SPHÈRE, un thriller de Florent Rigout.

THRILLER FANTASTIQUE

Éditions L’Alchimiste


Lieutenant au Service des violences domestiques, Franck Bassa est soudainement catapulté sur une affaire de meurtre, celui d’un physicien du SNOLAB, le célèbre Centre d’études sur les neutrinos.
Le flic retrouve vite ses vieux réflexes. Armé de méthodes peu conventionnelles, en proie à son passé et en quête de rédemption, il plonge dans cette enquête obscure.
 
Pourquoi avoir tué ce physicien ? Sur quoi portent réellement les recherches du SNOLAB ? Pourquoi des sbires d’une multinationale tentaculaire le pourchassent-ils ?
Et pourquoi un gamin se découvre-t-il subitement surdoué, écrivant sur les murs des équations dignes des plus grands mathématiciens du monde ?
Noyé au milieu de la Physique de l’Intelligence Artificielle, Franck Bassa s’enfonce dans la plus folle enquête de sa vie, prêt à tout pour découvrir le lien qui unit tous ces mystères.
Dans ses histoires, Florent Rigout explore le domaine de l’hypothèse, cet infime halo de brouillard à la frontière entre science et science-fiction, entre savoir et philosophie. De là, il espère poser humblement quelques mots sur l’inexpliqué et amener de l’eau au moulin des rêves.
« Sphère » est son troisième roman.

 

 

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
333 pages
Disponible au format numérique et broché

 

 


MON AVIS

Si le départ a été laborieux notamment quant la mise en place parfois hasardeuse, la suite a montré que ce thriller méritait un engouement exemplaire.

 

Bassa ancien du GIGN, remisé suite à une blessure invalidante, s’est exilé au Canada suite à une rupture amoureuse douloureuse. Après de long mois de déroute et d’addiction, Bassa se reprend en main, tant bien que mal, et devient lieutenant au service des violences domestiques. Malgré tout, il adore son boulot et ses méthodes quelque fois injustifiées sont à la hauteur des résultats. Son rêve absolu, entrer à la criminelle, mais ce service lui est obstinément refusé. Par un quelconque et heureux hasard, il se voit confier une affaire. Un meurtre dans un laboratoire scientifique, le SNOLAB. Avec son air bougon et pas franchement avenant, Bassa saute de joie. Très vite il retrouve les sensations oubliées et les réflexes d’antan. Mais Bassa est loin de clore cette affaire qui n’est qu’une ramification de quelque chose de beaucoup plus grand.

 

Ainsi Bassa se trouve projeter dans une enquête hors norme où les corps s’amoncellent et où la vie d’une adolescent est mis en péril. Mais il ne s’attendait certainement pas à affronter « la main de Dieu ».

 

Voici un thriller bien sympathique malgré un début décousu et répétitif. Bassa est un personnage charismatique, râleur, emmerdant, malgré tout attachant, têtu, brusque mais on ne peut lui enlever sa générosité et son empathie. Florent Rigout met en place son intrigue doucement. Il faut dire qu’elle évolue dans le monde scientifique. On peut compter sur Bassa pour vulgariser tout cet imbroglio de charabia inaccessible au commun des mortels. Bienvenue dans le monde ultra select de neutrino et de noosphère. L’intrigue s’intensifie et s’étoffe, et c’est là que le thriller devient intéressant. De nombreux rebondissements jalonnent le processus intellectuel indu à l’enquête. Et rapidement j’ai pu entrer dans cette histoire totalement dingue. Entre spiritisme, philosophie, réel et hypothèse, l’intrigue prend un chemin totalement inattendu. J’ai pu apprécier tout le développement au sein d’indices présageant le pire. J’ai adoré tout l’aspect scientifique qui est vulgarisé. Les quelques sauts dans le passé donnent une dimension spatio-temporel agréable malgré le peu d’approfondissement. L’action devient omniprésent conférant ainsi le rythme adéquat à ce très bon thriller qui je pense est le premier d’une saga (?).

 

En bref :
  • un monde hyper intéressant si vous n’avez pas peur des mathématiques et de la physique
  • un personnage totalement irrésistible
  • une intrigue laborieuse et qui tient en haleine
  • une réflexion intense quant aux conséquences sur l’utilisation abusive d’avancé technologique
  • une écriture incisive et accaparante
 
Une très belle découverte pour moi. J’ai passé un agréable moment et j’espère vivement qu’il y aura une suite aux aventures de Bassa.

 

A découvrir sans aucun doute. J’espère que vous l’apprécierez autant que moi.

GODS OF LOVE, une romance de Eugénie Dielens.

