TEMPS MORT, un roman d’urban fantasy de Ariel Holzl.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Éditions Slalom

Dès 13 ans

Un roman fantastique de haute volée qui vous plonge dans les ténèbres de la ville lumière.
Sur les traces de son grand-oncle Théobald, Léo, 17 ans, bascule dans une fontaine des catacombes et se retrouve projeté dans une réplique négative de Paris. Auréolé d’un soleil noir, le Périmonde est un territoire où le temps n’a pas de prise et où règnent des clans aux pouvoirs puissants.
Léo n’a d’autre choix que de les affronter lors de la Chasse Sauvage, une course contre la montre où tous les coups sont permis. Heureusement, l’énigmatique Alma est là pour l’aider… mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
288 pages
Disponible en numérique et broché


MON AVIS

Voici une découverte extra-ordinaire. Un roman ado qui vous file les frissons à un claquement de doigts. Une couverture rouge sanguinolente et un titre totalement accrocheur (à mon sens) et une histoire qui ne manque pas d’originalité.

 

Léo a 17 ans. Par un malheureux concours de circonstances, il est accueilli chez son oncle qu’il ne connaît guère. Une rumeur sur son étrangeté et sa solitude sont son seul souvenir. Théobald est un homme bien intrigant. Son comportement est le reflet parfait de sa demeure. Lugubre, anormale, mystérieuse et cocasse. Cet oncle est un grand botaniste qui au milieu de sa serre devient un homme passionné et bienveillant. Mais tout cela c’est avant que de mystérieuses créatures débarquent de nulle part et mettent une pagaille sans nom au cours de laquelle Théobald se fait kidnapper. Revenu à lui rapidement après un mauvais coup sur la tête, Léo décide de suivre la mauvaise troupe. Cette filature le porte directement dans les catacombes de Paris et bien au-delà.

 

Imaginez une version de Paris plongée dans une lumière rouge et lugubre. Imaginez un Paris et les habitants figés dans un marbre déroutant qui ne se meut que deux fois dans la journée. Imaginez des créatures prêtent à tout pour survivre. Imaginez des hommes, des femmes, des enfants dont leur âme humaine a fondu comme neige au soleil. Des créatures hostiles et qui veillent à un certain équilibre. La cohabitation entre clans est bien difficile et le pire reste à venir car une terrible menace est sur le point d’émerger.

 

Léo est totalement déstabilisé par cet univers. Un entre deux-mondes où la loi de la physique n’existe plus. Un univers où la manipulation, la moquerie, l’humiliation, la violence sont légions. Un univers où il faut mieux avoir des alliés et une bonne endurance, quoique !

 

Ariel Holzl signe un roman totalement déroutant. J’ai vraiment été épatée par cet univers parallèle riche, sanguinaire et fantastique. Une agréable surprise portée par un anti-héros totalement charmant, attachant. Un jeune homme miné par la maladie qui dans la noirceur va s’épanouir. Une seconde chance, un second souffle, une vie bizarre mais sans souffrance. Ariel Holzl explore la souffrance d’une manière étonnante de sa jolie plume énergique et créative.

 

Une belle découverte et surtout un monde imaginaire époustouflant. De l’urban fantasy comme je l’aime !

 

Une chronique de #Esméralda

MAGIC, tome 1 : La fillette aux cheveux violets, une bande dessinée de Lylian et de Molinatti.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Fantastique

Éditions Dargaud

Lylian (scénario) et Molinatti (dessin)


Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle.
 Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes ! Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs.
Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment. Une série de Lylian et Audrey Molinatti qui offre une plongée dans une Angleterre victorienne particulièrement kawaï, où vivent sorcières et créatures magiques !

 

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Nouveauté 2021
49 pages
Disponible en numérique et en broché

 


MON AVIS

Comment ne pas succomber à cette magnifique couverture ?

Dès le départ j’ai été séduite par les dessins. Des couleurs pastels, des courbes toutes douces et cette petite fille tellement adorable que j’ai eu envie de lui pincer les joues. Evelÿne est petite fille malicieuse et qui du haut de ses 7 ans rend folle les sœurs qui l’ont accueillie à sa naissance. Evelÿne est une petite farceuse qui aime faire des blagues de mauvais goûts. Des statues qui parlent et qui se meuvent, des phénomènes surnaturels que les sœurs ne peuvent plus contenir. C’est donc avec tristesse qu’elle confie la garde à un drôle de bonhomme. Monsieur Farfadet est chapelier à Londres et sous ses airs mystérieux cachent une magnifique réalité.

