L’ENFANT DE LA PROCHAINE AURORE, un roman de Louise Erdrich.

LITTÉRATURE NORD-AMÉRICAINE

DYSTOPIE

ÉDITIONS ALBIN MICHEL

COLLECTION TERRES D’AMÉRIQUE


Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d’une apocalypse biologique, l’évolution des espèces s’est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d’un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler.
Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
Disponible en numérique et broché
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez
 
C’est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu’elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.

MON AVIS

Revoici Louise Erdrich dans un registre totalement inattendu, la dystopie.

 

Cedar a été adoptée dès sa naissance. Elle grandit entouré d’amour et pendant ses études universitaires, elle se prend de passion pour la religion et devient la rédactrice d’un petit journal de sa paroisse. Cedar est une jeune femme intelligente douée pour le sens de l’observation et de la réflexion. Cedar a enfin son chez soi et un amoureux. Les journées s’écoulent paisiblement. Et puis le murmure d’une catastrophe se fait entendre. L’inquiétude n’est pas encore à son apogée, mais les questions sont nombreuses. L’évolution des espèces commence à involuer à un rythme effréné. De quoi rendre fou de Lamarck et notre cher Darwin. Les mammifères, les oiseaux, les végétaux et les Hommes. Les enfants et les mères meurent au cours de l’accouchement. Cette crise majeure renverse le pouvoir et voit s’installer les religieux. Les femmes enceintes sont priées de se rendre dans des centres et toutes personnes raisonnables à les dénoncer.

 

Cedar refuse tout enfermement. Bien avant le lancement des hostilités, elle a pu faire connaissance de sa famille biologique et découvrir ses racines indiennes. Cloitrée chez elle avec le futur papa, elle voit le monde se déchiré. La suspicion, le contrôle des médias, le flicage, le monde extérieur devient un monde de dingue. Jours après jour, elle survit. Une routine drastique, le ménage qui devient obsessionnel et puis ce moment unique de paix, l’écriture de son journal intime qu’elle adresse à son futur enfant. Des confidences, des espoirs, ces petites fenêtres ouvertes sur l’avenir hypothétique jalonnent les pages et il n’y a rien de plus merveilleux pour Cedar que de laisser cette trace écrite pour cet enfant qu’elle chérit. Et puis son monde s’effondre. La capture, l’enfermement, les questions, l’ignorance, tout se bouscule. Et pourtant une petite lueur d’espoir va s’allumer. Un espoir mince mais bien réel qu’elle se saisira avec impatience.

 

Louise Erdrich m’a totalement scotchée. J’aime beaucoup quand les auteur.e.s sortent de leurs sentiers battus et explorent un autre monde. Toujours fidèle à la communauté indienne, elle met en scène ici une jeune femme déracinée qui va être confrontée à une nouvelle guerre et à l’enfermement. L’auteure parle de liberté bafouée, d’appropriation de l’identité, de religion totalitaire. Un roman captivant où la tristesse prédomine. Il n’y a pas de final tonitruant, juste ce final, à la hauteur du roman, sobre, désuet et magnifique. Une héroïne courageuse et battante que je me suis empressée de suivre et d’encourager. Une atmosphère suffocante et anxiogène. Une dystopie où cette réalité est juste effroyable. Louise Erdrich n’a pas peur de nous bousculer et de nous montrer les choses telles qu’elles sont. Une lecture qui insidieusement vous interroge sur ce que nous serions prêts à endurer face à une situation complexe. Cette histoire fait malheureusement, dans une moindre mesure, écho à la situation sanitaire que nous traversons tous. Pourtant ce texte a été écrit bien des années auparavant, avant d’être sorti du tiroir. L’ENFANT DE LA PROCHAINE AURORE est un roman surprenant, bluffant et intriguant. Il ne sera pas mon préféré de l’auteure mais j’approuve l’audace dont a fait preuve Louise Erdrich. Une audace téméraire où la magnificence de l’humain est au cœur d’une histoire prodigieuse !

 

Laissez-vous tenter !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

TERRE NOYÉE, tome 2 : Les Veilleurs, un roman fantastique de Iléana Métivier.


Dévoiler les secrets pour vivre.
Grâce à ses amis, Annaëlle a échappé aux griffes de l’Élite. Sa cavale dans Capitalia commence, mais le filet se resserre rapidement autour des fugitifs. Comment s’échapper lorsque l’on vit sur le dernier îlot d’humanité ?

Annaëlle et ses amis hors normes ont fui leur école qui ne prônait pas l’égalité des chances. En fuite sur l’île ils trouvent refuge dans une maison abandonnée. La discrétion est de mise mais ils se doivent de mener bien leur nouvelle mission : prévenir Capitalia de la supercherie. Comment alerter la population qui passe leur vie sur les écrans, comment éviter de se faire prendre dès le début de l’ouverture des hostilités, comment résister dans la clandestinité sur une île ? Tout autant de questions qui vont leur permettre, pas après pas, de découvrir tout un réseau, les veilleurs, qui pourront les aider sans aucun doute.
Malgré l’enthousiasme d’Annaëlle, la troupe est au bout du rouleau. Malgré le soutien inattendu et si espéré de ce réseau clandestin qui prône la liberté et l’égalité au sein de cette communauté littéralement transformée, Annaëlle et ses amis perdent le morale. La discrétion, l’attente d’un rebondissement de taille et l’inaction leur en font baver. Un seul espoir réside sur cette pseudo radio, sur un planisphère largement étudié et décortiqué et une fourchette en guise d’antenne. Une pseudo illusion dont ils espèrent qui leur ouvriront les portes du monde et de la vérité !

