Promis, on reste amis ! de Juliette Bonte

Comédie romantique – Sortie le 7 avril 2021
Editions Harlequin – Collection &H

Ma note : 3,5/5 mention « petite déception »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Washington. Ils sont quatre amis qui partagent une maison… et tout le reste : les courses et le ménage, les rires et les peines, les bonnes nouvelles et les problèmes  !
Janhvi aimerait vraiment que sa vie sentimentale soit aussi simple et naturelle que le cycle migratoire des baleines. Malheureusement, elle lui donne autant de fil à retordre que la préparation de sa future exposition, et pour cause : elle vient de se faire larguer. Encore.
Peter aimerait vraiment guérir son addiction à Janhvi comme il soigne les animaux éclopés qui échouent dans son cabinet. Car il doit se rendre à l’évidence : à trop attendre, il est en train de passer à côté de sa propre vie.
Graham aimerait vraiment que la procédure d’adoption initiée avec son mari, Leandro, aboutisse enfin. Pour pouvoir être un père attentionné et présent  ; tout ce qu’il n’a pas eu la chance de connaître avec ses parents retranchés dans leur Écosse natale depuis son coming out.  
Leandro, lui, aimerait vraiment que le destin ait un meilleur sens du timing. Car devoir gérer le débarquement de ses beaux-parents, qui ignorent son existence, en plus des problèmes de cœur de ses amis, ça risque de faire beaucoup.


L’avis de #Lilie : Juliette Bonte est une autrice que j’aime beaucoup lire. Son dernier roman a fait beaucoup de bruits et a été assez unanimement accueilli par les lecteurs donc même si le résumé ne m’inspirait pas trop, j’ai décidé de me laisser tenter. Mes attentes étaient-elles trop hautes ou cette histoire n’était-elle pas faite pour moi ? Je ne sais pas trop mais toujours est-il que je n’ai pas été pleinement satisfaite par ma lecture.

Nous faisons ici connaissance avec quatre personnages très différents. Tout d’abord, il y a Janhvi, une jeune femme passionnée de vie marine et qui enchaine les échecs amoureux. Il y a ensuite Peter, son meilleur ami, amoureux d’elle depuis des années, qui ne sait plus trop où il en est. Il y a ensuite Graham, le guitariste taiseux, dont les parents n’acceptent pas l’homosexualité. Et il y a enfin Leandro, le mari de Graham, un homme au grand cœur et aux nombreuses angoisses. Ils sont tous à un tournant de leurs vies et pourtant, leur amitié pourra-t-elle résister aux épreuves qui les attendent ? Janhvi trouvera-t-elle chaussure à son pied ? Peter arrivera-t-il à faire un choix ? Est-ce que Graham saura trouver la force de parler avec ses parents ? Et Leandro, pourra-t-il réaliser son rêve, avec Graham, de fonder une famille ?

Janhvi est une femme pleine de vie, passionnée et passionnante. Venant juste de se faire larguer, elle en est à un point où elle s’interroge sur sa vie amoureuse. D’ailleurs, elle se pose aussi beaucoup de questions concernant son travail car sa patronne et elle n’ont pas du tout la même vision de l’exposition qui lui a été confiée. C’est un personnage à double facette, qui peut se montrer expansive et en même temps très renfermée, aimant peu les conflits. On sent qu’elle a besoin d’amour et de confiance pour avancer et pour ça, ses amis sont très importants. Peter, lui, est un peu perdu. Ami de longue date de Janhvi, il est tombé quasi tout de suite amoureux d’elle. Malheureusement, il n’ose pas se déclarer de peur de perdre le lien qui les unit. Il tente donc de rencontrer d’autres femmes mais on sent bien qu’elles n’ont, finalement, pas beaucoup de chance de conquérir son cœur. C’est un homme solide, sur qui on peut compter et qui est passionné par son travail de vétérinaire. Graham est un taiseux, tout l’opposé de son mari Leandro qui est expansif, organisé et qui a toujours des plans incroyables en tête. Ils vont tous les deux traverser des épreuves qui vont mettre leur couple à l’épreuve et qui seront, peut-être, un moyen de démontrer qu’ils sont faits l’un pour l’autre

Ce roman est une jolie comédie romantique. Les personnages ont tous des personnalités marquées et on alterne entre des moments teintés d’humour et des moments un peu plus sérieux. L’autrice fait le choix d’aborder de nombreux thèmes tels que la difficulté pour les homosexuels d’être acceptés, par leurs proches ou par la société, les amours refoulés mais aussi la destruction des océans. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire et à m’attacher aux protagonistes. Janhvi et Peter m’ont fait lever les yeux au ciel. J’ai préféré Graham et Leandro qui ont su me toucher. Cette histoire à quatre voix est très originale et différente de ce qu’elle a pu écrire auparavant. En effet, il y a peu de place pour la romance et l’amitié est clairement placée au premier plan. Néanmoins, même si tous les ingrédients étaient réunis, il m’a manqué un petit quelque chose, un « je ne sais quoi » qui fait que je referme ce livre avec un sentiment un peu mitigé.

