NEVERNIGHT, tome 2 : Les Grands jeux, un roman fantasy de Jay Kristoff.

FANTASY

ÉDITIONS DE SAXUS


Mia est devenue la plus douée des assassins.
Pour accomplir sa vengeance, elle est prête à tout, même à l’impossible.
Le retour de la saga Nevernight par le génial Jay Kristoff.
Jay Kristoff poursuit son incroyable saga Nevernight avec ce deuxième tome : Les grands jeux.
Mia est fait maintenant partie des Lames de Notre-Dame du Saint Meurtre au sein de L’Église rouge. Mais beaucoup pensent qu’elle n’a pas mérité ce titre.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir absolument »
Traduit de l’anglais (Australie) par Sébastien Guillot
793 pages
Disponible en numérique, broché et relié
Nouveauté 2021
Elle commet des assassinats au nom de l’organisation, mais au fond d’elle son objectif est resté le même : se venger des responsables de l’assassinat de sa famille. Après une confrontation avec un mystérieux ennemi, Mia commence à douter des vraies motivations de L’Église rouge.
Lorsqu’il est annoncé que Scaeva et Duomo vont faire une apparition aux Grands Jeux de Sépulcra, la cité des morts, Mia choisit de défier l’Église rouge et se fait délibérément enlever afin d’être vendue à une troupe de gladiateurs. Par ce moyen et en gagnant les Grands Jeux, elle pourra s’approcher au plus près des assassins de sa famille et enfin accomplir sa vengeance. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…

MON AVIS

Il n’y a pas à dire mais Jay Kristoff est un auteur dingue. Dingue de nous faire vivre une pareille aventure. Dingue avec son imagination débordante. Dingue avec son personnage principal qu’il manipule telle une marionnette. Dingue ! Dingue !

 

Voici un fantasy qui vire quand même vers la dark fantasy qui te scotchera. Y a pas à dire, Jay Kristoff maîtrise à la perfection un scénario tendu du slip. Et le pire dans tout ça c’est quand t’arrive à ce fichu point final et même à plus de 700 pages tu le maudis ce point. Là ! T’as qu’une seule envie, t’enfermer avec l’auteur et lui tirer les vers du nez. C’est que même j’en deviendrais méchante. Ils sont maso ces auteurs qui finissent avec de tels cliffhangers ! Et moi pauvre loque que je suis devenue qui devra attendre sagement 2022. Voici pour les éloges ! Et plus sérieusement mon avis donne ça !

 

Après les aventures de Mia au sein de l’Église Rouge qui a suivi la formation pour devenir une Lame et accomplir sa terrible vengeance, se voit confier des missions de la plus haute importance. Tuer de sang froid est devenu son dada. Un coup de lame par ci un autre par là. Une simple vie de tueuse ! Quelque fois ses missions se pimentent de la plus agréable des manières, mais toujours à ses risques et périls. Le sang gicle, les bombes explosent, les gens crient, la foule devient folle et Mia tue sans remord. De retour à Sépulcra, sa nouvelle mission se révèle coriace et qui débouche sur une rencontre inopinée, inattendue et violente. Cette dernière fait surgir de douloureux souvenirs et blessures non pansées. Après un combat mémorable où Mia sort vainqueur, sa captive deviendra une aide précieuse pour ce plan machiavélique panifié après les dernières révélations. Mia n’a plus le choix et à l’obligation de tout mettre en œuvre pour atteindre son objectif : tuer Scaeva et Duomo, les assassins de son père. Et peu importe que l’Église Rouge n’est pas ce qu’elle dit être et qu’elle les défie, mais plus rien de l’arrêtera. Vivre avec la peur ou vaincre sa peur, il suffit juste de devenir une esclave qui devra combattre la mort !

 

Captive et esclave, c’est au cœur de l’arène qu’elle prouvera sa valeur ! Elle, la petite corneille, va devoir voir la mort en face, celle que l’on enlève impunément, celle qui soudoie, celle qui ensanglante. Pas de pitié dans ce monde où les femmes ne sont que des demi-portions. Pourtant certaines se révèlent coriaces, acharnées, combatives, féroces et véloces. La petite Corneille est une rusée et ses ombres ne l’ont pas quittée, une aide précieuse et providentielle. Dans l’arène il n’y a pas d’amitié, il n’y a pas d’amour, il n’y a que ce sang poisseux, ces corps étêtés, et ces spectateurs qui se délectent du spectacle. La mort dans toute sa finesse, dans toute sa rudesse. La mort soulève la foule, la mort unit dans la vie, la mort est le totem des vivants. Mia, tout au long de cette quête et ce périple, va prendre conscience de la valeur de la vie. Son tempérament aussi fougueux va s’atténuer et prendre la mesure de la survie. Mia va découvrir au delà de son obsession de vengeance, que la vie c’est aussi l’amour, se laisser aller dans les bras et se laisser porter par les autres. Elle va apprendre à avoir confiance dans les autres.

 

Ce second tome est une sacrée bombe. Un page turner à vous faire tourner la tête et vous rendre dingue. Le schéma narratif est tout autant phénoménal. Le style de l’auteur est atypique et addictif. J’ai tout simplement kiffé, adoré (tout ce que vous voulez !).

 

Un second tome toutefois bien plus sombre et axé sur la psychologie de Mia et tout cela porté par un scénario haletant qui vous vivre cette aventure hallucinante en passant par une multitude d’émotions et qui bien évidemment vous donne des envies de meurtre à ce fameux point final.

