LE K NE SE PRONONCE PAS, un livre de Souvankham Thammavongsa.

RECUEIL DE NOUVELLES

Éditions Mémoire d’Encrier

Traduit de l’anglais par Véronique Lessard


Une fillette à l’école prononce obstinément le k muet du mot knife. Un ancien boxeur se convertit en pédicure. Une femme rêve de téléromans en plumant des poulets. Un père emballe des meubles destinés à des maisons qu’il n’habitera jamais.

Le K ne se prononce pas accueille les utopies, échecs, amours et petits actes de résistance des errants et réfugiés, qui tentent de trouver leurs repères, loin de chez eux ; ces ouvriers essentiels fouillent le bas-ventre du monde.
On y croise des enfants bienveillants, des hommes blessés et des femmes fébriles. Ils désirent vivre. Et dans ces récits, ils vivent brillamment. Férocement.

 

 

Ma note : 5/5 mention « incontournable 2021 »
Nouveauté 2021
136 pages
Disponible en numérique et broché

 

 


MON AVIS

A bride abattue, Souvankham Thammavongsa (S.T.) raconte ces histoires secrètes, douloureuses et merveilleusement humaines.

 

Diaporama défilant au gré de ces enfants, femmes et hommes, au gré de leurs vies, de leurs aspirations, de leurs souhaits et de leurs vies. Un théâtre aux mille et une couleur, original et terriblement, oui terriblement, captivant.

 

La communauté laotienne est au cœur de cette multitude. Famille, amitié, travail sont ces moteurs intrinsèques. Les regards, la différence, l’abnégation, la solitude, l’espoir portent ces anti-héros au cœur d’histoires uniques et bouleversantes.

 

Tout comme le dit Sharon Bala (auteure de Qu’importe le navire) ces histoires frappent par cette réalité écrasante.

 

Cadrage, zoom, sans artifice, d’un naturel presque surréaliste, S.T. pose sur la feuille blanche des personnages attachants, parfois détestables et leurs récits empreints d’une force maladive et terrible de rendre justice, vaine ou feinte, à une communauté sensible à leur racine, à leur culture, à leur pays et portant à bout de doigts leurs rêves ultimes.

 

Un recueil d’une sincérité déroutante que je vous invite vivement à découvrir !

 

Une chronique de #Esméralda

INDICE DES FEUX, un recueil de nouvelles de Antoine Desjardins.

FICTIONS

Éditions La Peuplade

#68premièresfois


Soumise à la frénésie incendiaire du XXIe siècle, l’humanité voit sa relation au monde déséquilibrée et assiste avec impuissance à l’irréversible transformation de son environnement. Explorant cette détresse existentielle à travers sept fictions compatissantes, Antoine Desjardins interroge nos paysages intérieurs profonds et agités. Comment la disparition des baleines noires affecte-t-elle la vie amoureuse d’un couple ?
Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir absolument »
360 pages
Nouveauté 2021
Disponible en broché
Que racontent les gouttes de pluie frappant à la fenêtre d’un adolescent prisonnier de son lit d’hôpital ? Et, plus indispensable encore, comment perpétuer l’espoir et le sens de l’émerveillement chez les enfants de la crise écologique ? Autant de questions, parmi d’autres, que ce texte illustre avec nuance et tendresse, sans complaisance ni moralisme. Indice des feux peint les incertitudes d’un avenir où tout est encore à jouer.

MON AVIS

Oracle, magicien, hypnotiseur, troubadour, serait-il tout cela ? Antoine Desjardins, québécois, avec l’accent et tout et tout !, nous livre un tableau apocalyptique d’un monde qui se délite, se métamorphose. Entre mythe, légende, réalité, ces sept nouvelles ouvrent une porte sur l’infini abyssale entre notre monde et ce futur alambiqué où la noirceur se faufile à la vitesse grand V. Indice des feux est la réponse exponentielle à nos plus grandes peurs, inquiétudes. Antoine Desjardins aime décortiquer ces sentiments puissants et paralysants, sans filtre et avec cette force cataclysmique qui soulève le cœur.

