LE PENSIONNAT DES INNOCENTES, un polar de Angela Marsons.

POLAR

Éditions POCKET

Prix Nouvelle Voix du Polar 2021

Traduit de l’anglais par Valérie Bourgeois


Avant de mourir, Teresa Wyatt a juste eu le temps de croiser le regard de son agresseur et de le reconnaître. Mais aussi de comprendre qu’il était trop tard… Pour elle, mais aussi pour ses amis, les cinq du pacte de Crestwood, liés par un secret. Un sombre secret que l’inspectrice Kim Stone va devoir déterrer pour rendre justice aux innocentes oubliées.
Bienvenue au Pays noir, dans une région engloutie par la désindustrialisation, le chômage et le charbon, là où tout n’est que poussière…
 
Ma note : 5/5 mention « surprenant »
464 pages
Disponible en numérique, broché et poche


MON AVIS

Voici mon coup de cœur de cette sélection du prix nouvelle voix du polar 2021. Angela Marsons signe un premier polar tonitruant.

 

Son héroïne, Kim Stone est un sacré bout de femme. Caractérielle, fonceuse, tête brûlée, casse-cou, insupportable, sa personnalité détonne dans le commissariat. Stone a de nombreuses blessures liées à son enfance qu’elle tente à tout prix à ne pas rouvrir car l’enfer s’abattrait sur sa vie. Névrosée par le travail, obsessionnelle dans la perfection, Stone paraît bancal sous cette carapace renforcée. Sa vie se résume à son boulot. Pas de famille qui mériterait son attention, seul ses coéquipiers font figure d’amis. Alors quand le meurtre de Teresa Wyatt l’entraîne dans les couloirs sombres et secrets du foyer pour jeunes filles de Crestwood, c’est un peu de sa vie qu’elle entrevoit. Une nouvelle enquête qui la pousse dans le ténébreux passé de Crestwood où les morts, ces filles ensevelies, ont de nombreuses choses à raconter. La vérité a un prix et elle est prête à tout pour la faire éclatée, tant pis pour les fâcheuses conséquences, elle devra composer avec.

 

Ce premier polar (et tome) est une véritable réussite à mes yeux. Je retrouve l’atmosphère que j’aime tant dans les polars. Une intrigue bien ficelée qui m’a mené par le bout du nez jusqu’à la dernière page. De nombreux personnages qui ont tous une place cruciale dans le scénario et pour une fois je ne me suis pas sentie perdu. Une héroïne qui en jette et malgré son sale caractère je me suis attachée. Un polar qui contre toute attente déborde de bons sentiments au milieu des cadavres qui s’agglutinent. Et c’est en cela qu’il est déroutant. Je ne me suis ennuyée à aucun moment. J’ai vite été prise au cœur de cette enquête où le passé est la clef de tout. Sous le ciel gris et charbonneux du Pays Noir où seule la désolation, la dépravation et la pauvreté règnent, Stone se démènera corps et âme pour rétablir la vérité.

 

Un polar qui m’a tout simplement captivé dès le départ et qui finit sur un final tonitruant et inattendu. LE PENSIONNAT DES INNOCENTES est sans aucun doute ma plus belle découverte de cette sélection 2021 et mon coup de cœur !

 

Une chronique de #Esméralda

POUR SEUL REFUGE, un polar de Vincent Ortis.

POLAR

Éditions Pocket

Prix Nouvelle voix du polar


De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde. Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien, accusé de viol avec tortures, et le juge qui l’a condamné. Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver. Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront
 
Ma note : 4,5/5 mention « frisson garanti »
368 pages
Disponible en numérique, poche et broché
1ere édition : septembre 2019

 


MON AVIS

Nichée au cœur du Montana, territoire hostile, cette cabane n’a rien d’accueillante surtout lorsqu’on est victime d’un enlèvement. La neige recouvre cette terre inhospitalière, dehors c’est la mort assurée. Pourtant il va tout tenter pour faire faux bond à son ravisseur, un homme aux allures de bûcheron. L’enferment n’aura duré que quelques jours au cours desquels il va en apprendre suffisamment pour comprendre de quoi il en retourne. Une histoire de vengeance personnelle ? La folie ? Le désespoir ? Tout autant de raisons pour le juge qui justifie en partie sa présence en ces lieux. Alors quand son ravisseur lui propose une drôle de porte de sortie, il saisit sa chance quitte à trouver la mort à l’extérieur.

