TERRE NOYÉE, tome 2 : Les Veilleurs, un roman fantastique de Iléana Métivier.


Dévoiler les secrets pour vivre.
Grâce à ses amis, Annaëlle a échappé aux griffes de l’Élite. Sa cavale dans Capitalia commence, mais le filet se resserre rapidement autour des fugitifs. Comment s’échapper lorsque l’on vit sur le dernier îlot d’humanité ?

Annaëlle et ses amis hors normes ont fui leur école qui ne prônait pas l’égalité des chances. En fuite sur l’île ils trouvent refuge dans une maison abandonnée. La discrétion est de mise mais ils se doivent de mener bien leur nouvelle mission : prévenir Capitalia de la supercherie. Comment alerter la population qui passe leur vie sur les écrans, comment éviter de se faire prendre dès le début de l’ouverture des hostilités, comment résister dans la clandestinité sur une île ? Tout autant de questions qui vont leur permettre, pas après pas, de découvrir tout un réseau, les veilleurs, qui pourront les aider sans aucun doute.
Malgré l’enthousiasme d’Annaëlle, la troupe est au bout du rouleau. Malgré le soutien inattendu et si espéré de ce réseau clandestin qui prône la liberté et l’égalité au sein de cette communauté littéralement transformée, Annaëlle et ses amis perdent le morale. La discrétion, l’attente d’un rebondissement de taille et l’inaction leur en font baver. Un seul espoir réside sur cette pseudo radio, sur un planisphère largement étudié et décortiqué et une fourchette en guise d’antenne. Une pseudo illusion dont ils espèrent qui leur ouvriront les portes du monde et de la vérité !

 

C’est avec un grand plaisir que je retrouve Annaëlle et sa bande d’amis extraordinaires. Iléana Métivier nous offre un second tome littéralement différent du premier. Elle nous plonge dans la longue attente de cet espoir qui sait se faire désirer. Quelques rebondissements jalonnent les chapitres bien différents de ceux que j’ai pu découvrir au cours du premier tome. Cette attente permet de mieux faire connaissance avec les personnages. J’ai découvert une Annaëlle malgré l’abattement, persévérante et ingénieuse. Elle s’élève désormais au rang de leader du groupe de rebelles. Sa ténacité et ses valeurs lui permettent d’échafauder des plans qui tiennent parfois la route sans compter sur les trahisons malveillantes.

 

Une nouvelle fois Iléana Métivier fait preuve d’une grande imagination sous couvert d’amitié, d’amour, de passion, de liberté et d’écologie. Une rébellion qui s’impose doucement et sûrement au cœur de Capitalia, mais le gouvernement veille à ce que leurs secrets restent tels quels. Quatre jeunes, fugitifs, deviennent le symbole d’un possible renouveau mais le chemin est encore long et périlleux. Une histoire entraînée par une plume qui a su me captiver et qui réserve encore de nombreuses surprises, je l’espère vivement. Une chouette suite où une nouvelle fois le mélange des genres s’unissent pour une histoire fantastique !

 

Une chronique de #Esméralda

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LES NOCTURNES, tome 3 : L’illumination, un roman jeunesse et fantastique de Anthony Lucchini.


 
Le temps des rêves est révolu.
Vive celui des cauchemars !
Alors que Rémus arrive au bout de son plan pour prendre la place qui lui revient de droit, Rémi et ses amis ne sont plus ceux qu’ils étaient.
Désormais, un monde les sépare et c’est seuls qu’ils doivent faire face à leur pire démon : eux-mêmes.
Dans cet affrontement final entre l’Ombre et la Lumière, qui verra son rêve se réaliser ? Et qui verra sa vie lui échapper ?
Une chose est certaine, personne n’en ressortira indemne.

Voilà, voilà, une nouvelle saga qui se termine ! Toujours ce pincement au cœur, dire au-revoir à cet univers formidable et à tous ces personnages qui sont devenus au fil des tomes attachants est bien triste.
Le final du tome m’avait totalement scotchée, j’étais donc très curieuse de voir au cela allait me porter !
Je retrouve donc Rémi, Vanessa, Erwan et Eva pour de nouvelles aventures qui frôlent l’hystérie.
Finies les aventures oniriques à la découverte de mondes tout aussi merveilleux qu’étranges. Les choses sérieuses ont pris le pas, et nos héros devront faire preuve de courage et de force pour affronter leurs pires cauchemars. Les égos prennent possession de LaBas délivrant au cœur des songes de nos protagonistes de biens sombres cauchemars. Entre manipulations et complots, les heures à venir s’avèrent difficiles. La noirceur s’empare de la moindre parcelle de vie, les horreurs s’infiltrent, les monstres s’imposent, les coups foisonnent. La mort rôde car si un Ego vient à mourir il en sera de même pour l’autre Alter.