 

L’eau, la terre, le feu, le vent, les êtres vivants se conjuguent au pluriel et œuvrent pour ces précieuses histoires. A la fois puissant, nauséabond, intrigant, cruel, affligeant, ironique, précieux, Antoine Desjardins nous coupe le souffle jusqu’à cette asphyxie spectaculaire. Un recueil qui m’a captivée dès les premières lignes. Même les expressions québécoises et cette manière de parler m’ont séduite, telle une douce mélopée envoûtante. Une verbe particulière voguant entre le mystique et la réalité offrant ce moment intime où la réflexion prend le dessus. Car le réel prend le dessus sur la fiction. Il interroge le lecteur : l’environnement, la maladie, la mort, le futur, le présent, tout s’imbrique et tisse sa toile mortelle.

 

Un recueil superbe, extraordinaire et d’une justesse époustouflante. Une recueil qui vous poussera dans vos retranchements, vous donnera parfois des maux de cœur, vous titillera au rythme de ces mots, tout simplement, superbes !

 

A BOIRE DEBOUT
Sa vie lui file entre les doigts. La maladie, fougueuse, ne lui laissera aucune chance. Corps emprisonné dans ce lit qui devient au fil des jours, ce bateau extraordinaire qui le portera ailleurs où ses mots seront à la hauteur de ses maux.

 

COUPLET
Ils attendent dans les prochains mois un heureux événement. Les journées défilent et l’angoisse s’installe sournoisement. Quel monde offriront-ils ?

 

ÉTRANGER
Un homme saoul et complètement largué tend à se remettre sur les rails et reconquérir tout ce qu’il a perdu. Sa femme, sa maison, sa vie merveilleuse.

 

FEUX DOUX (ma préférée)
Le petit dernier de la fratrie est un génie. Toute sa vie il a fait ce qu’on attendait de lui : études dans les grandes écoles, prédestiné à devenir une personne influençant notre monde. Un sauveur ! Il n’a jamais rien dit suivant le chemin qu’on lui traçait. Puis peu à peu il va se délivrer de ces chaînes invisibles et va découvrir le monde, qui il est. Et si au bout du chemin, il découvrait enfin le vrai bonheur que pensera sa famille ?

 

FINS DU MONDE
Petit garçon, il n’avait pas le droit d’aller là-bas. Zone interdite sous peine de subir le courroux de sa mère. Puis un jour, celui où il n’aura plus peur et pousser par une bande de gamins ingrats, il franchira la limite et découvrira un monde où tout devient possible mais où la moindre faute prise sera la fin de tout.

 

GÉNÉRALE
A Saint-Édouard-de-Napierville, Chez Angèle les oiseaux sont les rois de son domaine. Alors qu’ils ont disparu sans aucune explication tangible, c’est la panique à bord.

 

ULMUS AMERICANA
C’est l’histoire d’un orme qui se sent étrangement seul jusqu’au jour où un homme apparaît.

 

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

TOUS LES NOMS QU’ILS DONNAIENT À DIEU, un recueil de nouvelles de Anjali Sachdeva

LITTÉRATURE NORD-AMÉRICAINE

Recueil de nouvelles

Éditions Albin Michel

Collection Terres d’Amérique


Mêlant passé, présent et avenir, Anjali Sachdeva signe un premier recueil magnétique et délicieusement inventif qui plonge le lecteur entre effroi et émerveillement.
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
288 pages
Disponible en numérique et broché
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Fournier

S’y côtoient une femme, au temps de la conquête de l’Ouest, qui attend son mari dans une maison perdue au milieu des Grandes Plaines et finit par trouver refuge dans une grotte secrète ; deux jeunes Nigérianes kidnappées par Boko Haram se découvrant le mystérieux pouvoir d’hypnotiser les hommes ; ou encore un pêcheur embarqué sur un morutier qui tombe éperdument amoureux d’une sirène dont chaque apparition engendre une pêche miraculeuse…
La prose étrange et magnifique d’Anjali Sachdeva embrasse le connu et l’inconnu avec une grâce et une puissance rares. Chacune de ses nouvelles interroge les forces implacables, cruelles ou bienveillantes, qui nous gouvernent, et donnent au lecteur la sensation de marcher sur un fil. Une révélation.

MON AVIS

Avant, j’étais réticente à ouvrir un recueil de nouvelles. C’était avant de découvrir et d’ouvrir ceux des auteur.e.s américains. Ils ont une aisance particulière à vous narrer ces histoires courtes mais d’une puissance inqualifiable qui vous laissent pantois et surtout jamais sur votre faim. Aujourd’hui je vais vous parler d’un recueil extra-ordinaire. Neuf histoires, neuf portes qui s’ouvrent sur neuf univers différents. Neuf contes des temps modernes où il n’y a ni « il était une fois », ni « ils vécurent heureux ». Neuf fragments de possibilités dans un monde bien réel. Fantastique, mythe, magie, façonnent la vie, la construisent, la formatent. Neuf portes ouvertes sur un monde où la désillusion, la mort, la perte, la survie, l’espérance, l’abandon se côtoient, se meuvent, se meurent.