ROMANCE PARANORMALE

Éditions Hugo Poche – Collection New Romance (Fyctia)


Éros et l’amour, c’est une histoire qui dure. Cela fait des millénaires qu’il l’insuffle aux âmes meurtries et leur redonne goût à la vie, laissant des esprits soulagés dans son sillage. Il est fait pour ça, il est né pour ça. Ironiquement, ce sentiment lui est pourtant interdit.
Alors à force d’assister aux histoires des autres, c’est presque par nécessité qu’il vole au secours des cas les plus désespérés, pour leur apporter ce que lui ne pourra jamais vivre.
Lorsqu’il rencontre Kaléa, il sent qu’il pourra lui procurer l’aide dont elle a besoin: le cœur brisé, la jeune femme refuse farouchement de se laisser bercer par ses beaux mots et sa voix envoûtante. La faire de nouveau aimer devient un défi personnel qu’Éros est prêt à relever. Peu importe le prix.
Mais si, avant de vouloir guérir le cœur des autres, Éros devait avant tout apaiser le sien ?

Ma note : 4/5
Nouveauté 2021
381 pages
Disponible au format poche et numérique


MON AVIS

La couverture est terriblement irrésistible et le titre totalement aguicheur. Oui je sais parfois être totalement futile, mais souvent le cœur choisi pour moi et tous les ingrédients étaient réunis pour me donner envie de lire cette nouvelle romance chez Hugo Romans.

J’avoue ne pas avoir lu le résumé et quand j’ai débuté ma lecture, j’ai été surprise de tomber dans un univers fantastique. Eugénie Deliens nous plonge dans le monde des Dieux et des Déesse de l’Olympe. J’adore !!! Plus précisément, elle met en exergue les dieux de l’Amour qui sont sept et que l’on nomme les Érotes (Wikipédia te renseigne sur eux par ICI ). Notre monde moderne à généraliser le Dieu de l’Amour sous sa forme choupinette de Cupidon. Si nous connaissons Éros plus communément, ce n’est pas le cas des autres. Voici donc une famille complète qui a pour mission de répandre l’amour auprès d’une personne. Éros a choisi Kaléa et plus précisément son cœur dissonant.

Kaléa est une jeune femme au parcours terriblement triste. Sa vie s’est délitée rapidement et se remettre sur pied a été une terrible épreuve pour la jeune femme. Décoratrice intérieur est sa passion et son métier. Malgré les temps durs et la culpabilité la rongeant insidieusement, elle se doit de continuer. Pas après pas, accompagnée de sa meilleure amie et de son père, elle reprend goût à la vie. Mais elle ne se sentira jamais entièrement elle. En l’amour, elle n’y croit plus et s’accrocher à la vie est particulièrement difficile.

La cible d’Éros est un véritable mystère. Sa mission a quelque peu dérapé mais son entêtement lui permettra de découvrir l’impensable et de faire de sa vie éternelle une nouvelle aventure totalement inattendue.

Eugénie Dielens nous livre une magnifique romance où les secondes chances sont possibles. Ce côté fantastique (des dieux) est sans contexte un atout appréciable. Deux mondes inattendus qui se confrontent, se dévoilent et se découvrent. L’auteure ne s’approprie absolument pas du mythe mais le façonne d’une manière inopinée et surtout moderne. J’adore cette audace et je trouve le résultat très abouti. J’ai été très vite embarquée dans l’histoire de ce duo improbable qui côte à côte va découvrir le pouvoir des sentiments et des émotions. Il y a tout ce parcours de résilience et d’acceptation de chaque part qui est abordé avec humilité. Une histoire terriblement bouleversante. Mais les frères d’Éros sont là pour changer la donne et apporter ce côté de légèreté tout à fait appréciable. Une romance captivante qui se lie d’une traite. Les personnages sont attachants et totalement adorables. Une histoire percutante qui donne de l’espoir et ce n’est pas négligeable.

Un univers atypique porté par des personnages charismatiques et troublés par les aléas de la vie. Une ode aux secondes chances et porteuse d’espoir. Une lecture que je valide grandement !

LA BARONNE DES GLACES, un roman de Nicole Vosseler.

ROMAN HISTORIQUE

Éditions L’Archipel

Traduit de l’allemand par Anne-judith Descombey

Russie, 1822. Katy et Grischa rêvent de parcourir le monde et de faire fortune. Avec l’aide de Thilo et Christian, ils ont une géniale idée : exporter la glace du Nord jusque dans les Tropiques. Mais leur entreprise sera semée d’embûches. Et quand l’amour s’en mêle…
Russie, 1822. Depuis son enfance, Katya sait  » lire  » dans la glace. Elle en perçoit les vibrations et les qualités. Quant à son frère aîné Grischa, il semble pouvoir  » deviner  » le temps qu’il fera.
 