Pour conclure, « Promis, on reste amis! » est une comédie romantique qui a su trouver son public mais qui n’a pas réussi à me convaincre totalement. Néanmoins, je reste fidèle à l’autrice et attendrai avec impatience son prochain roman.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin
Retrouvez également ce roman sur Amazon

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Danser, encore de Julie de Lestrange

Littérature française contemporaine – Sortie en 2018
Éditions Mazarine

Ma note : 4/5 mention « lecture réconfortante »


Résumé : Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ?
Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.
Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et  plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne  à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité. 


L’avis de #Lilie : Voilà un moment que ce roman dormait dans ma liseuse. Ayant besoin de lectures réconfortantes et qui font du bien au moral, j’ai eu envie de le découvrir, enfin, et de retrouver tous les personnages que j’avais tellement apprécié dans « Hier encore, c’était l’été« .

Nous retrouvons donc Alexandre, devenu père de famille et marié à Sophie, qui travaille comme contractuelle dans un ministère. Inquiets pour leur fils Nathan, ils jonglent entre vie de famille, vie de couple et vie professionnelle. Il y a aussi Marco, le cousin de Sophie, qui a toujours autant de mal à se poser et à accepter de grandir. Enfin, il y a Anouk, la petite sœur d’Alexandre, femme au grand cœur et au tempérament de feu. Mais sont-ils heureux, désormais, en tant qu’adultes ? Quelles épreuves la vie leur réserve-t-elle ? Ont-ils trouvé le bonheur ? Peuvent-ils toujours compter les uns sur les autres ?

Alexandre, que l’on voyait beaucoup dans le tome précédent, a enfin réussi à se stabiliser. Domicilié en banlieue parisienne, il vit à cent à l’heure, entre les métros blindés, son travail de journaliste qui ne s’arrête jamais et les soucis de santé de son fils. On le découvre papa poule, inquiet, faisant de son mieux pour s’investir auprès de ses enfants et de son épouse Sophie. Cette dernière est une mère qui essaye de mener de front toutes ses « carrières ». Un peu désemparée face à la maladie de son fils, elle peut néanmoins compter sur son mari qui est une épaule solide et une oreille attentive. Marco m’a, de nouveau, fait lever les yeux au ciel. Toujours en colère, nonchalant, il n’entend pas se poser et aimerais que la vie soit facile. Malheureusement, la vie va lui rappeler que parfois, elle peut être cruelle et qu’il faut savoir choisir ses priorités. Enfin, il y a Anouk, qui est partie vivre à Londres et qui fait toujours des choix de vie qui lui ressemblent. Elle cache toujours sa sensibilité derrière sa fougue et sa vitalité. Néanmoins, elle reste cette jeune femme battante, en quête de justice et tentant de faire de son mieux, quoiqu’il en coûte.

Vous l’aurez compris, j’ai retrouvé tous les personnages avec joie, avec l’impression de les avoir quittés hier. Ils ont grandi, mais moi aussi, et je suis ravie de les avoir retrouver avec un peu plus de maturité mais surtout, toujours aussi unis. La plume de l’autrice est toujours aussi fluide et on navigue, en fonction des chapitres, entre chacun des protagonistes. Ils traversent des épreuves qui pourraient tous nous arriver et ils sont tous à un moment de leur vie où ils se questionnent sur l’avenir. J’ai tourné les pages sans même m’en rendre compte et j’ai eu, de nouveau, un pincement au cœur en arrivant à la fin. Heureusement, Julie de Lestrange nous fait un beau cadeau en sortant, cette année, un nouveau roman qui nous permettra de tous les retrouver…. J’ai hâte !!

Pour conclure, si vous avez aimé « Hier encore, c’était l’été« , vous ne pourrez qu’aimer « Danser, encore« . C’est une jolie histoire d’amitiés, avec de belles valeurs et une histoire réconfortante car elle donne envie, une fois le livre terminé, d’appeler tous ses proches pour leur dire à quel point on les aime.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Mazarine
Retrouvez le en format poche ici
<– Retrouvez ici mon avis sur les premières aventures d’Alexandre, Marco et Sophie.

               

 



Doucement renaît le jour de Delphine Giraud

Littérature française contemporaine – Sortie le 14/01/21
Éditions Fleuve

Ma note : 3.5/5


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Fleuve qui, via la plateforme Netgalley, m’ont donné la possibilité de découvrir le nouveau roman de Delphine Giraud.

Résumé : Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent. Qui est cet enfant ? Acculé, son père lui avoue qu’il s’agit de Mat, son petit frère. Victime d’un accident à l’âge de deux ans, il est resté tétraplégique et communique peu avec le monde extérieur. Connie l’a effacé de sa mémoire. Emportée par son désir de connaître son frère et de rattraper le temps perdu, elle oublie alors une question essentielle: pourquoi ses parents ont-ils préféré lui cacher l’existence de Mat pendant si longtemps ? Elle ignore encore ce qu’il en coûte de remuer le passé…


L’avis de #Lilie : Conquise par son premier roman, j’avais hâte de retrouver la plume de Delphine Giraud. Cette nouvelle parution a fait grand bruit au moment de sa sortie. C’est donc très enthousiaste et pleine d’attente que j’ai entamé ma lecture….et c’est un peu déçue que je la termine. En effet, même si cette histoire a beaucoup de points positifs, je n’ai pas été totalement convaincue.