 

LE MONDE LA NUIT
POUMONS DE VERRE
LOGGING LAKE
TUEUR DE ROIS
TOUS LES NOMS QU’ILS DONNAIENT A DIEU
ROBERT GREENMAN ET LA SIRENE
TOUT CE QUE VOUS DÉSIREZ
MANUS
LES PLÉIADES

 

Si vous me poseriez la question quel sentiment j’ai ressenti à fermant ce recueil, je vous répondrais sans hésiter la tristesse. Celle qui broie, celle qui décèle la moindre fêlure, celle qui s’infiltre insidieusement, celle qui vous accapare, celle qui vous fait sombrer. La plume d’Anjali Sachdeva vous hypnotise, vous prend dans ses filets et ne vous en délivrera pas. Elle vous transmet cette énergie, cette puissance destructrice, et vous insuffle cette multitude de questions autour des thématiques qui ne vous laisseront pas de marbre. Les limites de la science dans la procréation, l’écologie, l’environnement, les peurs ancestrales, l’art, la possession, la maladie, la différence, l’esclavagisme, la religion totalitaire.

 

Il y a quelque chose d’empirique, d’effroyable et de merveilleux dans les mots d’Anjali Sachdeva. Il y a ce quelque chose d’unique et d’universel, ce quelque chose qui vous pousse dans vos retranchements. TOUS LES NOMS QU’ILS DONNAIENT A DIEU, est sans aucun doute un recueil de nouvelles qui vous fascinera.

 

Les neuf nouvelles m’ont toutes plu et je ne pense pas que je me lasserai si tôt de les redécouvrir encore et encore. Anjali Sachdeva est une auteure talentueuse à suivre absolument !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMÉRALDA

TOUTES LES CHANCES QU’ON SE DONNE, un recueil de nouvelles de Kevin Hardcastle.

Littérature Nord Américaine

ALBIN MICHEL

COLLECTION TERRES D’AMERIQUE

#PICABORIVERBOOKCLUB


Avec ce premier recueil, l’auteur de Dans la cage nous entraîne dans un univers qui pourrait sembler distant et étranger. Les onze nouvelles réunies ici se déroulent dans les étendues sauvages du nord de l’Ontario et de l’Alberta, au coeur d’un environnement rural et impersonnel : fermes et forêts, sites miniers et petites villes. Mais sous la plume acérée et nerveuse de Kevin Hardcastle, qui mêle violence et tendresse avec une sincérité rare, surgit une bouleversante humanité : celle de chacun des protagonistes, qu’ils soient officier de police, infirmière, combattant de free fight, retraitée ou criminel à la petite semaine, lesquels tentent avec la même pulsion de vie de se laisser une chance, en cherchant dans le monde qui est le leur un peu de douceur et de beauté.
Illuminé par la grâce, un recueil coup de poing signé par l’un des écrivains canadiens les plus prometteurs de sa génération.

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

Traduction de l’anglais (États-Unis) par Janique Jouin-de-Laurens

256 pages

Disponible en numérique et broché

Nouveauté 2021


MON AVIS

Je suis très heureuse de retrouver Kevin Hardcastle avec ce nouveau titre, un recueil de 11 nouvelles.
 
Le vieux Marchuk
La corde
Frontière du Montana
Devoir attendre
Bandits
Celui-là ne serait sûrement pas une grande perte
Au ras des champs
Poursuivi par les coyotes
La forme d’un homme assis
Toutes les chances qu’on se donne
La plupart des maisons n’avaient plus de lumière
 
Onze histoires, onze personnages aux mille et une vies. Là-bas, loin de tout, où la terre appelle à la dureté, à la survie, aux choix et à ses conséquences. Colère, dépression, violence, haine tout autant de sentiments qui s’emploient à rendre la vie noire ou rose (selon le point de vue). Une vie enfermée dans ce cycle destructeur où seule la chance que l’on s’accorde (tant que l’on puisse) est l’unique clef qui ouvre les portes (du paradis ? de l’enfer ?).