 

Il a du apprendre par cœur des plans. Ce n’est pas un trésor qu’il trouvera au bout, mais la liberté. Contrairement à ce qu’il aurait pu penser, il ne sera pas seul. Un jeune homme enfermé depuis des semaines dans une grotte insalubre. Sale, répugnant, repoussant, nauséabond,il a vécu l’enfer. Est ce un juste retour de la vie ? Lui qui a fait tant de mal et à qui on en a fait autant. Victime du même ravisseur, il a du apprendre à son tour, les lieux exacts où sont enfouis du matériel de survie.

 

Ce duo improbable va se devoir de trouver une certaine entente pour atteindre leur but, la liberté. Un chemin chaotique où la vie sauvage a tout ses droits.

 

Vincent Ortis signe un premier polar totalement époustouflant. Un roman où les différents points de vue trouvent leur place à tour de rôle et avec lequel le scénario trépidant s’imbrique avec une belle efficacité. Une atmosphère glaçante et anxiogène s’installe au fil des chapitres. Les personnages dégagent une aura malfaisante. Il est vraiment très difficile de s’attacher à eux. J’omettrai un bémol pour le personnage de Carter, lieutenant de police. Pugnace et tenace, Carter va démêler tout cet imbroglio invraisemblable. Ce polar me donne l’image d’un purgatoire. Cette sorte de quête atypique a tout du chemin de croix où soit la vie soit la mort les attendent au bout.

 

Un polar efficace à 200% et un auteur à découvrir sans faute !

 

Une chronique de #Esméralda

JUSTAN LOCKHOLMES, tome 1 : Le mystère de la Logia, un polar de C.D. Darlington


Détective de renom, Justan Lockholmes est une pointure. Aucun coupable ne lui échappe et sa vérité triomphe toujours !
Pourtant, lorsqu’une certaine Elisabeth Smith,
une jeune femme à la vie des plus banales, met tragiquement fin à ses jours, rien ne va plus.
Un cas insoluble, des éléments sans le moindre sens, un assistant à la vivacité toute relative et
une touche de latin.
Voilà que la vie du jeune Justan bascule
et que tout se complique !

L’histoire débute sur le résumé banal et affligeant de la vie de Elisabeth Smith qui l’est tout autant. Un vie sans grand intérêt où la jeune femme se laisse porter par les divers courants qui jalonnent sa triste vie. En voyage de noces et suite à l’autorisation de son mari, elle part se promener le long de la plage après une halte à la vue d’un numéro de cirque. Et puis là, Plouf !!! plus rien ! Seul un chapeau et quelques étoffes sont le signe de son existence qui tant à s’être achever d’une brutale façon.
C’est ainsi que Justan Lockholmes apparaît, tel la lumière sortit des ténèbres venant éclairer par son savoir indiscutable une scène de meurtre? de suicide? d’enlèvement ? Tout le monde sait, Justan est LE détective à la mode. Son savoir, son sens de déductions, sa prestance, son charme mènent à bout toutes les enquêtes qu’il diligente. Il a appris auprès du meilleur et c’est un honneur pour lui de servir sa ville et ses habitants. La disparition de Elisabeth Smith est un sacré casse-tête. Malgré ses conclusions, il n’est pas convaincu de son résultat. Les années défilent et voici que ce nom réapparaît sur un mur ensanglanté du domicile d’un riche personnage où une prestigieuse parure (semi-parrure) a disparu. Quelque peu embarrassé  et bousculé par le chef de la police, Justan se doit absolument de résoudre rapidement cette enquête qui fleure bon les ennuis et les imprévus.

