MY FAVORITE HALF-NIGHT STAND, une romance de Christina Lauren.

NEW ROMANCE

Éditions Hugo Roman


Millie Morris, professeur, comme ses quatre meilleurs amis et collègues à l’université de Santa Barbara, est une célibataire endurcie. Après une aventure d’un soir avec Reid, l’un des membres du groupe, Millie crée un profil en utilisant son deuxième prénom  » Catherine « , une photo qui ne dévoile pas son visage, et le retrouve sur l’application en ligne.
Les deux amis se lancent alors dans une relation sexuelle et romantique inattendue dans le royaume digital qui menace de détruire leur amitié dans la vie réelle.
La narration alternée, en prose pour la majeure partie du roman, se conjugue avec textos, chats de groupe et messages échangés via l’application, qui s’invitent dans l’univers de Millie, Reid et ses amis, laissant entrevoir l’évolution originale et sexy de la romance et vous donnera envie de swiper !

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2021
346 pages
Disponible en numérique et broché

 

MON AVIS

Aujourd’hui je viens vous parler d’un e jolie romance sous le signe des rencontres sur le net. Et par la même occasion je découvre la fameuse Christina Lauren qui à ma grande surprise, est en fait, une duo d’autrices américaines. Un quatre main qui fonctionne à merveille car à aucun moment je me suis dit : « Mmmmm ça c’est deux nanas qui écrivent »!

 

Dans le jargon des sites de rencontres (que je ne connais pas du tout), un « Half-night stand » c’est la rencontre de la soirée qui va passer la nuit (et plus si affinité) avec toi avant de disparaître au lever du soleil. C’est l’histoire d’une bande de copains un peu perché dans le milieu scientifique. Ils sont quatre hommes (dont Reid qui va nous intéresser) et une nana, Millie, une experte dans le domaine de la criminalité des femmes psychopathes. Millie fait vraiment flipper avec cette passion glauque (un peu). D’ailleurs qui apprécierait une femme qui passe sa journée à parler de meurtres, pas tout le monde ! Millie est une jeune femme sensible et qui a du mal à gérer ses émotions qu’elle préfère enfouir au fin fond de sa solide carapace. De nombreux événements survenus dans sa jeunesse ont façonné la jeune femme en devenir. La solitude ne lui fait guère peur mais avec sa bande de copains c’est tout autre chose. Moins sur la défensive, elle se laisse aller à leur contact malgré quelques des rigidités comportementales et son tact légendaire. Il est impossible pour elle de s’épancher sur sa vie en dehors de sa vie à l’université. Après une liaison amoureuse chaotique, elle trouve du confort auprès de Reid. Le jeune scientifique est d’un soutien sans faille et très vite, va au-delà de l’amitié et prend le chemin de la fraternité anticipant tour à tour, les désirs, les idées et les phrases de chacun. Une osmose parfaite pour ce duo que j’ai rapidement adopté et adoré.

 

Le soir d’une beuverie, est posée sur la table la question d’un gala et le fait d’être accompagné et c’est ainsi que les sites de rencontres sont mis sur la table et le pari est lancé de trouver chacun une personne qui l’accompagnera. Après quelques réticences et un dérapage dans les grandes lignes de l’art (une nuit Millie et Reid), Millie et ses copains se lancent dans cette aventure numérique. Et quand le hasard fait bien les choses, il est fort probable que les conséquences dans la réalité soient toutes autres.

 

Voici une romance comme je les aime. Des personnages totalement atypiques et borderline. Un enjeu crucial. Et les conséquences terribles suite à un choix douteux. Et le tout porté par deux plumes qui ont su me rendre accro au bout de quelques chapitres. Le choix de l’alternance des points de vue est une véritable aubaine pour apprendre à connaître nos deux héros au cœur d’artichaut. Les autrices m’ont plongé dans un milieu que je ne connais absolument pas. Elles font preuve d’honnêteté en décrivant les dérives et les conséquences sur la confiance en soi face à des espoirs vains et des rêves qui s’écroulent fabriqués par le numérique. Le tout dans une ambiance bon-enfant entrecoupé par des moments bien plus sérieux et tragiques. Est ce que l’amour se marchande ? Un bien de consommation ? Tout autant de questions qu’abordent les autrices. Une romance qui se lit rapidement et malgré certain passage difficile, c’est une lecture surprenante et romantique (oui aussi). J’ai fermé cette romance totalement séduite par ma découverte et je compte la poursuivre !

MAGIC, tome 1 : La fillette aux cheveux violets, une bande dessinée de Lylian et de Molinatti.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Fantastique

Éditions Dargaud

Lylian (scénario) et Molinatti (dessin)


Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle.
 Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes ! Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs.
Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment. Une série de Lylian et Audrey Molinatti qui offre une plongée dans une Angleterre victorienne particulièrement kawaï, où vivent sorcières et créatures magiques !

 

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Nouveauté 2021
49 pages
Disponible en numérique et en broché

 


MON AVIS

Comment ne pas succomber à cette magnifique couverture ?