 

La noirceur est omniprésente telle des volutes de fumée. Une atmosphère angoissante et terriblement oppressante. Onze récits tous aussi différents les uns que les autres. J’ai été heureuse de retrouver Daniel, héros de Dans la cage, une sorte de préquel à sa propre histoire. Des personnages torturés, pris de remords, qui vacillent entre espoir et désillusion. La croyance en cet avenir meilleur est omniprésent, mais la vie est une sacrée garce farceuse. Ces chances à portée de main, trop souvent insaisissables.

 

J’ai adoré retrouver la plume de Kevin Hardcaslte qui me semble davantage mature dans ce format. Dans son style bien à lui à la frontière entre le récit noir et le récit sociétal, il propose onze nouvelles d’une qualité intransigeante. Une plume où force et réalité se côtoient pour le pire et surtout le pire. L’étincelle salvatrice est rare et délectable. Une cavalcade sans foi ni loi. Pas de remord ni de choix, ni d’espoir, juste la seule constatation morbide que le mal est partout, violent, intransigeant, égoïste. Et pourtant, là, entre les mots, la chance est ici, prête à être saisie et à changer les vies.

 

Kevin Hardcastle est sans contexte un auteur au talent indéniable et à suivre. Un recueil d’une magnifique puissance où les mots m’ont transporté au-delà du possible, aux confins de la tristesse.

 

A découvrir absolument !

 

UNE CHRONIQUE DE #ESMERALDA

CONVOITISES, un recueil de nouvelles de Eva de Kerlan.


Josh, Milia, Natalia, et Elsa ne se connaissent pas. Ils ont pourtant un point commun: celui d’aimer, avec passion, avec folie, avec abandon.Au hasard de leurs rencontres, de rendez-vous et d’imprévus, se dessinent les fantasmes d’une nuit ou plus, les rêves et les désirs de chacun, de chacune. L’un aura-t-il assez d’imagination pour se faire pardonner un retard ?
L’autre succomberas-t-elle à la tentation du sexe opposé ? Qu’en est-il de celle-ci, dont le conjoint refuse de se prêter à ses fantasmes ; et de ce dernier, plongé dans le noir, dans l’attente que le jeu débute ? Convoitises vous entraîne au fil de ces courtes évocations de vies, dans une spirale de sensations à la sensualité évocatrice.

Désirs, fantasmes, Josh, Milia, Natalia et Elsa les convoitent, les attisent. Parfois timides, souvent osés, leurs amours sont cocasses, fulminants, précieux, uniques et éphémères.

 

Des inspirations tumultueuses, des rencontres inopinées, des rencontres voulues et calculées, ils voguent sur les vagues de leurs désirs et de leurs envies.
Eva de Kerlan signe un recueil de nouvelles érotiques. Le plaisir et les sens sont au cœur d’histoires palpitantes et pimentées. Elle explore avec force la fougue, l’envie d’aventures uniques et explosives. Les sens, dont l’ouïe et le touché, deviennent le moteur de leurs désirs, véhiculant les ondes de plaisirs.

 

Un atelier de photographie, une rue, une place, une exposition, une chambre intime, en solo, en couple ou en plusieurs, les scènes se diversifient où le plaisir monte crescendo.

 

Saphisme, relations hétéros ou homos, le plaisir est mis en scène sous toutes les coutures. Eva de Kerlan érotise sans tomber dans le vulgaire la passion débordante, dévorante et palpitante.

 

J’ai apprécié la lecture de ce recueil. Le format nouvelle se prête à la perfection et aucune frustration n’est ressentie. Une lecture idéale à lire sous la couette !

 

Une chronique de #Esméralda

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TOY BOYS DON’T CRY, un recueil de nouvelles de Laetitia de Zelles.


Et si certains personnages secondaires de la saga Toy Boys (paru chez City Éditions ; collection Eden) contaient des moments importants de leur histoire ?
Du jeune adulte qui tombe amoureux, à la mère de famille qui refait sa vie, en passant par le séducteur arrogant, Toy Boys don’t cry est un recueil de cinq nouvelles (Et un bonus) qui parle de l’amour sous toutes ses formes : le sentiment amoureux, l’amour des siens, l’acte charnel et bien plus encore.
Eléa – l’héroïne et narratrice de Toy Boys – étant le point commun à tous ces personnages, elle apparaît en pointillés au fil des pages et de manière originale en introduction de chaque nouvelle.
Toy Boys don’t cry peut être perçu comme un préquel de la saga Toy Boys. Aussi, il est conseillé d’avoir lu le tome 1 avant de s’y plonger. Cependant, rien n’empêche de commencer la saga par ce tome compagnon qui pourra faire office de mise-en-bouche.

