Des noces à l’écossaise de Laura Black

Romance historique – Sortie en juin 2021
Editions Harlequin – Collection Victoria

Ma note : 3,5/5 mention « jolie découverte »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour m’avoir envoyé ce roman en service presse.

Résumé : Écosse, 1795
Pour sauver son père et sa tante de la misère, Prudence est prête à tout. Tout, y compris quitter sa paisible vie de recluse pour lier son destin à celui de Zane Mac Fergall, richissime séducteur écossais, qui semble lui aussi contraint à cette alliance pour régler les dettes de jeu de son lord de père. Un homme qui, sous ses dehors taciturnes, se sacrifie lui aussi pour les siens. Et qu’il devient dès lors plus difficile de tromper de la plus malhonnête des façons…


L’avis de #Lilie : La romance historique, est, je crois, une véritable révélation pour moi. Un peu hésitante au départ, je me suis lancée depuis un an dans la lecture de ces romances et je suis rarement déçue. Dans celle-ci, nous partons en Écosse et j’ai pu constater que les écossais ont un sacré caractère….. mais cachent aussi un grand cœur.

Nous faisons ici connaissance avec Zane Mac Fergall qui, à la suite d’une entourloupe de son beau père, doit se marier avec la fille d’un homme qu’il n’estime pas du tout. Pourtant, la cohabitation avec son épouse va se révéler pleine de surprises et cette dernière semble bien différente de la réputation qui lui colle à la peau…. Pourtant, les apparences peuvent parfois être trompeuses… Zane va-t-il succomber à son épouse ? Prudence va-t-elle se faire à la vie en Écosse ? Entre les deux protagonistes, un amour sincère va-t-il naître?

Prudence est une jeune femme qui a été abandonnée à sa tante quand elle était encore enfant. Elle a grandi dans un foyer simple et a appris à apprécier les choses de la vie. Quand elle se retrouve obligée d’épouser Zane, elle n’hésite pas longtemps car elle sait qu’elle pourra, ainsi, aider sa tante à améliorer son quotidien. Ce qu’elle n’a pas anticipé, c’est le charisme de son futur époux. Froid en apparence, tendre et chaleureux dans l’intimité, il est un personnage complexe qui ne se livrera pas facilement. Échaudé par la fin tragique de son premier mariage, il s’est forgé une carapace ne souhaite laisser personne atteindre son intimité et son cœur.

Cette romance historique m’a fait passer un bon moment. Tout d’abord, le cadre historique semble fidèle et l’autrice arrive à nous plonger dans l’ambiance du 18ème siècle, une période où les femmes n’avaient pas leurs mots à dire. L’intrigue est prenante et même si j’ai trouvé certains passages un peu « tirés par les cheveux », je ne me suis pas ennuyée une seconde tant les rebondissements sont nombreux. La romance prend toute sa place dans l’histoire et quelques scènes érotiques viennent faire monter la température. Émotionnellement, on passe par plusieurs phases car on espère, on est touché, on est désespéré et on retient, assez souvent, notre souffle. La narration est à la 3ème personne mais le narrateur suit tantôt Zane, tantôt Prudence, ce qui permet de mieux les comprendre et d’appréhender la situation, complexe, dans son intégralité. Dans l’ensemble, l’histoire est très agréable mais certains rebondissements m’ont fait lever les yeux au ciel. Malgré tout, c’est une jolie découverte et je compte bien lire les autres écrits de l’autrice sortis, ou à sortir, dans cette collection.

Pour conclure, « Des noces à l’écossaise » est une jolie romance historique avec des personnages passionnés, une intrigue surprenante et une plume addictive. Une lecture parfaitement dépaysante !

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

LE FEU DES FORGES, une romance historique de Penny Watson Webb.


Norvège et France, 909
Jodelle a toujours tenu à son indépendance. Mère, amante hors des sacrements du mariage et forgeronne à Lisieux, elle possède un caractère aussi volcanique que son activité. Aussi, face aux hommes de Rollon, le terrible Viking venu occuper les terres cédées par le roi Charles, elle est bien déterminée à résister en fabriquant des armes pour tous les villageois. Jusqu’à ce qu’on lui amène un guerrier du Nord blessé, un homme aussi vulnérable que troublant, qu’elle ne peut se résoudre à condamner…

Penny Watson Webb fait partie de mes auteures favorites de romances historiques et française. Des histoires où les détails ont leur importance et où tous les aspects de la société mis en exergue sont respectés. Des recherches minutieuses qui apportent une touche non négligeable et que j’aime retrouver dans mes lectures.
Direction ce qui est de nos jours la Normandie, territoire cédé aux Vikings au cours de l’an 909 par le roi Charles, alors roi des Francs. Ainsi Paris sauvé de la barbarie du peuple du Nord, ces terres sont données dans le but premier de faire barrière à d’autres envahisseurs.
Les hommes jusqu’alors sous le pouvoir de Rollon prêtent allégeance au Roi Charles. Les jarls deviennent ainsi des duc chassant de leurs royaumes les anciens dirigeants.