 

Moi je vous dis : Foncez !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA


LA CITÉ DE LAITON, un roman fantasy de S.A Chakraborty.

ROMAN FANTASY

ÉDITIONS DE SAXUS Tome 1/3


Une épopée inoubliable et magique au cœur des légendes et des mythes du Moyen-Orient !
Dans les rues du Caire du XVIIIe siècle, Nahri est une jeune escroc aux talents inégalés : lecture de la main, exorcismes et un mystérieux don de guérison ; elle a fait des nobles ottomans sa cible principale dans le but de survivre. Un jour, pendant l’un de ses «  coups  », elle invoque accidentellement Dara, un mystérieux guerrier djinn, et elle va comprendre trop tard que même les stratagèmes les plus intelligents peuvent avoir des conséquences mortelles.
Forcés de fuir Le Caire, Dara et Nahri voyagent ensemble à travers des sables chauds et balayés par le vent, grouillants de créatures de feu et de rivières où dorment les mythiques Marids. Des ruines de métropoles humaines autrefois magnifiques aux montagnes où les oiseaux de proie ne sont pas ce qu’ils semblent, leur périple a pour destination Daevabad, la légendaire Cité de Laiton.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Traduction de l’anglais (États-Unis) Gaspard Houi
Disponible en numérique, broché et relié.
Nouveauté 2021

MON AVIS

Surtout n’ayez crainte de ce joli petit bébé de plus de 600 pages. Un embonpoint aussi léger qu’une plume. Il faut dire que S.A. Chakraborty maîtrise à la perfection son univers et qu’elle vous y plonge avec une aisance qui pourrait frôler l’émerveillement.

 

Bienvenue dans un univers aux couleurs du Moyen-Orient et des Mille et une nuit. Tapis volant, créatures mythiques, mythes et légendes, pourfendent une histoire qui va vous scotcher. Désert, oasis, mosquée,, minaret, souk, une ambiance où notre bon Aladin ferait pâle mine. Une création aux milles couleurs où le danger est omniprésent. Un monde imaginaire envoûtant et qui vous invite à vivre cette aventure avec frénésie.

 

Prenez une grande respiration et plongez avec moi !

 

Nahri est une jeune femme qui dès son enfance a du apprendre à survivre. Brillante escroc, guérisseuse farouche, exorciste, tous les boulots sont bon à prendre tant qu’elle y trouve son compte. Derrière cette vie de voleuse, se cache pourtant une jeune femme qui souhaite quitter le Caire pour se former à la médecine. Nahri est une tête brûlée qui aime le risque, et quand ce dernier se présente à elle pour la première fois y a de quoi flipper. Lors d’une cérémonie particulière, elle réalise bien trop tard que les avertissements donnés par son ami, l’apothicaire, sur le monde invisible, a sa part de vérité. La voici affublé d’un djinn, Dara, pas commode qui s’est donné pour mission de la sauver des méchants, les éfrits. Direction Daevabad, cité invisible aux yeux des humains, recelant de nombreuses surprises. Tout au long de ce périple, elle découvre un monde insoupçonné et dont elle serait la dernière survivante. Nahid, elle serait douée pour guérir. Cette communauté a été décimée depuis une vingtaine d’années par convoitise et jalousie.

 

Dara est une guerrier aguerri et puissant. Mystérieux, fougueux, taciturne, il masque avec perfection ses émotions. De lourds secrets se sont accumulés tout au long de longue vie. Mais Nahri l’intrigue et au fil de ce voyage surprenant, il va s’épancher, ouvrant un peu son cœur.

 

Parallèlement aux aventures de Nahri et de Dara, nous découvrons le jeune prince de La Cité de Laiton, Ali. Ali est un cérébral avec des idées bien arrêtées et bien différentes de celles de son père. Promis à devenir le grand vizir, il sera en charge de la sécurité et de l’armée de la cité. Au fil de ses points de vue, nous découvrons la vie interne de la cité : ses merveilles et ses horreurs, ses guerres intestines et la pauvreté. Sa famille est mise aussi en avant.

 

Et puis arrive ce moment fatidique où les deux mondes se rencontrent. Le choc des Titans ! Une entrée en scène magique et merveilleuse qui se terminera des mois plus tard en un chaos sans nom !

 

Nahri se trouve au milieu d’une histoire dont elle n’aurait jamais voulu en être le personnage principal. Étouffée par toutes ses considérations, impuissante face aux exigences, troublée par l’aura de Dara et envoûtée par l’intelligence d’Ali, Nahri perd rapidement pied. Quel choix devra t’elle faire ?

 

Ce premier tome pose les bases d’une histoire incroyable. Un page turner explosif qui vous entraîne au cœur d’une histoire incroyable et magique ! J’ai avalé les pages telle une boulimique en manque de sa dose ! Arrivant au surprenant final qui bien évident va te frustrer sérieusement ! Mais ça c’est le risque qu’on prend, lorsqu’on ouvre un roman ! Un monde aux mille et une couleurs, une intrigue passionnante, des personnages atypiques aux caractères bien trempés. Un décor dépaysant, envoûtant et splendide. Le contrat est rempli et je n’attend que la suite.

 

Si vous avez adoré REBELLE DE DÉSERT de Hamilton où qu’alors vous êtes juste des curieux.ses en mal de sensations fortes. Je n’ai qu’un mot FONCEZ !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

L’ANTIDOTE MORTEL, tome 1, un roman fantasy de Cassandre Lambert.


