Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Roman français contemporain – Livre sorti en poche en 2019
Editions le Livre de Poche

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2021 »


Résumé : Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.


L’avis de #Lilie : Si je dois être tout à fait honnête, pendant longtemps, je me suis demandée pourquoi tout le monde vantait les mérites de ce roman. La quatrième de couverture ne me tentait pas plus que ça et j’ai toujours tendance à me méfier des livres qu’on veut « à tout prix nous faire lire ». A l’occasion d’un swap, j’ai reçu ce livre avec ce petit mot de ma binôme : « je suis sûre que tu vas aimer, lance-toi! ». Il n’aura pas dormi longtemps dans ma PAL car le Booklanta m’aura donné l’occasion de le sortir et quelle claque ! Je ne m’attendais à rien et j’ai été totalement conquise !

Nous faisons ici connaissance avec Violette Toussaint, une femme qui n’a pas été épargnée par la vie. Gardienne de cimetière après avoir été garde-barrière, elle vit seule, entourée de ses chats et de ses amis, aux portes de son cimetière. Un jour, un homme vient frapper à sa porte afin de répondre aux dernières volontés de sa mère. Pourquoi veut-elle reposer ici alors qu’elle vivait à Marseille ? Qu’est-ce qui a amené Violette à devenir gardienne de cimetière? Pourquoi est-elle seule ? Notre vie est-elle toute tracée ou le hasard nous joue-t-il, par moment, des tours ?

Violette est une femme profondément humaine. Oreille attentive, avec le cœur sur la main, elle a appris, au fil du temps, à se protéger sans pour autant se fermer aux autres. Depuis le départ de son mari, elle vit seule mais elle a sa routine, ses habitudes, qui lui permettent de tenir bon. Les drames, elle en a connu et plus d’une fois, elle s’est sentie abandonnée ou méprisée. Désormais, elle essaie de vivre sa vie pour elle, comme elle l’entend. C’est un personnage très humain qui m’a beaucoup touché. Autour d’elle, il y a Philippe Toussaint, son mari absent, très difficile à cerner. Il y a aussi Julien, qui entre dans sa vie grâce aux hasards de la vie, la mère de ce dernier, Irène, qui n’a pas eu une vie toute tracée, et il y a Gabriel, ce mystérieux Gabriel auprès de qui Irène veut reposer pour l’éternité.

C’est un roman qui parle de personnes, de leurs vies, de leurs choix et des conséquences qu’ils peuvent avoir sur notre destin. A chaque chapitre, on suit un personnage à un moment de sa vie. Même si cela peut paraître perturbant au départ, on prend vite le pli et ce qui nous semble anecdotique au départ prend tout son sens quelques pages plus loin. Je vais peut être y aller fort mais ce livre est magique à plus d’un titre. Tout d’abord, quand on le commence, on a bien du mal à le poser. Ensuite, la manière dont les destins s’entremêlent et dont chaque pièce du puzzle prend progressivement sa place est superbement fait. Enfin, c’est une histoire qui reste en tête pendant un moment. Honnêtement, je comprend maintenant tout l’engouement qui peut exister. Malgré les 664 pages, on ne s’ennuie pas une seconde et on va de surprises en surprises. Emotionnellement, préparez-vous à rire, à verser quelques larmes, à avoir le ventre qui se tord avant de ressentir ces petits papillons qui font tant de bien. En bref, une belle histoire magistralement menée jusqu’à la dernière ligne.

Pour conclure, « Changer l’eau des fleurs » est une magnifique découverte et un roman qui a déjà su séduire une grande partie de ses lecteurs. Amoureux de belles histoires où on parle de la vie, de coups du sort et de  » vraies » personnes, laissez-vous tenter, si ce n’est pas déjà fait, par la plume de Valérie Perrin. Pour ma part, c’est un gros coup de cœur et je découvrirai avec joie les autres écrits de l’autrice.

Retrouvez ce roman sur le site du livre de poche

L’ENFANCE C’EST … un roman graphique écrit par 120 auteurs et illustré par Jack Koch.


Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 120 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l’enfance, qu’il a illustrée. La magie opère à nouveau : ce sont autant de souvenirs et d’émotions qui sont dites, avec justesse, finesse et beaucoup de tendresse.