 

C’est avec un grand plaisir que je retrouve Annaëlle et sa bande d’amis extraordinaires. Iléana Métivier nous offre un second tome littéralement différent du premier. Elle nous plonge dans la longue attente de cet espoir qui sait se faire désirer. Quelques rebondissements jalonnent les chapitres bien différents de ceux que j’ai pu découvrir au cours du premier tome. Cette attente permet de mieux faire connaissance avec les personnages. J’ai découvert une Annaëlle malgré l’abattement, persévérante et ingénieuse. Elle s’élève désormais au rang de leader du groupe de rebelles. Sa ténacité et ses valeurs lui permettent d’échafauder des plans qui tiennent parfois la route sans compter sur les trahisons malveillantes.

 

Une nouvelle fois Iléana Métivier fait preuve d’une grande imagination sous couvert d’amitié, d’amour, de passion, de liberté et d’écologie. Une rébellion qui s’impose doucement et sûrement au cœur de Capitalia, mais le gouvernement veille à ce que leurs secrets restent tels quels. Quatre jeunes, fugitifs, deviennent le symbole d’un possible renouveau mais le chemin est encore long et périlleux. Une histoire entraînée par une plume qui a su me captiver et qui réserve encore de nombreuses surprises, je l’espère vivement. Une chouette suite où une nouvelle fois le mélange des genres s’unissent pour une histoire fantastique !

 

Une chronique de #Esméralda

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BLACK HATERS, tome 1 : Action, une romance dystopique de Manon Donaldson.


Son avenir à elle était tout tracé, son futur à lui ne pouvait être plus incertain.
Appartenir à l’Élite est synonyme d’une perfection dénuée de libre-arbitre.
Nellyanna, fille du Conseiller Mavoy, s’apprête à célébrer le mariage fastueux de sa sœur aînée.
À cette occasion, elle croise Lander, un homme mystérieux déterminé à brouiller tous ses repères.
Mais l’événement de l’année est perturbé par un attentat perpétré par les Black Haters, un groupuscule œuvrant dans l’ombre, réclamant justice et vérité auprès de ce gouvernement qui les opprime autant qu’il les dissimule au peuple.
Le destin de Nellyanna, kidnappée par les rebelles, bascule quand elle comprend que son monde est bâti sur des secrets inavouables.
Lander signera-t-il sa perte ou sa liberté ? Et quelle est cette vérité qui lui échappe ?

Nellyanna est la fille cadette du conseilleur Malvoy, une des grandes voix qui régissent le Conseil. L’Élite est composée de patriarches qui se passent le pouvoir de génération en génération et de père en fils. Nellyanna grandit au cœur de préceptes rigoureux où la place des filles et des femmes est régie d’une main de fer. Un enseignement à part des garçons. Et puis vient le temps des bals, des fiançailles et des mariages, tout cela gouverné par un code qui ne laisse aucune marge à la liberté et au libre arbitre. Mariages arrangés selon le rang de naissance et ce qu’a à offrir le futur époux. Les femmes sont conditionnées dès leur plus jeune âge aux paraître, à la gouvernance d’une maison, à l’éducation des enfants et à l’organisation de l’avenir.
Nellyanna n’échappera pas à la règle. Pourtant si son secret serait découvert, elle risquerait le bannissement. C’est le cœur brisé qu’elle doit se conformer aux obligations de l’Élite. Nellyanna est une jeune femme généreuse qui aime découvrir le monde qui l’entoure. Elle s’offusque quand elle est réprimandée face à sa curiosité, notamment en ce qui concerne la politique (qui est une affaire d’homme). Elle prend du plaisir à comprendre le monde qui l’entoure mais elle est loin de tenir toutes les cartes en main. Elle aime discuter avec le personnel de la maison. Une âme rebelle dans une société où l’apparence est de rigueur. Elle accepte très mal les convenances des uns et des autres, préférant souvent s’isoler pour éviter les vagues déferlantes qu’elle pourrait créer. Alors que le mariage « forcé » de sa grande sœur est sur le point de se concrétiser, Nellyanna fait la rencontre du mystérieux Lander qui semble en savoir long sur elle. Horrifiée que son secret soit dévoilée, prenant son courage à deux mains et malgré tous les risques qu’elle encoure, elle décide de répondre à l’invitation de cet homme tout aussi attirant que dangereux. Charismatique, impressionnant, instinctif, impulsif, fougueux, Lander est ce genre d’homme qui repousse autant qui attire. Alors que Nellyanna s’assoupit dans cette chambre inconnue, un incendie se déclare, l’obligeant à quitter les lieux précautionneusement afin d’éviter tout soupçon malencontreux. Regroupées dans une salle, les familles voient leurs vies partir en éclat. Les Black Haters, ce groupuscule qui désire faire éclater la vérité, sèment le chaos et kidnappent les héritiers des Conseillers.