Laetitia de Zelles fait partie de ces auteures que j’adore suivre, notamment sur Instagram. J’aime sa franchise, son état d’esprit et son accessibilité, ces questions existentielles et ces apartés musicales. Lire ce préquel était une évidence pour moi, avant ou après le tome 1 Toy boys, peu importe. Dans le premier cas il vous met dans l’ambiance et vous donne envie de lire ce fameux tome et dans le second les petits clins d’yeux au tome 1 sont à savourer.
Laetitia de Zelles m’a vite happée au cœur de son recueil de nouvelles. Certes le format est court et arrivée au point final j’ai eu ce sentiment de ne pas en avoir eu assez. Signe que sa plume est envoûtante et addictive. Elle explore de nombreux sentiments au cours de ces cinq histoires : l’amitié, la passion, l’amour, l’échec, l’espoir, la renaissance, la désillusion. Ces cinq portraits soulignent l’effervescence des émotions. Il y a ce quelque chose de très touchant dans les mots de l’auteure et d’émouvant. C’est avec frénésie que j’ai suivi leur mini aventure. Leur état d’esprit respectif permet de mieux comprendre les événements successifs du tome 1.

 

La mise en matière est très originale, introduisant chaque personnage dans un contexte particulier. Cette mise en bouche a ce côté particulier de vous interpeller dans le style développement personnel.

 

Ce recueil de nouvelles est une excellente idée en attendant le sortie du tome 2 que j’attends avec impatience. Ayant lu le tome 1 j’ai pu rapidement me remettre dans le contexte et situer chaque personnage. C’est un sacré délice de découvrir un bout de leurs vies et les quelques pages qui leurs sont consacrés sont une jolie ouverture dans leur monde respectif. Je les ai toutes appréciées mais ma préférence porte sur celle concernant papa d’Elea.

 

Je vous invite à découvrir ce recueil de nouvelles, idéal pour vous faire une idée de l’univers de Laetitia de Zelles et agréable comme mise en bouche. Je suis persuadée que vous succomberez à la plume de l’auteure ! Laissez-vous tenter !

 

Une chronique de #Esméralda

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… Mon avis sur la première romance de Laetitia de Zelles, clique sur la photo.

Speed noël et autres histoires courtes d’Elise Picker

Recueil de nouvelles – Edition poche sortie le 10 octobre 2020
Auto-édition
Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable 2020 »

 

Résumé : Comment rencontrer l’âme sœur ? Peut-on compter sur le miracle de Noël ? Que ce soit au cours d’un speed-dating, grâce à un pari stupide ou dans les circonstances les plus insolites, Anna, June, Wilhem, Kim, Justin et les autres devront composer avec le destin et un karma parfois facétieux !A travers une série d’histoires brèves, tantôt romantiques, tantôt tendres ou humoristiques, Elise Picker s’amuse à décortiquer ces petits moments où l’étincelle jaillit.


L’avis de #Lilie : Je poursuis ma lecture des romans publiés d’Elise Picker avec ce recueil de nouvelles. Sorti en 2018, je n’avais, jusque là, pas pris le temps de le découvrir mais j’ai profité de sa réédition en poche pour me le procurer….. et le dévorer !

