LES ÂGES PERDUS, tome 1 : Le fort des Landes, une bande dessinée de Le Gris et Poli.


À la veille de l’An Mil, le feu du ciel se déchaîne sur la Terre et la plonge dans une nuit éternelle. Les villes sont rayées de la carte. Les humains se réfugient dans des grottes. Le temps de l’Obscure est venu…
Quelques milliers d’années plus tard, tandis que le soleil est réapparu, la vie reprend enfin ses droits. Mais les savoirs anciens ont disparu. Pour survivre, des clans nomades se forment et se partagent les territoires et les ressources selon des règles établies.
Un homme, Primus, a trouvé le moyen de faire pousser une plante, l’engrain. Sa découverte permettrait aux siens de ne plus jamais connaître la faim. Mais elle remet en cause la coutume et le pouvoir des autres clans…
À la mort de Primus, il appartient à sa fille, Elaìne de Moòr, de prendre en main le destin de son peuple et de le préserver de la destruction.

La bande dessinée s’ouvre une scène d’une quiétude parfaite. Un moine, l’abbaye de Cluny, absorbé par son travail de transcription. C’est un 31 décembre de l’an 999. Une journée annoncée comme la dernière du monde. L’apocalypse se déchaîne. Des boules de feu détruisent tout, anéantissant une civilisation entière et plongeant le monde dans les ténèbres les plus profondes. Des hommes et des femmes survivent, se retranchant dans des grottes. Perdus dans la nuit, les décennies et des siècles défilent. Alors quand la lumière apparaît c’est un univers hostile qui se révèle.
Des clans se forment et des forts surgissent, lieux de sécurité propice à la chasse et au repos. En route pour le fort des Landes, Primus accompagné de sa fille, Elaine, et de guerriers aguerris, trahit le Conseil gérant les clans et les coutumes. Poussé par une seule et unique raison, découvrir que les semences ont germé et ainsi convaincre que la faim ne sera plus un problème pour tous les clans. Mais rien ne se passe comme convenu, le fort est saccagé et les morts s’amoncellent. Il est temps pour Elaine et les deux guerriers survivants de tenir leur promesse et de rejoindre les terres du Sud. Une longue marche les attends et les dangers guettent leur passage.

 

J’ai de suite été séduite par la couverture. J’aime ce genre de bande dessinée qui navigue sur différents genres : anticipation, apocalyptique, dystopie, aventure. Je ne vous cache pas que je l’ai tout simplement dévorée. Des illustrations sombres où la finesse des traits force le contraste entre la brutalité et la beauté. Un univers hostile et glauque où les loups, les ours et autres animaux ne sont plus tels que nous les connaissons. Des coutumes qui collent parfaitement à l’image des personnages qui n’ont rien de rustres ou de barbares mais faits de violence quand ils se doivent de survivre. Elaine est une jeune femme consciente du danger qui règne dans son monde. Une guerrière aguerrie qui sait prendre des décisions cruciales, tel un chef de clan. Un scénario prenant qui laisse place à une aventure pittoresque. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère prenante et angoissante régnant tout au long de ces 56 pages. Une superbe mise en bouche qui laisse présager une suite à la hauteur de ce qui est promis.

 

A découvrir absolument.

 

Une chronique de #Esméralda

LA SENTINELLE DU PETIT PEUPLE, tome 1 : La pommade de fée, une bande dessinée de Forns, Carbone et Barrau.


Il est temps pour Adélaïde, loin de chez elle, immobilisée en maison de repos, de léguer à sa petite-fille son plus grand secret. Elle est la sentinelle du Petit Peuple, la protectrice des êtres féeriques qui sont les garants de l’équilibre de notre Terre.
Elle lui transmet la recette de la pommade de fée : à son tour, Élina pourra voir ce monde merveilleux et découvrir sa nouvelle mission. Car l’heure est grave. Au lac, l’ondine a disparu et le Petit Peuple a besoin de son aide.
Pour protéger les humains et les êtres féeriques, en poursuivant son apprentissage auprès de sa grand-mère, Élina devra aussi dissimuler à sa mère ses nouveaux pouvoirs…

Depuis « la boîte à musique », je suis avec assiduité les parutions où Carbone figurent. Et le dernier album accompagné de Forns et de Barrau est une pure merveille où cette fois-ci le monde féerique est à l’honneur.
Vous ne le savez pas, mais elfes, fées et toutes autres petites mignonneries nous côtoient. Nous ne les voyons pas pour des raisons évidentes. Mais il y a parmi nous des gardiens. Adélaïde, grand-mère d’Elina en est une.
Hospitalisée, Adélaïde reçoit la visite de sa fille et de sa petite-fille qui lui offre une joli bouquet issu du jardin de sa maison. Dans ce dernier se cache un terrible message. Impossible pour cette grande-mère généreuse et au grand cœur d’y répondre. C’est ainsi qu’elle décide de mettre dans le secret sa petite fille, Elina et de lui apprendre tout ce qu’elle doit savoir.