Trois adolescents, trois destins liés par leur désir de rébellion et de vengeance.
Whisper, princesse surprotégée par le Roi, n’a jamais franchi les portes du Palais. Personne ne doit connaître son existence depuis qu’un mystérieux mal s’est emparé de la Reine. Lorsque son père la condamne à un mariage forcé, la jeune fille s’enfuit et cache sa véritable identité.
De l’autre côté du royaume, Eden, fougueuse jeune femme au caractère bien trempé, est chassée d’un orphelinat. Son seul désir : venger la mort de son père, un brillant inventeur tué par le Roi. Quand elle rencontre Whisper, elle saisit l’opportunité de s’introduire au Palais par son aide.
Jadis, paysan, se voit remettre par sa tante un précieux antidote, le seul capable de sauver la Reine. Sur sa route vers le Palais, il croise celle d’Eden et de Whisper…
Trois personnages, et trois destins aussi liés qu’opposés.
Au bout de leur route périlleuse, il faudra que justice soit rendue.

Je vous avoue que j’ai de suite flashé sur la couverture et bien évident je me suis lancée dans la lecture de ce roman fantasy sans lire la quatrième de couverture. Souvent, je fonce comme cela, à l’instinct et la plupart du temps cela réussit à me surprendre.
Cassandra Lambert a le talent, évident et indéniable, que j’adore trouvé auprès des auteurs de l’imaginaire. Une bonne dose de folie, de courage, un brin d’impatience et surtout une plume qui sait vous envoûter et vous faire rêver.
Whisper, je n’ai pas cherché à comprendre l’origine de se prénom, mais à l’ouïe, il a une tonalité fantomatique. Il faut se dire, que la jeune fille qui fêtera bientôt ses dix huit ans a vécu cachée toute son existence derrière les fortifications imposantes du palais. Un murmure au cœur des couloirs du palais, une plainte remplie d’espoir dans les rues du pays, un mythe, une légende. Cachée depuis l’apparition de la maladie incurable de sa maman, Whisper est élevée par une servante au cœur d’or qui avec sa poigne évidente a su lui transmettre tout son amour. La curiosité grandit au fil des années. Quelques bals masqués, quelques repas grandioses où les convives, triés sur le volet, se doivent de se taire sous peine de subir le courroux du roi. Whisper est une âme pure, quelque peu rebelle qui voit la bonté partout. Elle ne connaît rien de la vie ce qui la rend niaise mais tellement adorable. Alors quand son père décide sans son consentement de l’unir à un pré ado aux manières déplacées et grotesques, c’est la goutte d’eau qui fait débordé le vase. Poussée par sa servante, elle décide de fuir, loin de ce palais toxique. C’est ainsi qu’elle débarque dans la vie, tel un boulet qui loin de détruire tout sur son passage, va se trouver dans des situations périlleuses. Apprenant avec ses propres yeux et faisant ses propres expériences, elle découvre un monde aussi déglingué que merveilleux. Un périple aux allures de quête initiatique qui m’a juste ravie. Une héroïne aux antipodes des codes littéraires. Timorée dans un premier temps, elle s’affirme au fil des chapitres pour nous surprendre.

 

Eden est la fille d’un éminent et reconnu ingénieur. Appelé à la cours royal, ce dernier est au service du roi depuis quelques mois. Alors quand la rumeur arrive jusqu’à sa maison concernant l’exécution de son père par le roi, la famille s’écroule. Une maman qui se donne la mort et une jeune fille qui se doit de survivre avec l’ultime objectif venger la mort de ses parents. Recueillie par hasard par la directrice d’un orphelinat, elle y passera quelques mois. Mais cet endroit n’est pas fait pour elle. Aucune copine, que des remontrances. L’enfer ! Sa dernière erreur et l’expulsion est annoncée. Un nouveau départ pour son plan mûri. La famille royale est en danger !

 

Jadis effraye. Sa tâche de naissance est le symbole du mal, du diable. Pourtant, Jadis est un homme au cœur pur et possède un don incroyable, celui de pouvoir parler aux animaux. Recueilli par son oncle et sa tante, il s’épanouit au sein de cette famille chaleureuse. Il travaille les champs avec vigueur. Sa simplicité est attachante et son épanouissement éblouissant. Alors qu’il est annoncé dans tout le royaume que la Reine se meurt et que quiconque amènera l’antidote qui la sauvera, deviendra riche, la vie de Jadis bascule. Pressé par sa tante que vient de lui remettre une boîte mystérieuse contenant d’autant plus le fameux antidote, il doit se rendre impérativement au palais.

 

Trois destins, trois vies entremêlées, trois chemins indissociables confrontés à la douleur. Unis par une amitié hors norme et quelque peu hasardeuse, ils devront affronter des situations rocambolesques, s’affranchir de leur peur et vaincre l’infamie.

 

Cassandre Lambert signe un roman fantasy d’une beauté sans égale. Des paysages à couper le souffle, des rebondissements haletants et un enjeu de taille. Des destins tout aussi différents, déconcertants que rafraîchissants. Un page turner au cours duquel il vous sera impossible de lâcher prise. De l’énergie à foison, un scénario surprenant, des personnages charismatiques, une quête extraordinaire et ce n’est que le début. Confrontés à la beauté et à la méchanceté, nos apprentis héros vivent une aventure haletante. Vous l’aurez compris, j’ai adoré. Un petit moment de flottement au départ, le temps que tout se mette en place, et hop ! une fois les présentations faites, place à une histoire de dingue. J’adore être enthousiaste à ce point !

