MON VOISIN EST UN OURS (UN POIL AGAÇANT), une comédie romantique de Mily Black et de Déborah Guérand.

COMÉDIE ROMANTIQUE

ÉDITIONS HARLEQUIN

COLLECTION &H


Quoi de plus excitant pour une esthéticienne que d’avoir un ours comme voisin ?

Une carrure de rugbyman professionnel, un regard de prédateur grognon et une aura virile : pas de doute, Timothy, le nouveau voisin d’Annabelle, a tout d’un ours. N’importe quelle personne saine d’esprit (et douée d’un instinct de survie) resterait discrète et éviterait à tout prix de le contrarier… Sauf qu’Annabelle est plutôt du genre à foncer dans le tas et, dès leur première rencontre, elle n’a pas pu s’empêcher de le provoquer. Si elle a quitté Paris et son taré de petit ami, ce n’est pas pour se laisser impressionner par le premier homme venu ! Et, même si l’ambiance avec Timothy est déjà électrique, elle ne rate pas une occasion de le pousser à bout. Mais, quand elle découvre que derrière cette façade se cache un père célibataire tout à fait charmant et aussi perdu qu’elle, elle se dit qu’ils ont peut-être plus en commun que leur sale caractère…

Ma note : 4,5/5 mention « à croquer »

368 pages

Disponible en numérique

Nouveauté 2021


MON AVIS

Annabelle a tout quitté du jour au lendemain. Exit Paris et les mauvais souvenirs, direction Saint-Malo où une nouvelle vie l’attend. Sa solitude la pèse et le lourd secret qu’elle a laissé à Paris l’est tout autant. Grâce à une amie parisienne, elle tient un salon d’esthétisme. Sa clientèle, féminine et masculine, la sort rapidement de son marasme. Sa nouvelle amie rencontrée au restaurant du coin lui permet de sortir. Annabelle est une gentille fille qui ne se laisse pas toutefois marcher sur les pieds. Sa mauvaise expérience avec son ex manipulateur lui cause encore des sueurs froides. Elle se méfie des hommes. Un point c’est tout ! Sa solitude et sa tristesse sont pesantes, mais elle se sent ici en sécurité. Malgré la confession faite auprès de sa sœur, celle ci ne l’a malheureusement pas cru et il est hors de question de mettre ses parents dans la confidence. Sa sœur et son futur beau-frère côtoient toujours l’ex indésirable, et lorsque cette dernière lui annonce avec fanfare qu’ils vont se marier dans quelques mois et qu’elle sera le témoin de sa sœur avec l’autre c’est la goutte qui fait déborder le vase. L’angoisse surgit et l’emprisonne dans ses vieux souvenirs où la cruauté était bien trop présente. Quel bazar ! Et sans compter sur son voisin qui a un sérieux grain et un mauvais caractère ronchon. Leur rencontre est épique au fin fond d’une cave dans le noir total. Son voisin n’est rien d’autre que son nouveau propriétaire. Une étrange relation naît entre eux. Entre attraction improbable et pas franchement visible et une peur insidieuse. Mais très vite à force de rencontres fortuites et grâce à une aide providentielle, les choses pourraient bien changer.

 

Mily Black et Déborah Guérand signent un quatre main franchement rafraîchissant. Une comédie romantique comme je les aime, où je n’ai pu m’empêcher de rire. Outre ce côté léger, les auteures traitent d’un sujet gravissime, la violence conjugale. Ni pathétique, ni cruel, les auteures ont décidé de mettre une sacrée raclée à ce mal de notre société. Le personnage d’Annabelle est une véritable guerrière qui a su se délivrer de ses chaînes et qui a pu ensuite se reconstruire malgré les blessures profondes. Sa route est pavée de nombreux soucis et elle va trouver le soutien auprès d’une personne qu’elle n’aurait jamais soupçonné. Malgré eux et leurs caractères respectifs, ils ont de nombreux points communs. Ce gros nounours est si attachant, si attendrissant. Qui ne révérait pas de le prendre dans ses bras. Sous ses airs bourrus, baraqués et imposants se cache un homme au cœur en or.

 

Cette comédie romantique est juste un bijoux. Les sentiments des personnages sont si réels, leurs préoccupations si prenantes et leur relation si extraordinaire que j’ai vite été accaparée. Deux plumes hypers addictives qui savent retranscrire les émotions avec force et puissance. Un sujet sensible porté par des personnages si mignons transportés par cette force indescriptible que les victimes puisent au fond d’eux. Une comédie qui a su me faire rire et sourire. Un agréable moment en compagnie d’Annabelle et de Tim.

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMERALDA

THE REVENGE PLAN, une romance de Linda Kage.


