ZOMBILLÉNIUM, tome 1 à 5, une bande dessinée de Arthur de Pins.

BANDE DESSINÉE

HUMOUR

ÉDITIONS DUPUIS


Au Parc d’attraction Zombillénium, on n’embauche qu’à durée indéterminée. Les critères de sélection ne sont pas trop durs, on refuse juste les simples mortels. Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille cette petite entreprise qui ne connaît pas la crise…
Une comédie à l’humour noir impeccable, signée Arthur de Pins.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir absolument »
Disponible en numérique et broché
 

MON AVIS

Cette saga me faisait de l’œil depuis un bon moment déjà et lorsque j’ai vu qu’elle était présente à ma médiathèque, j’ai sauté dessus et l’ai empruntée.

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LA SENTINELLE DU PETIT PEUPLE, tome 1 : La pommade de fée, une bande dessinée de Forns, Carbone et Barrau.


Il est temps pour Adélaïde, loin de chez elle, immobilisée en maison de repos, de léguer à sa petite-fille son plus grand secret. Elle est la sentinelle du Petit Peuple, la protectrice des êtres féeriques qui sont les garants de l’équilibre de notre Terre.
Elle lui transmet la recette de la pommade de fée : à son tour, Élina pourra voir ce monde merveilleux et découvrir sa nouvelle mission. Car l’heure est grave. Au lac, l’ondine a disparu et le Petit Peuple a besoin de son aide.
Pour protéger les humains et les êtres féeriques, en poursuivant son apprentissage auprès de sa grand-mère, Élina devra aussi dissimuler à sa mère ses nouveaux pouvoirs…

Depuis « la boîte à musique », je suis avec assiduité les parutions où Carbone figurent. Et le dernier album accompagné de Forns et de Barrau est une pure merveille où cette fois-ci le monde féerique est à l’honneur.
Vous ne le savez pas, mais elfes, fées et toutes autres petites mignonneries nous côtoient. Nous ne les voyons pas pour des raisons évidentes. Mais il y a parmi nous des gardiens. Adélaïde, grand-mère d’Elina en est une.
Hospitalisée, Adélaïde reçoit la visite de sa fille et de sa petite-fille qui lui offre une joli bouquet issu du jardin de sa maison. Dans ce dernier se cache un terrible message. Impossible pour cette grande-mère généreuse et au grand cœur d’y répondre. C’est ainsi qu’elle décide de mettre dans le secret sa petite fille, Elina et de lui apprendre tout ce qu’elle doit savoir.

 

Une fois la pommade de fées minutieusement préparée (enfin il y a eu un couac), Elina découvre un monde enchanté. Mais l’heure n’est pas à l’ébahissement, car le danger rôde dans leur monde.

 

Ce premier tome est sous le signe de la découverte et de l’aventure. Elina est une jeune fille à l’esprit ouvert et malgré une surprise de taille, elle reste très enthousiaste aux côtés de ces petits êtres. Son énergie, son volontariat et sa gentillesse lui permettent d’être aussitôt acceptée parmi eux malgré quelques récalcitrants. Une bande dessinée carrément géniale. Perso j’adore cette ambiance, cela me rappelle mon enfance. De magnifiques illustrations avec plein plein de détails et des couleurs qui égayent l’ensemble. Des vifs, des pastels … je suis juste émerveillée. Ce premier tome est le prémices de longues aventures qui ne manqueront pas de piquant et d’émerveillement. Une lecture que je recommandes aux petits comme aux grands !

 

Une lecture de #Esméralda

À CŒUR OUVERT, une bande dessinée de Nicolas Keramidas.


Nicolas Keramidas est atteint d’une malformation cardiaque à la naissance, la tétralogie de Fallot, ce qui l’oblige à subir une opération délicate et surtout inexpérimentée en 1973 : il devient ainsi le premier bébé en France à être opéré à coeur ouvert. 43 ans plus tard, lorsque son coeur s’emballe sur un terrain de foot, le mal se réveille et le conduit vers une nouvelle opération à coeur ouvert.

Une expérience angoissante et douloureuse qu’il parvient à surmonter avec sa femme, Chloé, qui, comme lui, a tenu un carnet au jour le jour. C’est à partir de ces notes qu’il retrace en détails toutes les étapes de cette descente aux enfers médicale jusqu’à sa sortie définitive de l’hôpital.
En usant d’humour et d’un savoir-faire acquis aux studios d’animation Walt Disney de Montreuil où il a travaillé pendant douze ans, l’auteur nous fait vivre l’expérience d’une opération chirurgicale lourde avec une sincérité touchante.