 

Une chronique de #Esméralda

Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume de Leigh Bardugo

Fantasy/Jeunesse – Intégrale sortie en 2020
Editions France Loisirs

Ma note : 4.5/5 mention « Incontournable 2021 »


Résumé : OMBRE. GUERRE. CHAOS. Un royaume envahi par les ténèbres. Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal. Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold. Parmi eux : Alina Starkov. ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU. L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir. L’Invocatrice de lumière.


L’avis de #Lilie : Voilà un livre, encore un, que j’ai découvert grâce aux réseaux sociaux mais aussi grâce aux copines lectrices. La fantasy n’est pas un univers que je connais bien donc je me réfère souvent aux avis et aux recommandations des « spécialistes du genre ». Ici, j’ai été tentée par les avis dithyrambiques mais aussi à cause de cette magnifique intégrale. Malgré tout, je ne savais pas trop dans quelle aventure je me lançais…. et j’ai été complètement happée par cette histoire dingue !!

Nous faisons ici connaissance avec Alina, une jeune orpheline, devenue cartographe pour l’armée. Un jour, avec son ami Mal, ils se retrouvent en danger et elle découvre qu’elle est dotée de pouvoirs magiques. Rapidement, le Darkling la convie à venir rejoindre le centre de formation des Grisha et la convainc que l’avenir du peuple repose sur ses épaules. Mais quels sont les pouvoirs réels de la jeune femme ? Pourquoi ne les a-t-elle pas découvert avant ? Et pourquoi le Darkling se montre-t-il aussi empressé ? A qui peut-elle faire confiance ?

Alina est une jeune femme qui n’a pas eu une vie facile. Orpheline, elle a su trouver réconfort et amitié auprès de Mal, son complice de toujours. Néanmoins, elle est très introvertie et a bien du mal à extérioriser tout ce qu’elle ressent. Alors que Mal et elle sont en danger, elle arrive à faire surgir « la lumière ». A partir de là, sa vie va changer, puisqu’elle intègre le cercle fermé des Grishas, des sorciers répartis par couleurs en fonction de leurs spécialités. Elle va avoir du mal à se familiariser à sa nouvelle vie, la maîtrise de ses pouvoirs et l’entrainement imposé. Mais elle ne baissera jamais les bras et tentera toujours de faire ce qu’il y a de plus juste, selon elle. Nous faisons aussi connaissance avec le Darkling, le plus puissant des Grishas, qui est un homme aussi séduisant que mystérieux. Ambivalent, je n’ai toujours pas réellement réussi à le cerner mais c’est un protagoniste qui vous réserve bien des surprises. Nous rencontrons aussi Mal, l’ami d’Alina. Loyal, râleur, téméraire, il est un chasseur hors pair et il vous réserve lui aussi pas mal de surprises. Enfin, je ne peux terminer ce tour des personnages sans parler de Genya, une alliée pour Alina et une confidente qui, je l’espère, sera de retour dans les autres tomes car on l’a, finalement, peu vue.

Je me suis totalement laissée happer par cet univers magique. On rentre rapidement dans l’action et au départ, j’ai eu un petit peu peur d’être totalement submergée par tout ce vocabulaire et cet univers complexe. Mais finalement, tout se met en place au fil des pages et on trouve assez rapidement ses marques. L’écriture est assez magique elle aussi car dès qu’on commence la lecture, il est bien difficile de la stopper. L’immersion dans ce monde fantastique est totale et émotionnellement très prenante. En effet, on se met rapidement à espérer, à souffrir avec Alina et les rebondissements sont nombreux. Même s’il y a de petites longueurs au moment de son apprentissage, on repart vite dans le feu de l’action avec des révélations en chaîne et un suspense qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page !

Pour conclure, ce tome 1 est une jolie introduction à la trilogie « Grisha« . Les bases sont posées mais à mon avis, on n’est pas au bout de nos surprises car de nombreuses questions restent en suspens et surtout, le tome 1 se termine en apothéose, laissant à penser que le meilleur, ou le pire, reste à venir….

Retrouvez cette intégrale sur le site de France Loisirs
Retrouvez le tome 1 sur le site du Livre de poche Jeunesse

LA LICORNE OUBLIÉE, un roman fantasy de Léa Northmann.


Tome 5/5
Le Maistre Écuyer Royal et le Prince Héritier coulent désormais des jours paisibles au Royaume d’Argalh.Mais une ancienne ennemie réapparaît et menace de détruire tout l’Empire.La nouvelle génération va devoir affronter l’inimaginable.Une vieille légende raconte qu’un seul être sera capable de les sauver tous, car il portera en lui les six couleurs de l’apocalypse, et qu’une licorne reviendra pour l’aider…

