Histoire d’@ de Laure Manel

Roman épistolaire – Livre sorti le 2 janvier 2020

Editions le Livre de poche

Lecture personnelle

Ma note : 4.5/5 mention « à savourer »

 

Résumé : « Disons que j’avais envie de savoir où tu en étais dans l’existence, ce que tu étais devenue, à quoi ressemblait ta vie… si tu étais heureuse… savoir aussi, peut-être, si tu m’en voulais encore, ou si tu m’avais au contraire pardonné… »
Mathilde et Cyril étaient meilleurs amis, et leur relation fusionnelle semblait pouvoir résister à tout. Mais en partant pour New York sans se retourner, Cyril a laissé Mathilde dans l’incompréhension la plus totale. Douze ans plus tard, il réapparaît derrière son écran et espère reprendre leur amitié là où il l’a laissée. Lui donnera-t-elle une chance de renouer ? Quand le passé ressurgit, comment le présent pourrait-il ne pas être ébranlé ?

 

L’avis de #Lilie : Voilà longtemps que je n’avais pas pris le temps de me plonger dans un roman de Laure Manel…. Mais quelle erreur !! La sensibilité de sa plume, la tendresse de ses histoires, tout cela m’avait beaucoup manqué et je suis ravie d’avoir réparé cet oubli avec cette lecture qui m’a tellement fait de bien au cœur et au moral.

Nous faisons ici connaissance avec un homme qui tente de renouer le contact avec son ex-meilleure amie. Mais pourquoi ne se dévoile-t-il pas de suite ? Pourquoi ce retour maintenant, après tant d’années ? Et pourquoi se sont-ils perdus de vue ?

Dès le début, le lecteur est plongé en plein questionnements et il va trouver ses réponses au fil des échanges par mail entre Mathilde et Cyril. Mathilde vit à Belle-Île, est mariée et a une vie bien remplie avec un métier qui la passionne, un mari avec qui elle s’entend très bien et des amis présents et aimants. Lorsqu’elle retrouve Cyril, c’est tout son monde qui vacille car on comprend rapidement que la séparation entre eux n’a été ni facile ni décidée d’un commun accord. Pétillante, dynamique, elle a bien du mal à se positionner lorsqu’elle retrouve son ancien confident. Leur relation serait-elle plus ambiguë qu’elle n’y paraît ? Concernant Cyril, c’est un homme qui est de retour en France après s’être cherché pendant un long moment. Charmeur, direct et n’hésitant pas à mettre les pieds dans le plat, on sent bien qu’il ne renoue pas ce contact par hasard mais saura-t-il trouver les mots pour permettre à Mathilde de lui refaire confiance ?

Je ne veux pas trop en dire car ce roman est un véritable bonheur à découvrir ! La plume de l’autrice fait une nouvelle fois mouche et elle vous transporte dès les premières lignes. Le format épistolaire rend la lecture assez addictive et on a envie de lire ces échanges empreints de vérité et de sincérité. On voit ainsi, au fil des mots, la relation évoluer et nos protagonistes se poser mille et une questions. C’est aussi l’occasion de pointer l’utilisation des nouvelles technologies et le fait qu’elles permettent, parfois, de retrouver des proches dont on s’est éloignés. On s’interroge également sur la profondeur des sentiments, leur durée de vie et le fait qu’ils puissent renaître…..ou pas. Pour ma part, j’ai souri, je me suis crispée, j’ai aussi beaucoup espéré en tournant les pages et ce livre m’a apporté une vraie bouffée de fraîcheur et d’optimisme !

Pour conclure, si vous ne connaissez pas encore la plume de Laure Manel, je ne peux que vous recommander ce roman épistolaire qui vient d’être édité par le livre de poche, après avoir eu une première vie en auto-édition. Amour, amitié, tendresse et vérités sont les maîtres mots de cette histoire qui, je l’espère, comblera tous les amoureux du genre. 

 

Retrouvez ce roman sur le site du livre de poche

POURQUOI IL NE FAUT PAS TUER (TOUT DE SUITE) SON VOISIN de Laure Allard-d’Adesky et de Fanny Bernard.