Evelÿne est bien désappointée de quitter le couvent mais grâce à la présence de Benedict, son chat noir, elle va affronter cette étape avec sérénité.

Un univers magique où les pouvoirs se doivent d’être cachés sous peine de moqueries ou de représailles.

Une très belle histoire. J’ai de suite été charmée par le scénario et les illustrations. Ici le kawaï joue parfaitement son rôle rendant l’héroïne attendrissante et un décor subjuguant. Le scénario est totalement captivant et pour un premier tome, la suite est prometteuse avec davantage de magie, je l’espère vivement. Le fil rouge de l’histoire est en place, je n’ai plus qu’à patienter pour connaître la suite de cette incroyable aventure.

A découvrir dès 8-9 ans pour les plus jeunes lecteurs et les plus grands ne pourront que se régaler !

Une chronique de #Esméralda

L’ŒIL DU CHAOS, un roman fantastique de Jean-Marc Dhainaut.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions Taurnada

Collection L’ombre des Mots


Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît,
les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
242 pages
Disponible en poche et numérique

 


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Jean-Marc Dhainaut dans une toute nouvelle histoire.

 

Théo, jeune lycéen de 17 ans, se passionne pour la photo. Un week-end, il s’attelle à préparer un nouveau filtre à l’aide de miroir et d’un prisme faits maison. Le résultat n’est pas tout à fait excellent, mais peu importe son acharnement lui a permis de créer ce nouveau appareil photo. Théo est un jeune homme introverti et la photo lui permet d’exprimer une palette d’émotions. A bien regarder de plus près, ses nouvelles photos sont bien différentes des modèles originaux. Décontenancé par le résultat, il décide de manipuler son appareil et découvre avec effarement que les photos prises sont le reflet du moment exact 21 jours plus tard à la même heure. Et ce qu’il entrevoit c’est la fin du monde. Il tente désespéramment d’alerter ses parents et via son réseau social, les abonnés qui le suivent. Moqueries, insultes fleurissent sous les photos, mais Théo est persuadé qu’une grande catastrophe est imminente.

 

La chaleur, l’eau rationné, les écoles fermées, le monde vit au ralenti. Des aurores boréales peignent le ciel noir du Sud de la France, les animaux deviennent dingues et les gens commencent à se méfier. Puis soudain à la date fatidique, les avions tombent comme des mouches, le courant cesse, la télévision et les téléphones ne reçoivent plus rien. La fin du monde vient de retentir.

 

Théo séparé de ses parents et de son petit frère se doit à tout prix de les retrouver. Mais les gangs et les pilleurs sèment la terreur, nul endroit pour se sentir en sécurité. Épaulé et recueilli par un ermite, un ancien militaire solitaire, ils vont ensemble tenter le tout pour le tout et les rejoindre.

 

Ce road-trip aux airs d’apocalypses va vous tourmenter pendant longtemps. C’est un thème qui me subjugue tout autant qu’il m’effraie. Et puis notre quotidien se prête à la perfection à l’atmosphère créée par Jean-Marc Dhainaut. Outre cet aspect dont il nous fait irrémédiablement écho, l’aspect fantastique fait une timide apparition. Ce dernier est la marque de fabrique de l’auteur est à part quelques allusions ici et là, je ne peux que regretter ce choix. DANS L’ŒIL DU CHAOS est avant tout un roman d’aventure où l’homme et ses faiblesses sont au centre de cette histoire post-apocalypse. Il est question de survie, d’amitié, de courage, d’abnégation, de volonté et d’espoir.

 

J’ai pris du plaisir à lire le nouveau thriller de Jean-Marc Dhainaut. J’ai toutefois remarqué quelques redondances et un manque de fluidité qui entachent la lecture. Le thème est sans aucun doute intéressant. Il explore explicitement la surconsommation, l’environnement, l’écologie et les conséquences extrêmes de l’anthropocène.

 

Une lecture très surprenante où il est bien difficile de rester impassible.

 

Une chronique de #Esméralda

SAC A DIABLE, tome 1 : La Bruja a disparu ! une bande dessinée de Cardona et Mayen.