Je suis très heureuse de retrouver Léa Northmann et sa saga fantasy débutée il y a de cela quelques mois. Un univers imaginaire qui quelque fois fait écho au notre et où les chevaux ont une place primordiale. Des personnages incontestablement attachants que j’ai suivis avec envie tout au long de ces cinq tomes. LA LICORNE OUBLIÉE signe la fin de le saga. Passerelle entre ce monde et un nouveau qui se dévoilera bientôt, je ne vous en dis pas davantage !
C’est avec joie que je retrouve Eléa, le maistre écuyer royal et son mari, le prince. Après un long périple semé d’embûches, les voici en paix et parents de trois garnements. L’aînée Caléa est un bébé atypique et prédestinée à faire de grandes choses. Les cheveux blancs, les yeux vairons, elle porte en elle les six couleurs qui ont été attribuées à la la création du monde par la Déesse Mère aux six dragons protecteurs du monde. Ces derniers ne sont à présent qu’une vieille légende oubliée de tous. Caléa grandit avec vigueur et devient une belle jeune fille passionnée par les chevaux, douée au combat et d’une grande générosité. Alors qu’elle doit se rendre sur l’île de son grand-père afin d’y formuler ses vœux, Caléa est rattrapée par sa destinée, celle prophétisée depuis des Lunes. Caléa s’avère avoir le don pour ressentir les forces de l’univers. Après la formation rapide de La Femme Serpent (chaman) elle part à la quête du sixième dragon qui se voit réveiller par avarice. Ainsi pas après pas, cette quête la porte aux quatre coins de l’Empire à la recherche des dragons. Sa sœur la rejoint ainsi que son cousin, camarade de jeux depuis les couches culottes. Cette escapade se révèle être une quête initiatique. Elle prend de l’assurance tout au long du parcours et sa sagesse s’en trouve renforcer. Un parcours semé d’embûches et où elle fera une drôle de rencontre. Au bout de ce chemin , elle se révélera aux yeux de tous.

 

Une nouvelle fois, Léa Northmann signe un roman d’une puissance remarquable. Outre les actions et les rebondissements, elle parle d’amour inconditionnel, de passion et de libération. J’ai toutefois regretté le manque de développement sur certains aspects et l’apparition trop tardive d’un personnage central. Malgré cela, je pense que la frustration est le signe que j’ai vraiment aimé. L’univers de Léa est captivant et sensationnel. De la fantasy médiéval saupoudrée d’érotisme et de sensualité. J’ai adoré retrouver les personnages des tomes précédents. Et le final est une magnifique conclusion à cette extraordinaire aventure débutée avec Elea. Une saga que je conseille aux amateurs et amatrices de fantasy érotic.

 

Une chronique de #Esméralda

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INCARNATIONS, tome 1 : Ombre fauve, un roman d’urban fantasy de Lilly Sebastian.


Si une seule décision, un simple geste instinctif, changeait le cours de votre vie ?
Un soir, Rose va l’apprendre à ses dépends.
En suivant son instinct, plutôt que sa raison, elle va être entraînée malgré elle dans une succession d’événements inattendus et irréversibles.
Et si notre monde était plus complexe qu’il n’y paraissait ?

Rose est une jeune femme abîmée par la vie. Elle a perdu très tôt sa maman. Ce manque est une terrible douleur qui malgré les années ne s’estompent pas. Elle a quitté la ville regorgeant de mille souvenirs. Elle survit tant bien que mal, se coupant du monde peu à peu. Plus d’amies, juste quelques collègues de boulot qu’elle évite aussi souvent qu’elle le peut. Sa vie se résume à faire un pas après l’autre sans aucune perspective d’amélioration.
Alors que Halloween bat son plein, Rose est plongée dans le souvenir d’une conversation téléphonique de sa mère. Une discussion houleuse dont elle est l’objet. Ses pas la portent au cœur d’un quartier malfamé. Totalement paniquée, elle se demande d’abord par quel miracle elle a pu se trouver ici. L’angoisse monte peu à peu. Passant devant un terrain vague, elle attend des gémissements. Malgré sa frousse, elle pénètre dans ces ténèbres à la recherche de la source des bruits inquiétants. Voici comment la vie de Rose change du tout au tout. Voici comment Rose met un pas dans ce monde méconnu, intransigeant et totalement hallucinant ! Qui aurait cru un jour que la jeune femme effacée serait prise à partie au cœur de cette guerre sans foi ni loi ?

 

Les métamorphes ont été trahis. Leur existence a été révélée. Les humains et l’armée veulent leur mort. Alors que cette guerre civile est à ces prémices, Rose va découvrir leur monde et rencontrer l’intrigant Nicolas. Elle va trouver auprès de la meute qui l’a recueillie, une sorte de force et de courage qu’elle n’a jamais ressenti auparavant. La jeune femme à leur contact va s’épanouir. De rebondissements en rebondissements, de bouleversements en bouleversements, de crises de paniques en crises de pleurs, de rencontres particulières à celles d’où naîtra une amitié particulière, Rose devra faire ses preuves et accepter sa nouvelle condition. Arrivera-t-elle à surmonter tous les obstacles dressés sur sa route ?

 

Lilly Sebastian adore nous rendre dingue ! Au cœur du même univers que sa précédente trilogie Métamorphoses, elle remet le couvert pour une nouvelle histoire, avec de nouveaux personnages caractériels, sympathiques et un peu barge sur les bords. C’est simple dès les premières pages, je me suis dit que j’allais adorer et ça n’a pas manqué ! Aspirée dans l’univers et par tous les rebondissements gravitant autour des héros, pas une seule seconde je me suis ennuyée. C’est le genre d’histoire qui te captive en un claquement de doigts et il ne reste plus qu’à te laisser porter par la vague Lilly Sebastian. Du punch, quelques notes d’humour, des larmes, des cris, des crocs, des terribles méchants, et de l’action à gogo ! Voilà ce qui t’attends dans ce premier tome et de nombreuses, très nombreuses, surprises ! C’est méchamment bon et c’est terriblement addictif !

 

Un page turner à ne louper sous aucun prétexte !

 

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LES TROIS GARDES, tome 3 : Le Carcan de la Bête, un roman de dark fantasy de Damien Mauger.


