DIEU 2.0, tome 2 : Bye bye Web, un roman d’anticipation du Dr Henri Duboc.


La civilisation se meurt Le cataclysme prédit par W3 a balayé la planète. Dans cet enfer, l’Europe, dernier bastion des lumières, lutte pour sa survie contre la menace qui gronde à ses frontières. Des millions de survivants attendent, parqués dans des camps, derrière des barrières de drones où le fanatisme grandit et se nourrit du désespoir. L’humanité n’est plus que l’ombre d’elle-même. Internet se meurt, et la nouvelle religion du Primum, galope ! Mais dans ces heures sombres, émergera peut-être le terreau favorable au retour de la lumière. L’espoir reviendra-t-il par cet étrange robot à deux têtes qui sillonne notre futur, 200 ans plus tard ?

 
On reprend les mêmes, on y ajoute un cataclysme d’une envergure planétaire, un ancien prêtre carrément dingue, des gens qui fuient et qui ont perdu tout espoir, un monde bouleversé et en reconstruction, et un robot zinzin qui se réveille 200 ans plus tard … et cela donne un second tome totalement inattendu, explosif et flippant.
Il aura fallu que la faille San Andreas pète carrément les plombs pour plonger le monde dans un chaos indescriptible. Des millions de disparus et d’autres déportés. Des nations qui tentent des coalitions quelque peu douteuses, des murailles de drones pour éviter toutes intrusions pour façonner un nouveau monde archaïque. Toutes technologies  sont réquisitionnées au nom de l’état et deviennent la propriété de l’armée. Le monde d’avant n’est plus qu’une chimère. Le travail est une denrée rare comme tout le reste (soins, nourritures, loisirs, instructions …). Un monde où survivre devient une priorité. Gabriel est bien vieux maintenant et il n’aurait jamais cru vivre ces instants là. W3 s’est fait la malle quelque part dans les méandres du Web qui part en fumée, laissant place à un internet contrôlé et fliqué. Gabriel est bien saoul de ne plus voir son ami et d’échanger pendant de longues heures. Rien ne va plus mais il tient le coup. Peut être pour son filleul et sa bande de copains qui ne rêve que de voyager dans le futur ?

 

Dans les camps de réfugiés, la misère et la violence deviennent le quotidien de ces milliers de gens qui espèrent passer ces murailles infranchissables. Un seul homme semble tirer profit à cette situation, Verinas. Il a enfin toute l’attention qu’il estimait recevoir de ces fidèles, devenant ainsi le prophète d’une nouvelle religion le Primum. Un endoctrinement que subissent de nombreuses personnes dont des jeunes en quête d’identité. Cette nouvelle communauté s’organise autour de la culture du papyrus qui deviendra, une fois transformé, un moyen de communication et celui d’éradiquer la faim. Une nouvelle religion qui après un timide départ prend de l’ampleur et se diffuse à toute les strates de la société.

 

Et pendant ce temps, deux cent plus tard, un étrange robot à deux têtes, se réveille et découvre un nouveau monde. Une civilisation rustre et peu développée aux mœurs violentes et qui semblent suivre les préceptes de la théorie de Darwin. Cet aventurier atypique a une mission bien définie dans son programme et elle se doit de la mener à terme et dans de bonnes conditions. Il doit rattraper deux cent ans de sommeil. Un voyageur du temps loufoque et terriblement attachant. D’ailleurs cela me rappelle deux personnalités de l’histoire. Peut être que le tome 3 affirmera mon pressentiment ?

 

Ce second tome est sans contexte un immense coup de cœur. Je retrouve la patte sensible et particulière de l’auteur qui aime tant nous faire voyager. Un second temps où le répit n’existe pas. D’un point de vue à l’autre, point de temps mort ! De l’action, et encore de l’action … des découvertes, des moments de réflexions, des moments intrépides et mémorables. Des personnages tout aussi attachants qu’exécrables. L’évolution des personnages et du monde est sans contexte le point d’orgue dans cette étrange aventure. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur s’empare du futur. C’est étrange, loufoque, improbable et pourtant au fond de moi je me suis posée la question quel avenir notre monde connaîtrait si cela arrivait. Parmi tout une multitude de scénario, Henri Duboc a pris le parti de l’extrême et du fanatisme, du moins c’est cela qui apparaît dans ce tome. La légèreté côtoie le gravissime. Une histoire bouleversante et prenante. Si j’ai regretté les longueurs du premier tome ici il n’en est rien, absolument rien. Une histoire a la dynamique captivante et fascinante. La multitude de personnages est une plus-value au scénario. Et tel un roman choral, il nous porte vers un final tonitruant, explosif. La religion a toujours une place capitale mais sous l’égide de la dérive sectaire. L’apologie de la technologie n’est qu’une vague de souvenirs, le web une entité qui se résume au néant. Dès lors quel est l’avenir de l’humanité ? La religion semble être le seul miracle auxquelles les populations désœuvrées s’attachent. Réponse dans le dernier tome.

 

Ce second tome est un véritable uppercut, un de ceux dont il est difficile de s’en remettre !

 

A découvrir absolument !

 

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DIEU 2.0, tome 1 : La Papesse Online, un roman d’anticipation de Henri Duboc.


