NOUS SOMMES TOUT UN MONDE, une dystopie de Justine Augier.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Actes Sud Junior


Dans NOTRE BELLE ZONE, tout est propre, ordonné et contrôlé. Un véritable havre de paix protégé du chaos extérieur, des pandémies et de mégafeux, par un haut mur d’enceinte, où chaque citoyen aspire à donner le meilleur de lui-même pour le bien-être de tous. Cloîtrée avec sa mère dans un petit appartement, Cléo semble accepter sa vie parfaitement réglée entre les sessions d’instruction sur le réseau Mondo et les rares sorties autorisées …
sous la surveillance étroite des drones. Pourtant, le doute s’installe en elle, l’image de la cité parfaite se fissure. Pur trouver les réponses à ses question, il lui faudra franchir le mur, prendre des risques, elle le sait.

 

Ma note : 5/5
Nouveauté 2021
272 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

Cléo a grandi dans une cité enclavée. La majeure partie de son temps, elle l’a passée dans un appartement exigu au côté de sa maman. Son espace de vie se résume à sa chambre où dès 2 ans elle a été scolarisée via un réseau interconnecté, le Mondo. Sa vie jusqu’à présent est consacrée à l’apprentissage formaté par les hautes sphères de la cité. Son seul loisir, le potager sur le toit de son immeuble et sa sortie hebdomadaire (préétablie par les hautes instances). Les drones veillent, toutes les communications sont contrôlées, également ce qu’elles mangent. Son seul ami, Ilya, son voisin orphelin à peine plus âgé qu’elle. Cléo est satisfaite de cette vie et jusqu’à présent elle n’a jamais rien remis en cause, au contraire elle veut paraître parfaite, le modèle par excellence de la jeunesse de la Belle Zone. Cette dernière a été créée par deux frères richissimes avides de pouvoir tout en apparaissant protecteur envers un peuple livré à lui même et fragile. Créée suite à une pandémie, elle a pour but initial de protéger toute la population. Mais la réalité cache une vérité toute autre et elle est effrayante.

 

Ce roman ado a un thème qui nous évoque à tous notre quotidien depuis de nombreux mois, hélas. Justine Augier nous offre une perspective alarmante d’un monde en déroute, d’abus de pouvoir et où les libertés individuelles ne sont plus qu’un doux rêve. Issu d’un monde réduit à l’impassibilité, le façonnage des esprits est devenu le seul « libre arbitre ». Le contrôle des moindres faits et gestes est omniprésent jusqu’à vous dire quel chemin vous devez prendre pour faire votre balade hebdomadaire. Une héroïne toute mimi et toute gentille mais qui a du plomb dans la cervelle. Fine observatrice, elle va se poser quelques questions qui vont la pousser à découvrir par elle même, de quoi il en est en dehors de ces murailles protectrices de la cité. Un roman qui fait écho à nos peurs, à nos questionnements et à notre recherche de liberté. Un roman rythmé qui pose intelligemment les bonnes questions et qui ouvre le débat sur la définition de liberté individuelle lorsque une menace pèse sur l’ensemble de la population. Il est question également de frontière à ne pas dépasser et comment les définir équitablement, humainement respectueuse et non liberticide. Un ensemble qui ouvre au débat. Le scénario est irrésistible. De nombreux rebondissements jalonnent les chapitres nous portant vers un final assez cocasse où l’autrice nous laisse, finalement, devenir l’initiateur d’un nouveau monde (et peut-être façonné à notre propre image).

 

Un roman essentiel dans notre monde d’aujourd’hui notamment pour les plus jeunes où leur esprit critique est en construction. Il permet de lancer un débat en parallèle et d’ouvrir une argumentation. Vivant au travers des réseaux sociaux qui finalement leur offrent un peu de tout et du grand n’importe quoi, il est évident que NOUS SOMME TOUT UN MONDE est une pépite à mettre dans les mains des jeunes lecteurs et lectrices. J’ai eu quelques craintes au départ notamment au thème qui nous touche de trop près, mais peu à peu j’ai été séduite par l’engouement de l’héroïne et l’espoir qu’elle éprouvait face au déni de la population éviscérée de toutes ses libertés.

 

Une très belle découverte et un joli coup de cœur pour ce roman ado qui vaut le détour !

 

DEMIE-VIE, tome 1 : Rupture, une dystopie de Magali Laurent.

ROMAN D’ANTICIPATION

Éditions de Mortagne

Tome 1/4


La vie à temps partiel. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Tel est le prix à payer pour survivre dans la Nouvelle Cité mondiale. Tout juste âgée de seize ans, Ysia doit quitter ses parents et devenir une Citoyenne à part entière. Beaucoup de changements rendent sa nouvelle réalité difficile : sa superviseuse est une femme froide et intransigeante, l’un de ses collègues l’épie pour une raison qu’elle ignore, et l’état de santé de son amie Kat se dégrade à vue d’œil, tout comme celui des autres habitants de son quartier.