 

Rémi prend conscience de ses nouveaux pouvoirs, ils enflent en lui et se mêlent à sa colère grandissante. Rémus, son égo, ne le lâche pas une seule seconde et tous les coups bas sont permis. La pitié n’existe pas, le plus fort régnera sur le monde.

 

Qui seront les grands vainqueurs ? Les Dieux, Rémi, Rémus, les Ego ?

 

Anthony Lucchini explore tout au long de sa surprenante trilogie le monde des rêves. Son univers est vraiment extraordinaire et son histoire davantage bluffante. Il arrive à concilier d’une manière inattendue ces deux mondes. L’un fantastique peuplé d’un monde imaginaire riche et varié où de nombreuses aventures s’y profilent. L’autre réel qui au fil des pages va avoir son propre ascendant sur ce dernier et vice versa. Des enjeux d’une nouvelle envergure apparaissent dès la fin du tome 2 et se dévoilent tout au long de ce tome ci. Les personnages sont attachants et j’ai su apprécier leurs propres personnalités. Vanessa est celle qui a la tête sur les épaules, intelligente, elle apporte une vision différente sur les problèmes rencontrés. Rémi est ce jeune homme timide qui n’a pas véritablement confiance en lui. Cette histoire relève de sa quête identitaire, un chemin ardu. Eva est un peu la folle du groupe, sa spontanéité est rafraichissante. Et elle adore les chats ! Erwan est le joyeux trublion de la bande. Un peu naïf, il ne se prend jamais au sérieux. Sa bêtise devient très vite légendaire. Une bande très hétéroclite qui fonctionne à merveille. J’ai beaucoup apprécié les différents univers proposés par Anthony Lucchini et surtout j’ai été surprise par l’histoire elle-même qui ne laisse rien appréhender. Une trilogie que je recommande à toutes celles et ceux qui adorent l’imaginaire. Vous allez adorer rêver !

 

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TERRE NOYÉE, tome 1 : L’élite, un roman fantastique de Iléana Métivier.


TOME 1/3
Transpercer les mystères pour survivre.
En 2182, Capitalia, dernier îlot d’humanité, abrite quelques centaines d’âmes. Lorsque l’École de l’Élite lui propose de rejoindre ses rangs, l’opportunité dont rêve Annaëlle s’offre enfin à elle : un apprentissage rude, mais passionnant entouré de camarades matures !
Bien vite, ses espoirs s’envolent. D’étranges lueurs dans leur regard, des dessins de créatures innommables, une respiration rauque et profonde derrière sa porte de chambre… Malgré sa peur, Annaëlle est décidée à percer les terribles secrets des autres élèves et à comprendre l’Élite, qui gère beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît à Capitalia.

Annaëlle est, et tant d’autres, la nouvelle génération de Capitalia, îlot concentrant les derniers survivants. Plus d’un siècle s’est écoulée, depuis que l’énorme vague a anéanti la Terre. Annaëlle est une jeune femme vive d’esprit et dont l’intelligence semble contenu par la société. L’éducation est restreinte tout autant que les loisirs. Le numérique semble régir ces hommes et ces femmes. Les interactions entre la population est restreinte. Peu de liberté dans ce monde et Annaëlle se la joue rebelle.
D’une curiosité avide et en constance recherche de l’insolite, ses pas la conduisent vers l’unique librairie ou peu à peu elle prend ses quartiers. Une rencontre insolite va la porter au cœur d’une école peu commune : l’Elite. Isolée de toute civilisation au cœur d’un parc immense, Annaëlle y est intégrée pour son plus grand bonheur. Des premiers jours accablants par le rythme et surtout un instinct de survie qui s’est réveillé pour de nombreuses raisons. Un sombre mystère semble régir les lieux et les pas qu’elle entend le soir longeant sa chambre la conforte dans cet étrange sentiment de danger. Elle se lie d’amitié avec sa voisine de chambre adorable qui l’aide peu à peu à se faire accepter au sein de ce groupe. Mais la certitude qu’on lui cache de terribles secrets persiste et un événement crucial va lui confirmer. Elle perce leur secret et le danger la pousse à s’échapper de ce lieu insolite. Heureusement, elle pourra compter sur la générosité et l’aide de quelques nouveaux amis insolites.