 

C’est ainsi que Nellyanna se retrouve parmi ces hommes qu’elle connaît trop peu dans cette pièce nauséabonde. Les intimidations, les manipulations, les humiliations débutent, laissant surgir en leur sein la colère, l’abnégation et les interrogations. Un imbroglio de suspicions, de prises à partie où les voix s’élèvent et se confrontent. Les morts s’amoncellent vers cette vérité cruelle. Nellyanna s’épuise à comprendre, à survivre, à trouver une raison valable à sa présence ici, à l’homme qui l’a trahie, à l’homme qui la sauvera peut-être, à ce futur qui s’annonce, à ce choix qu’elle devra faire.

 

Manon Donaldson signe une nouvelle romance totalement addictive. Un univers complexe où deux camps s’opposent et au milieu cette héroïne qui n’a pas demandé à l’être. L’auteure met en avant l’aspect psychologique qui figure tout au long de sa romance. Elle pose bien évidemment les bases d’une histoire plus complexe qui se délitera au fils des tomes. Il est difficile à la fin de ce tome de tout appréhender et laisse entrevoir de nouvelles pistes. Une romance choc portée par une plume efficace au point qu’il est bien difficile de s’arrêter de lire. Des personnages complexes qui ne nous facilitent pas la vie. A la fois attachant et exécrable, ils adorent nous rendre dingue au point de ne pas savoir sur quel pied danser. Une romance tonitruante où l’action règne. J’avoue avoir frôlé l’arrêt cardiaque de nombreuses fois. Une romance rocambolesque au cœur de cet univers qui fait froid dans le dos. Une finalité en pointillée … Affaire à suivre !

 

Une romance de #Esméralda

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TERRE NOYÉE, tome 1 : L’élite, un roman fantastique de Iléana Métivier.


TOME 1/3
Transpercer les mystères pour survivre.
En 2182, Capitalia, dernier îlot d’humanité, abrite quelques centaines d’âmes. Lorsque l’École de l’Élite lui propose de rejoindre ses rangs, l’opportunité dont rêve Annaëlle s’offre enfin à elle : un apprentissage rude, mais passionnant entouré de camarades matures !
Bien vite, ses espoirs s’envolent. D’étranges lueurs dans leur regard, des dessins de créatures innommables, une respiration rauque et profonde derrière sa porte de chambre… Malgré sa peur, Annaëlle est décidée à percer les terribles secrets des autres élèves et à comprendre l’Élite, qui gère beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît à Capitalia.

Annaëlle est, et tant d’autres, la nouvelle génération de Capitalia, îlot concentrant les derniers survivants. Plus d’un siècle s’est écoulée, depuis que l’énorme vague a anéanti la Terre. Annaëlle est une jeune femme vive d’esprit et dont l’intelligence semble contenu par la société. L’éducation est restreinte tout autant que les loisirs. Le numérique semble régir ces hommes et ces femmes. Les interactions entre la population est restreinte. Peu de liberté dans ce monde et Annaëlle se la joue rebelle.
D’une curiosité avide et en constance recherche de l’insolite, ses pas la conduisent vers l’unique librairie ou peu à peu elle prend ses quartiers. Une rencontre insolite va la porter au cœur d’une école peu commune : l’Elite. Isolée de toute civilisation au cœur d’un parc immense, Annaëlle y est intégrée pour son plus grand bonheur. Des premiers jours accablants par le rythme et surtout un instinct de survie qui s’est réveillé pour de nombreuses raisons. Un sombre mystère semble régir les lieux et les pas qu’elle entend le soir longeant sa chambre la conforte dans cet étrange sentiment de danger. Elle se lie d’amitié avec sa voisine de chambre adorable qui l’aide peu à peu à se faire accepter au sein de ce groupe. Mais la certitude qu’on lui cache de terribles secrets persiste et un événement crucial va lui confirmer. Elle perce leur secret et le danger la pousse à s’échapper de ce lieu insolite. Heureusement, elle pourra compter sur la générosité et l’aide de quelques nouveaux amis insolites.

 

Iléana Métivier signe un nouveau roman tout aussi hallucinant que engagé. L’environnement a une place d’honneur et c’est avec force et conviction qu’elle défend sa position et c’est tout à son honneur. Insidieusement et avec tact, elle parle de la surconsommation et de ses dérives et les conséquences néfastes qu’elles engendrent sur notre planète. Bien évident le côté fantastique du roman est le moteur d’une histoire originale. Une grande surprise car je ne connaissais pas l’auteure dans ce registre là et cela marche parfaitement associé aux valeurs et principes qu’elle partage. Je ne veux pas trop vous parler de ce côté fantastique car cela vous spolierai totalement. Je peux vous dire que c’est surprenant et que bien évidemment je ne m’attendais pas à cela. Le début du roman plante le décor et tire le portrait d’une jeune femme rebelle qui veut à tout prix et par n’importe quel moyen se désolidariser de cette société contrôlée et manipulée. Elle tend à un avenir riche en découverte et pour ça elle ne va pas être déçue. Bien des mystères doivent être résolus, mais cela sera l’affaire du prochain tome.

 

Iléana Métivier signe un roman fantastique atypique et qui mérite d’être découvert. Sa plume fluide vous laisse dévorer l’histoire en un tour de main. Le personnage principal est attachant avec un caractère bien trempé. Sans compter de son entourage qui laisse présager des moments forts et inoubliables.

 

L’auteure change de registre et bravo, c’est une parfaite réussite ! Hâte de lire ce tome 2 !