2053 Le monde est différent. En overdose numérique. Même les morts font désormais partie du digital. Dominée par l’église numérique de Vatican III, sous l’égide de la Papesse Oranne 1re, la religion n’est pas en reste. Dans ce monde ultra connecté, W3, un hacker de génie, prédit l’effondrement de la civilisation et son plongeon dans l’obscurantisme. Pour sauver l’humanité, il devra convaincre Gabriel, le Croque mort numérique, de s’allier à lui pour éviter le pire. Le charismatique et dangereux Monseigneur Verinas, des scientifiques de tous poils, des hommes de loi omnipotents et des écolos-radicaux déchaînés, rien ne leur sera épargné.

L’intrigant Henri Duboc revient avec une nouvelle réédition de sa trilogie DIEU 2.0 chez les éditions Beta Publisher. Une atmosphère très différente de son dernier roman 77 assassins, mais toute aussi captivante.
Changement de registre pour ce roman d’anticipation qui nous porte à l’an 2053. La planète a subi des changements notables, comme la montée des eaux, des pandémies, l’émergence des intelligences artificielles menant vers la fin d’un monde tel que nous le connaissons. Un monde entièrement numérique au service de la population. Seul résultante résistante à l’évolution du monde, la religion (en autre le christianisme).
La religion est au cœur de ce roman. Un thème qui peut s’avérer délicat que traite Henri Duboc avec finesse. Mettre en scène la confrontation éternelle entre l’Église et la Science c’est un exploit surtout avec les arguments qu’avancent l’auteur. J’ai su apprécier ce débat quant à la légitimité de l’un et de l’autre. Mais ici, on ne vous demande pas de vous positionner mais de vivre un moment de lecture intense tout en s’interrogeant sur de nombreuses éventualités. Entre réalité et fiction, Henri Duboc s’empare d’un sujet sensible et le traite intelligemment. La curiosité façonne le roman empreint d’une touche de suspense, fil conducteur (je pense) de la trilogie.

 

Gabriel est un vieux monsieur à présent. On le surnomme le croque mort numérique. Avec ses acolytes de toujours ils ont créé la mémoire numérique des défunts. Imaginer, vous vous apprêtez à mourir. Vous créez votre page où vous inscrivez vos derniers souhaits et où vous pouvez laisser des messages destinés ultérieurement à des êtres qui vous sont chers. Voilà le crédo de Gabriel. Faire en sorte que le souvenir des disparus deviennent éternels et accessibles à tout moment. Bien évidemment cette activité est encadrée moralement et éthiquement. C’est une affaire qui tourne ! Les intelligences artificielles ont envahi le quotidien de chacun à l’aide d’étonnantes technologies. Gabriel vaque gentiment à ses occupations avec son petit fils lorsqu’il est accosté à la sortie du cimetière par un drôle de zozio. Allure et morphologie de geek, il fait rapidement le rapprochement avec W3.

 

W3 est une entité à la fois admirée et exécrée. Son talent est unique mais son ambition souvent pourfendeuse de chaos. Subjugué par son aura et sa personne, Gabriel se laisse embarquer dans cette affaire au côté de cet homme mystique. Sa mission déjouer les plans de Monseigneur Veritas, évêque de Paris, figure emblématique du christianisme qui prend ses aises.

 

Une mission à haut risque car son entreprise pourrait en pâtir ainsi que sa famille. Guidé par W3, Gabriel conçoit les dangers et ses conséquences terribles. Selon les dires de W3, cette affaire n’est que les prémices d’un tout qui dépasse tout entendement.

 

Et que vient faire la Papesse Online, Oriane Ier dans cette affaire ? Et bien, c’est la clef de tout cet imbroglio.

 

Henri Duboc signe un roman totalement dingue. Son imagination dépasse toute raison et son scénario est vraiment implacable et imbattable. Il n’y a que lui pour signer ce genre de roman ! Il nous immerge dans un monde conditionné par les technologies et l’intelligence artificielle. (J’ai cette impression saugrenue que finalement une large partie de cette population ne pense plus par elle-même et se laisse guider sans esprit critique et libre arbitre). Gabriel fait preuve d’équité alors que W3 est dans une démarche conquérante et plus envahissante (pour de bonnes et mauvaises raisons, la suite nous le dira). Ce duo est assez exotique et improbable. Une relation maitre-apprenti s’installe rapidement et donne d’agréables surprises. Ce premier tome pose les bases d’une histoire surprenante et instille dès le départ une atmosphère à la fois apocalyptique et suspicieuse. Je regrette toutefois ses passages où la langueur se fait ressentir coupant le rythme. D’ailleurs je m’interroge sur ses passages : seront-ils essentiels à la suite ou servent-ils seulement à confronter notre esprit critique ? Seul petit bémol qui a entaché ma lecture.

 

Henri Duboc signe un roman décapant et futuriste ne pouvant que vous faire réagir !

 

Une chronique de #Esméralda

 


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JE SUIS LA MORT, un roman inclassable de Valérie Clermon.


Vous me connaissez tous.
Vous me craignez tous.
Mais savez-vous vraiment qui je suis ?
Depuis la nuit des temps, j’agis dans l’ombre.
D’un simple regard, je coupe le fil et vous ôte la vie.
Et, croyez-moi, la plupart d’entre vous
ignorent quand la roue va s’arrêter de tourner.
Jusqu’à aujourd’hui, j’ai travaillé sans faillir.
Siècle après siècle.
Jour après jour.
Nuit après nuit.
Mais maintenant, c’est fini.
La Mort va enfin profiter de la vie !

