qu’il va bientôt épouser. Mais la perte d’un être cher lui fait prendre conscience de l’envers de la médaille : il travaille comme un forçat pour rembourser son crédit ; il néglige sa famille et il a perdu de vue ses trois meilleurs amis avec qui il avait fait le serment de se retrouver dix ans plus tard.
Enfin, il se rend compte qu’il n’a pas oublié Aurore, son amour de jeunesse qui a disparu sans explication.
La sœur d’Alex, adolescente rebelle dont il doit s’occuper quelque temps, vient encore compliquer la situation. Elle essaie de le pousser dans les bras de sa nouvelle secrétaire qui ne l’attire pas le moins du monde. À moins que…
Alex parviendra-t-il à renouer avec son passé, sa famille et ses amis ? Trouvera-t-il son âme sœur, si tant est qu’elle existe ?
Une histoire d’amour et d’amitié, sur le passage à l’âge adulte et le sens de la vie

L’entrée dans le monde adulte ressemble à une très belle aventure où l’enthousiasme côtoie la frénésie juvénile. Des projets à la pelle, de l’ambition à revendre, des rêves un peu fous et des promesses, celles qui se font sous le coup de l’émotion.  Et c’est ce qui se passe, lors de cette soirée aux abords d’un aéroport sur le capot d’une voiture. Des confidences et des promesses, celles de se retrouver coûte que coûte dans dix ans au même endroit.
La vie s’emballe et les sépare. Les études, le premier boulot, la copine, le premier appart et des rêves encore plus grands. Alex n’échappe pas à cet emballement. Le poste à responsabilité dont il rêvait et la compagne parfaite à ses côtés dans un appartement cousu. Métro, boulot, soirée et dodo, un rituel bien huilé. Puis un jour la machine s’enraye. Le décès du copain, sa petite sœur qui se la joue rebelle, une secrétaire mystérieuse et une copine en roue libre. Alex perd pied, se noie dans ce flot au cœur duquel les souvenirs de son premier amour surgissent. Elle s’appelait Aurore, comme la belle du bois dormant, il a croisé en Allemagne quelques heures suffisantes à faire craquer son cœur.

 

Alex est totalement désarmant. Il arrive à ce point où il ne sait plus sur quel pied dansé. Il est touchant dans sa détresse et imprévisible face à ses réactions turbulentes. Sa petite sœur tient le rôle conciliateur entre le jeune homme qu’il était avec ses aspirations et ses rêves, et l’adulte qu’il est devenu. Elle est en quelque sorte cette parenthèse bienfaitrice et réparatrice. Alex va peu à peu reprendre en main sa vie. Mais l’amour reste une chose difficile à apprivoiser.

 

Laure Arbogast signe une très belle romance où les émotions jouent un rôle crucial dans la construction de l’adulte en devenir. L’auteure aborde de nombreux thèmes tout au long des chapitres. La mort, l’acceptation et le regard porté sur soi sont les sujets primordiaux. Elle développe par la suite ce qui concerne la confiance, l’amitié et l’amour. J’ai beaucoup aimé la manière dont le passé se joint au présent. Très subtil et franchement bien joué jusqu’au point final. Les personnages sont hétéroclites et proposent des scènes attendrissantes, rigolotes et parfois douloureuses. La plume addictive de Laure Arbogast m’a accaparée dès les premiers paragraphes au cours desquels j’ai su que j’allais passer un agréable moment de lecture.

 

Une chronique de #Esméralda

 


Là Où L’HERBE EST PLUS VERTE, un roman de Typhanie Moiny.