Et si tout cela était lié ? Que manigance le pouvoir en place ? Et qui est Driss, cette personne vivant à contretemps d’Ysia et partageant sa chambre ? Le Jardin où habite la jeune fille est une mécanique qui a fait ses preuves, mais quand l’intelligence artificielle au service des Citoyens se met à dérailler, c’est tout le système qui bascule. La rupture est proche. Le monde tel que le connaît Ysia touche peut-être à sa fin.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
360 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouvée l’auteure canadienne, Magali Laurent, pour cette nouvelle saga qui je crois se déroulera sur quatre tomes.

Imaginez notre monde dans une bulle, coupé depuis des siècles de l’extérieur. La survie des Citoyens et Citoyennes dépendent de leur vie, celle qu’ils vivent  à mi-temps. Un mois d’éveil pour un mois de sommeil. Ainsi va la vie dans la Nouvelle Cité mondiale. Dès 16 ans, les enfants deviennent des adultes séparés alors de leurs parents. Une vie de labeur les attend. Les filles ont le métier de leur mère et les garçons de leur père. Il n’y a pas de choix possible. Leur vie est rythmée, surveillée, dirigée par le Perfecto. Inatteignable, mystérieux, le Perfecto est une entité à part entière qui permet de faire vivre la cité dans des conditions optimales.

Ysia a enfin 16 ans et une nouvelle vie l’attend loin de ses parents qu’elle chérit. Un long trajet l’attend et à son arrivée, elle est accueillie par une barre d’immeubles, ses nouveaux quartiers. Elle rencontre Kat sur le quai de la gare. Une belle amitié naît mais le travail et des points de vue divergents vont les éloigner et notamment concernant l’utilisation du Clairécran, le futur de nos smartphones. Tout le monde est captivé par les émissions diffusées et autres programmes. Ysia n’est pas du tout attirée par cet écran qui a son sens coupe tout le monde de la réalité. Elle préfère dessiner ou lire. Ysia est une jeune plein de bon sens, très maladroite, altruiste, gentille, prévenante et surtout inquiète de voir son entourage sombré dans un inquiétant marasme. Le dessin permet d’oublier un temps toutes ses questions incessantes et ses soucis. Sa cheffe ne la porte pas dans son cœur et son second semble la surveiller. Sans compter sur cette étrange correspondance avec la personne qui vit ici, dans sa chambre, quand elle dort.

Un mois vient de passer, un nouveau mois dans le noir mais quand ce dernier se clôt rien ne va plus dans la cité. Il est temps pour elle de découvrir l’étrange vérité et de courir vite, très vite.

Ce premier tome de cette saga plante un décor totalement surréaliste. Un monde qui vit à deux vitesses et gouverné par ce qui ressemble à de l’intelligence artificielle. Un monde sinistre et lugubre où le quotidien est martelé par des slogans inquisiteurs. Dans la cité fleurissent ici et là des îlots de bonheur : le quartier des familles, une forêt, une serre. Rien n’est accueillant ni chaleureux. Magali Laurent nous plonge dans un futur anxiogène. Ysia est une belle lumière dans ce futur dérangeant. Elle va être confrontée à de surprenant événements et faire la connaissance de personnes qui la suivront sans hésiter.

Ce premier tome pose les bases d’une histoire très originale. L’atmosphère est suffocante et nous porte vers une fin inattendue. Magali Laurent aborde le thème de la famille, de l’amitié, de l’emprise des écrans, de l’écologie et du libre arbitre. Les personnages ne sont pas extravagants et restent humblement simples. Un roman qui se lit très rapidement tant j’ai été prise par le scénario. Le départ est un peu lent à se mettre en place mais sur la fin le rythme change radicalement. L’univers de la dystopie est totalement maîtrisé.

Un roman totalement dans l’ère du temps.

Une chronique de #Esméralda

L’ENFANT DE LA PROCHAINE AURORE, un roman de Louise Erdrich.

LITTÉRATURE NORD-AMÉRICAINE

DYSTOPIE

ÉDITIONS ALBIN MICHEL

COLLECTION TERRES D’AMÉRIQUE


Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d’une apocalypse biologique, l’évolution des espèces s’est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d’un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler.
Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
Disponible en numérique et broché
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez
 
C’est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu’elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.

MON AVIS

Revoici Louise Erdrich dans un registre totalement inattendu, la dystopie.

 

Cedar a été adoptée dès sa naissance. Elle grandit entouré d’amour et pendant ses études universitaires, elle se prend de passion pour la religion et devient la rédactrice d’un petit journal de sa paroisse. Cedar est une jeune femme intelligente douée pour le sens de l’observation et de la réflexion. Cedar a enfin son chez soi et un amoureux. Les journées s’écoulent paisiblement. Et puis le murmure d’une catastrophe se fait entendre. L’inquiétude n’est pas encore à son apogée, mais les questions sont nombreuses. L’évolution des espèces commence à involuer à un rythme effréné. De quoi rendre fou de Lamarck et notre cher Darwin. Les mammifères, les oiseaux, les végétaux et les Hommes. Les enfants et les mères meurent au cours de l’accouchement. Cette crise majeure renverse le pouvoir et voit s’installer les religieux. Les femmes enceintes sont priées de se rendre dans des centres et toutes personnes raisonnables à les dénoncer.

