NEVERNIGHT, tome 2 : Les Grands jeux, un roman fantasy de Jay Kristoff.

FANTASY

ÉDITIONS DE SAXUS


Mia est devenue la plus douée des assassins.
Pour accomplir sa vengeance, elle est prête à tout, même à l’impossible.
Le retour de la saga Nevernight par le génial Jay Kristoff.
Jay Kristoff poursuit son incroyable saga Nevernight avec ce deuxième tome : Les grands jeux.
Mia est fait maintenant partie des Lames de Notre-Dame du Saint Meurtre au sein de L’Église rouge. Mais beaucoup pensent qu’elle n’a pas mérité ce titre.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir absolument »
Traduit de l’anglais (Australie) par Sébastien Guillot
793 pages
Disponible en numérique, broché et relié
Nouveauté 2021
Elle commet des assassinats au nom de l’organisation, mais au fond d’elle son objectif est resté le même : se venger des responsables de l’assassinat de sa famille. Après une confrontation avec un mystérieux ennemi, Mia commence à douter des vraies motivations de L’Église rouge.
Lorsqu’il est annoncé que Scaeva et Duomo vont faire une apparition aux Grands Jeux de Sépulcra, la cité des morts, Mia choisit de défier l’Église rouge et se fait délibérément enlever afin d’être vendue à une troupe de gladiateurs. Par ce moyen et en gagnant les Grands Jeux, elle pourra s’approcher au plus près des assassins de sa famille et enfin accomplir sa vengeance. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…

MON AVIS

Il n’y a pas à dire mais Jay Kristoff est un auteur dingue. Dingue de nous faire vivre une pareille aventure. Dingue avec son imagination débordante. Dingue avec son personnage principal qu’il manipule telle une marionnette. Dingue ! Dingue !

 

Voici un fantasy qui vire quand même vers la dark fantasy qui te scotchera. Y a pas à dire, Jay Kristoff maîtrise à la perfection un scénario tendu du slip. Et le pire dans tout ça c’est quand t’arrive à ce fichu point final et même à plus de 700 pages tu le maudis ce point. Là ! T’as qu’une seule envie, t’enfermer avec l’auteur et lui tirer les vers du nez. C’est que même j’en deviendrais méchante. Ils sont maso ces auteurs qui finissent avec de tels cliffhangers ! Et moi pauvre loque que je suis devenue qui devra attendre sagement 2022. Voici pour les éloges ! Et plus sérieusement mon avis donne ça !

 

Après les aventures de Mia au sein de l’Église Rouge qui a suivi la formation pour devenir une Lame et accomplir sa terrible vengeance, se voit confier des missions de la plus haute importance. Tuer de sang froid est devenu son dada. Un coup de lame par ci un autre par là. Une simple vie de tueuse ! Quelque fois ses missions se pimentent de la plus agréable des manières, mais toujours à ses risques et périls. Le sang gicle, les bombes explosent, les gens crient, la foule devient folle et Mia tue sans remord. De retour à Sépulcra, sa nouvelle mission se révèle coriace et qui débouche sur une rencontre inopinée, inattendue et violente. Cette dernière fait surgir de douloureux souvenirs et blessures non pansées. Après un combat mémorable où Mia sort vainqueur, sa captive deviendra une aide précieuse pour ce plan machiavélique panifié après les dernières révélations. Mia n’a plus le choix et à l’obligation de tout mettre en œuvre pour atteindre son objectif : tuer Scaeva et Duomo, les assassins de son père. Et peu importe que l’Église Rouge n’est pas ce qu’elle dit être et qu’elle les défie, mais plus rien de l’arrêtera. Vivre avec la peur ou vaincre sa peur, il suffit juste de devenir une esclave qui devra combattre la mort !

 

Captive et esclave, c’est au cœur de l’arène qu’elle prouvera sa valeur ! Elle, la petite corneille, va devoir voir la mort en face, celle que l’on enlève impunément, celle qui soudoie, celle qui ensanglante. Pas de pitié dans ce monde où les femmes ne sont que des demi-portions. Pourtant certaines se révèlent coriaces, acharnées, combatives, féroces et véloces. La petite Corneille est une rusée et ses ombres ne l’ont pas quittée, une aide précieuse et providentielle. Dans l’arène il n’y a pas d’amitié, il n’y a pas d’amour, il n’y a que ce sang poisseux, ces corps étêtés, et ces spectateurs qui se délectent du spectacle. La mort dans toute sa finesse, dans toute sa rudesse. La mort soulève la foule, la mort unit dans la vie, la mort est le totem des vivants. Mia, tout au long de cette quête et ce périple, va prendre conscience de la valeur de la vie. Son tempérament aussi fougueux va s’atténuer et prendre la mesure de la survie. Mia va découvrir au delà de son obsession de vengeance, que la vie c’est aussi l’amour, se laisser aller dans les bras et se laisser porter par les autres. Elle va apprendre à avoir confiance dans les autres.

