OLIVIER, LE RÉPARATEUR DE CŒURS, un roman graphique de Vedrana Donic’ et de Pole Ka.

ROMAN GRAPHIQUE

Vedrana Éditions

Vedrana Donic’ (texte) et Pole Ka (illustrations)


Ce livre raconte l’histoire d’Olivier, le réparateur de cœurs. C’était le seul réparateur de cœurs de sa ville car c’était le seul à avoir un cœur en bois depuis sa naissance. Ses parents ne savaient pas pourquoi car ils avaient des cœurs en verre qui se brisaient à chaque déception. Cela ne voulait pas dire qu’Olivier ne pleurait jamais,
seulement qu’il n’était pas touché de la même façon. Cela lui permettait donc d’aider les cœurs plus fragiles : Il les réparait, les regonflait avec sa pompe, leur soufflait des mots doux, leur prêtait son oreille, les réfugiait sous son bras et les bordait.

 

Ma note : 5/5
2012
32 pages
Disponible au format broché

 

MON AVIS

Aujourd’hui je viens vous parler de ce joli conte pour enfant et pour adulte (aussi). Un roman graphique d’une trentaine de pages où la différence de ce petit garçon Olivier qui a un cœur en bois, va en grandissant devenir le plus grand réparateur de cœurs. Une différence qu’il met à profit. Il écoute, il palpe et surtout il détient un secret important.

 

Un conte tout simplement magnifique que vous pouvez lire à vos enfants. Vedrana Donic’ parle d’émotions et de différence avec humilité. Les illustrations de Pole Ka sont tout simplement magnifiques. Elles mettent en exergue avec douceur et volupté une histoire sensible et belle.

 

Un roman graphique qui dans son ensemble m’a capturée, emportée par une histoire et des dessins d’une jolie sensibilité.

 

LE CLAN DES CABOSSÉS, tome 1 : Petite peste, un roman enfant de Jo Witek.

ROMAN ENFANT

Éditions ACTES SUD JUNIOR

Illustration : Walter Glassof

Lecture dès 9 ans


Écartez-vous, Jessie et sa bande débarquent !
Avec son franc-parler et son culot pas possible, Jessie fait trembler le petit monde de Valras-Plage et mène à la baguette le Clan des Cabossés. Des gamins hors des clous comme elle, avec qui personne ne veut traîner : Manuel qui bégaie, Arthur qui est un peu moche, Alice trop belle et trop timide. Mais derrière cette petite peste, n’y aurait-il pas un cœur tendre ?
“Faire des bêtises, rigoler ou sauver le monde”, c’est la devise d’un clan pas comme les autres. On a tous en nous quelque chose de cabossé !
Ma note : 4,5/5
128 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

Ah les vacances, quand on est môme c’est juste merveilleux, parfois barbant le temps de se faire des copains et des copines, mais après c’est le paradis. J’y trouve mes plus beaux souvenirs de gamine : des sardines qui s’échappent par le siphon, des parties de pêches et de pétanques, les auto-tamponneuses, les booms , les garçons … et la casquette de ma mamie, éternel symbole de surveillance.

 

Jessie, Alice, Manuel et Arthur sont tous des cabossés. Jessie est une terreur qui aime régner sur la petit ville de Valras-Plage, Alice est très timide, Manuel bégaie et Arthur n’est pas très beau.

 

C’est à l’initiative de Jessie que le clan des cabossés voit le jour et pour lequel elle recrute ses acolytes. Sillonnant le bord de plage et les rues de Valras à bord de la Jessie’s rosalie, la bande prend leur revanche sur ce monde qui ne tolère pas la différence. Mais Jessie va un peu trop loin et les trois ami.e.s ne sont pas certains du bon sens de ces actions. Entre eux, ils doivent se serrer les coudes et l’amitié prévaut sur la normalité.

 

Voici un roman pour les jeunes lecteurs ( et les plus vieux aussi) débordant de malice et de pertinence. Il ouvre la discussion sur la différence, l’inclusion, l’amitié et ce qui est bien et mal. Quatre personnalités atypiques qui se sentent inlassablement rejetées. Entre eux, la franchise est de prime et ne blesse aucunement. Accepter sa différence est parfois difficile et le clan est un sacré baume pour ces enfants. Outre la bande on y ressent toute l’atmosphère liée à l’ambiance de la plage et des vacances. C’est un grand bol d’air iodé et je vous assure que cela fait un bien fou. En tant qu’adulte, je me suis remémorée tous ces vacances d’enfance. Quelle nostalgie !