 

Une chronique de #Eméralda

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Vox de Christina Dalcher

Dystopie – Livre sorti le 7 mars 2019

Editions Nil

Lecture personnelle

Ma note : 4/5 mention « à lire »

 

Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

 

L’avis de #Lilie : A sa sortie, ce livre a fait du bruit et il m’a tout de suite intriguée. Je n’ai pas pu me lancer à ce moment-là mais quand une amie a proposé de me le prêter, j’en ai profité pour me plonger dans cet univers futuriste et glaçant.

Nous nous retrouvons aux Etats-Unis, dans un futur pas si lointain. Les « Purs » sont arrivés au pouvoir et on assiste à un retour aux valeurs fondamentales d’un temps que l’on croyait désormais révolues. En effet, les hommes ont repris le pouvoir et occupent tous les postes de premier plan. Les femmes ont été reléguées à la maison. Elles doivent élever les enfants, tenir leur intérieur et surtout, elles ont un compte-mot qui leur interdit de prononcer plus de 100 mots par jour. Bref, elles ont été réduites au silence et toute opposition est violemment réprimée. Un jour, des hommes du gouvernement viennent trouver Jean car ils ont besoin de ses compétences pour soigner le frère du Président. Pour elle, c’est clair : elle ne mettra ses compétences au service du gouvernement que si on lui retire son compte-mots… et à sa fille aussi ! Mais est-elle prête à ce qu’elle va découvrir en retournant travailler ? Voudra-t-elle tout accepter pour mener sa mission à bien ?

Jean est une femme qui, dans le temps, s’est battue pour les droits des femmes. Depuis qu’elle a été réduite au silence, elle prend son mal en patience. En effet, elle ne veut pas faire de vagues mais n’en pense pas moins contre ce gouvernement et leurs pratiques. C’est une femme moderne qui a bien du mal à se laisser dicter sa conduite. Entière, elle n’est pas égoïste et essaie toujours de penser à sa famille, avant de prendre une décision. J’ai aimé ce personnage que l’on suit de son adolescence, grâce à de nombreux flashbacks, à maintenant. Le roman est essentiellement centré sur elle mais je n’ai pas trouvé cela gênant car c’est une protagoniste charismatique, à qui on s’attache. Volontaire, combative, réfléchie, c’est une héroïne moderne qui est prête à tout pour défendre les siens.

De temps en temps, j’aime bien lire des dystopies. Imaginer le monde tel qu’il pourrait être dans quelques années peut-être stressant ou, au contraire, l’occasion de se reprendre en main et ne pas laisser la situation nous échapper. Le monde décrit dans « Vox » peut paraître, à première vue, exagéré. Pourtant, quand on voit comment fonctionnent certains régimes totalitaires, on peut se dire qu’on n’est à l’abri de rien. L’autrice reprend les codes des dystopies, c’est-à dire qu’on a un pouvoir totalitaire, qui oppresse une partie de la population, qui la surveille en permanence et qui humilie ceux qui voudraient s’y opposer. L’histoire, en elle-même, est intéressante et donne à réfléchir. Il y a des personnages que l’on prend plaisir à détester et d’autres que l’on voit évoluer sous nos yeux. La plume de l’autrice est vive, prenante et émotionnellement forte. En effet, une fois lancée, il est difficile de poser le roman tant on a envie de savoir la suite. On perd un peu ce rythme après le deuxième tiers de l’histoire mais la fin est haletante et nous réserve des surprises jusqu’au dernier chapitre ! Ainsi, on n’a plus aucune envie d’abandonner avant de terminer !

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec « Vox » de Christina Dalcher. Ce n’est pas la première fois qu’une dystopie évoque l’asservissement des femmes mais c’est celui-ci est particulièrement fort émotionnellement. Je le recommande donc à tous les amoureux du genre et à tous ceux qui cherchent une lecture prenante et qui donne l’occasion de réfléchir.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Nil
Retrouvez-le aussi en version poche, réédité aux Editions Pocket
 

L’ÉCOLE DES ANGES de Suzanne Marty.

[ RECUEIL DE NOUVELLES – FANTASTIQUE – DYSTOPIE – Nouveauté 2019]
104 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé d’août.
 
Le résumé :
Ce recueil comporte quatre histoires :

Le bon numéro, dystopie : une jeune diplômée cherche à ouvrir
une confiserie dans un monde où la nature, la littérature et les couleurs
ont disparu. Un homme de ménage va bouleverser ses plans.

Love Pizza, comédie : lors d’une livraison de pizza Théo, un grand brun
au physique spectaculaire, éconduit une jeune effrontée.
La fois suivante, il tombe dans un guet-apens.

La police du suicide, suspense : désespéré par la mort d’Oscar, Alexandre
est décidé à mettre fin à ses jours le soir même. Sa détermination est mise
à rude épreuve quand il croise un sosie du défunt aussi suicidaire que lui.

L’école des anges, comédie : Gabriel, apprenti-ange, passe son examen
de fin d’études. Il a vingt-quatre heures pour gagner la confiance
de Zach, petit truand sans foi ni loi. Mais comment y parvenir
alors que celui-ci ne peut ni le voir ni l’entendre ?

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Voici un recueil de quatre nouvelles. Aussi différentes les unes des autres, elles évoluent chacune dans leur propre univers. De la dystopie, du fantastique, du suspense et de la comédie, et quatre surprises aussi délicieuses les unes des autres. J’aime beaucoup la manière dont Suzanne Marty les explore : parfois avec sévérité, humour, douceur et noirceur. Une plume habille et agréable qui aime distiller ici et là de l’espoir. Parmi les quatre nouvelles, une seule m’a moins séduite, peut être par ce qu’elle était destinée à un lectorat adolescent et donc j’ai eu, plus ou moins du mal, à m’imprégner de l’atmosphère. Cela dit, ce recueil reste une très belle et douce découverte.