Tous deux rêvent d’une vie meilleure et veulent laisser derrière eux leur enfance misérable. Leur voyage les mène sur la Baltique jusqu’au port de Hambourg où ils s’associent avec Thilo et Christian, des hommes d’affaires qui ont créé une société de négoce. Leur plan audacieux : expédier la glace jusqu’à Calcutta.
Mais la voie du succès est semée d’embûches, et les sentiments naissants entre Katya et Christian, qui est marié, menacent de faire fondre les rêves de la jeune baronne des glaces…
Inspirée de l’histoire vraie d’une dynastie de commerçants intrépides, le premier tome d’une saga mêlant amour, drame et aventure.

 

 

Ma note : 2.5/5
336 pages
Nouveauté 2021
Disponible en numérique et broché

 

 


MON AVIS

A la vue de la couverture et à la lecture du résumé, j’ai été ravie de me lancer dans ce roman tout aussi historique que aventureux. J’aime beaucoup d’ailleurs cette période que représente le XIXe siècle, siècle de la révolution industrielle et où le monde s’ouvre au commerce. Un saut dans la Russie pays natal de ma grand-mère m’a plus que ravi mais malheureusement la magie n’a pas du tout opéré.

 

Katy et Grischa s’échappent alors que l’hiver s’est abattu sur leur petit village. La glace chante et le vent hurle sa froideur mais le plus important pour Grischa et Katy est d’échapper à un avenir incertain où la survie n’aurait rien eu d’idyllique. Katy est encore une petite fille mais son entêtement et son courage la portent partout où ira Grischa. Leur fuite les porte bien au nord de la Russie où ils sont recueillis par une femme veuve ayant la main sur le cœur. Grischa découvre la mer et sa rigueur, il en tombe fou amoureux. Ses différents séjours à bord des bateliers façonnent un jeune homme rigoureux, massif et sur de lui. Mais leur quête de liberté et d’aventure ne s’arrête pas ici et va continuer au Danemark où ils rencontreront Christian et Thilo, deux frères, qui tentent de sauver le magasin familial. A eux quatre ils forment un groupe stupéfiant et où l’harmonie tend à être perturbé par les amourettes.

 

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages où leurs incertitudes modèlent une histoire en quinconce notamment quand il est question de relation amoureuse. Katy de par sa beauté est source de pas mal de maux et de la convoitise des hommes qui cherchent à tirer profit de son corps et/ou de son intelligence. Grischa devient un excellent navigateur mais ses histoires d’une nuit auprès des deux sexes ont tendance à refroidir les ardeurs. Christian et Thilo, l’un introverti et l’autre extraverti, forment un duo complémentaire mais l’égoïsme et l’arrogance de l’un agacent l’autre. Les personnages m’ont apparu fade et sans grande surprise.

 

Les décors sont quasi inexistants dans leur description alors que je m’attendais à quelque chose de majestueux coupant le souffle et me faisant rêver. La glace est partout évidemment et sous toute ses formes.

 

L’épopée qui aurait pu être grandiose vers l’Inde m’a également déçu et ne figure qu’à la fin de ce premier tome.

 

J’ai trouvé l’écriture sans saveur et froide, même si elle a su me captiver car j’attendais de moment où mon avis basculerait vers l’enthousiasme. Je pense que j’attendais énormément de ce roman qui promettait beaucoup d’éléments savoureux. L’aventure et le dépaysement n’ont pas été au rendez-vous et je n’ai pas su m’embarquer dans cette histoire où le dévouement à la famille et aux amis sont au cœur de ce récit. Dommage !

 

Découvrez l’avis de Light and Smell qui a été séduite.

SUR LES RAILS, un roman de Julien Hervieux.

POLAR

Éditions Filatures


Samuel “Sam” Ramiro est un directeur marketing déchu suite à un scandale créé de toutes pièces par son ancien employeur pour laisser son poste à son fils. Pour maintenir son train de vie et prendre sa revanche sur une société qui l’a publiquement humilié, Sam décide de devenir conseiller pour… l’économie souterraine. De la prise de contact avec un petit dealer jusqu’à la transformation de son réseau en véritable entreprise criminelle à succès, le livre est inspiré de faits réels…
 
Ma note : 4,5/5
222 pages
Nouveautés 2021
Disponible en numérique et broché.