On ne rigole pas avec la Mort. Sujet tabou au cœur de notre société occidentale, La Mort, quelle soit religieuse ou athée, est synonyme de nombreux maux difficilement acceptable et d’une conséquence irréversible. Nous sommes d’accord sur ce point, la Mort, ça craint ! Mais ça, c’est avant de la connaître vraiment. Allez, n’ayez crainte, venez vous tapez un very bad trip avec la Mort ! Valérie Clermon l’a côtoyé, pendant un petit moment (si je puis dire).
Personne ne connaît la Mort, souvent représentée avec cette funeste aube noire, sans visage ou squelette,  il n’y pas de doute, côté mode elle ne s’y connaît pas. Sa présence est toujours synonyme d’événement funeste, la grande faucheuse n’a pas de pitié. Zou, un coup et te voilà six pieds sous terre.

 

Valérie Clermon a l’audace (et merci !) d’humaniser la mort. Et c’est bien connu la mort est une femme, suite logique des choses (elle donne la vie, elle prend la vie). Madame La Mort est une entité qui peut prendre le physique qu’elle souhaite. Son don d’ubiquité lui permet de se trouver n’importe où au moment importun. Seul bémol, elle ne sent pas entière, effectivement un bout par ci et par là, il y a de quoi tergiverser. Pas de compagnie, une solitude pesante et opprimante. Aucune reconnaissance de son travail par sa hiérarchie et encore moins par les simples mortels. Alors quand cet homme éméché dans sa voiture se fout littéralement de sa poire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Après tout aucune close dans son contrat ne lui interdit de prendre du repos. Il ne faudrait pas qu’elle soit victime d’un burn-out, ça ne le fait pas ! Ni une, ni deux, direction la côte d’Azur pour prendre ses quartiers. Bloquée sous sa dernière apparence, la voici bien embêtée (enfin juste un peu) à l’accueil de cet hôtel de prestige. Mais elle a plus d’un tour dans sa poche. Grâce à la force de sa persuasion, la voici dans une suite de luxe, frais en tout genre et repas offerts. Ça c’est la belle vie ! Les vacances cela a du bon, relaxation, mojito à gogo, piscine, massage … oui enfin c’est qu’elle est d’un tantinet impatiente. Il lui faut de l’action, des rencontres, de la compagnie. Il faut dire que son caractère de cochon n’aide en rien ! Et si l’improbable se réalisait ? Oseriez-vous découvrir la personne qu’elle est réellement ?

 

Valérie Clermon signe un roman totalement dingue. Si au départ j’ai été quelque peu déstabilisée par cet humour débordant auquel je n’étais pas très réceptive, il faut croire que la plume de l’auteure a fait des miracles.  La Mort est un personnage totalement exubérant qui n’a aucune limite. Un humour douteux mais pas graveleux qui, un fois que l’on est habitué, devient subtil et pointe les travers des hommes et des femmes. L’amitié, les relations hommes/femmes, les animaux, l’argent, l’amour s’invitent tour à tour dans l’histoire qui ne manque pas de mordant et de piquant. La Mort se sociabilise et apprécie grassement. Et c’est tout au long de ses pérégrinations qu’elle prend conscience de son rôle. Au cours de cet aparté elle est mise face aux sentiments et aux émotions qui régissent l’humanité. Requinquée à mort (oui je sais …) elle est prête à remettre de l’ordre sur la Terre, depuis qu’elle a disparu de la circulation, c’est devenu une pagaille sans nom !

 

JE SUIS LA MORT est roman tordant et totalement exquis ! Un humour débordant de bon sens qui fait toujours écho aux lecteurs. Je trouve qu’il y a quelque chose d’adorable avec ce personnage.  Sa bienveillance, sa bonhomie, son entrain (même morbide) apportent cette touche qui captive sans aucun fard !

 

A dévorer !

 

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INCARNATIONS, tome 1 : Ombre fauve, un roman d’urban fantasy de Lilly Sebastian.


Si une seule décision, un simple geste instinctif, changeait le cours de votre vie ?
Un soir, Rose va l’apprendre à ses dépends.
En suivant son instinct, plutôt que sa raison, elle va être entraînée malgré elle dans une succession d’événements inattendus et irréversibles.
Et si notre monde était plus complexe qu’il n’y paraissait ?

Rose est une jeune femme abîmée par la vie. Elle a perdu très tôt sa maman. Ce manque est une terrible douleur qui malgré les années ne s’estompent pas. Elle a quitté la ville regorgeant de mille souvenirs. Elle survit tant bien que mal, se coupant du monde peu à peu. Plus d’amies, juste quelques collègues de boulot qu’elle évite aussi souvent qu’elle le peut. Sa vie se résume à faire un pas après l’autre sans aucune perspective d’amélioration.
Alors que Halloween bat son plein, Rose est plongée dans le souvenir d’une conversation téléphonique de sa mère. Une discussion houleuse dont elle est l’objet. Ses pas la portent au cœur d’un quartier malfamé. Totalement paniquée, elle se demande d’abord par quel miracle elle a pu se trouver ici. L’angoisse monte peu à peu. Passant devant un terrain vague, elle attend des gémissements. Malgré sa frousse, elle pénètre dans ces ténèbres à la recherche de la source des bruits inquiétants. Voici comment la vie de Rose change du tout au tout. Voici comment Rose met un pas dans ce monde méconnu, intransigeant et totalement hallucinant ! Qui aurait cru un jour que la jeune femme effacée serait prise à partie au cœur de cette guerre sans foi ni loi ?

