T’INQUIÈTE PAS, MAMAN, CA VA ALLER, un témoignage de Hélène de Fougerolles.


«  Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c’est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J’inspire à fond. J’écoute battre mon cœur. Je viens d’entrer dans un tunnel immense… C’est le début du grand huit. Il va falloir que je m’accroche. 
Longtemps, je n’ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J’étais dans le déni et la mauvaise foi. J’ai joué à merveille mon rôle d’actrice lumineuse, pétillante et légère. J’avais une double vie  : celle à laquelle je voulais croire, et l’autre, celle que je vivais vraiment… 
Il m’aura fallu dix ans pour accepter la différence de ma fille. Dix ans de fuite, dix ans de combat. Je ne m’attendais pas à un tel voyage.
Je voudrais aujourd’hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d’amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d’être heureux. »

Quelques jours plus tard, le pédiatre neurologue m’achève. Lui est encore plus cash, il ne s’embête même pas avec des explications techniques, il me dit juste que ma fille est « foutue ». Voilà. Ni plus ni moins.

Je la mets dans quelle poubelle, monsieur ? Jaune ou verte ? On peut la recycler, vous croyez ?


 
Être parent est bien difficile, on y va à l’instinct, on se trompe souvent et puis on recommence. Des tentatives à la pelle en espérant que l’on élève au mieux son enfant dans le tourbillon de notre société. Alors quand ce précieux cadeau n’est pas conforme aux normes de notre société, on déjante rapidement.
Être parent d’un enfant merveilleux, s’est emprunté un chemin chaotique que l’on se doit de franchir avec force, courage et conviction. On l’accepte ou non. Le déni. Un vilain mot, péjoratif qui vous renvoie à la figure que vous êtes un mauvais parent aux idées préconçues et aux idéaux des grandes envergures. Mais ce déni est davantage précieux quand la conscience s’éveille.

 

Hélène de Fougerolles ne nous délivre pas un « énième » récit sur l’autisme mais un témoignage fort émouvant et bouleversant. Elle se met à table, nous balance son enfance, ses parents toxiques, son sentiment de l’abandon, ses désillusions et ses désirs enfouis au cœur de ses entrailles empêchant de voir l’essentielle, sa fille Sacha. Tout au long de ses années, elle entreprend sa reconstruction pas à pas. Entre apaisement et colère, Hélène de Fougerolles souhaite plus que tout offrir à sa fille un monde merveilleux où la différence n’en serait pas une. Un cri intense mêlant l’incompréhension et l’envie, la volonté d’être la mère parfaite de Sacha. Un combat féroce vers l’acceptation libératrice.

 

J’ai passé une de mes nuits à ses côtés. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai crié  au rythme de ses confidences. Un témoignage terriblement sincère sans crainte du jugement. Et puis étant la maman d’un petit garçon autiste (à huit ans il est toujours) je me suis retrouvée dans ses mots. Ce moment crucial où, par fierté elle ne pleure pas devant l’équipe enseignante. Moi, je n’ai pu que pleurer devant l’absurdité du corps enseignant. Et puis ce fameux papier de la MDPH qui vous annonce, noir sur blanc, que votre enfant est handicapé. La stupeur et l’incompréhension, tout comme l’auteure, m’ont saisie. Et le dernier où le corps médical vous accuse d’être une maman trop protectrice lui passant tous les caprices. Si les médecins en sont friands, moi, ils me sont venus de mon mari.

 

Hélène de Fougerolles délivre son témoignage. Bienveillant et d’une honnêteté sans faille montrant du doigt les aberrations d’une société qui se dit ouverte, tolérante et bienfaisante. « Liberté, égalité, fraternité » ne s’applique pas face à la différence. Un récit émouvant qui au-delà de l’apparence de l’actrice, j’ai découvert une femme combative, pleine de générosités avec ses failles et ses blessures.

 

Une chronique de #Esméralda.

Le mot, d’origine anglaise, « hand in cap » veut dire « main dans un chapeau » et désignait des jeux dans lesquels des objets de valeurs différentes étaient disposés dans un chapeau, le hasard élisant le gagnant en dépit de tout autre paramètre.

source http://www.cairn.info

JE SUIS UNE MAUDITE SAUVAGESSE – Eukuan nin matshi-manitu innushkueu, un témoignage de An Antane Kapesh.