Nicolas Keramidas réussi à concilier la tragédie et une réalité à la fois caustique et terriblement authentique.

 

L’auteur raconte son histoire, celle induite par la maladie, la tétralogie de Fallot, une maladie cardiaque. Enfant, il ne s’en souvient guère. D’ailleurs il apprend très tard qu’il est atteint de cette malformation cardiaque congénitale. Il vit avec sans y prêter gare, les années défilent sans aucun problème apparent.

 

Et puis un jour une alerte, puis deux et c’est au cours d’un match de foot entre amis qu’il s’écroule.
Le mauvais sort s’abat ainsi sur sa vie et son monde. Débute alors le marathon pour vivre. Post-op, opération, pré-op, réveil, attente, rééducation, rechute … un parcours sans fin, mais qui finit bien.

 

Nicolas Keramidas détonne par ces planches à la fois douces et violentes. Tout en parlant de lui, il met en exergue tous ces hommes, femmes et enfants qui subissent ce parcours hors-norme. Ces moments de solitude, de fatigue, d’espérance sont à l’image de ces jeux de sociétés qui vous font tourner en bourrique. Il s’en amuse mais il est évident que le cœur n’y est vraiment pas. Parfois trash et souvent poétique, Nicolas Keramidas nous plonge dans cet univers aseptisé et effrayant. J’ai apprécié ce biopic à tous les niveaux, que cela soit sur le style narratif et sur les illustrations. L’auteur retranscrit à merveille ses doutes, espoirs et incompréhensions aux travers de ces bulles invitant au voyage, à l’évasion. Une note d’humour, un zeste de bon sens et une bonne dose d’autodérision pour une histoire ni pathos ni craignos et qui ne peut que vous touchez.

 

Un récit bouleversant à découvrir !

 

Une chronique de #Esméralda

Le Spirou d’Emile Bravo – LE JOURNAL D’UN INGÉNU – Tome 1.


Tandis que des pourparlers entre des émissaires polonais et Karl Von Glaubitz, premier secrétaire du ministre allemand des Affaires étrangères Von Ribbentrop, étaient au pont mort à Bruxelles, un jeune groom du Moustic Hôtel, prénommé Spirou, a proposé une solution tout à fait originale au problème délicat de Dantzig.
Toutes les parties en présence semblaient convaincues. Mais à ce moment-là, un de nos collaborateurs à la rubrique des chiens écrasés – Fantasio, donc – a surgi et tenté d’obtenir des informations auprès du dignitaire nazi. Devant le refus de celui-ci, une rixe éclata, au cours de laquelle il écopa d’un mauvais coup… On s’attend dès lors à des représailles imminentes de la part de l’Allemagne. Des bombardiers de la Luftwaffe auraient décollé à l’aube en direction de la frontière polonaise…

Je remercie chaleureusement le blog Les Mots de Mahault pour sa recommandation suite à ma lecture de Pacific Palace, le Spirou de Christian Durieux. Et j’ai bien fait de suivre son avis très avisé car cette bande dessinée fut un sacré coup de cœur. Émile Bravo, entre autre auteur de « Les Grandes grandes vacances », nous propose une histoire sensationnelle.

Retour aux origines, on découvre la vie de ce petit orphelin qui est placé par le clergé comme groom au Moustic Hôtel. En souvenir de son meilleur ami qui lui a confié le petit écureuil, il se fait appelé Spirou et puis avoir le même prénom que l’irascible chef des groom, non merci ! Spirou est rapidement confronté à la dure réalité de la vie mais il garde toujours le sourire. Serviable, gentil, attachant, avenant, le sourire aux lèvres, il est aimé de tous. Spirou tombe sous le charme de la jolie femme de chambre. Alors que dans le salon privatif de l’hôtel se règlent des histoires bien sombres qui pourraient mettre en péril de nombreux citoyens. C’est ainsi que Spirou est confronté à sa toute première enquête et qu’il fait la connaissance incongrue de Fantasio, le journaliste excentrique qui ne manque pas de répartie, parfois tordue.