 

L’ÉCOLE DES ANGES (comédie fantastique) : Suzanne Marty explore l’univers des anges avec humour et désinvolture. Gabriel doit à tout prix guider son protégé (désigné pour 24h). Ce dernier, Zach, est un petit truand de bas étage qui se retrouve dans les embrouilles. Alors que ce dernier tente de survivre, Gabriel, tente le tout pour le tout. Humour et fantastique sont au rendez-vous. Des personnages sensibles et perdus qui au cours de ce laps de temps vont découvrir quelque chose qui se nomme l’amitié. Invraisemblable ?

 

LE BON NUMÉRO ( dystopie) : La Terre des années bien plus tard, triste, sans richesse culturelle, blanche, grise et noire, sans envie, sans enthousiasme et percluse par l’absence de tout. Elle et son numéro aurait aimé s’appeler Aurora. Lui et sans numéro, se prénomme Azur. Chargé du nettoyage de la grande firme qui gère tout. Elle rêveuse avec ses idées et ses bonbons acidulés colorés. Une rencontre explosive portée par un rêve haut en couleur.

 

LOVE PIZZA (comédie romantique) : Un château austère. Des adolescentes qui s’ennuient. Un autre qui aime se terrer dans son antre et observer tel un psychopathe l’univers extérieur. Et un livreur de pizza qui malgré lui va jouer les princes charmants ligotés dans une cave, surveillé par un boa et des filles un peu trop enthousiastes.

 

LA POLICE DU SUICIDE (suspense) : La tour Eiffel, le vide, le cœur en miette et le désespoir comme seule compagnie. Des souvenirs à la pelle. Les mains qui tremblent. Une détermination sans faille. Pourtant dans l’ombre est tapi un homme bien mystérieux. Ce dernier propose au futur suicidé une sorte de pacte qui l’entraîne dans un club morbide. Il y rencontre alors, lui. Il lui ressemble tellement. Dans quel sorte de club a t-il atterri ?

 

Une excellente lecture et une autrice qui sait parfaitement captiver.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… l’interview de Suzanne Marty.

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MATRIOCHKAS, tome 2 : Dissidence de Christelle Da Cruz.

 
[ DYSTOPIE – 2018]
Éditions LES PLUMES DU WEB – Collection Opale
Tome 2/?
376 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :

 

Alors que la résistance s’apprête à investir le pôle du lac Sainte-Claire, la révolte gronde. Le destin des hommes est entre les mains de l’opposition, menée par Rose. Tout se jouera au coeur de la capitale, où ils devront rallier le peuple à leur cause et s’unir face au gouvernement. Après soixante années passées dans l’ombre, les hommes vont-ils regagner leur place au sein de la société ? A l’heure où Gabrielle et Alexander sont à un tournant de leur relation, c’est tout leur avenir qui est en jeu…
 

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Le premier tome de cette saga m’avait conquise par cet univers 100% féminin. Une société matriarcale où l’homme est séquestré pour de mauvaises raisons dans des pôles où souffrances, humiliations et peurs les consument. Ce premier volet soulevait de nombreuses questions d’éthique et de morale. Cette particularité rendait la lecture aussi intéressante qu’addictive. J’attendais cette suite avec impatience, curieuse de voir quel chemin la trame allait emprunter. J’avais aussi quelques exigences qui malheureusement n’ont pas été comblées.

 

Gabrielle a pris enfin conscience du monde qui l’entoure et des enjeux. Le groupe de résistance qu’elle a rejoint devient sa seconde famille. Ses amis de bons conseils tempèrent tant bien que mal son caractère bouillonnant. Sa relation avec Alexander prend un tournant plus radical mais tout aussi fougueux. Surtout avec cette belle surprise qui se concrétisera plus tard, ils explorent leurs sentiments, leurs émotions, leurs craintes et leurs espoirs. Gabrielle prend certes en maturité, mais reste toujours cette jeune femme plein d’entrain. La personnalité d’Alexander ne la canalise pour ainsi dire pas du tout, et donc se retrouve à proposer des compromis pour veiller à la sécurité de sa belle.

 

La révolte grandit dans les rues de la capitale. Les deux fronts s’affrontent. D’une part les militaires dirigées par une ambassadrice un brin hystérique et de l’autre part, les résistants, où femmes et hommes prennent les armes et leur courage à deux mains pour porter d’une même voix les raisons de ce mouvement. Les rues de la capitale deviennent le théâtre de l’horreur et de la folie humaine. Une bataille sans foi ni loi ! A voir qui gagnera ?

 

Christelle Da Cruz offre à ses lectrices une suite qui pour ma part n’a pas été aussi surprenante. Il m’a manqué un brin d’énergie et des scènes époustouflantes et puis surtout j’aurai voulu que Gabrielle devienne une héroïne atypique. Une de ces héroïnes qui laisse une marque indélébile. Malgré sa fougue et sa verbe acerbe, Gabrielle reste malgré tout un personnage passif. Elle subit bien trop. Elle n’est pas le protagoniste de ce grand changement auquel elle participe. J’aurais aimé qu’elle amène son côté transgressif dans ces actes, qu’elle soit le pivot central de tout ce mouvement, qu’elle ait véritablement la place au centre d’une aventure trépidante. A mes yeux, elle fait partie de ce groupe sans y être mis assez en avant. Personnellement cela me dérange mais pour la plupart des lectrices, vous avalerez les pages avec envie.
 