Lisieux est une bourgade paisible où les maîtres sont à l’écoute des habitants. Jodelle est la maîtresse forgeronne. Veuve par deux fois, elle considère sa liberté comme acquise et ce n’est pas son nouvel amant, père de son futur enfant, qui lui dictera sa vie malgré tous les bons sentiments qu’elle ressent pour lui. Alors que les vikings sont en route pour prendre possession de leurs nouveaux biens, les seigneurs du château ne peuvent pas se résoudre à quitter les lieux. C’est arme au poing qu’ils les reçoivent. La défaite est là dans le sang. Le seigneur du château est abattu, les gens du village réfugiés dans les grottes avoisinantes attendant les nouvelles du château sont transis de peur. En guerriers victorieux, les viking partent à leur recherche. Jodelle ne peut pas se résoudre à être sous la coupe des barbares et s’enfuit avec sa grande fille et son fils. Rattrapés par les barbares, elle fait la connaissance de Rurik et son fils. Une rencontre aussi  violente que déstabilisante prémices de longues journées angoissantes.

Jodelle est une femme sûre d’elle et qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds. N’ayant pas sa langue dans sa poche et vivant comme une pécheresse, elle n’est pas très apprécié des gens du village. La tranquillité et le bien-être de ses enfants sont son unique préoccupation. Ils sont tout pour elle et elle est prête à tous les sacrifices pour leur sécurité et leur sérénité, même à accepter de devenir l’épouse du barbare qui a décidé qu’elle, ses enfants, sa maison et sa forge seraient à lui dorénavant.

Rurik est une force de la nature. Considéré par les siens comme étant un bersek, il est tout aussi craint que respecté. Main droite du nouveau duc qui est autre que son meilleur ami, Rurik est à l’aise pour dire ses pensées telles qu’elles sont. Sous cette carapace de dur à cuire, se cache un homme blessé par l’assassinat de sa femme et de son fils. A l’écoute, attentif aux dires de sa nouvelle femme, il a une sacrée patience et la main sur le cœur. Un homme loin d’être orgueilleux ou égoïste, il est prévenant. Au contraire, Jodelle est une femme au caractère alambiqué. Elle désire tout autant quitter ce nouveau foyer imposé mais elle est retenue par ses enfants. Ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée. Son caractère parfois excessif m’a fait grincer des dents même si cela est compréhensible par sa situation.

Rurik et Jodelle, c’est toute une histoire aussi complexe que passionnante. Entre leurs obligations respectives, leurs us et coutumes, leurs désirs et leurs convictions, ce duo est explosif. Une intrigue s’installe tout au long de l’histoire qui dans un premier temps ternira leur relation naissante.

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère associée à cette romance historique. D’un côté les vikings avec leurs bagages et de l’autre les habitants du village qui doivent s’adapter à leur nouveau environnement. Les détails du quotidien et de la société sont une mine précieuse pour l’amatrice d’histoire que je suis. Penny Watson Webb les met parfaitement en avant et elle ne laisse rien au hasard. Une romance historique époustouflante par cet aspect historique, addictive grâce à ce scénario haletant et captivant grâce aux personnages quelque peu turbulents.

Un nouveau sans faute pour l’autrice !

Une chronique de #Esméralda

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L’AMANT DE LA SCALA, une romance historique de Marina Montemayer.


Milan, 1842
Propulsée dans les coulisses de la noblesse alors qu’elle n’est qu’une orpheline de basse extraction, Tecla ne pouvait espérer plus bel avenir : elle est désormais brodeuse dans un des ateliers de la Scala et doit confectionner les costumes de Nabucco, le premier opéra de Verdi ! Quand elle est sauvée des malfrats qui en voulaient à sa vertu par le séduisant et fantasque Hugo de Lys, sa vie bascule subitement. Son cœur ne bat désormais plus que pour le séduisant Français, un homme qui n’appartient hélas pas à son monde et qu’on lui révèle de surcroît être recherché par les autorités milanaises pour divers forfaits. 

Tecla orpheline a passé avec sœur, son enfance et sa jeunesse au sein d’un couvent où la rigueur était de mise. Elle n’était pas battue loin de là, elle devait apprendre les enseignements de bases, être et devenir une femme modèle, puis apprendre à broder. Milan, capitale de la broderie, les petites mains étaient réclamées par le monde. A sa majorité, elle quitte le couvent et retrouve sa sœur sortie un an plus tôt. Une nouvelle vie débute loin de la protection du couvent et de ses amies. Le jour même de sa sortie, elle rencontre sa future patronne. Un entretien au cours duquel elle fait fort impression notamment en démêlant une situation complexe avec une cliente du cabinet de broderie.
Une patronne ravie qui va la prendre rapidement sous son aile. Tecla cohabite avec sa sœur dans une chambre minuscule, louée à une femme acariâtre et mesquine. Tecla est troublée par la vie à l’extérieur du couvent. Bercée par ses lectures romanesques, ses premiers pas dans la ville la confrontent rapidement à la dangerosité. Prise en grippe par un commissaire obstiné, manipulateur et pourri jusque la moelle, Tecla a du mal à s’extirper d’entre ses griffes. Heureusement, la destinée lui permet de rencontrer des personnes généreuses qui vont l’extraire de cette mauvaise situation. Tecla évolue rapidement au sein du salon de broderie. Sa patronne n’hésite pas à lui confier d’autres tâches, notamment celle d’accueillir, de gérer les clientes et leurs commandes. L’entente entre les deux femmes est cordiale et bon enfant. Tecla se voit confier un projet titanesque consistant à retoucher d’anciens costumes de scènes pour le prochain opéra de Verdi à la Scala. Ainsi met elle un pied dans le monde de la bourgeoisie milanaise et rencontre l’énigmatique et charmant Hugo le Lys.