FANTASTIQUE

Cédric Mayen (scénario) Sandra Cardona (illustrations)

Éditions DARGAUD


Enfer et damnation ! La Bruja, la sorcière la plus puissante de sa sororité, a disparu ! Elle venait juste de créer un élixir capable de changer la face du monde…
Norah, sa nièce, inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles, décide de se rendre à son domicile. Alors qu’elle entre dans la maison de sa tante,
elle interrompt sans le vouloir un rituel d’invocation du Prince des Ténèbres, enclenché par erreur par Barbouillard, l’un des démons familiers de La Bruja.
Catastrophe : voilà le Diable coupé en deux, bloqué dans un pentacle et condamné à rester sur Terre ! S’il veut récupérer ses jambes et son trône, il doit passer par les cinq démons qui gardent la porte des Enfers. Norah veut bien l’aider, à une condition : qu’il lui donne un coup de main – ou plutôt de griffe – pour retrouver sa tante.
Et voilà comment le Diable se retrouve dans le sac à dos d’une jeune fille d’aujourd’hui, situation fâcheuse pour un personnage aussi illustre que lui…
Prenez un zeste de sorcières, ajoutez une pincée de démons, assaisonnez le tout avec une bonne dose d’humour et vous obtiendrez Sac à Diable, un excellent élixir à consommer sans modération !

 

Ma note : 3,5/5
48 pages
Disponible en numérique et broché
Nouveauté 2021

MON AVIS

La Bruja est une sorcière redoutée et renommée. Dans son repaire loin de tout, elle passe son temps à créer des potions magiques et la dernière sera son chef d’œuvre. Une goutte de ci, une pincée de ça, une patte par ci et une herbe par là, une incantation et sa potion sera une pure merveille.

 

Balai en main, direction le ciel pour une destination secrète. C’est ainsi que la Bruja disparaît.

 

C’est sa nièce, Norah, inquiète qui découvre la maison de sa tante dans un état catastrophique. Les petits compagnons esseulés de la sorcière ont lancé un sort qui évidemment s’est mal terminé. C’est ainsi que surgit dans la vie de Norah un démon, plus précisément la moitié d’un démon.

 

Avec l’aide de ce dernier, Norah part à la recherche de La Bruja et une drôle d’aventure l’attend.

 

Une bande dessinée haute en couleurs et où l’action est omniprésente. Une histoire à laquelle j’ai eu du mal à m’accrocher. Un scénario alambiqué qui part un peu dans tous les sens. Le format numérique n’aidant pas je n’ai pas su apprécié à la hauteur. Le personnage de Norah est intéressant notamment du fait qu’elle n’ait pas de pouvoirs magiques. Le diable est un sacré farceur et manipulateur. Je ne suis pas arrivée à cerner les aboutissants de ce premier tome et encore moins le fils rouge de cette saga. Petite déception pour ce premier tome où je m’attendais à de la magie en effervescence.
 

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

ZOMBILLÉNIUM, tome 1 à 5, une bande dessinée de Arthur de Pins.

BANDE DESSINÉE

HUMOUR

ÉDITIONS DUPUIS


Au Parc d’attraction Zombillénium, on n’embauche qu’à durée indéterminée. Les critères de sélection ne sont pas trop durs, on refuse juste les simples mortels. Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille cette petite entreprise qui ne connaît pas la crise…
Une comédie à l’humour noir impeccable, signée Arthur de Pins.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir absolument »
Disponible en numérique et broché
 

MON AVIS

Cette saga me faisait de l’œil depuis un bon moment déjà et lorsque j’ai vu qu’elle était présente à ma médiathèque, j’ai sauté dessus et l’ai empruntée.

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LA SENTINELLE DU PETIT PEUPLE, tome 1 : La pommade de fée, une bande dessinée de Forns, Carbone et Barrau.