 

Cedar refuse tout enfermement. Bien avant le lancement des hostilités, elle a pu faire connaissance de sa famille biologique et découvrir ses racines indiennes. Cloitrée chez elle avec le futur papa, elle voit le monde se déchiré. La suspicion, le contrôle des médias, le flicage, le monde extérieur devient un monde de dingue. Jours après jour, elle survit. Une routine drastique, le ménage qui devient obsessionnel et puis ce moment unique de paix, l’écriture de son journal intime qu’elle adresse à son futur enfant. Des confidences, des espoirs, ces petites fenêtres ouvertes sur l’avenir hypothétique jalonnent les pages et il n’y a rien de plus merveilleux pour Cedar que de laisser cette trace écrite pour cet enfant qu’elle chérit. Et puis son monde s’effondre. La capture, l’enfermement, les questions, l’ignorance, tout se bouscule. Et pourtant une petite lueur d’espoir va s’allumer. Un espoir mince mais bien réel qu’elle se saisira avec impatience.

 

Louise Erdrich m’a totalement scotchée. J’aime beaucoup quand les auteur.e.s sortent de leurs sentiers battus et explorent un autre monde. Toujours fidèle à la communauté indienne, elle met en scène ici une jeune femme déracinée qui va être confrontée à une nouvelle guerre et à l’enfermement. L’auteure parle de liberté bafouée, d’appropriation de l’identité, de religion totalitaire. Un roman captivant où la tristesse prédomine. Il n’y a pas de final tonitruant, juste ce final, à la hauteur du roman, sobre, désuet et magnifique. Une héroïne courageuse et battante que je me suis empressée de suivre et d’encourager. Une atmosphère suffocante et anxiogène. Une dystopie où cette réalité est juste effroyable. Louise Erdrich n’a pas peur de nous bousculer et de nous montrer les choses telles qu’elles sont. Une lecture qui insidieusement vous interroge sur ce que nous serions prêts à endurer face à une situation complexe. Cette histoire fait malheureusement, dans une moindre mesure, écho à la situation sanitaire que nous traversons tous. Pourtant ce texte a été écrit bien des années auparavant, avant d’être sorti du tiroir. L’ENFANT DE LA PROCHAINE AURORE est un roman surprenant, bluffant et intriguant. Il ne sera pas mon préféré de l’auteure mais j’approuve l’audace dont a fait preuve Louise Erdrich. Une audace téméraire où la magnificence de l’humain est au cœur d’une histoire prodigieuse !

 

Laissez-vous tenter !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

TERRE NOYÉE, tome 2 : Les Veilleurs, un roman fantastique de Iléana Métivier.


Dévoiler les secrets pour vivre.
Grâce à ses amis, Annaëlle a échappé aux griffes de l’Élite. Sa cavale dans Capitalia commence, mais le filet se resserre rapidement autour des fugitifs. Comment s’échapper lorsque l’on vit sur le dernier îlot d’humanité ?

Annaëlle et ses amis hors normes ont fui leur école qui ne prônait pas l’égalité des chances. En fuite sur l’île ils trouvent refuge dans une maison abandonnée. La discrétion est de mise mais ils se doivent de mener bien leur nouvelle mission : prévenir Capitalia de la supercherie. Comment alerter la population qui passe leur vie sur les écrans, comment éviter de se faire prendre dès le début de l’ouverture des hostilités, comment résister dans la clandestinité sur une île ? Tout autant de questions qui vont leur permettre, pas après pas, de découvrir tout un réseau, les veilleurs, qui pourront les aider sans aucun doute.
Malgré l’enthousiasme d’Annaëlle, la troupe est au bout du rouleau. Malgré le soutien inattendu et si espéré de ce réseau clandestin qui prône la liberté et l’égalité au sein de cette communauté littéralement transformée, Annaëlle et ses amis perdent le morale. La discrétion, l’attente d’un rebondissement de taille et l’inaction leur en font baver. Un seul espoir réside sur cette pseudo radio, sur un planisphère largement étudié et décortiqué et une fourchette en guise d’antenne. Une pseudo illusion dont ils espèrent qui leur ouvriront les portes du monde et de la vérité !

 

C’est avec un grand plaisir que je retrouve Annaëlle et sa bande d’amis extraordinaires. Iléana Métivier nous offre un second tome littéralement différent du premier. Elle nous plonge dans la longue attente de cet espoir qui sait se faire désirer. Quelques rebondissements jalonnent les chapitres bien différents de ceux que j’ai pu découvrir au cours du premier tome. Cette attente permet de mieux faire connaissance avec les personnages. J’ai découvert une Annaëlle malgré l’abattement, persévérante et ingénieuse. Elle s’élève désormais au rang de leader du groupe de rebelles. Sa ténacité et ses valeurs lui permettent d’échafauder des plans qui tiennent parfois la route sans compter sur les trahisons malveillantes.