Sept nouvelles composent ce livre mais trois sont liées entre elles puisqu’elles parlent d’une soirée de speed-dating organisée dans un bar mais à chaque fois, elle est vue du point de vue d’un personnage différent. J’ai trouvé cela très original car au fil des pages, on en apprend plus sur les uns et les autres, et on se fait, ainsi, une idée assez globale de cette soirée.
« Maudit cadeau » met à l’honneur le destin qui, parfois, permet de faire des rencontres inattendues. Cette nouvelle pleine de rebondissements m’a fait pensé à une sitcom à l’américaine avec ses rires, ses larmes et ses moments de gêne….
« Une dinde pour noël » est mon histoire préférée. Nous faisons connaissance avec June qui s’est lancé le pari, un peu fou, d’accueillir sa famille chez elle pour le réveillon. Malheureusement pour elle, rien ne se passera comme prévu mais qui c’est, le miracle de noël lui permettra peut-être de se sortir de ce mauvais pas ? Le thème du poids des traditions est ici évoqué et j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour l’héroïne qui va tout faire pour faire plaisir à ses proches.
« A l’aveuglette » nous parle de rencontre virtuelle. Parfois, être derrière un écran nous aide à aborder la personne qui nous fait rêver. Ici, le suspense sur l’identité du chevalier servant de Cassie est le point central de l’histoire et le voile ne se lève qu’à la toute fin!
Enfin, « l’inconnu du bar » parle de routine dans le couple et de nouveau départ. Cette nouvelle est un peu à part, par rapport aux autres car on est moins dans la comédie romantique et plus dans l’érotisme. Néanmoins, cette touche pimentée est une excellente idée et ajoute une singularité à cette histoire.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce recueil. Elise Picker excelle dans l’écriture des nouvelles car elle sait nous tenir en haleine du début à la fin et elle en dit suffisamment pour contenter son lecteur. De plus, chaque histoire a son identité, sa thématique et on ne lit pas deux fois la même chose. On sourit beaucoup au cours de cette lecture, on s’inquiète aussi un peu parfois, mais on referme le livre avec l’impression d’avoir passé un bon moment.

Pour conclure, « Speed noël et autres histoires courtes » est un très bon recueil de nouvelles. Laissez-vous emporter par la magie de noël et savourez ces histoires avec une boisson chaude, sous un plaid, en toute décontraction.

Retrouvez l’univers d’Elise Picker ici
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Le Carré d’Ass IV – Numéro Spécial Été

Recueil de nouvelles érotiques – Paru le 11 aout 2020

Les éditions Explicites

Service Presse

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier Julie « Petit Corbeau » pour sa confiance et pour m’avoir confié ce recueil en service presse.

Résumé : Le Carré d’Ass, c’est le mensuel collaboratif de l’imaginaire érotique des éditions Explicites. Ce mois-ci, avec ce NUMÉRO DOUBLE découvrez huit auteurs avec huit nouvelles inédites et complètement torrides sur quatre thèmes différents : L’amour à la plage ; Érotisme onirique ; Boy’s Love ; Amour partagé. En plus de tout ça, une interview originale d’une auteure « explicite » : Oriane. Et pour terminer non pas trois, mais quatre chapitres de votre feuilleton sulfureux de l’été : The Demon Inside Me par Petit Corbeau.
L’été est chaud… Mais il va l’être doublement plus !

 

L’avis de #Lilie : Déjà le quatrième numéro du « Carré d’Ass », le recueil de nouvelles publié mensuellement par les Editions Explicites. Chaque mois, un thème, plusieurs autrices/auteurs qui écrivent sur le thème, bref, un format original pour parler d’érotisme et découvrir des plumes. Peu adepte du format nouvelles, je ne m’étais pas encore lancée… Avec ce numéro double, je me suis dit, pourquoi ne pas essayer ? Au final, j’en redemande !!

Ce recueil court, 116 pages, est riche en contenu. En effet, il propose une interview d’Oriane, que j’ai eu la chance de lire deux fois cette année, huit nouvelles et quatre chapitres d’un roman de Petit Corbeau. Bref, les rubriques sont nombreuses et niveau lecture, il y en a pour tous les goûts !

Commençons par l’interview, menée par la Licorne Sadique. Elle permet d’en apprendre plus sur Oriane et pose des questions décalées, en lien avec le cœur de cible des éditions Explicites… Passons ensuite aux nouvelles, qui sont réparties en quatre thèmes : l’Amour à la Plage, Erotisme Onirique, Boy’s Love et Amour Partagé. J’avoue avoir préféré les nouvelles des deux premiers thèmes, qui sont sensuelles, érotiques, et font bien monter la température… Les nouvelles du troisième thème sont des nouvelles M/M. Il est vrai que ce n’est pas un genre de lecture habituel pour moi mais j’ai quand même apprécié de les découvrir. Le quatrième thème, là aussi, m’a fait découvrir l’amour à plusieurs, qui n’est pas non plus une thématique qui me plaise beaucoup. Néanmoins, je dois admettre que les nouvelles sont efficaces car le message passe et elles vont droit au but ! Enfin, on termine avec le feuilleton de « Petit Corbeau » qui est plein de rebondissements et dont j’ai hâte de connaître la suite !