J’ai beaucoup apprécié l’univers de Émile Bravo. Un scénario qui ne laisse pas sur la faim et exploité avec beaucoup d’entrain. Les cases laissent la place aux bulles et dialogues complets rendant l’histoire accrochant et immersive. L’auteur/dessinateur met en parfaite évidence les traits des caractères des différents personnages, des touches de suspense ici et là, et entre autre des petits traits d’humour associés à l’incroyable Fantasio. Le scénario est captivant avec une intrigue parfaitement menée. Dans ce premier tome, on retrouve l’ambiance d’avant la seconde guerre mondiale. J’ai passé un excellent moment de lecture trouvant le scénario et les personnages à mon goût. Je me suis laissée transporter avec bonheur !

Une chronique de #Esméralda

LE SPIROU DE CHRISTIAN DURIEUX – PACIFIC PALACE.


Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d’un lac qui l’est tout autant. Spirou regrette déjà d’y avoir fait engager à ses côtés Fantasio, viré comme un malpropre du Moustique. Car l’ex-journaliste reconverti en groom n’a vraiment pas la vocation et ne rate pas une occasion de fâcher M. Paul, leur supérieur hiérarchique.
Mais trop tard pour faire machine arrière : un véritable huis clos est décrété et l’hôtel se retrouve sans clientèle et avec un personnel réduit pour accueillir discrètement Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans. Dans ses bagages, d’imposants gardes du corps mais aussi Elena, fille du « Grand Guide » au regard envoûtant, dont Spirou tombe instantanément amoureux.
/>Alors que Fantasio ne rate pas une occasion de provoquer l’entourage du tyran, Spirou essaie de comprendre l’étrange ballet politicien qui se joue presque sous ses yeux.
Avec Pacific Palace, Christian Durieux nous livre un Spirou très personnel, entre subtile fable politique et douloureuse romance, une bande dessinée pleine d’ambiance mais avec une véritable intrigue politico-policière.

Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu un quelconque Spirou durant ma jeunesse et c’est piquée par la curiosité que j’ai décidé d’ouvrir celui-ci. Spirou et Fantasio, compagnons inséparables et improbables, ne me sont pas inconnus malgré tout. Christian Durieux propose un huis clos à la fois saugrenu et palpitant. Une intrigue policière que Spirou en bon enquêteur qu’il est, va percer à jour. Et Fantasio en tout gros balourd qu’il est va jouer au journaliste échevelé.
Le Pacific Palace est un endroit paisible au cœur d’une nature qui l’est tout autant. Spirou est groom alors que Fantasio l’a rejoint après ses déboires au Moustique. Pas très à l’aise dans ce nouveau job, l’esprit farfelu du journaliste ne manque pas de mettre dans tout ses états Monsieur Paul, le dirigeant du prestigieux hôtel.

 

Alors que les chambres se vident de ses occupants, une étrange atmosphère s’installe dans les couloirs de l’hôtel. Seuls, une femme de chambre, des cuisiniers ainsi que Spirou et Fantasio sont restés afin d’accueillir un bien étrange homme et sa famille.

 

Le dictateur Iliex Korda sauva son pays, le Karajan, d’un sombre destin. Après des années de pouvoir celui-ci est renversé et est dans l’obligation de s’enfuir avec sa femme et sa fille. Recueilli par la France, ce qui ne manque pas de faire des vagues, Korda trouve refuge dans le prestigieux hôtel. Alors que sa présence est revendiqué par la population et que les échauffourées sont de plus en plus nombreux, les chambres de l’hôtel deviennent le théâtre de pourparlers discrets. Pendant ce temps Spirou ne manque pas de remarquer la belle Elena, la fille. Discrète, elle le met en garde contre les apparences et de se méfier de tout.

 

Alors qu’une violente tempête s’abat sur la région, l’évacuation des lieux est sommée. Rien n’aurait été plus simple si des coups de feu n’auraient pas retenti.

 

Christian Durieux signe une magnifique bande dessinée. Il me semble que l’on retrouve les traits de caractère des personnages fétiches de Rob-Vel. Les traits physique sont toutefois modelés selon Christian Durieux. Il confère au scénario une atmosphère sombre où les interrogations s’amoncellent. Une intrigue très intéressante et surprenante qui m’a prise de court. Des moments intimistes qui s’opposent volontiers au déchaînement des événements et des situations ubuesques provoquées par Fantasio. J’ai beaucoup apprécié cette lecture tout autant pour l’aspect du scénario que pour les personnages.