 

Une fois la pommade de fées minutieusement préparée (enfin il y a eu un couac), Elina découvre un monde enchanté. Mais l’heure n’est pas à l’ébahissement, car le danger rôde dans leur monde.

 

Ce premier tome est sous le signe de la découverte et de l’aventure. Elina est une jeune fille à l’esprit ouvert et malgré une surprise de taille, elle reste très enthousiaste aux côtés de ces petits êtres. Son énergie, son volontariat et sa gentillesse lui permettent d’être aussitôt acceptée parmi eux malgré quelques récalcitrants. Une bande dessinée carrément géniale. Perso j’adore cette ambiance, cela me rappelle mon enfance. De magnifiques illustrations avec plein plein de détails et des couleurs qui égayent l’ensemble. Des vifs, des pastels … je suis juste émerveillée. Ce premier tome est le prémices de longues aventures qui ne manqueront pas de piquant et d’émerveillement. Une lecture que je recommandes aux petits comme aux grands !

 

Une lecture de #Esméralda

LE SPIROU DE CHRISTIAN DURIEUX – PACIFIC PALACE.


Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d’un lac qui l’est tout autant. Spirou regrette déjà d’y avoir fait engager à ses côtés Fantasio, viré comme un malpropre du Moustique. Car l’ex-journaliste reconverti en groom n’a vraiment pas la vocation et ne rate pas une occasion de fâcher M. Paul, leur supérieur hiérarchique.
Mais trop tard pour faire machine arrière : un véritable huis clos est décrété et l’hôtel se retrouve sans clientèle et avec un personnel réduit pour accueillir discrètement Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans. Dans ses bagages, d’imposants gardes du corps mais aussi Elena, fille du « Grand Guide » au regard envoûtant, dont Spirou tombe instantanément amoureux.
/>Alors que Fantasio ne rate pas une occasion de provoquer l’entourage du tyran, Spirou essaie de comprendre l’étrange ballet politicien qui se joue presque sous ses yeux.
Avec Pacific Palace, Christian Durieux nous livre un Spirou très personnel, entre subtile fable politique et douloureuse romance, une bande dessinée pleine d’ambiance mais avec une véritable intrigue politico-policière.

Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu un quelconque Spirou durant ma jeunesse et c’est piquée par la curiosité que j’ai décidé d’ouvrir celui-ci. Spirou et Fantasio, compagnons inséparables et improbables, ne me sont pas inconnus malgré tout. Christian Durieux propose un huis clos à la fois saugrenu et palpitant. Une intrigue policière que Spirou en bon enquêteur qu’il est, va percer à jour. Et Fantasio en tout gros balourd qu’il est va jouer au journaliste échevelé.
Le Pacific Palace est un endroit paisible au cœur d’une nature qui l’est tout autant. Spirou est groom alors que Fantasio l’a rejoint après ses déboires au Moustique. Pas très à l’aise dans ce nouveau job, l’esprit farfelu du journaliste ne manque pas de mettre dans tout ses états Monsieur Paul, le dirigeant du prestigieux hôtel.

 

Alors que les chambres se vident de ses occupants, une étrange atmosphère s’installe dans les couloirs de l’hôtel. Seuls, une femme de chambre, des cuisiniers ainsi que Spirou et Fantasio sont restés afin d’accueillir un bien étrange homme et sa famille.

 

Le dictateur Iliex Korda sauva son pays, le Karajan, d’un sombre destin. Après des années de pouvoir celui-ci est renversé et est dans l’obligation de s’enfuir avec sa femme et sa fille. Recueilli par la France, ce qui ne manque pas de faire des vagues, Korda trouve refuge dans le prestigieux hôtel. Alors que sa présence est revendiqué par la population et que les échauffourées sont de plus en plus nombreux, les chambres de l’hôtel deviennent le théâtre de pourparlers discrets. Pendant ce temps Spirou ne manque pas de remarquer la belle Elena, la fille. Discrète, elle le met en garde contre les apparences et de se méfier de tout.