 

Ce premier tome est idéal à mettre dans votre valise de vacances. Lecture que vous pouvez partager avec votre enfant ou neveu et nièce. Les chapitres courts et les illustrations sont appréciables et permettent d’enchaîner sur la compréhension du texte ce qui me semble nécessaire et juste.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA


MISSION HOMO SAPIENS, un roman enfant de Lia Capman.


Vincent est un jeune Terrien qui rêve d’explorer l’espace, de posséder une météorite et, surtout, de rencontrer un extraterrestre. LUU7 est une extraterrestre qui rêve d’une glorieuse mission interplanétaire. Pas de chance, son prof l’envoie sur terre pour y étudier, capturer et ramener la créature la plus risible que l’univers n’a jamais portée : le Terrien.
Réussira-t-elle à convaincre Vincent de monter à bord de sa fusée ? Arrivera-t-elle à épater son prof et à faire rire les élèves de la classe ΩMEGA6 ?

Loin dans la galaxie, derrière le soleil, une planète est occupée. On les nomme extra-terrestre, mais pour eux nous sommes une espèce idiote.

 

Au cœur d’une bulle gigantesque vit des créatures mystérieuses, rigolotes et aux dons extraordinaires. Ils ont des capacités biscornus. Un peut ouvrir des portails dimensionnels, utiliser des trous de verres, l’autre se téléporter. Quand on les regarde de plus prêt, on y verrait un corps à trois têtes avec de nombreux yeux, des bras longs et courts, des cheveux merveilleux et des oreilles bizarres. Ils sont tous différents des uns des autres et plus tu es bizarre plus tu es génial.
Dans cette bulle, les créatures apprennent tout sur les univers, font des expériences et des découvertes. Au cœur de cette multitude, il y a LUU7. Elle est très différente de ses ami.e.s et se sent mise à l’écart. Elle n’a pas de don exceptionnel. Elle s’en veut terriblement d’être différente et banale. Le grand examen approche. Elle se voit attribuer comme mission de faire un exposé sur les terriens, les Homo sapiens. Elle n’est pas très réjouie par cette nouvelle mission qui l’oblige en plus à rester ici. Lors d’un exposé, le professeur lui donne l’autorisation de se rendre sur Terre pour mener à bien sa mission. Heureuse de quitter la bulle, elle s’empresse de préparer son équipement et direction la Terre.

 

Vincent est un petit garçon qui va au collège. Depuis que son papa les a quitté pour les étoiles, il est très triste. Il est passionné par les étoiles, l’univers et les météorites. Il est persuadé que au-delà du soleil et de notre galaxie, la vie existe. Il adore regarder au travers de son télescope et s’imaginer de nombreuses aventures. Un de ces soirs, il observe une météorite tomber dans un champ voisin. Le lendemain il se promet d’y aller jeté un œil.

 

La nuit passe et le matin suivant c’est avec enthousiasme qu’il rejoint le champ. Il y découvre une jolie pierre rouge qui rayonne et une petite fille avec son chien. Rapidement s’installe une conversation légère et pleine de promesses. Vincent ne le sait pas encore mais il a fait une incroyable rencontre, mais à ses risques et périls.

 

Lia Capman signe un roman ravissant pour les enfants. J’ai adoré plonger dans ce monde où l’imagination est généreuse. Un peu de science-fiction, un peu de fantastique, idéal pour les plus petits afin d’appréhender justement l’imagination et toutes les possibilités qui en découlent. Un roman sur la différence, la tolérance et l’amitié. On parle d’étoiles, de galaxie, de trou noir, de soleil et de navette spatiale. Ouvrir l’esprit des plus jeunes et regarder au-delà des apparences, des jugements et découvrir la multitude de notre monde. Une écriture très simple et imagée qui permet aux plus jeunes lecteurs de partir à l’aventure. Bien sûr tout est question de maturité, un parent peut l’accompagner dans cette lecture en l’aidant à déchiffrer ou tout simplement en lisant l’histoire. Des chapitres très courts, il faut reprendre son souffle. Petit bémol, il n’y pas d’illustration et à cet âge c’est primordial, à mon sens. Mais rien n’empêche au petit lecteur d’illustrer le chapitre et de le raconter à son tour et pourquoi pas au final créer son propre univers et histoire. Une thématique riche qui peut être développer en dehors de la lecture. J’adore ce genre d’histoire où l’imagination sert une telle histoire. A faire découvrir à nos jeunes lecteurs 🙂

 

Une chronique de #Esméralda

 

… Lien Kindle

… le site des éditions Le Lys Bleu

… mon avis sur le dernier récit (pour les plus grands) de Lia Capman, clique sur la photo pour le découvrir.