Nous faisons ici connaissance avec Connie, une jeune femme qui mène sa vie comme elle l’entend. Elle semble heureuse jusqu’au jour, où en faisant un footing, elle manque d’être percutée par un cycliste. A partir de là, une impression de déjà-vu va s’insinuer en elle et l’obséder… Au final, elle va découvrir l’existence de son frère Mat, tétraplégique depuis l’enfance, qu’elle avait totalement effacé de sa mémoire. Mais pourquoi ne se souvient-elle pas de lui ? Les retrouvailles vont-elles bien se passer ? Que va découvrir Connie en fouillant dans les méandres de sa mémoire ? Pourra-t-elle avancer après avoir déterrer son passé ?

Connie est une jeune fleuriste qui sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Elle ne laisse personne entrer dans son cercle proche et semble très heureuse comme ça. Pourtant, ses retrouvailles avec Mat, son petit frère, et sa rencontre avec David, un séduisant pompier, vont tout bouleverser. Mat est placé dans un établissement spécialisé pour les personnes en situation de handicap. Il s’entend très bien avec une infirmière du nom de Babeth, qui est comme une deuxième maman pour lui. Doté lui aussi de son petit caractère, il n’aspire qu’à croquer la vie à pleine dent et à redécouvrir cette sœur dont il a été si longtemps privé. Nous rencontrons aussi Phil, le père de Connie et Mat, qui se retrouve empêtrer dans un mensonge qui dure depuis trop longtemps. Il y a également Helen, la mère des enfants qui ne semble pas épanouie dans sa vie familiale, Annie, la nourrice un peu trop présente, Firmin, le nouvel employé de Connie qui sera un peu le Jiminy Cricket de notre héroïne, et Jannelle, la meilleure amie toujours présente.

Ce second roman est une petite déception pour moi. Tout d’abord, j’ai mis du temps à réussir à entrer dans l’histoire et à m’attacher aux protagonistes. Je n’aime pas beaucoup Connie et il est vrai que quand je n’accroche pas au personnage principal, j’ai du mal à lâcher prise. Néanmoins, passé le premier tiers, j’ai aimé voir l’évolution de la relation entre ce frère et cette sœur si longtemps séparés. Les chapitres alternent entre passé et présent, permettant ainsi au lecteur de mieux comprendre l’histoire de cette famille. La plume de l’autrice est fluide, facile à lire et très visuelle. Émotionnellement, l’autrice essaie de jouer avec nos nerfs afin de nous faire passer par plusieurs états en l’espace de quelques pages. Elle aborde les thèmes des secrets de famille, le handicap, la reconstruction et la difficulté d’être une bonne mère. Malgré ces thématiques lourdes et difficiles, elle nous entraîne au fil des pages dans une histoire positive et elle nous incite au pardon et à toujours aller de l’avant en profitant de chaque moment.

Pour conclure, même si je n’ai pas été pleinement convaincue par « Doucement renaît le jour », je recommande cette lecture à tous ceux qui aiment découvrir de nouvelles autrices qui nous parlent de sujets difficiles en nous insufflant de l’espoir et la volonté d’aller de l’avant.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Fleuve

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UNE FAMILLE ENFIN PAISIBLE. Sortir du cycle des conflits. Un document de Anne-Catherine Sabas.


Parfois, la famille devient le lieu d’une guerre quotidienne : échanges tendus avec un enfant, difficultés dans la fratrie, soucis de communication…
Anne-Catherine Sabas nous explique ce qui se cache derrière ces conflits répétitifs et nous donne de nombreux outils pour rétablir l’harmonie. Ce livre précieux ne donne pas de leçons et prend au sérieux les difficultés : il vous offrira des pistes de réflexion pleines de profondeur pour prendre de la distance et reconstruire ce qui semble brisé.
– Comprendre les rapports de force inconscient
– Découvrir le pouvoir extraordinaire de la parole
– Savoir sortir des rôles figés, source de malentendus
Anne-Catherine Sabas est psychanalyste, psychopraticienne et formatrice en communication et gestion de conflits. Elle a publié plus de vingt ouvrages dont Libérez-vous par le pardon et Aider vos enfants à trouver leur place.

 
C’est la toute première fois que je lis un livre de « développement personnel » et « psychologique ». Sans aucun doute le titre m’a de suite interpellée. Vraiment qui ne rêve pas d’une famille où les relations sont simples, sans malentendu, sans malaise. Pas si utopique que ça et Anne-Catherine Sabas nous propose tout au long de son livre, des choses simples et qui se veulent efficaces.
J’aurai pu vous écrire une chronique détaillée reprenant chaque partie, mais honnêtement je préfère aller à l’essentiel. Anne-Catherine Sabas développe ses arguments autour de l’individu lui-même au sein d’un groupe, de sa famille ici à l’occurrence. Elle propose de prendre conscience de son identité d’en établir ses atouts et ses faiblesses. D’être à l’écoute de l’autre tout en préservant son intégralité et sa moralité. Mettre les mots sur ses états d’âme et ses blessures au lieu de d’ignorer la blessure causée par l’autre. Apprendre à gérer sa colère et surtout à l’accepter pour mieux avancer avec l’autre. Faire des compromis justes et judicieux, savoir être à l’écoute, mettre en place des rituels quand la situation commence à déraper. Il évident que les disputes sont une sorte de soupape de décompression mais il est tout autant que gérer l’après dispute est davantage bénéfique.