 

C’est la toute première fois que je lis une romance historique sur l’Italie et cela a été un pur ravissement. J’ai été éblouie par l’atmosphère à l’italienne, ces costumes, l’ambiance de la Scala, et puis ces personnages à la fois ubuesques, héroïques, scandaleux, timides et farouches. J’ai totalement été envoûtée par tous les détails, par le contexte historique, par la présence de ces grands personnages qui ont laissé leur marque dans la grande Histoire. L’auteure ne dépeint pas que la frénésie milanaise, elle évoque également les conditions difficiles des femmes et des injustices dont elles sont victimes. C’est une histoire romanesque où la passion et l’amour s’invitent et où l’action ajoute du piment. Effectivement on trouve un personnage mystérieux qui joue les robins de bois à la manière cape et d’épée ou James Bond. C’est à la fois inattendue dans ce genre d’histoire la rendant ainsi et dans une moindre mesure dangereuse. Je me suis attachée au personnage de Tecla qui vit une aventure extraordinaire à la manière de Cendrillon. Un joli conte à l’italienne qui m’a envoûtée. Les personnages secondaires ont également leurs petites histoires dans la grande apportant ainsi tout un panel de personnages du gentil au méchant. J’ai été tour à tour plongée dans les lumières chatoyantes de la Scala, des paysages et des tenues de ces dames. Je ne connaissais pas du tout cette auteure et je suis ravie de l’avoir découverte. J’ai beaucoup aimé sa manière d’introduire le lecteur dans ce monde atypique et surtout à Milan. J’ai adoré touts ces détails à la fois sur l’aspect historique et sur l’aspect sociétal. Je me laissera sans aucun doute séduire par les prochaines romances historiques de l’auteure.

 

Une chronique de #Esméralda

NOCES SUR LA LANDE, une romance historique de Lynsay Sands.


Quelle impardonnable bévue ! L’homme qui vient de recouvrer ses esprits face à Evina affirme ne pas être Rory Buchanan, celui qu’elle croyait avoir enlevé pour qu’il guérisse son père malade. Le guerrier écossais – Conran – prétend pourtant vouloir lui venir en aide, alors qu’il n’entend rien à la médecine. Peut-elle lui faire confiance alors qu’il aurait toute raison de vouloir se venger après son enlèvement ?

Et si une simple histoire d’amour pouvait naître d’une bévue ? Evina doit à tout prix faire venir au château Rory Buchanan. De grès ou de force les talents du guérisseur sont requis auprès du chef du clan qui se meurt. Evina n’a pas hésité à parcourir un long trajet, n’a pas hésité à assommer l’homme nu qui prenait son bain, n’a pas hésité à le ligoter, le hisser sur une monture et à parcourir le trajet dans le sens contraire. L’homme ainsi balloté se retrouve dans un château étranger avec pour mission sauver le laird mourant.
Mais l’homme, Conran, s’est bien retenu de dire qu’il n’était pas Rory mais son frère, et a tout mis en œuvre pour sauver le vieil homme mal en point. Mais l’histoire est loin de s’arrêter là ! Conran n’a jamais été un prisonnier tel quel. Libre de ses faits et gestes, il décide de rester au chevet du malade et de faire la cour à la jeune demoiselle qui lui met des bâtons dans les roues. Une histoire qui démarre sur les chapeaux de roue et où les quiproquos fleurissent à tout bout de champ rendant l’histoire à la fois comique, romantique. Un vaudeville dans toute sa splendeur ! Sans oublier une intrigue accaparante.

 

Evina est une jeune femme de caractère. Son jeune âge ne reflète pas les épreuves qu’elle a dû traverser. La perte, l’abandon et le désespoir l’ont fauchée alors qu’elle n’était qu’une enfant. Elle a été obligée de vite grandir et prendre des décisions quant à la tenue du clan. Evina n’est pas du genre à se laisser abattre. Guerrière accomplie, elle enseigne l’art de la guerre. Les femmes comme les hommes reconnaissent son courage et sa bravoure. Ses décisions ne sont pas contestées.

 

Conran est un jeune homme qui a du mal à trouver sa place au milieu de la fratrie. Le cœur généreux, il aime rendre service à ses frères et sœurs. Un touche à tout, il aime tout autant s’occuper des moutons, de soigner ou de faire des travaux manuels. C’est un homme jovial qui ne se prend pas la tête. Il est prêt à tout pour les siens et ceux qu’il apprécie. Brave guerrier il fait face avec force aux éléments qui se mettent au travers de son chemin. Et il va devoir en affronter de taille pour arriver à ses desseins.