 

Une nouvelle fois Iléana Métivier fait preuve d’une grande imagination sous couvert d’amitié, d’amour, de passion, de liberté et d’écologie. Une rébellion qui s’impose doucement et sûrement au cœur de Capitalia, mais le gouvernement veille à ce que leurs secrets restent tels quels. Quatre jeunes, fugitifs, deviennent le symbole d’un possible renouveau mais le chemin est encore long et périlleux. Une histoire entraînée par une plume qui a su me captiver et qui réserve encore de nombreuses surprises, je l’espère vivement. Une chouette suite où une nouvelle fois le mélange des genres s’unissent pour une histoire fantastique !

 

Une chronique de #Esméralda

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BLACK HATERS, tome 1 : Action, une romance dystopique de Manon Donaldson.


Son avenir à elle était tout tracé, son futur à lui ne pouvait être plus incertain.
Appartenir à l’Élite est synonyme d’une perfection dénuée de libre-arbitre.
Nellyanna, fille du Conseiller Mavoy, s’apprête à célébrer le mariage fastueux de sa sœur aînée.
À cette occasion, elle croise Lander, un homme mystérieux déterminé à brouiller tous ses repères.
Mais l’événement de l’année est perturbé par un attentat perpétré par les Black Haters, un groupuscule œuvrant dans l’ombre, réclamant justice et vérité auprès de ce gouvernement qui les opprime autant qu’il les dissimule au peuple.
Le destin de Nellyanna, kidnappée par les rebelles, bascule quand elle comprend que son monde est bâti sur des secrets inavouables.
Lander signera-t-il sa perte ou sa liberté ? Et quelle est cette vérité qui lui échappe ?

Nellyanna est la fille cadette du conseilleur Malvoy, une des grandes voix qui régissent le Conseil. L’Élite est composée de patriarches qui se passent le pouvoir de génération en génération et de père en fils. Nellyanna grandit au cœur de préceptes rigoureux où la place des filles et des femmes est régie d’une main de fer. Un enseignement à part des garçons. Et puis vient le temps des bals, des fiançailles et des mariages, tout cela gouverné par un code qui ne laisse aucune marge à la liberté et au libre arbitre. Mariages arrangés selon le rang de naissance et ce qu’a à offrir le futur époux. Les femmes sont conditionnées dès leur plus jeune âge aux paraître, à la gouvernance d’une maison, à l’éducation des enfants et à l’organisation de l’avenir.
Nellyanna n’échappera pas à la règle. Pourtant si son secret serait découvert, elle risquerait le bannissement. C’est le cœur brisé qu’elle doit se conformer aux obligations de l’Élite. Nellyanna est une jeune femme généreuse qui aime découvrir le monde qui l’entoure. Elle s’offusque quand elle est réprimandée face à sa curiosité, notamment en ce qui concerne la politique (qui est une affaire d’homme). Elle prend du plaisir à comprendre le monde qui l’entoure mais elle est loin de tenir toutes les cartes en main. Elle aime discuter avec le personnel de la maison. Une âme rebelle dans une société où l’apparence est de rigueur. Elle accepte très mal les convenances des uns et des autres, préférant souvent s’isoler pour éviter les vagues déferlantes qu’elle pourrait créer. Alors que le mariage « forcé » de sa grande sœur est sur le point de se concrétiser, Nellyanna fait la rencontre du mystérieux Lander qui semble en savoir long sur elle. Horrifiée que son secret soit dévoilée, prenant son courage à deux mains et malgré tous les risques qu’elle encoure, elle décide de répondre à l’invitation de cet homme tout aussi attirant que dangereux. Charismatique, impressionnant, instinctif, impulsif, fougueux, Lander est ce genre d’homme qui repousse autant qui attire. Alors que Nellyanna s’assoupit dans cette chambre inconnue, un incendie se déclare, l’obligeant à quitter les lieux précautionneusement afin d’éviter tout soupçon malencontreux. Regroupées dans une salle, les familles voient leurs vies partir en éclat. Les Black Haters, ce groupuscule qui désire faire éclater la vérité, sèment le chaos et kidnappent les héritiers des Conseillers.

 

C’est ainsi que Nellyanna se retrouve parmi ces hommes qu’elle connaît trop peu dans cette pièce nauséabonde. Les intimidations, les manipulations, les humiliations débutent, laissant surgir en leur sein la colère, l’abnégation et les interrogations. Un imbroglio de suspicions, de prises à partie où les voix s’élèvent et se confrontent. Les morts s’amoncellent vers cette vérité cruelle. Nellyanna s’épuise à comprendre, à survivre, à trouver une raison valable à sa présence ici, à l’homme qui l’a trahie, à l’homme qui la sauvera peut-être, à ce futur qui s’annonce, à ce choix qu’elle devra faire.

 

Manon Donaldson signe une nouvelle romance totalement addictive. Un univers complexe où deux camps s’opposent et au milieu cette héroïne qui n’a pas demandé à l’être. L’auteure met en avant l’aspect psychologique qui figure tout au long de sa romance. Elle pose bien évidemment les bases d’une histoire plus complexe qui se délitera au fils des tomes. Il est difficile à la fin de ce tome de tout appréhender et laisse entrevoir de nouvelles pistes. Une romance choc portée par une plume efficace au point qu’il est bien difficile de s’arrêter de lire. Des personnages complexes qui ne nous facilitent pas la vie. A la fois attachant et exécrable, ils adorent nous rendre dingue au point de ne pas savoir sur quel pied danser. Une romance tonitruante où l’action règne. J’avoue avoir frôlé l’arrêt cardiaque de nombreuses fois. Une romance rocambolesque au cœur de cet univers qui fait froid dans le dos. Une finalité en pointillée … Affaire à suivre !