Christelle Da Cruz  sait maintenir en haleine son lectorat. Sa plume addictive offre de belles scènes où actions et émotions se mêlent. Toujours dans la continuité de son premier tome, elles soulèvent de nombreuses questions moins percutantes, certes, mais toujours avec cet aspect de prise de conscience, d’acceptation de la différence dans le but d’obtenir un monde meilleur.

 

#Esméralda

Je remercie les éditions Les Plumes du Web et Christelle Da cruz pour leur confiance et leur patience.

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… Mon avis sur le tome 1.

… Le site des éditions Les Plumes du Web.

B.O.A. tome 2 : Couples maudits de Magali Laurent.

 
[ DYSTOPIE / FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]
Tome 2/3
Editions de Mortagne
458 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

La loterie est terminée.
Le cauchemar commence.
Après avoir survécu à la loterie dont ils étaient les prix, Oxana, Alexandre, Cléo, Denys, Samantha et Kim se retrouvent face à la réalité de leur condition d’esclaves.
A cette étape du jeu, ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Livrés en pâture à leurs propriétaires BOA, ils doivent réprimer les sentiments qui les animent et trouver la force de surmonter cette nouvelle épreuve.
Mais comment lutter dans une ville dont on ne connaît pas les règles ? Le pacte conclu avant le tirage sera-t-il leur seule option ?
Le futur s’annonce sombre, et devenir des Charognards pourrait être l’unique voie les menant à la liberté…

 

Mon avis :

 

Si t’es fan de dystopie qui sort des sentiers battus, c’est la trilogie que tu dois absolument t’offrir pour Noël.

 

Il n’y a pas à dire, l’univers de Magali Laurent a tout pour séduire. Un monde post-apocalyptique où les humains considérés comme des sacs à sang et ont comme unique utilité celle d’éponger la soif des BOA, sortes de vampires. Je trouve ce mélange entre dystopie et bit-lit tout à fait génialissime. De plus la plume de l’autrice est remarquable et tout aussi addictive !

 

Après un premier tome qui pose les bases de l’univers de Magali Laurent où elle expose les différents groupes (humains, BOA et Charognards, vilaines bêbêtes qui ont tout du zombie (pour te donner une image prend ceux du film « Je suis une Légende »)), présente ses personnages. Dans le tome 2, l’autrice rentre directement dans le sujet. Les trois couples rejoignent leurs gagnants de la loterie. Ces six jeunes adolescents sont loin de se douter alors, que leurs vies vont prendre un tournant radical.

 

Oxana et Alexandra se retrouvent auprès d’un propriétaire qui fait parti des rangs de la résistance. Il est facile de croire que tout ira pour le mieux pour eux. Mais que nenni : ils seront confrontés à des situations totalement inédites, leur moral sera mis à rude épreuve. Les blessures psychologiques et physiques sont nombreuses. Leurs ténacités sont remarquables mais extrêmement éprouvantes.

 

Cléo et Denys se retrouvent dans un manoir totalement inimaginable et sordide dirigé par un BOA qui ne connait ni pitié ni indulgence . Entre complots et manipulations, épreuves et tortures, leur  vie est un véritable enfer. Cauchemars incessants, leur survie ne tient qu’à un fil.

 

Samantha et Kim ont eu la chance d’avoir un propriétaire indulgent et respectable. Il se soucie vraiment d’elles et leurs apporte soutien et réconfort. Mais là aussi rien ne se passe comme prévu.

 

Ce second tome n’a absolument rien à voir avec le premier. Il en ressort beaucoup de violence, des scènes insoutenables ou tortures et sévices sont décrites avec beaucoup de détails. Il est possible que ce point refrène quelques lecteurs. Personnellement il ne m’a pas du tout dérangé ou rébuté. L’atmosphère qui s’en dégage est vraiment glauque. Les personnages sont aspirés dans une spirale destructrice, éprouvante et cauchemardesque. L’auteur n’a vraiment pas choisi la simplicité. J’aime beaucoup quand l’auteur ose prendre des risques. Quelques notes d’espoirs transparaissent de temps en temps, mais elle sont vraiment vite englouties. Les rebondissements s’enchainent laissant peu de temps aux lecteurs de respirer. Les traits de caractères des personnages sont davantage approfondis. J’ai mieux appréhender les tenants de cette histoire totalement pittoresque et déjantée. Et que dire du final, OMG …. ! J’attends avec impatience la suite !
 
B.O.A. est résolument un page turner ! Je n’ai qu’un conseil : ACCROCHE TOI ….. ACCROCHE TOI BIEN !

 

 


 

Je remercie Pascale, attachée de presse des éditions De Mortagne en France, pour sa confiance et sa patience.

 

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Mon avis sur le tome 1 « Loterie Funeste ».

Vers le site de Magali Laurent, pour découvrir son univers.

Vers le site des éditions De Mortagne pour tout savoir.

 

 

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LA DERNIÈRE EMPATHE, tome 1 : Ryvenn de Jupiter Phaeton.