 


MON AVIS

Ce roman est une véritable et sacrée surprise. Julien Hervieux explore l’économie souterraine d’une manière atypique. Le résultat est époustouflant et le roman ne manque pas de rythme et de rebondissements.

 

Sam a baigné toute sa vie dans le monde du marketing. Placer un produit, la publicité adéquate, les arguments, les mots, le packaging, il sait utiliser tous ces éléments dans le seul but d’enrichir l’entreprise sans état d’âme. Licenciement licencieux, Sam ne baisse pas pour autant les bras. Il connaît son métier sur le bout des doigts et même si la société lui a tourné le dos, il va s’en remettre au petit banditisme.

 

Sa cible, un jeune de la cité. Son profil a retenu son attention.
A sa sortie de prison, il se voit accoster par cet homme terriblement bien apprêté qui lui propose un business surprenant. Le rejetant un premier temps, il va toutefois reconsidérer son plan.

 

Mais le parcours pour atteindre des objectifs hors normes va être semé d’embûches. Contrôler le quartier, recruter des personnes de confiances, écouler la marchandise ne sont pas des choses faciles. Oui mais il a Sam comme associé, alors tout est possible.

 

Bienvenue dans les entrailles du marché souterrain. Sous fond de trafic de drogues, Julien Hervieux nous plonge dans un monde inconnu. Entre manipulations et règlements de compte, cet univers de violence et de concurrence est tout aussi attrayant et abject. Julien Hervieux décortique les mécanismes de ce monde parallèle. Le duo marche à la perfection. A juste mesure, l’un s’entête à avoir le pouvoir sur l’autre. Un tandem surprenant et une méthodologie à toute épreuve. Les frissons s’invitent tout au long du roman et les rebondissements ont cette tendance à accaparer le lecteur. Une plume efficace et qui a su créer une atmosphère particulière. Les personnages sont pour l’un mystérieux et machiavélique et pour l’autre fougueux, dangereux et imprévisible. Un scénario captivant qui m’a tenu en haleine tout au long des chapitres. L’univers des trafiquants est bien jugé, en tout cas, cela correspond  aux idées que j’ai pu me faire par rapport à des séries télé ou documentaires. Ce dernier est loin d’être glauque ou sanglant mais on ressent rapidement la tension qui augmente. Un certain humour noir s’invite dans les chapitres conférant à certaines situations un aspect burlesque et à d’autres un aspect sombre.

 

Julien Hervieux nous propose un polar totalement atypique, notamment par un scénario hors-norme et des personnages à la hauteur de leurs rôles. Une lecture qui m’a captivé du départ à la fin qui bien évidemment nous en claque une bien bonne.

 

A découvrir sans aucun doute !

 

L’ARCHE DE MÉSALLIANCE un roman de Marin de Viry.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Du Rocher


Marius, aristocrate aussi désenchanté que catholique, travaille pour un fleuron international du « développement durable ». Le PDG de l’entreprise, en bon cynique, le met en concurrence avec Priscilla, une Anglaise aussi ambitieuse que féministe. L’enjeu ? Le poste de directeur général. La guerre programmée aura-t-elle lieu ?
Avec la complicité de Sean, haut dirigeant lassé du capitalisme, Marius et Priscilla font un pacte et orchestrent une stratégie pour saboter les plans de leur direction. Dans cette lutte, il n’est pas impossible que l’amour soit l’ultime « chant » de l’odyssée de ces personnages en rupture.
Avec son goût des formules qui font mouche, Marin de Viry manie à la perfection l’art de la satire. Scrutant cette fourmilière qu’est le quartier d’affaires de La Défense, il épingle les travers d’un milieu professionnel et d’une époque. L’Arche de mésalliance se lit comme une incitation à fuguer et à préférer la vie de château aux servitudes (plus ou moins) volontaires.
 
Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
216 pages
Disponible en numérique et broché

 

 


MON AVIS

L’ARCHE DE MÉSALLIANCE est un roman singulier mettant en scène, la crème de la crème. Direction Paris, le quartier de La Défense et sa fabuleuse Arche, symbole moderne du capitalisme. Marius et Priscilla, concurrents directs pour le poste convoité. La bave aux lèvres, tous les coups sont permis pour régner sur le monde que représente l’entreprise. Marius, un bonhomme bien endimanché, est un professionnel de la manipulation. Priscilla est la reine de l’audace et son charisme en envoûte plus d’un. Mais dans le monde de l’entreprise, la règle d’or est la méfiance. Sournoiserie, manipulation de grande envergure, l’horizon est un champ de batailles où la moindre faute d’inattention peut vous envoyer six pieds sous terre. Complot en tout genre, messe silencieuse, le règne s’aborde par les souterrains et souvent l’arroseur est arrosé.