 

Alors qu’une violente tempête s’abat sur la région, l’évacuation des lieux est sommée. Rien n’aurait été plus simple si des coups de feu n’auraient pas retenti.

 

Christian Durieux signe une magnifique bande dessinée. Il me semble que l’on retrouve les traits de caractère des personnages fétiches de Rob-Vel. Les traits physique sont toutefois modelés selon Christian Durieux. Il confère au scénario une atmosphère sombre où les interrogations s’amoncellent. Une intrigue très intéressante et surprenante qui m’a prise de court. Des moments intimistes qui s’opposent volontiers au déchaînement des événements et des situations ubuesques provoquées par Fantasio. J’ai beaucoup apprécié cette lecture tout autant pour l’aspect du scénario que pour les personnages.

 

Une chronique de #Esméralda

Source Dupuis.com

L’HOMME DE LA SITUATION, une bande dessinée de Lou Lubie.


Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ?
Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au cœur de ses pires angoisses…
Une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ?
Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Au cœur de notre société patriarcale, l’homme a une place de choix qui lui laisse prétendre à avoir ce qu’il souhaite, à diriger et à croire que tout lui est dû. Manu a toujours été cet homme, sûr de lui. Un enseignant exceptionnel et apprécié par ses collègues et sa hiérarchie. Alors qu’un poste est à pourvoir au sein de l’établissement où il enseigne, il croit avec conviction et force qu’il lui sera attribué sans détour. Lorsque la décision lui est rendue, c’est le coup en trop qu’il le blesse. Désabusé et en colère, son monde s’écroule sans préavis et dans une violence inouïe.
Mis au repos forcé, il ne parvient plus à comprendre ce monde et sa compagne qui ne souhaite plus le voir. Les heures s’écoulent tel un sablier sans fin où les doutes, les questions se bousculent. Une attente qui le met à mal à l’aise et où les réponses tardent. Par une journée morose, il fait la connaissance d’une famille singulière qui occupe un vieil hôtel. Par devoir, il devient le percepteur de cette famille désœuvrée. Déscolarisés les enfants reprennent ainsi goût à l’apprentissage. Renouant ainsi avec sa profession et sa vocation, le goût de vivre semble renaître. Mais les angoisses sont toujours là, voraces, accaparantes. Sera-t-il prêt à les accepter pour enfin vivre ?

 

Lou Lubie signe une bande dessinée vraiment incroyable. J’étais loin de m’imaginer les thèmes qu’elle aborde avec cette force aussi inespérée et que foudroyante. Une prise de conscience et le portrait de cet homme qui finalement doit faire face à ses états d’âmes. Tel un thriller et grâce à une atmosphère angoissante, le héros doit gérer une situation complexe. Un scénario implacable et des illustrations précises qui ne manquent pas de détails notamment dans l’expression des visages. Une très belle découverte qui traite un sujet d’actualité et qui pour une fois met au cœur de l’action un homme qui s’effondre.

 

A découvrir !

Source Dupuis.com

INHUMAIN, une bande dessinée de Mangin/Bajram et Rochebrune.


Dans un moment de folie, un petit vaisseau spatial en mission d’exploration s’écrase sur une planète océan inconnue. Heureusement des sortes de pieuvres géantes aident les cinq rescapés à remonter à la surface et à rejoindre la seule île à l’horizon. À leur grande surprise, ils sont accueillis sur le rivage par des humains aussi primitifs que bienveillants. Si ces hommes et femmes au sourire figé se révèlent être cannibales, le plus inquiétant reste leur totale docilité. Les naufragés sont-ils condamnés eux aussi à se soumettre à la volonté du mystérieux Grand Tout ?

Voici une nouvelle BD qui m’a complément captivée et charmée. De la pure science-fiction comme je l’adore dans un décor époustouflant pour une histoire hors du commun.