La dernière empathe (Ryvenn t. 1) par [Phaeton, Jupiter]

 

 

[ DYSTOPIE / URBAN FANTASY / YOUNG ADULT – Nouveauté 2018]

Auto édition

 

 

Format numérique (463 pages) : 5.99€

Broché : 15.00€

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir absolument »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

A New York, une ville démolie par les guerres des magiciens, Ryvenn, seize ans, apprend à maîtriser son pouvoir. C’est une empathe : elle est capable de ressentir les émotions des personnes autour d’elle. C’est bien moins impressionnant que télépathe ou télékinésiste, mais ça n’empêche pas le gouvernement de s’arracher son don. Quand elle n’est pas à l’école ou avec sa famille, Ryvenn utilise son pouvoir lors des interrogatoires des prisonniers pour une agence du gouvernement, qui la paie grassement en retour. Jusque-là, tout se déroulait parfaitement, elle n’avait pas commis une seule erreur qui aurait pu la trahir. C’était sans compter sur Leo, un prisonnier pas comme les autres. Ryvenn plonge par accident dans ses souvenirs à l’aide de son deuxième pouvoir, celui qu’elle essaye tant bien que mal de cacher aux yeux du monde entier, et elle met le pied dans un engrenage qu’elle ne peut plus freiner qui implique l’une des familles les plus puissantes des cartels magiques ! Obligée de maîtriser son don en un temps record et de fréquenter l’élite des magiciens, Ryvenn doit faire face à un complot d’une ampleur qui la dépasse. Saura-t-elle s’en sortir indemne ?

 


 

 

Mon avis :

 

Aujourd’hui je t’invite dans l’univers démentiel de Jupiter Phaeton. Un univers explosif où personnages de toutes horizons vivent une aventure trépidante, sensationnelle. Une aventure qui ne peut que te mettre hors d’haleine. Et je t’assure que là, il y a du lourd !

 

L’héroïne, malgré elle, Ryvenn n’est pas prédestinée à le devenir et va devoir mener un combat titanesque. Ryvenn est une empathe. Elle perçoit les sentiments de ses interlocuteurs. Don très rare qu’elle met au service du gouvernement pour interroger des criminels, des terroristes. Ryvenn a sinon une vie très simple d’étudiante. Bosseuse la semaine, le week-end arrivant, elle rejoint sa mère et ses quatre frères et sœurs. Une famille unie et aimante qui doit faire face aux difficultés depuis la mort du papa. Les ennuis rodent et à leur manière quelque peu spéciales, ils arrivent à gérer.

 

Tout part en cacahouète, lorsque plusieurs personnes s’aperçoivent que Ryvenn dispose d’un autre pouvoir hallucinant. L’un d’entre eux est Léo, un sans pouvoir faisant parti d’une des grandes familles du cartel (grand vivier de communautés de magiciens). Lorsqu’il découvre de quoi est capable Ryvenn, il l’embrigade dans une folle course poursuite afin de déjouer un attentat contre le Président des États-Unis. Aidée de sa meilleures amie, du frère de Léo, de sa famille et d’autres magiciens ralliés à sa cause, elle va mettre à mal bon nombre de magiciens.

 

Ryvenn est une combattante aguerrie. Têtue, elle sait mener son monde et imposer son autorité. Elle se cherche continuellement et les secrets qu’elle découvre au fil des jours la déstabilise énormément. Son passé caché prend tout sens, alors que son pouvoir augmente et met en danger son entourage. Elle apprend à contrôler et maitriser ses deux pouvoirs. Ryvenn est une jeune femme formidable et très attachante. Son combat devient très vite celui du lecteur.

 

J’ai été très vite happée dans la tourmente infernale de cette aventure. Un univers parfaitement maitrisé. Je n’ai eu aucun mal à comprendre et à m’adapter à cet environnement d’urban fantasy. Les magiciens aux pouvoirs innombrables côtoient les sans pouvoirs et les loups garous ! Carrément démentiel ! De l’action à gogo entrecoupé de moments de répits. Des enjeux phénoménaux, des conséquences redoutées, des combats, de la manipulation, du suspense, des secrets, de l’amour, de l’amitié … tout autant d’ingrédients parfaits pour dévorer LA DERNIERE EMPATHE.

 

Ce roman est un sacré page turner ! J’ai adoré l’univers et les personnages. L’écriture de Jupiter Phaeton est si fluide et sensationnelle que j’ai dévoré son roman. Tout s’imbrique si facilement. C’est hallucinant ! Et je te parle même pas du cliffhanger de malade !

 

Ce roman dépasse toutes mes attentes et je suis sure qu’il saura convaincre les adeptes du genre et les novices !

 

A découvrir de toute urgence !

 

 


 

Je remercie Blandine pour sa confiance et de m’avoir fait découvrir un super méga roman.

 

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Lien Amazon !

Vers le site de Jupiter Phaeton, pour suivre son actualité !

 

 

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B.O.A. Tome 1 : Loterie funeste de Magali Laurent.

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[DYSTOPIE / JEUNESSE – Nouveauté 2018]
Éditions De Mortagne (Canada)
Service presse – Masse Critique Babelio Privilégiée
Format numérique (460 pages) : 16€17
Broché : 15€00
Ma note : 5/5 mention « à dévorer »
Je remercie les éditions de Mortagne et Babelio pour m’avoir permis de découvrir ce fantastique roman !

