INHUMAIN, une bande dessinée de Mangin/Bajram et Rochebrune.


Dans un moment de folie, un petit vaisseau spatial en mission d’exploration s’écrase sur une planète océan inconnue. Heureusement des sortes de pieuvres géantes aident les cinq rescapés à remonter à la surface et à rejoindre la seule île à l’horizon. À leur grande surprise, ils sont accueillis sur le rivage par des humains aussi primitifs que bienveillants. Si ces hommes et femmes au sourire figé se révèlent être cannibales, le plus inquiétant reste leur totale docilité. Les naufragés sont-ils condamnés eux aussi à se soumettre à la volonté du mystérieux Grand Tout ?

Voici une nouvelle BD qui m’a complément captivée et charmée. De la pure science-fiction comme je l’adore dans un décor époustouflant pour une histoire hors du commun.

 

Alors qu’un vaisseau spatiale explore l’espace, l’équipage à bord découvre une planète océan qui les attire inexorablement.  L’atterrissage est fracassant, projetant les occupants du vaisseau spatiale dans un océan de prime abord inhospitalier. La panique les gagne rapidement, alors que la mort se profile, d’étranges formes de vie les ramènent vers la terre ferme où ils sont accueillis par des hommes et des femmes.
Chagriné la perte de l’un des leurs et ravi d’être encore en vie, l’équipage se laisse guider par leurs hôtes. Tribu primitive, ils parlent tout de même leur langue. Leurs journées sont rythmées par des rituels bien précis, qu’ils répètent jour après jour. Quoique effrayé par leur cannibalisme, il délaisse cette tribu pour explorer l’île volcanique qui recèle de nombreux mystères. Leurs pas les portent vers une autre tribu qui vit au cœur du volcan dans une oasis de verdure, une autre associée au vent et une dernière associée au feu. Un membre de l’équipage fait rapidement le rapprochement avec un éventuel naufrage d’un grand cargo spatial. Les tribus sont tributaires des unes et des autres mais vivement en totale autarcie sans rapprochement entre elles. Le Grand Tout, entité non déterminé, semble diriger tout cela grâce à une envoûtement qui ne laisse pas la place au libre arbitre. Cette île au milieu de cet océan recèle bien des mystères dangereux et leur survie ne se doit qu’à leur bon sens. Survivront-il au Grand Tout ?

 

Cette histoire est juste extraordinaire ! Je suis vite rentrée dans l’histoire où les bases sont rapidement posées. Le scénario tient impeccablement bien la route et m’a fait exploré un univers où les quatre tribus se développent autour des quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu. C’est totalement ingénieux et captivant !  Au delà de cet univers où les couleurs sont aussi vives que sombres, les personnages évoluent dans un huis clos qui rapidement devient anxiogène. La survie et le libre arbitre deviennent un enjeu crucial ! Une histoire portée par des illustrations d’une très grande qualité. Je sors de cette lecture abasourdie ! Que ça fait du bien de lire ce genre de BD ! Donc si vous êtes fan de SF et de BD, foncez, foncez sans aucune hésitation !

 

Une chronique de #Esméralda

LA BOITE A MUSIQUE, tome 4 : La mystérieuse disparition, une bande dessinée de Carbone et de Gijé.


TOME 4
Grâce à la visite surprise de Siloé et de ses frères dans l’Hexomonde, Nola a appris beaucoup de choses sur Pandorient et sa maman. Mais les questions sans réponse se multiplient avec la découverte d’une drôle de clé, que Nola a déjà vue dans le livre d’Annah. Que peut-elle bien ouvrir ? Pour le savoir, Nola retourne aussitôt à Pandorient. Mais rapidement, une disparition inquiétante mène Nola, Igor et Andréa dans une enquête, qui risque peut-être de bouleverser la vie de Pandorient…

C’est toujours un pur moment de bonheur d’ouvrir la bande dessinée de Carbone et de Gijé. Un ravissement pour les yeux et un excellent moment de lecture. La magie opère toujours au bout du quatrième tome. J’adore tout simplement !

 

Nola poursuit toujours sa quête de vérité autour de Pandorient. En rageant les affaires de sa mère, sa maladresse lui permet de tomber sur une clé mystérieuse. Lui rappelant un souvenir, elle va rapidement ouvrir le grimoire de sa mère et tombe nez à nez avec le dessin de cette clé.
Sa curiosité piquée, elle part à la recherche de réponses sur Pandorient. Sur le chemin la menant vers ses nouveaux amis, Igor et Andréa, Nola est enthousiaste. Devant la porte de ses camarades, Nola est surprise par des cris. L’étrange voisin hurle de désespoir et de colère. N’y prêtant guère, elle continue sur sa lancée. Ravie de revoir ses amis, ils décident d’aller prendre l’air tout en promenant l’adorable chien. Une nouvelle rencontre plus tard, les voici inquiétés par une mystérieuse disparition. Ni une ni deux, les voici sur une nouvelle enquête qui va les mener directement au roi. Arriveront-ils à le convaincre ?