Dès le départ j’ai été séduite par les dessins. Des couleurs pastels, des courbes toutes douces et cette petite fille tellement adorable que j’ai eu envie de lui pincer les joues. Evelÿne est petite fille malicieuse et qui du haut de ses 7 ans rend folle les sœurs qui l’ont accueillie à sa naissance. Evelÿne est une petite farceuse qui aime faire des blagues de mauvais goûts. Des statues qui parlent et qui se meuvent, des phénomènes surnaturels que les sœurs ne peuvent plus contenir. C’est donc avec tristesse qu’elle confie la garde à un drôle de bonhomme. Monsieur Farfadet est chapelier à Londres et sous ses airs mystérieux cachent une magnifique réalité.

Evelÿne est bien désappointée de quitter le couvent mais grâce à la présence de Benedict, son chat noir, elle va affronter cette étape avec sérénité.

Un univers magique où les pouvoirs se doivent d’être cachés sous peine de moqueries ou de représailles.

Une très belle histoire. J’ai de suite été charmée par le scénario et les illustrations. Ici le kawaï joue parfaitement son rôle rendant l’héroïne attendrissante et un décor subjuguant. Le scénario est totalement captivant et pour un premier tome, la suite est prometteuse avec davantage de magie, je l’espère vivement. Le fil rouge de l’histoire est en place, je n’ai plus qu’à patienter pour connaître la suite de cette incroyable aventure.

A découvrir dès 8-9 ans pour les plus jeunes lecteurs et les plus grands ne pourront que se régaler !

Une chronique de #Esméralda

PLUS IMMORTELLE QUE MOI, un roman de Sophie Henrionnet.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Du Rocher


Comment Mathilde, la petite quarantaine ordinaire, s’est-elle retrouvée enfermée dans un « institut de repos » ?
À quel moment la vie de cette pharmacienne mariée et mère d’un adorable adolescent a-t-elle basculé ?
Sur les conseils de sa psychiatre, Mathilde tient un journal.
Peu à peu, la parole se libère. Elle livre ses états d’âme et souvenirs d’enfance la cruauté dont elle a fait preuve à l’encontre de son frère Charly , son quotidien chez les fous avec une infirmière détestable qu’elle a surnommée Moustache, mais aussi sa rencontre marquante avec une certaine Daphné… L’héroïne parviendra-t-elle à rassembler toutes les pièces de ce puzzle, chasser ses démons et affronter la vérité ?
Un roman mené tambour battant, tel un jeu de dupes addictif, au dénouement inattendu.
 
Ma note : 5/5 mention « captivant et incontournable 2021 »
Nouveauté 2021
208 pages
Disponible en broché et numérique

 


MON AVIS

Ouvrir le roman de Sophie Henrionnet, c’est accepter de se laisser porter par l’inconnu. C’est ce sentiment étrange qui m’a oppressé dès le départ. Le fait de ne pas savoir où aller. Juste suivre, aveugle momentané, cette femme sans particularité à la vie banale. Pas après pas, la confiance s’installe, l’empathie également. Mathilde est une part de moi, de nous. Ses faiblesses, ses espoirs, ses qualités nous les partageons toutes et tous. La vie craque se recolle tant bien que mal et puis, un jour cette colle n’est plus aussi puissante. La vie se délite, craquelle sous la puissance destructrice de cette vague si innocente dès le départ devenue un monstre gourmand, avare de douleur.

 

Mathilde tente le tout pour le tout. Seule dans son mutisme feint, rien n’y paraît. La fissure finit par devenir béante et le large l’appelle. Une fuite, ni plus ni moins. Une fuite salvatrice. Respirer seule, refaire surface par ses propres moyens. Daphné apparaît dans l’imprévu. Rencontre rocambolesque, rencontre salvatrice, rencontre inopinée. Daphné est l’antithèse de Mathilde. Exubérante, pimpante, fougueuse, elle l’entraîne dans un road trip.

 

Le retour à la réalité est douloureux. Le désir de se faire hospitaliser, d’aller avec les fous, suivre ce conseil : écrire pour savoir, recoller le morceau, ouvrir les yeux. Mathilde se prête volontiers à cet exercice. Elle écrit avec envie, parfois avec sarcasme. Elle retrace son enfance, sa vie d’adulte, de maman, d’épouse, entrecoupé de moments du quotidien. Les patients, l’infirmière « peau de vache ».

 

Sophie Henrionnet nous propose un grand roman. Une histoire portée par une plume qui sait indéniablement nous faire ressentir une multitude d’émotions. C’est un roman à la réalité touchante et/ou l’attention a une place particulière. C’est un roman qui se vit, qui se crie. Un roman extrêmement dur qui nous pousse dans nos retranchements. Suivre aveuglément demande une confiance absolue et je l’ai donnée à Sophie Henrionnet sans peine. Un don précieux et rare que j’ai savouré à chaque instant.