Le résumé :
Une loterie inhumaine. Six immortels à gagner. Dans un monde post-apocalyptique, l’humanité a été réduite à quelques milliers d’individus. Les humains sains sont réduits à l’état de bétail-ouvrier dans des camps de travail ou à celui de citoyen de seconde zone vivant dans la misère à Liberté, une terre promise aujourd’hui totalement dénaturée, dirigée par les B.O.A*. Dans ce monde, quand les citoyens achètent des billets pour la loterie annuelle, ce n’est pas pour gagner de l’argent. Les BOA espèrent remporter des Sacs à sang. Des esclaves. Des êtres humains auxquels ils pourront s’abreuver pour subsister. Jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais, cette année, la loterie est différente : six adolescents sont en jeu, rendus immortels par un processus révolutionnaire. Destinés à offrir leur sang à leurs futurs propriétaires, ils sont condamnés à souffrir éternellement, car même la mort ne pourra les délivrer. S’ils résistent, ils seront transformés en créatures terrifiantes. En Charognards. Des bêtes voraces. S’ils obéissent, ils seront perdus pour toujours. *B.O.A : nommés ainsi en référence aux groupes sanguins, ces êtres, qui n’ont plus qu’une infime part d’humanité, doivent s’abreuver de sang humain pour survivre.

Mon avis :
Allez, je vous annonce de but en blanc, ce roman est juste remarquable. Je lis très peu de dystopie car presque chaque fois, je tombe sur des romans qui ne me convenaient pas forcément et surtout où j’avais du mal avec l’univers proposé. Mais là je suis absolument conquise par ce que nous propose Magali Laurent !
Monde apocalyptique !
Un monde dévasté par un virus, faisant muté les êtres humains en Charognard. Etre dénué de toute humanité, à l’instinct primitif et cannibale. Pour faire face à cette épidémie, un vaccin a été crée, mais mis à la disposition des plus fortunés. Seulement le procédé laisse à désirer et les transforme en BOA, humain à la peau très blanche, yeux bleus et qui ne peut survivre qu’en buvant le sang d’humain non contaminé. Certains humains ont survécu à ce fléau et se sont réunis sur une île portant le nom de Liberté. La guerre entre les clans a fait de nombreuses victimes mais un consensus entre les BOA et les humains a été trouvé. Mais ça, c’était il y a de très nombreuses années.
Qu’en est il aujourd’hui ?
Les BOA ont pris le pouvoir sur les humains. Les soumettant à leur férocité. Les humains n’ont la seule considération que de garde manger. Leur sang est vital. Les bébés sont vendus au Cellier Inc.. Véritable usine humaine, où chacun a des taches définies, où leur sang est prélevé, leur temps chronométré. Une véritable prison où aucune liberté n’est accordée, les contacts surveillés. On les surnomme les Sacs à sang. Ils ne connaissent rien du monde extérieur, n’ont aucune identité à part ce code barre et un prénom. Ils ne savent pas d’où ils viennent. Malgré les histoires et les rumeurs qui circulent la vérité n’est jamais de mise. Oxana, Alex, son frère jumeau, Denys, Sam et Kim sont des Sacs à sang. On les reconnaît grâce à ce diadème perçant leur boite crânienne, portant le virus qui les transformera en Charognard s’ils tentent de s’enfuir. Une expérience menée par les BOA les ont rendu immortels et de ce fait deviennent une denrée rare mise à prix lors de la loterie annuelle organisée par les riches BOA. Leur présumé liberté va les mener droit vers dans un monde inconnu, manipulateur, sournois, horrible et où les sentiments n’ont plus aucune place. Chance ou malédiction, les cinq Sacs à sang devront montrer que leur force réside dans les liens tissés entre eux. Ils vont découvrir un monde où la liberté ne signifie rien. Se joint à eux, Cléo, également immortelle par le même procédé. Elle est un produit de La Sang et Prestige Inc.. Elevée en autarcie totale depuis c’est 5 ans, elle est vouée à être vendu aux riches BOA, pour la subtilité de son sang. Elle est choisie pour être gagné à la loterie. Malgré tous les préceptes acquis pendant sa « détention », elle découvre un monde néfaste. Les six réunis vont former les trois lots à gagner. Ensemble ils devront affronter bien de nombreuses épreuves.
Mais dans l’ombre se cache un groupuscule qui tente de rétablir un certain ordre. Formés par des humains, se trouve parmi eux un jeune BOA, Kael, qui répudie le système actuel.
Magali Laurent a mis la barre très haute.
De par son univers extrêmement riche, l’auteure nous offre ici, un pur moment de lecture ! Son histoire est parsemée de moments très intenses. Les petits détails et les descriptions vont de son récit étonnamment complet. Je ne me suis ennuyée à aucun moment. Redoutant les événements à venir et me montrant soucieuse quant à l’avenir de ces six adolescents. Je les ai suivi tout au long de cette macabre marche les menant à leur funeste avenir. De nombreux rebondissements m’ont laissé espérée comme d’autres m’ont anéantie. Les personnages sont subtils, hargneux, téméraires et courageux. Chacun avec leur personnalité font devoir faire face à leur destin.
Les fans de dystopie vont beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécier ce page-turner incontournable ! J’attends le tome 2 avec beaucoup d’impatience !

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Vers le site de Magali Laurent, pour suivre son actualité !

Mon avis sur le tome 2 : « Couples maudits »

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