« Il me faut partir. C’est la seule certitude à laquelle je m’accroche. Cet instinct de survie a grandi à l’abri des regards et me pousse hors de ces murs. »
Coline fuit. Elle fuit les crises d’angoisses et les remarques blessantes. Et si elle le pouvait, elle fuirait également son ventre vide qui n’est pas capable de faire d’elle une mère.
Alors, quand Ashling, une jeune irlandaise, lui offre un nouveau départ, elle d’ordinaire peureuse et casanière, ne peut qu’accepter. Il est grand temps d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.
Mais lorsque les blessures traversent les frontières, et que le passé s’invite dans ses valises, il n’y a pas que la météo qui risque de se gâter.

Coline n’en peut plus. Les réprimandes, les humiliations, la pression sont devenus son quotidien la plongeant peu à peu dans la dépression. Elle a maigri, ses nuits ne sont plus que le berceau de crises d’angoisse. Devenue le fantôme d’elle même, elle décide de rompre. Au revoir l’avenir, son compagnon toxique, ce bébé qu’elle n’aura jamais. Elle a besoin de se reprendre en main et sa survie en dépend.
Elle se réfugie chez sa meilleure amie qui l’accueille les bras ouverts. Elle s’épanche sur ses douleurs, soucis et peines qu’elle avait tu jusqu’à présent. L’oreille attentive de son amie la réconforte. Les jours s’égrènent et elle reprend peu à peu confiance en elle. Son mal être semble s’apaiser. Elles décident de se faire une soirée entre filles et de se rendre dans un pub. A contre cœur, Coline se laisse guider. C’est alors qu’elle font la connaissance de l’exubérante Ashling. Une irlandaise fougueuse au tempérament de feu. Une belle amitié naît suite à un malentendu. Les semaines défilent et Coline se sent de mieux en mieux. Elle envisage de nouveau projet notamment celui de se trouver un appartement. Mais c’est sans compter sur l’enthousiasme entraînant de Ashling qui lui propose de traverser la Manche et de s’établir dans la petite dépendance de la maison familiale en Irlande. Coline n’a jamais être une grande téméraire, l’inconnu l’effraye et elle adore son confort. Quelque peu hésitante, c’est alors qu’elle décide de se lancer dans le vide et d’accepter la proposition de sa nouvelle amie.

 

L’Irlande, terre à la fois sauvage et accueillante, aux paysages charmants et pittoresques. La petite maison accueillante la charme tout de suite et de balades en balades, elle s’approprie cette nouvelle terre. Elle se reconstruit, fait de nouvelles rencontres et se libère des dernières chaînes qui l’entravaient. Lorsque l’heure des révélations sonnera, saura t-elle tenir le cap qu’elle s’est fixée ?

 

Typhanie Moiny propose un roman douloureux sur la reconstruction. Les relations toxiques sont décrites avec réalisme prenant aux tripes. L’atmosphère est clairement anxiogène et oppressante se délitant peu à peu et devenant apaisante. Le personnage principal est confronté à ses démons et tente par tous les moyens de les éliminer. Seules les discussions face à face et son courage lui permettront de s’en défaire. L’emprise psychologique et l’aspect psychologique du personnage façonnent l’histoire. Je ne me suis pas vraiment sentie à l’aise avec cette lecture car tout simplement le thème développé me touche de prêt. Il n’a pas été évident pour moi de m’imprégner du contexte notamment au cours de la seconde partie du roman qui est consacrée à la reconstruction de Coline. C’est un livre à la fois douloureux et stressant mais qui délivre ce message d’espoir que tout est possible et que l’entourage peut vous apporter la clef amorçant une nouvelle étape de votre vie. Une jolie lecture dont je regrette de ne pas avoir su m’immerger entièrement mais qui vous touchera sans aucun doute.

 

Une chronique de #Esméralda

SULLIVAN, une romance de Jacinthe Canet.