 

Linsay Sands signe une romance historique sous le signe de l’action, de la passion et de l’humour. Un livre qui se détache par cet aspect-là peu conventionnel. On trouve malgré tout des combats mais l’essentiel de cette histoire se trouve dans cette particularité. Un livre détonnant et surprenant. Effectivement c’est un aspect que l’on ne retrouve pas souvent. Cette différence m’a beaucoup plu malgré le fait significatif que ce roman n’a rien de très historique. Je crois que vous me connaissez suffisamment pour comprendre que l’aspect historique est très important pour moi. Totalement occulté, il n’a pas répondu à mes attentes. C’est une histoire qui se lit d’une traite mais n’offre pas de côté historique. Des actions à gogo, des rebondissements, des combats, de la passion, de la romance, une intrigue, un décor correspondant à l’époque, des personnages désarmants et attachants, voilà une histoire qui a véritablement du peps !

 

Ça se laisse découvrir, j’ai très vite été happée par cette histoire, mais l’essentiel n’était pas là, à mes yeux ! Une plume addictive pour une histoire très originale. Un agréable moment de lecture en compagnie de Conran et d’Evina.

 

Une chronique de #Esméralda.

 


LE MYSTÈRE DE DUNGOTTY, une romance historique de Julia London.

Les mariés écossais TOME 5
Écosse, 1755
Farouche. Impétueuse. Audacieuse. Catriona n’est pas de celles qu’on peut discipliner. Pourtant, face à l’hostilité de sa famille, elle s’est résolue à déserter Kishorn Abbaye, cet îlot des Highlands qu’elle a dédié à l’accueil de femmes réprouvées, pour rejoindre la demeure de son oncle. Mais, en découvrant que Hamlin Graham, duc de Montrose, fait partie des convives qu’elle devra côtoyer à Dungotty, Catriona s’indigne. Cet homme, aussi fascinant que dangereux, n’est-il pas accusé de la disparition de son épouse ?

Catriona est ce que l’on pourrait qualifier de vieille fille. A trente ans passés, elle n’est pas mariée et les rumeurs qui circulent sur elle vont bon train. Catriona a toujours considéré que le mariage qu’elle ferait, serait un mariage d’amour et non de raisons. Les prétendants se sont présentés mais aucun n’était à la hauteur de ses espérances. Catriona s’est rapidement faite une raison mettant ainsi son temps disponible pour le projet de sa tante : venir en aide aux femmes et enfants réprouvés. Ces derniers ont fui un mari ou un père violent, où une situation insupportable.
Catriona a énormément appris aux côtés de sa chère tante qui vient de disparaître. Diriger la communauté, écouter les femmes désespérées, innover, prendre des décisions, tout cela, elle l’a perfectionnés sur le terrain. C’est un projet considérable qui a pris une place incroyable dans sa vie. S’en défaire lui est impossible. Elle a à cœur de le continuer. Le décès de sa tante est une véritable épreuve aussi tragique que douloureuse. Catriona est anéantie. Sa famille décide alors de l’envoyer chez son oncle pour se reprendre et se ressourcer. Après un long voyage épuisant, elle est accueillie par son oncle fort content de la revoir et aussi attristé par cette nouvelle. Catriona n’est pas femme à se laisser abattre. Entourée par les invités intrigants, saugrenus et charmants de son oncle, Catriona va se prendre de passion pour une énigme. Un mystère qui est loin de la laisser pantoise et qui titille sa curiosité. Le Duc de Montrose est accusé d’avoir assassiné son épouse qui a disparu depuis de longs mois. Lui étant inconcevable de laisser un meurtrier en liberté, elle se donne pour mission de découvrir la vérité. De fil en aiguille, elle se fait une idée sur ce mystère, oubliant presque le sort réservé à Kishorn Abbaye.

 

Le Duc de Montrose est un homme fort mystérieux. Silencieux, pédant, personne n’ose s’approcher de lui. Un mutisme qui fait froid dans le dos mais qui n’empêche pas Catriona de l’aborder. Si dans un premier temps il ne laisse rien paraître de ses sentiments qu’ils soient positifs ou négatifs, le Duc est intrigué par cette intrigante qui tente de lui remettre les étriers aux soirées mondaines et autres. De rencontres en rencontres, ce duo apprend à se connaître, mais la vérité risque d’être blessante et quand le passé resurgit les inquiétudes seront nombreuses.

 

Je découvre pour la première la plume de Julia London. J’ai vu bon nombre de ses romances paraître mais je n’avais jamais ouvert un de ses livres. Chose fait maintenant et je suis charmée par cette rencontre. Une plume captivante et fluide qui m’a transportée au cœur de l’Écosse du 18e siècle. Un univers fidèle qui m’a fascinée. C’est légèrement différent des romances où les highlanders du 10e siècle devaient se confronter à la barbarie des clans et autres. Les personnages évoluent dans une atmosphère dandy et romantique avec une touche de suspense et de mystère. Une lecture agréable portée par une histoire qui en vaut le détour. J’ai passé un joli moment de lecture. Comme dans toutes les romances historiques, j’aime retrouver les détails historiques, et ici, elles font défaut. C’est de prime abord une romance sentimentale dans un contexte historique peu développé. Cela n’enlève rien au charme du roman. J’ai des attentes particulières avec ce genre de lecture est ici elles ne sont pas assouvies. Je devrais revoir mon cahier de charges !