Qu’il est bon d’ouvrir ce roman graphique où la douceur, la réalité, l’imaginaire se côtoient autour de cette évidence L’ENFANCE C’EST …

 

120 auteurs réunis au cœur d’un livre où la tendresse, la bienveillance et l’amour s’affrontent, s’unissent tout au long de quelques lignes.
Quelques mots pour ces quelques lignes tels des tableaux souvent parfaits parfois douloureux. 120 auteurs qui racontent leurs enfances, leurs espoirs, leurs rêves, leurs blessures, ce moment crucial où ils rendent compte que l’enfance est passé tel un éclair.

 

Jack Koch et son excellent coup de crayons subliment ces mots. Un petit garçon, une petite fille, une jeune femme, un jeune homme, des parents, des grands-parents, des vélos, des cerfs-volant, des nuages, des fleurs, de l’eau, du vent, de l’herbe des arbres … pleins de rêves.

 

Un sentiment de plénitude au fil des pages s’installe, instillant ces coups de bonheur et de tendresse.

 

A mon tour de me prêter au jeu.

 

L’enfance c’est ce sentiment de ne pas trouver sa place dans ce monde trop vaste pour mes petites mains et mes petits pieds. C’est voir la vie en grand et s’imaginer astronaute et astrophysicienne. C’est pleurer et ravaler ses craintes dans un endroit secret. C’est rire et pleurer, un peu trop. C’est grandir trop vite et se rendre à l’évidence que l’enfance c’est tout un monde.

 

L’avez-vous lu ?

 

Je vous le conseille vivement !

 

Une chronique de #Esméralda.

Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

Littérature française contemporaine – Sortie poche le 17 juin 2020
Le livre de poche

Ma note : 3.5/5 mention « petite déception »


Résumé : « Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.


L’avis de #Lilie : Vous le savez, Virginie Grimaldi fait partie de ces autrices dont j’attends toujours les parutions en format poche afin de les dévorer. Même si le quatrième de couverture ne m’inspirait pas trop, je me suis lancée, confiante, dans ma lecture. Néanmoins, cette fois-ci, la magie n’a pas opéré et je referme le livre avec une pointe de déception.

Nous faisons ici connaissance avec Marceline, Anatole, Gustave, Joséphine, Marius et Rosalie. Ils vivent impasse des Colibris et ils apprennent qu’ils vont être expropriés. Pour ces octogénaires qui ont vécu une grande partie de leur vie dans ces maisons, partir sans lutter est inimaginable. Ainsi, ils vont monter le groupe des « octogéniaux » et vont mener nombre d’actions pour faire plier le maire. Arriveront-ils à le faire changer d’avis ? Que va leur amener ce combat de la dernière chance ? Sont-ils prêts à laisser leurs maisons ou lutteront-ils jusqu’au bout ?

Nous suivons principalement Marceline. Mariée depuis de nombreuses années, Marceline est une dame qui semble, de premier abord, un peu dure et renfermée. Néanmoins, quand on creuse un petit peu et qu’on découvre, au fil des pages, son histoire, on comprend qu’elle s’est forgée une carapace pour se protéger. Aimante, fidèle, elle a encaissé des coups tout au long de sa vie mais elle a toujours pu compter sur son époux, Anatole, qui est son roc, son soutien, l’amour de sa vie. Avec leurs voisins, ils ont du mal à imaginer qu’ils pourraient être contraints de partir, eux qui ont tout vécu Impasse des Colibris. En effet, elle a été le théâtre de naissances, de divorces, de drames, mais toujours est-il qu’ils ont toujours pensé qu’ils termineraient leurs vies ici… Entre coups d’éclats et une large exposition médiatique, ils vont tout tenter pour ne pas laisser raser ces lieux qui les ont tant marqués.

Ce roman m’a un peu moins convaincue que les autres. Certes, cette bande de retraités prêts à tout pour sauver leurs lieux de vie est attachante mais j’ai eu l’impression de rester spectatrice de leurs aventures. Au niveau de la construction du récit, on alterne entre les descriptions au présent et les pages des mémoires de Marceline. Cette originalité m’a beaucoup plu car elle permet de mieux comprendre certaines situations et certains comportements actuels. La plume de l’autrice est toujours aussi vive et efficace et les courts chapitres donnent envie de tourner rapidement les pages. Néanmoins, émotionnellement, je n’ai pas réussie à être touchée par la bande des octogéniaux. Est-ce que le timing de lecture n’était pas le bon, je ne sais pas mais toujours est-il que je n’ai pas ressenti le chamboulement émotionnel habituel de mes lectures de cette autrice.