 

Une romance de #Esméralda

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TERRE NOYÉE, tome 1 : L’élite, un roman fantastique de Iléana Métivier.


TOME 1/3
Transpercer les mystères pour survivre.
En 2182, Capitalia, dernier îlot d’humanité, abrite quelques centaines d’âmes. Lorsque l’École de l’Élite lui propose de rejoindre ses rangs, l’opportunité dont rêve Annaëlle s’offre enfin à elle : un apprentissage rude, mais passionnant entouré de camarades matures !
Bien vite, ses espoirs s’envolent. D’étranges lueurs dans leur regard, des dessins de créatures innommables, une respiration rauque et profonde derrière sa porte de chambre… Malgré sa peur, Annaëlle est décidée à percer les terribles secrets des autres élèves et à comprendre l’Élite, qui gère beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît à Capitalia.

Annaëlle est, et tant d’autres, la nouvelle génération de Capitalia, îlot concentrant les derniers survivants. Plus d’un siècle s’est écoulée, depuis que l’énorme vague a anéanti la Terre. Annaëlle est une jeune femme vive d’esprit et dont l’intelligence semble contenu par la société. L’éducation est restreinte tout autant que les loisirs. Le numérique semble régir ces hommes et ces femmes. Les interactions entre la population est restreinte. Peu de liberté dans ce monde et Annaëlle se la joue rebelle.
D’une curiosité avide et en constance recherche de l’insolite, ses pas la conduisent vers l’unique librairie ou peu à peu elle prend ses quartiers. Une rencontre insolite va la porter au cœur d’une école peu commune : l’Elite. Isolée de toute civilisation au cœur d’un parc immense, Annaëlle y est intégrée pour son plus grand bonheur. Des premiers jours accablants par le rythme et surtout un instinct de survie qui s’est réveillé pour de nombreuses raisons. Un sombre mystère semble régir les lieux et les pas qu’elle entend le soir longeant sa chambre la conforte dans cet étrange sentiment de danger. Elle se lie d’amitié avec sa voisine de chambre adorable qui l’aide peu à peu à se faire accepter au sein de ce groupe. Mais la certitude qu’on lui cache de terribles secrets persiste et un événement crucial va lui confirmer. Elle perce leur secret et le danger la pousse à s’échapper de ce lieu insolite. Heureusement, elle pourra compter sur la générosité et l’aide de quelques nouveaux amis insolites.

 

Iléana Métivier signe un nouveau roman tout aussi hallucinant que engagé. L’environnement a une place d’honneur et c’est avec force et conviction qu’elle défend sa position et c’est tout à son honneur. Insidieusement et avec tact, elle parle de la surconsommation et de ses dérives et les conséquences néfastes qu’elles engendrent sur notre planète. Bien évident le côté fantastique du roman est le moteur d’une histoire originale. Une grande surprise car je ne connaissais pas l’auteure dans ce registre là et cela marche parfaitement associé aux valeurs et principes qu’elle partage. Je ne veux pas trop vous parler de ce côté fantastique car cela vous spolierai totalement. Je peux vous dire que c’est surprenant et que bien évidemment je ne m’attendais pas à cela. Le début du roman plante le décor et tire le portrait d’une jeune femme rebelle qui veut à tout prix et par n’importe quel moyen se désolidariser de cette société contrôlée et manipulée. Elle tend à un avenir riche en découverte et pour ça elle ne va pas être déçue. Bien des mystères doivent être résolus, mais cela sera l’affaire du prochain tome.

 

Iléana Métivier signe un roman fantastique atypique et qui mérite d’être découvert. Sa plume fluide vous laisse dévorer l’histoire en un tour de main. Le personnage principal est attachant avec un caractère bien trempé. Sans compter de son entourage qui laisse présager des moments forts et inoubliables.

 

L’auteure change de registre et bravo, c’est une parfaite réussite ! Hâte de lire ce tome 2 !

 

Une chronique de #Eméralda

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Vox de Christina Dalcher

Dystopie – Livre sorti le 7 mars 2019

Editions Nil

Lecture personnelle

Ma note : 4/5 mention « à lire »

 

Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

 

L’avis de #Lilie : A sa sortie, ce livre a fait du bruit et il m’a tout de suite intriguée. Je n’ai pas pu me lancer à ce moment-là mais quand une amie a proposé de me le prêter, j’en ai profité pour me plonger dans cet univers futuriste et glaçant.