An Antane Kapesh signe un réquisitoire accablant contre les Blancs : « Quand le Blanc a voulu exploiter et détruire notre territoire, il n’a demandé de permission à personne, il n’a pas demandé aux Indiens s’ils étaient d’accord. »
« Ce livre est l’illustration flagrante de la dépossession dont sont victimes les Indiens et du crétinisme notoire du Blanc moyen qui arrive dans le Nord imbu de lui-même et de sa civilisation. Il ressort de tout ça que ce que l’homme a fait et continue de faire aux Indiens est une belle saloperie. » – Châtelaine, janvier 1977
« Ce livre, c’est le cadeau précieux qu’on offre à l’Histoire. » – Naomi Fontaine
An Antane Kapesh, née en 1926, première auteure innue, mère de huit enfants, a vécu en nomade jusqu’en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse est son grand livre où elle dénonce la colonisation des Premières Nations.
Traduction José Mailhot
Edition et préface : Naomi Fontaine
Edition billingue innue-français

Quand nous vivions notre vie à nous, jamais nous ne voyions toutes les misères que nous voyons aujourd’hui. Après nous avoir pris notre vie, le Blanc ne nous a donné qu’une existence lamentable.
La seule et unique fois où j’ai entendu parler de An Antane Kapesh, c’est dans le dernier récit de Naomi Fontaine SHUNI. A la fin de cette lecture, ce fut comme une évidence, je devais à tout prix lire JE SUIS UNE MAUDITE SAUVAGESSE. Hasard de la vie, depuis fin août, les éditions Mémoire d’Encrier propose à ses lectrices et lecteurs une nouvelle édition et une nouvelle traduction de ce récit.

 

Un récit terriblement percutant et accaparant d’une justesse rude et d’une honnêteté essentielle.

 

Les mots tels des lames acérées et des larmes de colère, An Antane Kapesh exprime le désarroi de tout un peuple déraciné violemment de leur Terre. Elle élève leur voix unique et solidaire dans le but sacré et irrévérencieux de raconter aux nouvelles générations leur héritage volé dans le but, essentiel, que ces dernières n’errent plus.
 
Un témoignage magistral dans lequel résonne la force d’un peuple détrôné, désœuvré, désillusionné. Un témoignage poignant et déchirant contre la cruauté Blanche et cette idée absurde que leur société est meilleure que celle des Innus. Un témoignage alarmant et désopilant. Un cri du cœur au profit d’un peuple qui a perdu son identité.

 

Comment ne pas avoir de profonds sentiments envers ce récit ? Comment ne pas se sentir petit face à ses mots ? Comment ne pas se sentir lamentable face à ses constats, à ses vérités ? Comment ne pas se sentir humain ? Comment ne rien dire face à un tel discours ? Des questions qui amènent tant de question. An Antane Kapesh porte-parole et bienfaitrice de son peuple. Que ses mots résonnent pour l’éternité afin de ne jamais oublier.

 

L’innue est avant tout une langue orale. La traduction est juste merveilleuse. On y retrouve la force, la conviction, le courage qui animent An Antane Kapesh, conférant à son récit un discours fédérateur, franc et sans ambiguïté. 

 

Un livre qui doit rejoindre votre bibliothèque sans hésitation !

 

Notre mode de vie à nous, les Indiens, était le meilleur. Mais après avoir accepté de nous laisser tromper de toutes sortes de façons, après qu’on nous a fait abandonner notre vie indienne et après nous être laissés piétiner par le Blanc, à présent nous ne valons rien ni dans une culture ni dans l’autre. A mon avis il aurait mieux valu conserver la vie que Dieu nous avait donné à vivre en tant qu’Indiens et conserver a langue indienne que Dieu nous avait donné à parler. Si le Blanc, à son arrivée dans notre territoire, avait gardé pour lui son mode de vie et sa langue française ou encore si, en venant ici dans notre territoire pour s’enrichir avec notre sol, il n’avait pas brutalisé les Indiens et s’il n’avait pas toujours essayé de faire de l’argent avec eux, aujourd’hui il n’y aurait probablement pas de querelle entre lui et nus, les Indiens.
 
Une chronique de #Esméralda

DU SEL DANS LES OREILLES – Journal de bord, un récit de Lia Capman.


Idylliques, les voiliers qui se dessinent à l’horizon comme autant de symboles de liberté? « Lever l’ancre » et « mettre les voiles », qui n’en a jamais rêvé? D’une plume malicieuse et piquante, trempée dans la Manche, la femme du capitaine malmène le journal de bord. En levant le voile sur les dessous de la plaisance, elle nous fait succomber à l’envoûtement des mers et des îles. Ce carnet de voyage d’un humour rafraîchissant a le vent en poupe et se lit d’un seul trait.