Pour conclure, « Quand nos souvenirs viendront danser » est une petite déception pour moi. Le thème est bien trouvé et tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture mais pour ma part, je n’ai pas réussi à être touchée par tous ces protagonistes pourtant hauts en couleur. Néanmoins, nombre de mes proches se sont régalés donc je ne sais pas, peut-être que je ne l’ai pas découvert au bon moment. A vous de le lire, pour vous faire votre opinion.

Retrouvez l’univers de l’autrice sur son site officiel
Retrouvez également ce roman sur le site du Livre de poche

Le chemin des âmes de Joseph Boyden

Littérature Nord-Américaine – Livre paru le 12/03/2008
Editions le Livre de Poche
Lecture personnelle

Ma note : 3,5/5 

 

Résumé : 1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. À sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…


L’avis de #Lilie : Voilà un moment que j’entendais parler de l’auteur canadien Joseph Boyden. J’ai eu l’occasion de le rencontrer l’an passé, à l’occasion d’une conférence sur les minorités aux Etats-Unis et j’avais beaucoup aimé son univers. Je me suis donc lancée dans la découverte de sa plume en cette fin d’année grâce à ma cousine et à nos lectures communes. Celle-ci portait sur le thème « immersion dans la culture indienne ». Même si cette dernière n’est pas au cœur de l’intrigue, on en apprend un peu plus sur certaines pratiques et on découvre, surtout, la première guerre mondiale vue des tranchées.

Nous faisons ici connaissance avec Niska, une indienne âgée qui reçoit, un jour, une lettre lui indiquant que son neveu Xavier est mort au front mais que son ami Elijah est vivant. Elle se rend donc en ville pour aller le chercher mais là, surprise, c’est bel et bien son neveu, comme elle aime l’appeler, qui descend du train. Mais que s’est-il donc passé en France ? Pourquoi cette méprise ? Pourquoi Xavier semble-t-il encore si loin ? Qu’a-t-il vécu sur le front ?

Niska est une indienne qui vit en toute liberté, loin de la ville et des réserves qu’elle fuit. Elle n’a pas eu une enfance facile et s’est plus ou moins construite seule. Attachée à son indépendance et à sa liberté, elle pratique la magie et le respect des traditions est primordial pour elle. On apprend qu’elle a recueilli son neveu Xavier qui, comme elle, ne s’acclimatait pas à la civilisation « blanche » et semblait épris de nature et de liberté. A son côté, il va devenir un chasseur et affuter ses réflexes, ce qui sera un réel avantage une fois sur le front. Très solitaire, il a toujours vécu avec sa tante puis avec son ami Elijah. En rejoignant l’armée, il est un peu déboussolé, que ce soit à cause de la barrière de la langue ou de son mutisme naturel. Très discret, il va toujours essayer d’accomplir sa mission du mieux qu’il peut, dans l’intérêt du groupe. A l’inverse, Elijah va vite s’acclimater à l’armée et aux coutumes de ses compagnons d’arme. Tireur d’élite avec son ami, il va chercher la lumière et la reconnaissance des siens et de ses supérieurs. La guerre va avoir de graves conséquences sur lui et sur l’amitié qui le liait à Xavier…

Comme je le disais en introduction, ce voyage en canoë avec Niska et Xavier va nous permettre de découvrir des coutumes indiennes mais une grande part du récit concerne la vie dans les tranchées. L’auteur décrit avec précision ce qu’on appelle « l’enfer des tranchées », les angoisses des combats, les rudes conditions de vie et le quotidien des soldats. Même si c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et sur lequel j’avais déjà beaucoup lu, j’ai énormément appris, notamment sur la prise des tranchées ou les relations entre les armées alliées. Néanmoins, trop de détails tuent les détails et honnêtement, certains passages m’ont paru un peu long ou répétitifs. L’auteur a, je pense, été un peu trop perfectionniste et il m’a, par moment, perdu. En revanche, sa plume est très précise et elle nous plonge totalement dans les ambiances décrites. Le lecteur est ainsi en totale immersion dans les tranchées et on se surprend parfois à baisser la tête, de peur que quelque chose nous tombe dessus. C’est une découverte intéressante, qui me donne envie de poursuivre ma découverte des écrits de Joseph Boyden.