 

Alors qu’un vaisseau spatiale explore l’espace, l’équipage à bord découvre une planète océan qui les attire inexorablement.  L’atterrissage est fracassant, projetant les occupants du vaisseau spatiale dans un océan de prime abord inhospitalier. La panique les gagne rapidement, alors que la mort se profile, d’étranges formes de vie les ramènent vers la terre ferme où ils sont accueillis par des hommes et des femmes.
Chagriné la perte de l’un des leurs et ravi d’être encore en vie, l’équipage se laisse guider par leurs hôtes. Tribu primitive, ils parlent tout de même leur langue. Leurs journées sont rythmées par des rituels bien précis, qu’ils répètent jour après jour. Quoique effrayé par leur cannibalisme, il délaisse cette tribu pour explorer l’île volcanique qui recèle de nombreux mystères. Leurs pas les portent vers une autre tribu qui vit au cœur du volcan dans une oasis de verdure, une autre associée au vent et une dernière associée au feu. Un membre de l’équipage fait rapidement le rapprochement avec un éventuel naufrage d’un grand cargo spatial. Les tribus sont tributaires des unes et des autres mais vivement en totale autarcie sans rapprochement entre elles. Le Grand Tout, entité non déterminé, semble diriger tout cela grâce à une envoûtement qui ne laisse pas la place au libre arbitre. Cette île au milieu de cet océan recèle bien des mystères dangereux et leur survie ne se doit qu’à leur bon sens. Survivront-il au Grand Tout ?

 

Cette histoire est juste extraordinaire ! Je suis vite rentrée dans l’histoire où les bases sont rapidement posées. Le scénario tient impeccablement bien la route et m’a fait exploré un univers où les quatre tribus se développent autour des quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu. C’est totalement ingénieux et captivant !  Au delà de cet univers où les couleurs sont aussi vives que sombres, les personnages évoluent dans un huis clos qui rapidement devient anxiogène. La survie et le libre arbitre deviennent un enjeu crucial ! Une histoire portée par des illustrations d’une très grande qualité. Je sors de cette lecture abasourdie ! Que ça fait du bien de lire ce genre de BD ! Donc si vous êtes fan de SF et de BD, foncez, foncez sans aucune hésitation !

 

Une chronique de #Esméralda

LA BOITE A MUSIQUE, tome 4 : La mystérieuse disparition, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 4
Grâce à la visite surprise de Siloé et de ses frères dans l’Hexomonde, Nola a appris beaucoup de choses sur Pandorient et sa maman. Mais les questions sans réponse se multiplient avec la découverte d’une drôle de clé, que Nola a déjà vue dans le livre d’Annah. Que peut-elle bien ouvrir ? Pour le savoir, Nola retourne aussitôt à Pandorient. Mais rapidement, une disparition inquiétante mène Nola, Igor et Andréa dans une enquête, qui risque peut-être de bouleverser la vie de Pandorient…

C’est toujours un pur moment de bonheur d’ouvrir la bande dessinée de Carbone et de Gijé. Un ravissement pour les yeux et un excellent moment de lecture. La magie opère toujours au bout du quatrième tome. J’adore tout simplement !

 

Nola poursuit toujours sa quête de vérité autour de Pandorient. En rageant les affaires de sa mère, sa maladresse lui permet de tomber sur une clé mystérieuse. Lui rappelant un souvenir, elle va rapidement ouvrir le grimoire de sa mère et tombe nez à nez avec le dessin de cette clé.
Sa curiosité piquée, elle part à la recherche de réponses sur Pandorient. Sur le chemin la menant vers ses nouveaux amis, Igor et Andréa, Nola est enthousiaste. Devant la porte de ses camarades, Nola est surprise par des cris. L’étrange voisin hurle de désespoir et de colère. N’y prêtant guère, elle continue sur sa lancée. Ravie de revoir ses amis, ils décident d’aller prendre l’air tout en promenant l’adorable chien. Une nouvelle rencontre plus tard, les voici inquiétés par une mystérieuse disparition. Ni une ni deux, les voici sur une nouvelle enquête qui va les mener directement au roi. Arriveront-ils à le convaincre ?

 

Ce quatrième tome, toujours aussi coloré, propose une histoire davantage engagée. Carbone traite le sujet de la différence et de la tolérance avec tact et beauté ! L’amour n’a pas de couleur, n’a pas de race, l’amour est un tout, universel, traversant toutes les frontières, savourant pleinement ce cadeau ! Une nouvelle fois je suis charmée tant par le scénario que par les illustrations que j’adore regardées tout en cherchant les petits détails qui parfont le tout. Un final qui n’empêche pas un sacré suspense et il faudra attendre la suite pour en savoir davantage !

 

Une lecture agréable, touchante et magnifique ! Je ne peux que vous recommander encore et encore !