 

Un excellent moment de lecture !

 

Une chronique de #Esméralda.

DU PACTE AU SCANDALE, une romance historique de Maya Rodale.


Elles sont brillantes et déterminées. New York les fera triompher
New York, 1895
J’y consens. Adeline regrette déjà son imprudence. Elle vient d’accepter de revoir le séduisant duc de Kingston pour l’aider à trouver la sublime héritière qu’il recherche. En retour, leur accord lui permettra d’accompagner le duc à des réceptions mondaines pour promouvoir ses créations de mode.
Un tremplin inespéré pour lancer sa propre affaire à New York et devenir une femme d’affaires accomplie. Une femme moderne à l’extrême opposé du monde traditionnel auquel appartient le duc…

Adeline, issue des quartiers défavorisés de New-York, a toujours su où placer ses priorités. Elle rentre très jeune dans le monde du travail en tant que couturière. La couture c’est son dada. Elle adore toucher les tissus, les découper, les assembler et surtout innover. Elle propose des vêtement uniques avec sa petite note personnelle, une poche afin que ces dames de haute société puissent y ranger leurs objets personnels. Un style souvent décrié, notamment par sa patronne qui préfère quand les « traditions » sont respectées. Une femme acariâtre et vieux-jeux qui n’aime guère de monde. Mais Adeline a que faire des critiques, elle sait ce qu’elle veut et souhaite réaliser son rêve.
Son destin va se jouer avec la rencontre de deux personnes. L’une deviendra son mécène et l’autre sera la source d’une multitude de sentiments tout aussi bons que mauvais. Le duc de Kingston, issu de la haute bourgeoisie anglaise, a décidé de venir choisir son épouse au sein de ces familles new-yorkaises qui ont fait fortune. Des héritières charmées par le titre et son prestige sont nombreuses à vouloir y accéder. Le duc Kingston est un homme prétentieux qui n’a d’égard à sa fortune perdue et à la convoitise de la retrouver dans la dot généreuse de ces jeunes femmes. A la recherche d’une épouse convenable, un brin attentionnée, une mère dans l’âme, ses sentiments n’ont guère de place dans son monde d’argent.

 

Au contraire Adeline ne croit pas au grand amour et au mariage. Plusieurs fois désabusée, les hommes n’ont guère de place dans sa vie. Pourtant quand le duc fait interruption dans sa vie, il ouvre une lourde porte où, peut-être la passion, y aura une place.

 

Au cœur d’une société new-yorkaise où les mœurs ont une grande place et où les contournés est signe d’indécence. Une société où l’homme règne d’une main de maître et où les sentiments n’ont guère leur place. Au cœur de cette société rigide qui ne laisse pas l’opportunité aux femmes de s’accomplir personnellement et professionnellement, Adeline fait figure de féminisme. Portée par des mécènes anonymes, Adeline va aller à l’encontre de cette société bienséante. Son activité professionnelle, son audace et la compagnie du Duc vont, un temps, lui permettre de se faire un nom. Mais au delà de cette publicité, elle doit aider le Duc à trouver une épouse parmi les héritières les plus en vue. Les bals, les rencontres, les discussions, les rendez-vous font être le berceau de sentiments. Des sentiments timides mais qui puissent la force dans la puissance de cet amour qui sera vain. Un amour maudit, un amour pourtant si pur, si honnête. Adeline et le Duc devront affronter les rumeurs et leurs sentiments mutuels et réciproques.

 

Maya Rodale offre ici une romance historique au cœur de la société new-yorkaise de la fin du 19e siècle. On y retrouve les codes qui la régissent ainsi que cet écart impressionnant entre les différentes classes de la société. Une histoire qui allie le sentimental au côté historique. La romance est toutefois mise en avant, quelques petits détails historiques viennent parfaire l’histoire. Les mœurs sont évidemment mis en avant et viennent  contrecarrer cette idylle naissante. Les personnages sont attachants même si leurs personnalités ne sont pas approfondies. Une lecture qui se lit avec envie emportée par une plume fluide. Je regrette que l’univers dans lequel les personnages évoluent ne soit pas davantage développé. Il m’a manqué ce petit plus qui scotche et que j’aime retrouver dans les romances historiques. C’est une histoire qui aurait pu se dérouler aisément à notre époque.

 

En bref, une histoire qui emporte par le vaste de cette société new-yorkaise de la fin du 19e siècle et par cette histoire d’amour qui est malmenée par des mœurs rigides et irrévocables.

 

Une chronique de #Esméralda.

L’USURPATRICE DES HAUTES TERRES, une romance historique de Natacha J. Collins.