Pour conclure, « le chemin des âmes » est un roman exigeant mais captivant. L’auteur nous embarque dans une histoire poignante qui nous permet de découvrir le quotidien des tranchées et des soldats partis au front. Un roman puissant, marquant qui ne laissera aucun lecteur indifférent.

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Chère mamie au pays du confinement de Virginie Grimaldi

Littérature française/feel-good – livre sorti le 28 octobre 2020
Editions le Livre de Poche/Fayard
Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5 mention « à lire et relire sans modération »


Résumé : Chère mamie, J’espère que tu vas bien et que papy aussi. Pendant 55 jours, pour se protéger du Covid-19, nous avons dû rester confinés chez nous. J’avais besoin de conjurer l’angoisse, alors chaque jour je t’ai écrit. La vie se chargeait de me fournir l’inspiration, et je ne manquais pas de grossir le trait, pour te distraire, pour me distraire. Aujourd’hui, je vais partager ces lettres avec tout le monde. C’est très émouvant de penser que l’on a tous vécu la même chose au même moment. Il faut que je te prévienne : tous les bénéfices seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, qui soutient ceux qui ont porté le pays à bout de bras pendant deux mois. C’est un moyen de se sentir un peu utile, après s’être trouvé bien impuissant. Gros bisous à toi et à papy, Ginie


L’avis de #Lilie : J’avais lu, l’an dernier, le « premier » recueil de lettres que Virginie Grimaldi avait écrit pour sa mamie. Je l’avais alors lu d’une traite, en ne manquant pas de rire à chaque page. Pour celui-ci, que je me suis procurée le jour de sa sortie, soit le jour de l’annonce du deuxième confinement, j’ai voulu prendre mon temps.

En mars dernier, lorsque nous nous sommes retrouvés confinés, c’était une grande première. La peur et la stupeur dominaient et une ambiance anxiogène envahissait notre pays. C’est alors que Virginie Grimaldi a décidé de nous insuffler un peu de sa bonne humeur, de ses craintes et de son expérience au travers de billets qu’elle écrivait pour sa grand-mère, via les réseaux sociaux. En les relisant, au rythme de un par jour, au temps de ce nouveau confinement, je me suis replongée dans les souvenirs de cette période si proche et pourtant si lointaine. J’ai ressenti de nouveau les inquiétudes, les questionnements, les angoisses liées à ce confinement mais aussi tous les bons moments qui ont pu être vécus grâce à ce moment unique de réunion familiale.

Ce livre est une belle bouffée d’oxygène ! On retrouve au travers de ces billets l’humour de l’autrice, qui tourne en dérision de nombreuses préoccupations qui rythmaient alors notre quotidien. Incisive, dynamique, sa plume nous emporte et nous ramène à cette période remplie d’inconnue. Que ce soit sa passion pour la couture des masques ou son utilisation massive du gel hydroalcoolique, ce recueil ne peut que vous faire sourire et vous redonner une patate d’enfer ! A relire sans modération quand le moral subit une petite baisse !

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Histoire d’@ de Laure Manel

Roman épistolaire – Livre sorti le 2 janvier 2020

Editions le Livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5 mention « à savourer »

 

Résumé : « Disons que j’avais envie de savoir où tu en étais dans l’existence, ce que tu étais devenue, à quoi ressemblait ta vie… si tu étais heureuse… savoir aussi, peut-être, si tu m’en voulais encore, ou si tu m’avais au contraire pardonné… »
Mathilde et Cyril étaient meilleurs amis, et leur relation fusionnelle semblait pouvoir résister à tout. Mais en partant pour New York sans se retourner, Cyril a laissé Mathilde dans l’incompréhension la plus totale. Douze ans plus tard, il réapparaît derrière son écran et espère reprendre leur amitié là où il l’a laissée. Lui donnera-t-elle une chance de renouer ? Quand le passé ressurgit, comment le présent pourrait-il ne pas être ébranlé ?

 

L’avis de #Lilie : Voilà longtemps que je n’avais pas pris le temps de me plonger dans un roman de Laure Manel…. Mais quelle erreur !! La sensibilité de sa plume, la tendresse de ses histoires, tout cela m’avait beaucoup manqué et je suis ravie d’avoir réparé cet oubli avec cette lecture qui m’a tellement fait de bien au cœur et au moral.