 

Une lecture incontournable.

 

Une chronique de #Esméralda

Bien cordialement, votre employée (complètement folle de vous) de Caro M.Leene

Romance contemporaine – Sortie en juillet 2021
Editions Harlequin – Collection Harper Collins Poche

Ma note : 4.5/5 mention « romance doudou »


Résumé : L’avantage de fantasmer sur son patron ? Fini de traîner les pieds pour aller au bureau !
Dans la vie, Aubrey a trois fantasmes : Ryan Gosling, Liam Hemsworth et Jace Adam. Jace Adam, le riche businessman qu’on aperçoit dans toutes les soirées branchées de la ville, le patron de la start-up new-yorkaise numéro un et… son crush de lycée. Mais attention, si elle s’est fait embaucher dans son entreprise, c’est uniquement pour profiter d’une opportunité professionnelle en or, pas pour le mater en douce ! D’accord, elle doit avouer que Jace est encore plus séduisant qu’avant, avec ses cheveux en bataille, sa petite fossette et son charisme d’entrepreneur à succès. Mais Aubrey aussi a changé : elle n’est plus l’élève timide et réservée qu’elle était à l’époque. Cette fois, elle ne laissera pas cette peste de Serena, l’éternelle petite amie et désormais associée de Jace, lui mettre des bâtons dans les roues. Elle sera une employée modèle et se limitera à des échanges strictement professionnels… ou presque !


L’avis de #Lilie : Caro M.Leene fait partie des autrices dont je ne rate plus aucune parution. Ses romances ont toujours le don de me faire un bien fou. J’étais ravie de la retrouver pour le début de mes vacances et une nouvelle fois, je n’ai pas été déçue.

Nous faisons ici connaissance avec Aubrey, une jeune femme dont la vie n’a pas été toute rose jusqu’à présent. Elle vit avec son amie Jess et cherche désespérément un nouveau travail pour aider cette dernière à payer les soins de son fils. Quand elle postule dans la boîte de son fantasme de jeunesse, elle espère l’impressionner avec ses idées et son dynamisme. Malheureusement, Serena est toujours dans les parages et veille jalousement sur Jace. Aubrey va-t-elle réussir à s’imposer et à imposer ses idées ? Jace se souviendra-t-il de cette adolescente timide ? En quoi leur rencontre va bouleverser leurs destins ?

Aubrey est une femme moderne, forte, avec un gros cœur et des rêves plein la tête. Diplômée en communication, c’est un domaine dans lequel elle s’épanouit et est en réussite. Malheureusement, l’entreprise où elle travaillait a fermé et elle a dû faire des choix, et des sacrifices, pour essayer de s’en sortir. Elle postule pleine d’espoir, mais aussi d’appréhension, dans l’entreprise de Jace et de Serena. En effet, lorsqu’elle était encore au lycée, elle avait déjà eu à faire à eux et ses souvenirs restent entachés d’amertume. Néanmoins, elle est bien décidée à leur montrer qu’elle n’est plus la même et qu’elle peut être un atout non négligeable pour leur entreprise. Jace, quand à lui, est devenu un homme puissant, en réussite, qui attire les convoitises. Méfiant, il a, depuis longtemps, appris à compartimenter sa vie et à blinder son cœur. Pourtant, lorsqu’il recroise Aubrey, un sentiment méconnu l’envahit…. Serait-il sous le charme ? Entre les deux, la relation sera sur courant alternatif et l’autrice s’amuse avec nos nerfs jusqu’à la fin !
Même si j’ai adoré le couple principal, j’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, que ce soit Ryan, le meilleur ami de Jace, le tombeur de ces dames, Harper, la collègue d’Aubrey qui n’a pas sa langue dans sa poche, ou Stan, l’autre collègue malicieux et plein de ressources. En revanche, j’ai détesté Serena, qui représente tout ce qui m’horripile chez les protagonistes féminins.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. Tout d’abord, la plume de Caro M.Leene fait, comme toujours, des miracles. Fluide et légère, elle est aussi totalement envoûtante et on a du mal à poser la liseuse une fois l’histoire débutée. L’intrigue est pleine de rebondissements qui ont tourmentés mon petit cœur. En effet, âmes sensibles, préparez-vous car l’autrice joue avec nos nerfs et même si on espère le happy end, il n’est pas si évident que nos deux héros vont arriver à se trouver et à s’accorder. L’alternance des points de vue est, comme toujours, la bienvenue, car elle nous permet de bien cerner les protagonistes principaux et d’en apprendre plus sur leurs attentes et leurs réflexions. Les thèmes de la confiance et de l’intégrité sont centraux et rappellent qu’il y a une question que l’on se pose souvent au cours de notre vie : à qui peut-on véritablement faire confiance ?

Pour conclure, la dernière romance de Caro M.Leene est une jolie réussite. Tous les ingrédients pour passer un bon moment sont réunis : des personnages attachants, une intrigue qui nous tient en haleine et de l’amour, bien sûr, beaucoup d’amour !