Il est temps pour Adélaïde, loin de chez elle, immobilisée en maison de repos, de léguer à sa petite-fille son plus grand secret. Elle est la sentinelle du Petit Peuple, la protectrice des êtres féeriques qui sont les garants de l’équilibre de notre Terre.
Elle lui transmet la recette de la pommade de fée : à son tour, Élina pourra voir ce monde merveilleux et découvrir sa nouvelle mission. Car l’heure est grave. Au lac, l’ondine a disparu et le Petit Peuple a besoin de son aide.
Pour protéger les humains et les êtres féeriques, en poursuivant son apprentissage auprès de sa grand-mère, Élina devra aussi dissimuler à sa mère ses nouveaux pouvoirs…

Depuis « la boîte à musique », je suis avec assiduité les parutions où Carbone figurent. Et le dernier album accompagné de Forns et de Barrau est une pure merveille où cette fois-ci le monde féerique est à l’honneur.
Vous ne le savez pas, mais elfes, fées et toutes autres petites mignonneries nous côtoient. Nous ne les voyons pas pour des raisons évidentes. Mais il y a parmi nous des gardiens. Adélaïde, grand-mère d’Elina en est une.
Hospitalisée, Adélaïde reçoit la visite de sa fille et de sa petite-fille qui lui offre une joli bouquet issu du jardin de sa maison. Dans ce dernier se cache un terrible message. Impossible pour cette grande-mère généreuse et au grand cœur d’y répondre. C’est ainsi qu’elle décide de mettre dans le secret sa petite fille, Elina et de lui apprendre tout ce qu’elle doit savoir.

 

Une fois la pommade de fées minutieusement préparée (enfin il y a eu un couac), Elina découvre un monde enchanté. Mais l’heure n’est pas à l’ébahissement, car le danger rôde dans leur monde.

 

Ce premier tome est sous le signe de la découverte et de l’aventure. Elina est une jeune fille à l’esprit ouvert et malgré une surprise de taille, elle reste très enthousiaste aux côtés de ces petits êtres. Son énergie, son volontariat et sa gentillesse lui permettent d’être aussitôt acceptée parmi eux malgré quelques récalcitrants. Une bande dessinée carrément géniale. Perso j’adore cette ambiance, cela me rappelle mon enfance. De magnifiques illustrations avec plein plein de détails et des couleurs qui égayent l’ensemble. Des vifs, des pastels … je suis juste émerveillée. Ce premier tome est le prémices de longues aventures qui ne manqueront pas de piquant et d’émerveillement. Une lecture que je recommandes aux petits comme aux grands !

 

Une lecture de #Esméralda

THE CUPIDON BROTHERS, tome 3 : Elon, une romance fantastique de Estelle Every.


Il ne croit plus en rien, elle ne croit plus qu’en lui.
Il a renoncé à les défendre, elle ne vit que pour les aider.
Élon Cupidon, avocat chez Campbell & Partners, n’a plus d’illusions. Ses efforts pour les défendre sont du temps perdu, les humains ne veulent pas évoluer. Alors quand Sienna Fields s’introduit dans son bureau pour le supplier de prendre une nouvelle affaire, la première réaction de l’ange n’est pas celle que la jeune assistante sociale espérait…
Et si Sienna était la clé pour lui redonner la force de continuer ?

Elon est un homme de loi (son prénom lui va à merveille). La justice, la droiture font entièrement parti de lui. Aider les gens dans leurs difficultés, faire valoir leurs droits, c’est son dada. Mais très vite, il se rend compte que l’Homme adore se mettre dans les ennuis. Il aime se vautrer dedans et Il ne souhaite pas déroger à cette règle. Las de leurs attitudes autodestructrices, il baisse les bras. Les affaires se succèdent sans grand intérêt.
Puis un de ces matins discrets et longs, il découvre une jeune femme fouinant dans son bureau. Interdit par cette attitude, il n’hésite pas à la rabrouer. C’est alors qu’elle explique son geste désespéré. Il est le meilleur et elle compte sur lui pour défendre les intérêts de ce jeune homme incarcéré. Furieux par cette requête, il la rejette. Sienna est assistante sociale. Elle n’était pas prédestinée à cette vie, mais les aléas l’ont poussé à donner un sens à sa vie pour finalement venir en aide aux enfants les plus démunis, rejetés par la société, abandonnés. Son métier lui tient à cœur. Elle s’y épanouit et ne compte pas les heures qu’elle met en œuvre pour les aider au maximum. Entre la maison de retraite et l’orphelinat St-Mary, elle ne ménage pas sa monture. Du bénévolat essentiel. Sienna croit à la bonté, à cette seconde chance, à la vie. Son entrain et son enthousiasme sont entraînants et communicants.