 

Une chronique de #Esméralda

Source Dupuis.com

L’HOMME DE LA SITUATION, une bande dessinée de Lou Lubie.


Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ?
Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au cœur de ses pires angoisses…
Une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ?
Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !

Au cœur de notre société patriarcale, l’homme a une place de choix qui lui laisse prétendre à avoir ce qu’il souhaite, à diriger et à croire que tout lui est dû. Manu a toujours été cet homme, sûr de lui. Un enseignant exceptionnel et apprécié par ses collègues et sa hiérarchie. Alors qu’un poste est à pourvoir au sein de l’établissement où il enseigne, il croit avec conviction et force qu’il lui sera attribué sans détour. Lorsque la décision lui est rendue, c’est le coup en trop qu’il le blesse. Désabusé et en colère, son monde s’écroule sans préavis et dans une violence inouïe.
Mis au repos forcé, il ne parvient plus à comprendre ce monde et sa compagne qui ne souhaite plus le voir. Les heures s’écoulent tel un sablier sans fin où les doutes, les questions se bousculent. Une attente qui le met à mal à l’aise et où les réponses tardent. Par une journée morose, il fait la connaissance d’une famille singulière qui occupe un vieil hôtel. Par devoir, il devient le percepteur de cette famille désœuvrée. Déscolarisés les enfants reprennent ainsi goût à l’apprentissage. Renouant ainsi avec sa profession et sa vocation, le goût de vivre semble renaître. Mais les angoisses sont toujours là, voraces, accaparantes. Sera-t-il prêt à les accepter pour enfin vivre ?

 

Lou Lubie signe une bande dessinée vraiment incroyable. J’étais loin de m’imaginer les thèmes qu’elle aborde avec cette force aussi inespérée et que foudroyante. Une prise de conscience et le portrait de cet homme qui finalement doit faire face à ses états d’âmes. Tel un thriller et grâce à une atmosphère angoissante, le héros doit gérer une situation complexe. Un scénario implacable et des illustrations précises qui ne manquent pas de détails notamment dans l’expression des visages. Une très belle découverte qui traite un sujet d’actualité et qui pour une fois met au cœur de l’action un homme qui s’effondre.

 

A découvrir !

Source Dupuis.com

KARMEN, une bande dessinée de March Guillem.


Il arrive qu’on se suicide sur un malentendu. C’est l’heure du rapport : un « code rouge » pour Karmen. À Palma de Majorque, la jeune femme avec ses cheveux roses et ses taches de rousseur, habillée d’une combinaison noire de squelette pénètre dans l’appartement d’une coloc étudiante. Elle se rend tout droit à la salle de bain où Catalina s’est taillé les veines. Dans l’instant suspendu entre la vie et la mort, l’introspection commence pour la jeune fille et son chagrin d’amour, emportée dans une narration fantastique qui jongle en mises à distances et dimensions parallèles.

J’ai tout simplement adoré cette bande dessinée. Une approche de l’intime, de la mort et du suicide portée aux nues par Guillem March qui avec sensibilité et quelques traits d’humour aborde un sujet difficile et délicat. Le côté fantastique apporte au drame une note légère et confère à l’atmosphère cette aura de mysticité.
Une bande dessinée très intéressante par les thèmes abordés et surtout dans la manière dont ils sont traités. Karmen n’est pas la mort et encore moins un ange. Elle travaille pour une sorte d’entreprise qui au moment de la mort dirige les hommes et les femmes vers un ailleurs inconnu. Des missions diligentées par des une hiérarchie mystérieuse dont il est facile de laisser notre libre arbitre ou notre croyance définir. La prochaine mission de Karmen est de recueillir et d’accompagner Cat après son suicide. Ainsi débute la rétrospection de la vie de Cat. Un chemin empreint de résilience, de doutes et de questions.

 

Et le plus beau n’arrive qu’à la fin.

 

Guillem March signe une bande dessinée qui honore la vie et qui magnifie la mort. Un duo fusionnel qui n’est rien l’un sans l’autre.

 

J’ai tout autant adoré la beauté des mots que la beauté des illustrations.

 

Bouleversant et Magnifique !

 

Une chronique de #Esméralda

INHUMAIN, une bande dessinée de Mangin/Bajram et Rochebrune.