 

L’auteure développe aussi les blessures de l’âme et celles héritées telles que de mauvaises malédiction. Il est important de faire la paix avec celles-ci, de les comprendre et de s’autoriser à les laisser filer, s’évanouir. Ce point-ci m’a interpellée et beaucoup intéressée. Je crois à ces choses là et au poids insinué au fil des générations.

 

Elle parle des enfants, petits et grands, et de leur place au sein de la famille. L’écoute de leurs maux est capitale tout comme mettre en place des règles. Nos enfants ne sont pas là pour être le réceptacle de nos envies grandioses. Ils ont leur propre identité, leurs propres désirs, leurs propres vocations. Ils sont des entités uniques motivées par leurs propres raisons et surtout sont dissociables de nous, les parents. J’ai été très attentive aux paroles de l’auteure et je me suis retrouvée dans ses mots. Je suis une maman qui prône pour la parole dans la bienséance et le respect, et qui à chaque problème propose des compromis ou des solutions.

 

Cette première expérience de lecture est une véritable réussite. J’ai été touchée par le dialogue de l’auteure qui propose des choses simples à mettre en place au sein de la famille pour accorder la parole à chacun et écouter. Chaque argumentaire est illustré par un exemple de mise en situation. Une plume très accessible qui ne part dans de long discours pompant. Une lecture très intéressante et prolifique !

 

Une chronique de #Esméralda

Il y a dans l’adulte un enfant, un enfant éternel toujours en état de devenir, jamais terminé, qui aurait besoin constamment de soins, d’attention et d’éducation.

Carl Gustav Jung

LES ÂGES PERDUS, tome 1 : Le fort des Landes, une bande dessinée de Le Gris et Poli.


À la veille de l’An Mil, le feu du ciel se déchaîne sur la Terre et la plonge dans une nuit éternelle. Les villes sont rayées de la carte. Les humains se réfugient dans des grottes. Le temps de l’Obscure est venu…
Quelques milliers d’années plus tard, tandis que le soleil est réapparu, la vie reprend enfin ses droits. Mais les savoirs anciens ont disparu. Pour survivre, des clans nomades se forment et se partagent les territoires et les ressources selon des règles établies.
Un homme, Primus, a trouvé le moyen de faire pousser une plante, l’engrain. Sa découverte permettrait aux siens de ne plus jamais connaître la faim. Mais elle remet en cause la coutume et le pouvoir des autres clans…
À la mort de Primus, il appartient à sa fille, Elaìne de Moòr, de prendre en main le destin de son peuple et de le préserver de la destruction.

La bande dessinée s’ouvre une scène d’une quiétude parfaite. Un moine, l’abbaye de Cluny, absorbé par son travail de transcription. C’est un 31 décembre de l’an 999. Une journée annoncée comme la dernière du monde. L’apocalypse se déchaîne. Des boules de feu détruisent tout, anéantissant une civilisation entière et plongeant le monde dans les ténèbres les plus profondes. Des hommes et des femmes survivent, se retranchant dans des grottes. Perdus dans la nuit, les décennies et des siècles défilent. Alors quand la lumière apparaît c’est un univers hostile qui se révèle.
Des clans se forment et des forts surgissent, lieux de sécurité propice à la chasse et au repos. En route pour le fort des Landes, Primus accompagné de sa fille, Elaine, et de guerriers aguerris, trahit le Conseil gérant les clans et les coutumes. Poussé par une seule et unique raison, découvrir que les semences ont germé et ainsi convaincre que la faim ne sera plus un problème pour tous les clans. Mais rien ne se passe comme convenu, le fort est saccagé et les morts s’amoncellent. Il est temps pour Elaine et les deux guerriers survivants de tenir leur promesse et de rejoindre les terres du Sud. Une longue marche les attends et les dangers guettent leur passage.

 

J’ai de suite été séduite par la couverture. J’aime ce genre de bande dessinée qui navigue sur différents genres : anticipation, apocalyptique, dystopie, aventure. Je ne vous cache pas que je l’ai tout simplement dévorée. Des illustrations sombres où la finesse des traits force le contraste entre la brutalité et la beauté. Un univers hostile et glauque où les loups, les ours et autres animaux ne sont plus tels que nous les connaissons. Des coutumes qui collent parfaitement à l’image des personnages qui n’ont rien de rustres ou de barbares mais faits de violence quand ils se doivent de survivre. Elaine est une jeune femme consciente du danger qui règne dans son monde. Une guerrière aguerrie qui sait prendre des décisions cruciales, tel un chef de clan. Un scénario prenant qui laisse place à une aventure pittoresque. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère prenante et angoissante régnant tout au long de ces 56 pages. Une superbe mise en bouche qui laisse présager une suite à la hauteur de ce qui est promis.

 

A découvrir absolument.