 

Le monde du travail est à mes yeux une jungle inhospitalière notamment celle des ses grandes entreprises qui brassent des milliards et des milliards de devises. Ce monde inconnu m’est effrayant, ne comprenant ni les subtilités ni les codes et les aboutissants. Un monde vindicatif, fourbe et stressant. Marin de Viry a su donner à cet univers un aspect totalement inattendu. Un brin de mélancolie et de romantisme, un brin de folie et d’exubérance, un brin de douceur et de cachotteries. Un univers devenant une pièce de théâtre où les surprises assurent à la sévérité du sujet une certaine complaisance, une certaine amitié et le tout porté par des personnages loin du grotesque et du burlesque. Marin de Viry enfante un monde où le meilleur a su prendre l’avantage sur le pire. Un détonnant roman sur le monde de l’entrepreneuriat et du capitalisme où j’ai eu l’impression d’être un poisson rouge dans son bocal.

 

Une lecture en demie-teinte où j’ai moins apprécié la première partie et me suis éclatée dans la seconde. La mise en place est lourde où l’auteur décrit les petites aspérités caractérielles des ses protagonistes. Mais la suite est un véritable bonheur où le scénario est terriblement irrésistible. Mon ignorance sur cet univers n’a pas été en ma faveur mais je reste persuadée que les adeptes ne pourront que sourire face à ce roman insouciant et d’une belle créativité.

 

 

CIRCÉ LA MAGICIENNE, une bande dessinée de Marazano et de Delmas.

FANTASTIQUE

Éditions Dargaud

Richard Marazano (scénario) et Gabriel Delmas (dessin)

Dans le chant X de l' »Odyssée » d’Homère et dans toutes les formes ultérieures de ce mythe, la magicienne Circé est présentée comme une femme fatale qui utilise le plaisir pour corrompre les sens des hommes.
Dans un style graphique réaliste, le récit proposé ici, bien qu’assez fidèle dans sa chronologie, propose une vision résolument différente de la version d’Homère :
raconté du point de vue de Circé, il se place du côté des femmes soumises à la violence de la domination masculine et contraintes de se défendre.

 

Ma note : 3/5
Nouveauté 2021
64 pages
Disponible en numérique et broché

 


MON AVIS

C’est la curiosité qui m’a poussé à ouvrir cette bande dessinée. Ne connaissant pas vraiment le mythe de Circé, c’est sans apriori que je me suis lancée dans cette lecture.

 

Je suis d’abord surprise par la couleur noire qui est très présente, jouant les contraste avec des transparences ou des couleurs plus claires. Circé vit sur son île plongée dans les ombres d’un désir contrarié celui de plaire aux Dieux, dans la magie et ses animaux. Circé est de mon point de vue, une victime des rouages patriarcaux et cette pénombre reflète certainement son état d’esprit contrarié et persécuté. De cette noirceur découle une atmosphère loin d’être chaleureuse et sinistre.

 

L’arrivée d’Homère sur son île est une occasion en or de satisfaire, enfin et peut-être, les Dieux. Entre mirage et mysticité, Circé parvient à l’envoûter.

 

Si l’ensemble est, à mes yeux, lugubre, le scénario est totalement captivant et m’a permis de découvrir un mythe passionnant. Le point de vue féminin est, je suppose, singulier.

 

Une belle découverte que je vous recommande.

MY FAVORITE HALF-NIGHT STAND, une romance de Christina Lauren.

NEW ROMANCE

Éditions Hugo Roman


Millie Morris, professeur, comme ses quatre meilleurs amis et collègues à l’université de Santa Barbara, est une célibataire endurcie. Après une aventure d’un soir avec Reid, l’un des membres du groupe, Millie crée un profil en utilisant son deuxième prénom  » Catherine « , une photo qui ne dévoile pas son visage, et le retrouve sur l’application en ligne.
Les deux amis se lancent alors dans une relation sexuelle et romantique inattendue dans le royaume digital qui menace de détruire leur amitié dans la vie réelle.
La narration alternée, en prose pour la majeure partie du roman, se conjugue avec textos, chats de groupe et messages échangés via l’application, qui s’invitent dans l’univers de Millie, Reid et ses amis, laissant entrevoir l’évolution originale et sexy de la romance et vous donnera envie de swiper !

 

Ma note : 4,5/5
Nouveauté 2021
346 pages
Disponible en numérique et broché

 

MON AVIS

Aujourd’hui je viens vous parler d’un e jolie romance sous le signe des rencontres sur le net. Et par la même occasion je découvre la fameuse Christina Lauren qui à ma grande surprise, est en fait, une duo d’autrices américaines. Un quatre main qui fonctionne à merveille car à aucun moment je me suis dit : « Mmmmm ça c’est deux nanas qui écrivent »!

