TRANSACTION, un thriller de Christian Guillerme.

THRILLER

Éditions Taurnada

Collection le tourbillon des mots

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines. L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires. Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels. Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ? Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !
 
Ma note : 2,5/5
Nouveauté 2021
250 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Aïe voici un avis qui va piquer ! Il m’arrive, parfois, de sortir de ma lecteur totalement mitigée et c’est ce qui s’est produit avec le dernier thriller de Christian Guillerme. La quatrième de couverture envoie du lourd mais c’est sans les paillettes dans les yeux que j’ai refermé le livre.

 

Décor, simple, basique, la citée-banlieue avec ses tours décrépies et toute la désolation que l’on peut y trouver. Trois potes qui se connaissent depuis les bancs du primaire : la meuf victime de violence conjugale, le blanc qui zone toute la journée à la recherche d’un emploi, et le troisième (en surpoids et de couleur) qui travaille dans la même entreprise que son père. Ce dernier s’est fait avoir en achetant un produit sur un site qui bien évident n’est absolument pas conforme à ses attends. Encouragé par ses deux autres potes, il met à vendre cet objet sur un site également dans le but de refourguer la mauvaise came à un autre pigeon. Et là, bingo ! Voilà que l’affaire se conclut. Oui mais le pigeon est un brin psychopathe !

 

L’idée est originale il n’y a pas de doute. Mais (oui il va en avoir plusieurs), malgré la plume totalement addictive de Christian Guillerme qui en met plein les yeux et qui accroche avec tout un tas de rebondissements, la magie n’a pas du tout opéré.

 

Dés le départ je me trouve projeter dans un début confus qui part dans tous les sens. L’entrée en matière est perturbante et j’ai quand même compris pourquoi après quelques chapitres. Christian Guillerme a choisi une manière atypique (quoique pas nouvelle) d’aborder son scénario. Pourquoi pas, je ne suis pas contre ce procédé du moment que cela fonctionne. Mais ce sentiment de confusion persiste et ça, ce n’est pas bon signe !

 

J’embraye, je passe la seconde et la c’est la Bérézina. Les personnages principaux sont d’une caricature affligeante. J’ai en face de moi un roman social qui va, tout de même dans une moindre mesure, détailler la vie dans la cité et tout le tralala. J’avoue que là, j’ai eu du mal, beaucoup de mal. Je conçois que cela permet de mieux discerner l’état d’esprit et leurs traits de caractères. Mais non, ça ne fonctionne pas !

 

Je suis dure aujourd’hui 😦

 

A la troisième vitesse, je suis face à un psychopathe, un vrai de vrai, qui enterre ses victimes dans son jardin. Sa montée en puissance fait flipper. Calculateur, manipulateur, sa vengeance est terrible et disproportionnée (oui mais c’est un psychopathe alors va donc … pour la terrible vengeance sanglante !).

 

J’essaie de ne pas être narquoise 😦

 

Mon tout, fait un ensemble très bancal à mes yeux. Un thriller/roman social, c’est pas du tout ma came. Et malgré toutes les fois où je me suis refaite l’histoire (oui ça m’arrive tout le temps), je n’ai trouvé aucun élément auquel me rattacher et me dire « ah ouais, ça c’est top! ». J’avais beaucoup aimé Urbex Sed Lex et je lirai son prochain sans aucun doute. Je n’aime pas m’arrêter sur un avis aussi mitigé que celui d’aujourd’hui. Je n’étais pas au rendez-vous avec Transaction. Je ne peux toutefois que vous invitez à vous faire votre propre avis (surtout que tous les autres avis sont flatteurs). Vous apprécierez, sans doute, le rythme, les rebondissements et l’atmosphère angoissante qui s’égraine au fil des pages jusqu’à son apothéose.

 

 

URBEX SED LEX de Christian Guillerme.


Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Un dernier coup avant une éventuelle retraite, tels sont les pensées de Fabrice, Carine, Chloé et Théo. Passionnés d’urbex, discipline qui consiste à explorer les bâtiments abandonnés et souvent délabrés, ce passe-temps demeure dangereux. Tels des pros, ils préparent avec rigueur chaque expédition.
Contacter par mail, on leur propose un défi bien alléchant contre de l’argent. Si Fabrice est contre dans un premier temps, il se laisse convaincre par ses amis. Un lieu inédit où mille rumeurs circulent sur les forums. Rien d’alarmant pour ces experts mais l’appréhension quête rapidement le groupe. Plan préparé, sac à dos sur le dos, les voici armés pour cette exploration. Le sanatorium se dresse majestueux devant eux dans une nuit noire où recèle de nombreux dangers. Arriveront-ils à les surmonter ?

 

Fabrice est la tête pensante, Carine la fan de cinéma et toiturophile, tout comme sa copine Chloé, et Théo est le bout entrain de la bande. Quatre caractères différents qui aiment se chahuter et offrent une ambiance bon enfant tout en étant portés par leur passion commune.

 

Christian Guillerme m’a plongée dans un monde méconnu pour ma part. L’urbex est une discipline qui demande beaucoup de rigueur et de concentration. Ce n’est pas une balade commune. Elle demande beaucoup de préparation.

 

Christian Guillerme offre un thriller totalement prenant. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages. Très vite les couloirs deviennent un champ de mines prêt à anéantir quelconque vie. Pris au piège dans un jeu infernal, la fuite devient leur ultime but. La peur s’accroit, les larmes coulent, les cris fusent, le sanatorium devient le théâtre de la folie humaine celle où les plus bas instincts sont façonnés par la sauvagerie et la brutalité. Course poursuite meurtrière, elle n’a rien de salvatrice et de libératrice. Course haletante, chaque pas est une réussite vaine. Le désespoir ruisselle. La peur soulève le cœur et les tripes. Respirer, marcher, courir deviennent une notion embuée par l’instinct de survie. Porté par une plume 100% efficace, ce thriller emporte le lecteur dans l’horreur la plus pure. Rythme endiablé, scénario machiavélique, chaque ligne nous pousse davantage vers l’innommable. « La dure loi de l’urbex »  est fascinant pour tous ces nombreux points.

 

Faites attention aux ombres !

 

Une chronique de #Esméralda