Dans un moment de folie, un petit vaisseau spatial en mission d’exploration s’écrase sur une planète océan inconnue. Heureusement des sortes de pieuvres géantes aident les cinq rescapés à remonter à la surface et à rejoindre la seule île à l’horizon. À leur grande surprise, ils sont accueillis sur le rivage par des humains aussi primitifs que bienveillants. Si ces hommes et femmes au sourire figé se révèlent être cannibales, le plus inquiétant reste leur totale docilité. Les naufragés sont-ils condamnés eux aussi à se soumettre à la volonté du mystérieux Grand Tout ?

Voici une nouvelle BD qui m’a complément captivée et charmée. De la pure science-fiction comme je l’adore dans un décor époustouflant pour une histoire hors du commun.

 

Alors qu’un vaisseau spatiale explore l’espace, l’équipage à bord découvre une planète océan qui les attire inexorablement.  L’atterrissage est fracassant, projetant les occupants du vaisseau spatiale dans un océan de prime abord inhospitalier. La panique les gagne rapidement, alors que la mort se profile, d’étranges formes de vie les ramènent vers la terre ferme où ils sont accueillis par des hommes et des femmes.
Chagriné la perte de l’un des leurs et ravi d’être encore en vie, l’équipage se laisse guider par leurs hôtes. Tribu primitive, ils parlent tout de même leur langue. Leurs journées sont rythmées par des rituels bien précis, qu’ils répètent jour après jour. Quoique effrayé par leur cannibalisme, il délaisse cette tribu pour explorer l’île volcanique qui recèle de nombreux mystères. Leurs pas les portent vers une autre tribu qui vit au cœur du volcan dans une oasis de verdure, une autre associée au vent et une dernière associée au feu. Un membre de l’équipage fait rapidement le rapprochement avec un éventuel naufrage d’un grand cargo spatial. Les tribus sont tributaires des unes et des autres mais vivement en totale autarcie sans rapprochement entre elles. Le Grand Tout, entité non déterminé, semble diriger tout cela grâce à une envoûtement qui ne laisse pas la place au libre arbitre. Cette île au milieu de cet océan recèle bien des mystères dangereux et leur survie ne se doit qu’à leur bon sens. Survivront-il au Grand Tout ?

 

Cette histoire est juste extraordinaire ! Je suis vite rentrée dans l’histoire où les bases sont rapidement posées. Le scénario tient impeccablement bien la route et m’a fait exploré un univers où les quatre tribus se développent autour des quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu. C’est totalement ingénieux et captivant !  Au delà de cet univers où les couleurs sont aussi vives que sombres, les personnages évoluent dans un huis clos qui rapidement devient anxiogène. La survie et le libre arbitre deviennent un enjeu crucial ! Une histoire portée par des illustrations d’une très grande qualité. Je sors de cette lecture abasourdie ! Que ça fait du bien de lire ce genre de BD ! Donc si vous êtes fan de SF et de BD, foncez, foncez sans aucune hésitation !

 

Une chronique de #Esméralda

LA BOITE A MUSIQUE, tome 3 : A la recherche des origines, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 3
Cyprien, le fils d’Anton, a découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola ! Curieux, il l’emprunte, mais est heureusement rattrapé par Igor et Andrea. Ils se retrouvent avec Nola avant de repartir rapidement dans leur monde. Malheureusement, d’autres Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait…
Cette fois-ci, Nola voit débarquer trois individus qui s’enfuient immédiatement, non sans lui avoir demandé s’ils étaient bien en Pandoccident… C’en est trop pour Nola qui réclame des explications ! Elle découvre alors que l’histoire de leurs deux mondes – Pandorient et Pandoccident – est plus compliqué et terrible que ce qu’elle supposait.

Alors que le tome 4 est sorti il y a quelques semaines de cela, je me suis plongée dans les aventures du tome 3. Et une nouvelle fois c’est juste parfait !
A contrario des deux premiers tomes, cette nouvelle aventure se passe sur Terre. Cyprien fait une nouvelle boutade et s’introduit dans le passage secret qui l’amène directement dans la maison de Nola. Très discret mais vite découvert, ce dernier est prié illico presto de retourner sur Pandorient au risque qu’on lui « lave les racines ». Mais Cyprien a vraiment du mal à garder le secret et par inadvertance il déballe tout.

 

Voilà que Nola voit débarquer dans sa chambre trois entités au discours hallucinant et qui n’ont rien de gentils. Déboussolée et inquiète, son stoïcisme est  rapidement ébranlé par l’arrivé d’Anton, le sorcier, et Igor, Andréa et leur maman. Débute ainsi une course poursuite où les origines des deux mondes sont enfin révélées.