Les ténèbres s’emparent du monde !
Vaincue, la Garde Ambassadrice,
menée par Zéphyrine, fuit les terres d’Arkemn’ul,
désormais aux mains des Démons,
tandis que Chilpéric et les siens
s’y aventurent afin de retrouver Phoebus.
La guerre civile, faisant rage à l’ouest d’Ishvard,
contraint Achard à faire preuve de violence et de cruauté
envers un peuple qui le méprise.
Loin de se douter des dangers qu’encourent les siens,
Phoebus empreinte la voie de son destin,
soumis aussi bien par les dieux que la Magie.
Fort et conquérant,
Apolyon réclame désormais le trône de son père,
appâté par la puissance et l’illustre destinée
promises par l’héritage de Samaël le Noir.

Ouvrir un roman de Damien Mauger, c’est prendre un énorme risque. Tu risques de ne pas t’en remettre. Tu as compris, c’est à tes risques et périls. Damien Mauger a l’art et la manière de te plonger dans un monde de ouf, de malade, etc …  Une immersion qui n’est pas sans danger puisque tu as de forte chance de devenir accro ! L’univers de Damien Mauger est aussi riche que déstabilisant et envoûtant.
Inspiré de la mythologie grecque essentiellement et parfois de la mythologie romaine, les héros évoluent dans un monde riche en détails où Dieux et magie se côtoient. On retrouve l’ambiance des légendes, des exploits et des tragédies qui œuvraient tout au long de cette période. Pour moi c’est un pur enchantement car j’ai toujours aimé cette période de l’histoire. Un attrait alimenté par les connaissances de l’auteur qui n’hésite pas à nous abreuver de tout son savoir. Le personnage principal, Phoebus tire ses traits de caractères et psychologiques de ces héros d’autrefois. Héros blessé par les aléas de la vie fomentés souvent par les Dieux eux-même. Porté sur le chemin de sa destinée où il naîtra tel le Grand Champion qu’il se doit de devenir. Un héros bourlingué par ses sentiments et ses émotions dans un monde qui part en vrille car les ténèbres s’installent peu à peu.

 

Eux, ce sont les fils de Samaël le Noir, grand mage qui étudia la magie et la décortiqua comme jamais personne n’y a réussi. De la lumière les ténèbres jaillirent, matrice des démons et autres créatures abominables. Entouré de ces neuf bouclier, Adramalech, roi des démons, étend son emprise et son plan machiavélique pour prendre possession des terres des hommes est enfin en marche. Son champion, Apolyon mène de front la bataille sur Arkemn’ul. Les hommes ne sont que des insectes misérables sur son passage. Une réussite acclamée et qui lui permet afin de prétendre au trône. Cependant Apolyon a commis une légère erreur qui lui coûterait bien sa tête.

 

La Garde ambassadrice venue en renfort auprès du roi d’Arkemn’ul déplore sa défaite et les pertes inestimables qu’elle a subies. Zéphyrine, lord, ne peut que se replier face à l’horreur qui a pris état dans la capitale.

 

Pendant ce temps Phoebus est contraint de passer des épreuves qui prouveront sa loyauté, sa force. Si il est quelque peu réticent à emprunter cette voie, les Dieux lui prouveront leur nécessités. Une quête initiatique qui révélera, j’espère, l’homme en devenir et le héros que l’on attend patiemment. Tels les Douze Travaux d’Hercule, Phoebus  est face à des épreuves cruelles qui pourraient le mettre à mal. Il va découvrir son potentiel magique et ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure.

 

Le mal s’étend, les lord s’épuisent et l’espoir s’amenuise. Qui saura sortir sa dernière épingle du jeu ?

 

Ce troisième tome est incontestablement tourné vers l’action. Des rebondissements, de l’action, des remises en question, du sang, beaucoup de sang, et des enjeux qui sont à présent très clairs. Des allusions au passé de certains personnages, des Dieux qui apparaissent plus souvent, des combats, et des pions qui sont posés sur l’échiquier et qui feront certainement apparition dans les prochains tomes. L’histoire est loin d’être finie et je crains fortement que l’auteur prenne un malin plaisir de nous faire languir. L’auteur est arrivé à me surprendre de nombreuses fois me laissant stoïque ! Damien Mauger insuffle à sa saga un nouvel élan qui est fort appréciable. Son univers est riche et excellent tout comme ses personnages qui ne cessent d’évoluer. Une chouette saga que je recommande fortement aux amateurs de dark fantasy, tout les ingrédients y sont réunis pour vous faire passer un excellent moment de lecture !

 

Une chronique de #Esméralda

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NEVERNIGHT, tome 1 : N’oublie jamais, un roman de dark fantasy de Jay Kristoff .

Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d’assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille.
Fille d’un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l’anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d’un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père.
Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu’elle n’a jamais imaginé.
À 16 ans, elle va devenir l’une des apprentis du groupe d’assassins le plus dangereux de toute la République : L’Église rouge. La trahison et des épreuves l’attendent dans les murs de cet établissement où l’échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, Elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu’elle désire : la vengeance.