Écosse, 1307
Reprends-toi, petite sotte ! Pour la première fois, Émilia McTrayall a l’opportunité d’assumer sa destinée. De mener à bien le seul projet qui la ronge : se venger des Sinclair, les démons qui ont ravagé son village et tué ses parents sous ses yeux, quand elle était enfant.
Elle revêtira le masque de la promise de Calvin Sinclair, la timorée Meagan McDowall, prisonnière des geôles du clan McTrayall. C’est là sa seule chance de mettre fin au règne tyrannique du clan ennemi et de briser la fragile alliance avec le roi Robert Bruce… même s’il lui faut pour cela sacrifier Calvin qui semble si sincèrement épris d’elle. 

Emilia a vu l’horreur avec ses yeux innocents d’enfants. Son village brûlé, les cris, les larmes, les hommes tués, les enfants et les femmes prisonniers. Un tableau figé dans le temps où l’horreur a encore toute son emprise. Emilia recueilli par le clan des McTrayall a nourri sa haine au travers du temps. Grandissant avec comme seul objectif obtenir vengeance pour le sang versé de ses parents.
Emilia est devenue une jeune femme combattante, intelligente et téméraire. Les années défilent et l’occasion d’assouvir enfin sa vengeance se présente. Un plan machiavélique se met en place rapidement à l’annonce de l’arrivée éminente de la future épouse de Calvin Sinclair. Une épouse que personne n’a jamais au sein du clan Sinclair et dont cette alliance permettra une certaine et relative paix sur les terres du Nord. L’heure est enfin venue pour Emilia, son obstination va être récompensée. Un stratagème rapide et efficace visant les Sinclair dans sa totalité. Leur mariage sera la main de la mort. Si le plan était parfait sur le papier, la réalité est toute autre. De nombreux aléas viennent contrarier ce mariage et Calvin est loin d’être le diable en personne. Emilia devra fournir des efforts indispensables pour qu’elle ne soit pas trahie et surtout ne pas reconsidérer ses états d’âmes.

 

Calvin est sous le charme de sa belle promise. Le dernier des enfants, il n’a pas à se préoccuper des affaires du clan, pour sa plus grande joie. Il vaque à ses occupations qui se concentrent essentiellement à la chasse et autres menus travaux. Calvin est un homme robuste qui se laisse facilement emporter par son impétuosité. C’est un homme de confiance qui sait écouter. Parfois farceur, charmeur et coquin, le highlander a tout pour plaire. Il n’aurait jamais pensé que son mariage serait un mariage d’amour. Son épouse a su le séduire. Alors quand son monde s’écroule il n’hésite pas à prendre les armes et à foncer dans le tas.

 

Natacha J Collins maîtrise à la perfection l’univers des Highlanders et c’est toujours un plaisir de découvrir ses romances. L’originalité de cette histoire part sur ce mensonge totalement abracadabrant. Dès le départ j’ai compris les enjeux de cette folle aventure mais j’ai été tout de même surprise par les rebondissements et le retournement de situation. Un suspense haletant saupoudré de romance pour une histoire dont il est difficile de se détacher. Natacha J Collins nous transporte dans l’atmosphère propre des clans des Hautes Terres. Des détails, des éléments historiques remplissent le contrat pour la curieuse et la passionnée d’histoire que je suis. Un grand plus, non négligeable, qui rend l’histoire davantage passionnante. J’ai vite été embarquée dans les aventures d’Emilia et Calvin. J’ai été touchée par leurs histoires respectives qui s’entrechoquent dans ce duel. J’ai été émue par le déroulement de l’histoire, paniquée par de nombreux rebondissements, chamboulée par tout un tas d’émotions. Natacha J Collins n’a pas son pareil pour rendre dingue ses lectrices ! Un duo explosif pour une histoire passionnante et passionnelle où la raison est malmenée et les sentiments bourlingués. Un highlander comme on les aime, une histoire bouleversante et une héroïne tumultueuses ! Moi j’adore tout simplement !!!

 

Une chronique de #Esméralda.

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LA PLUS ARROGANTE DES HERITIERES de Laure Lee Guhrke.


Les presses du cœur TOME 4/4
Londres, XIXe siècle  Comme si perdre son père n’était pas suffisant, il aura aussi fallu que le tuteur qu’il lui désigne – Jonathan Deverill, au charme tout britannique – la prenne pour une enfant à cadrer. Marjorie, héritière new-yorkaise au sang chaud, tout droit sortie d’une prestigieuse académie, n’entend pas abandonner sa liberté nouvelle. Mais plutôt la savourer pleinement et corrompre le si conventionnel Jonathan…