 

Ce quatrième tome, toujours aussi coloré, propose une histoire davantage engagée. Carbone traite le sujet de la différence et de la tolérance avec tact et beauté ! L’amour n’a pas de couleur, n’a pas de race, l’amour est un tout, universel, traversant toutes les frontières, savourant pleinement ce cadeau ! Une nouvelle fois je suis charmée tant par le scénario que par les illustrations que j’adore regardées tout en cherchant les petits détails qui parfont le tout. Un final qui n’empêche pas un sacré suspense et il faudra attendre la suite pour en savoir davantage !

 

Une lecture agréable, touchante et magnifique ! Je ne peux que vous recommander encore et encore !

 

Une chronique de #Esméralda

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LES BILLES MALADROITES, un roman jeunesse de Eva de Kerlan.


Et si la maladresse n’était plus un défaut ?
Lorsque son grand frère lui offre ses magnifiques billes, Léo est ravi et émerveillé. Les billes sont si belles, si brillantes, et en plus elles lui parlent ! Il est certain de remporter le jeu de billes dans la cour de récréation. Hélas, ses billes refusent de se heurter aux autres ou de se salir.
Bientôt, il ne lui en reste plus qu’une seule pour tenter de regagner toutes celles qu’il a perdues. Une seule petite bille, que ses semblables surnomment Malhabile en raison de sa maladresse constante. Aidé de cette bille différente, Léo parviendra-t-il à remporter la prochaine partie ?
5-10 ans
illustrations par Acides Animés

Léo est un gentil petit garçon qui adore joué avec son grand frère et ses amis. Le jour où son grand frère lui donne ses billes, Léo est heureux. Cette petite attention le ravi et aussitôt il découvre les billes qui feront son bonheur. Elles brillent de toutes les couleurs, des petites, des grosses, elle sont merveilleuses. Les étoiles remplissent les yeux du petit garçon alors que ce dernier est subjugué. Comme tout garçon qui se doit, il pense rapidement aux parties qu’il fera avec ses copains dans la cours de l’école et à toutes les billes qu’il va gagner.
Perdu dans ses pensés les plus foldingues, il entend alors une petite voix. Intrigué et ébahi, il en cherche l’origine et qu’elle n’est pas sa surprise lorsqu’il découvre que ses nouvelles billes parlent.

 

La récréation est enfin arrivée, n’y pouvant plus, il convie ses camarades de classe à jouer aux billes. Sur de lui et très optimiste, Léo joue avec entrain. Voilà que les billes n’en font qu’à leur tête et décident d’esquiver les autres billes, alors que le but du jeu est de toucher les billes des adversaires pour les récupérer. Désabusé et désappointé, Léo, le soir arrivé, demande des comptes à ses billes. Les jolies billes ne veulent pas se salir ni s’abîmer. Alors que le lendemain, il décide de récupérer ses billes tout en jouant et en ayant motiver et coacher les mauvaises joueuses, Léo doit faire face à la catastrophe, il ne lui reste plus qu’une bille, Malhabile comme l’appelle les autres. La lançant sans grand espoir, la voici qui tape les autres billes !

 

Eva de Kerlan signe un roman jeunesse tout aussi touchant qu’émouvant porté par sa jolie plume. La maladresse est souvent la source de moqueries. Elle embarrasse et intimide. Signe, malgré elle, de stupidité. Eva de Kerlan empoigne la maladresse et la rend forte, courageuse et indispensable. De ce fait elle valorise ce trait loin de tout dénigrement. Lecture idéale pour les petits lecteurs qui peuvent être confronter à cela et qui pourrait leur permettre de prendre confiance en eux. Une jolie petite histoire valorisée par les jolies illustrations de Acides Aminés. Une lecture que je vous conseille pour les petits lecteurs seuls dès 7 ans, en fonction de la maturité de leur apprentissage de la lecture, et/ou accompagnés avec un plus grand, c’est chouette aussi !

 

Une lecture de #Esméralda.

SE CACHER POUR L’HIVER, le premier roman de Sarah St Vincent.


On a coutume de dire qu’il y a deux types d’histoires : celle où le héros part en voyage et celle où un étranger arrive en ville. Les derniers touristes se sont envolés depuis longtemps quand, ce jour de décembre 2007, « l’étranger » – Daniil – pousse la porte de l’auberge dans laquelle travaille Kathleen, au cœur du parc naturel. À son accent et son allure, il n’est à l’évidence pas d’ici, mais Kathleen, qui a choisi ce coin pour son silence, n’est pas du genre à jouer les indiscrètes.
À seulement 27 ans, elle est veuve depuis quatre ans déjà, depuis l’accident de voiture qui a coûté la vie à son mari… « L’étranger » dit être un étudiant ouzbek – rien ne le prouve, par contre il semble évident qu’il a peur, qu’il fuit quelque chose, quelqu’un. Les jours passent, se ressemblent, peu à peu une amitié se noue. Plus Kahtleen apprend des secrets de Daniil (« J’ai trahi »), plus il lui devient impossible de continuer à ignorer les siens. Et, pendant ce temps, le danger se rapproche…
Traduction Eric Moreau.