Les voiliers, c’est bien jolis mais de loin et tant qu’à faire depuis la terre ferme. Ma seule expérience s’est résumée à un sacré mal de mer pendant laquelle j’ai tant bien que mal dormi dans une espace cabine, pendant que maman faisait une crise d’angoisse et ma sœur et mon père cassaient la croûte. Je ne suis bien que sur le plancher des vaches !
Prendre la mer avec Lia Capmann et son capitaine relève d’une grande aventure. Bien arrimée à mon canapé (oufff !) j’ai apprécié de ne pas souffrir des mêmes maux que la femme du capitaine. Hissez haut matelot ! Et hauts les cœurs moussaillon ! Lia Capman nous délivre dans son journal de bord minutieusement tenu les déboires d’une aventure mais aussi les merveilleuses rencontres.

 

D’un humour bienveillant et parfois moqueur, la femme du capitaine égrène au fil des jours tous les petits détails qui ne vendent pas forcément du rêve. La liberté a un coût et elle se mérite. Traverser la Manche le long des côtes françaises est un périlleux voyage qui se gagne à force d’huile de coude, de peur et de sueur.

 

Pas de piraterie, quelques camaraderies mais le souvenir grandiose lorsque le point de chute apparaît salvateur et générateur de bonheur.

 

Filant au grès du vent favorable ou du moteur capricieux, l’horizon est un paradis. Les désagréments se désagrègent au fil des flots vaincus et des orages grogneurs.

 

Déconcertant, ce journal de bord offre du rêve dans une réalité parfois cauchemardesque. Balade oxygénante au grès des paysages merveilleux, bucoliques, romantiques, la femme et le capitaine vivent une expérience qui alimentera les soirées au coin du feu bien des années plus tard.

 

DU SEL DANS LES OREILLES est en quelque sorte un natur writing dédié à la mer. On s’y sent seul, en osmose avec les éléments, confiant, apeuré, paniqué, mais l’élan de liberté est bien là, au plus profond des tripes qui inlassablement fait battre le cœur.

 

Voyage exquis à découvrir !

 

Une chronique de #Esméralda

TOUT CE QU’ON NE TE DIRA PAS, MONGO de Dany Laferrière.


Un après-midi d’été, l’écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.
Mongo demande : comment faire pour s’insérer dans cette nouvelle société ?
Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.
C’est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d’un livre de Laferrière:« Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. Une société ne livre ses mystères qu’à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n’échappe à cette règle implacable, qu’on soit du pays ou non.» Laferrière raconte ici quarante années de vie au Québec. Une longue lettre d’amour au Québec.

De cette rencontre miraculeuse naît un bouleversant récit aux tonalités enjouées, sérieuses et bienveillantes. Dany Laferrière, fin observateur et écrivain/orateur, un génie absolument incroyable, se pare de son plus bel atout, sa plume, pour raconter avec une certaine subtilité distinguée, les affres de la vie d’immigrés.
Mongo est camerounais et vient d’atterrir au Québec. Dany Laferrière y est depuis quarante ans et pour Mongo, il endosse le rôle de passeur, de transmetteur, délivrant des petites astuces utiles, des leçons de vie essentielles sous son regard bienveillant et protecteur. La vie d’immigré n’est pas aisé. Si la terre d’accueil paraît le paradis, le décor en sera tout autre. Arriver sur cette d’asile, c’est accepter la société accueillante avec ses codes et ses lois. Ce n’est pas accepter de changer qui l’on est et d’oublier d’où l’on vient, mais c’est accepter de faire la place à ce nouveau pays et de se questionner avec son regard neuf.

Dany Laferrière met un point d’honneur entre les différences culturels, notamment celles du Sud et du Nord. Cette idée est en quelque sorte le pivot de son récit rythmé entre rencontres au café, émissions de radio et pensées intimes.

La nouveauté vient du Sud, où le Moyen-Orient côtoie l’Afrique et l’Amérique du Sud, de ce Sud que la famine, l’intolérance religieuse et la violence politique poussent à chercher une vie meilleure au Nord. Ce Nord où l’on trouve de quoi manger, une certaine tolérance religieuse et une relative paix sociale. Mais pourquoi le Nord accepte-t-il d’être la vache à lait du Sud ? C’est que la vache n’a pas de veaux. Et le confort rend sa population impropre au travail de base. Il y a un niveau où l’Occidental ne veut plus descendre. Un salaire et une condition de travail qu’il refuse totalement. En acceptant ces affamés, le gouvernement donne la possibilité à sa population de monter d’un cran dans l’échelle économique, et se ménage ainsi une éphémère paix sociale. Donc si le Sud monte au Nord, c’est simplement qu’il y a un vide à combler. Le Sud, c’est un trop-plein d’individus et de violence. La famine, source de déséquilibre politique, jette des populations entières dans les jouissances métaphysiques de l’opium religieux.
Avec malice et un certain humour, Dany Laferière, parle de son pays, le Québec. Il en retrace les grands aspects historiques et sociétaux. Le Québec s’avère être un pays très complexe et je ne l’aurais jamais cru. Avec tact, il met en garde son jeune ami, Mongo. Il lui liste les points clefs à connaître pour appréhender cette nouvelle société et lui éviter certaines erreurs. Un guide pratique et intéressant.