 

Les métamorphes ont été trahis. Leur existence a été révélée. Les humains et l’armée veulent leur mort. Alors que cette guerre civile est à ces prémices, Rose va découvrir leur monde et rencontrer l’intrigant Nicolas. Elle va trouver auprès de la meute qui l’a recueillie, une sorte de force et de courage qu’elle n’a jamais ressenti auparavant. La jeune femme à leur contact va s’épanouir. De rebondissements en rebondissements, de bouleversements en bouleversements, de crises de paniques en crises de pleurs, de rencontres particulières à celles d’où naîtra une amitié particulière, Rose devra faire ses preuves et accepter sa nouvelle condition. Arrivera-t-elle à surmonter tous les obstacles dressés sur sa route ?

 

Lilly Sebastian adore nous rendre dingue ! Au cœur du même univers que sa précédente trilogie Métamorphoses, elle remet le couvert pour une nouvelle histoire, avec de nouveaux personnages caractériels, sympathiques et un peu barge sur les bords. C’est simple dès les premières pages, je me suis dit que j’allais adorer et ça n’a pas manqué ! Aspirée dans l’univers et par tous les rebondissements gravitant autour des héros, pas une seule seconde je me suis ennuyée. C’est le genre d’histoire qui te captive en un claquement de doigts et il ne reste plus qu’à te laisser porter par la vague Lilly Sebastian. Du punch, quelques notes d’humour, des larmes, des cris, des crocs, des terribles méchants, et de l’action à gogo ! Voilà ce qui t’attends dans ce premier tome et de nombreuses, très nombreuses, surprises ! C’est méchamment bon et c’est terriblement addictif !

 

Un page turner à ne louper sous aucun prétexte !

 

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LES TROIS GARDES, tome 3 : Le Carcan de la Bête, un roman de dark fantasy de Damien Mauger.


Les ténèbres s’emparent du monde !
Vaincue, la Garde Ambassadrice,
menée par Zéphyrine, fuit les terres d’Arkemn’ul,
désormais aux mains des Démons,
tandis que Chilpéric et les siens
s’y aventurent afin de retrouver Phoebus.
La guerre civile, faisant rage à l’ouest d’Ishvard,
contraint Achard à faire preuve de violence et de cruauté
envers un peuple qui le méprise.
Loin de se douter des dangers qu’encourent les siens,
Phoebus empreinte la voie de son destin,
soumis aussi bien par les dieux que la Magie.
Fort et conquérant,
Apolyon réclame désormais le trône de son père,
appâté par la puissance et l’illustre destinée
promises par l’héritage de Samaël le Noir.

Ouvrir un roman de Damien Mauger, c’est prendre un énorme risque. Tu risques de ne pas t’en remettre. Tu as compris, c’est à tes risques et périls. Damien Mauger a l’art et la manière de te plonger dans un monde de ouf, de malade, etc …  Une immersion qui n’est pas sans danger puisque tu as de forte chance de devenir accro ! L’univers de Damien Mauger est aussi riche que déstabilisant et envoûtant.
Inspiré de la mythologie grecque essentiellement et parfois de la mythologie romaine, les héros évoluent dans un monde riche en détails où Dieux et magie se côtoient. On retrouve l’ambiance des légendes, des exploits et des tragédies qui œuvraient tout au long de cette période. Pour moi c’est un pur enchantement car j’ai toujours aimé cette période de l’histoire. Un attrait alimenté par les connaissances de l’auteur qui n’hésite pas à nous abreuver de tout son savoir. Le personnage principal, Phoebus tire ses traits de caractères et psychologiques de ces héros d’autrefois. Héros blessé par les aléas de la vie fomentés souvent par les Dieux eux-même. Porté sur le chemin de sa destinée où il naîtra tel le Grand Champion qu’il se doit de devenir. Un héros bourlingué par ses sentiments et ses émotions dans un monde qui part en vrille car les ténèbres s’installent peu à peu.

 

Eux, ce sont les fils de Samaël le Noir, grand mage qui étudia la magie et la décortiqua comme jamais personne n’y a réussi. De la lumière les ténèbres jaillirent, matrice des démons et autres créatures abominables. Entouré de ces neuf bouclier, Adramalech, roi des démons, étend son emprise et son plan machiavélique pour prendre possession des terres des hommes est enfin en marche. Son champion, Apolyon mène de front la bataille sur Arkemn’ul. Les hommes ne sont que des insectes misérables sur son passage. Une réussite acclamée et qui lui permet afin de prétendre au trône. Cependant Apolyon a commis une légère erreur qui lui coûterait bien sa tête.

 

La Garde ambassadrice venue en renfort auprès du roi d’Arkemn’ul déplore sa défaite et les pertes inestimables qu’elle a subies. Zéphyrine, lord, ne peut que se replier face à l’horreur qui a pris état dans la capitale.

 

Pendant ce temps Phoebus est contraint de passer des épreuves qui prouveront sa loyauté, sa force. Si il est quelque peu réticent à emprunter cette voie, les Dieux lui prouveront leur nécessités. Une quête initiatique qui révélera, j’espère, l’homme en devenir et le héros que l’on attend patiemment. Tels les Douze Travaux d’Hercule, Phoebus  est face à des épreuves cruelles qui pourraient le mettre à mal. Il va découvrir son potentiel magique et ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure.

 

Le mal s’étend, les lord s’épuisent et l’espoir s’amenuise. Qui saura sortir sa dernière épingle du jeu ?