 

Iléana Métivier signe un nouveau roman tout aussi hallucinant que engagé. L’environnement a une place d’honneur et c’est avec force et conviction qu’elle défend sa position et c’est tout à son honneur. Insidieusement et avec tact, elle parle de la surconsommation et de ses dérives et les conséquences néfastes qu’elles engendrent sur notre planète. Bien évident le côté fantastique du roman est le moteur d’une histoire originale. Une grande surprise car je ne connaissais pas l’auteure dans ce registre là et cela marche parfaitement associé aux valeurs et principes qu’elle partage. Je ne veux pas trop vous parler de ce côté fantastique car cela vous spolierai totalement. Je peux vous dire que c’est surprenant et que bien évidemment je ne m’attendais pas à cela. Le début du roman plante le décor et tire le portrait d’une jeune femme rebelle qui veut à tout prix et par n’importe quel moyen se désolidariser de cette société contrôlée et manipulée. Elle tend à un avenir riche en découverte et pour ça elle ne va pas être déçue. Bien des mystères doivent être résolus, mais cela sera l’affaire du prochain tome.

 

Iléana Métivier signe un roman fantastique atypique et qui mérite d’être découvert. Sa plume fluide vous laisse dévorer l’histoire en un tour de main. Le personnage principal est attachant avec un caractère bien trempé. Sans compter de son entourage qui laisse présager des moments forts et inoubliables.

 

L’auteure change de registre et bravo, c’est une parfaite réussite ! Hâte de lire ce tome 2 !

 

Une chronique de #Eméralda

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LA PRISONNIÈRE DU DIABLE de Mireille Calmel.


Mai 1494, en Égypte. Une roue de pierre tourne, gardée par un ordre secret. Lorsqu’elle s’arrête, le nom de celui qui doit mourir apparaît sur la tranche. Celui dont le diable s’est emparé et qui sera exécuté par l’Ordre. La volonté de Dieu…
Juin 1494, à Utelle, sur les hauteurs de Nice. Hersande règne sur le sanctuaire de Notre-Dame. Elle reçoit enfin le billet délivré par la roue. Mais lorsqu’elle lit le message, elle vacille. Jamais ce nom n’aurait dû apparaître…
Quand vengeance et sorcellerie s’entremêlent, seules demeurent la force et la passion.

Mireille Calmel est sans contexte une des auteures françaises dont nous attendons les sorties avec patience et envie. J’ai toujours un train de retard sur ses parutions, mais c’est pour mieux les savourer. LA PRISONNIERE DU DIABLE est sensiblement différent de ses autres romans. Personnellement cela ne me dérange pas, j’adore quand les auteures s’essayent à autre chose.
Elle nous offre ici un thriller ésotérique dont je suis ravie d’avoir lu. Loin du roman historique où l’action prime en deçà, ce roman nous plonge dans le combat éternel et mystique des forces du Bien et du Mal. Sous couvert des confrontations entre Dieu et Satan, certains hommes et femmes deviennent les petites mains des deux puissances. Alors que Satan œuvre selon ses envies, Dieu suit un plan complexe au travers d’un ordre énigmatique qui depuis l’Egypte étend ses branches au monde.

 

Vésubie, région dans l’arrière pays niçois, Utelle, petit village, devient le théâtre de rebondissements tout aussi alarmant que déstabilisant. Myriam est une orpheline. Abandonnée le jour de sa naissance, recueillie par le prieur et confiée à Séverine, une bonne âme, Myriam n’a jamais manqué de rien. Au contraire elle est devenue une femme épanouie et heureuse. Au bras de Pascal, elle devient maman. Enceinte de leur troisième enfant, le sort s’acharne sur leur vie. Pascal, tailleur de pierre, est retrouvé sans vie, en bas de l’échafaudage. Le monde de Myriam s’écroule en un rien de temps. Malgré la générosité des villageois et leur peine, Myriam doit faire face aux exigences du Baron également endeuillé. En parallèle, au sanctuaire de Notre-Dame, il est reçu une étrange visiteuse, porteuse d’une missive ténébreuse. Hersande, la mère supérieure, devra se plier à cette exigence qui n’a aucun sens. Qui aurait pu prédire que l’avenir du monde se jouerait, ici, à Utelle, un joli village paisible ?