Se rajoute au fil des pages des aspects de sa vie et ses pensées intimes.

Ce carnet abrite mes pensées secrètes, celles que je n’ai pas envie de balancer au visage des gens.
Ce récit est une véritable ode à ce quelque chose d’insaisissable et de magnifique. Une ode portée par un amour intransigeant et passionnel pour ce pays, ces gens à découvrir dans leur entièreté. Les coulisses, les frasques, les anecdotes, les mœurs, les non-dits et les secrets, tout autant d’aspects qui font vibrer cet amoureux insatiable.

A découvrir absolument !

C’est le Québec, cher Mongo. Quand tu voyageras, n’oublie pas qu’il est possibles de criser dans un village un être modeste qui rêve de pacifier le monde. Tu sauras ce qu’il en est quand il t’invitera à passer dans son laboratoire, dans la pièce d’à côté, pour te montrer comment il entend s’y prendre. Ici, les idées les plus abstraites sont souvent analysées sous un angle concret, réaliste. […] Va les voir, Mongo, ils sont là où tu n’imagines pas, dans les villages endormis sous la neige durant les longs mois d’hiver, ces fous de l’Ancien Testament qu’on aurait pu croiser dans la foule qui suivait Moïse vers la terre promise.
Une chronique de #Esméralda.

ELLE SENTAIT LA POMME ET LE PAIN CHAUD de Heather Harpham.

[ RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE – 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Brigitte Hébert
PRESSES DE LA CITE
368 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable »
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Le résumé :
Une famille exceptionnelle, et un long chemin vers le bonheur.
Heather est aussi globe-trotteuse que Brian, écrivain new-yorkais, est casanier, mais leur histoire d’amour ressemble à un conte de fées. Jusqu’au jour où Heather tombe enceinte… Si Brian est sûr de son amour pour Heather, il est également convaincu qu’il ne veut pas d’enfants. De retour dans sa Californie natale, Heather accouche donc seule. Seulement, quelques heures après la naissance de Gracie, le couperet tombe : le bébé est gravement malade. Alors qu’empire la condition de la petite – seule une greffe de moelle osseuse compatible pourrait la sauver –, Brian décide de revenir aux côtés d’Heather. Et c’est ensemble qu’ils vont réfléchir à ce qu’ils sont prêts à faire pour garantir l’avenir de leur petite fille…
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Raconter son enfer, celui de sa fille, celui de sa famille et celui d’autre est un acte de bonté. Raconter en toute humilité les souffrances, les désillusions, le désespoir et l’abattement est un acte audacieux. L’apitoiement n’est point recherché, au contraire ce récit autobiographique déborde de générosité et d’ondes positives.

 

Être confronté à l’inconnu, à la maladie, s’est entré dans un monde dangereux où le moindre mot est analysé, où le moindre acte est contemplé où la moindre parcelle de page vierge est source d’inquiétude. Le monde médical est un vaste empire que nous tous redoutons. Alors que faire quand à la naissance de son enfant, son premier, est annoncé l’improbable, la maladie et que ce petit bout de chou va devoir combattre pour vivre et que ses parents vont devoir accepter l’inacceptable et prendre les décisions qui leur incombent.

 

Elle sentait la pomme et le pain chaud est une ode à l’amour indéfectible, à l’amour puissant et  porteur. Un récit tendre et objectif sur le combat et la maladie. Un récit émouvant où ce petit bout de chou comprend l’imprononçable. Un récit où les mots de cette petite fille touchent. Un récit où les doutes et les silences veulent tout dire, où les regards sont emprunts d’un détonnant mélange, la tristesse et la combativité. Un récit où les petits moments de bonheur côtoient la souffrance. Un récit humain. Un récit prenant. Un récit douloureux. Un récit révélateur : un système de santé américain qui favorise la prise en charge que d’une certaine population, mais au delà de ce constat, l’élan de générosité de milliers d’inconnus qui grâce à leur don, quel qui soit, sauvent des enfants qui ne demandent qu’à vivre, courir et rire.

 

Heather Harpham m’a touchée en plein cœur. Sa plume simple et sa manière de narrer cette épopée m’a conquise. Elle transmet la juste vérité, celle de parents prêts à tout, celle d’une enfance tragique, celle d’un quotidien scruté à la loupe, celle de l’attente, celle du doute et du désespoir. Un récit où tout est bienveillance, où la générosité contre balance l’horreur, où l’amour transcende.