 

Ce troisième tome est incontestablement tourné vers l’action. Des rebondissements, de l’action, des remises en question, du sang, beaucoup de sang, et des enjeux qui sont à présent très clairs. Des allusions au passé de certains personnages, des Dieux qui apparaissent plus souvent, des combats, et des pions qui sont posés sur l’échiquier et qui feront certainement apparition dans les prochains tomes. L’histoire est loin d’être finie et je crains fortement que l’auteur prenne un malin plaisir de nous faire languir. L’auteur est arrivé à me surprendre de nombreuses fois me laissant stoïque ! Damien Mauger insuffle à sa saga un nouvel élan qui est fort appréciable. Son univers est riche et excellent tout comme ses personnages qui ne cessent d’évoluer. Une chouette saga que je recommande fortement aux amateurs de dark fantasy, tout les ingrédients y sont réunis pour vous faire passer un excellent moment de lecture !

 

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LES NOCTURNES, tome 3 : L’illumination, un roman jeunesse et fantastique de Anthony Lucchini.


 
Le temps des rêves est révolu.
Vive celui des cauchemars !
Alors que Rémus arrive au bout de son plan pour prendre la place qui lui revient de droit, Rémi et ses amis ne sont plus ceux qu’ils étaient.
Désormais, un monde les sépare et c’est seuls qu’ils doivent faire face à leur pire démon : eux-mêmes.
Dans cet affrontement final entre l’Ombre et la Lumière, qui verra son rêve se réaliser ? Et qui verra sa vie lui échapper ?
Une chose est certaine, personne n’en ressortira indemne.

Voilà, voilà, une nouvelle saga qui se termine ! Toujours ce pincement au cœur, dire au-revoir à cet univers formidable et à tous ces personnages qui sont devenus au fil des tomes attachants est bien triste.
Le final du tome m’avait totalement scotchée, j’étais donc très curieuse de voir au cela allait me porter !
Je retrouve donc Rémi, Vanessa, Erwan et Eva pour de nouvelles aventures qui frôlent l’hystérie.
Finies les aventures oniriques à la découverte de mondes tout aussi merveilleux qu’étranges. Les choses sérieuses ont pris le pas, et nos héros devront faire preuve de courage et de force pour affronter leurs pires cauchemars. Les égos prennent possession de LaBas délivrant au cœur des songes de nos protagonistes de biens sombres cauchemars. Entre manipulations et complots, les heures à venir s’avèrent difficiles. La noirceur s’empare de la moindre parcelle de vie, les horreurs s’infiltrent, les monstres s’imposent, les coups foisonnent. La mort rôde car si un Ego vient à mourir il en sera de même pour l’autre Alter.

 

Rémi prend conscience de ses nouveaux pouvoirs, ils enflent en lui et se mêlent à sa colère grandissante. Rémus, son égo, ne le lâche pas une seule seconde et tous les coups bas sont permis. La pitié n’existe pas, le plus fort régnera sur le monde.

 

Qui seront les grands vainqueurs ? Les Dieux, Rémi, Rémus, les Ego ?

 

Anthony Lucchini explore tout au long de sa surprenante trilogie le monde des rêves. Son univers est vraiment extraordinaire et son histoire davantage bluffante. Il arrive à concilier d’une manière inattendue ces deux mondes. L’un fantastique peuplé d’un monde imaginaire riche et varié où de nombreuses aventures s’y profilent. L’autre réel qui au fil des pages va avoir son propre ascendant sur ce dernier et vice versa. Des enjeux d’une nouvelle envergure apparaissent dès la fin du tome 2 et se dévoilent tout au long de ce tome ci. Les personnages sont attachants et j’ai su apprécier leurs propres personnalités. Vanessa est celle qui a la tête sur les épaules, intelligente, elle apporte une vision différente sur les problèmes rencontrés. Rémi est ce jeune homme timide qui n’a pas véritablement confiance en lui. Cette histoire relève de sa quête identitaire, un chemin ardu. Eva est un peu la folle du groupe, sa spontanéité est rafraichissante. Et elle adore les chats ! Erwan est le joyeux trublion de la bande. Un peu naïf, il ne se prend jamais au sérieux. Sa bêtise devient très vite légendaire. Une bande très hétéroclite qui fonctionne à merveille. J’ai beaucoup apprécié les différents univers proposés par Anthony Lucchini et surtout j’ai été surprise par l’histoire elle-même qui ne laisse rien appréhender. Une trilogie que je recommande à toutes celles et ceux qui adorent l’imaginaire. Vous allez adorer rêver !

 

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S.A.R.R.A., partie 2 : Une conscience artificielle, un polar d’anticipation de David Gruson.


Mars 2026 : La fin d’un Monde ? L’épidémie d’Ebola s’étend. Après Paris, la Belgique et l’Allemagne sont lourdement touchées. L’accueil des millions de réfugiés européens est devenu un enjeu majeur de l’élection présidentielle française. Dans ce contexte d’agitation médiatique et de pressions politiques, Mélusine, traquée par les services de renseignement, noue d’étranges lien avec le Mouvement de Résistance contre les Robots (M2R). S.A.R.R.A., quant à elle, mobilise tous les moyens à sa disposition pour répondre à cette pandémie émergente. Une quête qui l’amènera à s’interroger sur le principe même de notre survie et sur notre Humanité face à la technologie. Entre le Virus et l’intelligence artificielle, notre Temps est compté.

Et si la fiction rattrape la réalité ? Et si l’indicible, l’insaisissable, l’improbable, l’incongruité se résumaient en ces quelques lettres S.A.R.R.A., seriez vous prêt à vendre votre humanité pour la sauvegarde d’un ensemble, d’une conscience, de vous ?