 

Une chronique de #Esméralda

I will be your Romeo d’Alana Scott

Romance contemporaine – Sortie le 3 mars 2021
Éditions Harlequin – Collection &H

Ma note : 4/5 mention « jolie romance »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Il est le petit ami idéal… Normal, c’est son métier.
Quand Camille a rencontré Roméo Courtois, le nouveau copain de sa sœur, elle a tout de suite compris que quelque chose clochait. Car cet homme n’est pas chirurgien, comme il le prétend, et il ne s’appelle pas Roméo… Il s’agit de Léo, le plombier venu la dépanner il y a un mois, et dont la visite a inspiré nombre de ses fantasmes nocturnes. Pas de doute, même avec sa barbe soigneusement taillée et son élégant costume qui laisse deviner ses muscles ciselés, elle le reconnaît… et il lui fait toujours autant d’effet. Pour autant, quand sa sœur lui avoue qu’il s’agit d’un escort embauché pour l’occasion, Camille décide de classer définitivement cet homme dans la catégorie « À oublier ». Seul problème  : lui aussi l’a reconnue, et il semble plutôt avoir choisi la catégorie «  Défi à relever.  »


L’avis de #Lilie : Je lis Alana Scott depuis son premier roman publié aux Éditions Harlequin. Ses romances sont, pour moi, l’occasion de lire de jolies histoires où les sentiments ont une place centrale et où les protagonistes ne sont pas lisses. Encore une fois, la magie a opéré et j’ai passé un bon moment.

Nous faisons ici connaissance avec Camille, une jeune architecte lyonnaise, originaire d’Avignon. Elle vit avec son petit ami Benoît et ensemble, ils semblent former le couple parfait. Pourtant, quand un beau plombier débarque pour déboucher sa baignoire, Camille est troublée…. et elle l’est d’autant plus quand elle le recroise quelques semaines plus tard, sous une nouvelle identité et avec un nouveau prénom, au bras de sa grande sœur au cours d’une grande réunion familiale. Entre eux, le courant passe mais leur rapprochement ne semble pas possible. Camille est-elle prête à quitter son petit ami pour un homme qu’elle connaît à peine ? Et lui, qui est-il vraiment ? Une histoire serait-elle possible entre eux ?

Camille est une jeune femme qui, de l’extérieur, a tout pour être heureuse : le boulot dont elle rêvait, le petit ami parfait, une vie de couple idéale. Néanmoins, elle ne se sent pas vraiment épanouie car délaissée par Benoît, qui passe beaucoup de temps au travail, et elle ne ressent plus les palpitations du début à son contact. Un peu complexée par son physique, elle doute d’elle-même et de sa capacité à plaire. La rencontre avec Léo va lui faire prendre conscience que la flamme est peut-être éteinte mais est-elle prête à fermer ce chapitre de sa vie ? Concernant Léo, c’est un homme qui, ayant connu des remous dans sa vie, a choisi de devenir escort afin d’aider des femmes à se sentir mieux et valoriser. Pour lui, c’est un travail comme un autre même s’il reconnaît que ce n’est pas un métier facile à faire accepter. Attentionné, fougueux, taquin, il est aussi très beau et essaie toujours de faire au mieux pour ceux qu’il aime. C’est un héros gentil comme on les aime et il m’a beaucoup plu.

Cette romance m’a fait passer un bon moment. La plume de l’autrice est fluide et l’alternance de narration entre Camille et Léo permet de les suivre leurs pensées. L’intrigue tient le lecteur en haleine jusqu’au bout car il y a de nombreux rebondissements et retournements de situation. L’autrice fait le choix de parler du poids et de l’impact du regard que la famille porte sur nous. En effet, inconsciemment ou pas, nos parents, nos oncles et tantes ou même nos frères et sœurs peuvent avoir des paroles qui blessent ou qui mettent « la pression », dès l’instant que l’on ne rentre pas dans les cases. C’est un thème d’actualité car malgré l’évolution de la société, la pression familiale existe toujours et peut, dans certains cas, mettre mal à l’aise la personne concernée. Le petit bémol dans cette histoire est dans la fulgurance des sentiments entre les deux héros. Certes, le coup de foudre existe mais même s’ils mettent du temps à se trouver, après, ça va très vite entre eux et cela m’a semblé un poil trop lisse.

Pour conclure, « I will be your Romeo » est une jolie romance entre deux personnages qui sont à un tournant de leurs vies. Encore une fois, Alana Scott m’a fait passer un excellent moment de lecture et si vous ne connaissez pas sa plume, je ne peux que vous recommander de foncer !!

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

               

L’ANTIDOTE MORTEL, tome 1, un roman fantasy de Cassandre Lambert.


Trois adolescents, trois destins liés par leur désir de rébellion et de vengeance.
Whisper, princesse surprotégée par le Roi, n’a jamais franchi les portes du Palais. Personne ne doit connaître son existence depuis qu’un mystérieux mal s’est emparé de la Reine. Lorsque son père la condamne à un mariage forcé, la jeune fille s’enfuit et cache sa véritable identité.
De l’autre côté du royaume, Eden, fougueuse jeune femme au caractère bien trempé, est chassée d’un orphelinat. Son seul désir : venger la mort de son père, un brillant inventeur tué par le Roi. Quand elle rencontre Whisper, elle saisit l’opportunité de s’introduire au Palais par son aide.
Jadis, paysan, se voit remettre par sa tante un précieux antidote, le seul capable de sauver la Reine. Sur sa route vers le Palais, il croise celle d’Eden et de Whisper…
Trois personnages, et trois destins aussi liés qu’opposés.
Au bout de leur route périlleuse, il faudra que justice soit rendue.