 

Une nouvelle fois je suis conquise ! Carbone nous offre un scénario plus complexe qui permet d’appréhender les origines de Pandorient. L’histoire se précise davantage pour mon plus grand des bonheurs. Les illustrations sont toujours aussi merveilleuses et enchanteresses. Une super pépite à découvrir absolument autant les petits que les plus grands. J’adore tout dans cette bande dessinée, autant l’histoire que les illustrations. Un pur moment de bonheur ! De l’humour, de l’action à gogo !

 

Une lecture de #Esméralda.

 

Source dupuis.com

… Lien Kindle

… le site des éditions Dupuis

… mes avis sur les 2 précédents tomes, clique pour les lire.

ÉCLATS/CICATRICES, une bande dessinée historique de Erik de Graaf.


Un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Esther et Victor, anciens amants, se retrouvent dans un cimetière. Ils ne se sont plus revus depuis l’invasion des Pays-Bas par les troupes hitlériennes. Tous deux sont marqués par les années de guerre qu’ils tentent, vaille que vaille, de se transmettre en mots.
Leurs récits, chargés en émotion, portent sur les choix – souvent impossibles – qu’ils ont dû faire, les êtres chers qu’ils ont perdus et, surtout, la bataille qu’ils ont menée avec leur conscience. Des amis proches ont en effet opté pour la résistance, d’autres pour le Front de l’Est. Sans oublier qu’Esther est Juive.
Éclats est la première partie de cette histoire sur la perte. Perte de l’innocence, des rêves, de la jeunesse et, bien sûr, de la liberté.
Cicatrices clôt le diptyque.
Le récit tout en subtilité d’Erik de Graaf illustre que le bien et le mal vivent chacun des zones grises, celles de la condition humaine.

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler de ce diptyque dans son ensemble et non individuellement. Direction le Pays-Bas, à l’aube de la seconde Guerre Mondiale. Pays neutre mais qui se voit rapidement en 1939 rentrer dans la guerre malgré lui. Envahi sans sommation par les Allemands, le Pays-Bas rend les armes rapidement. L’armée n’était pas préparé et surtout comptait sur sa neutralité.
Esther et Victor est un jeune couple. La guerre va rapidement les séparer. Victor rejoint les rangs de son armée dans un premier temps. Surveillant les points stratégiques, après la déroute de l’armée il rejoint sa famille. Si au cours de la première année les Allemands ont une position d’envahisseur calme, cela change du tout au tout. Les juifs sont enfermés alors que la résistance s’organise. Très vite un réseau voit le jour, alors que de plus en plus de néerlandais rejoints les Allemands, des traîtres.

 

Victor est un jeune homme insouciant rattrapé par la terrible réalité. Alors qu’Esther, elle doit faire face avec sa sœur à la perte de sa famille et au placement dans une nouvelle famille qui est sensée les protéger de l’holocauste. Les chemins d’Esther et de Victor se sépare tragiquement tandis que leurs amis paient le lourd tribut de la guerre.

 

A la fin de chaque bande dessinée, on découvre les coulisses et j’ai appris que Erik de Graaf retrace les souvenirs de sa famille, entre autre, tout au long de ses deux bandes dessinées. Un scénario chamboulant comme le sont les récits de la Seconde Guerre Mondiale axé sur les hommes et les femmes qui l’ont subie et qui ont dû faire des choix. Les thèmes abordés comme le souvenir, la liberté, la mort et la reconstruction sont explorés avec subtilité rendant les émotions touchantes. Les illustrations de Erik de Graaf sont atypiques, à la fois simples et complexes toutes en ligne et courbe. Des couleurs tendres et pastels conférant une atmosphère intimiste. Le récit alterne entre les passé et le présent. Un passé noir et un présent qui tente à revenir à la lumière. Ce diptyque est intéressant même si le sujet est connu et il peut l’être davantage pour les jeunes lecteurs, la bande dessinée me semble t’il étant davantage évocateur pour eux. J’ai beaucoup apprécié les carnets de lectures où l’auteur argumente ses choix d’approfondir tels ou tels éléments. J’ai également apprécié le style des illustrations original dans le style rétro.

 

Une belle découverte où j’ai appris un peu plus sur l’histoire du Pays-Bas au cours de cette période dont on ne doit rien oublier.

 

Une chronique de #Esméralda