 

Dans le jargon des sites de rencontres (que je ne connais pas du tout), un « Half-night stand » c’est la rencontre de la soirée qui va passer la nuit (et plus si affinité) avec toi avant de disparaître au lever du soleil. C’est l’histoire d’une bande de copains un peu perché dans le milieu scientifique. Ils sont quatre hommes (dont Reid qui va nous intéresser) et une nana, Millie, une experte dans le domaine de la criminalité des femmes psychopathes. Millie fait vraiment flipper avec cette passion glauque (un peu). D’ailleurs qui apprécierait une femme qui passe sa journée à parler de meurtres, pas tout le monde ! Millie est une jeune femme sensible et qui a du mal à gérer ses émotions qu’elle préfère enfouir au fin fond de sa solide carapace. De nombreux événements survenus dans sa jeunesse ont façonné la jeune femme en devenir. La solitude ne lui fait guère peur mais avec sa bande de copains c’est tout autre chose. Moins sur la défensive, elle se laisse aller à leur contact malgré quelques des rigidités comportementales et son tact légendaire. Il est impossible pour elle de s’épancher sur sa vie en dehors de sa vie à l’université. Après une liaison amoureuse chaotique, elle trouve du confort auprès de Reid. Le jeune scientifique est d’un soutien sans faille et très vite, va au-delà de l’amitié et prend le chemin de la fraternité anticipant tour à tour, les désirs, les idées et les phrases de chacun. Une osmose parfaite pour ce duo que j’ai rapidement adopté et adoré.

 

Le soir d’une beuverie, est posée sur la table la question d’un gala et le fait d’être accompagné et c’est ainsi que les sites de rencontres sont mis sur la table et le pari est lancé de trouver chacun une personne qui l’accompagnera. Après quelques réticences et un dérapage dans les grandes lignes de l’art (une nuit Millie et Reid), Millie et ses copains se lancent dans cette aventure numérique. Et quand le hasard fait bien les choses, il est fort probable que les conséquences dans la réalité soient toutes autres.

 

Voici une romance comme je les aime. Des personnages totalement atypiques et borderline. Un enjeu crucial. Et les conséquences terribles suite à un choix douteux. Et le tout porté par deux plumes qui ont su me rendre accro au bout de quelques chapitres. Le choix de l’alternance des points de vue est une véritable aubaine pour apprendre à connaître nos deux héros au cœur d’artichaut. Les autrices m’ont plongé dans un milieu que je ne connais absolument pas. Elles font preuve d’honnêteté en décrivant les dérives et les conséquences sur la confiance en soi face à des espoirs vains et des rêves qui s’écroulent fabriqués par le numérique. Le tout dans une ambiance bon-enfant entrecoupé par des moments bien plus sérieux et tragiques. Est ce que l’amour se marchande ? Un bien de consommation ? Tout autant de questions qu’abordent les autrices. Une romance qui se lit rapidement et malgré certain passage difficile, c’est une lecture surprenante et romantique (oui aussi). J’ai fermé cette romance totalement séduite par ma découverte et je compte la poursuivre !

MAGIC, tome 1 : La fillette aux cheveux violets, une bande dessinée de Lylian et de Molinatti.

LITTÉRATURE JEUNESSE

Fantastique

Éditions Dargaud

Lylian (scénario) et Molinatti (dessin)


Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle.
 Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes ! Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs.
Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment. Une série de Lylian et Audrey Molinatti qui offre une plongée dans une Angleterre victorienne particulièrement kawaï, où vivent sorcières et créatures magiques !

 

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Nouveauté 2021
49 pages
Disponible en numérique et en broché

 


MON AVIS

Comment ne pas succomber à cette magnifique couverture ?

Dès le départ j’ai été séduite par les dessins. Des couleurs pastels, des courbes toutes douces et cette petite fille tellement adorable que j’ai eu envie de lui pincer les joues. Evelÿne est petite fille malicieuse et qui du haut de ses 7 ans rend folle les sœurs qui l’ont accueillie à sa naissance. Evelÿne est une petite farceuse qui aime faire des blagues de mauvais goûts. Des statues qui parlent et qui se meuvent, des phénomènes surnaturels que les sœurs ne peuvent plus contenir. C’est donc avec tristesse qu’elle confie la garde à un drôle de bonhomme. Monsieur Farfadet est chapelier à Londres et sous ses airs mystérieux cachent une magnifique réalité.