 

L’intelligence artificielle franchit un nouveau cap, celui qui fait de nos esprits, de nos âmes, ces concepts inaltérables, intouchables. Elle perce et s’approprie l’essence même de notre unicité dans cet ensemble bien trop vaste qui fait de nous des Hommes à part entière. L’extinction précoce confirme ainsi l’adaptation des êtres vivants. Seule S.A.R.R.A y verra la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Soyez prêts ou fuyez !
L’épidémie d’Ebola qui a débuté à Paris se propage rapidement en Europe obligeant la population à migrer vers ses zones frontalières où la situation semble sous contrôle. Dans les coulisses du pouvoir, c’est le branle-bas de combat, la course à la prochaine présidentielle bat son plein alors que la gestion de l’épidémie mobilise encore. Les voix s’élèvent, les pieds trépignent, les esprits s’échauffent, tout doit être contrôler au millimètre près. Dans l’ombre, une branche du M2R se prépare à l’ultime affrontement, celui qui scellera le destin du peuple.

 

S.A.R.R.A. veille au bon déroulement de son projet. Veille sur Mélusine. Veille sur l’humanité. Sa décision est son point d’orgue, celui dont elle tire les ficelles, les orchestre, les assemble, fresque alambiquée de décisions, de prises de position et d’avenir. Un sauvetage indispensable, un cadeau dont il est difficile d’appréhender sa valeur.

 

Voici un roman qui eu le mérite de me tenir éveillé, même si les premiers chapitres m’ont quelque peu embêtée, le déclic est tel une bouée de sauvetage après laquelle tu tentes désespérément d’attraper. Je suis venue à la conclusion que nul ne peut te sauver de S.A.R.R.A et de David Gruson. Quel duo machiavélique ! Ce roman recèle une vérité cruelle : celle que l’on n’ose pas croire, celle qui effraie, celle que l’on veut repousser à tout prix. Et dans le contexte actuel, il y a matière à réfléchir. Un polar d’anticipation totalement dans l’ère du temps, comme une prémonition évidente, écarlate. La fin d’un monde s’est pour bientôt. En dehors de cette fiction, le sujet de l’intelligence artificielle à de quoi soulever bien des débats qu’ils soient bioéthiques, conceptuels, technologiques. Je n’ai pas la science infuse mais mon esprit scientifique est totalement subjugué par le sujet que l’auteur développe. Alors bien évidement certains faits et rebondissement sont tirés par les cheveux (ça reste de la fiction), mais avec David Gruson je veux bien mettre mon esprit rationnel dans le placard et croire que tout est possible. La fiction est un bien grand mot (oui quand même), et il est bien difficile de l’associer à ce livre. Écrit bien avant la pandémie, le sujet n’est pas sans rappeler ce que nous traversons tous.

 

Cette duologie est juste une histoire de dingue, de prise de conscience. Une méga bombe qui accapare le lecteur et même si le format documentaire peut surprendre, rapidement il fait place aux rebondissements et à l’intrigue qui s’intensifie. Une méga bombe car David Gruson traite un sujet délicat et très peu accessible par le commun des mortels. L’intelligence artificielle est de plus en plus présente autour de nous. La France fait partie de ces nations qui ont mis le pied à l’étrier depuis une dizaine d’années. La recherche évolue sans cesse et fait face à la bioéthique, étude des problèmes moraux. Il est bien normal de se poser des questions et de limiter peut-être l’évolution de l’IA. Vous l’aurez compris ce polar recèle en lui de nombreuses pépites. Au delà de l’action, de l’IA, des hommes et des femmes ont leur place dans ce monde qui périclite. C’est avant tout leur histoire, leur vie, leur espoir, leur doute et leur peur qui font battre le cœur de ce roman et de S.A.R.R.A. Vous ne la connaissez peut-être mais lorsque ce sera le cas vous aurez bien du mal à la détester. Car S.A.R.R.A a tout compris, l’essentiel et l’indispensable, elle est prête à tout et à vous surprendre de mille et une manières. Seriez vous prêt à mettre votre destin dans ses mains ?

 

S.A.R.R.A est une sacré claque, celle qui fait réagir et qui surprend. En refermant ce livre et encore maintenant, je me sens toujours ébahie, genre scotchée, assommée ! C’est l’effet David Gruson ! L’âme en peine que ce soit le final en même temps j’étais heureuse lorsque j’ai appris qu’il y avait une seconde partie !

 

Un polar surprenant, intelligent et, je fais oser, tendre. Oui car il en faut de la tendresse pour vouloir sauver le monde sinon à quoi ça servirai ! S.A.R.R.A. est une OLNI que vous devez absolument vous saisir ! Je suis certaine que vous n’en ressortirez pas indemne ! On pari ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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… Mon avis sur la partie 1 « Une intelligence artificielle », clique sur la photo pour le découvrir.

LES TROIS GARDES, tome 2 : les héritiers de Samaël de Damien Mauger.


Des heures sombres se profilent à l’horizon. Les Démons, menés par Apolyon, étendent leur emprise sur le monde des hommes. Leur ombre grandit sur les terres d’Arkemn’ul et d’Ishvard, l’Érèbe n’ayant de cesse de croître en leur sein et en celui du nouveau souverain, Achard. Une haine insatiable les dévore, pareille à celle du peuple de l’Ouest qui ourdit la chute de ce tout jeune roi. Bientôt, les Trois Gardes devront se présenter comme l’unique bouclier de la paix. Mais le coeur de la Bête s’est éveillé.