 

Après une mise en place de l’intrigue, du décor et des personnages qui est quelque peu longue, l’histoire prend un tournant radical. Les éléments s’entrecroisent au fil des différents points de vue créant, ainsi, un suspense efficace. La part historique que nous aimons retrouver dans les romans de Mireille Calmel est moindre mais pas absent. La part ésotérique est quant à elle génératrice de rebondissements. Elle est loin d’être omniprésente, juste par touche, de quoi intriguer le lecteur. Mireille Calmel s’appuie sur ces légendes qui faisaient légion au XVe siècle notamment au sein de la communauté paysanne où les histoires rejoignent la fiction et le réel. J’ai beaucoup aimé cette ambiance calfeutrée dans laquelle évolue l’histoire. La tension monte crescendo jusqu’au point final. Un huit clos captivant où courage, force, abnégation, bienveillance doivent faire face à la désolation, l’enfer et le machiavélisme.

 

Une chronique de #Esméralda.

Exilium, livre 2 : les legs noirs (partie 1) de Frédéric Bellec.

 

[ROMAN FANTASTIQUE – Nouveauté 2017 ]

BoD – auto-édition

Service presse

 

Je remercie Frédéric Bellec et BoD pour ce service presse.

 


 

Résumé :

« C’était il y a quatre mois, lors de mon premier face-à-face avec les rigueurs de l’hiver saint-amandois. Trois discrets élèves du lycée où j’exerce comme pion m’ouvraient les yeux sur leur étrange faculté de se transformer en une improbable et redoutable créature. Je fus terrorisé. Mais ils m’aidèrent à surmonter mes peurs pour comprendre leur place dans l’ordre naturel des choses. Je devins leur meneur, et l’un d’entre eux mon gardien.

Partager cette expérience dans mon premier témoignage fut éprouvant mais me servit de thérapie post-traumatique. Je restai convaincu qu’après cela plus rien ne pourrait m’effrayer.

Jusqu’à ma confrontation avec quelque chose de plus grand, plus fort, imprévisible. Et pour la première fois : maléfique !

Cet ouvrage relate les événements survenus après ceux rapportés dans mon premier témoignage. »

Première partie : semaine 1 du lundi au vendredi.

 


 

Mon avis :

Une nouvelle fois je suis hyper conquise par cette suite !

Frédéric Bellec nous fait rentrer directement dans le vif du sujet. Ce second tome s’inscrit dans l’action mais toujours autant dans la réflexion. Il nous fait, un temps, voyager au Moyen-Age, à la rencontre de la première apparition du leg noir.

L’auteur mène parfaitement l’intrigue, nous livrant vraiment au compte goutte les éléments qui donnent du relief au roman. Le côté fantastique est beaucoup plus présent qu’au premier tome. Et ça, j’adore !!!

Notre cher pion, s’est fait à sa nouvelle mission. Mais quelquefois le doute vient le submerger. Il fait de nouvelles rencontres ! Certes elles sont discrètes mais je pense que le rôle de ces deux nouveaux personnages aura toute leur importance dans la suite. L’auteur sait nous mettre l’eau à la bouche sans rien dévoiler et c’est assez frustrant d’être toujours dans l’inconnu. On a envie de vraiment savoir !!!

L’auteur met toujours aussi bien en évidence les notions d’amitiés et de tolérance surtout avec une super révélation qui concerne deux de nos trois lycéens extraordinaires !

Ce second livre est magistral par tout ce qui recèle : action, questionnement, révélation, amitié, entraide, découverte…

Frédéric Bellec sait parfaitement jouer avec nos craintes ( sérieusement son leg noir m’a complétement fait flippé !!) et mettre en scène des moments aussi magiques qu’inquiétants !

Un super et fantastique coup de cœur !!!

 

 

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Mon avis sur le livre 1 !

Pour tout savoir sur l’univers de EXILIUM : c’est par ICI !

Vers le site de BoD !

 

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La faucheuse de Neal Shusterman.

 

 

[ROMAN FANTASTIQUE – Nouveauté 2017]

Collection R

Lecture personnelle

 

 


Résumé:

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.


Mon avis :

Une lecture qui me faisait envie depuis sa sortie, au mois de février. Avec une couverture qui dit tout ou presque rien, un titre sans ambiguïté et un synopsis des plus intriguant : voici une alchimie qui ne peut que m’attirer. Un auteur outre-Atlantique que je découvre, même si il n’est pas inconnu du public littéraire français.