Evelÿne est bien désappointée de quitter le couvent mais grâce à la présence de Benedict, son chat noir, elle va affronter cette étape avec sérénité.

Un univers magique où les pouvoirs se doivent d’être cachés sous peine de moqueries ou de représailles.

Une très belle histoire. J’ai de suite été charmée par le scénario et les illustrations. Ici le kawaï joue parfaitement son rôle rendant l’héroïne attendrissante et un décor subjuguant. Le scénario est totalement captivant et pour un premier tome, la suite est prometteuse avec davantage de magie, je l’espère vivement. Le fil rouge de l’histoire est en place, je n’ai plus qu’à patienter pour connaître la suite de cette incroyable aventure.

A découvrir dès 8-9 ans pour les plus jeunes lecteurs et les plus grands ne pourront que se régaler !

Une chronique de #Esméralda

PLUS IMMORTELLE QUE MOI, un roman de Sophie Henrionnet.

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE

Éditions Du Rocher


Comment Mathilde, la petite quarantaine ordinaire, s’est-elle retrouvée enfermée dans un « institut de repos » ?
À quel moment la vie de cette pharmacienne mariée et mère d’un adorable adolescent a-t-elle basculé ?
Sur les conseils de sa psychiatre, Mathilde tient un journal.
Peu à peu, la parole se libère. Elle livre ses états d’âme et souvenirs d’enfance la cruauté dont elle a fait preuve à l’encontre de son frère Charly , son quotidien chez les fous avec une infirmière détestable qu’elle a surnommée Moustache, mais aussi sa rencontre marquante avec une certaine Daphné… L’héroïne parviendra-t-elle à rassembler toutes les pièces de ce puzzle, chasser ses démons et affronter la vérité ?
Un roman mené tambour battant, tel un jeu de dupes addictif, au dénouement inattendu.
 
Ma note : 5/5 mention « captivant et incontournable 2021 »
Nouveauté 2021
208 pages
Disponible en broché et numérique

 


MON AVIS

Ouvrir le roman de Sophie Henrionnet, c’est accepter de se laisser porter par l’inconnu. C’est ce sentiment étrange qui m’a oppressé dès le départ. Le fait de ne pas savoir où aller. Juste suivre, aveugle momentané, cette femme sans particularité à la vie banale. Pas après pas, la confiance s’installe, l’empathie également. Mathilde est une part de moi, de nous. Ses faiblesses, ses espoirs, ses qualités nous les partageons toutes et tous. La vie craque se recolle tant bien que mal et puis, un jour cette colle n’est plus aussi puissante. La vie se délite, craquelle sous la puissance destructrice de cette vague si innocente dès le départ devenue un monstre gourmand, avare de douleur.

 

Mathilde tente le tout pour le tout. Seule dans son mutisme feint, rien n’y paraît. La fissure finit par devenir béante et le large l’appelle. Une fuite, ni plus ni moins. Une fuite salvatrice. Respirer seule, refaire surface par ses propres moyens. Daphné apparaît dans l’imprévu. Rencontre rocambolesque, rencontre salvatrice, rencontre inopinée. Daphné est l’antithèse de Mathilde. Exubérante, pimpante, fougueuse, elle l’entraîne dans un road trip.

 

Le retour à la réalité est douloureux. Le désir de se faire hospitaliser, d’aller avec les fous, suivre ce conseil : écrire pour savoir, recoller le morceau, ouvrir les yeux. Mathilde se prête volontiers à cet exercice. Elle écrit avec envie, parfois avec sarcasme. Elle retrace son enfance, sa vie d’adulte, de maman, d’épouse, entrecoupé de moments du quotidien. Les patients, l’infirmière « peau de vache ».

 

Sophie Henrionnet nous propose un grand roman. Une histoire portée par une plume qui sait indéniablement nous faire ressentir une multitude d’émotions. C’est un roman à la réalité touchante et/ou l’attention a une place particulière. C’est un roman qui se vit, qui se crie. Un roman extrêmement dur qui nous pousse dans nos retranchements. Suivre aveuglément demande une confiance absolue et je l’ai donnée à Sophie Henrionnet sans peine. Un don précieux et rare que j’ai savouré à chaque instant.

 

Une lecture incontournable.