Au cœur de forêts de Pennsylvanie, Kathleen vaque jours après jours à ses occupations. Région coupée du monde dès les premières neiges, le snack où elle travaille devient silencieux. Les heures et les jours s’égrènent selon un rituel fallacieux. Un pas après l’autre Kathleen, survit à sa vie devenue un sale enfer. Le corps douloureux, l’âme en peine, Kathleen est devenu le fantôme d’elle même. Blessures visibles, blessures invisibles se côtoient cette chair meurtrie au delà du concevable. Kathleen avance tant bien que mal, s’efforce d’être la jeune femme qu’elle devrait être, s’efforce de sourire à sa grand-mère soucieuse et malade, s’efforce de se cacher sous cet artifice qu’est l’apparence.
Alors que les premières neiges font leur apparition, un étranger fait irruption. Un premier contact aussi froid que délicat, mais qui pousse la curiosité de Kathleen à son maximum. Alors qu’il s’éternise dans le coin, une étrange liaison s’installe entre eux. D’abord silencieuse, elle évolue vers l’amitié. Une relation où la méfiance est de mise dans un premier temps, s’effilochant vers les confidences. La neige resserre les liens, les tisse, sur le chemin de la résilience, de l’acception et de la rédemption. Alors que cette dernière fuit à l’arrivée du printemps, la vérité explose, effraie.

 

Sarah St Vincent signe un premier roman d’une rare intensité. Elle met en scène posément ses personnages et les amène avec une délicieuse délicatesse à la délivrance. Elle virevolte dans les airs une douce mélopée, laissant ici et là des notes acides, dramatiques. Avec grâce, mélancolie et dans ce silence qui annonce le pire, Sarah St Vincent met en scène l’innommable, la violence. D’abord tapie dans ce silence morbide, l’arrivée de l’étranger va la réveiller, mais au lieu de surgir, elle va tisser sa toile solidement pour que rien ne lui échappe. Elle se nourrit des peurs, des souffrance et des cauchemars. Et puis le moment venu, elle s’octroie le rôle principal. Cette montée crescendo est très perfide dans le sens où elle surprend littéralement et on comprend qu’au point final pourquoi. Sous la cadence latente des trois quarts du roman, le pire se prépare. Sarah St Vincent traite un thème fort et actuel : violence domestique, celle psychologique et physique. Elle aborde avec une véritable sensibilité et avec une force considérable, celle qui permet la délivrance fictive ou réelle.

 

Kathleen et Daniil, c’est en quelque sorte le Blanc et le Noir qui se rencontrent. Chacun dans sa manière d’interagir avec l’autre va servir de miroir révélateur. Une histoire d’amitiés qui n’aurait pas dû être, une histoire d’un homme et d’une femme transfigurés à tout jamais par la noirceur la plus abyssale de l’âme humaine.

 

A découvrir de toute urgence !

 

Une chronique de #Esméralda

UN NOËL AU BORD DU LAC, une romance de noël de Béatrice Courtot.


À trente-quatre ans, Romie tient une boutique de tricot et élève seule son fils de six ans. Une vie tout à fait banale jusqu’à ce jour de décembre où elle reçoit un mystérieux legs de la part d’une de ses clientes : un chalet en bois au bord d’un lac de montagne. Voulant croire à la magie de Noël, Romie décide de s’y installer avec son fils pendant les vacances.
Au cœur des montagnes enneigées, elle va progressivement se lier d’amitié avec les habitants de la station, et découvrir un pan de l’histoire de cette femme, ancienne patineuse sur glace.
Un passé fait de secrets, et d’amours interdits qui fait étrangement écho à sa propre histoire.