Mia Corvere a assisté à la mort de son père. Du haut de ses dix ans, elle a vu la mort et s’est tenue fièrement devant elle. Alors qu’il ne lui reste que sa mère et son petit frère, les Luminatii s’en prennent à eux, leur assurant une mort certaine malgré les revendications de sa mère. Ils sont menés, la maman et le nourrisson vers la Pierre Philosophale, une prison, et Mia est enfermée dans un tonneau promise à la noyade. Mia n’aurait pu survivre à cette situation sans la présence mystérieuse de cette ombre réconfortante. Une ombre qui lui tend la dague de sa mère ornée du symbole de leur famille, le corbeau.
Dans un sursaut de courage infini, elle se jette sur ses bourreaux et s’enfuit dans les ruelles du marché Liisien. La petite fille apeuré se doit de trouver une solution à sa situation désespérée. Rapidement elle doit faire face à la cruauté des bas quartiers et face à elle, elle n’hésite pas à rentrer dans le tas. Un homme, Mercurio, antiquaire va la prendre sous son aile. Mercurio n’est pas un vieil homme banal. Très vite il comprend la particularité de Mia et va lui apprendre à se battre. Six ans après elle est afin prête à faire ses preuves et à intégrer L’Eglise Rouge, groupuscule d’assassins au service de Niah, la déesse de la vengeance. Mais avant de devenir une véritable Lame au service de Notre-Dame du Saint-Meurtre, Mia et une trentaine d’autres prétendants et prétendantes devront suivre une initiation. De nombreuses épreuves les attends où la mort est souvent la résultante. Des cours, des missions et des épreuves finales où seules une poignée d’entre eux deviendront des Lames. Mia s’épanouit au sein de ce groupe. Elle est confrontée à ses émotions, à ses peurs et à la jalousie, mais elle façonnent admirablement bien l’adulte en devenir. Une quête initiatique, en quelque sorte, version rouge sanglant et pas de pitiés. Mia se lie d’amitié avec certains d’eux et notamment avec Tuc, un jeune homme valeureux. Mia fait preuve de pugnacité et de ténacité face à leurs différents maîtres et ne rêve qu’à ce moment où sa vengeance sera abreuvée. Alors que la fin de leur formation approche, la situation dérape. Serait-ce la fin de l’Eglise Rouge ?

 

Il y a  très longtemps que je n’avais pas lu une telle dark fantasy. Alors au départ elle se dénote pas particulièrement. Le Bien et le Mal qui s’affrontent dans les coulisses, une héroïne paumée qui traîne sa particularité non pas comme un boulet mais comme quelque chose qui fait parti d’elle entièrement. Des décors spectaculaires mais pas atypiques. Ce sentiment de banalité c’est juste avant l’entrée de Mia au sein de l’Eglise Rouge. Après c’est l’apothéose ! Ce lieu est une entité à part entière avec ces mystères, ces allées sombres et des habitants du même acabit. Les rebondissements se succèdent ne laissant aucun répit. Et puis le moment particulier telle une évidence que ce roman aspirera tout votre être. Une frénésie hallucinante, les pages filent tels une tornade mettant votre souffle au placard. Oui, cette lecture est une véritable claque. Une dark fantasy dans un style qui vous scotche. Jay Kristoff ne vous lâche pas une seule seconde. Outre l’histoire qui se déroule, l’auteur à la gentillesse et la bienveillance de nous abreuver de flash back retraçant la jeunesse de Mia et la cerise sur le gâteau, des annotations qui s’épanchent sur l’Histoire du Royaume et de l’île de Sépulcra ou des petits commentaires sarcastiques. Du punch dans un histoire qui déchire quoi de plus pour me régaler. Un suspense haletant, un final tonitruant, des personnages à se damner, un décor époustouflant. C’est sans aucun doute un sacré page turner qui vous laissera sur les rotules au point final ! Une dark fantasy ne serait rien de tel sans de jolies cartes !

 

Une chronique de #Esméralda

LA PASSE-MIROIR, Livre 4 : La tempête des échos, un roman fantasy de Christelle Dabos.


Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima… aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.
Au sommet de son art, Christelle Dabos signe le final éblouissant d’une saga devenue un phénomène et une référence de la littérature fantastique.
  « L’intelligence psychologique, la finesse du trait, l’humour discret du regard : c’est tout le charme de ces épais volumes. » Télérama

Lire le dernier tome d’une saga que l’on apprécie beaucoup, c’est toujours un moment inoubliable et magique. Ophélie, la jeune femme à l’écharpe, aura traversé de nombreuses épreuves desquels elle aura découvert l’envers du décor. Un personnage très attachant qui tout au long des quatre livres s’éveillent et s’affirment. Un parcours initiatique teinté de déconvenues, de rencontres pittoresques, d’amitiés et tant d’autres.
Ophélie et Thorn doivent à tout prix mettre la main sur ce fameux L’Autre qui détruit peu à peu leur monde. Babel vient de voir une partie de son arche anéantie. La population s’affole et les dirigeants de l’Arche doivent prendre des dispositions qui mettront en porte à faux de nombreux citoyens. La tension s’intensifie au sein des habitants. Une société jusqu’alors pacifique se voit rabrouer par des armes.

 

Une nouvelle fois Ophélie devra se mettre en danger dans le but express de découvrir la vérité et enfin que l’ordre soit rétablie. Le duo Ophélie et Thorn fonctionne à merveille et leur complicité est touchante après des débuts compliqués. Leurs amis œuvrent de leur côté également. Et la famille d’Ophélie ne l’a jamais oublié. Un scénario catastrophe pour un final qui se veut explosif et mortifiant à la fois.