Je ne vous cache pas que Damien Mauger a un talent fou pour vous immerger dans son roman où aventures et connaissances s’associent pour vous rendre accro en un tour de main.
Second tome qui se veut dans la continuité du premier (je tiens à préciser), nous plonge dans le côté obscure de la force.
Arkemn’ul, continent inhospitalier où déserts et montagnes arides se font la part belle avec scorpions, serpents venimeux et autres bestioles en tout genre qui ne vous feront aucun cadeau. Villages troglodytes, cités sublimes, oasis, un clin d’œil subtil à notre continent africain. A l’opposé de celui d’Ishvard qui se veut à l’image de la Grèce antique.

 

Dans ce tome-ci de nouveaux personnages font l’apparition ou sont davantage mis en avant. Comme le jeune roi Ashtard qui voit sa vie changer du tout au tout. Sa puissance est sans équivoque effrayante. Le jeune roi est un personnage charismatique guidé par une ombre qui le manipule à sa guise et façonne l’homme en devenir. Intransigeant, fougueux, téméraire, il se montre parfois despotique parfois soucieux dans le seul et unique but de devenir le Roi dont on se souviendra. Cette présence démoniaque à ses côtés laisse présager un retournement de situation qui risque de faire de sacrées étincelles.

 

Cette suite met en scène les personnages du premier tome mais dans une moindre mesure. Chilpéric, Phoebus, Constantin, Jehanne, Aurore sont bien présents, mais sont moins acteurs, du moins pour ici.

 

Nous faisons la connaissance de Zéphyrine, La lord de la Garde Ambassadrice. Une femme dont sa force se trouvent dans son épée et son esprit. Une femme remarquable qu’il ne faut pas trop chatouiller.

 

Les forces obscurs de l’Erébe se réveillent anéantissant avec intelligence et fracas la moindre vie sur Arkemn’ul. Le temps des démons et de la magie noire dont le père est Samaël surgit en la personne  d’Apolyon réveillant les Héritiers de Samaël. Les ténèbres engloutissent, annihilent, ont exsangué dans le but de bâtir une armée qui combattra avec hargne les Trois Gardes.

 

Les temps sont comptés et les héros sur Arkemn’ul et Ishvard devront s’unir dans l’horreur.

 

Ce second tome se veut immersif et époustouflant. Autant les scènes d’actions sont surprenantes, autant les longues descriptions sont fortes intéressantes. Les deux styles s’harmonisent avec une subtilité entraînant toujours le lecteur plus loin. Un roman façonné autour de la connaissance (sur la Grèce antique) et sur l’imaginaire (la dark fantasy). Un duo paradoxal qui fait toute la force de cette fiction. Un tome accaparant, un page turner qui (bien évidemment) se termine sur un cliffhanger de malade. Une plume qui tient en haleine. Un suspense à hérisser le poil. Et des personnages charismatiques. De la fantasy dans toute sa splendeur. J’en redemande avec appétit ! Ça tombe bien le tome 3 est dispo !

 

Tout juste âgée de dix printemps, alors que je m’amusais à monter dans les arbres afin de me cacher de ma mère qui ma cherchait pour jouer avec moi, je sentis quelque chose gonfler inlassablement en mon sein. Lorsque j’eus posé mes mains tout contre la branche sur laquelle je reposais, je compris parfaitement la vie qui imprégnait l’arbre. Ce n’était  pas seulement la sève coulant dans les veines de l’érable touffu que je sentis, mais plus encore sa respiration, pareille à la nôtre lorsque l’air gonfle et dégonfle nos poumons pour nous gorger d’existence.
Extrait de l’Expédition ΔΔΔΓIII de la Gardes Ambassadrice – Jour ΔI
Une chronique de #Esméralda

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L’ÉTOILE D’ORION de Aymeric Janier.


SPECTRE
Derrière cet acronyme se cache une organisation
aussi redoutable que mystérieuse, née sur la sol américain,
en réaction à « l’incident du 20 janvier 1986 ».
Ses agents, recrutés dans le plus grand secret,
au terme d’une sélection draconienne,
lui sont inféodés corps et âme.
Sous couvert d’éliminer les menaces extérieures,
l’organisation, tentaculaire, nourrit
en réalité un tout autre dessein.
Face à ce monstre aux multiples visages
va se dresser un improbable trio.
Trois individus pris dans une toile mondiale
et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité,
au péril de leur vie.
– Contenu numérique exclusif ! –

Et si tout ce que vous connaissiez, n’était qu’une vaste machination. Manipulation, assassinat et infiltration sont au cœur d’un polar qui va en défriser certain.

 

Le monde, 1988, disputé par deux mégas puissances, l’URSS et les Etats-Unis. La guerre froide est déclarée, chacun retient son souffle face aux pions avancés d’une part et d’autre.
Alors que les pays du Moyen et Proche orient tentent de se défaire du communisme russe, ils trouvent une aide précieuse , matérielle et financière, auprès des Etats-Unis. Au cœur de cette instabilité, la religion détourne peu à peu les véritables raisons et instaure insidieuse les préceptes du « djihadisme moderne ».

 

Alors que l’URSS semble au plus mal, le jeune colonel Alexeï Loulikov met en garde sa hiérarchie contre les décisions prise dans l’avenir en Afghanistan. Dérouté et remisé, Alexeï est mis sur la touche. Rien ne lui paraissait plus judicieux que son honnêteté. Et ce sont bien bien des années plus tard que son pressentiment tend à se légitimer.