Jonathan Deverill est un aventurier dans l’âme. Mis dehors par son père jaloux, il part seul direction l’Amérique. De boulots en boulots, il parcourt cette terre qui promet tant. C’est au cours d’un de ses voyages qu’il rencontre son meilleur ami, cette figure paternelle qu’il n’a jamais eue. Ils deviennent riches et rapidement leur mine d’argent est convoitée.
Son meilleur ami est un homme mystérieux sur sa vie d’avant et plein d’entrain. Alors que la maladie l’emporte, Jonathan exauce les dernières volontés du défunt. Il devient le tuteur de la fille de ce dernier. Direction New-York est un établissement réputé et exigeant quant à l’éducation des jeunes filles. Sa première rencontre le déstabilise grandement. S’attendant à être présenter devant une jeune fille, c’est une jeune femme qui lui apparaît. Marjorie a tout d’une entêtée doublée d’une arrogance sans borne. Confronté à cette situation inédite, Jonathan ne démord pas de son programme. Retourner en Angleterre pour prendre conseil auprès de ses sœurs et se rendre en Afrique du Sud pour mettre en lieu sûr les intérêts de la charmante Marjorie. Se quittant sur une note discordante, l’affaire semble conclue. Jonathan ne s’attendait certainement pas à ce déferlement de mauvais rebondissements. Marjorie n’a pas fini de le surprendre et de mettre à mal ses préceptes et ses plans. Peut-être qu’en Angleterre l’homme se révèlera enfin ?

 

J’ai beaucoup apprécié ce dernier tome de la saga « Les presses du cœur ». Contrairement aux précédents tomes, le personnage masculin est davantage mis en avant. Je l’ai trouvé attachant surtout lorsqu’il se trouve chambouler par de nombreuses vérités servies par la tonitruante Marjorie. Un homme charmant et troublant porté par ses propres convictions malmenées par des révélations qui ne le laisseront pas insensible. Au contraire Marjorie est portée par une volonté farouche à se défaire des carcans de son enfance. La liberté, elle aime de toutes ses forces et veut la croquer avec conviction. Elle rêve d’une vie comblée par un homme d’un certain rang et des enfants, mais avant tout cela, participer à la Saison est son principal objectif. Marjorie n’a jamais connu d’hommes et cherche en eux une stabilité rassurante et protectrice. Le côté historique est moins mis en avant. Seuls les codes sociétaux, notamment autour du deuil, se font la part belle avec les nombreux rebondissements qu’offre cette lecture. Une romance rythmée au fil des indécisions de Jonathan et de Marjorie, la découverte d’un monde attrayant mais qui au final ne convient pas forcément à la belle héritière, la découverte des sentiments, la découverte de la confiance et de l’abandon et la découverte de soi.

 

Une très belle finalité pour cette superbe saga. J’ai été sensible à l’aspect historique notamment la position des femmes dans la société anglaise à la fin du XIXe siècle. Des personnages haut en couleurs et une histoire saupoudrée de romance comme je les aime.

 

Une chronique de #Esméralda
 

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LA FUGITIVE ET LE HIGHLANDER de Natacha J. Collins.


Irlande, 1232  Rory Fraser, ici ? En apercevant le séducteur qui n’a eu de cesse de la charmer la veille durant une réception mondaine, Lorna blêmit.  Que fait cet homme à bord du bateau qui vogue vers l’Écosse ?  Elle qui pensait être à l’abri de tout faux pas sous la protection de lady Lucinda Powell, la riche veuve anglaise qui l’a prise à son service comme dame de compagnie, se retrouve confrontée à un danger immédiat. Un homme qui, elle le redoute plus que tout, pourrait être le mercenaire envoyé à sa recherche par la Couronne…

Rory n’a cure des rumeurs qui circulent sur lui au sujet de ses travers. Oui il aime la compagnie des dames, qu’elles soient mariées, promises ou célibataires. Rory est un tombeur de ses dames et elles lui rendent bien. Charmeur et charmant, la gente féminine ne lui résiste pas. A part une certaine Brianna (voir tome 2) qui a eu le mérite de le frustrer.
Rory est un libertin qui aime jouir de sa vie comme il entend. Le nom prestigieux de son clan et sa carrure d’highlander y font beaucoup. Rory n’a pas à se préoccuper de l’avenir de son clan car il ne le dirigera jamais. Lui il tâte de l’épée quand les événements s’enveniment. Mais il y a certaine chose qu’il ne peut pas gérer, ce sont les pères furibonds de ses demoiselles ( pas en détresse) dont il a sali leur honneur. Murtagh, son frère aîné et chef du clan (voir tome 1), voit rouge et décide de lui confier une mission de la plus haute importance commanditée par le roi, trouver une jeune femme qui mettrai le royaume en péril. Direction l’Irlande sur les traces d’une femme pas comme les autres.

 

Lorna Bell n’a jamais eu la vie facile. Fille bâtarde du chef Williams, sa vie se résume aux corvées et aux interdictions en tout genre. Depuis que son père s’est mis en tête de destituer le roi d’Ecosse, sa vie est en danger. Le roi et le clan des Commins ont décidé de tuer toute sa descendance. Lorna est une jeune femme intelligente et sournoise. Sa fuite aux nez et à la barbe de ses ennemis est digne d’une grande aventure. Elle rentre au service d’une bourgeoise anglaise et passe son temps entre l’Angleterre et l’Irlande. Sa débrouillardise a jusqu’à présent couvert son identité, mais lorsqu’elle croise cet irrésistible highlander au gala et qui lui pose des questions, il éveille en elle le sentiment de danger imminent. Elle esquive convenablement l’empressement du guerrier sans toutefois être sereine. Alors qu’elle embarque sur le navire les ramenant à Londres, elle l’aperçoit, Rory. Elle craint maintenant pour sa vie. Est ce que le passé la rattrape ? A t-elle une chance de s’en sortir vivante ? Peut-être, mais cela, c’était avant que le bateau se fasse accoster par des pirates.