Il est prêt à tout pour retrouver l’inspiration… sauf l’aimer.
Mickaël Sullivan se suffit à lui-même : artiste-peintre prodige, réputé pour son armure de dédain et son aura de supériorité, il a toujours fait cavalier seul.
Jusqu’à ce que sa muse l’abandonne.
Incapable de créer depuis des mois, son génie le fuit …
Malia O’Brian a déjà prévu son avenir : ses plans ne devaient pas la conduire auprès de Sullivan.
La raison, la logique, la sagesse… tout la pousse à s’éloigner de son maître de stage. L’insolente étudiante, à l’instar d’un papillon de nuit, s’approche de lui au risque de s’y brûler les ailes…
Entre provocation et sensualité, il désaxe son univers tandis qu’elle chamboule ses convictions.
De la passion à la destruction, il n’y a qu’un pas : qui le franchira en premier ?

Sullivan est l’artiste du moment. Sa renommée a conquis le monde. Déniché par un agent artistique de New-York, son talent est, depuis, admiré de tous. Sullivan peint comme il respire. Inné, son pinceau parcourt la toile, tel le prolongement de son corps et de son esprit. Mais depuis quelques mois l’inspiration n’est plus présente. Une inquiétude ravageuse qui le met hors de lui. Se sentant perdu sans son talent, il devient de plus en plus taciturne. Plongé dans son marasme, il se croit perdu.
Alors que son agent lui rappelle la session des cours qu’il donnera cet été, il se doit de choisir les heureux candidats. C’est ainsi qu’il tombe sur le book d’une certaine Malia. Entre admiration et subjugation, Sullivan a hâte de rencontrer cette artiste.

 

Malia ne s’est jamais considérée étant une artiste de talent, au grand désarroi de sa mère. La peinture, le dessin sont avant tout une passion. Il lui est bien difficile de concevoir de gagner sa vie en peignant. Suivant les conseils de sa mère et surtout pour lui faire plaisir, elle décide d’envoyer son book dans le but de participer à ce stage dirigé par Sullivan. Lorsqu’elle reçoit l’appel lui confirmant son inscription pour le stage, elle tombe dénue. Elle avait planifié ses vacances d’été avant de reprendre les cours. Déstabilisée par cette annonce, elle ne sait pas trop sur quel pied danser mais cela ne l’empêchera pas d’y assister. Malia a l’art et la manière de se faire remarquer et pour son premier jour de stage, cela n’échappe pas à la règle.  Arrivée en retard, rouge de honte, Sullivan la met directement mal à l’aise. Ainsi débute leur curieuse relation conflictuelle. Il faut dire que leur attirance mutuelle y est sans doute pour quelque chose et lorsque deux caractères bien trempés se frottent il ne peut qu’en jaillir des étincelles.

 

Jacinthe Canet signe à nouveau une romance tonitruante comme elle sait s’y bien les écrire. Une première partie est consacrée à la présentation des personnages principaux et secondaires, notamment le meilleur ami de Malia, Simon. Elle plante le décor qui se veut résolument artistique. J’y ai retrouvé toute l’atmosphère : peinture, toile blanche, tableau, concentration, technicité, odeur, texture. Un univers sublime et très bien argumenté. Et puis au fil des pages, l’amour (un peu vache) s’installe, les émotions grandissantes s’emparent des personnages qui résolument sont dingues (l’un de l’autre) mais avec lesquelles ils ont beaucoup de mal. Jusqu’à ce moment fatal où tout s’écroule. La seconde partie se déroule 7 ans plus tard où tout sera mis sur table pour le pire ou le meilleur.

 

Jacinthe Canet a le don extraordinaire de faire vivre une aventure où les émotions s’intensifient jusqu’à leurs apogées et s’effondrent pour renaître. Elle adore jouer avec l’espace temporel et je ne peux que remarquer que c’est très agréable de ne pas rester figer sur un temps donné (trop court souvent). L’évolution des personnages n’en est que meilleure et très représentative. Cette romance est à la fois douce, imprévisible, tonitruante, douloureuse, passionnante et passionnelle, fulgurante, désarmante et terriblement captivante. Une nouvelle fois je suis tombée sous le charme de la plume de Jacinthe Canet et qu’est-ce que ça fait du bien de se laisser porter par une si belle histoire.