 

Voici un polar que je qualifierai d’atypique. Ce premier tome m’a permis de faire la connaissance de Jérémy alias Justan, cela sonne tellement « so british ». Un jeune homme prétentieux, égoïste, manipulateur, finaud, largement con sur les bords, pédant … Mais il devient intéressant de découvrir au fil des pages que tout cela sonne comme une mauvaise blague dans le but évident de camoufler qui il est. Un jeune garçon défavorisé, élevé par un clochard dingue. La panoplie parfaite et surfaite d’un gentleman qui flippe dans son slip à la moindre goutte de sang et dont l’élaboration de ces plans est foireuse, vraiment foireuse. Justan a de la gueule, il sait en jouer et cela fait tout son charme. Toutefois et heureusement qu’il est rejoint au cours de son enquête par deux femmes (vive la parité !) et le fils du chef de la police un brin loufoque et aux tournures de phrases qui font sourire (c’est trop mignon mais je suis sûre qu’il cache quelque chose le type !).  Trois personnages qui contrebalancent la personnalité de Justan et qui sauve les pots cassés. J’ai beaucoup aimé l’histoire, quelques rebondissement servent la trame et surtout quelques points restent non résolus (histoire à suivre !). J’ai déduit que cette histoire d’Elisabeth Smith sera le fil rouge des tomes à venir. (Enfin je l’espère ….). Juste un petit bémol qui m’a quelque peu dérangée. L’auteure saute du coq à l’âne dans un chapitre. Grrrrr ! Il faut suivre certes mais la visuelle que je suis (oui je suis chiante) aurait aimé un petit saut de ligne. Et hop ! comme ça, on sait qu’il y a une nouvelle idée qui va être développée. (Voilà la seconde casse-bonbons est close !). Pour en revenir j’ai été charmée par les personnages à la fois loufoque et attachants. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui se développera plus tard. Une intrigue à la sauce anglaise. Quelques références fleurissent ici et là, mais je n’ai pas porté grande attention, elles ne font pas l’histoire ! Une intrigue où les rebondissement enhardissent un scénario « Chapeau melon et botte de cuir », sauf que le James Bond n’est pas celui que l’on attend !

 

Un polar à l’humour franc et sans froufrou auquel j’ai été sensible et ça, ça me plaît !

 

Une chronique de #Esméralda.

VALLONS OBSCURS, un thriller de Isabelle Luminet et de Catherine Sackur.


Ils sont trois. Trois que menacent des forces occultes. Ils ne se connaissent pas. Noémie, jeune femme fragile venue à Nice pour vivre au soleil, est harcelée par un inconnu qui visite son appartement en son absence. Lescar, policier raté mais qui n’a pas perdu tous ses réflexes de flic, se mêle de ce qui ne le regarde pas et fait l’objet d’une enquête administrative.
Ginette, vieille dame indigne, est enfermée dans une maison de retraite où se multiplient les morts suspectes. Leurs voix se succèdent avec les mêmes questions obsédantes : comment lutter contre un ennemi invisible ? Comment trouver de l’aide quand on est seul ?
Ils sont trois à parcourir les sentiers obscurs. Quand leurs chemins se croiseront, ils uniront leurs forces pour faire exploser la terrible vérité.

Voici une troisième belle surprise pour ce prix des étoiles Librinova. Un thriller étonnant par sa qualité et surtout un scénario accaparant. Un roman choral qui vous porte au cœur d’une enquête séduisante.
Noémie, jeune pharmacienne originaire de Grenoble, délaisse la grisaille et le froid pour s’installer à Nice. Jeune femme introvertie, son quotidien se partage entre la pharmacie, le sport et un jeune homme qu’elle a rencontré. Noémie n’est pas une femme extravagante, au contraire elle a très vite peur au moindre pépin. Et il y a un de taille qui se présente à elle. D’abord des pas dans son appartement, puis une odeur, et des petites bricoles qui bougent. L’affolement la submerge et l’inquiétude la saisit. Une première plainte au commissariat n’aboutit à rien, lui laissant un goût amer. Ne souhaitant pas rester les bras ballants, elle prend quelques initiatives : des gâteaux, des petits mots, des livres. En retour, étonnamment la personne mystérieuse lui laisse des fleurs et d’autres petites attentions. Ainsi débute une drôle de relation dans laquelle Noémie aime se complaindre. Une idylle un peu saugrenue qui a le mérite d’effacer ses craintes et paradoxalement de s’épanouir. Puis un jour, silence radio. La personne mystérieuse a disparu, ni une ni deux, Noémie se précipite au commissariat pour signaler la disparition. Mais une nouvelle fois, elle n’est pas prise au sérieux.