 

Ce dernier tome est à croquer. Sous le signe de l’action et du romantisme, cette romance historique est comparable à une grande bouffé d’air pur. Les personnages sont hyper attachants et surtout très, très, highlander. Le highlander un brin prétentieux, émouvant et touchant dans sa manière d’appréhender sa relation avec Lorna. Il fait preuve de patience et ne tente pas de brusquer les révélations. Quant à Lorna, s’est une femme très têtue, intelligente et qui a le sens de l’honneur. Ce troisième tome se lit d’une traite et j’ai très vite été captivée par cette histoire hors du commun. L’aspect historique se concentre sur les us et coutumes. Natacha J. Collins m’a surprise par les rebondissements et notamment par des situations inattendues qui se concluent d’une manière surprenante. Une histoire très rythmée, portée par une plume délicate, où j’ai été subjuguée par les décors grandioses et l’alchimie entre les personnages qui oscillent entre l’épanouissement et le refus.

 

Une magnifique histoire totalement dépaysante ! A découvrir !

 

Rory était décontenancé. Décontenancé, et furieux contre lui-même. Comment était-il possible de passer ainsi du paradis à l’enfer ? En quelques instants … de paroles malheureuses ? Car il avait bien dû dire quelque chose, pour qu’elle se sauve de la sorte ! Pour qu’elle prétende que c’était une erreur, qu’elle regrettait ! Que diable !
 
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UNE LADY AUDACIEUSE de Laura Lee Guhrke.


SAGA LES PRESSES DU CŒUR – TOME 3/4
Londres, 1893  Alors qu’elle s’apprête à déposer une annonce pour trouver un travail dans la gazette locale, Amanda surprend une conversation. Le beau-frère du propriétaire des lieux, James St. Clair, recherche désespérément une solution pour dompter ses terribles jumeaux de dix ans.
Un poste parfait en tout point pour la lady éduquée qu’elle est. Exception faite d’un détail : le duc recherche un homme à poigne et non une jeune femme en disgrâce dont le nom est entaché…
Traduit de l’anglais par Marie Pascal.

 
Direction Londres fin du XIXe siècle pour une nouvelle aventure. Laura Lee Guhrke , une nouvelle fois et sous couvert de sa romance historique, dépeint avec passion et réalisme la condition des femmes anglaises au sein d’une société à deux vitesses.
Amanda a été élevée par un père qui souhaitait le meilleur pour sa vie. Il pensait que l’intelligence n’était pas masculine. Très tôt, il enseigne à sa fille de nombreuses matières : les sciences et la littérature sont privilégiées. Amanda se sent seule dans ce monde masculin et intègre même une excellente université. Mais les préjugés sont tenaces et une femme cultivée n’ai toujours pas vu d’un bon œil. Malgré ses connaissances, Amanda ne connaît rien au vrai monde. Surprotégée, lorsqu’elle se trouve seule et sans famille, le monde lui est hostile. Sa réputation et son nom sont désormais liés à des rumeurs malhonnêtes. Sa disgrâce est une terrible épreuve. Toutes les portes se ferment et sans ses maigres économies, elle ne va pas pouvoir aller bien loin. Tentant le tout pour le tout et avec ses quelques penny, elle décide de passer une annonce dans le journal. Témoin d’une discussion houleuse entre deux messieurs de la bourgeoisie, Amanda va mettre au point une stratégie assez ambitieuse pour enfin réaliser son rêve, démarrer une nouvelle vie en Amériques. Et puis qui a dit que les femmes ne valaient pas les hommes !

 

Amanda a une détermination de fer. Têtue, obtuse, enthousiaste, volontaire, elle déborde d’énergie et d’imagination pour que son plan fonctionne à la perfection. Amanda va prendre de nombreux risques au détriment une nouvelle fois de sa réputation. Mais peu importe les braver est son seul salut. Son caractère et sa volonté farouche vont la porter en terrain hostile où le moindre faux pas lui coûtera. Après tout qui ne tente à rien, n’a rien !

 

Laura Lee Guhrke met une nouvelle fois la condition des femmes au cœur d’un Londres qui subit de nombreux préjugés. Son héroïne, Amande, est touchante. Une héroïne moderne qui ose surtout braver de nombreux interdits. A cela Laura Lee Guhrke insuffle une atmosphère tendue. Le côté historique va porter vraiment sur les conditions des femmes et il est un peu moins présent que dans les précédents tomes. Ce nouveau tome offre tour à tour des moments attachant et d’autres survoltant. J’y ai retrouvé des clins d’œils, très appréciables, aux personnages des deux premiers volets. J’ai passé un agréable moment de lecture aux côtés de cette héroïne farouche.

 

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