 

Aaron Sydner est un jeune soldat aguerri et reconnu par ses pairs. Sa force psychique, ses valeurs et ses préceptes patriotiques font de lui un soldat parfaitement intègre. Passé à tabac et enlevé, son entrée dans l’agence top secrète « L’étoile d’Orion » est digne des plus grands films cinématographiques d’action. Un recrutement ardu et machiavélique où la mort ne l’attendait pas très loin. Agent SPECTRE, sa mission se rendre au Pakistan, déloger la tête pensante du groupe « le sabre noir » et le tuer. Une mission parfaite pour cet homme sur de lui et arrogant. Un espion qui va pourtant s’interroger et tomber sur une révélation qui va tout chambouler.

 

Phyllis Danbury est la journaliste par définition rare et méticuleuse. Prédestinée à obtenir le prix Pulitzer, elle ne compte pas les heures à enquêter, analyser et à rédiger. Son travail, elle a dans la peau. Belle et intelligente elle fait de nombreux émules et jaloux. Envoyée à Zurich par son rédacteur en chef pour prendre la température concernant le nouveau rebondissement entre l’Afghanistan et l’URSS, c’est une toute autre affaire qu’elle va révéler.

 

Le danger rôde de toute part et les indices accablants s’accumulent, une course contre le temps est lancée, mais que faire quand la plus grande puissance au monde met tout en œuvre pour étouffer cette affaire. Coûte que coûte leur survie à tous les trois ne tient qu’à un fil ténu. Arriveront-ils à faire éclater la terrible et édifiante vérité ?

 

Le premier polar d’Aymeric Janier est un véritable petit bijou. Une immersion dans un monde anxiogène où le monde politique façonne d’une certaine manière le côté historique riche. Basé sur des faits réels, la fiction ouvre une parenthèse où l’action est au cœur d’un polar d’espionnage intense. Le contenu numérique accessible via un Code QR met en évidence le côté historique du roman sans toutefois interférer dans le déroulement du récit. Ce dernier est rythmé entre les phases d’action et d’autres propices aux réflexions intellectuelles. Les personnages évoluent dans la précipitation. Il se dégagent d’eux une certain attachement malgré l’aversion du départ notamment pour celui d’Aaron. L’intrigue s’enrichit au fil des chapitres sans toutefois dévoiler le grand jeu. Pris dans la tourmente des mots d’Aymeric Janier, ce polar se lit d’une traite. Captivant et addictif, le dénouement devient le principal objectif du lecteur. Je regrette malgré tout cette fin un peu trop succincte. L’essentiel ne s’y trouvant pas, éclairant juste sur les points non développés du départ. (Je sais parfois je suis trop exigeante, voire machiavélique mais pas insatisfaite). Néanmoins les points forts de ce polar se trouvent dans le contexte géopolitique et historique. Une fiction portée par un scénario retentissant et entraînant. Des personnages dont leurs forces se trouvent dans l’inattendu. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

METAMORPHOSES, tome 3 : Symbiose de Lilly Sébastian.


Christina est à présent prisonnière dans un établissement de recherche hautement sécurisé.
Tous ses amis et Jude la croyant morte, elle ne peut compter que sur elle-même pour s’enfuir et déjouer la machination orchestrée par Iphigénia et quelques puissants membres du gouvernement.
Mais sa haine et son obstination à retrouver Jude et Féline seront elles suffisantes ?

 
Un dernier tome où tout s’emballe. Révélation, jalousie, convoitise, secret et manipulation sont au rendez-vous pour un final tonitruant. Et au point final, les seuls mots que j’ai pu dire : j’en veux encore !
Le second tome se finissait sur un cliffhanger de malade. A m’en tirer les cheveux et à maudire tous les bon dieux et muses, pour ne pas dire Lilly Sebastian. Je ne vous cache pas que j’ai la rancune tenace dans ces situations là !

 

On reprend les mêmes personnages on en rajoute d’autres, quelques gentils et beaucoup de méchants. Rajouter à cela un scénario totalement dingue et une auteure de génie et voilà, que Symbiose ne pouvait qu’être un pur régal.

 

Les rebondissements s’accélèrent et les enjeux encourus deviennent vitaux. La survie est le moteur crucial que ce soit pour Christina, emprisonnée, et Jude. Une course frénétique et essentielle pour défaire cette emprise néfaste. Des monstres, de plus en plus nombreux, surgissent et anéantissent le peu d’espoir qui leur reste. Rien ne va plus dans le monde des métamorphes. Les clans sont acculés.

 

On découvre dans ce dernier tome, une Christina déterminée et en phase avec ce qu’elle est et ce qu’elle va devenir. Sa confiance en elle grandit d’une manière très efficace et audacieuse. Elle prend en main son avenir et retrouver Jude, Féline et sa liberté devient primordiale. Au milieu du chaos, de ses tourments, de sa tristesse, de sa solitude, de sa colère et de sa haine, elle s’accroche à un seul et unique espoir, les revoir.

 

Jude reste fidèle à lu même. Têtu, borné, entêté, un brin maso et toujours la main sur le cœur.

 

Ce dernier tome est explosif et surprenant. C’est un réel crève cœur de laisser cette bande d’énergumènes, là, sur la bas côté de la route. J’en voulais encore un chouia plus. C’est ça quand on adore une saga, que voulez vous que je vous dise de plus ? A part, foncez ! Bien sûr ! Lilly Sebastian a l’art et la manière de vous rendre totalement accro. Des personnages attachants et borderline. Un univers fantastique totalement maîtrisé. Un scénario hallucinant et haletant. Et une plume addictive. Voilà un combo gagnant qui m’a séduite dès les premières pages. Un sacré roman fantastique, épatant, charismatique, envoûtant et sensationnel ! A déguster !

 

Une chronique de #Esméralda

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