Nous faisons ici connaissance avec un homme qui tente de renouer le contact avec son ex-meilleure amie. Mais pourquoi ne se dévoile-t-il pas de suite ? Pourquoi ce retour maintenant, après tant d’années ? Et pourquoi se sont-ils perdus de vue ?

Dès le début, le lecteur est plongé en plein questionnements et il va trouver ses réponses au fil des échanges par mail entre Mathilde et Cyril. Mathilde vit à Belle-Île, est mariée et a une vie bien remplie avec un métier qui la passionne, un mari avec qui elle s’entend très bien et des amis présents et aimants. Lorsqu’elle retrouve Cyril, c’est tout son monde qui vacille car on comprend rapidement que la séparation entre eux n’a été ni facile ni décidée d’un commun accord. Pétillante, dynamique, elle a bien du mal à se positionner lorsqu’elle retrouve son ancien confident. Leur relation serait-elle plus ambiguë qu’elle n’y paraît ? Concernant Cyril, c’est un homme qui est de retour en France après s’être cherché pendant un long moment. Charmeur, direct et n’hésitant pas à mettre les pieds dans le plat, on sent bien qu’il ne renoue pas ce contact par hasard mais saura-t-il trouver les mots pour permettre à Mathilde de lui refaire confiance ?

Je ne veux pas trop en dire car ce roman est un véritable bonheur à découvrir ! La plume de l’autrice fait une nouvelle fois mouche et elle vous transporte dès les premières lignes. Le format épistolaire rend la lecture assez addictive et on a envie de lire ces échanges empreints de vérité et de sincérité. On voit ainsi, au fil des mots, la relation évoluer et nos protagonistes se poser mille et une questions. C’est aussi l’occasion de pointer l’utilisation des nouvelles technologies et le fait qu’elles permettent, parfois, de retrouver des proches dont on s’est éloignés. On s’interroge également sur la profondeur des sentiments, leur durée de vie et le fait qu’ils puissent renaître…..ou pas. Pour ma part, j’ai souri, je me suis crispée, j’ai aussi beaucoup espéré en tournant les pages et ce livre m’a apporté une vraie bouffée de fraîcheur et d’optimisme !

Pour conclure, si vous ne connaissez pas encore la plume de Laure Manel, je ne peux que vous recommander ce roman épistolaire qui vient d’être édité par le livre de poche, après avoir eu une première vie en auto-édition. Amour, amitié, tendresse et vérités sont les maîtres mots de cette histoire qui, je l’espère, comblera tous les amoureux du genre. 

 

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De battre la chamade de Sophie Tal Men

Littérature française – édition poche sortie le 24 avril 2019

Le livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

Résumé ; En commençant son internat de médecine à Quimper, Marie-Lou est très vite happée par le tumulte de l’hôpital. Un concentré d’humanité où les rencontres, les émotions, les disparitions aussi, font grandir, mûrir. Plus qu’un apprentissage, c’est une prise de conscience, sur soi et sur le monde. C’est là que bat le cœur de la vie.
Côté sentimental, les choses ne sont pas moins compliquées… Comment retenir l’instable et insaisissable Matthieu, parti à l’autre bout du monde pour retrouver son père disparu ?
On retrouve l’énergie et la fraîcheur des Yeux couleur de pluie et d’Entre mes doigts coule le sable dans ce roman à deux voix, partagé entre la découverte de l’hôpital et l’histoire d’amour mouvementée de Marie-Lou et de Matthieu. Un chassé-croisé amoureux sans répit, un portrait sans fard du monde hospitalier, des histoires d’amitié, beaucoup de résilience… et une vraie surprise.

 

L’avis de #Lilie : Le temps passe mais la joie de retrouver Lou et Mathieu est intacte. En effet, j’avais débuté la lecture de leurs aventures l’an passé mais je n’avais pas pris le temps de terminer l’histoire de nos deux jeunes internes… quelle erreur !! Ce troisième tome est aussi fort en émotion que les autres et amène une jolie conclusion à leurs parcours.

On retrouve Lou, après son semestre en psychiatrie, sur le point de quitter Brest pour Quimper. Elle part rejoindre Farah et va tenter de s’acclimater à cette nouvelle vie loin de Mathieu. En effet, le breton est parti retrouver son père pour avoir des réponses et enfin avancer. Leur couple résistera-t-il à la séparation ? Qu’est-ce qui attend Lou à Quimper ? Arrivera-t-elle à avancer sans Mathieu ?