Nous nous retrouvons aux Etats-Unis, dans un futur pas si lointain. Les « Purs » sont arrivés au pouvoir et on assiste à un retour aux valeurs fondamentales d’un temps que l’on croyait désormais révolues. En effet, les hommes ont repris le pouvoir et occupent tous les postes de premier plan. Les femmes ont été reléguées à la maison. Elles doivent élever les enfants, tenir leur intérieur et surtout, elles ont un compte-mot qui leur interdit de prononcer plus de 100 mots par jour. Bref, elles ont été réduites au silence et toute opposition est violemment réprimée. Un jour, des hommes du gouvernement viennent trouver Jean car ils ont besoin de ses compétences pour soigner le frère du Président. Pour elle, c’est clair : elle ne mettra ses compétences au service du gouvernement que si on lui retire son compte-mots… et à sa fille aussi ! Mais est-elle prête à ce qu’elle va découvrir en retournant travailler ? Voudra-t-elle tout accepter pour mener sa mission à bien ?

Jean est une femme qui, dans le temps, s’est battue pour les droits des femmes. Depuis qu’elle a été réduite au silence, elle prend son mal en patience. En effet, elle ne veut pas faire de vagues mais n’en pense pas moins contre ce gouvernement et leurs pratiques. C’est une femme moderne qui a bien du mal à se laisser dicter sa conduite. Entière, elle n’est pas égoïste et essaie toujours de penser à sa famille, avant de prendre une décision. J’ai aimé ce personnage que l’on suit de son adolescence, grâce à de nombreux flashbacks, à maintenant. Le roman est essentiellement centré sur elle mais je n’ai pas trouvé cela gênant car c’est une protagoniste charismatique, à qui on s’attache. Volontaire, combative, réfléchie, c’est une héroïne moderne qui est prête à tout pour défendre les siens.

De temps en temps, j’aime bien lire des dystopies. Imaginer le monde tel qu’il pourrait être dans quelques années peut-être stressant ou, au contraire, l’occasion de se reprendre en main et ne pas laisser la situation nous échapper. Le monde décrit dans « Vox » peut paraître, à première vue, exagéré. Pourtant, quand on voit comment fonctionnent certains régimes totalitaires, on peut se dire qu’on n’est à l’abri de rien. L’autrice reprend les codes des dystopies, c’est-à dire qu’on a un pouvoir totalitaire, qui oppresse une partie de la population, qui la surveille en permanence et qui humilie ceux qui voudraient s’y opposer. L’histoire, en elle-même, est intéressante et donne à réfléchir. Il y a des personnages que l’on prend plaisir à détester et d’autres que l’on voit évoluer sous nos yeux. La plume de l’autrice est vive, prenante et émotionnellement forte. En effet, une fois lancée, il est difficile de poser le roman tant on a envie de savoir la suite. On perd un peu ce rythme après le deuxième tiers de l’histoire mais la fin est haletante et nous réserve des surprises jusqu’au dernier chapitre ! Ainsi, on n’a plus aucune envie d’abandonner avant de terminer !

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec « Vox » de Christina Dalcher. Ce n’est pas la première fois qu’une dystopie évoque l’asservissement des femmes mais c’est celui-ci est particulièrement fort émotionnellement. Je le recommande donc à tous les amoureux du genre et à tous ceux qui cherchent une lecture prenante et qui donne l’occasion de réfléchir.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Nil
Retrouvez-le aussi en version poche, réédité aux Editions Pocket
 

L’ÉCOLE DES ANGES de Suzanne Marty.

[ RECUEIL DE NOUVELLES – FANTASTIQUE – DYSTOPIE – Nouveauté 2019]
104 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé d’août.
 
Le résumé :
Ce recueil comporte quatre histoires :

Le bon numéro, dystopie : une jeune diplômée cherche à ouvrir
une confiserie dans un monde où la nature, la littérature et les couleurs
ont disparu. Un homme de ménage va bouleverser ses plans.

Love Pizza, comédie : lors d’une livraison de pizza Théo, un grand brun
au physique spectaculaire, éconduit une jeune effrontée.
La fois suivante, il tombe dans un guet-apens.

La police du suicide, suspense : désespéré par la mort d’Oscar, Alexandre
est décidé à mettre fin à ses jours le soir même. Sa détermination est mise
à rude épreuve quand il croise un sosie du défunt aussi suicidaire que lui.

L’école des anges, comédie : Gabriel, apprenti-ange, passe son examen
de fin d’études. Il a vingt-quatre heures pour gagner la confiance
de Zach, petit truand sans foi ni loi. Mais comment y parvenir
alors que celui-ci ne peut ni le voir ni l’entendre ?

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Voici un recueil de quatre nouvelles. Aussi différentes les unes des autres, elles évoluent chacune dans leur propre univers. De la dystopie, du fantastique, du suspense et de la comédie, et quatre surprises aussi délicieuses les unes des autres. J’aime beaucoup la manière dont Suzanne Marty les explore : parfois avec sévérité, humour, douceur et noirceur. Une plume habille et agréable qui aime distiller ici et là de l’espoir. Parmi les quatre nouvelles, une seule m’a moins séduite, peut être par ce qu’elle était destinée à un lectorat adolescent et donc j’ai eu, plus ou moins du mal, à m’imprégner de l’atmosphère. Cela dit, ce recueil reste une très belle et douce découverte.