Je vous avoue que j’ai de suite flashé sur la couverture et bien évident je me suis lancée dans la lecture de ce roman fantasy sans lire la quatrième de couverture. Souvent, je fonce comme cela, à l’instinct et la plupart du temps cela réussit à me surprendre.
Cassandra Lambert a le talent, évident et indéniable, que j’adore trouvé auprès des auteurs de l’imaginaire. Une bonne dose de folie, de courage, un brin d’impatience et surtout une plume qui sait vous envoûter et vous faire rêver.
Whisper, je n’ai pas cherché à comprendre l’origine de se prénom, mais à l’ouïe, il a une tonalité fantomatique. Il faut se dire, que la jeune fille qui fêtera bientôt ses dix huit ans a vécu cachée toute son existence derrière les fortifications imposantes du palais. Un murmure au cœur des couloirs du palais, une plainte remplie d’espoir dans les rues du pays, un mythe, une légende. Cachée depuis l’apparition de la maladie incurable de sa maman, Whisper est élevée par une servante au cœur d’or qui avec sa poigne évidente a su lui transmettre tout son amour. La curiosité grandit au fil des années. Quelques bals masqués, quelques repas grandioses où les convives, triés sur le volet, se doivent de se taire sous peine de subir le courroux du roi. Whisper est une âme pure, quelque peu rebelle qui voit la bonté partout. Elle ne connaît rien de la vie ce qui la rend niaise mais tellement adorable. Alors quand son père décide sans son consentement de l’unir à un pré ado aux manières déplacées et grotesques, c’est la goutte d’eau qui fait débordé le vase. Poussée par sa servante, elle décide de fuir, loin de ce palais toxique. C’est ainsi qu’elle débarque dans la vie, tel un boulet qui loin de détruire tout sur son passage, va se trouver dans des situations périlleuses. Apprenant avec ses propres yeux et faisant ses propres expériences, elle découvre un monde aussi déglingué que merveilleux. Un périple aux allures de quête initiatique qui m’a juste ravie. Une héroïne aux antipodes des codes littéraires. Timorée dans un premier temps, elle s’affirme au fil des chapitres pour nous surprendre.

 

Eden est la fille d’un éminent et reconnu ingénieur. Appelé à la cours royal, ce dernier est au service du roi depuis quelques mois. Alors quand la rumeur arrive jusqu’à sa maison concernant l’exécution de son père par le roi, la famille s’écroule. Une maman qui se donne la mort et une jeune fille qui se doit de survivre avec l’ultime objectif venger la mort de ses parents. Recueillie par hasard par la directrice d’un orphelinat, elle y passera quelques mois. Mais cet endroit n’est pas fait pour elle. Aucune copine, que des remontrances. L’enfer ! Sa dernière erreur et l’expulsion est annoncée. Un nouveau départ pour son plan mûri. La famille royale est en danger !

 

Jadis effraye. Sa tâche de naissance est le symbole du mal, du diable. Pourtant, Jadis est un homme au cœur pur et possède un don incroyable, celui de pouvoir parler aux animaux. Recueilli par son oncle et sa tante, il s’épanouit au sein de cette famille chaleureuse. Il travaille les champs avec vigueur. Sa simplicité est attachante et son épanouissement éblouissant. Alors qu’il est annoncé dans tout le royaume que la Reine se meurt et que quiconque amènera l’antidote qui la sauvera, deviendra riche, la vie de Jadis bascule. Pressé par sa tante que vient de lui remettre une boîte mystérieuse contenant d’autant plus le fameux antidote, il doit se rendre impérativement au palais.

 

Trois destins, trois vies entremêlées, trois chemins indissociables confrontés à la douleur. Unis par une amitié hors norme et quelque peu hasardeuse, ils devront affronter des situations rocambolesques, s’affranchir de leur peur et vaincre l’infamie.

 

Cassandre Lambert signe un roman fantasy d’une beauté sans égale. Des paysages à couper le souffle, des rebondissements haletants et un enjeu de taille. Des destins tout aussi différents, déconcertants que rafraîchissants. Un page turner au cours duquel il vous sera impossible de lâcher prise. De l’énergie à foison, un scénario surprenant, des personnages charismatiques, une quête extraordinaire et ce n’est que le début. Confrontés à la beauté et à la méchanceté, nos apprentis héros vivent une aventure haletante. Vous l’aurez compris, j’ai adoré. Un petit moment de flottement au départ, le temps que tout se mette en place, et hop ! une fois les présentations faites, place à une histoire de dingue. J’adore être enthousiaste à ce point !

 

Une chronique de #Esméralda

LA SENTINELLE DU PETIT PEUPLE, tome 1 : La pommade de fée, une bande dessinée de Forns, Carbone et Barrau.