Romie est une tricoteuse hors pair et d’une générosité sans limite. Les aléas de la vie ont blessé son âme malgré cela elle trouve la paix dans sa boutique, auprès de son fils et de son meilleur ami. Romie a le tricot dans le sang ! Sa boutique est une extension d’elle même. Elle y accueille, conseille avec grand sourire novices ou pros de la laine. Mailles en tout genre, le cliquètement des aiguilles animent par deux fois sa semaine. Deux groupes qui s’aiment autant qui se détestent mettant une chaleur bien faisant au cœur des murs.
La boutique s’illumine au son des rires et des cris de protestations. Romie a une histoire particulière avec chacune d’elle. L’une d’elle est une mamie. Elle l’apprécie pour sa bienveillance et sa présence. Romie est enfin heureuse et son petit garçon en est la clef. Alors que les jours s’égrainent les portant délicieusement vers noël, Romie reçoit un étonnant courrier lui signifiant qu’elle a hérité d’un chalet dans les montagnes suisses de la part de cette mamie qu’elle affectionne. Décontenancée par cette nouvelle, elle cherche en savoir davantage. Face à ce mur infranchissable qu’est le notaire, elle décide de profiter de ce cadeau inopiné et inespéré. Les vacances se profilant à l’horizon, elle décide alors d’y prendre du bon temps avec son fils.

 

Après un voyage éprouvant et rencontres glaciales, le chalet est enfin là. La poussière accumulée, le froid nocif empreint les murs, mais le sentiment de bien être est là. Les montagnes en face, le lac gelé, de la neige abondante, un décor féerique qui réchauffe le corps, le cœur et l’âme. Son fils s’épanouit, Romie se sent bien dans ses baskets, le village est quelque peu accueillant malgré quels regards accusateurs. Elle parvient à se lier d’amitié avec les habitants du village et très vite une question la turlupine : qui était sa bienfaitrice. Les secrets se dévoilent peu à peu la portant sur le chemin où toute sa vie sera bouleversé. Entre secrets et amours, la réalité est tout aussi magnifique !

 

Je découvre pour la toute première fois la plume de Béatrice Courtot que vous connaissez peut-être grâce à ses autres romans. C’est également ma première romance de noël de cette fin d’année. J’ai été très surprise par l’histoire de Romie et de cette mamie. Le roman transpire de bienveillance et de générosité. L’auteure m’a porté au cœur d’un décor merveilleux où il fait du bien de se ressourcer. Une jolie empreinte de la magie de noël. De la passion, de l’amour, des rires, des larmes au coin des yeux, une histoire qui ne peut qu’émouvoir. Les personnages sont totalement attachants et irrésistibles, une mention particulière pour le petit garçon qui est à croquer ! L’auteure nous fait naviguer entre le passé de la mamie et le présent de Romie qui doit se battre contre ses propres blessures. Un roman plein d’espoir et de chaleur humaine. Une lecture cocooning qui se déguste avec gourmandise !

 

Une chronique de #Esméralda

NEVERNIGHT, tome 1 : N’oublie jamais, un roman de dark fantasy de Jay Kristoff .

Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d’assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille.
Fille d’un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l’anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d’un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père.
Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu’elle n’a jamais imaginé.
À 16 ans, elle va devenir l’une des apprentis du groupe d’assassins le plus dangereux de toute la République : L’Église rouge. La trahison et des épreuves l’attendent dans les murs de cet établissement où l’échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, Elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu’elle désire : la vengeance.

Mia Corvere a assisté à la mort de son père. Du haut de ses dix ans, elle a vu la mort et s’est tenue fièrement devant elle. Alors qu’il ne lui reste que sa mère et son petit frère, les Luminatii s’en prennent à eux, leur assurant une mort certaine malgré les revendications de sa mère. Ils sont menés, la maman et le nourrisson vers la Pierre Philosophale, une prison, et Mia est enfermée dans un tonneau promise à la noyade. Mia n’aurait pu survivre à cette situation sans la présence mystérieuse de cette ombre réconfortante. Une ombre qui lui tend la dague de sa mère ornée du symbole de leur famille, le corbeau.
Dans un sursaut de courage infini, elle se jette sur ses bourreaux et s’enfuit dans les ruelles du marché Liisien. La petite fille apeuré se doit de trouver une solution à sa situation désespérée. Rapidement elle doit faire face à la cruauté des bas quartiers et face à elle, elle n’hésite pas à rentrer dans le tas. Un homme, Mercurio, antiquaire va la prendre sous son aile. Mercurio n’est pas un vieil homme banal. Très vite il comprend la particularité de Mia et va lui apprendre à se battre. Six ans après elle est afin prête à faire ses preuves et à intégrer L’Eglise Rouge, groupuscule d’assassins au service de Niah, la déesse de la vengeance. Mais avant de devenir une véritable Lame au service de Notre-Dame du Saint-Meurtre, Mia et une trentaine d’autres prétendants et prétendantes devront suivre une initiation. De nombreuses épreuves les attends où la mort est souvent la résultante. Des cours, des missions et des épreuves finales où seules une poignée d’entre eux deviendront des Lames. Mia s’épanouit au sein de ce groupe. Elle est confrontée à ses émotions, à ses peurs et à la jalousie, mais elle façonnent admirablement bien l’adulte en devenir. Une quête initiatique, en quelque sorte, version rouge sanglant et pas de pitiés. Mia se lie d’amitié avec certains d’eux et notamment avec Tuc, un jeune homme valeureux. Mia fait preuve de pugnacité et de ténacité face à leurs différents maîtres et ne rêve qu’à ce moment où sa vengeance sera abreuvée. Alors que la fin de leur formation approche, la situation dérape. Serait-ce la fin de l’Eglise Rouge ?