Lou est toujours aussi pétillante mais on la sent fragilisée par le départ de son « ours breton ». Néanmoins, elle essaie de garder le cap en s’investissant dans son travail et dans les activités proposées par la résidence des internes. Concernant Mathieu, il va se montrer beaucoup plus sensible et touchant que dans les tomes précédents et ses retrouvailles avec son père vont beaucoup lui apporter. On voit aussi son évolution vis-à-vis de Lou, même si son caractère fort est toujours là !

J’ai pris beaucoup de plaisir à les retrouver car ce sont deux protagonistes simples et authentiques, auxquels on peut facilement s’identifier et s’attacher. La plume de Sophie Tal Men est toujours aussi fluide et elle nous amène une impression de légèreté, tout en nous évoquant les difficultés auxquelles sont confrontés les hôpitaux. Elle aussi très visuelle et émotionnellement prenante. En effet, une fois le roman commencé, il est difficile de le poser tant on a envie de savoir ce qui attend Lou et Mathieu. Le titre est très bien trouvé, complètement raccord avec l’intrigue principale de ce tome. Je suis un peu triste de laisser partir ce couple même s’il est possible qu’on les recroise dans les prochaines livres de l’autrice.

Pour conclure, « De battre la chamade » est une jolie conclusion à l’histoire de Lou et Mathieu. Cette lecture, en apparence légère, est parfaite en cette période un peu morose et permet de s’évader des plages bretonnes aux reliefs réunionnais. Même si j’en aurais voulu plus, je referme ce livre le sourire aux lèvres et le cœur léger.

 

Retrouvez ici mon avis sur les deux premiers tomes de la trilogie
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Les mille et une vies de Billy Milligan par Daniel Keyes

Littérature Nord-Américaine/biographie – Livre sorti le 28 janvier 2009

Le livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Résumé : Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre, viols de jeunes femmes, elle pense que l’affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence…
On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents !

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert ce roman grâce à ma cousine, qui me l’avait offert, il y a maintenant quelques années, pour noël. Ayant pris la décision de faire baisser ma PAL, ou au moins essayer, je me suis donc lancée dans ce livre en me posant beaucoup de questions… 

Nous faisons ici connaissance avec Billy Milligan. Accusé de viols, il ne comprend pas de quoi on l’accuse et a un comportement étrange. Une psychiatre est alors missionnée pour faire un bilan et ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement : en effet, le prévenu souffre du syndrome de personnalités multiples et ces dernières sont toutes très différentes les unes des autres ! 

Billy Milligan n’a pas eu une vie facile. Son père est parti quand il était enfant et son beau-père ne l’a pas ménagé. Plutôt introverti, il avait tendance à se replier sur lui-même pour essayer de se protéger. Peu à peu, ses proches vont se rendre compte qu’il a parfois des réactions excessives, ou qu’il semble perdu, inquiet… Sans jamais le comprendre, ils vont apprendre à faire avec. Pourtant, lors de son enfermement, les psychiatres vont découvrir 24 personnalités différentes ! Toutes sont apparues à un moment différent de la vie de Billy et « vivent » indépendamment les unes des autres. Elles ont toutes un âge, un accent, des prédispositions différentes et elles apparaissent tantôt aléatoirement, tantôt quand on a besoin d’une « qualification » en particulier. Tout ce petit monde vit dans la tête de Billy et va donner du fil à retordre aux spécialistes et à la justice.

J’ai trouvé ce roman passionnant. En effet, jamais je n’aurais imaginé qu’un syndrome de personnalités multiples se manifestait comme cela ! De plus, leurs grandes différences sont assez incroyables à voir et les conditions de leurs apparitions sont très intéressantes. L’auteur, Daniel Keyes, a fait le choix de raconter l’histoire de Billy Milligan car il s’est passionné pour ce fait divers et voulait montrer au grand public la réalité des faits. Construit comme un thriller, ce roman biographique est construit en trois parties : les conditions d’interpellation et la découverte du syndrome, comment les personnalités multiples sont apparues, le jugement et ses premières conséquences. On se laisse vite prendre par cette intrigue surprenante mais j’ai parfois eu du mal avec toutes les personnalités du protagoniste. En effet, comme elles ont toutes un prénom différent, je me suis parfois un peu perdue car l’auteur a été très minutieux et est entré dans les détails pour nous peindre un portrait le plus fidèle possible de Billy. Enfin, le fait que ce soit une histoire vraie donne un plus grand impact à ce livre car j’ai été frappée par l’hypocrisie de la justice et d’une partie du corps médical. J’ai appris qu’une suite existait, je pense me la procurer pour la lire afin de découvrir ce qu’est devenu Billy car j’avoue avoir été très frustrée en tournant la dernière page.