 

Ils se revoient inopinément et Elon accepte ce dossier. De fil en aiguille, ils se rencontrent fréquemment. L’attirance, la manière d’aborder la vie, leurs discussions passionnantes les mettent en émoi. Mais la peur s’insinue entre eux. Celle de l’abandon, essentiellement. Ils représentent pour chacun l’espoir. Pour l’un panser ses blessures, pour l’autre s’ouvrir au monde et d’en accepter les défauts.

 

Estelle Every signe un tome 3 tonitruant. Rapidement j’ai été prise par les rebondissements de leur histoire commune. Le fil rouge commun aux tomes s’étoffe et offre d’agréables surprises. J’ai été heureuse de retrouver Eros et Caleb avec leurs moitiés. Les actions ne manquent pas. La romance s’installe progressivement laissant les sentiments s’épanouirent à leur rythme. La psychologie des personnages s’enrichissent tout au long des chapitres me laissant découvrir leurs blessures respectives. Elon, l’ange de la justice, apprend à se défaire de ses liens et à s’ouvrir au monde et à aimer même maladroitement. Estelle Every traite du sujet délicat de l’enfance. Les enfants abandonnés et délaissés donnent une touche terriblement dramatique à l’histoire mais sans tomber dans la gravité.

 

Une romance sous le signe de la passion, de la découverte et de la confiance. Une romance qui ne manque pas de piquant et de passion.

 

Une chronique de #Esméralda

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 4 : La mystérieuse disparition, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 4
Grâce à la visite surprise de Siloé et de ses frères dans l’Hexomonde, Nola a appris beaucoup de choses sur Pandorient et sa maman. Mais les questions sans réponse se multiplient avec la découverte d’une drôle de clé, que Nola a déjà vue dans le livre d’Annah. Que peut-elle bien ouvrir ? Pour le savoir, Nola retourne aussitôt à Pandorient. Mais rapidement, une disparition inquiétante mène Nola, Igor et Andréa dans une enquête, qui risque peut-être de bouleverser la vie de Pandorient…

C’est toujours un pur moment de bonheur d’ouvrir la bande dessinée de Carbone et de Gijé. Un ravissement pour les yeux et un excellent moment de lecture. La magie opère toujours au bout du quatrième tome. J’adore tout simplement !

 

Nola poursuit toujours sa quête de vérité autour de Pandorient. En rageant les affaires de sa mère, sa maladresse lui permet de tomber sur une clé mystérieuse. Lui rappelant un souvenir, elle va rapidement ouvrir le grimoire de sa mère et tombe nez à nez avec le dessin de cette clé.
Sa curiosité piquée, elle part à la recherche de réponses sur Pandorient. Sur le chemin la menant vers ses nouveaux amis, Igor et Andréa, Nola est enthousiaste. Devant la porte de ses camarades, Nola est surprise par des cris. L’étrange voisin hurle de désespoir et de colère. N’y prêtant guère, elle continue sur sa lancée. Ravie de revoir ses amis, ils décident d’aller prendre l’air tout en promenant l’adorable chien. Une nouvelle rencontre plus tard, les voici inquiétés par une mystérieuse disparition. Ni une ni deux, les voici sur une nouvelle enquête qui va les mener directement au roi. Arriveront-ils à le convaincre ?

 

Ce quatrième tome, toujours aussi coloré, propose une histoire davantage engagée. Carbone traite le sujet de la différence et de la tolérance avec tact et beauté ! L’amour n’a pas de couleur, n’a pas de race, l’amour est un tout, universel, traversant toutes les frontières, savourant pleinement ce cadeau ! Une nouvelle fois je suis charmée tant par le scénario que par les illustrations que j’adore regardées tout en cherchant les petits détails qui parfont le tout. Un final qui n’empêche pas un sacré suspense et il faudra attendre la suite pour en savoir davantage !

 

Une lecture agréable, touchante et magnifique ! Je ne peux que vous recommander encore et encore !

 

Une chronique de #Esméralda

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 3 : A la recherche des origines, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 3
Cyprien, le fils d’Anton, a découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola ! Curieux, il l’emprunte, mais est heureusement rattrapé par Igor et Andrea. Ils se retrouvent avec Nola avant de repartir rapidement dans leur monde. Malheureusement, d’autres Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait…
Cette fois-ci, Nola voit débarquer trois individus qui s’enfuient immédiatement, non sans lui avoir demandé s’ils étaient bien en Pandoccident… C’en est trop pour Nola qui réclame des explications ! Elle découvre alors que l’histoire de leurs deux mondes – Pandorient et Pandoccident – est plus compliqué et terrible que ce qu’elle supposait.