Il est temps pour Adélaïde, loin de chez elle, immobilisée en maison de repos, de léguer à sa petite-fille son plus grand secret. Elle est la sentinelle du Petit Peuple, la protectrice des êtres féeriques qui sont les garants de l’équilibre de notre Terre.
Elle lui transmet la recette de la pommade de fée : à son tour, Élina pourra voir ce monde merveilleux et découvrir sa nouvelle mission. Car l’heure est grave. Au lac, l’ondine a disparu et le Petit Peuple a besoin de son aide.
Pour protéger les humains et les êtres féeriques, en poursuivant son apprentissage auprès de sa grand-mère, Élina devra aussi dissimuler à sa mère ses nouveaux pouvoirs…

Depuis « la boîte à musique », je suis avec assiduité les parutions où Carbone figurent. Et le dernier album accompagné de Forns et de Barrau est une pure merveille où cette fois-ci le monde féerique est à l’honneur.
Vous ne le savez pas, mais elfes, fées et toutes autres petites mignonneries nous côtoient. Nous ne les voyons pas pour des raisons évidentes. Mais il y a parmi nous des gardiens. Adélaïde, grand-mère d’Elina en est une.
Hospitalisée, Adélaïde reçoit la visite de sa fille et de sa petite-fille qui lui offre une joli bouquet issu du jardin de sa maison. Dans ce dernier se cache un terrible message. Impossible pour cette grande-mère généreuse et au grand cœur d’y répondre. C’est ainsi qu’elle décide de mettre dans le secret sa petite fille, Elina et de lui apprendre tout ce qu’elle doit savoir.

 

Une fois la pommade de fées minutieusement préparée (enfin il y a eu un couac), Elina découvre un monde enchanté. Mais l’heure n’est pas à l’ébahissement, car le danger rôde dans leur monde.

 

Ce premier tome est sous le signe de la découverte et de l’aventure. Elina est une jeune fille à l’esprit ouvert et malgré une surprise de taille, elle reste très enthousiaste aux côtés de ces petits êtres. Son énergie, son volontariat et sa gentillesse lui permettent d’être aussitôt acceptée parmi eux malgré quelques récalcitrants. Une bande dessinée carrément géniale. Perso j’adore cette ambiance, cela me rappelle mon enfance. De magnifiques illustrations avec plein plein de détails et des couleurs qui égayent l’ensemble. Des vifs, des pastels … je suis juste émerveillée. Ce premier tome est le prémices de longues aventures qui ne manqueront pas de piquant et d’émerveillement. Une lecture que je recommandes aux petits comme aux grands !

 

Une lecture de #Esméralda

Give us a chance de Vanessa Degardin

Romance contemporaine – Roman sorti le 10 février 2021
Éditions Harlequin – Collection &H

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »


Résumé : À trop vouloir résister à la tentation, il va finir par y céder…
Ange le sait : il est le genre de mec qui plaît à toutes les femmes. Son look de bûcheron sauvage et ténébreux les fait systématiquement craquer. Si bien que, depuis qu’il a l’occasion de parfaire sa silhouette grâce à son poste de garde forestier, il enchaîne les coups d’un soir. Avec Inès, en revanche, c’est plus compliqué. La jeune éditrice au fort caractère, avec laquelle il doit créer un guide touristique, l’attire plus qu’aucune autre auparavant. Pourtant, il s’est fait la promesse de ne pas l’approcher. Si elle attend un prince charmant capable de l’aider à surmonter le drame qui l’a mise en fauteuil roulant, Ange n’est pas l’homme qu’il lui faut. Cela ne fonctionnera jamais entre eux. Il aimerait donc que son cerveau détraqué cesse de l’imaginer nue, dans son lit, chaque fois qu’il ferme les yeux…


L’avis de #Lilie :
Voilà une romance qui m’a fait envie dès la lecture du quatrième de couverture. Un beau bûcheron, des obstacles qui empêchent les héros de se mettre ensemble, une héroïne avec du caractère, il n’en fallait pas plus pour me décider ! Et croyez-moi, cette lecture a été un véritable coup de cœur pour moi !

Nous faisons ici connaissance avec Ange, un bûcheron travaillant dans le parc national de Corse. Passionné par son travail, il est contrarié quand sa patronne lui demande de participer à l’élaboration d’un guide touristique vantant les mérites du parc. Pour elle, ses talents de photographe sont un atout incroyable pour cet ouvrage. C’est sans compter sur Inès, l’éditrice des éditions « Voyage » qui ne voit pas d’un bon œil qu’on lui change ses méthodes de travail…. d’autant plus que cet homme semble rustre et peu intéressé par le projet. Pourtant, dès le premier coup d’œil, une connexion va s’établir entre eux. Ange pourra-t-il aller au-delà de ses préjugés ? Et Inès, est-elle prête à faire de nouveaux confiance ? Est-elle prête à aller de l’avant ? Et cette impression d’être surveillée, est-ce seulement dans sa tête ? Qui pourrait lui vouloir du mal ?