 

A lire absolument !
Narrateur et auditeur ont un devoir commun : croire. Aussi tragique que soit l’histoire. Croire. Croire et se souvenir ; se souvenir et croire. Parce que mémoire et acceptation sont tout ce que nous avons à donner. Parce qu’on n’a pas d’autre choix.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… sur le site Lisez.com !

… le site de Heather Harpham.

CARNETS D’UNE VOYAGEUSE : Mon tour du monde en solo de Noellie Givry.

[ RÉCIT DE VOYAGES – Nouveauté 2019 ]
243 pages
Ma note : 3,5/5
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Le résumé :
N’avez-vous jamais eu envie de tout quitter pour partir vivre au bout du monde ? Et si tout cela prenait vie, quelles seraient les étapes, les galères et les richesses d’un tel voyage ? Voici mon expérience toute personnelle après 11 mois à sillonner le monde en solitaire, de l’Ouest vers l’Est. Durant un congé sabbatique, j’ai parcouru 4 continents (l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Océanie ainsi que l’Europe), au travers d’une vingtaine de villes toutes plus variées les unes que les autres. Bouclez votre ceinture, je vous emporte dans ma valise pour ce voyage, à la fois en quête de moi-même mais surtout des autres…
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Je fais partie de ces gens qui veulent voyager mais qui ont trop peur pour entreprendre quoique ce soit ! Je ne sais pas si je peux qualifier cet état de lâcheté ou bien peut être que cela porte un autre qualificatif. Quoiqu’il en soit voyager m’a toujours fait rêver et encore à l’heure actuelle. J’admire ces gens qui osent et qui font cette démarche de globe-trotter. Partir à la découverte d’autres choses, d’autres gens, d’autres cultures, d’autres paysages … confère un étrange sentiment de liberté et un accomplissement personnel assez satisfaisant. Enfin tout cela je l’ai découvert au travers les mots de Noellie Givry.

 

Noellie Givry à l’âme aventureuse. Elle galope déjà beaucoup en France et vers nos compatriotes européens. A-t-elle cela dans le sang peut être ? Arrivé à un tournant décisif de sa vie, elle prend les rênes et décide de partir à la conquête du monde. Elle prépare son voyage des mois avants entre les papiers administratifs et se préparer un minimum de planning entre découvertes dans chaque ville traversée et autre. Son objectif principal est d’améliorer son anglais. Les visites et les rencontres font parties de l’aventure. A terme, au bout de son voyage, elle souhaite s’établir en Australie. Noellie Givry décrit avec précision et enthousiasme son parcours. Son ressenti, ce qu’elle a adoré et ce qu’elle a détesté. Elle se pose aussi de nombreuses questions sur l’accueil des différentes villes où elle s’établit et sur la manière de se déplacer (transport en commun). Elle décrit ses rencontres (bonnes et mauvaises), des anecdotes et ses impressions (atmosphère chaleureuse ou non, contact avec les autochtones). Il est également question de recherche d’emplois et elle se trouve face à des déboires et des échecs. Elle précise que les diplômes français ne sont pas reconnus à l’extérieur du territoire, les métiers manuels sont en général appréciés mais finalement adressés aux hommes. Ce que je retiens à ce niveau-là, il faut mieux se faire muter par son entreprise vers un autre pays quand cela est possible ou sinon avoir de sacrées économies pour monter sa propre boîte.

 

J’ai beaucoup apprécié suivre cette épopée donnant l’impression que Noellie Givry est devenue ma meilleure pote. Son enthousiasme et sa joie de vivre sont communicatifs. J’ai appris plein d’astuces. Et finalement elle m’a donnée envie de sauter le pas avec mes trois hommes et pourquoi pas commencer par la France. Ça serait génial ! Voyager en sol et en famille n’est pas tout à fait la même chose, mes ses conseils peuvent être plus ou moins applicables ou adaptables.

 

C’est une belle invitation à voyager, à découvrir et à se laisser porter par l’inconnu.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site de voyage de Noellie Givry

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LULU, FILLE DE MARIN de Alissa Wenz.

[ TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019]
Ateliers HENRY DOUGIER – Collection Une Vie, Une Voix.
107 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
La vie d’une Bretonne, à la fois ordinaire et extraordinaire
 » Papa partait à Terre-Neuve au mois de mars. Il revenait vers le mois de septembre, parfois octobre. Quand je voyais son coffre, à l’entrée de ma chambre, ah ça sentait pas bon, ça voulait dire qu’il allait partir. Ma sœur Simone lui avait dit une fois : « J’veux pas que tu partes. » Mais il avait dit : « Ben faut bien que je parte, faut bien que j’aille gagner notre pain. » « Oh mais on mangera des craquelins », qu’elle lui avait dit… « 
Alissa Wenz retrace l’histoire de sa grand-mère Lucienne, fille de marin et femme d’aviateur, née en 1928 à Plouër-sur-Rance, entre Dinan et Saint-Malo. À travers les souvenirs de celle que l’on surnomme  » Lulu « , elle nous plonge dans la vie d’un village de Bretagne au 20e siècle. La trajectoire de Lulu se fait le miroir des préoccupations rurales des années 1930, de la vie des femmes et filles de Terre-Neuvas, des inquiétudes de la Seconde Guerre mondiale en zone occupée, de l’après-guerre et de ses difficultés économiques.
Le récit nous invite à suivre un parcours profondément ancré dans son époque, cette époque qui destinait les jeunes filles à devenir des épouses et des mères. Un parcours modeste, mais emblématique d’une génération de femmes. Un parcours ordinaire et extraordinaire à la fois.
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Lulu est une arrière grand-mère curieuse et heureuse, une grand-mère attentive et douce,  une maman épanouie et consciencieuse et une femme qui à travers son époque a connu l’horreur et les grands changements menant à notre société moderne.

 

Lulu a traversé les âges et elle se souvient de ce temps, de cet autre temps, où les femmes attendaient leurs hommes revenir du bout du monde, où les tempêtes les mettaient à genoux, où les comptines s’écoutaient au son du vent. Lulu est née dans une famille de pêcheur. Son papa est un capitaine respecté qui part plus de six mois à Terre-Neuve et revient les cales pleines et avec de quoi nourrir sa famille. A terre, les femmes élèvent seules leurs enfants et dirigent de main de maître leurs bambins et leurs foyers. Les jours et les nuits s’écoulent lentement parmi lesquels la peur de ne jamais revoir leurs hommes les hantent. Lulu grandit. Cette jeune fille malicieuse et curieuse est un condensé de jovialité. Elle a connu la mort de sa grande sœur et les non dits qui s’ensuivent. Sur son vélo, elle pédale, vit et découvre. Elle devient une femme qui aime vivre, qui aime aller aux bals, qui va travailler et qui va aimer. Elle va épouser un aviateur, un homme qu’elle ne connaît pas tant que ça, mais tant pis. Elle devient à son tour mère et épouse qui attend son mari.

 

Lulu est cette femme extraordinaire qui traverse le temps avec conviction, passion et envie. Mère au foyer est une condition qu’elle va apprivoiser mais cela ne l’empêche pas de rêver. De rêver à des paysages exotiques et de voyages. Rêver à autre chose.

 

Alissa Wenz recueille avec tendresse le témoignage de sa grand-mère. Avec douceur et parfois espièglerie, Alissa Wenz nous transmet l’histoire de celles et ceux qui ont façonné le paysage culturel et sociétal d’une France rurale qui s’oublie. Non sans pudeur, Lulu ouvre les vannes de ses souvenirs et de son histoire familiale. Un récit bouleversant et émouvant.

 

Ce témoignage a su profondément me toucher. Un jour où l’autre on a tous eu cette envie de connaître la vie de nos grands-parents. Certains racontent et beaucoup taisent, comme si c’était des histoires inavouables et que les taire empêchent les démons de sortir. Rencontrer Lulu a été comme parler avec mes grand-mères. Il y a ce côté affectif et apaisant et celui ébahi face à ce flots de mots que l’on ingurgite et que l’on savoure.

 

Merci Lulu !

 

1932. La tempête. La nuit. Un village en Bretagne, Plouër-sur-Rance, entre Dinan et Saint-Malo. Une petite maison, au port. Une chambre. Une femme et sa fille pleurent, serrées l’une contre l’autre. La pluie tambourine aux fenêtres, le vent s’époumone, les bourrasques sont terribles. La femme à vingt-neuf ans, sa filles six ans et demi. Elle pleurent , encore et encore, les larmes ne s’arrêtent pas plus que l’eau du ciel. C’est qu’elles pensent à l’absent, le père, le marin, le capitaine, qui part pêcher la morue à Terre-Neuve et s’éloigne six ou sept mois par an. Ce soir, il est en mer, il revient de Bordeaux à Saint-Malo. Par un temps pareil, on sait qu’il risque le pire. La tempête est affolante, un bateau n’y résisterait pas.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des Ateliers Henry Dougier.

RDA mon amour : Autant en emporte le mur de Jean Emelina.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]

LIBRINOVA

243 pages

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du rdv #MonMarathonIndé de juin

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Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.

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Voici un récit romanesque d’un autre temps. Frontière flou entre réel et fiction, Jean Emelina narre une histoire où les cœurs sont foudroyés sur place et ébahis ou consternés par ce monde qui n’est plus.