La plongée dans cet univers m’a totalement fasciné : futuriste où tout ce que nous combattons ou essayons de déjouer n’est qu’une vieille légende désuète dans ce monde ci. La vie éternelle n’ai plus une chimère, elle est réelle. Une société qui vivote dans un monde de plénitude absolue : exit les guerres, la famine, les assassinats, la corruption, l’amour…. Tout ce qui rendait l’humanité humaine n’est qu’une idée lointaine. J’ai été surprise par cette atmosphère : utopisme dans toute sa gloire. Les détails et les descriptions ne sont pas en reste cassant parfois le rythme de la lecture. Mais c’est un bien pour un mal. Il ne faut pas oublier que c’est le premier tome de cette série, d’où l’obligation, tout de même, de poser certaines bases essentielles pour la suite. Mais revenons au thème principal de ce roman : la mort. Il vrai que je me suis posée cette question : mais pourquoi donc en faire le leitmotiv lorsque la vie n’a plus de secret ? Il est bien évidemment de la réponse qui découle de toute logique : la croissance exponentielle de la population. Ainsi est née au début de cette nouvelle ère, une communauté de faucheurs dont seuls leurs lois les gouvernent.

Ce terme « la faucheuse » n’est inconnu de personne. Par définition : il représente aussi bien la mort que la vie. Un paradoxe dont va exploiter à merveille Neal Shusterman.

J’ai fais connaissance des deux protagonistes, Citra et Rowan. Citra est une adolescente bien éduquée et soutenue par sa famille. Outre le fait d’être une jeune fille respectable, elle a un sacré caractère et fougueuse. Rowan est le énième d’une grande famille. D’ailleurs il se prénomme  » la feuille de la salade » : j’adore cette expression assez imagée. Il mène sa vie telle qui la souhaite, sans aucune considération de ses parents, il se montre assez ardent tout en gardant cette part d’innocence et sa timidité. Ils sont à eux deux l’image même de la rébellion, du moins on présent en eux les prémices de quelque chose de nouveau.

Les voici tout les deux embarqués dans une formation qu’ils ne souhaitaient pas du tout suivre : celle de devenir faucheur. C’est maître Faraday qui se charge de l’enseignement : combat, armes, poisons et moral. En effet cette communauté est régie par une certaine éthique et c’est de ce dernier point que vont en découler de nombreux rebondissements aussi palpitants que déroutants et désarmants.

Une atmosphère qui se veut totalement lugubre aux côtés de ce monde merveilleux. Une guerre silencieuse dans une monde où la mort a un tel pouvoir de décision. Une guerre entre le bien et le mal au sein même de cette communauté qui se doit d’être impartiale. Neal Shusterman m’a plongé dans un monde de réflexions moralisatrices dans lequel j’ai du me positionner. Il joue avec ces personnages comme si ils étaient des poupées.

C’est une lecture que j’ai beaucoup apprécié. Une plume sans accro, intimidante, choquante et bouleversante. Un condensé d’émotions dans un monde où elles n’ont aucune valeur. Le final explosif promet une suite de tonnerre.

« La faucheuse » est d’une folie démesurée, excessive et cynique.

 

Plus on vit longtemps, plus les jours semblent passe vite. C’est problématique lorsqu’on vit pour toujours. Une année paraît s’écouler en à peine quelques semaines. Les décennies passent sans événement majeur. Nous nous installons dans la routine insignifiante de notre vie, jusqu’à ce que, soudain, un jour, nous nous contemplions dans la glace et découvrions un visage qu’on reconnaît à peine, nous implorant de passer un cap et de redevenir plus jeune. Mais rajeunissons-nous vraiment lorsque nous passons un cap ?

Nous nous raccrochons aux mêmes souvenirs, aux mêmes habitudes, aux mêmes rêves non réalisés. Notre corps est sans doute fringant et souple, mais à quelle fin ? Aucune. Jamais.

Je suis convaincue que les mortels se battaient avec plus de force pour atteindre leurs objectifs, car ils savaient que le temps leur était compté. Mais nous ? Nous avons beaucoup plus de facilité à repousser les échéances que ceux condamnés à mourir. Car la mort est devenue l’exception plutôt que la règle.

La stagnation que je glane avec tant de ferveur chaque jour qui passe est une sorte d’épidémie qui tend à croître avec les années. Par moments, j’ai l’impression de mener une bataille perdue d’avance contre une apocalypse de morts vivants d’un autre temps.