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

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EXTINCTIONS, LE CRÉPUSCULE DES ESPÈCES, une bande dessinée de Jean Baptiste de Panafieu et de Alexandre Franc.

ROMAN GRAPHIQUE

ÉDITIONS DARGAUD & ÉDITIONS DELACHAUX ET NIESTLÉ

SCÉNARIO : De Panafieu

ILLUSTRATIONS : Franc


Sur une île de l’océan Arctique, les journalistes Emma et Luis vont pendant deux mois suivre une équipe scientifique qui étudie le risque mortel que fait peser le réchauffement climatique sur la faune et la flore.
Comment des espèces entières sont-elles amenées à disparaître ? Que dit la science de la sixième extinction de masse que nous vivons aujourd’hui ? Quelles étaient les cinq premières ? Comment se sont-elles produites et dans quel contexte ? Et après nous, le déluge ?…
 
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
128 pages
Disponible numérique et cartonné
Nouveauté 2021
Le biologiste Jean-Baptiste de Panafieu et le dessinateur Alexandre Franc nous offrent une description détaillée de ces phénomènes aussi fascinants qu’inquiétants. Avec humour et précision, ils expliquent la disparition des espèces actuelles et les conséquences de cette sixième extinction.

MON AVIS

En démarrant la lecture de ce roman graphique j’étais loin de me douter qu’il allait me faire flipper et me mettre mal à l’aise à ce point là. Si vous pensez que cela est péjoratif, vous vous trompez. Je pense que l’auteur a réussi son pari de nous ouvrir les yeux sur l’avenir de notre planète.

 

Grâce à deux journalistes quelque peu maladroits et une équipe scientifique, nous suivons leurs pérégrinations sur cette île de l’océan Arctique. Pas à pas, nous découvrons les traces du passé. Les différentes extinctions au nombre de cinq et les différentes évolutions des espèces vivantes. Bien évidemment le sujet dérive sur notre époque et les signes précurseurs de la sixième extinction qui nous ne leurrons pas à débuter depuis plusieurs décennies (l’anthropocène). Le plus ennuyeux est le fait que l’homme est à l’origine de cette sixième extinction. Et je vous assure que j’ai sacrément eu les boules. La surexploitation des terres , la surconsommation, la surpêche, l’augmentation de la température contribuent malheureusement à cela. L’auteur glisse tout de même de l’optimisme en suggérant que malgré la fin de la vie telle que nous la connaissons, elle saura s’adapter et évoluer. Les Hommes ne seront plus nous et les espèces vivantes aussi.

 

J’ai adoré ce roman graphique qui vulgarise la science. La science qui explique notre monde avec une telle simplicité est vraiment à mettre dans les mains de tous. J’ai beaucoup aimé les illustrations qui se veulent naturelles et singulières. Parfois des photographies ou des documents se glissent dans les planches. Le scénario accessible se veut parfois coquasse et l’ambiance conviviale. 

 

Une lecture qui ouvre les yeux et jette un grand froid. Je me suis sentie démunie face à cette situation et étrangement apeurée face à cet avenir délicat. Tout cela est si inévitable ! Une lecture qui interroge le lecteur et soulèvera bon nombres de débats. En parler entre nous c’est déjà un premier pas et peut être que collectivement une solution s’imposera. Mais dans notre monde individualiste et capitaliste (de mon point de vue pas celui de l’auteur) il me semble ardu de mettre en œuvre une solution de préservation. Si le protocole de Kyoto est de bonne augure, le temps joue en notre défaveur. Nos enfants et nos petits enfants seront les témoins d’une nouvelle ère qui malheureusement ne s’annonce pas sous des meilleurs auspices.

 

A découvrir de toute urgence !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

FILLES UNIQUES, tome 1 : Paloma, un roman graphique de Beka et Camille Méhu.

ROMAN GRAPHIQUE

ÉDITIONS DARGAUD

Beaka (scénario)

Camille Méhu (dessins, couleurs)


Apolline, Céleste, Chélonia et Sierra sont scolarisées dans le même établissement. Ces jeunes filles ont un point commun : elles sont isolées, mises à l’écart par les autres, parfois harcelées. Un jour, Chélonia décide de les réunir pour leur faire une proposition. Elle aimerait fonder avec elles le « club des mal-barrées ». Sa raison d’être : leur permettre de briser leur solitude et de devenir plus fortes, en somme, pour enfin « exister pleinement ».
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 »
56 pages
Disponible en cartonné et en numérique
Nouveauté 2021
Leur premier objectif consiste à convaincre Paloma de les rejoindre. Adolescente rebelle et solitaire, celle-ci a épuisé plusieurs familles d’accueil. Elle vit désormais chez Liselotte, une femme habituée à héberger des jeunes en difficulté. Les quatre nouvelles amies pourront-elles l’aider à surmonter son passé ?
Dans ce premier tome d’une série en cinq volets, servi par le trait subtil et les couleurs sensibles de Camille Méhu, les BeKa abordent avec justesse les thèmes de l’adolescence difficile et des dysfonctionnements familiaux.