 

Michel Lombard se souvient de ce temps où les révolutions se gagnaient à coup de pavés et où l’avenir s’effilochait à coup de pioches. Un mur que je n’ai pas connu, à quatre ans comment se rappeler, symbole d’une guerre froide qui se réglait à coup d’intimidation. Michel Lombard est tombé dans la soupe « RDA » en 1981. Une proposition d’échange, une hésitation et les mots qu’il faut pour sauter le pas. Un parcours du combattant, un avion, une gare désuète et épique, un train et l’Iéna. Paysage bucolique, marché d’un autre temps régi par le prolétariat. Michel Lombard pose un regard intéressant sur cette RDA et nous décrit tout ce qui l’a captivé. Et puis il y a cette Mélodie, une madone. Une aura subjuguante, éblouissante et captivante. Michel Lombard en devient raide dingue. Mais rien n’est simple en RDA et tombée amoureux de son étudiante n’est vraiment pas recommandée. Mélodie devient alors le centre d’intérêt des folies d’un homme aimanté par cette prestance. Les années défilent et le mur est abattu, peut-être le moment est enfin venu de vivre cette histoire comme il se doit ?

 

Jean Emelina m’a plongée dans une histoire passionnante entraînée par une plume sensationnelle et nerveuse qui avec honnêteté, humour, désarroi et volupté retrace la petite histoire dans la grande Histoire. Un récit romanesque charmant où les petits détails politiques et sociétaux font de cette Histoire une fenêtre ouverte sur cette RDA. La partie politique est judicieuse et surtout accessible à tout le monde. J’ai pu approfondir quelques notions par des recherches sur internet. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Une plume entrainante et un sujet captivant, il ne m’en fallait pas davantage pour succomber.

 

#Esméralda

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…Le site de Librinova

 

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Mon Marathon Indé de Juin.

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Le dernier lundi du mois pointe le bout de son nez, c’est donc l’heure de vous annoncer le programme du rdv mensuel #MonMarathonIndé de juin.
Ce mois ci place à la fantasy, à la romance contemporaine et érotique et au témoignage.
Découvrez dès à présent mes lectures prévues. Si vous avez craqué pour un des livres présentés, n’hésitez pas à cliquer sur la couverture pour en savoir davantage.
Dés demain, retrouvez pendant les trois prochains jours, les interviews de Elline Baudry, Aude Félix et Rui Chan et dès que possible mes avis.
Bonne découverte !
#Esméralda

Témoignage
Librinova
243 pages


Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.
Romance contemporaine
Librinova
313 pages


Le résumé :
Prenez un séduisant boulanger-pâtissier rencontrant la ravissante propriétaire d’un salon de thé.
Ajoutez-y un éclat de coup de foudre, un bouquet d’émotions inédites pulvérisé par un navrant malentendu.
Remuez doucement.
Incorporez à la préparation une mesure de concurrence et un zeste d’orgueil. Additionnez d’une vieille rancune de voisinage.
Tournez délicatement, puis parsemez de quelques pépites de provocations impertinentes.
Saupoudrez d’une pincée de compétition, d’un soupçon d’audace et délayez avec une âme canine espiègle et un petit village pittoresque vendéen à la population truculente.
Épicez de quelques traits d’humour et d’amour à volonté.
Mélangez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une petite comédie romantique, divertissante et gourmande qui ne mange pas d’pain !
Romance fantasy érotique
228 pages
Tome 2


Le résumé :
Lors d’un voyage en mer plein de surprises, mené dans le but de trouver de légendaires pur-sang dorés, Calh et Eléa prennent part à une Cérémonie des Sens…

Le Maistre Ecuyer Royal et le Prince Héritier d’Argalh partent à la recherche des légendaires pur-sang dorés de la Province du Guépard Blanc. Tout au long de leur voyage, Calh continue d’initier Eléa aux mystères de Maïa. Ils participent à une Cérémonie des Sens et l’Etoile Cerclée est tatouée à l’intérieur du poignet de la jeune femme.
Grâce aux révélations du Maistre Fauconnier du château d’Adhaïa, les deux amants n’ont jamais été aussi proches de trouver les Chevaux des Dieux. Mais une tempête se prépare…
Venez découvrir avec Eléa un nouveau duché du Royaume d’Argalh, et rencontrer le mystérieux Grand Amiral de la flotte des corsaires des Iles du Levant.