 

Une chronique de #Esméralda

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 3 : A la recherche des origines, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 3
Cyprien, le fils d’Anton, a découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola ! Curieux, il l’emprunte, mais est heureusement rattrapé par Igor et Andrea. Ils se retrouvent avec Nola avant de repartir rapidement dans leur monde. Malheureusement, d’autres Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait…
Cette fois-ci, Nola voit débarquer trois individus qui s’enfuient immédiatement, non sans lui avoir demandé s’ils étaient bien en Pandoccident… C’en est trop pour Nola qui réclame des explications ! Elle découvre alors que l’histoire de leurs deux mondes – Pandorient et Pandoccident – est plus compliqué et terrible que ce qu’elle supposait.

Alors que le tome 4 est sorti il y a quelques semaines de cela, je me suis plongée dans les aventures du tome 3. Et une nouvelle fois c’est juste parfait !
A contrario des deux premiers tomes, cette nouvelle aventure se passe sur Terre. Cyprien fait une nouvelle boutade et s’introduit dans le passage secret qui l’amène directement dans la maison de Nola. Très discret mais vite découvert, ce dernier est prié illico presto de retourner sur Pandorient au risque qu’on lui « lave les racines ». Mais Cyprien a vraiment du mal à garder le secret et par inadvertance il déballe tout.

 

Voilà que Nola voit débarquer dans sa chambre trois entités au discours hallucinant et qui n’ont rien de gentils. Déboussolée et inquiète, son stoïcisme est  rapidement ébranlé par l’arrivé d’Anton, le sorcier, et Igor, Andréa et leur maman. Débute ainsi une course poursuite où les origines des deux mondes sont enfin révélées.

 

Une nouvelle fois je suis conquise ! Carbone nous offre un scénario plus complexe qui permet d’appréhender les origines de Pandorient. L’histoire se précise davantage pour mon plus grand des bonheurs. Les illustrations sont toujours aussi merveilleuses et enchanteresses. Une super pépite à découvrir absolument autant les petits que les plus grands. J’adore tout dans cette bande dessinée, autant l’histoire que les illustrations. Un pur moment de bonheur ! De l’humour, de l’action à gogo !

 

Une lecture de #Esméralda.

 

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LES SŒURS GREMILLET, tome 1 : Le rêve de Sarah, une bande-dessinée de Di Gregorio et de Barbucci.


Plonger dans l’histoire comme dans un rêve… Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois soeurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu’au grand arbre et son palais de verre. À l’intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d’un lit. Sarah, l’aînée, ne s’explique pas ce rêve étrange.
Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l’élucider avec l’aide de ses deux soeurs. Alessandro Barbucci illumine de son dessin virtuose cette chronique familiale moderne qui, derrière les révélations d’un drame du passé, célèbre l’amour d’une mère pour ses enfants. Dans ce trio féminin, chacune a son caractère attachant : Sarah, l’aînée autoritaire, Cassiopée la cadette artiste, et Lucille la plus petite qui ne parle qu’à son chat. Les belles pierres de la ville, le jardin des plantes, la végétation luxuriante, les petits marchés… le lecteur ne voudra plus quitter cet univers enchanteur créé par Barbucci et Di Gregorio !

Les sœurs Grémillet, Sarah, Cassiopée et Lucille, sont aussi unies qu’elles adorent se chamailler. Sarah, la plus grande a la tête sur les épaules un peu trop. Une seconde maman aussi sévère que la seule et unique. La distraction n’a pas de place dans sa vie. Perturbée par ce rêve qui s’invite de plus en plus souvent au cours de ses nuits : un grand arbre des méduses et une chambre occupée par une seule et gentille méduse.
Intriguée, elle tente dans un premier temps d’en parler à ses sœurs et ensuite d’en glisser mots à sa mère. Elle n’éveille la curiosité de personne. Coûte que coûte elle découvrira la vérité.

 

Cassiopée la rêveuse, l’éternelle romantique, âme d’artiste passe son temps à créer et à rêver de belles histoires.

 

Lucille, introvertie, s’est réfugiée dans son monde bien à elle. Un monde où les chats ont toute la place. Leur parler est son passe-temps favori.

 

Réunies une après-midi, elles découvrent une photo, les voici au cœur d’une quête où passé et secret se rencontrent.

 

Ce premier tome est juste une pure merveille. Un scénario touchant où la famille en est son principal moteur. Un brin de fantastique, une touche d’aventure sublimés par les magnifiques illustrations de Barbucci. Aussi envoûtantes qu’enchanteresses, elles nous plongent dans cette histoire avec délice. Un premier tome qui explore les thèmes de sororité, de famille et de secrets avec une belle délicatesse. A mettre dans les mains des petits et grands.