Quand la vengeance devient tentation. 
 
Lorsqu’elle découvre en rentrant chez elle un soir que son petit ami la trompe avec l’étudiante qui partage sa chambre, Haven est dévastée.
Pour se venger de cette trahison, elle imagine un plan aussi simple qu’efficace : se rapprocher de Wick Webster, l’ennemi juré de son ex, afin de rendre ce dernier jaloux. Ça tombe bien, Wick semble tout disposé à l’aider et accepte même de l’accueillir en tant que nouvelle colocataire. Mais très vite, Haven prend conscience que la cohabitation va être beaucoup plus difficile qu’elle ne l’imaginait. Car Wick est un sportif dangereusement séduisant, et ses attentions quotidiennes en font une tentation redoutable…

Je vous avoue direct, le résumé est quelque peu différent de l’histoire. Si il vous semble évident que Wick est pris a parti dans cette histoire de vengeance, il en est tout autre.
Lorsque Haven arrive un peu plus tôt que prévu dans sa chambre d’étudiante, c’est la douche froide, carrément des trombes d’eau qui s’abattent sur elle. Son petit ami avec lequel elle pensait vivre toute sa vie avec, est nu comme au premier jour de sa vie entrain de fourrer son machin dans le machin de sa colocataire est accessoirement amie. Si j’emploie ces mots là, c’est par-ce que l’auteure à quelque peu un langage assez simple et familier et c’est un de ces points qui ne m’a pas permis de matcher avec cette romance. Une romance sans un brin de poésie et de bon sens, c’est quelque peu dérangeant pour la lectrice que je suis.
Maintenant que je t’ai prévenu de mon plus gros souci, je passe donc à l’histoire. Tu as compris que la scène initiale est le déclenchement de catastrophes et de rebondissements à venir. Alors qu’Haven est statufiée par la vision pas du tout onirique de la scène, elle prend ses jambes à son cou. Filant dans les couloirs du dortoir, elle se prend en plein face le torse inébranlable de …. Wick ! Paniqués et déboussolés par cette situation sortie de nulle part, Wick décide de la cacher dans la chambre de sa sœur dont il sortait et de la protéger de l’énergumène qui tambourine à la porte comme un forcené et qui plus est, est son ennemi de toujours. Cette rencontre dans le chaos va être les prémices d’une histoire rocambolesque qui s’éternisera entre découverte de l’un de l’autre, de confidences, d’espoir et de vengeance. Car cette dernière est bien tenace et réelle et Haven est prête à tout pour la mettre en œuvre quitte à se brûler les ailes et en à entraîner son nouveau colocataire contre son grès.

 

Haven est une gentille fille. Téméraire et têtue, elle sait rester discrète mais n’hésite pas à balancer les quatre vérités. Maladroite et impulsive, les situations ubuesques, elle connaît.

 

Wick est un jeune homme pas très à l’aise, surtout en présence de Haven. Prévenant, gentil, compatissant, pas vraiment tête brûlée, fleur bleu, attendrissant … la parfaite panoplie anti bad boy.

 

Entre eux, c’est rapidement je t’attire mais ce n’est pas possible. Et aucun d’entre eux ne cache leur attirance mutuelle. La gène s’installe parfois malsaine et  souvent étincelante.

 

Vous l’aurez peut-être compris, l’histoire s’étiole autour de cette vengeance qui prend des proportions pharaoniques au point de laisser une capote usagée (tentative de création des petites bêtes grâce à de la lessive et autre ingrédients saugrenus) et un soutif dans le lit du fautif. Mission accomplie sauf que ce qui ne devait pas arriver, arriva. Pris la main dans le sac, se concluant par une gifle monumentale dont l’heureuse élue n’est autre qu’Haven !

 

Heureusement que les membres de leur famille respective sont un brin loufoque et déjanté. Du pep’s bienvenue qui a su rehaussé mon intérêt pour l’histoire.

 

Vous l’aurez compris, cette lecture m’a laissé un léger goût d’amertume. J’ai souvent eu cette impression de tourner en rond où la seule issue était évidente. La pseudo histoire qui s’invite entre les chapitres est quelque peu décousue, même si j’ai été surprise par le dénouement. Il n’y a pas véritablement de surprises, tout coule de source. Il est tout de même intéressant de voir évoluer les sentiments des deux protagonistes au cœur de ce charivari. Cela reste une lecture simple mais qui n’a pas su faire chavirer mon cœur et ressentir ces fameux picotements que l’on peut retrouver dans les romances. Pas de flop, mais pas de coup de cœur et pourtant ce ne sont pas les avis dithyrambiques qui manquent !

 

Une chronique de #Esméralda