Suivez les deux amants dans ce second volet d’une aventure fantastique empreinte d’érotisme, fait de traversées en mer trépidantes et de découvertes inattendues !
Fantasy
Tome 1
Iggybook
631 pages


Le résumé :
Maladroite et un peu fofolle, Mia Fayet possède un sacré crochet du droit dont elle aime abuser. C’est dans le sud de la France qu’elle a repris la boutique d’antiquités de son oncle. Sa vie se résume à un petit cercle d’amis, une mère insupportable et un ex fiancé potentiellement cancérigène. Jusqu’au jour où elle découvre dans l’un de ses tiroirs, une tablette en or gravé d’un langage aussi vieux que l’humanité. Une tablette au pouvoir étrange qui réveille ses intuitions depuis longtemps assoupies et des souvenirs oubliés. Sans compter sa rencontre fortuite avec Matteo Scalabrino, un italien au passé sombre qui suscite en elle une vague impression de déjà-vu et une bonne dose d’exaspération. Coïncidence ou simple hasard, le moment est venu de partir en quête de la vérité et découvrir bien plus que ce qu’elle cherche.
Nouvelle romance F/F
48 pages



Le résumé :
Entre regret et nostalgie, une femme nous entraîne dans ses souvenirs d’une époque pas si lointaine où l’homosexualité était illégale.
Fantasy
Tome 3
444 pages


Le résumé :
Je vais être responsable d’un patricide, c’est certain. À chaque fois que Negarath ouvre la bouche, j’ai envie de lui trancher la tête. Lui, mon père ? Sérieusement ? À quel moment ma mère s’est-elle dit qu’un idiot doublé d’un égoïste serait idéal pour partager le reste de sa vie ?
Heureusement qu’Alvyn est de retour, un peu plus et j’attrapais ce qu’il restait de l’obélisque de Washington pour le balancer dans le crâne de Negarath. Non pas que j’en sois capable, hein. Mais si je l’avais été, je l’aurais certainement fait.
Pendant qu’il a décidé de récupérer son trône elfique, nous voilà face à un sérieux problème : les portails sont ouverts. Tous. La bonne nouvelle c’est que Mélinda, la reine des fées, va me foutre la paix et rentrer chez elle. La mauvaise, c’est que nous allons faire face à une nouvelle invasion de gobelins et de trolls. C’est tout juste si on vient de se débarrasser de leur sale odeur dans la ville, voilà qu’on est de nouveau bon pour se les coltiner. Et bien sûr, n’oublions pas les dieux et leurs jeux dangereux.
Quand est-ce que je vais dormir, moi ?

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FLIC SANS FRONTIÈRES de Philippe Muratet.

 
[ TÉMOIGNAGE – 2018]
Éditions LE LYS BLEU
140 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle
 
Le résumé :
Découvrez le récit authentique de 8 années d’un policier-coopérant à l’étranger.
Après 24 ans de police judiciaire en France, l’auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.
Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices et de deux pays francophones.
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FLIC SANS FRONTIÈRES est un témoignage percutant et un constat sans ambages d’une profession souvent méconnue, mal jugée et critiquée. Philippe Muratet nous convie au cœur de 8 années qui ont énormément compté pour lui.

 

Outre le fait de découvrir un homme qui aime passionnément son métier, ce voyage en terre qui me sont inconnues a été un pur ravissement.

 

Direction l’île de Madagascar, ancienne colonie française, pour un dépaysement total. L’auteur décrit ses nouvelles fonctions de policier-coopérant qui consistent à prendre en charge, surveiller ou diriger les affaires concernant les ressortissants français victimes ou délinquants tout en maintenant et échangeant les données avec l’ambassade de France. Philippe Muratet s’épanouit dans le cadre de ses nouvelles fonctions et ose également dispenser des formations auprès des policiers autochtones auprès desquels il réalise que les moyens sont bien maigres que ce soient dans la capitale ou dans les provinces reculées. Philippe Muratet ne déroge à aucun prérogative. Pendant ses temps libres, il part en vadrouille découvrir la culture, l’artisanat et les paysages magnifiques. Les descriptions ne sont pas avares et permet de les visualiser et pour les plus curieux d’entre vous, une recherche internet finira de vous combler. Il rencontre de nombreuses personnes dont il nouera avec certaines de belles amitiés. Après trois années de bons et loyaux services, il est alors affecté au Sénégal.

 

Direction Dakar et sa vie trépidante. Également ancienne colonie française, Dakar est une ville foisonnante de surprises architecturales et culturelles. Ses nouvelles fonctions différent de ses anciennes, et l’attente avec ses collègues sénégalais n’est pas toujours au beau fixe. Il nous fait découvrir un autre pays aux nombreuses facettes.

 

Cette immersion dans ses deux pays si différents est décrite avec  honnêteté et sans jugement. L’auteur n’hésite pas à établir certains constats tout en suggérant des éléments de réponses. Les ambiances culturelles, les paysages et les habitants qui font souvent preuve de modestie sont un bel hommage à la diversité et à l’acceptation.

 

#Esméralda

Je remercie Philippe Muratet pour sa confiance et sa patience.

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… le site des éditions Le Lys Bleu.

… la page Facebook de Philippe Muratet.