 

Une chronique de #Esméralda

LA BOITE A MUSIQUE, tome 2 : Le secret de Cyprien de Carbone et de Gijé.


TOME 2
Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu’à y retourner. Lorsqu’elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d’assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n’y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel… On en veut au roi !

Je craque beaucoup et passionnément pour cette bande dessinée. Les illustrations de Gijé sont ensorcelantes et magnifiques.

 

Après avoir découvert le monde extraordinaire de Pandorient, Nola ne résiste pas à y retourner malgré les avertissements de ses nouveaux camarades.
Nola débarque en pleine fête où le roi Hectorian Ier doit se montrer. Très vite la petite fille se fait remarquer parmi la foule très hétéroclite. Apeurée par cette foule enjouée, intriguée et émerveillée, elle est rapidement rejointe par ses amis qui la sauvent in extrémis des regards un tantinet appuyant. Chez ses amis, elle y fait la connaissance du sorcier Anton. Un grand monsieur dont son allure inquiète. Sous cette immense silhouette se cache pourtant un homme attachant et parfois rigolo. Sorcier aguerri, il lui donne une potion qui lui permet de passer inaperçu au sein de la population de Pandorient. Ils se retrouvent ainsi dans l’antre du vieux sorcier et rencontrent Cyprien le fils de ce dernier. Victime d’un chantage ignoble, la bande va vite comprendre qu’il s’agit d’un complot de grande envergure. Arriveront ils à le déjouer à temps ?

 

Une nouvelle fois l’histoire est vraiment sympathique. On découvre Nola avec un étonnant pouvoir où son empathie y est au cœur. Cyprien est adorable et craquant. Le fil rouge de l’histoire continue à s’étoffer. Carbone sait faire durer le suspense. De l’action et de jolis sentiments superbement mis en évidence par le pinceau de Gijé. Une bande dessinée où mille et une couleur fourmillent et envoutent. J’en suis complétement gaga.

 

Allez le mois prochain je lis le tome 3, avant la sortie en octobre du tome 4.

 

Une chronique de #Esméralda

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… mon avis sur le premier tome (clique que l’image pour le lire).

LA BOITE A MUSIQUE, tome 1 : Bienvenue à Pandorient de Carbone et de Gijé.


TOME 1
Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable…
Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !
Dès 6 ans.

Nola est bien triste pour son huitième anniversaire. Même si son papa fait tout ce qu’il peut pour lui rendre la vie joyeuse, sa maman lui manque terriblement. Ni ballon ni cotillon pour cet événement, mais un cadeau précieux. Une belle boîte à musique qui a appartenu à sa maman.
Un tour de clé et la mélodie l’emporte loin où sa peine semble s’apaiser. Un petit mouvement la sort de ses pensées. Quelque chose bouge dans la boîte à musique en forme de boule de cristal. Mais … on dirait une petite fille … qui l’appelle à l’aide. Étrange ! Mais Nola n’est pas le genre de fillette à se défiler devant de nouvelles aventures. Elle écoute attentivement, suit à la lettre les consignes et la voici dans la boîte musique. Un monde étrange se dessine devant ses yeux ébahis. Un peuple tout aussi bizarre grouille dans les rues. Mais pas le temps d’admirer pour Nola car Andrea, sa nouvelle copine, la porte auprès de sa maman souffrante. Arriveront-elles à résoudre le mystère autour de cet empoisonnement ? Rien ne leur fait peur !

Je cherchais une bande dessinée à lire et puis je suis tombée sur celle-ci. La couverture m’a attirée de suite. De jolies couleurs et une illustration qui m’a intriguée. Le résumé a finit de me convaincre. Une belle histoire, pour les petits et les grands, qui invite à l’aventure. Un scénario captivant où se mêle amitié, découverte et deuil. Cela ressemble fortement à une quête initiatique, les prochains me confirmeront ou non cette supposition. Une histoire rythmée où les personnages sont en perpétuel mouvement. Nola et ses acolytes sont très attachants. Leur fougue et vivacité sont désarmantes. L’univers dans lequel ils évoluent est bluffant. Ce côté fantastique est prenant et fabuleux. Sublimée par les illustrations de Gijé, le scénario de Carbone est davantage surprenant. Les illustrations dans des tons vifs et doux par les traits de l’artiste invitent le lecteur à s’approprier chaque détail.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Je vais vite enchaîner avec le tome 2 et 3, je veux absolument connaître la suite qui laisse présager de très belles découvertes.

Une très belle bande dessinée.

Une chronique de #Esméralda.