 

Une chronique de #Esméralda

Bien cordialement, votre employée (complètement folle de vous) de Caro M.Leene

Romance contemporaine – Sortie en juillet 2021
Editions Harlequin – Collection Harper Collins Poche

Ma note : 4.5/5 mention « romance doudou »


Résumé : L’avantage de fantasmer sur son patron ? Fini de traîner les pieds pour aller au bureau !
Dans la vie, Aubrey a trois fantasmes : Ryan Gosling, Liam Hemsworth et Jace Adam. Jace Adam, le riche businessman qu’on aperçoit dans toutes les soirées branchées de la ville, le patron de la start-up new-yorkaise numéro un et… son crush de lycée. Mais attention, si elle s’est fait embaucher dans son entreprise, c’est uniquement pour profiter d’une opportunité professionnelle en or, pas pour le mater en douce ! D’accord, elle doit avouer que Jace est encore plus séduisant qu’avant, avec ses cheveux en bataille, sa petite fossette et son charisme d’entrepreneur à succès. Mais Aubrey aussi a changé : elle n’est plus l’élève timide et réservée qu’elle était à l’époque. Cette fois, elle ne laissera pas cette peste de Serena, l’éternelle petite amie et désormais associée de Jace, lui mettre des bâtons dans les roues. Elle sera une employée modèle et se limitera à des échanges strictement professionnels… ou presque !


L’avis de #Lilie : Caro M.Leene fait partie des autrices dont je ne rate plus aucune parution. Ses romances ont toujours le don de me faire un bien fou. J’étais ravie de la retrouver pour le début de mes vacances et une nouvelle fois, je n’ai pas été déçue.

Nous faisons ici connaissance avec Aubrey, une jeune femme dont la vie n’a pas été toute rose jusqu’à présent. Elle vit avec son amie Jess et cherche désespérément un nouveau travail pour aider cette dernière à payer les soins de son fils. Quand elle postule dans la boîte de son fantasme de jeunesse, elle espère l’impressionner avec ses idées et son dynamisme. Malheureusement, Serena est toujours dans les parages et veille jalousement sur Jace. Aubrey va-t-elle réussir à s’imposer et à imposer ses idées ? Jace se souviendra-t-il de cette adolescente timide ? En quoi leur rencontre va bouleverser leurs destins ?

Aubrey est une femme moderne, forte, avec un gros cœur et des rêves plein la tête. Diplômée en communication, c’est un domaine dans lequel elle s’épanouit et est en réussite. Malheureusement, l’entreprise où elle travaillait a fermé et elle a dû faire des choix, et des sacrifices, pour essayer de s’en sortir. Elle postule pleine d’espoir, mais aussi d’appréhension, dans l’entreprise de Jace et de Serena. En effet, lorsqu’elle était encore au lycée, elle avait déjà eu à faire à eux et ses souvenirs restent entachés d’amertume. Néanmoins, elle est bien décidée à leur montrer qu’elle n’est plus la même et qu’elle peut être un atout non négligeable pour leur entreprise. Jace, quand à lui, est devenu un homme puissant, en réussite, qui attire les convoitises. Méfiant, il a, depuis longtemps, appris à compartimenter sa vie et à blinder son cœur. Pourtant, lorsqu’il recroise Aubrey, un sentiment méconnu l’envahit…. Serait-il sous le charme ? Entre les deux, la relation sera sur courant alternatif et l’autrice s’amuse avec nos nerfs jusqu’à la fin !
Même si j’ai adoré le couple principal, j’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, que ce soit Ryan, le meilleur ami de Jace, le tombeur de ces dames, Harper, la collègue d’Aubrey qui n’a pas sa langue dans sa poche, ou Stan, l’autre collègue malicieux et plein de ressources. En revanche, j’ai détesté Serena, qui représente tout ce qui m’horripile chez les protagonistes féminins.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. Tout d’abord, la plume de Caro M.Leene fait, comme toujours, des miracles. Fluide et légère, elle est aussi totalement envoûtante et on a du mal à poser la liseuse une fois l’histoire débutée. L’intrigue est pleine de rebondissements qui ont tourmentés mon petit cœur. En effet, âmes sensibles, préparez-vous car l’autrice joue avec nos nerfs et même si on espère le happy end, il n’est pas si évident que nos deux héros vont arriver à se trouver et à s’accorder. L’alternance des points de vue est, comme toujours, la bienvenue, car elle nous permet de bien cerner les protagonistes principaux et d’en apprendre plus sur leurs attentes et leurs réflexions. Les thèmes de la confiance et de l’intégrité sont centraux et rappellent qu’il y a une question que l’on se pose souvent au cours de notre vie : à qui peut-on véritablement faire confiance ?

Pour conclure, la dernière romance de Caro M.Leene est une jolie réussite. Tous les ingrédients pour passer un bon moment sont réunis : des personnages attachants, une intrigue qui nous tient en haleine et de l’amour, bien sûr, beaucoup d’amour !

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Harlequin

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