Pour moi, le format Nouvelles est frustrant car, bien souvent, soit les thèmes sont effleurés, soit je ressens une grosse frustration car j’aurais aimé en savoir plus. Là, même si notre curiosité est piquée, il est vrai que les nouvelles se suffisent à elles-mêmes. J’ai découvert, ou redécouvert de belles plumes, que j’espère redécouvrir dans des formats plus longs prochainement. La mission de l’été est accomplie car toutes ces histoires font monter la température et permettent au lecteur de libérer son esprit des conventions.

Pour conclure, je recommande très chaudement la lecture du « Carré d’Ass » des Editions Explicites si vous êtes amateurs de romances érotiques, qui font une large place au fantasme, au goût de l’interdit et au plaisir. Pour ma part, je pense continuer cette lecture mensuelle qui a su me séduire.

 

Retrouvez le Carré d’Ass sur Amazon

PLUMES D’HIVER de Collectif.

[RECUEIL DE NOUVELLES – Nouveauté 2019]
Collectif – LES PLUMES INDEPENDANTES
406 pages
Lien Kindle
 
Le résumé :
L’hiver, une saison qui fait rêver ou que l’on redoute. Noël, un moment que l’on chérit ou que l’on déteste. Il y a autant de regards sur ces sujets qu’il y a de personnes pour les porter. Qu’en est-il de vous ?
Que vous soyez amoureux de cette période de l’année ou que vous l’ayez en horreur, vous trouverez forcément votre bonheur dans ce recueil composé de vingt-quatre nouvelles à lire chaque jour jusqu’à Noël !
Plongez-vous dans ces histoires illustrées pour patienter jusqu’au 25 décembre. Qui sait, votre vision de cette fête pourrait en être changée…
Avec la participation de Céline Saint-Charle, Yannick Giammona, Cécile Soler, G!, Attila Valpinson, Fanny Bernard, Céline Spreux, Lielie Sellier, Agnès de Cize, Laurianne Bailey, Esméralda, Brigitte Hue-Pillette, Jeanne Sélène, Chris Red, Frédéric Danset, Erika Boyer, Mélanie De Coster, Frany Jane Cavalier, Antoine Delouhans, Kathleen Torck, Iréna Callas-Dubois, Morgane Rocher, Tia Wolff, Christophe Matocq et Emmanuelle Delouhans.

 
Aujourd’hui c’est un article un peu particulier car je vais vous parler d’un recueil que je n’ai pas encore lu. Pour la simple et bonne raison que cette lecture rythmera mes journées en attendant Noël.

 

24 auteures et auteurs de l’association les Plumes Indépendantes vous plongent dans l’attente de Noël. Une lecture par jour pour se faire plaisir et découvrir une auteure ou un auteur qui vous est inconnu ou au contraire, savourer la plume de vos auteurs inconditionnels. L’association met en avant dans ce recueil les plumes qui font vous faire vibrer.

 

Le thème : Noël et l’hiver. 24 univers 24 histoires tout genre confondu pour un plaisir sans fin.

 

Maintenant et exceptionnellement je vais vous parler de moi, car si vous avez lu le résumé vous avez vu apparaître mon pseudo. J’ai eu la chance extraordinaire de participer à ce projet et je ne remercierais jamais assez Julia et Jupi qui m’ont poussée et qui on cru en moi. Écrire est quelque chose qui m’a toujours plu et si vous seriez dans ma tête vous y verrez passé tout un tas d’histoires. Le doute et un manque total de confiance moi m’ont toujours empêcher de faire le premier pas. Encouragée par mes copinautes, cette année je me suis lancée 3 défis : le premier participer à ce recueil, le deuxième participer à un concours de nouvelles et le troisième tenter l’aventure du Grand Prix des Lectrices Elle. Sur les 3 j’en ai réussi 2 et c’est un véritable bonheur d’aller au bout de ces aventures.

 

L’écriture de la nouvelle que vous allez découvrir dans ce recueil a été une aventure émouvante semée d’embûches et surtout de doutes. Et je pense continuer l’écriture l’année prochaine et pourquoi pas démarrer un grand projet même si il doit rester dans le tiroir.

 

Pour en revenir au recueil et avant de terminer par un extrait de ma nouvelle qui s’intitule La Gardienne, vous pourrez suivre ma découverte des nouvelles en attendant Noël tous les jours sur le fil de la page Facebook et/ou en story Instagram. Si j’ai le temps, je ferais à nouveau un article sur le Blog regroupant toute les nouvelles, mais ça sera en janvier.