MON AVIS

Ce premier tome a été un sacré coup de cœur ! En commençant je n’aurai jamais cru ressentir autant d’émotions et d’empathie pour ces quatre filles uniques et mises au banc de la société. Ce premier tome est consacré à Paloma. Depuis son plus jeune âge, elle écume les familles d’accueil, trimballant derrière elle un foutu passé où sa voix n’a pas été entendue. 

 

Sous l’impulsion de Chélonia, une geek pleine de surprises, celle ci décide de créer ce groupe de filles. Elle les a longuement observées et en est arrivée à la conclusion qu’elle étaient toutes rejetées par ce système de normalisation. Mais Paloma n’est pas d’accord. Elle préfère être solitaire et affronter la vie telle qu’elle se présente. Faire confiance aux autres n’est pas sa tasse de thé, elle a bien été trop déçue par le passé. Rebelle dans l’âme, elle mène la vie dure à Liselotte, une vieille dame qui a le cœur sur la main et l’âme généreuse. Pas à pas, cette dernière va apprivoiser la jeune fille et Chélonia, Apolline et Céleste vont tout tenter pour que cette dernière intègre leur super groupe.

 

J’ai été sensible à l’histoire de Paloma, cette petite fille qui a été blessée très jeune par la vie. Elle a beaucoup de mal à s’attacher et à donner sa confiance aux adultes qui l’entourent. Un cœur blessé et une âme en flamme, Paloma préfère l’effervescence d’un groupe à la solitude. Une jeune de fille de caractère et aux idées bien arrêtées qui pourtant va se laisser tenter par se regain d’intérêt. Le scénario des Beka est sensationnel et profond. Ils traitent avec cette honnêteté ôtée de filtres les difficultés à l’intégration et à la différence, mais ils souhaitent également mettre en évidence qu’après un mauvais départ dans la vie, les chances sont, là, présentes et qu’il faut savoir en saisir la main tendue. Une scénario sensible et terriblement touchant mis en lumière par les illustrations sublimes de Camille Méhu qui retranscrit à merveille les émotions des personnages.

 

Une joli coup de cœur pour ce roman graphique, hâte de découvrir les aventures des autres filles uniques !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

Promis, on reste amis ! de Juliette Bonte

Comédie romantique – Sortie le 7 avril 2021
Editions Harlequin – Collection &H

Ma note : 3,5/5 mention « petite déception »


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Washington. Ils sont quatre amis qui partagent une maison… et tout le reste : les courses et le ménage, les rires et les peines, les bonnes nouvelles et les problèmes  !
Janhvi aimerait vraiment que sa vie sentimentale soit aussi simple et naturelle que le cycle migratoire des baleines. Malheureusement, elle lui donne autant de fil à retordre que la préparation de sa future exposition, et pour cause : elle vient de se faire larguer. Encore.
Peter aimerait vraiment guérir son addiction à Janhvi comme il soigne les animaux éclopés qui échouent dans son cabinet. Car il doit se rendre à l’évidence : à trop attendre, il est en train de passer à côté de sa propre vie.
Graham aimerait vraiment que la procédure d’adoption initiée avec son mari, Leandro, aboutisse enfin. Pour pouvoir être un père attentionné et présent  ; tout ce qu’il n’a pas eu la chance de connaître avec ses parents retranchés dans leur Écosse natale depuis son coming out.  
Leandro, lui, aimerait vraiment que le destin ait un meilleur sens du timing. Car devoir gérer le débarquement de ses beaux-parents, qui ignorent son existence, en plus des problèmes de cœur de ses amis, ça risque de faire beaucoup.


L’avis de #Lilie : Juliette Bonte est une autrice que j’aime beaucoup lire. Son dernier roman a fait beaucoup de bruits et a été assez unanimement accueilli par les lecteurs donc même si le résumé ne m’inspirait pas trop, j’ai décidé de me laisser tenter. Mes attentes étaient-elles trop hautes ou cette histoire n’était-elle pas faite pour moi ? Je ne sais pas trop mais toujours est-il que je n’ai pas été pleinement satisfaite par ma lecture.

Nous faisons ici connaissance avec quatre personnages très différents. Tout d’abord, il y a Janhvi, une jeune femme passionnée de vie marine et qui enchaine les échecs amoureux. Il y a ensuite Peter, son meilleur ami, amoureux d’elle depuis des années, qui ne sait plus trop où il en est. Il y a ensuite Graham, le guitariste taiseux, dont les parents n’acceptent pas l’homosexualité. Et il y a enfin Leandro, le mari de Graham, un homme au grand cœur et aux nombreuses angoisses. Ils sont tous à un tournant de leurs vies et pourtant, leur amitié pourra-t-elle résister aux épreuves qui les attendent ? Janhvi trouvera-t-elle chaussure à son pied ? Peter arrivera-t-il à faire un choix ? Est-ce que Graham saura trouver la force de parler avec ses parents ? Et Leandro, pourra-t-il réaliser son rêve, avec Graham, de fonder une famille ?