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… Le site de Jacinthe Canet

… Mes avis sur d’autres romances de Jacinthe Canet, clique sur les photos pour les découvrir.

THE CUPIDON BROTHERS, tome 3 : Elon, une romance fantastique de Estelle Every.


Il ne croit plus en rien, elle ne croit plus qu’en lui.
Il a renoncé à les défendre, elle ne vit que pour les aider.
Élon Cupidon, avocat chez Campbell & Partners, n’a plus d’illusions. Ses efforts pour les défendre sont du temps perdu, les humains ne veulent pas évoluer. Alors quand Sienna Fields s’introduit dans son bureau pour le supplier de prendre une nouvelle affaire, la première réaction de l’ange n’est pas celle que la jeune assistante sociale espérait…
Et si Sienna était la clé pour lui redonner la force de continuer ?

Elon est un homme de loi (son prénom lui va à merveille). La justice, la droiture font entièrement parti de lui. Aider les gens dans leurs difficultés, faire valoir leurs droits, c’est son dada. Mais très vite, il se rend compte que l’Homme adore se mettre dans les ennuis. Il aime se vautrer dedans et Il ne souhaite pas déroger à cette règle. Las de leurs attitudes autodestructrices, il baisse les bras. Les affaires se succèdent sans grand intérêt.
Puis un de ces matins discrets et longs, il découvre une jeune femme fouinant dans son bureau. Interdit par cette attitude, il n’hésite pas à la rabrouer. C’est alors qu’elle explique son geste désespéré. Il est le meilleur et elle compte sur lui pour défendre les intérêts de ce jeune homme incarcéré. Furieux par cette requête, il la rejette. Sienna est assistante sociale. Elle n’était pas prédestinée à cette vie, mais les aléas l’ont poussé à donner un sens à sa vie pour finalement venir en aide aux enfants les plus démunis, rejetés par la société, abandonnés. Son métier lui tient à cœur. Elle s’y épanouit et ne compte pas les heures qu’elle met en œuvre pour les aider au maximum. Entre la maison de retraite et l’orphelinat St-Mary, elle ne ménage pas sa monture. Du bénévolat essentiel. Sienna croit à la bonté, à cette seconde chance, à la vie. Son entrain et son enthousiasme sont entraînants et communicants.

 

Ils se revoient inopinément et Elon accepte ce dossier. De fil en aiguille, ils se rencontrent fréquemment. L’attirance, la manière d’aborder la vie, leurs discussions passionnantes les mettent en émoi. Mais la peur s’insinue entre eux. Celle de l’abandon, essentiellement. Ils représentent pour chacun l’espoir. Pour l’un panser ses blessures, pour l’autre s’ouvrir au monde et d’en accepter les défauts.

 

Estelle Every signe un tome 3 tonitruant. Rapidement j’ai été prise par les rebondissements de leur histoire commune. Le fil rouge commun aux tomes s’étoffe et offre d’agréables surprises. J’ai été heureuse de retrouver Eros et Caleb avec leurs moitiés. Les actions ne manquent pas. La romance s’installe progressivement laissant les sentiments s’épanouirent à leur rythme. La psychologie des personnages s’enrichissent tout au long des chapitres me laissant découvrir leurs blessures respectives. Elon, l’ange de la justice, apprend à se défaire de ses liens et à s’ouvrir au monde et à aimer même maladroitement. Estelle Every traite du sujet délicat de l’enfance. Les enfants abandonnés et délaissés donnent une touche terriblement dramatique à l’histoire mais sans tomber dans la gravité.

 

Une romance sous le signe de la passion, de la découverte et de la confiance. Une romance qui ne manque pas de piquant et de passion.

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site de Estelle Every

… Mon avis sur les précédents tomes, clique sur l’image pour le lire.