 

Je finis en vous souhaitant d’ores et déjà une excellente fin d’année.

 

#Esméralda

 

Sa douce voix scandait cette mélodie harmonieuse. Courant aussi vite que le vent, illuminant chaque parcelle de vie, secouant les flots immuables, tels un séisme, l’impensable se produisit, une magie d’ailleurs, celle que vous ne connaissez pas. La femme habitée par cette magie, s’avança rapidement vers la falaise blanche, emprunta cet escalier creusé à même la roche. L’effort ne sembla pas la déranger, mais à vue d’œil, il serait périlleux d’y poser le pied. La descente s’effectua sans anicroche, comme si elle survolait la roche. Cette escapade l’amena à ce ponton qui s’avançait sur la mer calme. Mue par cette force invisible, elle arriva au bout. Son corps figé, dans l’attente, une nouvelle fois.
Si vous aviez pu être à son côté, vous auriez entendu cette prière silencieuse qui n’est connue que par quelques initiés. Se déchaîna alors la mer. Des lames de fond tourbillonnèrent, l’écume bava de colère, le vent mugit. Une force incroyable s’éleva autour d’elle. Malgré cela, le silence continua de régner.
Poussée par cette force invisible, elle alla droit devant, alors qu’elle aurait dû être engloutie par cette masse d’eau, la mer obéit à sa maîtresse, l’éleva dans les airs sur ce trône impromptu dressé au milieu du chaos, avec cet air majestueux où l’ébahissement était évident.

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… le site Les Plumes Indépendantes.

LES CONTES DE LA FORÊT DE CENDRES de T. Nym Robillard.

 
[ DARK FANTASY – Nouveauté 2019 ]
Éditions LUNE ÉCARLATE – Collection Fantaisie Lunaire
174 pages
ma note : 4/5 « mention à découvrir »
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Le résumé :
Les soirs de veillée, quand les lunes apparaissent, on se raconte bien des histoires, aux abords de la Forêt de Cendres. Des récits de secrets perdus, de temples oubliés et de fuites sous les étoiles. Des légendes qui parlent de ses habitants cachés, de l’obscurité des bois, de la profondeur des lacs et de mystères qu’on n’entrevoit qu’en songes. Des histoires qui parlent du bosquet d’à côté ou de voyages à travers le vaste monde qui s’étend à l’ombre des Piliers du Ciel. Joignez-vous à nous et laissez-vous enchanter par ces contes de la forêt de Cendres.
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Bienvenue dans cette contrée lointaine et inconnue. Contrée suspendue dans le temps où magie et ténèbres côtoient les légendes.

 

Un pas de plus et vous êtes aspirés dans cet incroyable voyage où les forces du mal prennent le dessus sur le beau et le merveilleux. Un pas de plus et vous devez choisir entre la vie et les flammes de l’enfer. Un pas de plus, celui de trop, et vous voilà pris au piège.

 

Sombre et sanglant nous sommes loin du conte « Les Mille et Une Nuits ». Intransigeant, bouleversant et accaparant, une fois les portes ouvertes, écoutez attentivement et ouvrez grand les yeux car le danger surgira là où vous ne l’attendez pas.

 

Huit contes où princes, rois, voleurs, créatures imaginaires, démons, zombies, petites filles, gardiennes … se fréquentent. Magnifiés par une plume qui sans équivoque sait vous refiler les frisons et vous faire grincer les dents d’appréhension. Huit contes qui vous plongent aux confins du désespoir et qui savent jouer avec les émotions et les doutes des personnages. Parfois liés entre eux, ces huit contes vous laisseront un souvenir indélébile.

 

Une lecture-aventure que j’ai beaucoup, beaucoup apprécié. D’ailleurs je ne m’attendais pas du tout à cela. L’univers dans lequel j’ai plongé est bien sombre. Certes la beauté transparaît ici et là mais dans sa globalité c’est de la pure et dure dark fantasy. Par moment, l’auteur y glisse quelques éléments moralisateurs, mais ce n’est pas vraiment le point qui m’a le plus frappée. Au contraire j’ai été happée par cet univers aussi fantastique que terrifiant et par les différents personnages. Huit histoires qui m’ont fait vivre huit aventures épiques.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Lune Écarlate.