 

Lescar, alias l’escargot, flic mis au placard après des années sur le terrain se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Ne pouvant laisser cette affaire aux oubliettes, il se charge en dehors de son temps de travail de mener l’enquête. Les vieux réflexes surgissent et ses découvertes le portent sur terrain glissant. Lescar n’est pas un homme foudroyant. Il est connu pour sa nonchalance et son pacifisme. Son entêtement le portera sur la piste d’une sale affaire, afin si ses supérieurs le laissent tranquille et que le psychologue le comprenne.

 

Ginette vient de perdre son mari qui était pourtant en bonne santé malgré son satané caractère qu’elle supporte depuis de nombreuses années. Ginette n’est pas folle loin de là, son plan, se faire passer pour une désaxée dans le but de mener à bien son enquête. Ginette est une chouette dame. Tout au long de ses pérégrinations, elle se souvient de sa jeunesse et sa joie de vivre. Ginette assume sa méchanceté, elle l’a toujours été. Elle a de la ressource, et très vite elle va découvrir la vérité au péril de sa vie.

 

Trois vies, trois destins, mêlés malgré eux à une affaire qui dépasse tout entendement. Le duo Luminet et Sackur est un vrai délice. Un thriller totalement envoûtant d’abord par sa forme et ensuite par son scénario. Le lien entre les rebondissements ne se fait pas de suite mais s’imbrique au fil des pages et aux éléments dévoilés par les trois narrateurs. Un scénario parfaitement maîtrisé du début à la fin. Les personnages sont atypiques et totalement attachants de la mamie exubérante en passant par la jeune femme timorée pour finir avec l’homme passif. Un joli trio qui font la paire. Les auteures explorent avec tact les âmes blessées mais aussi le côté obscur de l’homme avec l’avarice, l’égoïsme et la manipulation. Un thriller parfaitement abouti que j’ai lu avec envie.

 

Une chronique de #Esméralda

 


L’ÉTOILE D’ORION de Aymeric Janier.


SPECTRE
Derrière cet acronyme se cache une organisation
aussi redoutable que mystérieuse, née sur la sol américain,
en réaction à « l’incident du 20 janvier 1986 ».
Ses agents, recrutés dans le plus grand secret,
au terme d’une sélection draconienne,
lui sont inféodés corps et âme.
Sous couvert d’éliminer les menaces extérieures,
l’organisation, tentaculaire, nourrit
en réalité un tout autre dessein.
Face à ce monstre aux multiples visages
va se dresser un improbable trio.
Trois individus pris dans une toile mondiale
et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité,
au péril de leur vie.
– Contenu numérique exclusif ! –

Et si tout ce que vous connaissiez, n’était qu’une vaste machination. Manipulation, assassinat et infiltration sont au cœur d’un polar qui va en défriser certain.

 

Le monde, 1988, disputé par deux mégas puissances, l’URSS et les Etats-Unis. La guerre froide est déclarée, chacun retient son souffle face aux pions avancés d’une part et d’autre.
Alors que les pays du Moyen et Proche orient tentent de se défaire du communisme russe, ils trouvent une aide précieuse , matérielle et financière, auprès des Etats-Unis. Au cœur de cette instabilité, la religion détourne peu à peu les véritables raisons et instaure insidieuse les préceptes du « djihadisme moderne ».