 

Il y a  très longtemps que je n’avais pas lu une telle dark fantasy. Alors au départ elle se dénote pas particulièrement. Le Bien et le Mal qui s’affrontent dans les coulisses, une héroïne paumée qui traîne sa particularité non pas comme un boulet mais comme quelque chose qui fait parti d’elle entièrement. Des décors spectaculaires mais pas atypiques. Ce sentiment de banalité c’est juste avant l’entrée de Mia au sein de l’Eglise Rouge. Après c’est l’apothéose ! Ce lieu est une entité à part entière avec ces mystères, ces allées sombres et des habitants du même acabit. Les rebondissements se succèdent ne laissant aucun répit. Et puis le moment particulier telle une évidence que ce roman aspirera tout votre être. Une frénésie hallucinante, les pages filent tels une tornade mettant votre souffle au placard. Oui, cette lecture est une véritable claque. Une dark fantasy dans un style qui vous scotche. Jay Kristoff ne vous lâche pas une seule seconde. Outre l’histoire qui se déroule, l’auteur à la gentillesse et la bienveillance de nous abreuver de flash back retraçant la jeunesse de Mia et la cerise sur le gâteau, des annotations qui s’épanchent sur l’Histoire du Royaume et de l’île de Sépulcra ou des petits commentaires sarcastiques. Du punch dans un histoire qui déchire quoi de plus pour me régaler. Un suspense haletant, un final tonitruant, des personnages à se damner, un décor époustouflant. C’est sans aucun doute un sacré page turner qui vous laissera sur les rotules au point final ! Une dark fantasy ne serait rien de tel sans de jolies cartes !

 

Une chronique de #Esméralda

BROKEN KNIGHT, une romance de L.J. Shen.


Il veut la conquérir.
Elle le veut tout entier. 
 
Knight est la star du lycée. Sexy, sportif, populaire, il enchaîne les filles comme les soirées. Pourtant, derrière cette façade de  serial lover  insouciant, Knight ne pense qu’à Luna. Luna, sa voisine, qu’il a prise sous son aile tout au long de leur enfance. Mais, alors qu’il se décide à amener leur relation amicale sur un terrain plus… sensuel, Luna lui échappe.
Tout le monde aime Luna. Discrète, douce, paisible. Mystérieuse. Ce que les gens ignorent, c’est qu’elle n’est pas la Belle au bois dormant passive qu’ils imaginent. Non, Luna sait parfaitement ce qu’elle veut : Knight, celui qui lui a redonné goût à la vie quand tout s’écroulait autour d’elle. Elle le veut, mais pas à n’importe quel prix. Hors de question de finir comme toutes ses conquêtes d’un soir, qu’il jette le lendemain. Pour Luna, ce sera tout, ou rien.

Je n’en revenais toujours pas […]. Cela me rendait plus heureux qu’un cochon dans sa merde et me dérangeait en même temps. Parce qu’elle était en train de devenir quelqu’un d’autre. Un quelqu’un dont je n’étais pas le meilleur ami. Ni l’âme sœur. J’étais à peine son putain de voisin, à ce stade.
Il y a des histoires qui sont écrites depuis le début. Celles qui annoncent la couleur dès le départ mais qui contre toute attente dérape légèrement, beaucoup, passionnément. C’est l’histoire de leur vie. C’est l’histoire de toute une enfance à se protéger l’un l’autre, à se soutenir, à s’entre-aider, à faire les quatre cent coups. A rire, à pleurer, à observer les étoiles et à faire des promesses de sang. C’est toute leur histoire. Elle se voit dans leurs yeux, elle transpire sur leurs traits et elle hurle à la mort quand elle se déchire.

 

Luna est la petite fille qui a grandi dans le silence. Suite au traumatisme causé par l’abandon de sa mère, elle a décidé de ne plus parler. Luna est une grande observatrice, d’une gentillesse sans pareille mais par contre elle est aussi têtue qu’une mule. Peu à peu elle s’est isolée dans son monde de silence. Introvertie, s’ouvrir au monde lui est bien difficile. Pourtant elle est entourée par sa famille, son père, Edie, son frère, et ses amis Vaughn et Knight. Un groupe soudé qui ne vaut mieux pas chatouiller. Luna s’épanouit dans son monde protecteur. Sa passion pour les livres l’a fait voyager. Son meilleur ami, Knight, est toujours là pour l’épauler et vice-versa. Mais en grandissant les sentiments s’invitent comme une évidence. Complexes, dangereux, interdits, inavoués, ils rendent leurs vies difficiles. Et puis Knight ne lui facilite ni la tâche ni la vie. Don Juan, il fait tomber toutes les filles à ses pieds et surtout n’hésite pas à le faire savoir.