Pour conclure, « les mille et une vies de Billy Milligan » est une histoire vraie qui fait froid dans le dos. Néanmoins, elle a le mérite de mettre en lumière un syndrome assez mal connu, celui des personnalités multiples, et de démontrer la froideur de la justice américaine face à des personnes qui sont en souffrance et en demande de soins.

 

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Je viens d’Alep de Joude Jassouma et Laurence de Cambronne

Témoignages – Livre sorti le 23 mars 2017

Allary Editions

Service presse

Ma note : 4/5

 

Résumé : Juin 2015, Alep sombre dans le chaos. Comme des centaines de milliers de civils, Joude Jassouma décide de fuir avec sa femme Aya et leur petite fille Zaine.

Depuis trois ans, la Syrie a basculé dans la guerre civile. Les affrontements entre l’armée de Bachar al-Assad et les forces rebelles emmenées par les djihadistes du Front al-Nosra et de l’État islamique deviennent quotidiens. Joude, jeune professeur de français au lycée, refuse de choisir son camp dans un conflit qui n’est pas le sien. Avec sa famille, il se cache, déménage quatre fois pour éviter les bombardements. Puis se résout à l’exil.

Des rives du Levant aux côtes bretonnes, en passant par Istanbul et les camps de refugiés de l’île de Leros, ce livre raconte l’exode d’un enfant des quartiers pauvres d’Alep, amoureux de Flaubert et d’Éluard. L’odyssée d’un héros anonyme qui, au péril de sa vie, a traversé la mer Égée à bord d’un canot en plastique en quête d’une terre d’asile.

Pour la première fois, la plus importante crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale nous est racontée de l’intérieur, à travers le regard d’un réfugié ordinaire.

 

L’avis de #Lilie : La guerre en Syrie, on en entend beaucoup parler à la télévision et en même temps, on en sait pas grand chose. Seule certitude,ça fait des années que ça dure, de nombreux sites historiques ont été détruits et on ne voit pas vraiment comment cela va se terminer. Comme toujours, au moment d’une guerre, ce sont les civils qui sont les premières victimes et qui se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre sereinement le cours de leurs vies.

Nous découvrons ici le témoignage de Joude Joussouma qui a fuit Alep en juin 2015. Il nous raconte sa vie avant la guerre, une vie assez différente de notre vie occidentale. Etudiant en français, il doit se consacrer à ses études mais aussi participer financièrement à la vie familiale. On suit, avec lui, le début du conflit, les premiers bombardements puis la dégradation des conditions de vie. Jeune papa, il décide, avec son épouse, de partir pour tenter sa chance en Europe. Le trajet ne sera pas de tout repos mais au bout, ils auront, ils l’espèrent, une vie meilleure.

Quand on lit ce récit, on ne peut qu’être sonné par la difficulté logistique et émotionnelle que représente un départ. En effet, la route vers l’Occident n’est pas simple à atteindre et la vie des réfugiés ne tient souvent qu’à un fil. Dans le cas de Joude Joussouma, tout s’est plutôt bien enchaîné et il a rejoint sans encombre la Grèce. Là-bas, il a su faire le bon choix, se montrer patient avant d’être sélectionné pour rejoindre l’hexagone. Arrivé en France, il va découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture mais aussi une nouvelle vie à laquelle il ne s’attendait pas.

Ce qui m’a touché dans ce livre, c’est le style assez direct du témoin. En effet, que ce soit dans la joie ou la difficulté, il nous raconte ce qu’il ressent à ce moment-là, sans faux semblant. On le sent attaché à ses racines mais en même temps incapable retourner dans son pays. Tout est trop difficile, tout est détruit, rien ne sera plus comme avant, jamais. D’un autre côté, il trouve peu à peu sa place dans la société française et rêve de s’intégrer totalement. Son histoire est celle de nombreux réfugiés et pourtant, elle est loin de l’image qu’on a souvent d’eux. Pour lui, rien n’est plus important que de mettre ses compétences au service de son nouveau pays.