Alors que le tome 4 est sorti il y a quelques semaines de cela, je me suis plongée dans les aventures du tome 3. Et une nouvelle fois c’est juste parfait !
A contrario des deux premiers tomes, cette nouvelle aventure se passe sur Terre. Cyprien fait une nouvelle boutade et s’introduit dans le passage secret qui l’amène directement dans la maison de Nola. Très discret mais vite découvert, ce dernier est prié illico presto de retourner sur Pandorient au risque qu’on lui « lave les racines ». Mais Cyprien a vraiment du mal à garder le secret et par inadvertance il déballe tout.

 

Voilà que Nola voit débarquer dans sa chambre trois entités au discours hallucinant et qui n’ont rien de gentils. Déboussolée et inquiète, son stoïcisme est  rapidement ébranlé par l’arrivé d’Anton, le sorcier, et Igor, Andréa et leur maman. Débute ainsi une course poursuite où les origines des deux mondes sont enfin révélées.

 

Une nouvelle fois je suis conquise ! Carbone nous offre un scénario plus complexe qui permet d’appréhender les origines de Pandorient. L’histoire se précise davantage pour mon plus grand des bonheurs. Les illustrations sont toujours aussi merveilleuses et enchanteresses. Une super pépite à découvrir absolument autant les petits que les plus grands. J’adore tout dans cette bande dessinée, autant l’histoire que les illustrations. Un pur moment de bonheur ! De l’humour, de l’action à gogo !

 

Une lecture de #Esméralda.

 

Source dupuis.com

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LES SŒURS GREMILLET, tome 1 : Le rêve de Sarah, une bande-dessinée de Di Gregorio et de Barbucci.


Plonger dans l’histoire comme dans un rêve… Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois soeurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu’au grand arbre et son palais de verre. À l’intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d’un lit. Sarah, l’aînée, ne s’explique pas ce rêve étrange.
Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l’élucider avec l’aide de ses deux soeurs. Alessandro Barbucci illumine de son dessin virtuose cette chronique familiale moderne qui, derrière les révélations d’un drame du passé, célèbre l’amour d’une mère pour ses enfants. Dans ce trio féminin, chacune a son caractère attachant : Sarah, l’aînée autoritaire, Cassiopée la cadette artiste, et Lucille la plus petite qui ne parle qu’à son chat. Les belles pierres de la ville, le jardin des plantes, la végétation luxuriante, les petits marchés… le lecteur ne voudra plus quitter cet univers enchanteur créé par Barbucci et Di Gregorio !

Les sœurs Grémillet, Sarah, Cassiopée et Lucille, sont aussi unies qu’elles adorent se chamailler. Sarah, la plus grande a la tête sur les épaules un peu trop. Une seconde maman aussi sévère que la seule et unique. La distraction n’a pas de place dans sa vie. Perturbée par ce rêve qui s’invite de plus en plus souvent au cours de ses nuits : un grand arbre des méduses et une chambre occupée par une seule et gentille méduse.
Intriguée, elle tente dans un premier temps d’en parler à ses sœurs et ensuite d’en glisser mots à sa mère. Elle n’éveille la curiosité de personne. Coûte que coûte elle découvrira la vérité.

 

Cassiopée la rêveuse, l’éternelle romantique, âme d’artiste passe son temps à créer et à rêver de belles histoires.

 

Lucille, introvertie, s’est réfugiée dans son monde bien à elle. Un monde où les chats ont toute la place. Leur parler est son passe-temps favori.

 

Réunies une après-midi, elles découvrent une photo, les voici au cœur d’une quête où passé et secret se rencontrent.

 

Ce premier tome est juste une pure merveille. Un scénario touchant où la famille en est son principal moteur. Un brin de fantastique, une touche d’aventure sublimés par les magnifiques illustrations de Barbucci. Aussi envoûtantes qu’enchanteresses, elles nous plongent dans cette histoire avec délice. Un premier tome qui explore les thèmes de sororité, de famille et de secrets avec une belle délicatesse. A mettre dans les mains des petits et grands.

 

Une chronique de #Esméralda