 

Knight est un jeune homme solide même si il lui manque quelques baffes pour le remettre dans le droit chemin. Une aura indescriptible et magnétique, il est très difficile de ne pas craquer pour lui. Tête brûlée, têtu, agaçant, égoïste, immature, Knight porte la parfaite panoplie du bad boy qui n’est concerné par rien mais qui se concentre sur les filles et les soirées. Attitude qui rebute à grand renfort les tentatives désespérées de Luna à un quelconque rapprochement. Derrière cette apparence, se cache un garçon qui a peur de la perte, de l’abandon et des sentiments. Une peur qu’il n’arrive pas à apprivoiser et qui le met dans des situations périlleuses.

 

Leurs vies ont débuté sur une mélodie chaotique qui a laissé des blessures invisibles et béantes. Les années passant elles font toujours parties d’eux et plus que jamais ils devront affronter ensemble et séparément leurs sentiments, la perte et leurs passés.

 

C’est toujours un délice de découvrir un roman de LJ Shen. C’est toujours une claque immense que l’on ressent en refermant son livre. C’est toujours foudroyant ! Une lecture en apnée qui se dévore et le pire c’est que j’en veux toujours plus. Ah frustration quand tu nous tiens ! LJ Shen est une énigme pour moi. Comment fait-elle pour couper le souffle, nous happer dans son histoire et rendre ses personnages attachants au possible, transfigurer leurs émotions d’une rare intensité en restant toujours dans le concret et le réel ? Comment fait-elle pour nous scotcher, nous laisser pantois, stoïque ? Comment fait-elle pour réussir à chaque livre à nous offrir une romance d’une telle qualité ? L’histoire de Luna et de Knight ne déroge pas en la matière. Leur histoire est aussi effroyable que magnétique, passionnante que déchirante, douloureuse que merveilleuse. Un paradoxe constant qui nous envoute inlassablement qui nous capture dans les profondeurs de l’âme. J’ai pleuré, crié, rigolé, hurlé et frissonné. J’ai adoré tout simplement. LJ Shen est une des rares auteures qui m’émeut à ce point ! Elle explore ici le thème de la perte et de l’abandon avec une honnêteté sans fard et filtre.

 

Une romance aussi puissante que désarçonnante !

 

A rajouter sans faute dans votre bibliothèque !

 

Une chronique de #Esméralda

 

Enfin. Enfin, nous faisions ce que nous aurions dû faire il y a des années : affronter nos émotions. Laisser exploser la colère, la frustration, et le désir. Arrêter de prendre des pincettes avec l’autre en faisant comme s’il ne s’était rien passé, alors que nous avions vécu tant de choses.
Nous nous étions aimés.
Nous nous étions désirés.
Nous avions chacun brisé la confiance de l’autre.

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NEMESIS, un thriller de Xavier Massé.


« David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante…
David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer..

David simple flic consciencieux mène sa vie calmement entre boulot et dodo. L’appel de son ami d’enfance va relativement bouleverser son quotidien. De retour sur ses terres natales dont il a quitté à la suite de la mort de son père pendant son adolescence, David se remémore son enfance dont le quotidien balançait entre école et escapade. Arrivé au pied de l’église, il constate que les scientifiques déjà sur place, les flics et les habitants sont extrêmement tendus. Les esprits s’échauffent d’un côté alors que de l’autre l’abattement et l’incompréhension prévalent.
Vincent vient au devant et le met en garde. La vision de la scène de crime lui soulève le cœur. Un petit drap blanc seul rempart face à la monstruosité et ignominie protégeant le petit corps de la petit Gaëlle, 5 mois. Un bloc de béton enferme ses membres inférieurs jusqu’aux hanches, ses petits doigts sont sectionnés, des plaies béantes parsèment son corps innocent. Le légiste est formel la petite fille a été consciente jusqu’au bout.

 

David est plus remonté que jamais, prêt à en découdre avec cet assassin ignoble, prêt à accumuler les journées sans dormir, à abattre une tonne de travail, à remuer ciel et terre pour mettre ce taré derrière les barreaux. Vincent son coéquipier sur cette affaire est dans le même état d’esprit. Les interrogatoires défilent, les états de lieux s’enchaînent, le stress augmentant et l’inéluctable tomba tel un couperet. Un autre bébé disparût.

 

Les langues se délient invoquant des histoires de Diable et d’enlèvement. Et si le passé en était la clef ?