 

L’ÉCOLE DES ANGES (comédie fantastique) : Suzanne Marty explore l’univers des anges avec humour et désinvolture. Gabriel doit à tout prix guider son protégé (désigné pour 24h). Ce dernier, Zach, est un petit truand de bas étage qui se retrouve dans les embrouilles. Alors que ce dernier tente de survivre, Gabriel, tente le tout pour le tout. Humour et fantastique sont au rendez-vous. Des personnages sensibles et perdus qui au cours de ce laps de temps vont découvrir quelque chose qui se nomme l’amitié. Invraisemblable ?

 

LE BON NUMÉRO ( dystopie) : La Terre des années bien plus tard, triste, sans richesse culturelle, blanche, grise et noire, sans envie, sans enthousiasme et percluse par l’absence de tout. Elle et son numéro aurait aimé s’appeler Aurora. Lui et sans numéro, se prénomme Azur. Chargé du nettoyage de la grande firme qui gère tout. Elle rêveuse avec ses idées et ses bonbons acidulés colorés. Une rencontre explosive portée par un rêve haut en couleur.

 

LOVE PIZZA (comédie romantique) : Un château austère. Des adolescentes qui s’ennuient. Un autre qui aime se terrer dans son antre et observer tel un psychopathe l’univers extérieur. Et un livreur de pizza qui malgré lui va jouer les princes charmants ligotés dans une cave, surveillé par un boa et des filles un peu trop enthousiastes.

 

LA POLICE DU SUICIDE (suspense) : La tour Eiffel, le vide, le cœur en miette et le désespoir comme seule compagnie. Des souvenirs à la pelle. Les mains qui tremblent. Une détermination sans faille. Pourtant dans l’ombre est tapi un homme bien mystérieux. Ce dernier propose au futur suicidé une sorte de pacte qui l’entraîne dans un club morbide. Il y rencontre alors, lui. Il lui ressemble tellement. Dans quel sorte de club a t-il atterri ?

 

Une excellente lecture et une autrice qui sait parfaitement captiver.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… l’interview de Suzanne Marty.

… mes avis sur d’autres romans de Suzanne Marty (clique sur la photo).

 

MATRIOCHKAS, tome 2 : Dissidence de Christelle Da Cruz.

 
[ DYSTOPIE – 2018]
Éditions LES PLUMES DU WEB – Collection Opale
Tome 2/?
376 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle

 

Le résumé :

 

Alors que la résistance s’apprête à investir le pôle du lac Sainte-Claire, la révolte gronde. Le destin des hommes est entre les mains de l’opposition, menée par Rose. Tout se jouera au coeur de la capitale, où ils devront rallier le peuple à leur cause et s’unir face au gouvernement. Après soixante années passées dans l’ombre, les hommes vont-ils regagner leur place au sein de la société ? A l’heure où Gabrielle et Alexander sont à un tournant de leur relation, c’est tout leur avenir qui est en jeu…
 

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Le premier tome de cette saga m’avait conquise par cet univers 100% féminin. Une société matriarcale où l’homme est séquestré pour de mauvaises raisons dans des pôles où souffrances, humiliations et peurs les consument. Ce premier volet soulevait de nombreuses questions d’éthique et de morale. Cette particularité rendait la lecture aussi intéressante qu’addictive. J’attendais cette suite avec impatience, curieuse de voir quel chemin la trame allait emprunter. J’avais aussi quelques exigences qui malheureusement n’ont pas été comblées.

 

Gabrielle a pris enfin conscience du monde qui l’entoure et des enjeux. Le groupe de résistance qu’elle a rejoint devient sa seconde famille. Ses amis de bons conseils tempèrent tant bien que mal son caractère bouillonnant. Sa relation avec Alexander prend un tournant plus radical mais tout aussi fougueux. Surtout avec cette belle surprise qui se concrétisera plus tard, ils explorent leurs sentiments, leurs émotions, leurs craintes et leurs espoirs. Gabrielle prend certes en maturité, mais reste toujours cette jeune femme plein d’entrain. La personnalité d’Alexander ne la canalise pour ainsi dire pas du tout, et donc se retrouve à proposer des compromis pour veiller à la sécurité de sa belle.

 

La révolte grandit dans les rues de la capitale. Les deux fronts s’affrontent. D’une part les militaires dirigées par une ambassadrice un brin hystérique et de l’autre part, les résistants, où femmes et hommes prennent les armes et leur courage à deux mains pour porter d’une même voix les raisons de ce mouvement. Les rues de la capitale deviennent le théâtre de l’horreur et de la folie humaine. Une bataille sans foi ni loi ! A voir qui gagnera ?

 

Christelle Da Cruz offre à ses lectrices une suite qui pour ma part n’a pas été aussi surprenante. Il m’a manqué un brin d’énergie et des scènes époustouflantes et puis surtout j’aurai voulu que Gabrielle devienne une héroïne atypique. Une de ces héroïnes qui laisse une marque indélébile. Malgré sa fougue et sa verbe acerbe, Gabrielle reste malgré tout un personnage passif. Elle subit bien trop. Elle n’est pas le protagoniste de ce grand changement auquel elle participe. J’aurais aimé qu’elle amène son côté transgressif dans ces actes, qu’elle soit le pivot central de tout ce mouvement, qu’elle ait véritablement la place au centre d’une aventure trépidante. A mes yeux, elle fait partie de ce groupe sans y être mis assez en avant. Personnellement cela me dérange mais pour la plupart des lectrices, vous avalerez les pages avec envie.
 