Janhvi est une femme pleine de vie, passionnée et passionnante. Venant juste de se faire larguer, elle en est à un point où elle s’interroge sur sa vie amoureuse. D’ailleurs, elle se pose aussi beaucoup de questions concernant son travail car sa patronne et elle n’ont pas du tout la même vision de l’exposition qui lui a été confiée. C’est un personnage à double facette, qui peut se montrer expansive et en même temps très renfermée, aimant peu les conflits. On sent qu’elle a besoin d’amour et de confiance pour avancer et pour ça, ses amis sont très importants. Peter, lui, est un peu perdu. Ami de longue date de Janhvi, il est tombé quasi tout de suite amoureux d’elle. Malheureusement, il n’ose pas se déclarer de peur de perdre le lien qui les unit. Il tente donc de rencontrer d’autres femmes mais on sent bien qu’elles n’ont, finalement, pas beaucoup de chance de conquérir son cœur. C’est un homme solide, sur qui on peut compter et qui est passionné par son travail de vétérinaire. Graham est un taiseux, tout l’opposé de son mari Leandro qui est expansif, organisé et qui a toujours des plans incroyables en tête. Ils vont tous les deux traverser des épreuves qui vont mettre leur couple à l’épreuve et qui seront, peut-être, un moyen de démontrer qu’ils sont faits l’un pour l’autre

Ce roman est une jolie comédie romantique. Les personnages ont tous des personnalités marquées et on alterne entre des moments teintés d’humour et des moments un peu plus sérieux. L’autrice fait le choix d’aborder de nombreux thèmes tels que la difficulté pour les homosexuels d’être acceptés, par leurs proches ou par la société, les amours refoulés mais aussi la destruction des océans. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire et à m’attacher aux protagonistes. Janhvi et Peter m’ont fait lever les yeux au ciel. J’ai préféré Graham et Leandro qui ont su me toucher. Cette histoire à quatre voix est très originale et différente de ce qu’elle a pu écrire auparavant. En effet, il y a peu de place pour la romance et l’amitié est clairement placée au premier plan. Néanmoins, même si tous les ingrédients étaient réunis, il m’a manqué un petit quelque chose, un « je ne sais quoi » qui fait que je referme ce livre avec un sentiment un peu mitigé.

Pour conclure, « Promis, on reste amis! » est une comédie romantique qui a su trouver son public mais qui n’a pas réussi à me convaincre totalement. Néanmoins, je reste fidèle à l’autrice et attendrai avec impatience son prochain roman.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin
Retrouvez également ce roman sur Amazon

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Danser, encore de Julie de Lestrange

Littérature française contemporaine – Sortie en 2018
Éditions Mazarine

Ma note : 4/5 mention « lecture réconfortante »


Résumé : Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ?
Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.
Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et  plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne  à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité. 


L’avis de #Lilie : Voilà un moment que ce roman dormait dans ma liseuse. Ayant besoin de lectures réconfortantes et qui font du bien au moral, j’ai eu envie de le découvrir, enfin, et de retrouver tous les personnages que j’avais tellement apprécié dans « Hier encore, c’était l’été« .

Nous retrouvons donc Alexandre, devenu père de famille et marié à Sophie, qui travaille comme contractuelle dans un ministère. Inquiets pour leur fils Nathan, ils jonglent entre vie de famille, vie de couple et vie professionnelle. Il y a aussi Marco, le cousin de Sophie, qui a toujours autant de mal à se poser et à accepter de grandir. Enfin, il y a Anouk, la petite sœur d’Alexandre, femme au grand cœur et au tempérament de feu. Mais sont-ils heureux, désormais, en tant qu’adultes ? Quelles épreuves la vie leur réserve-t-elle ? Ont-ils trouvé le bonheur ? Peuvent-ils toujours compter les uns sur les autres ?

Alexandre, que l’on voyait beaucoup dans le tome précédent, a enfin réussi à se stabiliser. Domicilié en banlieue parisienne, il vit à cent à l’heure, entre les métros blindés, son travail de journaliste qui ne s’arrête jamais et les soucis de santé de son fils. On le découvre papa poule, inquiet, faisant de son mieux pour s’investir auprès de ses enfants et de son épouse Sophie. Cette dernière est une mère qui essaye de mener de front toutes ses « carrières ». Un peu désemparée face à la maladie de son fils, elle peut néanmoins compter sur son mari qui est une épaule solide et une oreille attentive. Marco m’a, de nouveau, fait lever les yeux au ciel. Toujours en colère, nonchalant, il n’entend pas se poser et aimerais que la vie soit facile. Malheureusement, la vie va lui rappeler que parfois, elle peut être cruelle et qu’il faut savoir choisir ses priorités. Enfin, il y a Anouk, qui est partie vivre à Londres et qui fait toujours des choix de vie qui lui ressemblent. Elle cache toujours sa sensibilité derrière sa fougue et sa vitalité. Néanmoins, elle reste cette jeune femme battante, en quête de justice et tentant de faire de son mieux, quoiqu’il en coûte.