 

Voici un thriller qui a eu le mérite de me crisper et froncer les sourcils. Il faut dire que les victimes sont ces bébés et qu’obligatoirement on se doit de souffrir et fermer les yeux. Certains passages sont innommables et vraiment cruels. On serre les fesses, on prend une grande bouffée d’air, on ferme les yeux et on continue à avancer en espérant qu’il n’y aura rien de pire. Est ce que je dois mentionner que j’en ai fait des cauchemars ? Voilà qui est fait ! Xavier Massé atteint un niveau d’horreur qui frise l’enfer. Pour le coup l’enfer a véritablement investi ce petit village paisible qui n’a rien demandé à personne. L’enquête avance difficilement et David et Vincent ont des nerfs d’acier pour juste continuer à avancer. Ce thriller dépasse l’entendement et vous met à rude épreuve. Dans la veine de Cédric Sire, Xavier Massé détonne carrément avec son dernier thriller. L’atmosphère est totalement gore et oppressante. Les lieux conférent à démultiplier les mystères et les personnages façonnent leurs auras graves.Un huis clos qui fonctionne à merveille et où les rebondissements sont tout aussi haletants qu’effrayants. Une immersion dans un contexte qui n’a rien à envier à ceux de Stephen King. Vous l’avez compris ce thriller détonne par son intrigue, son environnement, ses victimes. Alors par moment c’est très dur, horrible, inenvisageable, mais Xavier Massé dépasse tout cela en proposant un thriller hors norme, hors catégorie. Car vous n’avez rien vu, rien  entendu, rien prévu, et les ténèbres vous enveloppant insidieusement vous portant à la perte ou à la révélation.

 

N’hésitez pas à succomber !

 

Une chronique de #Esméralda

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THOREAU ET MOI, une bande dessinée de Cédric Taling.


Nourri de lectures sur les risques écologiques et l’urgence d’une descente énergétique radicale, Cédric, artiste peintre quadragénaire parisien, est traversé par de profondes angoisses existentielles. Cette sensibilité particulière le met mystérieusement en contact avec l’esprit de Henry David Thoreau (1817-1862), figure fondatrice de la philosophie décroissante. Celui-ci apparaît régulièrement à Cédric, tel un Jiminy Cricket d’aujourd’hui, empruntant au fil de leurs rencontres diverses formes animales et végétales plus ou moins abouties – une sorte d’incarnation animiste de leur empathie commune pour la nature.
Ils poursuivent ainsi une conversation philosophique intermittente qui leur permet de constater qu’à deux siècles d’écart, les problématiques issues de l’exacerbation du capitalisme et du consumérisme demeurent inchangées. Malgré les avancées scientifiques et technologiques, les humains persistent à succomber aux mêmes folies plutôt que de rechercher les plaisirs simples.
Temporairement séduit par les thèses des collapsologues puis des survivalistes, Cédric finit par trouver un terrain à la campagne, près d’un lac, pour y construire une maison hobbit autosuffisante.
Très librement inspirée de Walden, ou la vie dans les bois, le chef-d’oeuvre de Henry David Thoreau, cette bande dessinée retrace la prise de conscience écologique d’un homme d’aujourd’hui et pose la question universelle du changement de vie : face aux impasses de notre modèle social, comment mener une existence qui a du sens ?

Cette bande dessinée fut une sacrée surprise, une de celle qui ouvre sur ce monde en perte de repère et où l’absence d’une conscience écologique font défaut. Cédric Taling, narrateur et héros de ce roman graphique, décrit aux travers de ses illustrations et scénario parfois invraisemblable, ce parcours chaotique et généreux qu’est cet éveil à l’écologie. Ce dernier est souvent la proie à l’incompréhension, au moquerie, à l’abnégation, à l’indifférence totale. Mais Cédric Taling est un coriace, un acharné et surtout un convaincu que vivre différemment et en accord avec la nature et soi est l’apothéose, l’accomplissement d’une vie loin des conformités sociales et voraces.
Et rien de mieux qu’un certain Thoreau pour se faire le gardien de ces idées et de ce concept vieux de plusieurs siècles. Telle une voix en sourdine ou apparitions miraculeuses allégoriques, Thoreau invite son apprenti à se poser les bonnes questions et à trouver les bonnes réponses. Voix de la sagesse, il transmet son savoir sans crainte de bousculer les a priori, ouvrant le chemin à celui qui veut bien l’attendre.

 

Au départ j’ai eu très peur. Très peur de ne pas saisir le message, très peur de cette folie latente qui semble vouloir jaillir tel un diable dans sa boîte. Il sa s’en dire que je déteste avoir peur surtout quand j’ai un livre en main. Mais je l’ai dépassée pour le pire et surtout le meilleur. C’est un livre qui je crois peut transformer si on y est sensible. C’est un livre qui hérisse les poils non pas par les propos de Cédric Taling mais par ceux de son entourage. C’est un livre qui fait sourire face aux attitudes parfois paniqués de son héros. C’est un livre qui émeut par cette sensibilité humaine. Cédric Taling m’a permis de découvrir Thoreau et c’est grandiose ! Les lecteurs novices seront conquis mais les fans resterons, peut-être, sur leur faim. C’est toujours délicat quand un auteur vous fait découvrir un autre auteur, j’ai l’impression de biaiser. Cédric Taling fait preuve de générosité au travers de son histoire et de ses illustrations minimalistes, altruistes et bienveillantes. J’ai tout simplement adoré et je vous recommande fortement !