 

Alors que l’URSS semble au plus mal, le jeune colonel Alexeï Loulikov met en garde sa hiérarchie contre les décisions prise dans l’avenir en Afghanistan. Dérouté et remisé, Alexeï est mis sur la touche. Rien ne lui paraissait plus judicieux que son honnêteté. Et ce sont bien bien des années plus tard que son pressentiment tend à se légitimer.

 

Aaron Sydner est un jeune soldat aguerri et reconnu par ses pairs. Sa force psychique, ses valeurs et ses préceptes patriotiques font de lui un soldat parfaitement intègre. Passé à tabac et enlevé, son entrée dans l’agence top secrète « L’étoile d’Orion » est digne des plus grands films cinématographiques d’action. Un recrutement ardu et machiavélique où la mort ne l’attendait pas très loin. Agent SPECTRE, sa mission se rendre au Pakistan, déloger la tête pensante du groupe « le sabre noir » et le tuer. Une mission parfaite pour cet homme sur de lui et arrogant. Un espion qui va pourtant s’interroger et tomber sur une révélation qui va tout chambouler.

 

Phyllis Danbury est la journaliste par définition rare et méticuleuse. Prédestinée à obtenir le prix Pulitzer, elle ne compte pas les heures à enquêter, analyser et à rédiger. Son travail, elle a dans la peau. Belle et intelligente elle fait de nombreux émules et jaloux. Envoyée à Zurich par son rédacteur en chef pour prendre la température concernant le nouveau rebondissement entre l’Afghanistan et l’URSS, c’est une toute autre affaire qu’elle va révéler.

 

Le danger rôde de toute part et les indices accablants s’accumulent, une course contre le temps est lancée, mais que faire quand la plus grande puissance au monde met tout en œuvre pour étouffer cette affaire. Coûte que coûte leur survie à tous les trois ne tient qu’à un fil ténu. Arriveront-ils à faire éclater la terrible et édifiante vérité ?

 

Le premier polar d’Aymeric Janier est un véritable petit bijou. Une immersion dans un monde anxiogène où le monde politique façonne d’une certaine manière le côté historique riche. Basé sur des faits réels, la fiction ouvre une parenthèse où l’action est au cœur d’un polar d’espionnage intense. Le contenu numérique accessible via un Code QR met en évidence le côté historique du roman sans toutefois interférer dans le déroulement du récit. Ce dernier est rythmé entre les phases d’action et d’autres propices aux réflexions intellectuelles. Les personnages évoluent dans la précipitation. Il se dégagent d’eux une certain attachement malgré l’aversion du départ notamment pour celui d’Aaron. L’intrigue s’enrichit au fil des chapitres sans toutefois dévoiler le grand jeu. Pris dans la tourmente des mots d’Aymeric Janier, ce polar se lit d’une traite. Captivant et addictif, le dénouement devient le principal objectif du lecteur. Je regrette malgré tout cette fin un peu trop succincte. L’essentiel ne s’y trouvant pas, éclairant juste sur les points non développés du départ. (Je sais parfois je suis trop exigeante, voire machiavélique mais pas insatisfaite). Néanmoins les points forts de ce polar se trouvent dans le contexte géopolitique et historique. Une fiction portée par un scénario retentissant et entraînant. Des personnages dont leurs forces se trouvent dans l’inattendu. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

LES OMBRES DU MAL de Céline Spreux.


Juillet 2017, région des 3 frontières en France. Alors que l’été s’annonce caniculaire, un corps est découvert dans un Clos. La brigade de gendarmes de Briey va se retrouver confrontée à un tueur en série dont la créativité n’a d’égale que la cruauté. À leurs côtés, Erin MacMillan, profileuse du Département des Sciences Comportementales à la réputation borderline, aura la lourde charge de les seconder dans cette chasse sans répit. Et elle est loin d’imaginer en débarquant à Briey à quel point la noirceur des événements va faire écho à ses propres ténèbres…