Inès est une jeune femme qui souffre de son handicap. Paraplégique suite à un accident de moto, elle ne se remet ni de la perte de ses jambes, ni de la perte de sa mère. Elle s’enfonce dans la tristesse et la morosité, ayant bien du mal à accepter ce nouveau corps qui ne lui permet plus de faire tout ce qu’elle aimait. Car oui, avant, Inès était dynamique, sportive, elle croquait la vie à pleine dents et n’avait peur de rien. Maintenant, elle se sent comme prisonnière de ce corps meurtri et elle ne veut laisser personne pénétrer dans son intimité. Pourtant, sa rencontre avec Ange va, tout de suite, réveiller des sensations qu’elle pensait avoir perdu. Le grand, mystérieux et ténébreux bûcheron sait qu’il est bel homme et n’a aucun mal à séduire. Sportif, amoureux de sa montagne, il ne se voit pas du tout vivre une histoire avec une femme en fauteuil. Néanmoins, le foutu caractère d’Inès et le charme qu’elle dégage vont, peu à peu, faire tomber ses barrières et lui laisser entrevoir un futur auquel il n’avait jamais pensé.

Soyons clairs, j’ai été totalement conquise par cette romance. Émotionnellement, j’ai été touchée en plein cœur par ce couple explosif. Tantôt tendres, tantôt hésitants, tantôts liés, tantôts distants, leur relation volcanique m’a emportée avec eux même si, par moments, j’aurais aimé secouer un petit peu Inès tant elle est bornée. Néanmoins, c’est une femme fière, et blessée, qui essaie, du mieux qu’elle peut, de se protéger. Le handicap est largement abordé, que ce soit à travers les difficultés de l’héroïne ou les préjugés auxquels leur couple va devoir faire face. L’originalité de l’histoire réside dans la petite pointe de suspense qui est insérée. En effet, Inés semble surveillée, voire menacée mais elle ne voit pas qui pourrait lui en vouloir. Cela va beaucoup inquiéter Ange, qui va prendre à cœur d’aider et de protéger sa bien-aimée. Le dénouement, même s’il est prévisible, selon moi, a néanmoins fait monter mon palpitant tant la tension était grande. Enfin, je signale que les scènes de sexe sont assez explicites et présentes du moment que notre duo s’est trouvé. Cela n’enlève en rien la beauté de l’histoire mais il est vrai que l’autrice a fait le choix d’utiliser un langage cru et de nous entraîner dans l’intimité du couple. Ainsi, on connaît nos deux héros sous toutes les coutures !

Pour conclure, « Give us a chance » est une jolie romance torride, qui vous entraînera en Corse, dans ses belles montagnes et forêts. J’ai été totalement conquise par cette jolie histoire qui a su me faire passer par un panel émotionnel élargi, le temps de sa lecture.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

               

À CŒUR OUVERT, une bande dessinée de Nicolas Keramidas.


Nicolas Keramidas est atteint d’une malformation cardiaque à la naissance, la tétralogie de Fallot, ce qui l’oblige à subir une opération délicate et surtout inexpérimentée en 1973 : il devient ainsi le premier bébé en France à être opéré à coeur ouvert. 43 ans plus tard, lorsque son coeur s’emballe sur un terrain de foot, le mal se réveille et le conduit vers une nouvelle opération à coeur ouvert.

Une expérience angoissante et douloureuse qu’il parvient à surmonter avec sa femme, Chloé, qui, comme lui, a tenu un carnet au jour le jour. C’est à partir de ces notes qu’il retrace en détails toutes les étapes de cette descente aux enfers médicale jusqu’à sa sortie définitive de l’hôpital.
En usant d’humour et d’un savoir-faire acquis aux studios d’animation Walt Disney de Montreuil où il a travaillé pendant douze ans, l’auteur nous fait vivre l’expérience d’une opération chirurgicale lourde avec une sincérité touchante.

Nicolas Keramidas réussi à concilier la tragédie et une réalité à la fois caustique et terriblement authentique.

 

L’auteur raconte son histoire, celle induite par la maladie, la tétralogie de Fallot, une maladie cardiaque. Enfant, il ne s’en souvient guère. D’ailleurs il apprend très tard qu’il est atteint de cette malformation cardiaque congénitale. Il vit avec sans y prêter gare, les années défilent sans aucun problème apparent.

 

Et puis un jour une alerte, puis deux et c’est au cours d’un match de foot entre amis qu’il s’écroule.
Le mauvais sort s’abat ainsi sur sa vie et son monde. Débute alors le marathon pour vivre. Post-op, opération, pré-op, réveil, attente, rééducation, rechute … un parcours sans fin, mais qui finit bien.

 

Nicolas Keramidas détonne par ces planches à la fois douces et violentes. Tout en parlant de lui, il met en exergue tous ces hommes, femmes et enfants qui subissent ce parcours hors-norme. Ces moments de solitude, de fatigue, d’espérance sont à l’image de ces jeux de sociétés qui vous font tourner en bourrique. Il s’en amuse mais il est évident que le cœur n’y est vraiment pas. Parfois trash et souvent poétique, Nicolas Keramidas nous plonge dans cet univers aseptisé et effrayant. J’ai apprécié ce biopic à tous les niveaux, que cela soit sur le style narratif et sur les illustrations. L’auteur retranscrit à merveille ses doutes, espoirs et incompréhensions aux travers de ces bulles invitant au voyage, à l’évasion. Une note d’humour, un zeste de bon sens et une bonne dose d’autodérision pour une histoire ni pathos ni craignos et qui ne peut que vous touchez.

 

Un récit bouleversant à découvrir !

 

Une chronique de #Esméralda