 

Une chronique de #Esméralda

L’AMANT DE LA SCALA, une romance historique de Marina Montemayer.


Milan, 1842
Propulsée dans les coulisses de la noblesse alors qu’elle n’est qu’une orpheline de basse extraction, Tecla ne pouvait espérer plus bel avenir : elle est désormais brodeuse dans un des ateliers de la Scala et doit confectionner les costumes de Nabucco, le premier opéra de Verdi ! Quand elle est sauvée des malfrats qui en voulaient à sa vertu par le séduisant et fantasque Hugo de Lys, sa vie bascule subitement. Son cœur ne bat désormais plus que pour le séduisant Français, un homme qui n’appartient hélas pas à son monde et qu’on lui révèle de surcroît être recherché par les autorités milanaises pour divers forfaits. 

Tecla orpheline a passé avec sœur, son enfance et sa jeunesse au sein d’un couvent où la rigueur était de mise. Elle n’était pas battue loin de là, elle devait apprendre les enseignements de bases, être et devenir une femme modèle, puis apprendre à broder. Milan, capitale de la broderie, les petites mains étaient réclamées par le monde. A sa majorité, elle quitte le couvent et retrouve sa sœur sortie un an plus tôt. Une nouvelle vie débute loin de la protection du couvent et de ses amies. Le jour même de sa sortie, elle rencontre sa future patronne. Un entretien au cours duquel elle fait fort impression notamment en démêlant une situation complexe avec une cliente du cabinet de broderie.
Une patronne ravie qui va la prendre rapidement sous son aile. Tecla cohabite avec sa sœur dans une chambre minuscule, louée à une femme acariâtre et mesquine. Tecla est troublée par la vie à l’extérieur du couvent. Bercée par ses lectures romanesques, ses premiers pas dans la ville la confrontent rapidement à la dangerosité. Prise en grippe par un commissaire obstiné, manipulateur et pourri jusque la moelle, Tecla a du mal à s’extirper d’entre ses griffes. Heureusement, la destinée lui permet de rencontrer des personnes généreuses qui vont l’extraire de cette mauvaise situation. Tecla évolue rapidement au sein du salon de broderie. Sa patronne n’hésite pas à lui confier d’autres tâches, notamment celle d’accueillir, de gérer les clientes et leurs commandes. L’entente entre les deux femmes est cordiale et bon enfant. Tecla se voit confier un projet titanesque consistant à retoucher d’anciens costumes de scènes pour le prochain opéra de Verdi à la Scala. Ainsi met elle un pied dans le monde de la bourgeoisie milanaise et rencontre l’énigmatique et charmant Hugo le Lys.

 

C’est la toute première fois que je lis une romance historique sur l’Italie et cela a été un pur ravissement. J’ai été éblouie par l’atmosphère à l’italienne, ces costumes, l’ambiance de la Scala, et puis ces personnages à la fois ubuesques, héroïques, scandaleux, timides et farouches. J’ai totalement été envoûtée par tous les détails, par le contexte historique, par la présence de ces grands personnages qui ont laissé leur marque dans la grande Histoire. L’auteure ne dépeint pas que la frénésie milanaise, elle évoque également les conditions difficiles des femmes et des injustices dont elles sont victimes. C’est une histoire romanesque où la passion et l’amour s’invitent et où l’action ajoute du piment. Effectivement on trouve un personnage mystérieux qui joue les robins de bois à la manière cape et d’épée ou James Bond. C’est à la fois inattendue dans ce genre d’histoire la rendant ainsi et dans une moindre mesure dangereuse. Je me suis attachée au personnage de Tecla qui vit une aventure extraordinaire à la manière de Cendrillon. Un joli conte à l’italienne qui m’a envoûtée. Les personnages secondaires ont également leurs petites histoires dans la grande apportant ainsi tout un panel de personnages du gentil au méchant. J’ai été tour à tour plongée dans les lumières chatoyantes de la Scala, des paysages et des tenues de ces dames. Je ne connaissais pas du tout cette auteure et je suis ravie de l’avoir découverte. J’ai beaucoup aimé sa manière d’introduire le lecteur dans ce monde atypique et surtout à Milan. J’ai adoré touts ces détails à la fois sur l’aspect historique et sur l’aspect sociétal. Je me laissera sans aucun doute séduire par les prochaines romances historiques de l’auteure.

 

Une chronique de #Esméralda