 

Ce second tome est une sacrée bombe. Un page turner à vous faire tourner la tête et vous rendre dingue. Le schéma narratif est tout autant phénoménal. Le style de l’auteur est atypique et addictif. J’ai tout simplement kiffé, adoré (tout ce que vous voulez !).

 

Un second tome toutefois bien plus sombre et axé sur la psychologie de Mia et tout cela porté par un scénario haletant qui vous vivre cette aventure hallucinante en passant par une multitude d’émotions et qui bien évidemment vous donne des envies de meurtre à ce fameux point final.

 

Moi je vous dis : Foncez !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA


NEVERNIGHT, tome 1 : N’oublie jamais, un roman de dark fantasy de Jay Kristoff .

Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d’assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille.
Fille d’un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l’anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d’un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père.
Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu’elle n’a jamais imaginé.
À 16 ans, elle va devenir l’une des apprentis du groupe d’assassins le plus dangereux de toute la République : L’Église rouge. La trahison et des épreuves l’attendent dans les murs de cet établissement où l’échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, Elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu’elle désire : la vengeance.

Mia Corvere a assisté à la mort de son père. Du haut de ses dix ans, elle a vu la mort et s’est tenue fièrement devant elle. Alors qu’il ne lui reste que sa mère et son petit frère, les Luminatii s’en prennent à eux, leur assurant une mort certaine malgré les revendications de sa mère. Ils sont menés, la maman et le nourrisson vers la Pierre Philosophale, une prison, et Mia est enfermée dans un tonneau promise à la noyade. Mia n’aurait pu survivre à cette situation sans la présence mystérieuse de cette ombre réconfortante. Une ombre qui lui tend la dague de sa mère ornée du symbole de leur famille, le corbeau.
Dans un sursaut de courage infini, elle se jette sur ses bourreaux et s’enfuit dans les ruelles du marché Liisien. La petite fille apeuré se doit de trouver une solution à sa situation désespérée. Rapidement elle doit faire face à la cruauté des bas quartiers et face à elle, elle n’hésite pas à rentrer dans le tas. Un homme, Mercurio, antiquaire va la prendre sous son aile. Mercurio n’est pas un vieil homme banal. Très vite il comprend la particularité de Mia et va lui apprendre à se battre. Six ans après elle est afin prête à faire ses preuves et à intégrer L’Eglise Rouge, groupuscule d’assassins au service de Niah, la déesse de la vengeance. Mais avant de devenir une véritable Lame au service de Notre-Dame du Saint-Meurtre, Mia et une trentaine d’autres prétendants et prétendantes devront suivre une initiation. De nombreuses épreuves les attends où la mort est souvent la résultante. Des cours, des missions et des épreuves finales où seules une poignée d’entre eux deviendront des Lames. Mia s’épanouit au sein de ce groupe. Elle est confrontée à ses émotions, à ses peurs et à la jalousie, mais elle façonnent admirablement bien l’adulte en devenir. Une quête initiatique, en quelque sorte, version rouge sanglant et pas de pitiés. Mia se lie d’amitié avec certains d’eux et notamment avec Tuc, un jeune homme valeureux. Mia fait preuve de pugnacité et de ténacité face à leurs différents maîtres et ne rêve qu’à ce moment où sa vengeance sera abreuvée. Alors que la fin de leur formation approche, la situation dérape. Serait-ce la fin de l’Eglise Rouge ?

 

Il y a  très longtemps que je n’avais pas lu une telle dark fantasy. Alors au départ elle se dénote pas particulièrement. Le Bien et le Mal qui s’affrontent dans les coulisses, une héroïne paumée qui traîne sa particularité non pas comme un boulet mais comme quelque chose qui fait parti d’elle entièrement. Des décors spectaculaires mais pas atypiques. Ce sentiment de banalité c’est juste avant l’entrée de Mia au sein de l’Eglise Rouge. Après c’est l’apothéose ! Ce lieu est une entité à part entière avec ces mystères, ces allées sombres et des habitants du même acabit. Les rebondissements se succèdent ne laissant aucun répit. Et puis le moment particulier telle une évidence que ce roman aspirera tout votre être. Une frénésie hallucinante, les pages filent tels une tornade mettant votre souffle au placard. Oui, cette lecture est une véritable claque. Une dark fantasy dans un style qui vous scotche. Jay Kristoff ne vous lâche pas une seule seconde. Outre l’histoire qui se déroule, l’auteur à la gentillesse et la bienveillance de nous abreuver de flash back retraçant la jeunesse de Mia et la cerise sur le gâteau, des annotations qui s’épanchent sur l’Histoire du Royaume et de l’île de Sépulcra ou des petits commentaires sarcastiques. Du punch dans un histoire qui déchire quoi de plus pour me régaler. Un suspense haletant, un final tonitruant, des personnages à se damner, un décor époustouflant. C’est sans aucun doute un sacré page turner qui vous laissera sur les rotules au point final ! Une dark fantasy ne serait rien de tel sans de jolies cartes !

 

Une chronique de #Esméralda