LE CHOIX DE REVIVRE de Clare Mackintosh.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE ETRANGERE – Nouveauté 2020 ]
Traduit de l’anglais (Angleterre) par Françoise Smith
Éditions MARABOUT – Collection La Belle étoile
464 pages
Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2020 »
Lien Kindle

 

Le résumé :
Max et Pip forment un couple on ne peut plus solide. Cependant, ils doivent faire face à la décision la plus lourde et importante de leur vie et ils ne parviennent pas à trouver un accord. Les conséquences de ce choix impossible menacent de dévaster leur couple et rien ne sera jamais plus comme avant. Clare Mackintosh change de registre avec ce roman émouvant et captivant que vous ne pourrez lâcher avant la fin.
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Une vie familiale épanouie, Pip et Max sont les heureux parents de Dylan, petit garçon qui croque sa vie avec enthousiasme et envie. Petit bout de chou qui ri, court, saute semant sur son passage le bonheur simple. Irradiant la vie de son innocence, Dylan est un rayon de soleil. Pip pourtant s’interroge sur sa maladresse et tout un tas d’observations. Son instinct de maman lui pense à croire que quelque chose ne va pas. Et il ne sait pas tromper. Le couperet tombe, Dylan est malade, gravement malade : un médulloblastome. Examens, opération, chimiothérapies et puis une pneumonie qui le plonge dans l’inconscience sous respiration artificielle.

 

Pip et Max descendent en enfer avec cette ultime conviction que cette étape sera la dernière à endurer et qu’après tout ira pour le mieux. Leur petit garçon rentrera à la maison, il jouera, sautera, criera. Il sera enfin là, touts les trois à se tenir la main, à se chatouiller, à se câliner et à s’aimer tendrement. Si seulement …

 

Deux choix : la vie et la mort ou la mort et la vie. Choix anéantissant tous les rêves. Choix barbares, choix tendres. Choix du cœur, choix des cris emprisonnés par l’âme. Pip et Max ne sont pas d’accord. La vie et la mort, main dans la main, faux camarade qui rit à la barbe de l’autre. Y a t-il vraiment un choix à prendre quand la finalité n’est pas connue ?

 

Clare Mackintosh explore avec une sincérité détonante les méandres du choix, de la douleur et du couple. Deux parties distinctes : la première qui relate la vie de Dylan intrinsèquement liée à ses parents. La douleur, la chute, l’espoir, la désillusion, le doute et l’anéantissement. La seconde, celle hypothétique d’un avenir possible d’après le choix validé. Si la première partie est douloureuse, la seconde partie est inconfortable. Clare Mackintosh soulève de nombreuses questions de moralités au cœur de l’amour inconditionnel des parents déchirés et anéantis. Quel choix prendre lorsqu’on ignore l’avenir ? Y a t-il un meilleur que l’autre ? Quel chemin prendre ? Que restera d’eux ? Comment survivre à la perte de son enfant ? Quel sens donner à la vie ? A la mort ? Est-on égoïste de vouloir le meilleur ? Est-on lâche de vouloir le pire ? Tout un tas de questions tumultueuses que l’autrice explore avec une honnêteté effarante et effrayante.

 

Un roman incroyable, d’une intensité foudroyante. Une livre étonnant et angoissant. Un livre éclatant. Un thème douloureux et triste. Une histoire sur la vie et la mort, sur l’avant et l’après. Une histoire où il y a ni bon choix ni mauvais choix, il n’y que des vies qui suivent une multitude de chemins qui mènent vers le bonheur et l’acceptation.

 

J’ai pleuré, j’ai été émue, j’ai ri, j’ai été angoissée, car quand on est maman, on y pense forcément et on espère, juste, qu’on n’affrontera ni la maladie ni la perte de nos enfants. J’ai fini cette lecture complètement bouleversée et à genoux. Cœur battant et déchiré, il n’y rien de plus beau que l’amour inconditionnel voué à nos cœurs perdus.

 

Clare Mackintosh signe un roman sublime ni pro-life ni pro-euthanasie, elle parle uniquement d’amour.

 

Comment mon fils peut-il être à un cheveu de la mort alors que je suis entourée de preuves qu’il vit ? Alors que je le sens dans mon cœur aussi sûrement que lorsque je le portais dans mon ventre ? Je me retourne, pose la joue contre l’appui-tête et regarde les immeubles céder la place aux haies. J’ai effectué ce trajet cent quarante-deux fois. Combien d’autres m’entendent ? Combien de fois avant de quitter le service de réanimation pédiatrique sans dire à demain ? Sans embrasser notre enfant avant qu’il ne s’endorme ?
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Marabout.

… le site de Clare Mackintosh.