 
Un polar sombre où l’on va de surprise en surprise. Une atmosphère hollywoodienne et des personnages qui cachent bien leur jeu et emplis de doutes. Une lecture haletante où le couperet final est à tomber.
La brigade de recherche de Briey est composé de Paul Royer (capitaine), de Enzo Ritoni (lieutenant), de Marina Alvarez (sous-lieutenant) et de Thomas Massole. Un groupe de joyeux trublions où les caractères de chacun se complètent à merveille. L’humoriste à l’accent italien détend l’atmosphère, Marina est la mama du groupe qui les goinfre de toutes sortes de gourmandises, Paul la tête sur les épaules les mène d’une main de fer et Thomas qui joue le héro solitaire au détriment des autres. Une brigade qui ne ménage pas leurs efforts pour arrêter les meurtriers. Contacté par le procureur de la République, Paul se rend sur une scène de crime. Une jeune femme est retrouvée nue, pendue, écorchée vive et les tripes à l’air et fait troublant ses tétons sont manquants. Un début de casse-tête qui de jour en jour va empirer car de nouveaux corps apparaissent. La situation s’enlise dans les conjectures. Erin MacMillian rejoint le groupe de recherche. Profileuse mise à pied suite au dérapage de sa dernière enquête, elle rend service à la brigade. Elle fait figure dans son milieu d’être la meilleure, mais son caractère borderline fait souvent très peur.

 

Céline Spreux joue la transparence dès le départ mais là où elle va vous surprendre c’est dans le déroulement et l’avancement de l’enquête. L’atmosphère qui s’installe se veut peu à peu glaçante. Les réminiscences du passé d’Erin surgit au travers de rêves qui nous en apprend davantage sur sa personnalité. Un polar qui nous plonge dans les méandres et le fonctionnement d’un tueur en série. Les motivations, les phases d’euphorie, de colère, de doutes sont mises subtilement en valeur. Une immersion dans le mal, le plus pur. Les surprises et les rebondissements sont captivants.

 

Un polar qui se lit d’une traite tant j’ai été captivé par l’intrigue et les personnages qui soient principaux ou secondaires. Une superbe intrigue qui ne vous laissera pas insensible et puis cette atmosphère particulière qu’insuffle Céline Spreux est idéale pour ce mettre dans l’ambiance. Un très bon moment de lecture que je vous recommande. J’espère retrouver Paul et Erin (surtout) dans de nouvelles aventures car il réside encore de quelques mystères.

 

Une chronique de #Esméralda

LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE – Acte VIII.

Bonjour tout le monde,

 

Aujourd’hui je vous présente la sélection d’avril que mes collègues jurés ont départagée. Une nouvelle sélection dense. Et surtout la dernière de cette incroyable aventure débutée au mois de septembre dernier. Je vous ferai, le mois prochain, un petit récapitulatif et notamment en précisant mon top 3 des livres dans chaque catégorie. Au vu de la crise sanitaire à laquelle nous sommes tous confrontés, nous n’avons par encore les informations concernant la remise des prix qui devrait se tenir courant juin.

 

Pour l’instant, je vous laisse découvrir et fureter selon vos envies et si vous cherchez davantage d’informations n’hésitez pas à cliquer que la couverture de votre choix.

 

Mes avis arrivent prochainement.

 

Belle découverte !

 

#Esméralda

Dans la catégorie ROMAN :

Dans la catégorie DOCUMENT :

Dans la catégorie POLICIER :

Et les trois finalistes de cette sélection sont :

A bientôt pour le dénouement de cette merveilleuse aventure !

LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE – Acte VII.

Bonjour tout le monde,

 

Aujourd’hui je vous présente la sélection de mars que mes collègues jurés ont départagée. Une nouvelle sélection dense comme depuis le début de cette incroyable aventure.

 

Je vous laisse maintenant fureter selon vos envies et si vous cherchez davantage d’informations n’hésitez pas à cliquer que la couverture de votre choix.

 

Mes avis arrivent dès demain notamment avec le document qui fait beaucoup de bruit sur la blogosphère et cela ce comprend facilement.

 

Belle découverte !

 

#Esméralda

Dans la catégorie ROMAN :

Dans la catégorie DOCUMENT :

Dans la catégorie POLICIER :

Et les trois finalistes de cette sélection sont :

A bientôt pour le dernier acte VIII.

LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE – Acte VI.

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui je vous fais un récapitulatif. Février était mon mois de jury. J’ai donc du lire trois romans, deux policiers et deux documents. Une sélection riche et variée et où les avis étaient très divergents. Pour ma part, j’ai fait de très belles découvertes. Chaque lecture a retenu mon attention mais il fallait choisir. Les trois livres sélectionnés par l’ensemble du jury ont tous eu ma préférence.
Je vous laisse maintenant fureter selon vos envies et si vous êtes intéressés par mon avis il vous suffit de cliquer sur la photo et hop vous êtes directement redirigés.

Belle découverte !

#Esméralda

Dans la catégorie ROMAN :

Dans la catégorie DOCUMENT :

Dans la catégorie POLICIER :

Et les trois finalistes de cette sélection sont :

A bientôt pour l’acte VII.

BLESSURES INVISIBLES de Isabelle Villain.


Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.
La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.

Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.
Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

 
Isabelle Villain a l’art et la manière de maîtriser avec perfection le suspense. Cette nouvelle enquête a eu le mérite de me faire tourner la tête et je me dois de le mentionner.

Rebecca de Lost remonte doucement la pente depuis la dernière enquête. Des conséquences bien trop lourdes et insurmontables, des nuits blanches succèdent aux cauchemars et à ce sentiment d’impuissance qui la bouffe littéralement. Pourtant Rebecca de Lost a tout de la guerrière mais sa dernière affaire l’a profondément bouleversée. Depuis ses congés forcés, elle reprend peu à peu du service et son équipe aussi. L’affaire « le tueur au marteau » est sur toutes les lèvres, malgré le silence de ce dernier. Plus aucune victime depuis 6 mois.

 

Dépêchée sur une scène qui ne ressemble que très peu à un suicide, Rebecca se plonge dans cette nouvelle affaire. Indices, confrontations, découvertes, peu à peu l’affaire s’étoffe et tout mène à un seul coupable. Qui de la grande famille des militaires ou de la famille proche de la victime est le coupable ? De Lost et son équipe font devoir être attentif à tous les éléments en leur possession et surtout se méfier des apparences.

 

En parallèle de cette enquête, le mystérieux « tueur au marteau » refait son apparition. Les victimes sont de retour et en un laps de temps très court. Toute l’équipe est sur le qui-vive et de Lost émet certain soupçons. Des lettres et des messages lui mettent une grande pression. Richard, le procédurier, met le doigt sur un indice capital. Une course poursuite s’engage, arriveront ils à mettre la main sur ce psychopathe ?

 

Isabelle Villain signe un nouveau polar totalement hallucinant. J’ai été accaparée par ces deux enquêtes. Isabelle Villain n’y va pas de main morte. Deux intrigues totalement indépendantes pour deux fois plus de suspense. Je dois dire que je me suis prêtée au jeu et l’autrice a réussi à me balader et ça je l’apprécie énormément. Je me suis fait bananée ! Outre le côté polar, Isabelle Villain approfondit la personnalité de Rebecca. Je retrouve une femme blessée qui fait tout pour sortir la tête de sous l’eau. Son côté persévérant, entêté et colérique est omniprésent. Côté sentimental c’est le grand flou. Son cœur voudrait tant continuer cette histoire avec Tom et sa tête lui dicte le contraire. Isabelle Villain met l’accent sur deux autres personnages, Cyril, l’ancien procédurier, et Mélina la dernière arrivée. J’ai aimé découvrir leurs personnalités respectives et leurs secrets.

 

Isabelle Villain signe un polar excellent et addictif. Deux intrigues, des personnages cabossés, une atmosphère oppressante portés par une plume qui ne ménage pas son lecteur. Et un final qui laisse sur les genoux. Je pense avoir le droit de dire que Blessures invisibles est un super page turner !

 

Une chronique de #Esméralda.

… le site des éditions Taurnada.

… Lien Kindle

… Mon avis sur le précédent roman de Isabelle Villain (clique sur la photo pour le découvrir)