 
[ ROMANCE CONTEMPORAINE ÉPISTOLAIRE – Nouveauté 2019]
Éditions Harlequin – Collection HQN
176 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle

 
Le résumé :

 

Chère voisine, je vous rappelle que vous ne vivez pas seule dans cet immeuble.
Le voisin est un être râleur, intolérant et, dans le pire des cas, aigri  : c’est un fait avéré et bien connu de tous. Le nouveau voisin de Sylvie, lui, est un spécimen particulièrement désagréable. Resté à l’état sauvage, cet individu n’a visiblement jamais appris les bases élémentaires de tout être civilisé. Déjà, il communique avec elle par lettres alors qu’un seul étage les sépare. Ensuite, il la traite de pachyderme et propose de lui offrir en cadeau de bienvenue… une paire de charentaises. Ça tombe bien, car Sylvie n’est pas vraiment une voisine comme les autres elle non plus…

 
Mon avis :

 

Rien de meilleur qu’un titre accrocheur au sens de l’humour, non dissimulé, pour titiller ma curiosité. En effet qui n’a jamais eu envie de tuer son voisin aussi sexy qu’il soit (afin ça dépend, il ne l’est pas toujours ou souvent), quand il met la musique à fond, pile au moment où tu t’endors (pour ne citer qu’un exemple).

 

Sylvie, resplendissante cinquantenaire, était loin de se douter du malotru que pouvait être son voisin de dessous. Insupportable, hautain, enquiquineur de première, tout du vieux garçon insatisfait par sa vie et qui décide de s’en prendre à sa voisine du dessus. Les talons de 10 cm qui claquent à pas d’heure, de la musique d’une autre époque qui retentit à n’importe quelle heure, cette femme a tout pour mettre les nerfs à vifs du voisin désagréable. Ce dernier décide de sa plus belle plume, d’écrire une lettre de bienvenue bien sentie où l’humour noir et bien corsé va ébranler Sylvie. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, car Sylvie telle une boxeuse va rendre coup pour coup et elle ne manque pas d’idées pour se faire entendre.

 

Débute ainsi une correspondance tonitruante et épicée entre deux individus qui ne démordent pas d’un centimètre. Chacun, fier, campe sur ses positions et points de vues, se titillant un manifeste et secret intérêt pour la vie de l’un et de l’autre. Sous couvert de ces échanges épistolaires, une relation très atypique débute et aux périls de leurs santés mentales va bouleverser tant de choses.

 

Lorsque j’ai débuté cette lecture, j’étais loin de me douter que cette romance serait la coéquipière d’échanges épistolaires. Je ne suis pas une très grande adepte du genre et j’ai eu quelques difficultés à m’imprégner dès le départ de l’atmosphère que souhaite les auteures. Rien de mal en cela, car cet aspect est vite compensé par les histoires personnelles des deux protagonistes. Les auteures n’hésitent pas à partager quelques flash back tout en faisant évoluer leur histoire. Très vite, je me suis attachée à ces deux voisins qui ont vécu mille tracas et désillusions. Leurs forces de caractère s’entrechoquent pour des duels de feu de dieu. L’humour n’est jamais trop loin adoucissant les rigueurs de la vie. 

 

Ce quatre mains est un pur enchantement. J’ai été très sensible au fait que cette romance a osé mettre en scène des personnages matures et, surtout, que finalement les secondes chances ne font pas cas de l’âge. Cette histoire est à la fois bouleversante, prenante et révoltante par moment, je l’avoue. Mais il y a ce côté attendrissant qui ne peut que faire chavirer notre cœur. Dans un monde où la modernité règne et que la communication se fait uniquement par machine interposée, j’ai trouvé agréable ces échanges de lettres où une fois de plus prouvent que les mots ont ce pouvoir magique de réunir davantage et de créer des liens insoupçonnables.

 

Te voilà prévenu, avant de tuer ton voisin, tente (ou pas) de lui envoyer, couchées sur un papier, toutes tes rancœurs, qui sait peut être seras-tu surpris du résultat final !?