Extrait du journal de bord de l’Honorable Dame Curie.

 

 

 

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Lien vers le site des éditions Robert Laffont !

Le site officiel de Neal Shusterman !

 

 

La maison Bleu horizon de Jean-Marc Dhainaut.

 

 

[ROMAN FANTASTIQUE – Nouveauté 2017 ]

EDITIONS TAURNADA

Service presse

 

Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et de m’avoir ainsi permis de découvrir une merveille.

 


 

Résumé :

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

 


 

Mon avis :

Un livre a découvrir absolument ! Tout simplement parce qu’une fois ce livre offert vous êtes aspirés dans un univers angoissant, effrayant, suspicieux, intriguant et incroyable. Je pense que je fais utiliser tous les superlatifs pour vous montrer à quel point c’est un gros coup de cœur.

Préparez vous à entrer dans un monde qui vous surprendra. Dés le départ l’atmosphère se veut lourde : janvier 1985 grande tempête d’hiver qui paralyse tout, un message de détresse sur un répondeur, une maison isolée de la Somme, Alan, chasseur de fantôme et un corbeau. Dans un premier temps il est vrai que je me suis dit tiens ca me fait penser à « SOS fantôme » et le plus déroutant c’est que l’auteur nous en fait la remarque également et rapidement. Le décor étant planté je vous parle d’Alan. Cet homme d’un certain âge, s’est donné comme quête d’aider ces personnes qui doivent faire face à des esprits. Il fut baigné toute sa tendre enfance par ces histoires et légendes qui font peur normalement. Et c’est tout naturellement qu’il est devenu chasseur de fantômes. J’ai adoré son état d’esprit ouvert. Il explique clairement , en aparté, comment il gère « ses clients ». Il a une approche psychologique étonnante et qui se veut limpide pour nous. Avec tout son attirail, il s’installe dans cette maison où règne une pesanteur surnaturelle. Il y fait la rencontre d’une famille déchirée, apeurée et qui sombre inévitablement vers l’abandon. Nous voici dans le vif du sujet. Accrochez votre cœur, ayez à porter de main votre doudou fétiche ou grigri porte bonheur et une bonne dose de caféine dans le sang car vous aurez du mal à le lâcher.

S’en suit une multitude de rebondissements aussi hallucinants les uns des autres où vous aurez certainement la frousse et où la seule échappatoire sera de vous cacher sous votre couette ; quoique c’est pas sur que ce soit une bonne cachette. Tout s’enchaine pour notre plus grand plaisir et tous les éléments viennent s’emboiter à la perfection pour donner un sens insoupçonné à une histoire qui aura le mérite de vous en mettre plein les yeux. Une histoire dans une histoire : c’est ici le cas. Quand vous aurez compris enfin la signification du titre du livre ; vous comprendrez que l’auteur a également rendu un hommage honorable à ses personnes. C’est une explication assez vague, mais si je rentre dans les détails se serait vous spolier.

L’auteur a su imbriquer à la perfection un moment de notre Histoire dans son livre et c’est ce qui  le rend une fois de plus fantastique à mes yeux. La plume de l’auteur est saisissante et piquante. Il se joue de nous avec nos peurs viscérales et ancestrales. Il mène son intrigue avec brio pour un final somptueux.

« La maison Bleu Horizon » est un livre choc pour une histoire émouvante où toutes vos émotions vont être chamboulées. Vous serez mener par le bout de votre nez et vous n’aurez qu’une seule solution c’est de vous laissez emporter par ce chasseur de fantômes. Alan sera votre seule ancre au milieu de … ce que vous verrez !

 

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Vers le site des éditions Taurnada.

 

 

 

Exilium, livre 1 : l’Internat de Frédéric Bellec

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[FANTASTIQUE – 2015]

AUTO-ÉDITION via BOD

SERVICE PRESSE

 

 

 

 

Je remercie Frédéric Bellec pour sa confiance et BOD.

 

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Résumé :

« Cette semaine-là, une tempête de neige exigea la fermeture du lycée où je travaillais comme « pion », mais le maintien de l’internat permit l’hébergement des élèves bloqués sur place. Par ma proximité avec le lieu de travail, je fus le seul disponible pour assurer les nuitées. La semaine se présentait alors avec un calme insolent : encadrer sept adolescents occupés à compter les flocons au sein d’un établissement vidé de son âme.

Sauf que nous n’étions pas seuls !