Vous l’aurez compris, j’ai retrouvé tous les personnages avec joie, avec l’impression de les avoir quittés hier. Ils ont grandi, mais moi aussi, et je suis ravie de les avoir retrouver avec un peu plus de maturité mais surtout, toujours aussi unis. La plume de l’autrice est toujours aussi fluide et on navigue, en fonction des chapitres, entre chacun des protagonistes. Ils traversent des épreuves qui pourraient tous nous arriver et ils sont tous à un moment de leur vie où ils se questionnent sur l’avenir. J’ai tourné les pages sans même m’en rendre compte et j’ai eu, de nouveau, un pincement au cœur en arrivant à la fin. Heureusement, Julie de Lestrange nous fait un beau cadeau en sortant, cette année, un nouveau roman qui nous permettra de tous les retrouver…. J’ai hâte !!

Pour conclure, si vous avez aimé « Hier encore, c’était l’été« , vous ne pourrez qu’aimer « Danser, encore« . C’est une jolie histoire d’amitiés, avec de belles valeurs et une histoire réconfortante car elle donne envie, une fois le livre terminé, d’appeler tous ses proches pour leur dire à quel point on les aime.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Mazarine
Retrouvez le en format poche ici
<– Retrouvez ici mon avis sur les premières aventures d’Alexandre, Marco et Sophie.

               

 



Doucement renaît le jour de Delphine Giraud

Littérature française contemporaine – Sortie le 14/01/21
Éditions Fleuve

Ma note : 3.5/5


Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Fleuve qui, via la plateforme Netgalley, m’ont donné la possibilité de découvrir le nouveau roman de Delphine Giraud.

Résumé : Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent. Qui est cet enfant ? Acculé, son père lui avoue qu’il s’agit de Mat, son petit frère. Victime d’un accident à l’âge de deux ans, il est resté tétraplégique et communique peu avec le monde extérieur. Connie l’a effacé de sa mémoire. Emportée par son désir de connaître son frère et de rattraper le temps perdu, elle oublie alors une question essentielle: pourquoi ses parents ont-ils préféré lui cacher l’existence de Mat pendant si longtemps ? Elle ignore encore ce qu’il en coûte de remuer le passé…


L’avis de #Lilie : Conquise par son premier roman, j’avais hâte de retrouver la plume de Delphine Giraud. Cette nouvelle parution a fait grand bruit au moment de sa sortie. C’est donc très enthousiaste et pleine d’attente que j’ai entamé ma lecture….et c’est un peu déçue que je la termine. En effet, même si cette histoire a beaucoup de points positifs, je n’ai pas été totalement convaincue.

Nous faisons ici connaissance avec Connie, une jeune femme qui mène sa vie comme elle l’entend. Elle semble heureuse jusqu’au jour, où en faisant un footing, elle manque d’être percutée par un cycliste. A partir de là, une impression de déjà-vu va s’insinuer en elle et l’obséder… Au final, elle va découvrir l’existence de son frère Mat, tétraplégique depuis l’enfance, qu’elle avait totalement effacé de sa mémoire. Mais pourquoi ne se souvient-elle pas de lui ? Les retrouvailles vont-elles bien se passer ? Que va découvrir Connie en fouillant dans les méandres de sa mémoire ? Pourra-t-elle avancer après avoir déterrer son passé ?

Connie est une jeune fleuriste qui sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Elle ne laisse personne entrer dans son cercle proche et semble très heureuse comme ça. Pourtant, ses retrouvailles avec Mat, son petit frère, et sa rencontre avec David, un séduisant pompier, vont tout bouleverser. Mat est placé dans un établissement spécialisé pour les personnes en situation de handicap. Il s’entend très bien avec une infirmière du nom de Babeth, qui est comme une deuxième maman pour lui. Doté lui aussi de son petit caractère, il n’aspire qu’à croquer la vie à pleine dent et à redécouvrir cette sœur dont il a été si longtemps privé. Nous rencontrons aussi Phil, le père de Connie et Mat, qui se retrouve empêtrer dans un mensonge qui dure depuis trop longtemps. Il y a également Helen, la mère des enfants qui ne semble pas épanouie dans sa vie familiale, Annie, la nourrice un peu trop présente, Firmin, le nouvel employé de Connie qui sera un peu le Jiminy Cricket de notre héroïne, et Jannelle, la meilleure amie toujours présente.