 


 
Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance.

 

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Vers le site des éditions Harlequin pour tout savoir.

 

 

Encres éternelles, tome 1 : Augure d’Isaura Bonacina

encres éternelles tome 1

Roman épistolaire – Sortie le 15 mai 2017

Auto-édition

Service presse

 

Je remercie Isaura Bonacina pour sa confiance en me confiant son roman en service presse.

Résumé : Année 1816. Lizetha d’Orcourt se confie dans une lettre. Confidence d’une solitude pesante au cœur de la grande propriété de GrandArmour. Alors qu’elle dépose cette lettre dans le creux d’un arbre, rien ne prédestinait ce qui découlerait de cet acte ordinaire.

Année 2016 Julie Davons parcourt le jardin de sa grand-mère, dépendance de la vieille propriété de GrandArmour. Attirée par un morceau de papier dans le creux d’un arbre bordant la propriété, elle découvre une lettre provenant d’une autre époque.

Naîtra alors de cet échange épistolaire, une véritable amitié et bien plus encore. Plongées dans les secrets que renferment GrandArmour, ces deux femmes d’un temps opposé parviendront-elles à comprendre ce qui les lie ?

 

Mon avis : Adepte des romans épistolaires, j’avais hâte de me plonger dans ce premier tome qui nous raconte l’échange de lettres entre Lizetha d’Orcourt, qui vit en 1816 et Julie Davons, qui vit en 2016. Lizetha, qui se sent seule dans la demeure de son mari décide, un jour, d’écrire une lettre avec tout ce qu’elle a sur le cœur. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette lettre est trouvée par Julie, qui vit dans la maison voisine. Cependant, ce qui est troublant, c’est que Julie vit 200 ans plus tard. Pourtant, les lettres traversent le temps et une amitié va naitre entre ces deux jeunes femmes qui ont bien plus en commun qu’elles ne le pensent au début.

Lizetha est une jeune femme du 19ème siècle. Mariée jeune, connaissant peu son mari, elle le craint et elle s’ennuie dans sa vie guindée. De son coté, Julie est une jeune femme revenue en Angleterre suite à son divorce. Elle mène une vie morne et ne sait pas trop dans quelle direction orienter sa vie. Toutes deux sont à un tournant de leur existence et cette rencontre par écrit va les aider à évoluer et à avancer. Elles se confient leurs solitudes, leurs interrogations et vont s’entraider. Nous avons à faire à deux femmes qui semblent fragiles mais qui ont une grande force de caractère. Elles vont prendre leurs destins en mains et vont découvrir les liens qui peuvent les unir. Malgré les différences d’époque, elles se comprennent et nouent une véritable amitié.

Les personnages masculins sont relégués au second plan car nous ne les découvrons qu’à travers les écrits de Lizetha et de Julie. D’un côté, nous avons Georges, le mari de Lizetha, mystérieux et inaccessible au premier abord. On va vite découvrir qu’il cache de nombreux secrets et qu’il est éperdument amoureux de son épouse. De l’autre, nous avons James, le nouveau propriétaire de GrandArmour qui surgit du jour au lendemain et qui ne va pas laisser Julie indifférente.

J’ai adoré ce roman. Il mêle le romantisme au fantastique et on ne peut qu’être transportée à GrandArmour et tous ses mystères. La plume de l’auteure est fluide et nous entraine dans son univers qui flirte par moment avec le surnaturel. Je me suis laissée happer par le destin de ces deux héroïnes et j’étais impatiente de découvrir, au fil de leurs lettres, la suite de leurs aventures. La touche de fantastique apporte une originalité au roman. Je suis restée un peu  sur ma faim. J’ai en effet trouvé le dénouement un peu rapide et l’épilogue m’a laissée pensive. Cependant, un tome deux devrait suivre et devrait nous permettre de répondre aux questions laissées sans réponses.

Je recommande donc cette lecture à tous les amoureux de romans épistolaires. Je n’ai aucun doute sur le fait que ce roman saura vous transporter au fil des âges et ne pourra pas vous laisser indifférents.

 

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