Au début, j’expliquais aux internes effrayés que le vent et le froid étaient responsables des bruits étranges. Jusqu’à ce que leur fréquence nous accule à l’évidence : quelque chose sans lien avec la météo avait infiltré le dortoir !

Après mon départ de la Côte d’Azur pour la petite ville de Saint-Amand-Montrond, je pensais avoir trouvé le calme dans la campagne du Centre France. Mais j’allais découvrir un énigmatique Berry, qu’au XIXe siècle Chateaubriand décrivit comme une contrée « où se passaient des choses étranges » ! »

 

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Mon avis :

Il y a de ces livres qui vous marqueront à jamais. « Exilium » en fait parti, c’est un fait. Une histoire qui vous fait sortir de vos gonds. Une ambiance malsaine, où la peur viscérale pour sa vie est omniprésente mais également celle de l’inconnu. Car ici l’Inconnu a un visage indescriptible ou méconnaissable, il ne fait en aucun parti de ce que notre esprit peut admettre . Entre le réel et l’irréel, la frontière est bien trop floue.

Je vous en dis plus : 

Frédéric est, communément appelé, pion au sein d’un lycée dans le Berry. Il exerce dans la bonne humeur et sait être rigoureux quant il le faut. Il se retrouve par un heureux ou malheureux hasard à surveiller sept jeunes adolescents pendant toute une semaine à l’internat. Une semaine où la neige à décider de faire des siennes et paralyser la totalité des activés humaines. Sauf au lycée où semble t-il une mystérieuse et identifiable présence trouble cette tranquillité feinte.

L’auteur a cette plume sensationnelle qui mêle autodérision, humour, sarcasme, authenticité, conviction, amitié et amour avec légèreté et gravité. Une sensation étrange s’empare de vous au fil des pages : le focus sur ce lycée amplifie cette sensation d’oppression et la  peur s’empare des personnages ne leur laissant aucune sorte d’échappatoire. Leur sort semble jouer d’avance et là surprise !!!

Frédéric est un personnage que j’admire pour sa perspicacité, son optimisme et sa façon de rendre l’inimaginable possible. Il a une capacité d’adaptation hallucinante. C’est un personnage qui nous emmène de surprises en surprises et donne cet aspect de dimension humaine admirable. Sa verbe acidulé pimente ce décor figé dans le froid. A lui tout seul il nous donne cette image de tolérance, de respect et d’ouverture d’esprit.

Outre le fait que l’auteur nous offre un moment de lecture délectable, ce journal de bord nous offre bien plus que ceci : il ouvre le débat sur l’acception des autres, de l’inconnu et de l’inimaginable, la place de la nature dans la société et tout ceci ancré dans un contexte historique bien réel.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le fantastique prenne une tout autre dimension : exit vampires ou autres métamorphes et Cie. Bellec nous offre une œuvre innovante et surprenante où le suspense régit chaque pages.

En bref, une lecture qui m’a surprise par tous les éléments qu’elle contient. Un final où les questions n’ont pas toutes trouvé une réponse adéquate.

Une lecture qui fait la différence !

Conseil de lecture : n’oubliez pas cette phrase guide : « Oubliez tout, réapprenez tout ».

Ça vous interpelle et bien ça le devrait !

 

 

 

 

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Lien Amazon.

Le site de Frédéric Bellec.

Pour Tout savoir sur BOD.

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ZEPHYRIA, épisode 1 de Anaïs Guilmet.

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[ ROMAN FANTASTIQUE – Nouveauté 2017 ]

Auto-édition

Service Presse

 

 

 

 

Je remercie Anaïs pour sa confiance.

 

Résumé :

Après avoir échappé à la mort, Jessyca se retrouve confrontée à une toute autre réalité que la nôtre. Le ciel lui a fait cadeau d’une seconde nature pour l’empêcher de périr entre les mains d’un homme qui cherche à l’éliminer depuis sa naissance. Pour la protéger, son Ange Gardien doit l’emmener vers son nouveau foyer : une dimension peuplée de créatures ailées. Pendant que Jessyca sème son grain de sel parmi les Anges, une tempête se prépare. Un danger approche, pas seulement pour elle, mais aussi pour l’ensemble du peuple angélique.
Et si l’homme qui avait tenté de la tuer était revenu ?

 

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Mon avis :

Après un début en demi teinte, j’ai vraiment été happée par cette magnifique histoire avec un univers riche comme je les aime.