Ce second roman est une petite déception pour moi. Tout d’abord, j’ai mis du temps à réussir à entrer dans l’histoire et à m’attacher aux protagonistes. Je n’aime pas beaucoup Connie et il est vrai que quand je n’accroche pas au personnage principal, j’ai du mal à lâcher prise. Néanmoins, passé le premier tiers, j’ai aimé voir l’évolution de la relation entre ce frère et cette sœur si longtemps séparés. Les chapitres alternent entre passé et présent, permettant ainsi au lecteur de mieux comprendre l’histoire de cette famille. La plume de l’autrice est fluide, facile à lire et très visuelle. Émotionnellement, l’autrice essaie de jouer avec nos nerfs afin de nous faire passer par plusieurs états en l’espace de quelques pages. Elle aborde les thèmes des secrets de famille, le handicap, la reconstruction et la difficulté d’être une bonne mère. Malgré ces thématiques lourdes et difficiles, elle nous entraîne au fil des pages dans une histoire positive et elle nous incite au pardon et à toujours aller de l’avant en profitant de chaque moment.

Pour conclure, même si je n’ai pas été pleinement convaincue par « Doucement renaît le jour », je recommande cette lecture à tous ceux qui aiment découvrir de nouvelles autrices qui nous parlent de sujets difficiles en nous insufflant de l’espoir et la volonté d’aller de l’avant.

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Fleuve

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UNE FAMILLE ENFIN PAISIBLE. Sortir du cycle des conflits. Un document de Anne-Catherine Sabas.


Parfois, la famille devient le lieu d’une guerre quotidienne : échanges tendus avec un enfant, difficultés dans la fratrie, soucis de communication…
Anne-Catherine Sabas nous explique ce qui se cache derrière ces conflits répétitifs et nous donne de nombreux outils pour rétablir l’harmonie. Ce livre précieux ne donne pas de leçons et prend au sérieux les difficultés : il vous offrira des pistes de réflexion pleines de profondeur pour prendre de la distance et reconstruire ce qui semble brisé.
– Comprendre les rapports de force inconscient
– Découvrir le pouvoir extraordinaire de la parole
– Savoir sortir des rôles figés, source de malentendus
Anne-Catherine Sabas est psychanalyste, psychopraticienne et formatrice en communication et gestion de conflits. Elle a publié plus de vingt ouvrages dont Libérez-vous par le pardon et Aider vos enfants à trouver leur place.

 
C’est la toute première fois que je lis un livre de « développement personnel » et « psychologique ». Sans aucun doute le titre m’a de suite interpellée. Vraiment qui ne rêve pas d’une famille où les relations sont simples, sans malentendu, sans malaise. Pas si utopique que ça et Anne-Catherine Sabas nous propose tout au long de son livre, des choses simples et qui se veulent efficaces.
J’aurai pu vous écrire une chronique détaillée reprenant chaque partie, mais honnêtement je préfère aller à l’essentiel. Anne-Catherine Sabas développe ses arguments autour de l’individu lui-même au sein d’un groupe, de sa famille ici à l’occurrence. Elle propose de prendre conscience de son identité d’en établir ses atouts et ses faiblesses. D’être à l’écoute de l’autre tout en préservant son intégralité et sa moralité. Mettre les mots sur ses états d’âme et ses blessures au lieu de d’ignorer la blessure causée par l’autre. Apprendre à gérer sa colère et surtout à l’accepter pour mieux avancer avec l’autre. Faire des compromis justes et judicieux, savoir être à l’écoute, mettre en place des rituels quand la situation commence à déraper. Il évident que les disputes sont une sorte de soupape de décompression mais il est tout autant que gérer l’après dispute est davantage bénéfique.

 

L’auteure développe aussi les blessures de l’âme et celles héritées telles que de mauvaises malédiction. Il est important de faire la paix avec celles-ci, de les comprendre et de s’autoriser à les laisser filer, s’évanouir. Ce point-ci m’a interpellée et beaucoup intéressée. Je crois à ces choses là et au poids insinué au fil des générations.

 

Elle parle des enfants, petits et grands, et de leur place au sein de la famille. L’écoute de leurs maux est capitale tout comme mettre en place des règles. Nos enfants ne sont pas là pour être le réceptacle de nos envies grandioses. Ils ont leur propre identité, leurs propres désirs, leurs propres vocations. Ils sont des entités uniques motivées par leurs propres raisons et surtout sont dissociables de nous, les parents. J’ai été très attentive aux paroles de l’auteure et je me suis retrouvée dans ses mots. Je suis une maman qui prône pour la parole dans la bienséance et le respect, et qui à chaque problème propose des compromis ou des solutions.

 

Cette première expérience de lecture est une véritable réussite. J’ai été touchée par le dialogue de l’auteure qui propose des choses simples à mettre en place au sein de la famille pour accorder la parole à chacun et écouter. Chaque argumentaire est illustré par un exemple de mise en situation. Une plume très accessible qui ne part dans de long discours pompant. Une lecture très intéressante et prolifique !

 

Une chronique de #Esméralda

Il y a dans l’adulte un enfant, un enfant éternel toujours en état de devenir, jamais terminé, qui aurait besoin constamment de soins, d’attention et d’éducation.

Carl Gustav Jung