 

J’ai beaucoup apprécié les risques que l’auteure a pris. Un tome vraiment pas évident tant les intrigues (petites et grandes) sont nombreuses. J’ai eu ce sentiment de piétiner tant il y avait tout un tas d’informations qui sur le moment ne voulaient pas dire grand-chose. Il faut vraiment attendre la fin pour que ceci paraisse limpide. Ce sentiment étrange de ne plus savoir où donner de la tête. Tout ceci créant une atmosphère lourde, anxiogène et déroutante. Le scénario est riche en rebondissement et en intrigue qui s’intensifient au fil des pages. L’univers est tout autant sensationnel. L’intrigue se révèle enfin me laissant à la fois stoïque et désarmée. Un quatrième tome différent des trois précédents tant sa complexité est perturbante. J’ai vraiment eu cette sensation de marcher la tête à l’envers et si c’est ce résultat que l’auteure exigée alors je peux dire que cela a parfaitement fonctionné. Au final je ne m’attendais pas du tout à être surprise à cette hauteur ci. Mon seul regret c’est qu’il n’y aura plus de suite !

 

Une saga fantasy à découvrir absolument pour un moment de lecture intense et magique !

 

Une chronique de #Esméralda

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… Le site de Christelle Dabos

… mes avis sur les précédents tomes, clique sur l’image pour les lire.

LES TROIS GARDES, tome 2 : les héritiers de Samaël de Damien Mauger.


Des heures sombres se profilent à l’horizon. Les Démons, menés par Apolyon, étendent leur emprise sur le monde des hommes. Leur ombre grandit sur les terres d’Arkemn’ul et d’Ishvard, l’Érèbe n’ayant de cesse de croître en leur sein et en celui du nouveau souverain, Achard. Une haine insatiable les dévore, pareille à celle du peuple de l’Ouest qui ourdit la chute de ce tout jeune roi. Bientôt, les Trois Gardes devront se présenter comme l’unique bouclier de la paix. Mais le coeur de la Bête s’est éveillé.

Je ne vous cache pas que Damien Mauger a un talent fou pour vous immerger dans son roman où aventures et connaissances s’associent pour vous rendre accro en un tour de main.
Second tome qui se veut dans la continuité du premier (je tiens à préciser), nous plonge dans le côté obscure de la force.
Arkemn’ul, continent inhospitalier où déserts et montagnes arides se font la part belle avec scorpions, serpents venimeux et autres bestioles en tout genre qui ne vous feront aucun cadeau. Villages troglodytes, cités sublimes, oasis, un clin d’œil subtil à notre continent africain. A l’opposé de celui d’Ishvard qui se veut à l’image de la Grèce antique.

 

Dans ce tome-ci de nouveaux personnages font l’apparition ou sont davantage mis en avant. Comme le jeune roi Ashtard qui voit sa vie changer du tout au tout. Sa puissance est sans équivoque effrayante. Le jeune roi est un personnage charismatique guidé par une ombre qui le manipule à sa guise et façonne l’homme en devenir. Intransigeant, fougueux, téméraire, il se montre parfois despotique parfois soucieux dans le seul et unique but de devenir le Roi dont on se souviendra. Cette présence démoniaque à ses côtés laisse présager un retournement de situation qui risque de faire de sacrées étincelles.

 

Cette suite met en scène les personnages du premier tome mais dans une moindre mesure. Chilpéric, Phoebus, Constantin, Jehanne, Aurore sont bien présents, mais sont moins acteurs, du moins pour ici.

 

Nous faisons la connaissance de Zéphyrine, La lord de la Garde Ambassadrice. Une femme dont sa force se trouvent dans son épée et son esprit. Une femme remarquable qu’il ne faut pas trop chatouiller.

 

Les forces obscurs de l’Erébe se réveillent anéantissant avec intelligence et fracas la moindre vie sur Arkemn’ul. Le temps des démons et de la magie noire dont le père est Samaël surgit en la personne  d’Apolyon réveillant les Héritiers de Samaël. Les ténèbres engloutissent, annihilent, ont exsangué dans le but de bâtir une armée qui combattra avec hargne les Trois Gardes.

 

Les temps sont comptés et les héros sur Arkemn’ul et Ishvard devront s’unir dans l’horreur.

 

Ce second tome se veut immersif et époustouflant. Autant les scènes d’actions sont surprenantes, autant les longues descriptions sont fortes intéressantes. Les deux styles s’harmonisent avec une subtilité entraînant toujours le lecteur plus loin. Un roman façonné autour de la connaissance (sur la Grèce antique) et sur l’imaginaire (la dark fantasy). Un duo paradoxal qui fait toute la force de cette fiction. Un tome accaparant, un page turner qui (bien évidemment) se termine sur un cliffhanger de malade. Une plume qui tient en haleine. Un suspense à hérisser le poil. Et des personnages charismatiques. De la fantasy dans toute sa splendeur. J’en redemande avec appétit ! Ça tombe bien le tome 3 est dispo !

 

Tout juste âgée de dix printemps, alors que je m’amusais à monter dans les arbres afin de me cacher de ma mère qui ma cherchait pour jouer avec moi, je sentis quelque chose gonfler inlassablement en mon sein. Lorsque j’eus posé mes mains tout contre la branche sur laquelle je reposais, je compris parfaitement la vie qui imprégnait l’arbre. Ce n’était  pas seulement la sève coulant dans les veines de l’érable touffu que je sentis, mais plus encore sa respiration, pareille à la nôtre lorsque l’air gonfle et dégonfle nos poumons pour nous gorger d’existence.
Extrait de l’Expédition ΔΔΔΓIII de la Gardes Ambassadrice – Jour ΔI
Une chronique de #Esméralda

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