On se retrouve plongée dans l’univers des anges avec toutes les références que nous connaissons : Gabriel, Raphaël, Ezekiel … et bien d’autres. Outre le fait que ces anges et archanges sont fidèles à leurs caractères prédisposés par le savoir qu’ils détiennent (sagesse, soin, guerrier….), Jessyca amène un vent de fraicheur dans ce monde mystique où la tranquillité, sérénité, respect et rigueur sont les maîtres mots absolus.

Jessyca est une vrai torpille avec un caractère bien trempé et une volonté de fer pour mener à bien tout ce qu’elle entreprend. Et elle n’y pas par quatre chemins : c’est une fonceuse.

J’aime beaucoup ce contraste saisissant entre le personnage de Jessyca et les autres beaucoup plus conventionnels. Tout semble en opposition et nous suggère un conflit à venir.

Ce premier épisode pose les base d’une histoire qui se veut, j’espère, grandiose, fantastique et épique. Le suspense prend de plus en plus d’importance et on se prend à vite tourner les pages pour en savoir davantage.

Même si le début, la plume de l’auteure m’a quelque peu déstabilisée, je me suis laissée rapidement envouter par une histoire qui ne saurait me marquer.

 

 

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Son blog.

Le combat des âmes, le Choix de Loïck Covan

 

[ ROMAN PARANORMAL – NOUVEAUTÉ 2017]

LIBRINOVA  (auto-édition)

SERVICE PRESSE

 

Je remercie Loïck Covan pour sa confiance.

 

Résumé :

Matthieu est un père de famille ordinaire. Il mène une vie tranquille et heureuse au côté de sa femme et son fils.
Mais un événement va contrarier leur équilibre. Matthieu devra choisir entre rester avec les siens, au risque de s’exposer à un grand danger, ou les quitter pour vivre une aventure surnaturelle.
Un combat dont le monde entier ne soupçonne pas l’existence …

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Mon avis :

Voici un roman qui traite d’un sujet sans équivoque : le bien et le mal. Un thème abordé de toutes les manières possibles par un certain nombre d’auteurs. L’innovation, ici, vient dans la façon dont l’auteur imagine ce combat et quel sens il y apporte. On y ressent et on y transpose en tant que lecteurs et lectrices, des moments de notre vie. C’est en ceci que je dois féliciter Loïck Covan.

C’est une lecture rythmée par différents personnages qui tour à tour prennent parole et exposent leurs ressentis, leurs questionnements et leurs doutes. Je ne vous parlerez pas de chacun d’entre eux, mais sachez qu’ils ont un rôle capital dans le déroulement et le dénouement de cette histoire. Je fais vous parlez uniquement de deux protagonistes qui détiennent à mon sens les clefs de tout ce méli mélo. Tout d’abord Matthieu, jeune adulte dans la force de l’âge. Il a une parfaite situation professionnelle cadencée par sa vie familiale extraordinaire. Il l’aime et ne la changerait pour rien au monde. Mais voilà, l’inattendu et le soudain viennent bouleverser cette dernière. Et de tout ceci va s’imposer un lourd choix pour protéger sa famille. Une nouvelle vie avec de nouvelles responsabilités débute dans un lieu insolite et intriguant. L’acception est une épreuve redoutable semée de doutes, de désarroi et d’incompréhension. L’acception de soi et de ces nouvelles capacités sont au centre d’une réflexion intense et douloureuse. Sa disparition va anéantir sa famille : sa femme et son jeune fils. Ils sont confrontés à un deuil qui n’en ai pas vraiment un. Désabusés par cette situation, ils peineront à retrouver un semblant de vie normal.

Qui dit disparition, dit enquête (cela va de soi, non !?) Et c’est là qu’intervient l’officier de police Brokmany. Étrange personnage, solitaire et sous est faux airs « antipathique », il va réussir à mettre le doigt sur ces disparitions irréelles et tenter de les démêlées.

On navigue donc entre le réel et le fantastique. C’est un voyage périlleux et on le ressent au travers des chapitres qui passent d’un point de vue à l’autre. Ce procédé crée une atmosphère lourde et pleine de suspicion. Malgré la longueur et la répétition dans les différentes descriptions, j’ai été agréablement surprise par les rebondissements et le dénouement explosif. Même si l’action à proprement dit tarde à venir, je n’ai pas été déçue par cette découverte et je souhaite juste deux choses que vous découvriez également ce roman et qu’une suite sera bientôt écrite. Bien sur, il est intolérable de nous laisser dans l’ignorance sur le devenir de Matthieu !!

 

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