Christelle Da Cruz  sait maintenir en haleine son lectorat. Sa plume addictive offre de belles scènes où actions et émotions se mêlent. Toujours dans la continuité de son premier tome, elles soulèvent de nombreuses questions moins percutantes, certes, mais toujours avec cet aspect de prise de conscience, d’acceptation de la différence dans le but d’obtenir un monde meilleur.

 

#Esméralda

Je remercie les éditions Les Plumes du Web et Christelle Da cruz pour leur confiance et leur patience.

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… Mon avis sur le tome 1.

… Le site des éditions Les Plumes du Web.

B.O.A. tome 2 : Couples maudits de Magali Laurent.

 
[ DYSTOPIE / FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]
Tome 2/3
Editions de Mortagne
458 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

 

Le résumé :

 

La loterie est terminée.
Le cauchemar commence.
Après avoir survécu à la loterie dont ils étaient les prix, Oxana, Alexandre, Cléo, Denys, Samantha et Kim se retrouvent face à la réalité de leur condition d’esclaves.
A cette étape du jeu, ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Livrés en pâture à leurs propriétaires BOA, ils doivent réprimer les sentiments qui les animent et trouver la force de surmonter cette nouvelle épreuve.
Mais comment lutter dans une ville dont on ne connaît pas les règles ? Le pacte conclu avant le tirage sera-t-il leur seule option ?
Le futur s’annonce sombre, et devenir des Charognards pourrait être l’unique voie les menant à la liberté…

 

Mon avis :

 

Si t’es fan de dystopie qui sort des sentiers battus, c’est la trilogie que tu dois absolument t’offrir pour Noël.

 

Il n’y a pas à dire, l’univers de Magali Laurent a tout pour séduire. Un monde post-apocalyptique où les humains considérés comme des sacs à sang et ont comme unique utilité celle d’éponger la soif des BOA, sortes de vampires. Je trouve ce mélange entre dystopie et bit-lit tout à fait génialissime. De plus la plume de l’autrice est remarquable et tout aussi addictive !

 

Après un premier tome qui pose les bases de l’univers de Magali Laurent où elle expose les différents groupes (humains, BOA et Charognards, vilaines bêbêtes qui ont tout du zombie (pour te donner une image prend ceux du film « Je suis une Légende »)), présente ses personnages. Dans le tome 2, l’autrice rentre directement dans le sujet. Les trois couples rejoignent leurs gagnants de la loterie. Ces six jeunes adolescents sont loin de se douter alors, que leurs vies vont prendre un tournant radical.

 

Oxana et Alexandra se retrouvent auprès d’un propriétaire qui fait parti des rangs de la résistance. Il est facile de croire que tout ira pour le mieux pour eux. Mais que nenni : ils seront confrontés à des situations totalement inédites, leur moral sera mis à rude épreuve. Les blessures psychologiques et physiques sont nombreuses. Leurs ténacités sont remarquables mais extrêmement éprouvantes.

 

Cléo et Denys se retrouvent dans un manoir totalement inimaginable et sordide dirigé par un BOA qui ne connait ni pitié ni indulgence . Entre complots et manipulations, épreuves et tortures, leur  vie est un véritable enfer. Cauchemars incessants, leur survie ne tient qu’à un fil.

 

Samantha et Kim ont eu la chance d’avoir un propriétaire indulgent et respectable. Il se soucie vraiment d’elles et leurs apporte soutien et réconfort. Mais là aussi rien ne se passe comme prévu.

 

Ce second tome n’a absolument rien à voir avec le premier. Il en ressort beaucoup de violence, des scènes insoutenables ou tortures et sévices sont décrites avec beaucoup de détails. Il est possible que ce point refrène quelques lecteurs. Personnellement il ne m’a pas du tout dérangé ou rébuté. L’atmosphère qui s’en dégage est vraiment glauque. Les personnages sont aspirés dans une spirale destructrice, éprouvante et cauchemardesque. L’auteur n’a vraiment pas choisi la simplicité. J’aime beaucoup quand l’auteur ose prendre des risques. Quelques notes d’espoirs transparaissent de temps en temps, mais elle sont vraiment vite englouties. Les rebondissements s’enchainent laissant peu de temps aux lecteurs de respirer. Les traits de caractères des personnages sont davantage approfondis. J’ai mieux appréhender les tenants de cette histoire totalement pittoresque et déjantée. Et que dire du final, OMG …. ! J’attends avec impatience la suite !
 
B.O.A. est résolument un page turner ! Je n’ai qu’un conseil : ACCROCHE TOI ….. ACCROCHE TOI BIEN !

 

 


 

Je remercie Pascale, attachée de presse des éditions De Mortagne en France, pour sa confiance et sa patience.

 

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Mon avis sur le tome 1 « Loterie Funeste ».

Vers le site de Magali Laurent, pour découvrir son univers.

Vers le site des éditions De Mortagne pour tout savoir.

 

 

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