Enfin, j’ai apprécié les nombreuses annexes à la fin qui permettent d’en savoir plus sur la guerre en Syrie, sur le pays en lui-même et sur les courants religieux existant là-bas. J’ai été ravie de combler ces lacunes dans ma culture personnelle car même si on lit ou on entend beaucoup de choses, ce ne sont pas des thèmes qui sont souvent approfondis dans les médias ou même lors de nos études.

Pour conclure, « Je viens d’Alep » est un témoignage qui se lit vite mais qui laisse des traces. Impossible de rester insensible face à tant de courage et de ténacité mais aussi face à la bêtise humaine qui a, une nouvelle fois, détruit des millions de vie et des traces du passé au nom d’une guerre qui semble sans issue.

 

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Tu comprendras quand tu seras plus grande de Viriginie Grimaldi

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Feel-good book – Sortie le 3 mai 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont  des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…

Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

 

Mon avis : Auteure à succès depuis quelques années, Virginie Grimaldi et ses romans « feel-good » me faisaient de l’œil depuis un petit moment. Cet été, j’ai profité de mes vacances pour me plonger dans celui-ci et une remarque me vient à l’esprit : mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour me lancer ?

Nous faisons ici connaissance avec Julia, une jeune femme ayant vécu de nombreuses épreuves. Elle décide de quitter Paris pour s’installer au Pays Basque afin de travailler comme psychologue dans une maison de retraite. Un peu déstabilisée au départ, elle arrive à trouver un équilibre au fil des jours et elle va vite s’attacher à tous les résidents.  Qui a dit que la vie était une longue ligne droite toute tracée ?

Julia quitte Paris car dans la même année, elle a perdu son père, sa grand-mère a fait un AVC et elle s’est séparée de son petit-ami. Elle revient donc au Pays Basque, où vivent sa mère et sa sœur, afin de travailler dans une maison de retraite. Pourtant, elle cache sa présence à ses proches. On sent une femme ébranlée, qui a besoin de se reconstruire par elle-même et qui doute beaucoup. Inquiète, peu à l’aise avec les personnes âgées, Julia va pourtant découvrir aux Tamaris une vraie famille et elle va s’enrichir des rencontres qu’elle va y faire. La petite pointe de romantisme est présente grâce à Raphael, le petit-fils d’une résidente nouvellement arrivée. Peu à peu, ils vont se rapprocher avec Julia. Mais leur complicité peut-elle déboucher sur une histoire d’amour ? Je vous laisse le découvrir !

Comme mentionné précédemment, je ne connaissais pas du tout la plume de Virginie Grimaldi avant cette lecture mais je dois dire que la rumeur est vraie….. Cette auteure est une magicienne des mots, avec une plume très addictive et lorsque vous ouvrez ce roman, vous êtes comme envoutés, incapable de le lâcher, voulant toujours en savoir plus !! Cette lecture est très fraîche, avec beaucoup d’humour, mention spéciale au cours de gym qui m’a fait pleurer de rire, mais qui aborde aussi des thèmes moins légers comme ceux de la vieillesse, de la vie des personnes âgées en maison de retraite et celui du deuil. J’ai apprécié cette lecture car jusqu’au bout, on ne peut s’empêcher de douter de l’issue de l’histoire. Même si elle est « feel-good », on n’est sûrs de rien et cela nous tient donc en haleine jusqu’au point final. Je précise également qu’on a l’explication sur le choix du titre dans les derniers chapitres et j’ai trouvé cela très malin.

Je ne peux terminer cette chronique sans faire un parallèle avec un roman lu l’an dernier, intitulé « quelqu’un pour qui trembler », écrit par Gilles Legardinier, qui se passe également en maison de retraite. Dans les deux cas, les auteurs nous montrent des personnes âgées pleines de vies, de ressources, qui ne méritent sûrement pas d’être laissées de côté et dont nous avons beaucoup à apprendre.

Amateurs de romans feel-good, n’attendez-plus et laissez-vous tenter par ce roman de Vriginie Grimaldi. Au cours de votre lecture, vous passerez sûrement du rire aux larmes en l’espace de quelques pages. Je préfère vous prévenir, l’auteure a lancé un sort à son livre et vous serez, à coup sûr, dans l’incapacité de le poser avant de l’avoir posé. Pour ma part, j’ai ajouté ses autres romans à ma whish-list et je pense bientôt lire « il est grand temps de rallumer les étoiles », sorti au printemps.

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